Ourse Palouma

08 décembre 2006

Autopsie de Palouma: RAS

Communiqué de presse du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Tarbes

Le 11 novembre 2006

L'examen toxicologique des prélèvements réalisés à l'occasion des opérations d'autopsie du cadavre de l'ourse "PALOUMA" découverte, morte, sur la commune de LOUDENVIELLE (Hautes Pyrénées) au pied d'une barre rocheuse à 2100 mètres d'altitude, le 25 août 2006 n'a pas révélé la présence de substances susceptibles d'engendrer des troubles toxiques ou bien d'altérer la vigilance de l'animal.

Ces résultats ainsi que les constatations faites sur les lieux de la découverte corroborent l'hypothèse d'une mort accidentelle survenue le 16 août 2006 en fin de journée puisque le système satellitaire dont était équipé l'animal n'a plus enregistré d'activité de sa part et qu'aucune trace de projectile ou de corps étranger n'a été retrouvée dans son cadavre.

Les multiples fractures des membres inférieurs et de la cage thoracique constatées sur cet animal et compatibles, selon l'expert vétérinaire, avec une chute verticale ont entraîné une hémorragie massive et une mort instantanée.

Rien à signaler. Mais comment et pourquoi est-elle morte?

02 septembre 2006

CAP-Ours demande le remplacement immédiat de l’ourse Palouma

Communiqué de CAP-Ours, 31 août 2006

CAP - Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours
Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

L’ourse Palouma, lâchée le 25 avril 2006, a été retrouvée morte au pied d’une barre rocheuse, dans les Hautes-Pyrénées à 2100 mètres d’altitude. Il s’agirait d’un accident. Des examens plus approfondis doivent permettre d’en savoir davantage sur cette mort.

Palouma a été lâchée dans le cadre d’un plan de renforcement a minima de la population d’ours des Pyrénées reposant sur le lâcher de cinq individus en 2006 alors que tout les spécialistes s’accordaient à la nécessité de lâcher au moins onze ours sur l’ensemble de la chaîne. La perte de Palouma compromet donc très sérieusement cette opération.

Néanmoins, il est important de rappeler que les accidents, s’ils sont rares, existent tout de même chez l’ours brun, comme pour tout animal sauvage. Les chutes représentent l’un des facteurs de mortalité naturelle les plus importants.

Prétendre, comme certains opposants, que cet accident démontre que l’ours d’origine slovène est peu adapté à nos montagnes n’a pas plus de sens que de dire que les isards ou les brebis qui succombent par milliers à des chutes n’auraient rien à faire en montagne.

Dans l’attente des conclusions de l’analyse toxicologique et de l’enquête menée par la gendarmerie, CAP-Ours demande donc que la décision de remplacer cette ourse soit prise le plus rapidement possible.

Les associations membres de CAP - Ours

Association pour la Cohabitation Pastorale (ACP), Action Nature, Association Pyrénéenne des Accompagnateurs en Montagne du département Pyrénées-Orientales (APAM 66), APATURA, Associations Départementales Pyrénéennes des Accompagnateurs en Montagne des départements Ariège et Haute Garonne (ADPAM Ariège et ADPAM Haute Garonne), Les Amis du Pic du Gar, Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Les Amis de l’Ours en Pyrénées Centrales (AMOPYC), Association des Naturalistes Ariègeois (ANA), Association Nature Comminges (ANC), Association de Promotion des Initiatives des Habitants de Mijanès (APIHM), Collectif Ax 24 mars, Comité Ecologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), Connaissance de l’ours, FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral - Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), L’œil aux aguets, Mille Traces, Nature Midi-Pyrénées (NMP), Nature Midi-Pyrénées comité local Hautes-Pyrénées, Pays de l’Ours-ADET (Association pour le Développement Durable des Pyrénées centrales), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest-Béarn (SEPANSO), Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, Société Protectrice des Animaux (SPA), Union Midi-Pyrénées Nature et Environnement (Uminate), Union Midi-Pyrénées Nature et Environnement - Hautes Pyrénées (Uminate 65), WWF France.

L’ensemble des associations nationales de protection de la nature et l’ensemble des associations pyrénéennes regroupées dans CAP-Ours ont décidé d’agir de concert pour la conservation de l’ours brun (Ursus arctos) dans les Pyrénées. Ces organisations représentent plusieurs dizaines de milliers d’adhérents. Créée en l’an 2000, la Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours est composée d’associations de bergers, d’éleveurs, de comités d’habitants, de professionnels du tourisme ainsi que des associations de développement économique durable, de protection et d’éducation à la nature.

31 août 2006

Dominique Voynet: ne laissons pas tomber les ours!

Mort de Palouma : ne laissons pas tomber les ours !

Communiqué de presse de Dominique Voynet

Je suis attristée par la mort de Palouma, l'ourse slovène introduite au printemps dernier dans les Pyrénées. Les experts semblent certains qu'il s'agit d'une mort accidentelle, provoquée par une chute, cause de mort très courante chez les animaux de montagne.

Cette disparition nous rappelle l'extrême fragilité de la population ursine dans les Pyrénées, ainsi que les efforts constants que nous devons faire pour permettre aux plantigrades de vivre le mieux possible, notamment en les protégeant des prédateurs que nous sommes.

Dominique_voynetJe joins ma voix aux associations qui exigent une réintroduction la plus rapide possible d'un individu pour remplacer Palouma. De plus, une augmentation du nombre de réintroductions prévues dans les prochaines saisons est nécessaire, pour que des accidents de ce genre, tellement courants, ne mettent pas en danger toute la population des ours.

J'appelle Nelly Olin à prendre en compte les nombreuses demandes d'associations écologistes et de protection de la nature sur le renforcement des réintroductions de l'ours dans la région, n'en déplaise à une frange extrémiste et violente d'élus locaux.

Dominique Voynet

Mardi 29 août 2006

Photo Yann Arthus Bertrand

Palouma : l'autopsie selon Louis Dollo (Baudouin de Menten)

Louis Dollo: La lente agonie de Palouma...

Par Baudouin de Menten

Louis Dollo n'était pas le premier. L’information a été lâchée dans la presse par l’agence Reuters : « Des randonneurs ont aperçu l’animal [Palouma] agonisant au pied d’une barre rocheuse et ont prévenu la gendarmerie, qui s’est rendue sur place, où l’ours était mort La buvette croit qu'il a pris contact avec un des gendarmes qui est intervenu sur place. Après confirmation de "sa source fiable", Louis Dollo a repris cette information à son compte. Mais l'information a été démentie par l'autopsie.

Le texte de Louis Dollo sur Kairn relatant la découverte de  Palouma 26 aout 2006 Louis Dollo publie alors l'info de «l'agonie de Palouma» sur kairn.com (copie ci contre), sur Lourdes-Infos (texte retiré depuis). Quand, dans le fil de discussion "Faune" du forum Ossau.net un lecteur lui demande de préciser les sources de cette Demande des sources de Louis Dollo 27 aout 2006 information dont on ne trouve l’évocation que sur Reuters, Louis Dollo se dresse: « Je ne donne jamais mes sources sauf si elles sont publiques. Même à un flic je ne les donnerai pas. Mais vu l'origine, difficile de faire plus fiable

Louis Dollo explique «Vu l'origine, difficile de faire plus fiable». La source "Gendarmerie" a déja été utilisée lors de la mort de Cannelle. Louis Dollo avait alors reproduit (partiellement) le récit des premières paroles du tueur de Cannelle parue dans une revue interne à la Gendarmerie Gend'Info. La buvette publie le texte intégral de cet extrait de Gend'Info (sans les noms des gendarmes).

A noter que Louis Dollo écrit sur son site:
- «En revenant dans la vallée, ils prennent conscience que l'affaire va être un événement sans précédent au niveau national. Le lobby des protecteurs de la nature se met en place...»

alors que le texte original des gendarmes précise:
«En descendant du plateau, les gendarmes mesurent les effets potentiels d’un tel événement. Pour les protecteurs de la nature, le scénario est tout tracé...»

L'introduction du mot lobby montre bien l'utilisation que compte en tirer Louis Dollo: présenter les producteurs de la nature comme un lobby d'activistes, voir de «terroristes intellectuels écologistes.»

Sa source «difficile de faire plus fiable» pourrait bien être à nouveau un contact à la gendarmerie. Louis Dollo a plusieurs fois laissé sous-entendre dans des forums qu'il avait des liens étroits avec la gendarmerie nationale. J'ai même lu que Louis Dollo était un «ex-gendarme», mais je n'en ai jamais trouvé la preuve, cette affirmation n'est donc pas confirmée jusqu'à nouvel ordre.

Si sa source est un des membres de l'équipe d'intervention, l'information était une analyse, pas un fait. Son indicateur devait être troublé par cette pauvre ours fracassée. C'est ainsi que Louis Dollo a cru divulguer un «scoop» confirmé (Reuters et sa source) sur la mort de Palouma: scoop qui à mon avis, devait préparer l'opinion, regrouper les montagnards et les écologistes sur le «sort abject» réservé à l’ourse slovène lâchée à Burgalays.

