Il y a tout juste huit jours, Erwan Guyetand, éleveur de brebis habitant Bun, conduisait son troupeau de 135 bêtes en transhumance sur le site de l'Arriousec, au-dessus du lac d'Estaing. Pour s'assurer que le troupeau se forme et prenne ses marques, il a pour habitude, comme tout éleveur, de monter à l'estive, au début, tous les deux à trois jours avant d'espacer les « visites ».
Quatre races de brebis en voie de disparition
Mais quel que soit le dédommagement, cela ne remplacera pas ses bêtes, d'autant que c'est une brebis de race lourdaise qui a été attaquée, une race en voie de disparition, au même titre que les races Aure et Campan, barégeoise, castillonnaise. «C'est compliqué pour nous de travailler à la conservation de ces races, il ne reste que quelques petits troupeaux. Une perte n'est pas remplaçable. Financièrement, ça n'a pas de prix», lance Erwan Guyetand.
Et il insiste : « Il y a des races de brebis qui sont plus difficiles à conserver que les ours slovènes, qui ne sont pas en voie de disparition. Les gens qui planchent sur la biodiversité devraient se soucier des races pyrénéennes. Il y a aujourd'hui peu de soutien du côté des éleveurs qui essayent de sauvegarder ces races.
C'était dans la Dépêche le 7 juin.
Et aujourd'hui...Ours / Les races ovines pyrénéennes en danger ? La députée des Hautes-Pyrénées alerte le ministre.
Dans le cadre de son mandat de députée PRG des Hautes-Pyrénées, Chantal Robin-Rodrigo a alerté le Ministre Jean-Louis Borloo sur l’avenir des races pyrénéennes face aux attaques de l’ours dans le Val d’Azun.
Chantal Robin-Rodrigo alerte M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur des espèces animales pyrénéennes en voie de disparition.
En effet, un éleveur de Bun des Hautes Pyrénées a découvert le 5 juin 2010 dans l’estive où elle a été conduite une jeune brebis éventrée. Le reste de son troupeau affolé est parti se réfugier à plus de 2000 mètres. Il a remarqué que d’autres bêtes étaient manquantes. D’autres éleveurs ont fait le même constat. Les agents du parc national, lors de leurs constatations, ont écarté la thèse d’une attaque de chiens ou de vautours. Il ne reste que l’hypothèse de l’ours qui sévit en Val d’Azun depuis le mois d’avril.
La brebis tuée est de race lourdaise, en voie de disparition tout comme les races d’Aure, Campan, Barégeoise, Castillonnaise. (NDLB : Comme le pastoralisme, comme les bergers, comme l'ours...)
Bien souvent, de père en fils, d’un élevage à l’autre, les éleveurs font des efforts considérables pour sauvegarder ces races pyrénéennes. Il est temps de se soucier de leur conservation. L’amertume et le découragement de ces agriculteurs sont grands. Elle lui demande s’il est dans les intentions du gouvernement de consacrer un équivalent de moyens à la sauvegarde des brebis de race pyrénéenne que ceux employés à conserver sur nos territoires l’ours slovène ? »
C'était dans Pyrénées-infos
Cherchez l'erreur... Euh :
- "il (l'éleveur) a pour habitude, comme tout éleveur, de monter à l'estive, au début, tous les deux à trois jours avant d'espacer les visites",
- Les éleveurs savent que "l’ours sévit en Val d’Azun depuis le mois d’avril"
- "Les éleveurs font des efforts considérables pour sauvegarder ces races pyrénéennes."
Je reste sans voix mais pousse un coup de gueule : De qui se moque Chantal Robin Rodrigo?
QUE CET ELEVEUR SE PAIE UN BERGER POUR GARDER SES BREBIS QUI N'ONT PAS DE PRIX !
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