OLIN Nelly

21 décembre 2007

M..., le paradoxe ursin

par Etienne Hugues BOYER
Lundi 6 novembre 2006

Etienne Hugues Boyer : Je n'ai pas la prétention d'avoir la science infuse, et je suis prêt à accepter tous les arguments possibles sur tous les sujets pour lesquels j'ai une opinion tranchée. Après, je ne garantis pas que je changerai de point de vue à chaque coup. Là, pour le sujet qui nous intéresse, j'ai mis longtemps à me décider. Je ne vais pas me positionner en tant que partisan ou réfractaire à l'ours (même si je suis pour une réintroduction raisonnée et raisonnable), mais je voulais juste tenter de réveiller la polémique, et river son clou à M.

Vendredi 3 novembre 2006, je suis tombé sur un article du Sud-Ouest. Je ne pouvais pas passer à côté vu mon passif pour le moins houleux avec la protagoniste principale, M., une bergère ossaloise de ma connaissance s'y plaignait de ne pas avoir pu parler à la télé dans une émission de Stéphane Bern sur son sujet de prédilection : l'ours. (Lire l'article de Sud-Ouest et la prose pyréniaise de Louis Dollo à ce sujet). Elle y était invitée avec entre autre, Nelly Olin, la ministre UMP de l'écologie.

La bergère soupçonnait la ministre d'avoir fait pression auprès de la production ou du journaliste afin de l'empêcher de s'exprimer, car elle l'avait, il y a quelques temps, interpelée sévèrement sur le sujet. (NDLB: lire le compte-rendu de la rencontre M. / Nelly Olin lors des automnales du Pays de l'ours à Arbas ci dessous).

Stéphane Bern a furieusement démenti l'accusation. Et probablement dit-il la vérité (moi qui, à mon humble niveau, connais bien les pressions dont sont capables les politiques de tous poils, je me permets d'émettre un petit doute, quand même); mais si toutefois la bergère ne faisait pas une crise de paranoïa aigüe (tout est possible paraît-il...), je pense que Mme Olin a raté une bonne occasion de lui rendre la monnaie de sa pièce.

Pourquoi donc ? Tout simplement parce que si je conçois que certains bergers en colère soient vraiment et régulièrement en contact avec l'ours (ils sont relativement peu nombreux, et sont quand même bien indemnisés par l'Europe en cas d'attaque ursine avérée; ils peuvent aussi recevoir des aides afin de prévenir ces attaques, etc.), je ne conçois pas qu'on puisse se présenter comme la Jeanne d'Arc des anti-ours tout en vivant (très bien) de sa renommée fauvesque séculaire.

En effet, comment peut-on passer son temps à cracher sur la réintroduction de cette pauvre bête (je parle de l'ours des Pyrénées) en voie d'extinction alors qu'on ne l'a jamais vue de sa vie, ni même rencontré l'ombre d'une de ses crottes? Comment peut-on dans le même temps tout faire pour attirer les touristes sur les lieux d'estives avec des images d'Epinal et de vraies fausses expériences personnelles impliquant l'animal ?

Le voilà le paradoxe ursin, l'incohérence flagrante, (l'hypocrisie ?) de certains militants anti-ours; et encore, je ne parle pas de la virulence des propos de leurs homologues hauts-souletins, dont les brebis n'ont pourtant pas vu un poil de cul d'ours depuis plus de 50 ans !

Le voilà l'argument qui tue, que Mme Olin aurait pu utiliser pour remettre cette bergère agressive comme un essaim de frelons en rut à sa vraie place, au lieu de lui faire couper la chique par la technique. Si tant est que l'ossaloise ait sciemment été censurée...

Etienne Hugues BOYER
Brevet professionnel responsable d'exploitation agricole
Etés 1998 et 1999 : Estives en montagne en vallée d'Ossau, AFARPA
Correspondant local de presse, journal Sud-Ouest Béarn et Soule

Maddé Maylin et Nelly Olin aux Automnales du Pays de l'Ours 2005

Par Baudouin de Menten

Aux automnales du Pays de l'ours à Arbas, j'ai assisté de très près aux manœuvres effectuées par M.M. pour infiltrer la "garde rapprochée" de Nelly Olin, alors que les ultra pastoraux chantaient des chansons "pastorales" et faisaient faire fortune au tenancier de la buvette installée sur la place.

Sous une pluie battante, les auteurs dédicaçaient leurs livres sur l'ours dans une tente installée devant la mairie : Farid Benhammou présentait "Vivre avec l'ours" et "L'ours, les 4 vérités", Yves Salingue "La quête de l'Ours" et Stéphane Carbonnaux "Le cercle rouge", son livre sur le gypaète barbu.

Maddé Maylin, la "Brigitte Bardot" du pastoralisme faisait mine de s'intéresser aux livres sur l'ours. Surpris mais aimable, Farid Benhammou à discuté de longues minutes avec Maddé Maylin, toute sucre. Nous n'avons pas compris de suite pourquoi la farouche opposante à l'ours s'intéressait longuement à ses auteurs et à leurs livres favorables aux plantigrades et à la cohabitation. A la table d’à côté, je discutais avec Yves Salingue de sa quête de l'Ours et m'occupait comme bénévole du réapprovisionnement du stand en livres.

Maddé Maylin et Nelly Olin aux Automnales du Pays de l'Ours 2005 à Arbas

Nelly Olin en grande discussion avec Maddé Maylin et Farid Benhammou dans la tente "livres" des Automnales du Pays de l'Ours, Arbas 2005 (Photo ADET)

En réalité, Maddé Maylin ne s'intéressait pas du tout aux livres sur l'ours. Elle s'était positionnée là, devant la table en attendant de se retrouver nez à nez avec la ministre qui passait de stand en stand. Quand Madame Nelly Olin est entrée, on a compris de suite, mais trop tard. Nous avons cru naïvement que Maddé Maylin cherchait à se cultiver sur le plantigrade !

La douce bergère en manque de lecture s'est transformée en militante sauvage, bondissant sur la ministre de l'Ecologie qui s'est demandée qui était cette femme qui l'agressait verbalement. Je ne serais pas étonné que Nelly Olin s'en soit souvenue sur le plateau de l'émission de Stéphane Bern à Paris et aie rendu à Maddé Maylin la monnaie de sa pièce. A maline, maline et demi.

La bergère en question, Maddé Maylin est "secrétaire générale" du "Comité de défense contre la réintroduction de l'ours" (siège social à la mairie de Laruns) qui est membre de la "Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne des Pyrénées-Atlantiques" elle même membre de l'ADDIP "Association pour le développement durable de l’Identité des Pyrénées". Les Pyrénées sont pleines de poupées russes.

02 février 2007

Nelly Olin va t-elle faire appel dans l'affaire Cannelle ?

Le 4 octobre 2005, la buvette publiait des extraits d'une interview de Nelly Olin...

Vendredi, les journalistes du « Journal du dimanche » interviewaient Nelly Olin, la ministre de l'écologie et du développement durable, de retour de Slovénie où elle a conclu vendredi un accord pour que cinq ours, de préférence femelles, soient prélevés dans les massifs slovènes afin de gagner dès le printemps prochain les Pyrénées centrales et atlantiques.

Nelly Olin confirme que le ministre de l'agriculture prépare un plan d'accompagnement en faveur du pastoralisme, mais aussi qu'elle sera intraitable en cas de drame : "Chaque ours tué sera remplacé", annonce-t-elle, précisant "qu'elle n'exclut pas de faire appel dans l'affaire Cannelle, si la peine ne me paraît pas appropriée".

Vous rappellez vous Madame la Ministre ? La peine du chasseur qui a tué Cannelle vous semble t-elle appropriée ? Qu'allez vous faire maintenant ? C'est le moment...

25 janvier 2007

OPEDER grands prédateurs et CEPEDER : définitions

OPEDER grands prédateurs : Opération de protection de l'environnement dans les espaces ruraux relative à la protection des troupeaux contre les grands prédateurs : loups, ours et lynx

Arrêté du 25 juillet 2006 relatif à l'opération de protection de l'environnement dans les espaces ruraux portant sur la protection des troupeaux contre la prédation.

J.O n° 184 du 10 août 2006 page 11894 texte n° 26

Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, le ministre de l'agriculture et de la pêche et la ministre de l'écologie et du développement durable,

Vu le règlement (CE) n° 1257/1999 modifié du Conseil du 17 mai 1999 concernant le soutien au développement rural par le Fonds européen d'orientation et de garantie agricole (FEOGA), ensemble le règlement d'application (CE) n° 817/2004 du 29 avril 2004 de la Commission ;

Vu le règlement (CE) n° 796/2004 de la Commission du 21 avril 2004 portant modalités d'application de la conditionnalité, de la modulation et du système intégré de gestion et de contrôle prévus par le règlement (CE) n° 1782/2003 du Conseil du 29 septembre 2003 établissant des règles communes pour les régimes de soutien direct dans le cadre de la politique agricole commune et établissant certains régimes de soutien en faveur des agriculteurs ;

Vu la décision de la Commission européenne C (2000) 2521 en date du 7 septembre 2000 modifiée approuvant le plan de développement rural national (PDRN) ;

Vu le code rural, notamment le livre III ;

Vu le code de l'environnement, notamment les articles L. 414-1 à L. 414-3 ;

Vu le décret n° 2004-762 du 28 juillet 2004 relatif aux opérations de protection de l'environnement dans les espaces ruraux,

Arrêtent :

Article 1 : Conformément à l'article 1er du décret du 28 juillet 2004 susvisé, il est créé une opération de protection de l'environnement dans les espaces ruraux relative à la protection des troupeaux contre les grands prédateurs : loups, ours et lynx (OPEDER grands prédateurs).

Cette OPEDER met en oeuvre la mesure de « prévention des attaques de grands prédateurs sur les troupeaux », dont le cahier des charges figure au paragraphe 9.3.9.8 du plan de développement rural national susvisé et qui comprend différentes options visant à favoriser le gardiennage renforcé des troupeaux, la présence permanente et accrue de chiens de protection, le regroupement des troupeaux et l'usage de filets et clôtures.

L'OPEDER grands prédateurs est mise en oeuvre à travers des contrats de protection de l'environnement dans les espaces ruraux de prévention des attaques de prédateurs sur les troupeaux (CPEDER relatif à la protection des troupeaux contre les attaques des grands prédateurs).