Toujours est-il que Louis Dollo publie son compte-rendu sur Kairn: «Ce matin une quarantaine de personnes se sont rendues sur les lieux en hélicoptère dont les gendarmes du PGHM. Il a pu être constaté que l’agonie de l’ours avait duré plusieurs jours. En effet, il avait une fracture ouverte de la cuisse qu’il a léché et dont il a rongé l’os. Le lieu de sa chute se trouve à environ 2800 m d’altitude au-dessus du lac de Caillaouas entre les refuges du Portillon (Haute-Garonne)  et de la Soula (Hautes-Pyrénées) »

Le communiqué officiel de l'autopsie a mis fin au délire de ce pseudo-journaliste (Louis Dollo est guide de pays à Tarbes) peu enclin à pratiquer la vérification et à recoupement des sources. Si des randonneurs racontent l'avoir vu agonisante, il fonce sur l’occasion, percevant l’usage qu’il va pouvoir faire de cette information fracassante. Le scoop, à nouveau se transforme en flop (voir son flop précédent au titre accrocheur: «L'ours Balou - Coup de théâtre: Il n’est plus question de vol de collier» et la caricature de la buvette: «Coup de théatre! Il n'est plus question d'ours en peluche en Béarn».

Telecharger_16  Flash-Info ONCFS: Autopsie de Palouma (PDF 1page, 94kb)

Louis Dollo est un habitué des titres de la presse de caniveau dans Lourdes-Infos, son canard. Vu les informations qui ont suivi, Louis Dollo a fait marche arière et remisé son scoop et les liens semés à tout vent sur les forums. La connerie était faite. Dès la publication de l'autopsie, son texte: «(...) l’agonie de l’ours avait duré plusieurs jours. En effet, il avait une fracture ouverte de la cuisse qu’il a léché et dont il a rongé l’os» s'est transformée en mort instantanée. le Professeur DUCOS DE LAHITTE de l’école vétérinaire de Toulouse qui a pratiqué l’autopsie devait être un adepte du terroriste intellectuel écologiste et travailler à la solde des associations! Dans «école» il y a presque «écolo», il doit bien y avoir une raison.

Ou la mort instantanée de Palouma?

Le Communiqué du procureur de la république
Près le Tribunal de Grande Instance de Tarbes
28 août 2006

Les opérations d’autopsie du cadavre de l’ours découvert sur la commune de LOUDENVIELLE (65) au pied d’une barre rocheuse le 25 août 2006, ont été réalisées ce jour dans les locaux de l’école vétérinaire de Toulouse par Monsieur le Professeur DUCOS DE LAHITTE, requis dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours.

Ces opérations ont permis de constater de multiples fractures des membres inférieurs et de la cage thoracique avec déchirures du diaphragme et de la paroi du cœur entraînant, selon l’expert, une hémorragie massive et la mort instantanée de l’animal.

Aucune trace de projectile ; aucun corps étranger n’a été retrouvé dans ce cadavre. Les résultats de cet examen scientifique et les constatations faites sur les lieux de la découverte de l’ourse «Palouma» permettent de considérer que la mort survenue le 23 ou 24 août 2006 est due à une chute verticale de l’animal.

Une analyse toxicologique des prélèvements réalisés est ordonnée ; les résultats en seront connus ultérieurement.

Quels sont les buts de cette désinformation ?

«L'agonie de Palouma», désinformation grossière ou erreur journaliste, mais ce n'est pas mieux était destinée à faire pleurer dans les chaumières, à ridiculiser l'Etat et le lâcher de Palouma. La précipitation de Louis Dollo se retourne contre son auteur, guide de pays et journaliste local. Il semble s'être spécialisé en prédation d'ours. Louis Dollo est toujours à l'affut de la moindre expiration ovine surnaturelle, pour sa rubrique «brebis écrasée». Comme l’a dit un journaliste de La dépèche-du-Midi, au festival Résistances de Foix: L’ours fait vendre.

Louis Dollo ne se dit pas opposé à l'ours, mais opposé au renforcement de la population d'ursidés. Louis Dollo préfère laisser l'espèce disparaître au rythme des morts naturelles, des «accidents de chasse» et des actes d'autodéfense des pauvres éleveurs poussés à bout par un Etat irresponsable et adepte du passage en force. Si on aide un peu le destin, quelle importance? Le but à atteindre est clairement une population de zéro ours. Il préfère les brebis. De plus, cette fausse information permettait de lancer l'idée que les ours venus de Slovénie, un pays plat comme chacun sait sont inadaptés aux pentes pentues et caillouteuses de la haute montagne pyrénéennes.

La demande de "retour à l'expéditeur" des autres ours inadaptables ne va sans doute pas tarder dans les communiqués des opposants ainsi que les "On vous l'avait bien dit que ces pauvres bêtes sont mieux en Slovénie. Ici, elles ont le vertige, la preuve? Elles tombent!"

Suite à cela, les opposants partageant leur stratégie de communication, les déclarations se sont multipliées. Ainsi Stéphane Lessieux, porte-parole de l'association anti-ours ASPAP explique : «Je ne me réjouis pas de la mort de Palouma même si cet épisode conforte notre argument: les ours slovènes ne s'adaptent pas aux altitudes des Pyrénées.» avant de poursuivre en guise d'excuse préalable: «Je ne serais pas étonné si un jour, malgré nos appels au calme, un ours est tué ou pourchassé par des éleveurs protégeant leur troupeau.» (Dépèche du midi 29/08/06).

Sera-ce l'actualité de l'hiver? Aucun rapport avec l’altitude slovène, mais autant préparer l’opinion. Viendra alors le «Vous voyez, on vous l’avait bien dit que l’Etat a poussé les éleveurs à bout. C'est lui le responsable de cette nouvelle mort d'Ours.» Voilà la stratégie opposants hors la loi.

Or donc, le communiqué de l'autopsie de Palouma brise net les rêves de manipulation de Louis Dollo. Palouma est morte sur le coup. Le procureur de la république: «Les opérations et les radios effectuées ont permis de constater de multiples fractures des membres inférieurs et de la cage thoracique, ainsi qu'une déchirure du diaphragme et de la paroi du coeur. Ces blessures ont été causées par une chute verticale le 23 ou 24 août 2006 et ont entrainé, selon l'expert, la mort instantanée de l'animal.» Patatra pour Louis Dollo: sa lente agonie de Palouma qui aurait permis de retourner les écologistes sensibles (trop) s'écroule.

Slovénie, ce plat pays qui est le leur

Reste l'argument que les ours slovène jouent à plat. LCI a questionné Alain Reynes, directeur de l'ADET.
LCI : Pour certains anti-ours, cette chute démontre que les ours slovènes ne sont pas adaptés à l'environnement pyrénéen. Que leur répondez-vous ?
Alain Reynes: «Les gens qui affirment cela ne sont pas montagnards ou sont de mauvaise foi. Chez toutes les espèces qui vivent en montagne, il y a des accidents, même chez les chamois et les isards, qui sont les champions de l'escalade. Dans ce cas, il faut arrêter les transhumances, étant donné le nombre de chutes de brebis constaté chaque année ! Un ours qui tombe d'un endroit escarpé, c'est arrivé au moins deux fois en Béarn ainsi qu'en Italie. Par ailleurs, les premiers lâchers d'ours dans les Pyrénées remontent à une dizaine d'années et ils se sont reproduits, ils ont eu des petits, tout va bien ! L’argument de l'inadaptation n'est pas sérieux.»

Mort de Palouma: il reste des questions sans réponses

«Nous restons très prudents car les éléments actuels ne nous permettent pas de dire avec certitude que Palouma est morte accidentellement », a renchérit  Alain Reynes, le président de l’association Pays de l’ours-ADET, «Je préfère attendre le résultat des études toxicologiques ainsi que l’étude du collier qui devrait nous renseigner sur le trajet effectué par l’ourse entre le 16 août, la dernière fois où elle à été localisée, et sa mort

Frédéric Decaluwé, ingénieur adjoint de l'équipe technique ours : «Il arrive que les oursons chutent en montagne, c'est plus rare pour des adultes.» Il y a un deuxième moyen de connaître le lieu et l'heure de la mort de Palouma: les données GPS du collier émetteur dont était équipé Palouma. Encore faut-il que le collier n’aie pas été endommagé dans la chute qui a causé la mort de Palouma.

Pour Gilbert Simon, de l'association FERUS, le décès de Palouma est évidemment triste «mais cette disparition n'était pas complètement inattendue». «Avec la vieillesse, les chutes dans les rochers sont les premières causes de mortalité des ours. Cette mort n'est pas la preuve comme le suggèrent déjà nos détracteurs que les ours slovènes ont du mal à s'adapter à nos montagnes.» Chaque année, des milliers d'isards, de cerfs, de renards, de marmottes et d'autres animaux sont emportés dans des avalanches. «Nous savions, confie Simon, que sur les cinq ours, nous risquions de connaître un ou deux décès. Celui-ci est survenu plus tôt que prévu, nous pensions qu'il surviendrait en hiverPour ce défenseur des plantigrades, «Palouma a vraisemblablement fait une première chute et s'est d'abord cassé une patte. Handicapée, elle a continué sa route avant de retomber

Gilbert Simon plaide pour le remplacement de Palouma, au printemps prochain. En ce moment, les ours cherchent leur tanière dans des endroits escarpés pour passer l'hiver. «Plus l'endroit est difficile d'accès, plus ça leur plaît, dit-il, c'est d'ailleurs peut-être en cherchant sa tanière que Palouma a chuté

Louis Dollo : Palouma, victime de la bêtise des hommes.

