TOLLEY Cédric

01 août 2005

Cedric Tolley : Combien de loup, com-bien-de-loup ... (air connu)

Extrait d'une note technique du MAAPAR (28 novembre 2004). Non, c'est juste question de souligner que les chiffres ne sont qu'un outil de propagande.

Vous n'aller pas me faire croire qu'on est pas capable, au sein d'un même gouvernement, de se mettre d'accord sur les chiffres alors qu'ils sont issus des mêmes sources !? "Entre 1994 et 2004, le nombre d’attaques sur troupeaux d’ovins attribuées aux loups (conclusion technique ONCFS «responsabilité du loup non écartée») et le nombre de victimes ovines ainsi indemnisées ont augmenté respectivement de 29% et 31% en moyenne chaque année, en corollaire de l’augmentation de l’aire de répartition du loup.

Chaque attaque s’est soldée en moyenne par 4,4 victimes indemnisées, ce ratio étant resté d’une remarquable constance sur ces dix dernières années (écart type entre les ratios annuels : 0,43). Cette évolution des attaques et des victimes s’est faite dans les mêmes proportions que l’expansion démographique et territoriale du loup en France.

Les données du Réseau Loup/Lynx piloté par l’ONCFS permettent de constater en effet une augmentation annuelle moyenne de la population de loups d’environ 20% par an, que ce soit sur la base des données génétiques et démographiques disponibles pour la période allant de 1993 à 2001 (MIGOT 2004), ou bien sur la base du suivi des effectifs minimum retenus sur les zones de présence permanente (ZPP) de l’espèce. On observe ainsi, en première approximation, un doublement du nombre de ZPP tous les 5 ans (DUCHAMP 2004).

Par ailleurs, grâce à l’application des dernières avancées sur les modèles CMR (capture, marquage, recapture) permettant l’estimation de la taille réelle des population de loups (grâce aux analyses génétiques sur les excréments), la population totale de loups en France en 2001 est établie à une valeur moyenne de 59 individus, ce chiffre étant encadré d’un intervalle de confiance important (27 à 102) (LEBRETON et al., sous presse 2004).

Aussi, en projetant un accroissement annuel supposé linéaire de 10% ou 20% (le premier constituant une hypothèse minimale, le deuxième se fondant sur la base de la convergence des autres indicateurs de développement de la population de loups en France), l’estimation de la taille de population serait respectivement de l’ordre de 80 ou de 100 animaux à l’entrée de l’hiver 2004/2005, sans possibilité pour l’instant de calculer l’intervalle de confiance (MIGOT, communication orale au groupe national loup du 8 novembre 2004)." (Objet : Evolution 1994 – 2004 des zones de présence du loup (Canis lupus), des attaques et victimes de la prédation et de la mise en place de mesures de protection par les éleveurs.)

Cédric Tolley
Institut de Sociologie et d'Anthropologie Culturelle
Université Libre de Bruxelles

08 juin 2005

Cédric Tolley : Sociologie ? Tu parles !

Moi, ils me font marrer les sociologues (et je sais de quoi je parle).

"En effet, si les gens sont de mieux en mieux informés, il n'en reste pas moins que culturellement, le loup a rarement été le bienvenu en France. C'est un problème de mentalité et d'éducation, et ces derniers ont la vie dure." nous dit-il.

C'est un argument sociologique ça ? Pourquoi il n'explicite pas un point de vue plutôt que de poser les choses comme si ses opinions devaient avoir valeur scientifique.

Il y a des choix politiques à faire. Et savoir des uns et des autres lequel va l'emporter n'est pas affaire de mentalité et d'éducation, c'est une affaire de propagande et de rapport de force (les rapports de forces sont les rapports sociaux de la politique).

Est-ce à dire que le sociologue, un peu stalinien pour la bonne cause, estime qu'il faille une propagande longuement ancrée, qu'une idéologie unidimensionnelle soit transmise par l'éducation jusqu'à (re)forger La mentalité dans le Bon sens?