Les options souscrites dans les CPEDER grands prédateurs sont définies en fonction des caractéristiques de la présence des prédateurs, de l'élevage et des pratiques de l'éleveur afin d'obtenir une meilleure protection possible des troupeaux contre la prédation.

Article 2 : Le préfet arrête la liste des communes ou parties de communes où l'OPEDER grands prédateurs s'applique. A cet effet, il prend en compte le document de suivi des prédateurs proposé par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). L'arrêté détermine les zones où la prédation sur le cheptel domestique a été constatée une ou plusieurs fois au cours des trois dernières années, appelées « premier cercle », et les zones où des actions de prévention sont nécessaires du fait de l'arrivée possible de grands prédateurs pendant l'année en cours, appelée « deuxième cercle ».

Sont exclues du premier cercle les communes qui y sont situées, dans lesquelles n'a été constaté aucun indice de présence depuis au moins quatre années consécutives et qui relèvent de pratiques pastorales homogènes. Peuvent également être exclues du premier cercle les parties de communes répondant à ces conditions et dont la localisation rend le risque de prédation négligeable. Toutefois, peuvent être incluses dans le premier cercle les communes ou parties de communes qui sont enclavées entre des communes ou parties de communes répondant à la définition du premier cercle.

L'arrêté est révisé annuellement, au plus tard le 28 février, si le territoire d'activité des prédateurs a évolué.

Article 3 : Le CPEDER grands prédateurs n'est pas exclusif des autres soutiens publics accordés aux exploitants agricoles.

Article 4 : Peuvent conclure un CPEDER grands prédateurs les personnes visées aux 1° et 2° de l'article 2 du décret du 28 juillet 2004 susvisé ainsi que, conformément au 4° du même article, les associations foncières pastorales et les groupements pastoraux ayant en charge des troupeaux ovins et caprins dès lors que ces personnes, associations ou groupements exercent au moins trente jours de pacage dans le premier ou deuxième cercle.

Article 5 : Le CPEDER grands prédateurs est conclu pour une durée de cinq ans lorsque le souscripteur exerce son activité de pâturage dans le premier cercle pendant au moins trente jours, et pour une durée d'un an dans le cas contraire.

Article 6 : Lorsque le CPEDER est conclu pour une durée de cinq ans :

6.1. Les options de la mesure de « prévention des attaques de grands prédateurs sur les troupeaux » dont le cahier des charges figure au paragraphe 9.3.9.8 du plan de développement rural national susvisé peuvent toutes être souscrites.

6.2. Le bénéficiaire s'engage à mettre en oeuvre la protection de son troupeau selon les modalités et pendant une durée révisables annuellement, en fonction de la taille de son troupeau et de son parcours pastoral.

6.3. Le bénéficiaire s'engage également à maintenir un nombre moyen d'animaux de plus d'un an présents dans son troupeau sur cinq ans supérieur ou égal à 75 % du nombre d'animaux de plus d'un an déclaré en première année.

6.4. Si le bénéficiaire passe moins de trente jours dans les premier et deuxième cercles pendant une ou plusieurs années, sa confirmation annuelle ne donne lieu à aucun engagement spécifique pour les années considérées et aucune aide n'est versée pour les années considérées au titre du contrat.

6.5. Si le bénéficiaire passe moins de trente jours dans le premier cercle une ou plusieurs années, aucune aide n'est versée pour les années considérées pour l'option de gardiennage renforcé.

Article 7 : Lorsque le CPEDER est souscrit pour une durée d'un an :

7.1. L'option de gardiennage renforcé n'est pas accessible.

7.2. L'éleveur s'engage à mettre en oeuvre la protection de son troupeau selon les modalités et pendant la durée correspondant à la taille de son troupeau et à son parcours pastoral.

Article 8 : Les soutiens sont attribués pour l'ensemble d'un troupeau défini comme une unité de conduite, en contrepartie des engagements souscrits.

Le troupeau correspondant au regroupement du cheptel de plusieurs éleveurs est ainsi considéré comme un seul troupeau pour la période où il est ainsi regroupé. Sur cette période de regroupement, un seul contrat de protection de l'environnement dans les espaces ruraux peut être conclu au titre du troupeau. En dehors de cette période de regroupement, les éleveurs peuvent souscrire un contrat individuel.

Les montants correspondant à chaque option figurent dans le cahier des charges relatif à la mesure de protection des troupeaux contre la prédation qui figure au paragraphe 9.3.9.8 du plan de développement rural national susvisé.

Les montants des aides au gardiennage sont calculés en fonction du temps pendant lequel le troupeau est dans le premier cercle. Sont exclues les périodes où le troupeau reste en bergerie de manière permanente.

Le montant maximum des aides attribuées par troupeau dans le cadre d'un contrat de protection de l'environnement dans les espaces ruraux (déduction faite du montant de l'aide relative à l'analyse de vulnérabilité) est de :

  • 5 000 EUR/an pour la catégorie de troupeaux de 50 à 150 animaux ;
  • 7 500 EUR/an pour la catégorie de troupeaux de 151 à 450 animaux ;
  • 12 500 EUR/an pour la catégorie de troupeaux de 451 à 1 200 animaux ;
  • 13 500 EUR/an pour la catégorie de troupeaux de plus de 1 201 animaux.

Dans les départements des Alpes-Maritimes, des Alpes-de-Haute-Provence et du Var, ces montants maximum sont augmentés de 25 % pour les troupeaux qui passent plus de huit mois à l'herbe.

Pour les associations foncières pastorales et les groupements pastoraux, ces plafonds ne s'appliquent que pour les troupeaux de taille comprise entre 50 et 150 animaux.

Le montant de la rémunération est calculé sur la base de 80 % des surcoûts, manques à gagner ou dépenses, sauf dans les sites Natura 2000 (pSIC-proposition de site d'intérêt communautaire, SIC-site d'intérêt communautaire, ZPS-zone de protection spéciale) où ce taux est porté à 100 % si le troupeau se trouve sur ce site pendant l'intégralité de la durée mentionnée au 2 de l'article 6 ou au 2 de l'article 7.

Article 9 : La catégorie de taille du troupeau est déclarée chaque année par le bénéficiaire. Elle est calculée en multipliant le nombre d'animaux de plus d'un an par un coefficient fixé à 1, à 1,4 ou à 1,7 par le préfet en fonction de la proportion d'agneaux présents dans le troupeau en première année.

Pour l'application du premier alinéa, le nombre d'animaux de plus d'un an est validé sur la base des déclarations de transhumance établies auprès des directions départementales des services vétérinaires ou, pour les éleveurs ne sortant pas de leur commune, sur la base de la déclaration de la prime à la brebis et d'une déclaration de l'éleveur pour les caprins ou d'une attestation délivrée suite à une visite sur place par le préfet.

Pour l'application du premier alinéa, la proportion d'agneaux dans le troupeau est établie sur la base de la déclaration de transhumance ou, pour les éleveurs ne changeant pas de commune, sur la base du cahier de pâturage de l'année précédente ou, à défaut, du cahier d'agnelage.

La durée du pâturage dans le premier ou deuxième cercle est calculée sur la base du cahier de pâturage dûment complété par le bénéficiaire de l'aide.

Article 10 : Le paiement des aides est assuré par le Centre national pour l'aménagement des structures des exploitations agricoles (CNASEA).

Le versement des aides est annuel en application du règlement (CE) n° 1257/1999 du 17 mai 1999. Il s'effectue sur présentation des pièces justificatives demandées.

Toutes les pièces justificatives doivent être transmises dès le départ du troupeau des communes situées à l'intérieur du premier ou du deuxième cercle au plus tard le 15 janvier de l'année suivant l'année de l'engagement ou de celle de la confirmation annuelle d'engagement.

Article 11 : Les pièces constitutives du dossier de demande de contrat et les pièces nécessaires à son paiement sont fixées par instruction du ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales. Le préfet peut fixer une liste de pièces complémentaires nécessaires dans le cadre de la politique pastorale de son département.

Les dossiers d'engagement ou de confirmation annuelle d'engagement sont déposés entre le 1er février et le 15 mai. Pour 2006, les dossiers sont déposés jusqu'au 31 juillet et les engagements souscrits pour l'option gardiennage sont pris en compte pour l'année civile considérée.

Article 12 : Des contrôles administratifs et sur place sont effectués pour vérifier le respect des conditions requises pour l'octroi des soutiens.

Le contrôle administratif est exhaustif. Il s'effectue lors de la demande de contrat et à réception de toute pièce justificative. Nonobstant le respect des obligations mentionnées à l'article 2 du décret du 28 juillet 2004 susvisé, le contractant justifie chaque année, auprès du préfet, du respect de ses engagements pris dans le cadre de l'OPEDER grands prédateurs.

Les contrôles sur place portent chaque année sur au moins 5 % des bénéficiaires d'un CPEDER grands prédateurs. Ces contrôles portent sur la totalité des engagements et des obligations relatives au CPEDER objet du contrôle, qu'il est possible de contrôler au moment du contrôle sur place.

Article 13 : En application de l'article 6 du décret du 28 juillet 2004 susvisé, les subventions peuvent être réduites ou supprimées en cas de non-respect partiel ou total des engagements.

13.1. Pour l'option de gardiennage renforcé, un écart de quantité défini comme le rapport exprimé en pourcentage entre la quantité en anomalie et la durée de pâturage effectivement réalisée dans le premier cercle est déterminé.

La quantité en anomalie au sens du premier alinéa est la différence entre le nombre de jours de gardiennage renforcé déclarés effectués dans le premier cercle dans le cadre d'une demande de paiement et la durée de pâturage effectivement réalisée dans le premier cercle.

Si l'écart est inférieur ou égal à 20 %, l'agriculteur n'est pas pénalisé.

Si l'écart est inférieur ou égal à 50 % et supérieur à 20 %, l'agriculteur est tenu de rembourser les sommes indûment perçues, augmentées des intérêts au taux légal, et de verser les pénalités établies au niveau de l'écart constaté.

Si l'écart est supérieur à 50 % de la quantité déterminée, l'agriculteur est tenu de rembourser la totalité de l'aide perçue, augmentée des intérêts au taux légal.

13.2. Pour chacune des autres options de l'OPEDER, le non-respect de l'engagement entraîne la suspension du versement de l'aide prévue pour cette option.