Non content de son premier récit pour le moins approximatif, Louis Dollo, le journaliste tarbais a pondu un nouveau texte. Assez éloigné de son style habituel, je le soupçonne d'avoir eu recours à un nègre, sans doute un des intellectuels de la mouvance patrimonio-pastoralo-identitaire. Peut-être Bruno Besche-Commenge, un linguiste auteur d'une remarque thèse intitulée «est la biodiversité à préserver?» Celui là même qui revendiquait d'être un des «ânes et des imbéciles»; perturbateurs du lâcher de Palouma à Arbas. Quel qu'en soit l'auteur véritable, laissons-en la paternité à Louis Dollo, ce texte est à nouveau parfaitement dans la ligne de la rhéthorique anti-environnementale de Louis Dollo:

  • Installer les populations locales dans la position de victimes.
  • Installer les protecteurs de l’environnement en position de persécuteurs, faisant porter à ces derniers toute les responsabilités des problèmes des populations rurales ou des ours.
  • Récuser scientifiques et experts.

Texte et commentaires sur Palouma, victime de la bêtise des hommes

Palouma, la première ourse d’origine slovène introduite avec difficulté dans les Pyrénées en avril 2006 face à une opposition de la population locale est morte, victime de la bêtise de l’homme. Prédestinée à des situations tragiques, c’est aussi Palouma qui est, malgré elle, à l’origine de ces mots terribles prononcés par un Ministre à l’encontre de Pyrénéens opposés à l’introduction d’ours importés : «ces ânes, ces imbéciles». [Ici Louis Dollo généralise pour souder son clan: Aux armes montagnards! En fait Nelly Olin s'adressait à Philippe Lacube, Bruno Besche-Commenge et les 3 ou 4 autres qui ont empéché le lâcher de Palouma à Arbas. Mais cette généralisation largement utilisée par les opposants permet de créer une dynamique de groupe (voir le mythe de l'ours)]

Palouma est la victime des hommes qui ont voulu la déplacer de son milieu pour venir repeupler un territoire hostile. [Ce n'est pas le territoire qui est hostile, mais les éleveurs.] C’est un peu l’histoire de ces Britanniques condamnés à la déportation en Australie pour peupler une terre inconnue sans demander préalablement l’accord des résidents autochtones. A quoi bon demander ? [A nouveau, Louis Dollo revient avec la concertation de 2005 qui a eu lieu, mais qu'ils ont boycotté. Facile alors de la refuser.]

Comme en Australie, c’est bien connu, les Pyrénées sont la «Frontière sauvage» peuplée d’individus rustres, ignares et probablement sales. Ou bien, comme le dit, à qui veut l’entendre, ce restaurateur d’une commune «pro-ours» [Comme si une commune était rpo ou anti-ours.] de la première heure au sujet des Ariégeois «il ne vaut mieux pas en parler, [ils sont] vieillissants, en voie d'extinction naturelle.... » [Ici, les montagnards sont installés en tant que pauvres victimes moquées, humiliées, les indiens. Conséquence de cette entrée en matière, Tout le monde se lève pour Dollo.]

Palouma est morte, seule, solitaire, au-dessus de Caillaouas, dans un milieu qu’elle ne connaissait pas: la haute montagne. [Drame de la montagne! Non, le téléphérique fou n'a pas encore frappé. Tout le monde se mouche et pleure le sort cruel et solitaire de Palouma, qui pour l'occasion n'est plus un monstre sanguinaire, mais une pauvre ourse abandonnée des siens et extirpée à sa famille slovène. On nage en plein mélodrame. Louis Dollo essaie d'émouvoir les écolos pour les retourner. Oh qu'ils sont méchants ceux qui kidnappent l'ourse pour la relâcher seule dans une contrée lointaine, sauvage et hostile. Sans coeur va, Arcangeli ! Propagange simpliste.]

Mais comment est-elle arrivée là ?

Depuis son arrivée forcée à Burgalays dans la Haute-Garonne, elle tourne en rond dans le même secteur. [Est-elle neurasthénique comme le laisse sous entendre notre psychiatre à l'eau de Lourdes? Non, elle a simplement trouvé les Pyrénées accueillante : des endroits pour manger et d'autres pour se reposer. Bref, elle est dans les Pyrénées comme un poison dans Dollo.] Tout à coup, à partir du 15 août, elle se dirige vers l’ouest pour se retrouver à Oô (Cf. les localisations hebdomadaires ). Très vite, sa trace fut perdue. Pas besoin d’être un grand technicien pour comprendre [Comprenez: qu'est ce qu'ils sont bêtes dans l'équipe de suivi!], avec le type d’équipement archaïque dont sont dotés les colliers [Ici, malgré les colliers les plus modernes, Louis Dollo essaie de prouver la mauvaise organisation et l'improvisation de l'Etat qui est aussi celui qui opprime les montagnards. Elle a tous les défauts cette Nelly] qu’elle était partie en montagne, là où le GSM ne passe pas (situation bien connue de tous les montagnards) [Mais pas des techniciens de labos ou des écolos de salons, qui la tête dans le guidon, sont à côté de leurs pompes et n'ont sans doute jamais mis les pieds en montagne. Savent même pas marcher.] En milieu de semaine, nous apprenions par un communiqué de FERUS et de l’ADET puis du Ministère (à croire que les associations sont plus  efficaces ou plus importantes que les services de l’Etat) [L'Etat et les services techniques sont bien ridiculisés. Même si les arguments manques, il faut les décrédibiliser!] que Palouma avait pu être localisée grâce à des moyens aériens «dans une vallée inaccessible du Val Louron ». [Ici il se moque de ceux qui considèrent les Pyrénées comme un bled perdu, inaccessible et les pyrénéens comme des indiens, des sauvages. Et un petit coup de brosse à reluire pour ces pauvres victimes, pauvres caliméros pyrénéens incompris.]

Incroyable!

Les Pyrénées sont comme une jungle. Il y a encore des vallées inaccessibles avec des précipices… Bien sûr, c’est la «Frontière sauvage!» On se croirait dans un récit du début du XIXème siècle écrit par un de ces romantiques [écologiste chevelu pour sûr ou fonctionnaire citadin venant prendre le grand air. Ce n'est pas beau de critiquer les clients. Cela se paie un jour] qui, venu prendre les eaux à Bagnères de Bigorre, voyait dans la population de la vallée de Campan une région peuplée d’êtres surprenants, peut-être bien des sauvages (1).

Et puis, samedi 26 août au matin, des randonneurs trouvent la carcasse de l’ours. Pas très loin du chemin…et oui, «dans une vallée inaccessible »! [Quand on vous dit qu'ils n'y connaissent rien au Pyrénées. Lui, originaire d'Onzain dans le val de Loire est un vrai pyrénéen, du moins cela semble être le sens de sa vie, se faire admettre comme l'un des leurs. La reconnaissance suprême pour un doryphore (expression pour étranger à la région).]

L’ours avait de multiples fractures dont une fracture ouverte d’une cuisse très visible selon les témoins [Et revoilà le témoignage de son copain gendarme où Dollo se plante lamentablement.] Manifestement son agonie a duré. Palouma s’est léchée, a rongé l’os qui ressortait et a fini par mourir, seule, sans avoir vu d’autres ours comme elle pouvait en voir chez elle en Slovénie. [Monsieur Louis Dollo, vous êtes dur avec vos histoires à Pierre Bellemare. Vous êtes une trop grosse pointure pour Lourdes-Infos. Un transfert vers « Détective » ou vers un tabloïde anglais permettrait de révéler votre vrai talent de fouille-compost.]

La faute à qui ?

[La faute aux méchants largement décrit plus haut, vous l'avez compris j'espère.] La faute à ceux qui l’ont déportée de force, [des nazis?] ceux qui l’on enlevée à son milieu [des kidnappeurs sans âmes] parce que chez elle il n’y a pas de hautes montagnes escarpées à l’aspect minéral sans végétation ni nourriture. [Elle a été lâchement abandonnée dans un territoire hostile. Bizarre, Louis Dollo semble présenter maintenant les Pyrénées comme une vraie jungle sauvage. Comme quoi, il n'est pas a une contradiction prêt. Il continue à prendre ses lecteurs pour des imbéciles.]

Chez elle, il y a des forêts aux pentes douces avec de vertes prairies. [La Slovénie c'est le paradis et ils l'ont emmenée en enfer où elle est détestée et poursuivie par des diables méchants et sans scrupules. Ah non, cela vous n’avez pas osé le dire. Les bergers sont doux comme des agneaux en visite à Arbas.] Il n’y a pas beaucoup de moutons à cet endroit en Slovénie. [Et en plus ou ne lui propose que de la nourriture exotique indigeste. Les pyrénéens n'ont vraiment pas le sens de l'accueil et ils mangent n'importe quoi. Du mouton, mais cela sent fort le mouton! Pauvre Palouma qui est réduite à se ronger les os.] Il y a surtout des vaches. Mais le mouton, ça va un peu mais pas toujours. [J'avoue, ici, ton idée n'est pas claire dans mon esprit d'intellectuel...] Alors, il faut chercher un lieu où se nourrir. Il faut marcher [Et cela monte en plus, ce n’est pas plat comme la Slovénie qui est un peu comme la Hollande!] car, dans le fond, s’il y avait eu de la nourriture suffisante et la tranquillité indispensable pour vivre, elle serait restée à Burgalays. [Au restaurant de la place, monsieur Dollo, comment n'y avait pas pensé plus tôt?]  Mais manifestement la vie n’y était pas possible. Alors elle est partie en passant au-dessus de Luchon, dans la forêt, puis Gouron, Castillon où elle a dû faire connaissance avec des vététistes et le bruit des «quads» pour arriver à Oô et ses touristes. [C'est Kolhanta votre récit monsieur Dollo ! Un nouveau best-seller pour l’éditeur de Violaine Berot. Quelle terrible et passionnante saga pour un si court séjour en France.]