Soit, mais il s'agirait encore d'opinions et non de démonstrations scientifiquement posées. C'est quoi cette "peur irrationnelle" dont il nous parle à grand renfort de Geneviève Carbone? C'est la même qui a obligé les français (qui sont xénophobes et poujadistes) à voter "non" au référendum sur la constitution européenne ?

Romuald : On se calme !  (c'est aussi un belge.. qui s'intéresse aux moutons)

La peur et l'irrationnel de ceux qui ne pense pas comme moi sont toujours à mettre en regard de mes analyses et de mes vertus scientifiques, c'est un air bien connu.

Quelqu’un a entendu parlé de Romulus et Rémus ? Et le livre de la jungle, on ne connaît pas ? Les sociologues ne vont pas chez les louveteaux avant d’aller chez les scouts ? Propagande stalinienne ?

Quelqu’un a compté le nombre d’associations de défense de la faune sauvage et d’associations anti-loup ? C’est quoi le différentiel ? 1000 pour 18 ? Presque ça non ? La tendance tendrait à s'inverser alors ?

Chouette, ça y est, on est sorti de l'obscurantisme moyenâgeux, la vérité est à nos portes, l'écologie (qui n'est pas une idéologie, mais une vérité scientifique) vaincra !

"Cette imagination vagabonde était guidée d'une main de maître par les superstitions populaires, par la religion qui a diabolisé cet animal qui pourtant ne s'attaque que très rarement à l'homme." dit-il encore...

Et là, il fait quoi le rationaliste? Il va jeter un coup d'oeil en Inde, sur les décharges publiques et il voit tous les jours des gosses se faire attaquer par des loups. Et le "très rarement" du sociologue qui a eu l'amabilité d'une étude superficielle au pas de sa porte va rejoindre le flot des vérités assénées par les militants écologistes les mieux non informés et les plus radicaux. Exit la rationalité.

Et si en ces temps obscurs de grande peste et de mort (surtout obscurs pour celui qui les regarde depuis le 21ème siècle), la pression démographique lupine était telle que la confrontation avec l'homme fut bien réelle? Il y a pensé à celle-là le sociologue ? Meuh non, j'oubliais le postulat : "que très rarement". En fait, ce "que très rarement" concerne surtout les zones où il n'y a pas d'homme et celles où il n'y a que très peu de loups, c'est à dire, les zones observées par les éthologues, les naturalistes et les écologistes.

Pour ma part, j’en viens à l’idée que toute tentative de démonstration scientifique (sociologique ou autre) de la justesse d’une position quand il s’agit de problèmes liés à l’activité humaine confrontée aux animaux sauvages (particulièrement les animaux mythiques), est une supercherie.

Mettre la légitimité scientifique au service d’un positionnement politique, voilà tout.

Voilà la seule chose que font ces scientifiques (qui sont aussi des militants et parfois des crypto-militants) lorsqu'ils s'inscrivent dans cette démarche. Leur démonstration est un mensonge, elle occulte (ou mieux volontairement, ou pire par ignorance) la moitié de la réalité et fait fi de la moitié de l’analyse. Là où elle prétend s'ancrer (dans le monde scientifique), elle ne vaut rien. La seule chose que l’on peut en tirer, c’est un matériau pour une analyse de sociologie politique...

Amicalement,
Cedric.

En réaction à la note Sociologie du Loup.

Cédric TOLLEY a obtenu un D.E.A. de Sociologie  à l’Université de Provence. Institut D’Ethnologie Méditerranéenne et Comparative (IDEMEC), Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES) et une licence (Maîtrise) en Sociologie et Anthropologie à l’Université Libre de Bruxelles.

Lire aussi un autre article de Cédric Tolley : Question de la formation et de la transmission des savoir-faire chez les bergers de Provence

23 avril 2005

Cédric TOLLEY : De l'usage du fusil comme moyen de dialogue avec le loup

Cédric TOLLEY est déja présent sur ce site comme rédacteur d'un article dans la rubrique sciences et recherche. Il m'envoie son avis sur mon éditorial "A propos de la buvette". Je le reproduis en temps que note complète.
Les intertitres ne sont pas de Cédric, mais de moi.