Si le cahier de pâturage n'a pas été rempli sur l'ensemble de la période pour le premier ou le deuxième cercle, le versement de l'aide relative à l'option gardiennage renforcé est également suspendue.

13.3. Si le nombre d'animaux de plus d'un an constaté en contrôle administratif ou en contrôle sur place est tel que le résultat de sa multiplication par le coefficient mentionné au premier alinéa de l'article 9 est supérieur de plus de 3 % au seuil supérieur ou inférieur de plus de 3 % au seuil inférieur de la catégorie de taille du troupeau déclarée dans la demande d'aide par le bénéficiaire, le paiement de l'aide est suspendu pour l'année en cours.

13.4. Les sanctions définies aux points 13.1, 13.2 et 13.3 du présent article concernent l'année du constat de manquement. S'il est établi que le manquement porte également sur des années antérieures, alors, pour ces années, ce manquement est pris en compte et la sanction correspondante définie aux points 13.1, 13.2 et 13.3 du présent article est due pour ces années considérées et augmentée des intérêts légaux.

13.5. Lorsque le cumul de plusieurs options est exigé par le cahier des charges de l'opération de protection de l'environnement dans les espaces ruraux relatif à la protection des troupeaux contre la prédation, le non-respect des engagements d'une de ces options entraîne le non-paiement du montant de l'aide pour l'année considérée.

13.6. Pour les CPEDER d'une durée initiale de cinq ans, le nombre moyen d'animaux de plus d'un an est calculé au terme des cinq années de contractualisation. Si ce nombre moyen est inférieur de plus de 25 % au nombre d'animaux de plus d'un an déclaré en première année et correspond, après application du coefficient mentionné au premier alinéa de l'article 9, à une catégorie de taille de troupeau inférieure à celle déclarée en première année, le bénéficiaire est tenu de rembourser les sommes indûment perçues pendant les années où il a bénéficié des modalités de l'aide attachées à une catégorie de taille de troupeaux supérieure à sa catégorie moyenne, augmentées des intérêts au taux légal.

13.7. Pour les CPEDER d'une durée initiale de cinq ans, l'omission de dépôt d'une confirmation annuelle conduit à un remboursement par le bénéficiaire de l'ensemble des sommes perçues au titre du CPEDER, augmentées des intérêts au taux légal. Le cas échéant, la confirmation annuelle peut ne donner lieu à aucun engagement spécifique pour l'année.

13.8. Pour les CPEDER d'une durée initiale de cinq ans, si le bénéficiaire ne maintient pas en sa possession et en bon état de santé ou de fonctionnement les chiens et le matériel acquis au titre de la mesure, pendant la durée du contrat, il doit rembourser les sommes perçues correspondantes, augmentées des intérêts légaux.

13.9. Le montant total des remboursements ne peut pas excéder le montant de la totalité des aides perçues.

13.10. Les modalités de remboursement en cas de paiement indu sont conformes aux dispositions de l'article 73 du règlement (CE) n° 796/2004 susvisé.

13.11. Si la cohérence de l'engagement est remise en cause du fait de l'importance des engagements non respectés, le préfet peut le résilier.

Article 14 : En application de l'article 7 du décret du 28 juillet 2004 susvisé, les circonstances concrètes qui pourront être prises en considération dans les cas individuels sont notamment :

  • un dérochement de plus de 10 % des effectifs du troupeau ;
  • la mort d'un chien de troupeau suite à un accident ou à une maladie.

Les cas de force majeure doivent être notifiés par l'exploitant ou son ayant droit dans un délai de dix jours ouvrables.

Article 15 : En application de l'article 8 du décret du 28 juillet 2004 susvisé, les circonstances concrètes qui pourront être prises en considération dans les cas individuels sont notamment :

  • une impossibilité avérée d'embaucher une personne compétente pour le gardiennage du troupeau, ainsi que la démission inopinée d'un berger ou d'un assistant ;
  • des circonstances climatiques particulières nécessitant une adaptation des durées de pâturage.

Ces circonstances doivent être notifiées par l'exploitant ou son ayant droit dans un délai de dix jours ouvrables.

Article 16 : Dans le cas où le bénéficiaire ne peut pas continuer les engagements souscrits du fait que les surfaces pastorales exploitées font l'objet d'une intervention publique d'aménagement ou de restauration, des mesures sont prévues pour adapter les engagements à la nouvelle situation de l'éleveur. Si une telle adaptation s'avère impossible, l'engagement prend fin sans qu'un remboursement soit exigé.

Article 17 : Lorsqu'un agriculteur bénéficiaire d'un contrat de protection de l'environnement dans les espaces ruraux relatif à la protection des troupeaux contre la prédation cède une partie substantielle de son troupeau à un repreneur déjà titulaire d'un CPEDER, un nouveau contrat est établi pour le cédant et le repreneur dans les conditions dictées par la nouvelle taille du troupeau et pour une durée correspondant au contrat précédent ou à cinq ans si le cédant bénéficiait d'un contrat pluriannuel.

Article 18 : L'arrêté du 28 juillet 2004 relatif à l'opération de protection de l'environnement dans les espaces ruraux portant sur la protection des troupeaux contre la prédation ainsi que les arrêtés modificatifs des 26 juillet 2005 et 5 août 2005 sont abrogés.

Article 19 : Le directeur du budget du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, le directeur de la nature et des paysages du ministère de l'écologie et du développement durable et le directeur général de la forêt et des affaires rurales du ministère de l'agriculture et de la pêche sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 25 juillet 2006.

06 janvier 2007

La DDEA succède à la DDE et la DDAF

Le décret relatif à la fusion des directions départementales de l'équipement (DDE) et des directions départementales de l'agriculture et de la forêt (DDAF) dans 8 départements a été publié au Journal officiel du 30 décembre 2006.

Dans les départements de l'Ariège, de l'Aube, du Cher, du Loir-et-Cher, du Lot, des Yvelines, du Territoire de Belfort et du Val d'Oise, la DDE et la DDAF sont fusionnées en un seul service déconcentré qui prend le nom de direction départementale de l'équipement et de l'agriculture (DDEA). Cette nouvelle organisation est entrée en vigueur au 1er janvier 2007.

Cette fusion s'inscrit dans le cadre de la réforme de l'Etat menée par Premier ministre. Elle vise à développer les synergies entre des structures oeuvrant dans des domaines proches et complémentaires. Les DDE et les DDAF interviennent en effet dans de nombreux secteurs communs tels que l'aménagement et la gestion territoriale, l'appui aux territoires et aux collectivités locales les plus fragiles, la gestion des situations de crise. Elles exercent également, pour le compte du ministère de l'Ecologie et du Développement durable, d'autres missions environnementales portant sur la prévention des risques naturels ou technologiques, l'eau, l'air, le bruit ou les milieux naturels.

Véritable service technique de proximité, la DDEA sera plus lisible et plus accessible pour les usagers. Cette expérimentation est préparée depuis janvier 2006 par le ministère des Transports, de l'Equipement, du Tourisme et de la Mer, et le ministère de l'Agriculture et de la Pêche, en lien avec le ministère de l'Ecologie et du Développement durable. Plusieurs groupes de travail thématiques ont été constitués dans le cadre d'un dispositif d'accompagnement porté par les 3 ministères, en liaison avec les 8 départements concernés.

Une évaluation de la fusion dans ces 8 départements sera réalisée en 2008 afin de décider d'une éventuelle extension du dispositif.

Je ne le sent pas trop bien moi... et vous ?

28 décembre 2006

Jean Lassalle au tribunal, poursuivi pour diffamation par Nelly Olin, la suite (B de Menten)

Poursuivi pour diffamation par le ministre de l'Écologie, Jean Lassalle est passé le jeudi 21 décembre à 17 heures devant le tribunal de Pau. Le débat sur l'ours rejaillit devant le tribunal de grande instance. Le député UDF Jean Lassalle comparaît pour répondre de propos diffamatoires prononcés en juin dernier à l'encontre de Nelly Olin, la ministre de l'Écologie.

C'est l'un des dictons préférés de Jean Lassalle, député UDF des Pyrénées-Atlantiques déclare Le Monde : "Derrière des histoires d'ours, il y a souvent des histoires d'hommes." C'est aussi, en substance, la défense que Jean Lassalle a présentée. Le député risque jusqu'à 45 000 euros d'amende.

Dans un entretien accordé à La République des Pyrénées daté 3-4 juin, Jean Lassalle avait qualifié la réintroduction d'ours slovènes dans la région «d'un viol qui devrait être puni comme tel». «Madame Olin doit démissionner», avait-il ajouté. «Ses méthodes sont indignes du rôle qui devrait être le sien. On est en face d'une attitude vichyste qui rappelle le régime policier de la pire période». et dénoncé «l'attitude vichyste» de Mme Olin.

La virulence de la formule n'a pas manqué d'être dénoncée : «J'ai été blessée et choquée», a écrit Nelly Olin à son collègue Pascal Clément, le Garde des sceaux, en lui annonçant sa décision de porter l'affaire devant la justice car, estimait-elle, «à travers l'attaque personnelle qui m'était destinée, c'est la République qui a été outragée». La ministre s'est immédiatement constituée partie civile, démarche rare de la part d'un membre du gouvernement contre un parlementaire.

Entendu au mois d'août par un officier de police judiciaire, Jean Lassalle a déclaré «assumer tous ses propos. Ce qui ne l'a pas empêché de préciser sa pensée sur les termes "viol" et "vichystes". Ayant appris qu'un des membres de la famille de Mme Olin avait été déporté, Jean Lassalle a tenu à dire qu'il s'inclinait devant la mémoire de cette personne, «et de tous ceux, fort nombreux dans notre région, qui ont eu à connaître ces atrocités

Par contre, Jean Lassalle a justifié son attaque contre les réintroductions d'ours en dénonçant «une dérive injustifiable du bon fonctionnement de nos institutions». Le député n'accepte pas en effet que l'on «vienne blanchir sa conscience écologique sur le dos des Pyrénéens» ( "le blanchiement des consciences", "le viol des Pyrénées" et "La réintroduction doit être un acte d'amour" sont quelques unes des formules chocs préférées du chanteur parolier béarnais) lorsque l'on est - selon lui - incapable d'organiser le «trafic maritime mortel qui se déroule depuis des décennies au large d'Ouessant» ou encore de régler «le problème posé par la pollution des camions dans la vallée du Rhône ou sur l'axe Paris-Bordeaux-Madrid». Jean Lassalle se positionne donc en champion de l'écologie et de la "dépollution du trafic des camions", ce qui en a fait sourire plus dans la vallée du tunnel du Somport.