Elle est donc partie affronter la haute montagne [La haute montagne? Ca c'est vraiment terrible. Quel suspense.] Un élément qu’elle ne connaissait peut-être pas. Il faut avoir le pied montagnard [Ne pas boire de l'alcool de muguette ou une vieille prûne.] Mais, la malheureuse, ce n’était sans doute pas son « truc ». La preuve !

Alors l’accident est arrivé. Et comme toujours dans ces cas là, on va chercher un responsable. Mais cette fois, il n’y a pas de chasseurs… Des bergers ? Non plus ! [Que vous dites! N'y a t-il pas eu une petite traque, un petit feu d'artifice pastoral, un petit concours de chiens courrant, un jeu de piste comme vous en organisez certains week-end? Le saurons nous un jour?] Il n’y en a pas à cette altitude. C’est ennuyeux, cette situation… Qui peut bien être responsable ? Evidemment pas un de ceux qui ont pris la décision de sa déportation. Au pire, il lui sera appliqué le principe de Peter (2) par une promotion. Pourquoi pas ? Si seulement ces incompétents pouvaient débarrasser le plancher des Pyrénées, ce serait les automnales dans pratiquement tous les villages. [Les pyrénéens désirent rester maître chez eux. Au diable les estrangers ou ceux qui n’ont pas les idées pastoralement correctes. Monsieur Dollo, je vous trouve bête, pénible et méchant.]

Souhaitons que cette triste affaire serve de leçon à ces apprentis sorciers [et toc pour les asociations favorables au plantigrade.] qui, depuis plus de 10 ans, s’efforcent de tout imposer, autant aux Pyrénéens qu’aux ours [des tyrans] , pour satisfaire leur nombrilisme d’écologistes de salon en mal de reconnaissance. [Et on y va avec un petit coup de bourreaux et de victimes pour terminer en beauté cet exercice de style déplorable et risible. Triste journalisme que la presse nationale envie à Lourdes-infos. Votre triste site est un véritable chef d'œuvre du genre. Continuez votre Tour de France journalistique, en compagnon du devoir, Monsieur Dollo et continuer à apprendre. Débarrassez les Pyrénées de votre triste prose. Ce sera la fête dans tous les forums.]

Louis Dollo, le 26 août 2006

(1) Aucune difficulté à trouver des ouvrages de ce type dans les bibliothèques. A quelques bricoles près tous les auteurs écrivaient la même chose [Mais Louis Dollo n'en cite pas, pas le temps sans doute puisque c'est si facile. Admirez la qualité scientifique de la note de bas de page. Serait-ce pour ne pas passer pour un intellectuel? Ils ne les aiment pas les intellectuels! Instituteurs! Fonctionnaires! Planqués!]

(2) Le Principe de Peter par L.J. Peter et R. Hull – Ed. Livre de Poche – « Chaque employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence ».

Météo ou battue?

«Il n'y a pas de berger à cette altitude» déclare Louis Dollo, prompt à tourner la page. Circulez, il n'y a rien à voir. Pascal Jalabert dans la Dépêche du 29 août, comme Alain Reynes de l'ADET, n'ont pas la même certitude. Le journaliste se pose des questions sur l'étrange mort de l'ourse Palouma.

La Dépêche du Midi : «Pourquoi Palouma s'est-elle retrouvée loin de son territoire et dans une zone aussi inhospitalière pour les ours ? «Elle ne s'était jamais déplacée dans le Louron» confirme Frederic Decaluve, ingénieur de l'équipe de suivi, «Palouma a quitté une seule fois le Luchonnais en trois mois».

L'ourse a pu abandonner son territoire après un épisode météo soudain et violent (orage, coup de froid : il a neigé en Luchonnais le 20). Dans les conditions météo du 23 août (brume, pluies), une chute fatale est très possible (c'est fréquent avec les cerfs).

Elle a pu aussi être effarouchée et pourchassée. Deux battues officielles avec pétards et casseroles ont été organisées, l'une contre Boutxy en Ariège au mois d'avril, l'autre contre Franska dans les Hautes-Pyrénées, deux plantigrades coutumiers des attaques de troupeaux (Palouma n'a commis aucun dégât). Mais en Haute-Garonne et dans les Hautes-Pyrénées, casserolades et battues clandestines plus ou moins improvisées à la tombée du soir sont monnaie courante depuis trois mois. «Certains s'en sont vantés dans les fêtes de village. Les randonneurs, des accompagnateurs en montagne ont signalé ces bruits étranges dans la montagne» confie un maire haut-garonnais qui préfére rester anonyme. La gendarmerie confirme ces signalements «invérifiables».
Pascal Jalabert

La loi, quelle loi?

Chez les opposants, on ne condamne pas ces initiatives illégales.«Les gens qui ne se sentent pas entendus utilisent d'autres moyens» glisse Bernard Moules, à la fédération des éleveurs de montagne. Stéphane Lessieux, porte-parole de l'association anti-ours Asasp explique : «Je ne me réjouis pas de la mort de Palouma même si cet épisode conforte notre argument : les ours slovènes ne s'adaptent pas aux altitudes des Pyrénées. Je ne serais pas étonné si un jour, malgré nos appels au calme, un ours est tué ou pourchassé par des éleveurs protégeant leur troupeau».

La prochaine cible des opposants sera Franska...

Telecharger_16Louis Dollo: Palouma victime de la bétise humaine (PDF, 2 pages, 27 ko)

Baudouin de Menten

29 août 2006

L'ours dans les Pyrénées toujours en sursis

Par Emmanuel ANGLEYS
Paris (AFP)

La question de la survie de l'ours dans les Pyrénées reste posée après la mort de Palouma, selon les spécialistes qui estiment à une vingtaine la population actuelle de plantigrades dans cette région.

«Quand on a commencé à en réintroduire, il ne restait que six ours en Béarn, et il n'y en avait plus du tout dans le reste du massif des Pyrénées», rappelle Philippe Sénégas, directeur régional de l'environnement Midi-Pyrénées, responsable de la mise en oeuvre du plan pour la restauration de l'ours.

«Aujourd'hui, on estime la population actuelle autour de la vingtaine», précise-t-il. «Vingt, cela ne peut pas suffire à assurer la pérennité de l'espèce», fait-il remarquer. Mais «attendons de voir s'il y a des croisements dans les années qui viennent», ajoute-t-il. «Les ourses réintroduites récemment seront peut-être pleines, on le verra à la sortie de l'hibernation», indique-t-il. De toutes façons, «avec le chiffre qu'on avait, il était clair que la population était vouée à l'extinction », souligne M. Sénégas.

Au début du XXe siècle, 150 ours étaient présents sur l'ensemble du massif pyrénéen et il en restait environ 70 en 1954, selon le ministère de l'Ecologie. Le plan de restauration de l'ours mené sous l'égide de ce ministère prévoit d'établir «un bilan biologique» d'ici 2010. Ce sera le moment de dire si «on a atteint un effectif qui permet l'auto-entretien de la population ou s'il faut en réintroduire encore quelques autres», selon M. Sénégas.

Le plan de réintroduction de cinq ours slovènes dans les Pyrénées françaises s'est achevé avec le lâcher de Sarousse le 22 août. Mais trois jours plus tard, l'ourse Palouma, arrivée le 25 avril, était retrouvée morte, visiblement à la suite d'une chute accidentelle.

Le mouvement Génération Ecologie a aussitôt demandé une commission d'enquête sur cette affaire. Trois ours ont été jusqu'alors tués par des chasseurs - Cannelle et Claude en 1994 et Melba en 1997. Au ministère de l'Ecologie, on souligne que la chute accidentelle est, avec la vieillesse, l'une des causes de mortalité naturelle les plus répandues chez les ours, surtout quand ils sont jeunes.

L'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (Aspap), estime «que la présence de l'ours slovène, peu adapté à nos altitudes pyrénéennes, est une erreur». Certes, le relief n'est pas le même dans les Pyrénées et la Slovénie, indique-t-on au ministère de l'Ecologie, mais «il y a en Slovénie des falaises très escarpées où les ours vont souvent se réfugier et des accidents similaires arrivent

«Tous les ours qu'on a réintroduits dans les Pyrénées se sont admirablement adaptés au milieu», fait valoir de son côté M. Sénégas. Des ours de Slovénie ont été réintroduits dans des montagnes du massif alpin, aussi bien en Italie qu'en Autriche, sans problème d'adaptation.

Et la période de quatre mois - l'ourse slovène Palouma avait été relâchée dans les Pyrénées le 25 avril - est suffisante, selon lui, pour qu'un ours puisse repérer un territoire nouveau, même s'il lui faut un temps d'adaptation.

Deux associations favorables à l'ours, Ferus et Pays de l'Ours-ADET, ont demandé que «la décision de remplacer» Palouma soit «prise le plus rapidement possible.»

Ce remplacement éventuel ne pourra de toutes façons se faire dans l'immédiat, a indiqué le ministère de l'Ecologie, soulignant que les plantigrades s'apprêtent à hiberner.

Source: Yahoo news

27 août 2006

Palouma: des coïncidences troublantes (Baudouin de Menten)

Par Baudouin de Menten

Génération écologie demande une enquête

Le mouvement Génération Ecologie a fait part de son «inquiétude» après la mort dans les Hautes-Pyrénées de l'ourse slovène Palouma, et demandé une commission d'enquête sur ses causes.