Cédric:

Salut Romuald,

Un petit message pour deux choses. D'abord pour réaffirmer toute la sympathie que j'ai pour toi et pour ton précieux travail d'information sur le pastoralisme. Et oui, c'est bien planqué dans un petit village du plat pays que l'on trouve un des site des plus complets, des plus variés et des plus plaisants à ce sujet.

Ensuite pour te reparler de cette histoire de fusil. Tu sais que je travaille d'arrache pied sur cette question de loup depuis un bon moment. Et toute la réflexion que ce travail suscite chez moi m'inciterais à relativiser ta phrase : "Ne pas utiliser de moyens radicaux (fusil, poison, pièges...) sur des espèces protégées."

Je suis d'accord avec toi pour l'engagement à ne pas utiliser de moyens radicaux. Ou plutôt à ne pas viser de fins radicales. C'est à dire renoncer à l'idée d'extermination. Mais je nuancerais sur la question de "l'auto-defense". Non que je plaide pour que les bergers se fassent justice eux-mêmes. Je ne pense pas que la question soit une question de justice. Enfin si, il y a une question de justice, mais elle se place plutôt au niveau de la reconnaissance des contraintes qui pèsent sur eux. Mais pour plusieurs raisons, je plaide pour la nuance de ton propos...

Les moins intéressantes sont les raisons légales

Le droit français et les traités internationnaux :

  • convention de Berne,
  • Directive habitat)

consacrent la protection de l'espèce Canis Lupus, mais non sans réserves. Le droit ainsi fondé, protège en fait des espèces à "l'état naturel" en risque d'extinction sur le territoire et permet (dans ce cas) la réintroduction d'individus à condition qu'un enquête d'efficacité et d'acceptabilité soit réalisée et plaide en ce sens. ( art.11 de la convention de Berne ) Or ce débat épuisant est loin d'être épuisé quant à savoir...

Y a-t-il eu ou non des introductions clandestines ? 

Voir le rapport d'enquête parlementaire n°0825 du 22 mai 2003 de l'Assemblée Nationale française ) et bien des bergers restent convaincu que parmi les loups présents, certains sont issus de réintroductions. Ce doute est renforcé d'une sale ambiance cachotière de la part des institutions et administrations en charge de ce dossier. (voir notamment Isabelle Mauz, "Gens, Cornes et Crocs" sous la rubrique "Sciences Recherche").

Romuald : A ma connaissance, aucune des analyses de traces (poils, excréments) n'a montré d'origine différente que la lignée Italienne. Encore faut-il anesthésier et démanager un ou plusieurs loups italiens pour les amener en France, alors qu'ils y viennent tout seul. Celà me semble peu probable et crédible, mais soit...

De la sorte, il reste d'une part ce doute et d'autre part le droit qui n'empêche pas de se défaire de prédateurs introduits artificiellements ou de prédateurs désignés comme nuisibles. Ce qui pourrait être le cas, c'est une question de politique.

Romuald : Ce n'est pas le cas actuellement.

Les raisons les plus intéressantes sont d'ordre ethologiques.

Les loups "savent" qu'ils sont libres
Et j'en appelle au livre de Vinciane Despret, "Quand le loup habitera avec l'agneau" qui est présenté ici sous la rubrique "Lire". La cohabitation entre les humains et les animaux, comme entre les animaux d'espèces différentes, sont le résultat d'une socialisation mutuelle. Les uns et les autres apprennent ce qui compte pour l'autre et, tiennent compte des contraintes que la vie en présence de l'autre impose. Les loups actuellement présents dans les Alpes françaises "savent" qu'il ne leur est opposé aucune réelle résistance lorsqu'ils s'attaquent à des troupeaux domestiques. Ainsi le message qui leur est envoyé et qu'ils utilisent à fin de socialisation est celui-là : "vas-y mon pote".