Jean Lassalle estime que les décisions prises à propos de l'ours «réduisent à néant tous les efforts faits dans ce sens» et auxquels il a consacré de nombreuses années en tant que président de l'IPHB. Nelly Olin serait donc responsable de la débacle des objectifs non atteints de la coûteuse Institution Patrimoniale du haut Béarn ? L'art de retourner les choses en sa faveur est maitrisé de main de maître par le député chanteur adepte expérimenté de la rhétorique anti-environnementale dénoncée par Laurent Mermet dans son étude détaillée du fonctionnement de l'IPHB.

Selon lui, toute une région est prise "en otage" tandis que des mesures très onéreuses sont prises pour assurer la surveillance de quelques "animaux" «dans des vallées moribondes" ». Chose qu'il entend continuer à dénoncer, la main sur le coeur, du haut de sa montagne enchantée, mais moribonde ! Quel talent d'opérette, j'ai à l'oreille le refrain "Je suis le chevalier blanc"...

Aux yeux de Jean Lassalle, il est légitime de se demander s'il n'y a pas plus urgent de soigner les maux écologiques dont souffre la planète et déclare «Oui, madame la présidente, je déclare ici que mobiliser 300 militaires des gardes mobiles pour lâcher nuitamment un ours s'assimile à un viol des populations non consentantes de nos montagnes [...]. Et que cela me rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.»  Scoup, Jean Lassalle va-t-il signer le pacte écologique de Nicolas Hulot, ou est-ce encore des ronds dans l'eau ? Les 300 agents réquisitionnés pour empoigner son ami Augustin Bonrepaux vautré sur la route d'accès à Arbas et pour surveiller et contenir les manifestants violents de l'ASPAP (Association pastorale financée par le conseil général de l'Ariège dont le président est ... Augustin Bonrepaux qui juge Nelly Olin "méprisante") ont été utiles à Arbas.

Selon Me Jean-Pierre Casadebaig, l'avocat de Jean Lassalle : son client n'a pas attaqué la ministre ad nominem. Il aurait seulement employé des termes «au pire excessifs» pour «qualifier une politique inqualifiable, imposée aux montagnards par la force militaire». On croirait que Sylvester Stalone a débarqué en hélicoptère dans les Pyrénées. C'est la guerre et personne n'en parle.

L'avocate de Nelly Olin, Me Florence Raoult, estime au contraire que le délit de diffamation est parfaitement constitué : accusant Nelly Olin de viol de la montagne, l'élu des Pyrénées-Atlantiques lui «impute un crime passible des assises». Et il la «blesse particulièrement» avec le mot de «vichyste», le père de la ministre «ayant lui-même eu à subir une déportation». Ce à quoi Jean Lassalle répond qu' «un député de la République a le droit d'interpeller comme il l'entend une ministre de la République. A force de parler le politiquement correct, nos électeurs ont le sentiment de n'être plus représentés. Ils s'abstiennent ou votent pour les extrêmes. Je dis donc les choses comme je les ressens». "Politiquement correct", après sa grêve de la faim à l'assemblée nationale, est ce que cette expression a le même sens dans la bouche de Jean Lassalle que dans celle du reste des français ? J'en doute.

Ce procès n'est qu'un rebondissement d'une longue et tumultueuse relation entre la ministre et le député. Quand Nelly Olin arrive au gouvernement, il n'y a plus d'ours femelle en France et la survie de l'espèce dans le pays est menacée. Nelly Olin décide alors d'introduire cinq animaux avant avril 2006, notamment dans la vallée d'Aspe, en Béarn, le fief de Jean Lassalle, sa chasse gardée, ses terres.

Fils, petit-fils, arrière-petit-fils et frère de berger, berger lui-même dans ses jeunes années, Jean. Lassalle est aussi président de l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB), un syndicat mixte qui devait gérer localement la protection de la nature, du pastoralisme et de l'ours. Le bilan catastrophique de l'IPHB est résumé à la buvette en une seule image.  Mais Jean Lassalle, avec de grands effets de manches s'en tient à la dénonciation de «l'immense escroquerie politique» produite par le ministère de l'Ecologie. «Il y avait déjà les paradis fiscaux pour laver l'argent sale , développe-t-il. Ce ministère invente le paradis vert pour nettoyer les consciences trop chargées en carbone. On lâche un ours dans les Pyrénées et il faudrait croire que la biodiversité est rétablie et que la couche d'ozone est rebouchée.» Quant au fonctionnement déviant de l'IPHB, il sert de modèle aux grandes écoles : ce qu'il ne faut pas faire pour être efficace.

Nelly Olin et Jean Lassalle prônent "une cohabitation harmonieuse avec l'animal". Nelly Olin finance la cohabitation avec le pastoralisme (sur le budget de l'écologie) et la protection de l'ours, Jean Lassalle a laissé la population d'ours se réduire à peau de chagrin en Béarn, espérant sans doute la voir s'éteindre de sa belle mort, non sans répendre la manne financière de l'IPHB sur ses administrés et électeurs choyés. 10% de la somme était consacrée réellement à l'ours. Maintenant il ne reste plus que des ours mâles en Béarn. L'extinction viendra bien toute seule, sauf si les ourses relâchées par Nelly sont attirées par la jeunesse et les phéromones de Mohican, le petit de Cannelle, présent sur le massif de Sesque.

Le 4 octobre 2005, agacé que la ministre ait critiqué son action en Béarn, Jean Lassalle riposte. Il a été désigné par son groupe pour intervenir sur les questions de nuisances sonores. De son propre aveu, il n'y connaît rien (Celà n'a pas d'importance, s'il fallait s'y connaitre pour gérer les dossiers, celà se saurait). L'occasion est trop belle. Nelly Olin est conseillère générale du canton de Garges-lès-Gonesse Est, à côté de l'aéroport de Roissy et du Bourget. Il en profite pour l'attaquer sur son bilan. Mais la ministre a du répondant : "Je n'ai pas de leçon à recevoir de la part de ceux qui n'habitent pas cette ville." L'altercation se poursuivra dans la rue.

Depuis lors, leurs échanges vigoureux à l'Assemblée nationale sont réguliers. Jean Lassalle harcèle de courriers Nelly Olin, s'oppose systématiquement à ses demandes de concertation. Elle s'accroche à l'introduction des d'ours, et le 31 juillet, annonce au député qu'elle ne renouvellera pas les subventions à l'IPHB. Le solde de celles de 2006 viennent d'être payées. L'IPHB n'en menait pas large. A Pau, Nelly Olin s'est fait représenter. Le jugement a été mis en délibéré au 18 janvier 2007.

Jean Lassalle dit au sujet de sa grève de la faim : "Un artiste ne refait jamais deux fois le même numéro".  Pourtant, lors de l'annonce de la candidature de François Bayrou, dos aux Pyrénées, Jean Lassalle a à nouveau joué les chefs de choeur en entonnant son tube «Aqueras montanhas», repris timidement par la foule. Les non-Béarnais bougent les lèvres et font "lalala", avant de prendre leur revanche dans une plus classique marseillaise.  En Béarn comme à Charleroi, on a les députés qu'on mérite.

Baudouin de Menten

Compilation des articles du Monde, Sud-Ouest, Libé. J'en oublie sans doute un autre, et réactions de la buvette.

27 novembre 2006

Expérimentations sur le loup : Plus de tirs de loups en 2007. Un programme pas clair (Baudouin de Menten)

La ministre de l'écologie et du développement durable, Nelly Olin, et le Ministre de l'agriculture et de la pêche, Dominique Bussereau ont publié un communiqué sybillin. Son titre : "Gestion du loup en France, le gouvernement annonce préparer l'avenir " est un exemple type du langage opaque utilisé en politique. Exemple...

Le groupe national « loup » qui rassemble représentants des éleveurs, des associations et des élus impliqués par la gestion du loup, s'est réuni le 22 novembre. Selon le ministère de l'écologie, il a examiné les perspectives de la prochaine saison et notamment des pistes nouvelles pour la protection des troupeaux et la connaissance de l'espèce qui pourraient être expérimentées en complément des mesures existantes.

Après son retour spontané en 1992, le loup s'est installé dans les Alpes françaises et sa population, de l'ordre de 130 à 150 individus, a connu une croissance régulière. L'espèce est aujourd'hui en bon état de conservation en France. Le loup est en expansion généralisée en Europe. Mais la France a vécu, depuis 1992, une reconstitution de la population de cette espèce protégée sans équivalent ailleurs en Europe.

Les débats que suscite ce retour du loup sont à la hauteur de l'importance économique et sociale du pastoralisme dans les Alpes françaises, également sans équivalent ailleurs en Europe et de l'exigence du gouvernement de respecter scrupuleusement les engagements internationaux de la France, précise le ministère.

Les efforts des éleveurs pour protéger leurs troupeaux ont conduit dans les zones de présence permanente du loup à une protection très généralisée avec l'usage des chiens de protection, du gardiennage et du regroupement nocturne derrière des clôtures, ajoute le ministère.

Pour compléter ce dispositif et l'anticiper dans les nouvelles zones de présence du prédateur le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche mobilise ses moyens, tandis que le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable assure le suivi biologique et l'indemnisation des dégâts.

L'ensemble des actions entreprises dans le cadre du « plan d'action loup 2004-2008 » permet à la France de « disposer de références solides sur la protection » du loup. La première concertation transfrontalière sur la population commune avec l'Italie et la Suisse a d'ailleurs été engagée à l'initiative de la France, estime le ministère de l'écologie.

La ministre de l'écologie et du développement durable, Nelly Olin, et le Ministre de l'agriculture et de la pêche, Dominique Bussereau, ont par ailleurs demandé aujourd'hui aux préfets de conduire avec les groupes de concertation départementaux une réflexion visant à leur proposer des expérimentations pour la gestion du loup.

Il s'agit, toujours dans le strict respect de la directive « Habitats », de mieux tenir compte des situations locales, à la fois sur le plan biologique et sur le plan des contraintes pesant sur la protection des troupeaux. En effet la diversité des situations rencontrée dans l'arc alpin français est presque aussi grande que celle constatée en Europe.