«Soit l'ourse (...) a fait un faux mouvement en explorant une zone inconnue pour elle, soit elle a été poussée vers cette zone par des malveillants qui la pourchassaient et l'ont acculée à se réfugier dans cette falaise pour échapper à ses poursuivants», affirme Génération Ecologie.

«Dans le premier cas, il s'agit d'un accident naturel et dans le second cas d'un attentat pur et simple", poursuit le mouvement, qui demande "une commission d'enquête, compte tenu des incertitudes qui pèsent sur cette mort du plantigrade»

Les ours slovènes ne sont pas adaptés à l’altitude

Montagnes de SlovénieMontagnes de Slovénie

De son côté, l’ASPAP compte bien tirer profit de la mort de Palouma. Stéphane Lessieux, porte parole de l’ASPAP a déclaré : «Si l'hypothèse de la mort accidentelle est la bonne, cela confirme que la présence de l'ours slovène, peu adapté à nos altitudes pyrénéennes, est une erreur», estime l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées, qui s'oppose au plan. «Les pouvoirs publics, par méconnaissance, ont envoyé cet animal au  casse-pipe  et sont responsables».

Un éleveur a déclaré : «Si l'ours avait été tué par un opposant, il y aurait eu un tollé et on aurait recherché les responsables»,  a-t-il poursuivi. «Faire venir des ours slovènes au nom de l'écologie et de la biodiversité est une erreur et un non-sens», a conclu Stéphane Lessieux.

Des menaces claires de la part des éleveurs

La République des Pyrénées 31 juillet 2006 (à propos de la battue contre Franska)
Le week-end prochain, ils [Les éleveurs] ont l’intention d’allumer à nouveau les mèches des pétards pour «renvoyer Franska à Bagnères». Uniquement des pétards ? «Les gars ne sont pas stupides, ils ne vont pas se balader avec un fusil en plein été. Mais dans un mois et demi, la chasse sera à nouveau ouverte et on ne sait pas ce qui peut se passer

Sud-Ouest 6 août 2006
Et ils [les bergers] se font menaçants : «Pour le moment, nous effrayons Franska avec des pétards, et nous sommes obligés de calmer des bergers qui parlent de monter avec des fusils», avertit l'un d'eux. Tant que l'ourse n'aura pas quitté la vallée, les éleveurs assurent qu'ils ne désarmeront pas.

Sud-Ouest 23 août 2006
Philippe Lacube assure vouloir continuer le combat d '«une autre façon». «Nous n'allons plus manifester pour risquer de passer au tribunal. On n'a pas voulu nous entendre, très bien; nous agirons sur le terrain en prenant nos responsabilités. Il serait illusoire de croire que l'affaire est classée et que nous nous inclinons. Le seul axe de négociation possible pour sortir du conflit est de regrouper tous les ours dans trois ou quatre vallées comme Orlu chez nous, en les enfermant dans de grands parcs clôturés de 8 000 hectares. On n'en est plus à ça près, au point de vue budget. Les laisser libres sur toute la chaîne est impossible. Les Pyrénéens l'empêcheront

La Dépêche-du-Midi, 23 août
Bernard Moules secrétaire général de la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles de Midi-Pyrénées aviat prévenu le 22 août : «Je ne sais pas aujourd’hui comment nous allons réussir à contenir leur colère. Ça va être difficile».

L'étrange mort de Palouma titre La Dépêche du MidiDes coïncidences troublantes qui font titrer la Dépêche du Midi ce 27 août: «L'étrange mort de l'ourse Palouma». Tant que la justice laissera faire, les éleveurs se croiront intouchables et les ours seront en danger.

Palouma: une fracture préalable?

Autopsie de Palouma par l'école vétérinaire de Toulouse: les résultats sont attendus

Le Nouvel obs reprend les paroles de Frédéric Decaluwe, ingénieur adjoint de l'équipe ours à l'école vétérinaire de Toulouse où le cadavre a été amené pour une autopsie a déclaré samedi soir : «Aucune information ne permet de déterminer si la mort de l'ourse Palouma est "accidentelle ou non. Le corps est en relatif bon état et après un examen rapide, celui-ci ne présente aucune trace de balle. Nous avons constaté une fracture ouverte du fémur mais d'autres fractures ne sont pas à exclure L'autopsie doit permettre de dater le décès et de déterminer si la fracture a eu lieu avant ou après

Les informations contenues dans le collier émetteur devraient permettre de localiser le lieu exact de sa mort. Le cadavre a été aperçu vendredi soir par des randonneurs dans des éboulis au pied d'une barre rocheuse. Ils se sont rendus samedi matin à la gendarmerie de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) pour signaler leur découverte.

«L'origine de la mort serait a priori accidentelle. On suppose qu'il est tombé de cette barre rocheuse», avançait-on samedi après-midi au ministère de l'Ecologie. L'ourse Palouma avait été de nouveau localisée vendredi en fin de matinée près du site escarpé où elle a été retrouvée morte, a indiqué Frédéric Decaluwe. « mais nous ne savons pas si le plantigrade était encore vivant à ce moment-là », a-t-il précisé. La mort pourrait dater de plusieurs jours.

Nous saurons donc bientôt si Palouma avait une fracture avant sa chute. Il s'agirait d'un élément nouveau. Si c'est le cas, cette fracture devait gêner la marche et perturber l'équilibre de l’ourse Palouma. Restera alors à trouver ou à comprendre l'origine de cette fracture préalable à la chute.

26 août 2006

Mort de l'ourse Palouma qui tombe d'une falaise

Communiqué du Cabinet de la Ministre de l'écologie et du développement durable - 26 août 2006

Mort d’un ours dans les Hautes-Pyrénées

La Ministre de l’Écologie et du Développement durable confirme la découverte d’un ours mort à proximité de la commune de Loudenvielle, à une altitude de 2800 mètres, dans le département des Hautes Pyrénées.

L’information avait été donnée dans la matinée par deux promeneurs, à la brigade de gendarmerie de Bagnères-de-Luchon (Haute Garonne).

Les premières investigations menées par les gendarmes concluent à une mort accidentelle. L’ours a été retrouvé en contrebas d’une barre rocheuse, sans trace suspecte apparente. La mort semble remonter à quelques jours. Il s’agit de Palouma, l’ourse en provenance de Slovénie qui avait été relâchée le 25 avril 2006 sur la commune de Burgalays.

La ministre a immédiatement demandé que la dépouille de l’animal soit transportée dans les plus brefs délais à l’École Vétérinaire de Toulouse. Le Procureur de la République a prescrit, dans le cadre de l'enquête ouverte par la gendarmerie nationale, une expertise de la dépouille de cet ours.

Palouma_transport

Les recherches effectuées vendredi pour localiser Palouma avait permis de la localiser dans ce vallon du Val Louron.

Décès vraisemblablement accidentel de l'ourse Palouma

Le corps de Palouma, l'un des cinq ours slovènes récemment réintroduits dans les Pyrénées françaises, « visiblement mort accidentellement », a été découvert vendredi soir près de Loudenvielle (Hautes-Pyrénées). La dépouille de l'ourse (la première ourse relâchée dans les Pyrénées françaises dans le cadre d'un plan de réintroduction le 25 avril à Burgalays) a été récupérée par la gendarmerie, samedi en milieu d'après-midi.

Le corps du plantigrade a été évacué par hélicoptère et remis à l'équipe de suivi de l'ours, chargée d'effectuer les premières constatations. «Il y a des fractures aux différents membres arrière et avant mais, sans une autopsie, nous ne pouvons pas nous prononcer précisément sur les causes de la mort», a indiqué Frédéric Decaluve, l'un des membres de l'équipe de suivi.

L'ourse «se trouvait en contrebas d'une barre rocheuse dans un endroit très escarpé», a précisé une porte-parole du ministère de l'Ecologie et du développement durable. La découverte, faite vendredi soir sur le territoire de la commune de Loudenvielle, a été signalée samedi matin à la gendarmerie de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne).

Averti par les gendarmes d'Arreau, le maire de Loudenvielle Michel Pélieu a précisé que Palouma, qui avait été lâchée le 25 avril sur la commune de Burgalays (Haute-Garonne), «a vraisemblablement dévissé sur une barre dominant le lac de Caillaouas».

Vendredi après-midi, l'équipe de suivi de l'ours, qui était sans nouvelles de Palouma depuis plusieurs jours, avait de nouveau établi un contact par l'intermédiaire du collier-émetteur équipant cette ourse, la localisant sur la commune de Loudenvielle.

Le lâcher de Palouma, l'une des quatre femelles réintroduites devait intervenir sur la commune proche d'Arbas (Haute-Garonne), mais avait dû se dérouler à Burgalays en raison de manifestations hostiles des opposants à ce plan. Philippe Lacube (ASPAP) avait fait irruption sur le lieu du lâcher quelques secondes avant l’ouverture de la cage.

Un ours retrouvé mort dans les Hautes-Pyrénées

Un ours qui pourrait être un des cinq plantigrades slovènes relâché dans les Pyrénées dans le cadre d'un programme de réintroduction a été retrouvé mort samedi, apprend-on au ministère de l'Ecologie.

Des randonneurs ont aperçu l'animal agonisant au pied d'une barre rocheuse et ont prévenu la gendarmerie, qui s'est rendue sur place, où l'ours était mort. "A priori, il s'agirait d'un accident", a-t-on déclaré à Reuters au ministère.