Romuald : Le loup que l'on vient de retrouver mort depuis plus de 3 mois le long d'une voie ferrée avec 2 trous (de balles - je sais, c'est facile!) dans le crâne (entrée et sortie) "sait" maintenant que le" Vas-y mon pote" était une erreur. S'il est venu créver là, il a peut-être eu le temps de le réaliser, quoi qu'il me semble difficile d'aller loin avec 2 trous de balles dans la tête. Il me semble plus crédible qu'on l'a déposé là pour faire croire à un choc avec un train. Les messages qui leur sont envoyés sont donc pour le moins en sens opposés !

Le loup n'est pas si bête

Par ailleurs, les moyens de protection mis en oeuvre sont relativement inefficaces. Ils reportent les attaques sur des troupeaux non protégés ou moins bien protégés et, lorsque tous les troupeaux d'une ZPP (zone de présence permanente de loups) sont bien protégés, ils apprennent à déjouer les modes de protections. Par exemple, ils attaquent par temps de brûme ou dans les bois. Mettre en place des dispositifs de protection efficace signifierait de façon corrolaire, de modifier les paysages, de changer profondément les pratiques pastorale et avec elles toute la chaîne agro et agri alimentaire qui prend naissance dans les troupeaux pour venir mourir dans nos assiettes.

Leur apprendre à ne pas toucher aux moutons

Remettre en cause les fondement même d'une industrie basée sur l'intermédiaire et sur tout ce qui fonde les principes de capitalisme et du marché. On peut le faire, je serais plutôt pour.

Romuald : moi aussi !

Par contre, si on ne le fait pas, ou en attendant de le faire, il peut y avoir une solution intermédiaire, celle-là même qui est clandestinement utilisée en Italie ou officiellement en Allemagne et dans d'autres pays. Qui est aussi la même que celle que nos aïeux utilisaient avant la phase d'extermination des loups à la fin du XIXè et au début de XXè. Aujourd'hui, on pourrait nommer cette solution "socialisation". Il s'agit d'apprendre à nos loups qu'il est très important pour nous qu'ils ne s'en prennent pas à nos troupeaux. Tellement important que s'ils le font quand même, il prennent un risque énorme. Et ce risque est : le fusil justement. Non qu'il faille les poursuivre, les débusquer et les exterminer, loin de là. Mais qu'il faut localiser et tuer les loups qui s'en prennent aux troupeaux afin que cette pratique cesse d'être une pratique normale pour eux.

Romuald : C'est pour le moins de "l'apprentissage" ou de la "socialisation" radicale : T'apprend... t'es mort ! L'apprentissage ce serait plutôt au gros sel ! Une bonne "leçon", en somme comme la bonne vieille méthode d'éducation anglaise. Comment le loup mort va-t-il aller raconter à ces congénères ce qu'il a appris à l'école?

Celà permettrait peur-être (il n'y a que des hypothèses en la matière) de les recentrer sur ce qui est de leur domaine, la "nature sauvage". "Vos proies Messieurs les loups, se sont les ongulés sauvages, nos troupeaux ne sont pas élevés pour vous". Ainsi, nous donnerions au loup une chance de trouver sa place dans un ecosystème qui l'avait oublié.

Romuald : Pan t'es mort = Donner une chance. Voilà pourquoi sans doute je rêve de gagner au lotto sans jamais y jouer. Que la chance m'épargne ;-)

Le berger lui dirait : "Monsieur loup, fouttez la paix à mes brebis et je pourrai aprécier votre présence". De la sorte, les attaques seraient rendues marginales et tolérables et, les loups prendraient aux yeux des bergers un statut similaire à celui du chien errant, non problématique. Et ce qui reviendrait du même coup à rendre justice au berger, levant ainsi son statut de victime et lui rendant son statut d'individu pris en compte. Qu'en pensez-vous ?

RomualdCelà me semble plus un discours théorique que concret. Si le berger veut parler au loup, qu'il le fasse par l'intermédiare de Kommondores rastas aux dents longues ou de Patous supplémentaires.