Les réponses des préfets seront examinées début février par le groupe national loup. Le gouvernement arrêtera alors les 3 à 4 zones où une expérimentation facilitant la défense des troupeaux et l'intervention préventive pourra être essayée en 2007. Le protocole 2006 serait prolongé partout ailleurs.

Selon les propositions qui seront retenues, un dispositif de contrôle renforcé accompagnera la démarche. Les conditions objectives de ce contrôle seront déterminantes dans le choix des projets d'expérimentation retenus, conclu le ministère de l'écologie.

NDLB: Si quelqu'un qui sait lire entre les lignes parvient à trier le gris du gris, qu'il m'envoie la substantifique moëlle de ce message langue de bois qui dit tout et son contraire. Clarté quand tu nous tiens! Avec celà, vont-ils tirer des loups, protéger des loups, manger des brebis, lâcher les patous?  Va comprendre Charles comme dirait l'autre. Les associations agricoles publient, les associations favorables aux carnivores publient, mais les questions restent sans réponses. La suite plus tard, sans doute, mais vu la courbe de la population de canidés, et les orientations actuelles des décisions des préfets, il est bon de se souvenir que le loup est un animal strictement protégé. Strictement, strict, sans exception. En êtes-vous sûr?

23 novembre 2006

Gestion du loup en France : le gouvernement prépare l'avenir

Gestion du loup : Le groupe national « loup » qui rassemble représentants des éleveurs, des associations et des élus impliqués par la gestion du loup, s'est réuni le 22 novembre. Il a examiné les perspectives de la prochaine saison et notamment des pistes nouvelles pour la protection des troupeaux et la connaissance de l'espèce qui pourraient être expérimentées en complément des mesures existantes.

Après son retour spontané en 1992, le loup s'est installé dans les Alpes françaises et sa population, de l'ordre de 130 à 150 individus, a connu une croissance régulière. L'espèce est aujourd'hui en bon état de conservation en France.

Le loup est en expansion généralisée en Europe. Mais la France a vécu, depuis 1992, une reconstitution de la population de cette espèce protégée sans équivalent ailleurs en Europe.

Les débats que suscite ce retour sont à la hauteur de l'importance économique et sociale du pastoralisme dans les Alpes françaises, également sans équivalent ailleurs en Europe et de l'exigence du gouvernement de respecter scrupuleusement les engagements internationaux de la France.

Les efforts des éleveurs pour protéger leurs troupeaux ont conduit dans les zones de présence permanente du loup à une protection très généralisée avec l'usage des chiens de protection, du gardiennage et du regroupement nocturne derrière des clôtures.

Pour compléter ce dispositif et l'anticiper dans les nouvelles zones de présence du prédateur le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche mobilise ses moyens, tandis que le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable assure le suivi biologique et l'indemnisation des dégâts.

L'ensemble des actions entreprises dans le cadre du « plan d'action loup 2004-2008 » permet à la France de disposer de références solides sur la protection de cette espèce. La première concertation transfrontalière sur la population commune avec l'Italie et la Suisse a d'ailleurs été engagée à l'initiative de la France.

La ministre de l'écologie et du développement durable, Nelly OLIN, et le Ministre de l'agriculture et de la pêche, Dominique BUSSEREAU, demandent aujourd'hui aux préfets de conduire avec les groupes de concertation départementaux une réflexion visant à leur proposer des expérimentations pour la gestion du loup. Il s'agit, toujours dans le strict respect de la directive « Habitats », de mieux tenir compte des situations locales, à la fois sur le plan biologique et sur le plan des contraintes pesant sur la protection des troupeaux. En effet la diversité des situations rencontrée dans l'arc alpin français est presque aussi grande que celle constatée en Europe.

Les réponses des préfets seront examinées début février par le groupe national loup. Le gouvernement arrêtera alors les 3 à 4 zones où une expérimentation facilitant la défense des troupeaux et l'intervention préventive pourra être essayée en 2007. Le protocole 2006 serait prolongé partout ailleurs.

Selon les propositions qui seront retenues, un dispositif de contrôle renforcé accompagnera la démarche. Les conditions objectives de ce contrôle seront déterminantes dans le choix des projets d'expérimentation retenus.

Contacts presse au Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable :
Eva Quickert-Menzel - Tel : 01 42 19 11 68 - Fax : 01.42.19.11. 31
Contacts presse au Ministère de l'agriculture et de la pêche :
Sophie Geng - Tel : 01 49 55 59 74 - Fax : 01.49.55.40.39

Le gouvernement annonce donc qu'il va gérer le loup. Comprendre "gérer" par sortir les carabines au gros gibier. Dans sa réaction France Nature Environnement annonce un avis de gros temps pour les prédateurs.

La réaction de France Nature Environnement

Dans un communiqué du 24 novembre, les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture annoncent «préparer l'avenir» en prévoyant des «expérimentations pour la gestion du loup», ceci en se  prévalant de la réunion récente du Groupe national loup.

Pour le grand public, FNE propose une version synthétique des déclarations des ministères : le loup se porte bien dans notre pays ; les moyens de sa régulation vont être engagés ; les parties concernées par la concertation sur le sujet en sont d'accord.

Plusieurs points des déclarations ministérielles méritent des réponses et des précisions :

L'Etat ne recherche nullement par ces déclarations la recherche ou l'expérimentation de nouveaux moyens de protection des troupeaux, ni d’avancée scientifique : la «gestion» annoncée ne porte que sur une volonté de régulation du loup à travers l’expérimentation locale de nouveaux modes d’élimination du prédateur. La principale idée sous-jacente étant de réaliser des tirs avant même que des attaques ne se produisent et d’empêcher l'installation de l'espèce sur de nouveaux secteurs.

Pour FNE, loin de régler la question des attaques sur les troupeaux, le risque évident d'une telle pratique est l’éclatement des meutes constituées et l’accroissement des attaques sur troupeaux ; d’ailleurs, à ce jour, aucun des tirs réalisés n’a donné lieu à une baisse démontrée des attaques. Seule la mise en place de mesures de protection effectives ont donné des résultats positifs manifestes et mesurables, alors que les autorisations de tir sont de pures décisions politiques à destination d'une partie de l'opinion. Pour FNE, les tirs de défense peuvent être nécessaires en dernier recours mais ne constituent en aucun cas des outils usuels de prévention.

La population de loups française ne compte pas 130 à 150 individus mais plus vraisemblablement une centaine, dont une partie seulement est en état de se reproduire. Malgré la dynamique de cette jeune population, l’urgence et la responsabilité de l'Etat sont de lutter contre le braconnage et particulièrement les empoisonnements qui se développent et représentent une véritable menace pour l’ensemble de la faune sauvage.

En tant que membre du Groupe national loup, FNE demande à ce que cette instance ne serve pas d’alibi aux ministères concernés : à aucun moment, les associations de protection de la nature n’ont donné leur aval aux propositions faites, précisant au contraire leurs désaccords et leurs réserves quant aux nécessaires surenchères que ces propositions «d'expérimentations» allaient susciter.  De plus, et alors même que la saison 2006 a vu une baisse globale du nombre d'animaux domestiques victimes des attaques de loup, FNE condamne l'attitude de l'Etat qui projette des évolutions de dispositif pour 2007 sans avoir aucunement établi une évaluation de l'efficacité des mesures mises en oeuvre en 2006.

Le gouvernement français devrait pourtant entendre le signal donné par la majorité des pays siégeant au Comité permanent de la Convention de Berne qui, réunis ce 27 novembre sur une demande de la Suisse de déclassement de la protection du loup, ont voté pour le maintien de la protection du loup à l’annexe II de la Convention.

Face à cette situation, FNE demande au gouvernement de reprendre sa copie : ce dont la présence du loup et une possible co-existence des prédateurs avec les activités humaines ont besoin, ce n'est pas de perspectives de régulation, même si elles pourront légitimement se poser un jour, sans risque pour le bon état de la population de loups  : c'est d'abord de perspectives politiques clarifiées ! Quels prédateurs, à quelles conditions, dans quelles régions, à quelles échéances, avec quel accompagnement des activités agricoles de la part de la société ?  FNE est prête à prendre sa part dans ce débat, avec tous les acteurs concernés, de la profession agricole aux élus ruraux en passant par l'Etat.

Contacts presse FNE : Jean-David Abel : 06 77 04 23 30 - Mission loup FNE :          04 92 73 49 54      

26 août 2006

Mort de l'ourse Palouma qui tombe d'une falaise

Communiqué du Cabinet de la Ministre de l'écologie et du développement durable - 26 août 2006

Mort d’un ours dans les Hautes-Pyrénées

La Ministre de l’Écologie et du Développement durable confirme la découverte d’un ours mort à proximité de la commune de Loudenvielle, à une altitude de 2800 mètres, dans le département des Hautes Pyrénées.

L’information avait été donnée dans la matinée par deux promeneurs, à la brigade de gendarmerie de Bagnères-de-Luchon (Haute Garonne).

Les premières investigations menées par les gendarmes concluent à une mort accidentelle. L’ours a été retrouvé en contrebas d’une barre rocheuse, sans trace suspecte apparente. La mort semble remonter à quelques jours. Il s’agit de Palouma, l’ourse en provenance de Slovénie qui avait été relâchée le 25 avril 2006 sur la commune de Burgalays.

La ministre a immédiatement demandé que la dépouille de l’animal soit transportée dans les plus brefs délais à l’École Vétérinaire de Toulouse. Le Procureur de la République a prescrit, dans le cadre de l'enquête ouverte par la gendarmerie nationale, une expertise de la dépouille de cet ours.

Palouma_transport

Les recherches effectuées vendredi pour localiser Palouma avait permis de la localiser dans ce vallon du Val Louron.

Décès vraisemblablement accidentel de l'ourse Palouma

Le corps de Palouma, l'un des cinq ours slovènes récemment réintroduits dans les Pyrénées françaises, « visiblement mort accidentellement », a été découvert vendredi soir près de Loudenvielle (Hautes-Pyrénées). La dépouille de l'ourse (la première ourse relâchée dans les Pyrénées françaises dans le cadre d'un plan de réintroduction le 25 avril à Burgalays) a été récupérée par la gendarmerie, samedi en milieu d'après-midi.