Le ministère attendait le résultat d'examens plus approfondis pour déterminer s'il s'agit d'un des cinq animaux slovènes. Environ une quinzaine d'ours "autochtones" vivraient dans les Pyrénées, selon le ministère.

Le programme de réintroduction s'est achevé le 22 août avec le lâcher d'un cinquième et dernier ours, Sarousse, une femelle de sept ans, sur la commune d'Arbas (Haute-Garonne). Les quatre autres ours slovènes ont été lâchés au printemps: Palouma le 25 avril, Franska le 28 avril, Hvala le 17 mai et Balou le 2 juin.

Le programme, qui vise à assurer "la pérennité d'une espèce protégée au niveau international et dont la survie était, à court terme, menacée sur notre territoire", a suscité une vive opposition des éleveurs et des chasseurs.

Source : Reuter

L'ourse Palouma n'avait pas été localisée la semaine passée. Les données GPS de son collier n'avaient pas été transmise par téléphone portable. Des recherches ont été effectuée vendredi et Palouma a été localisée dans un vallon reculé du Val Louron (Hautes Pyrénées). L'endroit de la découverte du corps de l'ours laisse penser qu'il s'agit de Palouma.

29 juillet 2006

Sébastien Dejean sur la piste de Palouma, ourse des Pyrénées

Dans les Pyrénées, l'homme a réintroduit l'ours, importé de Slovénie. Malgré l'opposition des éleveurs de brebis, la population croît lentement. Elle compte maintenant une vingtaine de sujets. Parmi eux, Palouma, jeune femelle de 3 ans.

Mais où est passée Palouma?

SAINT-GAUDENS - Trois jours qu'elle ne donne plus signe de vie. Sébastien Dejean n'est pas inquiet. «Elle doit se trouver dans un secteur qui n'est pas couvert par le réseau GSM», explique le jeune technicien, détaché auprès de l'Office national de la chasse. Comme les trois autres ours «slovènes» lâchés dans les Pyrénées au printemps, la jeune femelle est équipée d'un GPS et de deux émetteurs, reliés au réseau de téléphonie satellitaire. Cela permet à une «équipe technique» de les suivre en permanence. Via Internet, la population est informée. Rassurée. Ce n'est pas qu'ils soient dangereux, les ours des Pyrénées. S'ils croquent une brebis à l'occasion, ils ont plutôt tendance à fuir l'homme. Mais ainsi l'a voulu le ministère de l'Environnement.

La semaine dernière, Balou avait donné du fil à retordre à Sébastien. Aujourd'hui, le technicien va devoir partir à la recherche de Palouma. Une tâche moins fatigante que lorsqu'il faut crapahuter en montagne sur les traces de ceux qui n'ont ni émetteur ni balise GPS.

«Nous voulons aussi mieux comprendre leur mode de vie», justifie le jeune homme, passionné par la montagne et l'environnement. En Slovénie, une femelle vit sur un territoire de 60 000 hectares, un mâle sur environ 200 000 hectares. Mais en France? Animal solitaire, l'ours ne fréquente ses congénères que pour les besoins de la reproduction. Le rut a lieu en mai. Les femelles peuvent mettre bas jusqu'à trois oursons, à raison d'une portée tous les deux ans. «A la naissance, ils sont minuscules, environ 300 grammes. Vous vous rendez compte? Dix fois moins lourd qu'un bébé, alors qu'ils pèsent deux à trois fois le poids d'un homme!» En moyenne, un seul survit. Les maladies ne sont pas en cause. «Ce sont des animaux très joueurs, insouciants, qui s'exposent souvent à des accidents

Est-il arrivé quelque chose de ce genre à Palouma?

Sébastien va tenter de le savoir en retrouvant sa trace. Au volant de sa petite C3, direction le massif de Burat, dans la vallée de la Garonne. C'est là que l'ourse slovène a été remise en liberté, en mai. «Comme les autres, elle découvre son territoire. Il lui faudra deux ans pour se l'approprier.» Pour cela, l'ours parcourt de grandes distances, jusqu'à 30 km en une nuit. «Au lever du soleil, il cherche un site où il passera la journée : un fourré, une caverne fraîche, le dessous d'un arbre déraciné.» L'obscurité venue, il se met en quête de nourriture : des racines, des tubercules, une fourmilière, un guêpier sauvage pour en dévorer les larves. A l'occasion, il ne dédaignera pas une charogne de chevreuil, de sanglier. «Il se régale aussi de baies: myrtilles, fraises des bois, framboises. Et, à l'automne, de glands, de chataîgnes, de noisettes... »

Car, au sortir de l'hibernation, messire Ours est maigre comme un coucou anorexique. Palouma, par exemple, ne pèse que 70 kg. Elle va en prendre une trentaine, avant d'aller piquer, en novembre, un roupillon de plusieurs mois, sans manger ni boire, avec juste, chaque jour, une petite sortie pour se dégourdir les pattes dans une semi-léthargie.

Pour le moment, c'est l'été et la jeune femelle n'en finit pas de sillonner la montagne. Pour la retrouver, Sébastien a pris un chemin pentu, réservé aux forestiers. Au dessous, la vallée de la Pique. Dans le lointain, le massif du Luchonnais. L'Espagne est toute proche. Le temps est splendide, on sent la chaleur qui monte. Soudain, de sa petite radio sortent des bip-bip, timides d'abord, puis bien nets. C'est elle. Mais où ? A 10h, Sébastien fait sa première halte. Il déplie une antenne directionnelle à laquelle il fait effectuer un lent mouvement à 360°, récepteur sur l'oreille. «Elle a l'air d'être par là», dit-il en désignant, en face, le versant gauche de la Pique. «Mais ce n'est pas sûr, car on peut travailler sur un écho.» Un deuxième arrêt, une demi-heure plus tard, confirmera qu'il avait raison de se méfier. En fait, Palouma se trouve derrière nous, sur un versant très escarpé de la Crête du Mail de l'Aigle, à environ 1300m d'altitude. A la troisième et dernière mesure télémétrique, le doute n'est plus permis. L'écho est fort et clair. Un relèvement à la boussole, quelques mesures sur la carte d'état-major et la voici localisée pour de bon, à seulement 500m de là, sur un petit replat qu'elle a choisi pour passer la journée. L'ourse a bon goût. L'endroit est splendide, planté de pins, de hêtres et de bouleaux, avec en dessous le murmure du Sarrouègère, un ruisseau où elle ira très certainement boire, la nuit venue.

«C'est très rare de l'approcher de si près», apprécie le jeune technicien de l'Office de la chasse. En six ans, il n'a vu les ours que cinq fois. Pas par manque de chance, mais pour une question de principe: dès qu'il a localisé l'animal, il s'éloigne systématiquement pour ne pas le déranger.

Marc MAHUZIER.

Source : Ouest France

03 juillet 2006

Le suivi des ours

Le suivi des ours relâchés et de leurs déplacements est possible grace aux moyens techniques de communication et de suivi. Chaque ours est équipé de dispositifs permettant de les suivre et de les localiser à intervalle régulier.

suivi des ours

Le suivi des ours avec une antenne VHF

Chacun des ours suivis possède un collier muni d’un émetteur VHF (ondes radios) et d’un GPS transmettant les données recueillies par satellite via le réseau de téléphonie mobile à l'équipe de suivi des ours (L'Equipe Technique Ours).

L'ours Balou, quant à lui, était pourvu d’un émetteur VHF, et d’un GPS dont les données ne pouvaient être récupérées que lorsque le collier se détacherait de l’animal (elles étaient stockées pendant ce temps).

Dans la nuit du 10 au 11 juillet, l'ours Balou a été capturé, puis relâché, pour être équipé du même dispositif de suivi des ours que les femelles relâchées. En plus du collier, chaque ours suivi porte un émetteur VHF intra-abdominal qui émet sur une fréquence différente de celle du collier.

Les émetteurs VHF, qui émettent en permanence, permettent, grâce à la télémétrie, de repérer les déplacements de l’ours pendant toute la durée de vie des piles, soit 1 an pour le collier et 2 à 3 ans pour l’émetteur intra-abdominal.

Le principe ? Un technicien se déplace sur le terrain, avec un récepteur et une antenne et capte le signal, y compris lorsqu’il est émis à plusieurs kilomètres. La qualité du signal dépend de l’emplacement de l’ours par rapport au récepteur.

Le suivi des ours par GPS identifie la localisation de l’animal toutes les trois heures et envoie un message sous forme de SMS via le réseau de téléphonie mobile classique (réseau Orange) toutes les cinq localisations. Le message est ensuite réceptionné sur un ordinateur, via un modem. A condition toutefois que les deux exigences indispensables au bon fonctionnement du GPS soient réunies :

  • quatre satellites, au moins, doivent être disponibles au moment de la localisation et
  • le réseau de téléphonie mobile doit couvrir la zone au moment de l’envoi du message.

Si les satellites ne sont pas disponibles, il n’y a pas de localisation et en cas d’absence de réseau, le collier garde en mémoire le SMS et le transmet plus tard. Les données GPS peuvent ainsi être absentes pendant quelques jours, avant d’être reçues plus tard toutes en même temps.

Premiers résultats du suivi des ours

Grâce à l’émetteur VHF, pendant les six premières semaines qui ont suivi chaque lâcher, cinq localisations télémétriques par semaine ont été effectuées en moyenne pour chaque ours suivi permettant d’analyser leur acclimatation dans le massif. Depuis, le suivi des ours est assuré par trois localisations par semaine qui sont réalisées en routine. Les données GPS sont, quant à elles, récupérées en différé, avec une à deux journées de retard en moyenne.