Le fusil ne me semble, dans ce cas là, comme dans aucun autre cas, d'ailleurs, un "moyen de dialogue". La preuve est partout dans le monde et tous les jours : c'est qu'on passe au fusil quand on ne se parle plus. L'usage du fusil ne me semble pas un moyen de "promouvoir la cohabitation", ce qui est mon but.

De cette façon, l'homme en coprésence avec le loup reste à sa place : il gère la relation de sa propre espèce à cette espèce autre. Et il n'intervient pas outre mesure. Laissant ainsi les autres équilibres se recréer en dehors de lui.

Les ongulés vont en voir ...

Ils est évident que les mouflons vont entièrement disparaître des alpes françaises. Mais ces animaux ont été réintroduit recement, ils sont fragiles et encore mal adaptés à l'ecosystème. Ils sont revenu trop tard, trop peu longtemps avant les loups. Et ils n'ont pas l'ancrage suffisant pour résister.

Les autres ongulés devraient s'en tirer, trouver un nouvel équilibre. Se socialiser et socialiser les loups. En quoi cela nous regarde-t-il? (c'est une vrai question philosophique hein, pas une opinion présentée sous forme de question.) Les loups ont disparu il y a près d'un siècle, la faune et la flore ont trouver de nouveaux equilibres tenant compte de cette nouvelle absence. Certains naturalistes pensent que c'est un mal et que le prédateur parapluie est dépositaire d'un "bon" ou "juste" équilibre. Ils ont sans doute tort. En quoi un équilibre est-il plus ou moins juste et bon? C'est une question d'idée ça. Et nos idées ne sont pas forcément les bonnes.

Depuis que les loups sont revenus, de nouveaux équilibres se mettent en place, ces équilibres sont très différents de ceux qui existaient avant leur disparition, les conditions initiales ont complètement changé... Et alors? Et alors, si les loups devaient disparaître à nouveau, l'écosystème changerait encore, et encore s'ils devaient ensuite rerevenir etc.

Je pense qu'il n'y a pas de juste choix en la matière, rien que des idées, des désirs et des images. Protéger les loups est un interventionnisme de nature tout à fait similaire à celui qui consisterait à les exterminer. C'est un choix humain qui ne pose pas la question à chaque acteur qui passe, chaque grenouille, chaque marmotte : "et toi, tu votes pour qui?". Alors voilà, ils sont là, gérons notre rapport avec eux, en tenant comtpe de ce qui compte pour eux et de ce qui compte pour nous, nous tous je veux dire, dans notre diversité.

Amicalement,
Cedric.

Romuald : Sans rancune  ! You're Welcome

Cédric TOLLEY a obtenu un D.E.A. de Sociologie  à l’Université de Provence. Institut D’Ethnologie Méditerranéenne et Comparative (IDEMEC), Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES) et une licence (Maîtrise) en Sociologie et Anthropologie à l’Université Libre de Bruxelles.

17 mars 2005

Cédric Tolley : Question de la formation et de la transmission des savoir-faire chez les bergers de Provence

Cedric_tolley Cédric TOLLEY a obtenu un D.E.A. de Sociologie  à l’Université de Provence. Institut D’Ethnologie Méditerranéenne et Comparative (IDEMEC), Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES) et une licence (Maîtrise) en Sociologie et Anthropologie à l’Université Libre de Bruxelles.

Cette étude vise à recomposer sociologiquement le paysage de la société pastorale de Provence en utilisant les mécanismes de transmission des savoir-faire comme clé d’entrée pour l’observation directe et, l’observation des rapports ville - campagne comme point d’appui de l’analyse des rapports sociaux en jeu dans la communauté des bergers et, entre celle-ci et la société qui l’englobe. Le tourisme rural, l’impact des politiques agri-environnementales sur le travail à la campagne et, le renouvellement des effectifs du métier de berger en dehors de l’espace rural, constituent trois axes importants de cette recherche.

Ce travail fait l'objet d'une thèse de doctorat au Centre d'Anthropologie Culturelle - U.L.B.

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