Le corps du plantigrade a été évacué par hélicoptère et remis à l'équipe de suivi de l'ours, chargée d'effectuer les premières constatations. «Il y a des fractures aux différents membres arrière et avant mais, sans une autopsie, nous ne pouvons pas nous prononcer précisément sur les causes de la mort», a indiqué Frédéric Decaluve, l'un des membres de l'équipe de suivi.

L'ourse «se trouvait en contrebas d'une barre rocheuse dans un endroit très escarpé», a précisé une porte-parole du ministère de l'Ecologie et du développement durable. La découverte, faite vendredi soir sur le territoire de la commune de Loudenvielle, a été signalée samedi matin à la gendarmerie de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne).

Averti par les gendarmes d'Arreau, le maire de Loudenvielle Michel Pélieu a précisé que Palouma, qui avait été lâchée le 25 avril sur la commune de Burgalays (Haute-Garonne), «a vraisemblablement dévissé sur une barre dominant le lac de Caillaouas».

Vendredi après-midi, l'équipe de suivi de l'ours, qui était sans nouvelles de Palouma depuis plusieurs jours, avait de nouveau établi un contact par l'intermédiaire du collier-émetteur équipant cette ourse, la localisant sur la commune de Loudenvielle.

Le lâcher de Palouma, l'une des quatre femelles réintroduites devait intervenir sur la commune proche d'Arbas (Haute-Garonne), mais avait dû se dérouler à Burgalays en raison de manifestations hostiles des opposants à ce plan. Philippe Lacube (ASPAP) avait fait irruption sur le lieu du lâcher quelques secondes avant l’ouverture de la cage.

11 août 2006

Lassalle entendu par la gendarmerie d'Oloron-Sainte-Marie

Jean Lassalle a été longuement entendu hier matin à la gendarmerie d'Oloron dans le cadre de la plainte de Nelly Olin pour « diffamation publique envers un ministre »

Jean Lassalle : « Mon combat est politique »

Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le procureur de la République de Pau, à la demande du Garde des Sceaux, Jean Lassalle a été longuement entendu hier matin à la gendarmerie d'Oloron où s'étaient déplacés les enquêteurs de la Section de recherches de Pau. La ministre de l'environnement, Nelly Olin, souhaite en effet que le député de la vallée d'Aspe soit poursuivi pour « diffamation publique envers un ministre ». Cela vise les propos tenus le 2 juin dernier par Jean Lassalle à la sortie d'un conseil de gestion de l'IPHB (l'institution patrimoniale du Haut Béarn) qu'il préside. Le matin-même un quatrième ours, Balou, avait été lâché à Arbas en Haute-Garonne. Le député avait alors qualifié le plan de réintroduction de « viol » (lire Sud-Ouest du 3 juin) en comparant la méthode à celle du « régime de Vichy ». C'est selon l'entourage de la ministre cette dernière allusion qui a blessé Nelly Olin, dont le père a été interné durant cette période.

« J'assume »

« Les gendarmes voulaient savoir si j'ai bien dit tout cela, quand et à quelle occasion », expliquait hier Jean Lassalle. S'il « assume complètement » et reconnaît avoir tenu ces propos, il explique, comme il l'a fait devant les enquêteurs, qu'il ne s'agissait pas pour lui d'« être diffamant ou insultant » : « Je suis un député de la Nation. Je dénonce haut et clair ce que devrait faire la majorité des élus, une situation politique inacceptable », commentait hier Jean Lassalle.

« Blanchiment des consciences »

Le député aspois a ainsi lu aux gendarmes les trois pages d'argumentaires qu'il avait préparées pour sa défense. « Ce plan de réintroduction prend en otage l'ensemble d'une région. Il s'agit d'une vaste entreprise de blanchiment des consciences. Les bergers, eux, se sentent dans une situation étouffante. On ne peut plus se promener ou travailler dans la montagne sans tomber sur les gardes de l'ONF ou sur des gendarmes. Les bergers en sont arrivés à se cacher. Cela va bien au-delà de la question de l'ours », résume l'élu. « Ma démarche n'était pas diffamatoire. Il s'agit d'un combat politique. Le rôle du politique est de s'engager. Sinon, il n'a qu'à faire autre chose », conclut Jean Lassalle.

Source : Sud-Ouest

10 août 2006

Nelly Olin, Jean Lassalle et Martin

Plus d'infos sur la plainte de Nelly Olin contre Jean Lassalle

Le ministre de l'Écologie n'accepte pas d'être traitée de «vichyste» par le député UDF Jean Lassalle qui s'oppose à la réintroduction des ours dans les Pyrénées. Une plainte est déposée.

Retour sur le calendrier des grandes manoeuvres

D'après le figaro, « Après plusieurs mois de passe d'armes autour de la réintroduction de cinq ours dans les Pyrénées, elle n'a pas supporté les propos virulents tenus par Jean Lassalle au début du mois de juin. »

3-4 juin
Jean Lassalle, Nelly Olin et l'ours des PyrénéesJean Lassalle déclare dans La République des Pyrénées: « Mme Olin devrait démissionner. Ses méthodes sont indignes du rôle qui devrait être le sien ». Le député chanteur des Pyrénées-Atlantiques est «furieux contre les plantigrades», selon L'Éclair des Pyrénées. «On est en face d'une attitude vichyste qui rappelle le régime policier de la pire période

Le même jour, le Président de l'IPHB continue et en rajoute une couche. Jean Lassalle  qualifie de «viol» la réintroduction de l'ours contre l'avis des bergers. «C'est un viol et cela devrait être puni comme tel», avait-il assuré, avant de demander le retrait des quatre animaux lâchés dans les Pyrénées «de façon aussi illégitime

6 juin 2006
Augustin Bonrepaux vient d’être nommé « rapporteur » d’une « Mission d’information sur le coût administratif de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées ».  [NDLB: Ma maman m'a toujours dit que ce n'est pas beau de rapporter. Bonrepaux et moi, nous n'avons pas la même éducation. Papa disait lui qu'il est dangereux de se coucher sur les routes.] Le « rapporteur »a donc pris rendez-vous avec François Arcangeli, Président de l’ADET et maire d’Arbas pour retirer les comptes de l’association qui gère la réintroduction en Pyrénées Centrales. François Arcangeli, absent à cette date, tient absolument à accueillir «en personne» le député qui a soutenu ouvertement les membres de l’ASPAP qui sont venus saccager sa mairie  d'Arbas et à lui remettre les documents « en main propre ». La DIREN a informé l’ADET qu’elle devait mettre à disposition d’Augustin Bonrepaux 10 années de comptabilité. [NDLB: L'association FERUS est dans le même cas d'après mes infos.] Les grandes manoeuvres contrent Nelly Olin commencent.

8 Juin
Nelly Olin laisse un mois à L'IPHB pour rendre des comptes sur la gestion du dossier ours en Béarn et pour montrer ce que l'institution a fait et dépensé pour les ours.

28 juin
Furieux qu'une parisienne viennent fouiner dans la popote et les comptes de l'IPHB (sa chasse gardée, son jardin secret) et voyant la fin du financement par l'Etat de son bébé et tremplin électoral, Jean Lassalle réagit et dépose une proposition de résolution «tendant à la création d’une commission d’enquête visant à faire la lumière sur la chaîne de décision ayant abouti à la réintroduction en 2006 de quatre ours dans les Pyrénées et à évaluer le coût et l’efficacité des dispositifs engagés par les pouvoirs publics et les associations de protection de la nature en faveur de l’ours depuis quarante ans

De son côté, Nelly Olin, ministre de l'Écologie et du Développement durable, porte plainte contre Jean Lassalle pour ses déclarations des 3 et 4 juin.  « La référence à Vichy a profondément blessé Nelly Olin, dont le père a été interné à Drancy, souligne-t-on dans l'entourage du ministre. Pour elle, c'était la goutte d'eau qui fait déborder le vase.» Cette fois, Nelly Olin a choisi de porter la querelle devant les tribunaux, quitte à employer la procédure peu commune de «diffamation publique envers un ministre». Saisi par le garde des Sceaux, le procureur de la République de Pau a ouvert une enquête.

24 juillet 2006
Le ministre de la Justice a donné des instructions au parquet général de Pau «tendant à l'engagement de poursuites à la demande de Nelly Olin» pour «diffamation publique envers un ministre», a-t-on ajouté de même source.«Une enquête est en cours», a-t-on précisé à la Chancellerie

27 juillet
Augustin Bonrepaux rentre d'un «voyage de travail»  en Slovénie pour effectuer une « enquête financière sur le renforcement de la population d'ours » pendant que les 10 membres de l'ASPAP passaient devant le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens pour le saccage du village d'Arbas ou est situé l'ADET. Des peines sont requises (jusqu'à 4 mois de prison avec sursis).

1 août 2006
En application des articles 140 et suivants du Règlement de l’Assemblée nationale, il est créé une commission d’enquête de trente membres visant à faire toute la lumière sur la chaîne de décision ayant abouti à la réintroduction en 2006 de quatre ours dans les Pyrénées et à évaluer le coût et l’efficacité des dispositifs engagés par les pouvoirs publics et les associations de protection de la nature en faveur de l’ours depuis 40 ans.

4 Août 2006
« Les engagements du ministère pris en 1994 dans le cadre de la charte de l'IPHB sont devenus caduques. » Nelly Olin reprend la main, en annonce que l'Etat arrête le financement de l'IPHB et confie la gestion de l'ours en Béarn à la DIREN Midi-Pyrénées. « Je m'attendais, à ce que l'IPHB prenne part activement à la protection des espèces pyrénéennes… je constate qu'en 1995 on comptait 5 à 6 ours dans les Pyrénées-Atlantiques. À l'heure actuelle il ne subsiste que 4 individus mâles.»

8 août 2006
Jean Lassalle s'en prend aux financement des associations. L'élu aspois demande des comptes au ministère de l'écologie. Il dépose une question écrite à l'Assemblée nationale Question N° 101964. Il s'adresse à Nelly Olin en s'appuyant sur les conclusions d'un rapport de l'Inspection générale des finances de 2003 qui ne sont pas tendres à l'égard des contrôles de l'Etat sur ce type de financements publics. « Ce document accablant fait apparaître d'innombrables anomalies et irrégularités dans la gestion des dossiers et des subventions versées. Il est également révélateur d'un laxisme et d'une légèreté effrayante dont a fait preuve le ministère de l'écologie ». Il demande « la liste complète des associations subventionnées par le ministère, le montant du financement alloué à chacune d'entre elles et l'utilisation qui en a été faite, la nature détaillée de chaque opération et la situation financière de chaque association ».  C'est là que l'on ce rend compte qu'Augustin Bonrepaux (qui n'aura pas son IPA Institut Patrimonial de l'Ariège) se joint au combat de Jean Lasalle contre le ministère de l'écologie qui a mené le renforcement (presque) jusqu'à son terme. Même tremplin électoral à la clé pour les 2 seigneurs féodaux.