L’ensemble de ces données est actuellement exploité grâce à des logiciels de Systèmes d’Information Géographique. Ces logiciels permettent la réalisation de cartes, disponibles sur le site Internet du Ministère de l'écologie, aux rubriques Loc’Hebdo Ours et Actualité Ours. Les localisations sont également diffusées tous les jours sur un serveur vocal (05 62 00 81 10).

Les premiers résultats du suivi des ours montrent des déplacements spécifiques à chaque animal.

Carte localisation et suivi des oursCliquez sur la carte de localisation et de suivi des ours pour l'agrandir.

  • Suivi de l'ourse Franska - L’ourse Franska a réalisé de grandes transversales d’Est en Ouest entre la région de Bagnères-de-Bigorre, le Val d’Azun, l’Espagne, la Vallée d’Aure en Hautes-Pyrénées et la Vallée d’Ossau dans les Pyrénées-Atlantiques. Au début juillet, elle se trouve à la frontière entre les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques.
  • Suivi de l'ourse Palouma - Palouma, quant à elle, est restée près de son site de lâcher, dans la vallée de Luchon en Haute-Garonne, en effectuant des déplacements du Nord au Sud.
  • Suivi de l'ourse Hvala - Hvala est partie très rapidement après son lâcher en Espagne. Elle a effectué quelques allers-retours entre la Haute-Garonne et le Val d'Aran.
  • Suivi de l'ours Balou - Quant à l’ours Balou, il a été repéré le lendemain de son lâcher sur la commune d’Urau en Haute-Garonne. Puis des traces d’ours ont été découvertes le 7 juin à Auribail en Haute-Garonne, à une trentaine de kilomètres au sud de Toulouse. Depuis le 22 juin, il était localisé dans le piémont ariégeois, d’abord sur la région de Sainte Croix Volvestre puis un peu plus à l’est sur le massif de Plantaurel. A l’occasion du changement
    de son collier, il a été relâché sur la commune de Bagnères de Luchon le 11 juillet.

Frédéric Decaluwe, Équipe technique ours

Source : Empreinte Ours n°1 - Lettre d'information semestrielle de l'Etat sur le programme de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées.

26 avril 2006

Palouma a été lâchée hier à Burgalays vers 22 heures

Burgalays. Le lâcher de l'ourse Palouma a finalement été effectué le 25 avril 2006 vers 22h00 sur la commune de Burgalays (Haute-Garonne), a annoncé mardi soir le ministère de l'Ecologie.

Premier lâcher reporté

Sur le site d'Arbas, Nelly Olin avait vainement tenté d'obtenir l'arrêt de la manifestation auprès du président de l'ASPAP : Philippe Lacube. La ministre lui a indiqué que «sa porte» était ouverte tandis que M. Lacube dénonçait à nouveau le «manque de concertation».

Prévu à Arbas en Haute-Garonne, le lâcher avait dû être suspendu en raison d'une manifestation de quelques dizaines d'opposants à la réintroduction d'ours dans les Pyrénées françaises. Venus par petits groupes après plusieurs heures de marche dans la montagne, ils s'étaient positionnés dans la journée en face du site du lâcher.

Arrivée de l'oursee_ourse_palouma_arbasJuste avant que le convoi n'arrive au village d'Arbas, dont les accès étaient filtrés par les forces de l'ordre, une dizaine d'autres manifestants (dont Augustin Bonrepaux deputé PS et président du conseil général de l'Ariège) avaient brièvement réussi à le retarder en se couchant sur un pont à un kilomètre d'Arbas. Ils ont été fermement évacués.

Vers 19H30, alors que le lâcher se préparait, les opposants, dissimulés au milieu des arbres à quelques dizaines de mètres du couloir aménagé pour faire passer l'ourse à sa sortie du camion, ont commencé à manifester bruyamment en  poussant des cris, agitant des clochettes et faisant exploser quelques pétards pour effrayer la première des cinq ours slovènes à rejoindre les Pyrénées françaises.

Après cette obstruction, le véhicule dans lequel se trouvait Palouma, une ourse de 4 à 5 ans capturée dans la nuit de lundi à mardi en Slovénie, était reparti vers une destination inconnue. A 21h, Palouma était en « sécurité et à l'abri, entourée de spécialistes » dans un « endroit tenu secret ».

« ... comme des ânes, des imbéciles »

Au cours d'une conférence de presse organisée peu avant 21h avec le préfet de Haute-Garonne, Nelly Olin a exprimé son indignation face à l'action « d'une poignée» d'opposants « irresponsables » qui n'ont jamais participé à la concertation.

Palouma_couchee_1 Elle s'est dite « profondément choquée » par leur « manque de volonté de dialogue », leur « manque de respect » de la volonté de la population d'Arbas. « Si nous avions lâché l'ours, ils l'auraient tué », a même affirmé la ministre, expliquant que des « coups de feu » avaient été entendus. « Il est évident qu'il y aura une enquête, nous n'allons pas en rester là », a-t-elle également précisé, parlant de suites judiciaires contre les personnes qui sont allées dans la montagne empêcher le lâcher.

Tout en rappelant un long travail de concertation qui a abouti à un « plan raisonné et raisonnable », Nelly Olin a précisé que le plan ours n'était « pas remis en cause », et que les quatre autres ours prévus seraient relâchés dans les mêmes conditions « dans la transparence ». « Je ne céderai pas à la pression et je continuerai la concertation, comme pour le loup », a-t-elle assuré.

«J'ai honte de cette manifestation indigne, de ces gens qui se comportent comme des ânes, des imbéciles, nous devons suspendre l'opération mais cet ours sera lâché et nous ne renoncerons pas à notre plan de renforcement de la population ursine », avait déclaré la ministre de l'Ecologie Nelly Olin, faisant état de « plusieurs interpellations ».

Lâchée en toute discrétion

Palouma a ensuite été relâchée vers 22h en toute confidentialité et loin des caméras. Seuls les deux techniciens de l'équipe spécialisée accompagnaient l'ours femelle pour cette opération-discrétion. « L'ourse était en pleine forme et a couru vers la forêt », a déclaré une porte-parole du ministère.

Réaction de François Arcangeli, maire d'Arbas et de l'ADET

Le maire d'Arbas, François Arcangeli avait déclaré: « il y a un plan B, l'ourse devrait être lâchée ailleurs dans les minutes ou les heures qui viennent. » Plus tard, le maire d'Arbas déclarait : « C'est une triste journée, c'est une péripétie de plus mais notre détermination reste entière », avant de s'interroger sur une telle opposition, et avançant qu'en Italie, 10 ours avaient été réintroduits dans un climat bien plus pacifique.»

A l'annonce du lâcher à Burgalays, Alain Reynes, directeur de l'association Pays de l'Ours-Adet (association pour le développement économique et touristique des Pyrénées), a fait part de sa joie. «Je suis ravi, il y a une ourse de plus dans les Pyrénées. Le but de la journée est atteint, je n'ai aucun regret».

Palouma a enfin retrouvé la liberté à Burgalays

Palouma_inspection_veterinaireL'ourse Palouma, a quatre ans et pèse 83 kilos. Elle avait été capturée lundi soir en Slovénie. Palouma a subi des examens sanguins et un traitement antiparasitaire en injection musculaire. Anesthésié à la capture, l'animal a ensuite été transporté jusqu'en France dans un camion spécifique contenant une cage circulaire. Elle est maintenant pyrénéenne et à la recherche d'un père pour ses oursons.

Burgalays, comme Arbas fait partie des quatre communes pyrénéennes volontaires pour accueillir cinq nouveaux ours, qui viendront renforcer une population de 14 à 18 bêtes. Arbas, enthousiaste, avait prenommé son ourse Palouma, en référence au massif de Paloumère dans lequel l'ourse devait être lâchée mardi soir et qui désigne aussi localement la colombe, symbole de paix.

Palouma avait fait le voyage dans le plus grand confort, un camion à conteneur cylindrique pour éviter toute blessure, spécialement conçu avec réserve d'eau, climatisation, caméras vidéos. Avant de retrouver le grand air, elle a été marquée à l'oreille et munie d'un radio-émetteur au collier qui signalera sa position pendant deux à trois ans par satellite. Une fois la batterie vide, ce collier spécial de 300 grammes s'éjectera de lui-même.

Questions sur l'ASPAP et sur la publicité des futurs lâchers

Il est permis de se poser des questions sur l'avenir de l'ASPAP dont plusieurs membres sont déjà convoqués par la justice après le saccage d'Arbas. Les interpellations d'aujourd'hui discréditent encore plus l'Association soutenue par Augustin Bonrepaux. Vont-ils en rester là et enfin cesser leurs gesticulations ridicules?

Après un tel comportement scandaleux, on pouvait penser que les annonces des prochains lâchers seraient faites le lendemain :  plus simple et plus discret, mais Nelly Olin tient à la transparence. Pas de changements prévus...

Bonne nuit aux ours et à ceux qui les défendent.

25 avril 2006

L'ASPAP perturbe le lâcher de Palouma : Nelly Olin est en colère

Palouma : des opposants anti-ours mobilisés autour d’Arbas (Haute-Garonne)

Plusieurs dizaines de manifestants anti-ours attendaient mardi en fin d’après-midi l’arrivée de l’ourse slovène Palouma aux abords d’Arbas (Haute-Garonne), a-t-on appris de sources concordantes. Les manifestants, a-t-on précisé, étaient bien décidés à entraver le lâcher de ce premier spécimen destiné au renforcement de la population d’ours dans les Pyrénées.

Palouma_transportA la différence de la ministre de l’écologie Nelly Olin, accueillie vers 15 heures par le préfet de Haute-Garonne et deux escadrons de gendarmerie (environ 150 hommes) les opposants n’ont pu avoir accès au village de 247 habitants où l’ourse doit être lâchée, dans une zone proche du massif forestier.

Les opposants étaient décidés à faire beaucoup de bruit, a-t-on appris auprès d’autres manifestants, qui ont barré un pont où devait passer le convoi, à un kilomètre avant le village.

Augustin Bonrepaux en première ligne

"Il faudra nous passer sur le corps", déclarait Augustin Bonrepaux, deputé (PS) et président du conseil général de l’Ariège à la tête d’une dizaine de militants anti-ours. "Nous demandons qu’on laisse les habitants de la montagne travailler et vivre en paix, ce qui sera de moins en moins possible avec l’ours", a-t-il ajouté.

Peu après 19H00, ces opposants, dont M. Bonrepaux, se sont effectivement couchés sur la chaussée à l’arrivée du convoi, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont été fermement évacués par les forces de l’ordre, et le convoi a pu arriver sur le site du lâcher à 19H20.

Philippe Lacube et les extrémistes de l'ASPAP se mettent devant l'ours

Lacube_aspap_lacher_arbas_paloumaPhilippe Lacube sort du bois.

Une cinquantaine d’autres manifestants sont disséminés dans la montagne dans la zone des crêtes (vers lesquelles l’ourse devrait se diriger) pour tenter de perturber le lâcher, a-t-on appris auprès du lieutenant-colonel Thierry Orosco, commandant du groupement de gendarmerie de Haute-Garonne.

"Je comprends les craintes des éleveurs, mais je ne comprends pas l’insulte et la menace" déclarait un peu plus tôt Nelly Olin en évoquant la manifestation des anti-ours qui avaient bombardé de poches de sang la mairie d’Arbas le 1er avril en s’en prenant vivement au maire François Arcangeli (PS) candidat pour accueillir l’ourse.

Le lâcher de Palouma est suspendu, colère de Nelly Olin

Le lâcher de l’ourse slovène Palouma a été suspendu mardi soir à Arbas en raison d’une manifestation de quelques dizaines d’opposants, a constaté un journaliste de l’AFP.

La ministre de l’Ecologie, Nelly Olin a évoqué la mise en oeuvre d’"un plan dont je ne peux pas révéler la teneur". Dénonçant "la bêtise humaine, une manifestation indigne, inacceptable", elle a ajouté : "cet ours sera lâché". Dans son entourage, on a indiqué sans autre précision : "on va le mettre en sécurité pour un moment". Alors que les trois autocars qui avaient conduit sur le site du lâcher les personnalités, la presse et des habitants d’Arbas s’apprêtait à regagner le village et que la manifestation se poursuivait, la ministre a indiqué que "plusieurs interpellations" avaient déjà été effectuées.

Vers 19H30, alors que le lâcher se préparait, les opposants, au nombre de quelques dizaines, cachés au milieu des arbres à quelques dizaines de mètres du couloir aménagé pour faire passer l’ourse à sa sortie du camion, avaient commençé à manifester bruyamment. Ils ont poussé des cris, agité des clochettes et fait exploser quelques pétards. L'ASPAP se ridiculise une fois de plus.

L'ourse Palouma, la première ourse slovène devrait être relachée ce soir à Arbas, au pied de la montagne de Paloumère ou ailleurs...

Palouma, l'ourse capturée en Slovénie et dont le transfert est en cours par la route, devrait être relâchée mardi soir aux abords de la commune d'Arbas (Haute-Garonne), annonce le ministère de l'Ecologie.

Palouma_ourse_slovene_arbasCette nouvelle introduction d'ours bruns dans les montagnes sera une "manœuvre version grand luxe", selon les propos de Janez Kastelic, du ministère slovène de environnement. Il veut dire par là que tout est prévu dans les moindres détails pour que les plantigrades soient capturés sans stress, que leur transfert s'effectue sans dommage et, enfin, que le lâcher se réalise sans problème dans chacune des communes pyrénéennes volontaires.

Le lieu exact et l'heure du lâcher de l'ourse slovène Palouma ont été tenus secret, en raison des tensions qui opposent depuis des semaines écologistes et éleveurs, ces derniers accusant les ours bruns vivant dans les Pyrénées de s'attaquer à leurs brebis.

Dans l'entourage de la ministre de l'Ecologie, Nelly Olin qui devait se rendre sur place en fin de journée, on estime que l'ourse Palouma sera lâchée entre 18h00 et 21h00.

Palouma, qui signifie "colombe" en occitan, est introduite en France dans le cadre d'un programme de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées.

Afin de pérenniser l'espèce, quatre ourses et un ours provenant de Slovénie doivent y être introduits cette année. Le plan prévoit le lâcher de quatre femelles et d'un mâle en Haute-Garonne et dans les Hautes-Pyrénées, départements qui se sont portés volontaires pour les accueillir.

La population d'ours bruns des Pyrénées est composée aujourd'hui de 14 à 18 individus sur l'ensemble du massif. Lundi, la préfecture de l'Ariège a fait savoir que l'un de ces plantigrades, prénommé Boutxy, serait éloigné à partir de mercredi des habitations par des "tirs d'effarouchement" effectués par des agents de l'Office national de la chasse.

Boutxy est accusé par des éleveurs d'avoir tué trois brebis depuis la fin mars. L'objectif des tirs non létaux est de corriger un comportement jugé inadéquat, précise la préfecture. Cet ours mâle est le fils de Melba, une ourse slovène réintroduite dans les Pyrénées en juin 1996 et abattue un an plus tard par un chasseur.

Palouma, bienvenue en Pyrénnées !

Plusieurs années de travail et enfin, la première récompense. Merci à l'ADET, aux maires des communes des lâchers et à tous les bénévoles ou spécialistes qui oeuvrent dans l'ombre à la sauvegarde de la popualation d'ours des Pyrénnées. Merci aussi aux éleveurs et bergers qui ont compris l'intérêt de cohabiter avec l'ours. Longue vie et descendance à Palouma.

L'ASPAP et Bonrepaux sont là pour perturber le lâcher de Palouma, un jeu du chat et de la souris

Augustin Bonrepaux, Philippe Lacube, Olivier Ralu, les éleveurs et opposants habituels à l'ours sont là. Ils crapahutent dans la montagne et le brouillard pour perturber le lâcher. Pétards, trompettes, un baroud d'honneur, des adolescents en colère.

Au journal de 20 heures, TF1 annoncait que Palouma sera relâchée ailleurs, plus discrètement. La nuit va t-elle être longue à Arbas?  Les membres de l'ASPAP utilisent les mêmes méthodes violentes. Il va donc falloir un jour les arrêter. Merci au Ministère de l'Ecologie et à Nelly Olin de résister à tant de conneries. Palouma attendra encore un peu dans son camion. Celà lui ouvrira l'appétit !

Nelly Olin reste ferme

Présente à Arbas, la ministre de l'Environnement Nelly Olin a redit l'importance d'un renforcement de la population ursine pour la pérennité de l'espèce. Selon elle, il y a 14 à 18 ours présents dans les Pyrénées, auxquels vont s'ajouter les cinq nouveaux importés de Slovénie, dont quatre femelles pour que les ours se reproduisent.

Nelly Olin : « On verra l'évolution. Si cela suffit, on arrêtera là les réintroductions », a-t-elle dit. Bien que refusant de parler avec des opposants à la réintroduction qui voulaient venir à Arbas, Mme Olin a dit « comprendre l'inquiétude des éleveurs» et être »prête encore à travailler sur le pastoralisme ».

Interrogée sur l'éventualité que des opposants à la réintroduction tuent le ou les ours réintroduit(s), la ministre a assuré, en espérant que « l'irresponsabilité n'irait pas jusque là », qu'elle serait « la première à porter plainte ».

Trois bus avec plus de 100 personnes et une partie de la presse sont partis vers 18h45 sur le lieux du lâcher au-dessus d'Arbas. Un peu plus tôt, des élus opposés à la réintroduction de l'ours se sont allongés sur la route à l'arrivée du convoi l'amenant sur place, pour manifester leur opposition à sa réintroduction, avant d'être délogés par les forces de l'ordre.

Stéphane Lessieux, porte-parole de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées (ASPAP), a dénoncé « le manque d'attention porté aux arguments contre la réintroduction de l'ours ». Une demande officielle de moratoire au président de la République a par ailleurs été déposée vendredi dernier et le mouvement des anti-ours va diffuser un « manifeste pyrénéen contre les réintroductions d'ours slovènes ».

23 avril 2006

Palouma, l'ourse d'Arbas

Palouma_deplacement"Palouma", c'est le nom qui a été choisi par les maires des communes candidates aux lâchers d'ours pour la première ourse qui sera lâchée à Arbas.

Palouma : La paloma es un ave domesticada que provino de la paloma silvestre y de la que hay muchas variedades o castas, que se diferencian principalmente por el tamaño o el color. Cuando todavía es joven se le conoce como «pichón».

Palouma est le nom de la palombe ou du pigeon ramier. Un symbole de paix. Bienvenue à Arbas, Palouma.