Voilà des mois que Jean Lassalle et Nelly Olin s'affrontent publiquement sur l'ours. Augustin Bonrepaux lui, attaque les mollets de Nelly Olin par derrière (les associations). Depuis sa prise de fonction, le ministre reproche au président de l'IPHB de ne pas assurer la mission qui lui est confiée (la gestion scandaleuse de l'IPHB)– l'organisme est subventionné par l'État pour protéger les ours. Le député s'élève de son côté contre le plan de renforcement de la population d'ursidés.

La plainte en justice

D'après un « Haut-fonctionnaire », passé notamment par l'école européenne de gouvernance, sur son blog: Il n'y a pas d'impunité ou d'immunité parlementaire. La liberté d'expression ne vaut que pour les propos en relation directe avec la fonction parlementaire: c'est ce que l'on appelle «l'irresponsabilité parlementaire». Elle ne vaut pas pour des déclarations qui ne sont pas liées directement avec le travail parlementaire: une déclaration homophobe dans la presse ou un meeting peuvent être poursuivies. Ce qui est original dans la situation que je décris est qu'un ministre demande la poursuite d'un député. Mais il y a peut-être des précédents historiques.

Sources : Le figaro, L'éclair des Pyrénées, Sud-Ouest, Le silence des lois, AFP

09 août 2006

Pascal Clément demande une enquête contre Jean Lassalle

Nelly Olin, ministre de l'écologie n'a pas apprécié certains propos du député jean Lassalle. Elle a saisi directement le Garde des Sceaux.

Une procédure exceptionnelle

Contrairement au quidam qui, lorsqu'il considère qu'il a été diffamé ou injurié, dépose plainte auprès du procureur de la République ou du Doyen des Juges d'Instruction, un ministre dans la même situation s'adresse pour sa part au Ministre de la Justice. C'est les Garde des Sceaux qui donne ensuite toute instruction utile au Procureur de la République territorialement compétent.

Dans cette affaire, Nelly Olin s'est donc adressée à Pascal Clément, lequel, au vu des propos tenus par le député Jeaan Lassalle, a demandé au Procureur de Pau, Eric Maurel, d'ouvrir une enquête.

Source : La République des Pyrénées

Ah ce que Jean Lassalle peut être maladroit tout de même. Les "grandes manoeuvres" et "la cabale" continuent. Pauvre homme, tout le monde lui en veut, sauf le spécialiste des ours.

Brêves de la salle (Lassalle)

J'ai retrouvé une petite perle journalistique qui m'avait échappé...

Les ours volent des culottes de dames sur les fils à linge: "C'est comme un viol pour les populations"

Ours_seinLe viol n'est plus loin. Mais que font Tintin et la Castafiore ? Un article sur les opposants au renforcment sur le tour de France.

" Plantigrades. (...) le matin, au village, le suiveur avait causé plantigrades avec son nouveau héros, le député Jean Lassalle, aussi maigre qu'un coureur cycliste depuis sa grève de la faim qui l'a fait connaître jusqu'au Japon.

Le député de la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques est contre l'introduction des ours. «Voyez-vous, c'est comme un viol pour les populations», dit-il d'une voix douce. Un viol ? C'est quand même scabreux, non ?

Ainsi l'ours serait lubrique. Il volerait des culottes sur le fil à linge pendant que ces dames ont le dos tourné. C'est bien ça ?

Le seul ours vu le long de la route avait la tête d'Antonin Magne avec son béret. Si l'ours est méprisé, le kangourou, lui, rayonne...."

Jean Louis Le Touzet
Libération du 13 juillet

Question scientifique: L'ours est-il bien membré ?  Augustin Bonrepaux peut-il répondre ? Et notre "spécialiste des ours"?

Daniel Schneidermann, chroniqueur «Médiatiques» a libération a répondu à une question d'internautes sur La Castafiore.

Brelos: Lassalle a aussi par son action médiatique réussi à faire passer ses idées. S'il n'avait pas utilisé les médias, aurait-il obtenu la même chose? Est-ce que le pouvoir politique est encore un pouvoir sans les médias?
Daniel Schneidermann: Poser la question c'est y répondre. Il est évident que si les caméras n'avaient pas été braqués en permanence sur sa banquette rouge de l'Assemblée nationale, Jean Lassalle ne serait pas sorti victorieux de sa grève de la faim.

Faites circuler la rumeur des grands méchants ours vicieux humant les petites culottes, voilà qui va garantir à Jean Lassalle une belle audience médiatique. A défaut de lui envoyer des oranges; envoyons une petite culotte à Jean Lassalle pour lui marquer notre sympathie, ou une ceinture de chasteté pour lui éviter de se faire violer par un ours. Garre au gorille !

04 août 2006

Haut-Béarn : La DIREN remplace l'IPHB

« Les engagements du ministère pris en 1994 dans le cadre de la charte de l'IPHB sont devenus caduques. » Nelly Olin reprend la main, enfin.

Coup dur pour l'Institut patrimonial du Haut-Béarn. La Castafiore a perdu ses bijoux. Dans un courrier adressé aux acteurs et animateurs de l'IPHB, la Ministre a décidé d'en finir définitivement avec la concertation béarnaise. Elle les informe «qu'au terme des 2ème contrats pluriannuels (quinquennaux) de programme, à la fin 2006, mon département ministériel ne participera pas au renouvellement de ces contrats fixant leurs moyens de financement. » Plus de financement de l'ETAT pour l'IPHB. Les échecs répétés de cette association et la mauvaise foi de Jean Lassalle sont enfin pris en compte.

Depuis 12 ans, l'IPHB (Institution patrimoniale du Haut-Béarn) avait élaboré, avec tous les acteurs locaux (bergers, chasseurs, politiques, écologistes) une charte de développement durable (pastoralisme, forêts, eau, ours) des vallées béarnaises (Ossau, Aspe, Barétous et Ouzoum) et de protection de l'ours. Les objectifs de cette charte n'ont pas été atteints. Le coût du financement  était exorbitant. L'IPHB était un grand machin ineficace qui a utilisé l'argent de l'ours contre lui et uniquement en faveur du pastoralisme. C'en est fini.

« Je m'attendais, à ce que l'IPHB prenne part activement à la protection des espèces pyrénéennes… je constate qu'en 1995 on comptait 5 à 6 ours dans les Pyrénées-Atlantiques. À l'heure actuelle il ne subsiste que 4 individus mâles », poursuit la ministre avant de mettre un terme aux accords passés avec ce syndicat bavard et lent.

La DIREN s'occupera désormais de l'ours en Béarn

« Je considère également que les engagements du ministère pris en 1994 dans le cadre de la charte de l'IPHB sont devenus caduques… désormais, la protection de l'ours sur l'ensemble du massif sera assuré dans le cadre du plan de conservation et de restauration de l'ours dans les Pyrénées sera assuré par la Diren (Direction régionale de l'environnement).

Une TRES bonne nouvelle.

05 juillet 2006

Grandes manoeuvres autour de Nelly Olin

Une commission d'enquête sur la réintroduction d'ours dans les Pyrénées. Lasalle et Bonrepaux fourbissent leurs armes. La cible est clairement Nelly Olin.

Les grandes manoeuvres sont commencées

Il y a presque un mois, l'Institution Patrimoniale du Haut Béarn (IPHB) recevait une lettre recommandée de Nelly Olin. L'heure des comptes pour l'IPHB est arrivée. « Les grandes manoeuvres sont commencées » avait annoncé un Jean Lassalle aux abois. L’IPHB avait un délai d’un mois pour communiquer les chiffres de l'Institution Patrimoniale du Haut Béarn au ministère. Nelly Olin a en effet annoncé qu’elle comptait se pencher cet été sur la manière dont l’IPHB dépensait l’argent destiné à la protection de l’ours.

La charte de l’IPHB

La charte de l’IPHB stipule en effet dans son article 7 : « La protection des derniers ours français constitue un enjeu local, national et international. Il s’agira d’assurer, à terme, au mieux le maintien spontané de la souche d’ours Pyrénéen, au pire de l’espèce, en permettant simultanément le développement des vallées. L’objectif à terme serait de reconstituer une population viable au niveau du massif Pyrénéen dans des conditions de vie aussi naturelles que possible. »

Au vu du bilan de sa "pas très morale Institution" et de l’étau qui se resserre sur la gestion catastrophique du dossier ours en vallées d’Aspe d’Ossau et de Barétous, Jean Lassalle : " le mystique béarnais", " le Toyal gréviste", " l'ascète patrimonial ", " le défenseur de la montagne violée ", "le concertationiste chanteur ", " le roi du tunnel " et j'en passe se devait de réagir. En fin stratège, " la Castafiore " sort un lapin de son maigre giron pour faire diversion et essaie de noyer le poisson.( L'enquête sur l'IPHB est pour lui un "poison ministériel"). Jean Lassalle va donc essayer de mettre la ministre de l’écologie et du développement durable en patrimoniale difficulté. 

Jean Lassalle désire une Commission d’enquête parlementaire ...
sur l’Ours


C’est ainsi qu’on peut lire sur le site de l’Assemblée nationale : « Proposition de résolution de M. Jean LASSALLE tendant à la création d'une commission d'enquête visant à faire toute la lumière sur la chaîne de décision ayant abouti à la réintroduction en 2006 de quatre ours dans les Pyrénées et à évaluer le coût et l'efficacité des dispositifs engagés par les pouvoirs publics et les associations de protection de la nature en faveur de l'ours depuis quarante ans, n° 3237, déposée le 28 juin 2006 et renvoyée à la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire. » A suivre.

Lire le texte complet de la demande de commission d'enquête de Jean Lassalle

Augustin Bonrepaux : "Rapporteur" !

Augustin Bonrepaux a gardé ses entrées à la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale. Il en a été le président pendant plusieurs années en remplacement d’Henri Emmanuelli. S’est-il porté candidat ? Toujours est-il qu’ Augustin Bonrepaux vient d’être nommé « Rapporteur » d’une « Mission d’information sur le coût administratif de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées ». « La commission des Finances, de l'économie générale et du plan a nommé, en application de l'article 57 de la LOLF : - M. Augustin Bonrepaux, Rapporteur sur le coût administratif de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées.» Vaste programme.

Juge et partie mais impartial, Bonrepaux est très fort

Il est bon pour cerner l’impartialité du personnage de rappeler que le Président du Conseil Général de l’Ariège est aussi un des bailleurs de fonds de l’ASPAP, une association qu’il a porté sur les fonds baptismaux et qui lutte ouvertement contre la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées :

  • L’ASPAP a pour objet (entre autres) de « s’opposer à toutes les mesures antagonistes au pastoralisme (grands prédateurs entre autres ours, loups, lynx). »
    (article 2 des statuts de l'ASPAP)
  • L’ASPAP a pris soin de mettre dans ses statuts un texte inhabituel pour une association afin de se protéger de la violence de ses membres. Cet extrait prouve s’il en est encore besoin que les « débordements » étaient prévus dès la naissance de l’ASPAP : « L’association et ses représentants ne pourront pas être tenus pour responsables d’éventuels dommages occasionnés sur le territoire par des personnes par ailleurs adhérentes à l’association. » Des dérapages qui n’ont pas tardés à se produire.
  • Augustin Bonrepaux n’a pas que des bons souvenirs à Arbas, siège de l’ADET : couché au milieu de la route d’Arbas, Augustin Bonrepaux a essayé d’empêcher l’arrivée sur son lieu de lâcher de la première ourse (Palouma). Il a été emporté manu militari par les forces de l’ordre.
  • Augustin Bonrepaux a soutenu les manifestations violentes des anti-ours à Arbas.

Augustin Bonrepaux est clairement juge et partie dans le dossier ours. Après avoir laissé sous-entendre que l' ours slovène pouvait être porteur du virus H5N1 de la grippe aviaire, sa mission a toute les chances de tourner à la totale désinformation, ce qui n’est pas une surprise au vu de ses déclarations antérieures. D'autres ont aussi dit que les ours slovènes étaient radio-actifs ! Sauf Balou pendant quelques semaines !

Via les comptes de l'ADET, c'est Nelly Olin qui est visée

Le « rapporteur » a donc pris rendez-vous avec François Arcangeli, Président de l’ADET et maire d’Arbas pour retirer les comptes de l’association qui gère la réintroduction en Pyrénées Centrales. François Arcangeli, absent à cette date, tient absolument à accueillir « en personne » le député qui a soutenu ouvertement les membres de l’ASPAP qui sont venus saccager sa mairie et à lui remettre les documents « en main propre ». La DIREN à informé l’ADET qu’elle devait mettre à disposition d’Augustin Bonrepaux 10 années de comptabilité.

Nul doute que le député-président anti-ours et ex braconnier fera un bon usage de ces documents et qu’il mettra tout le zèle nécessaire pour éplucher les  comptes de l’ADET. Nul doute aussi que ce travail effectué par Augustin Bonrepaux, un opposant notoire, juge et partie sera tout sauf objectif. Voilà une mission de désinformation savamment orchestrée.

Alain Reynes, directeur de l’ADET a signalé que "les comptes de l'Association sont disponibles, que l’ADET n’a rien a cacher et que cette démarche était à rapprocher de l’enquête en cours sur les comptes de l’IPHB".  En fin de compte, c’est bien Nelly Olin qui est visée.

04 juillet 2006

Balou va être déplacé dans les Pyrénées centrales

Nelly Olin a annoncé que Balou va être équipé d'un nouveau collier et va être déplacé dans les Pyrénées centrales. De plus, les informations de localisation des ours seront journalières.

Nelly Olin annonce que les informations concernant les localisations d'ours obtenues le jour même seront diffusées chaque soir par le biais du serveur vocal de l'équipe technique ours (05-62-00-81-10) et non plus avec 48 heures de décalage.

Elle a également précisé que l'ours Balou, situé actuellement dans le piémont ariégeois, sera capturé pour être équipé d'un nouveau collier permettant un suivi plus aisé. Il sera relâché dans les Pyrénées centrales pour pouvoir participer à la reproduction et ainsi augmenter la variabilité génétique de cette population, conformément aux objectifs du plan de restauration.

Ces informations ont été communiquées lors d'une conférence de presse de Nelly Olin le 3 juillet à Toulouse dans le cadre du comité de bassin Adour- Garonne.

16 juin 2006

Nelly Olin inquiète pour Balou

Toujours pas de trace de l'ours slovène relâché dans les Pyrénées, s'inquiète la ministre de l'Ecologie. L'arrivée d'un cinquième ours est suspendue.

Nelly Olin se dit « extrêmement inquiète » pour Balou, le quatrième ours et le seul mâle relâché dans les Pyrénées. On est sans nouvelle de Balou depuis son passage à Auribail, à une trentaine de Km au sud de Toulouse, le 8 juin a-t-elle déclaré lors d'une émission de France Bleu Gironde.

Où est Balou ? Balou est-il vivant ?

Photo du lâcher de l'ours BalouD’autres traces ont été repérées, des dégâts à des ruches, mais elles semblent antérieures aux premières.

Balou est équipé d’un émetteur plus simple que les autres ourses relâchées. L’émetteur prévu (équipé d’un GPS et d’un téléphone portable) a été volé la nuit ou les bureaux de l’équipe de suivi ont été saccagés et le matériel informatique détruit. L’émetteur de Balou émet un signal à portée réduite. Il faut être à moins de 10 km pour avoir une chance de la détecter, mais jusqu’à présent, les tentatives de localisation n’ont pas permis de localiser Balou. Est-il en ballade à un endroit où on n’a pas cherché ? L’émetteur est-il défectueux ? Balou a-t-il été supprimé ? Pas de réponses à ces questions.

Craintes

« Si je retrouve Balou assassiné, d'abord il y aura un dépôt de plainte et si nous retrouvons les coupables je peux vous assurer qu'ils seront sévèrement punis », a promis Nelly Olin. « Si Balou est en bonne santé et qu'on le retrouve vivant, le cinquième arrivera », a-t-elle ajouté.

Nelly Olin qui a ensuite jugé nécessaire de faire une « pause » pour évaluer les reproductions et les naissances. Tout le monde attend des nouvelles de l'équipe de suivi des ours.

18 mai 2006

Chantal Robin-Rodrigo mise en boite

Mercredi, la séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, la question de l'ours a donné lieu à un très vif échange entre la députée radicale de gauche des Hautes Pyrénées Chantal Robin-Rodrigo et la ministre UMP, Nelly Ollin.

Chantal Robin-Rodrigo a accusé la ministre d'avoir proféré des «mensonges» et autres «insultes» à l'égard des «éleveurs, accompagnateurs de montagne, agents du tourisme pour les avoir qualifiés d'ânes et d'imbéciles».

Réponse de Nelly Ollin: «Je peux comprendre l'inquiétude des bergers et des éleveurs, que je respecte parce que, eux, travaillent, tandis que vous vous agitez inutilement. Le problème tient à ce que, dans cette région, votre seul programme électoral consiste à vous opposer à la réintroduction de l'ours! »

13 mai 2006

Nelly Olin : les prochains lâchers d'ours se feront de "manière extrêmement discrète"

La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a assuré vendredi que les lâchers d'ours allaient se poursuivre mais de "manière extrêmement discrète" afin d'éviter de nouvelles violences.

"Je ne pense pas qu'il faille céder à une poignée d'excités" opposés à la réintroduction d'ours, a estimé Nelly Olin sur Canal+. "Nous allons faire cela (le lâcher) d'ans la plus grande discrétion puisqu'on ne peut pas travailler dans la transparence, ce que je regrette".

Selon la ministre de l'Ecologie, les plantigrades "ont réussi" à déjouer les pots de miel 'piégés' déposés par les anti-ours. Trois ours doivent être encore lâchés dans les Pyrénées après les deux femelles, Palouma et Franska.

Après le feu vert du Conseil d'Etat, Nelly Olin a "espéré" que les prochains lâchers "ne finiront pas mal". "Tout le monde peut s'exprimer mais la violence n'est pas une manière de s'exprimer".

Rappelant qu'il y a eu "concertation partout", la ministre a souligné que le plan initial prévoyait la réintroduction de "15 ours" contre cinq aujourd'hui.
Quant à de nouveaux ours dans les Pyrénées, "il faut voir dans l'avenir comment les choses se passeront", mais "pendant de longues années, nous n'avons plus à réintroduire d'ours", a-t-elle préconisé.

"Il faut attendre comment ces ours se reproduisent et voir comment les choses se passent", a conclu la ministre de l'Ecologie.

Source : AP

05 mai 2006

Nelly Olin, inquiète suspend les réintroductions mais fait preuve d'ouverture

La réintroduction suspendue pour 24 heures

Nelly Olin a suspendu pour 24 heures le plan de réintroduction des ours dans les Pyrénées, dans l'attente d'une décision du Conseil d'Etat, prévue samedi. La ministre de l'Ecologie a par ailleurs fait part de son « extrême inquiétude » face aux débordements des opposants à l'ours.

La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a annoncé vendredi la « suspension » du plan de réintroduction des ours dans les Pyrénées pour 24 heures, en attendant une décision du Conseil d'Etat samedi.

Cette décision « doit normalement intervenir le 6 alors qu'elle a été prévue pour le 12 mai », a annoncé la ministre sur Europe 1. « C'est bien une suspension, ce n'est pas un arrêt. Les captures pourraient reprendre si la décision du Conseil d'Etat nous était favorable », a-t-elle affirmé. Une requête en référé a été déposée par la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne devant le Conseil d'Etat contre la décision gouvernementale d'introduire cinq ours slovènes dans les Pyrénées.

« Extrêmement inquiète »

Lorsque le Conseil d'Etat aura rendu sa décision, la ministre a indiqué qu'elle se reposera « la question par rapport au climat et par rapport aux remontées du terrain ». « Si le Conseil nous est favorable, c'est là où je devrai enclencher une deuxième étape, une phase d'analyse de la situation, mais en tout cas pour moi, il est hors de question de mettre les bêtes en danger », a-t-elle déclaré. Or, Nelly Olin « reste extrêmement inquiète des remontées que j'ai du terrain », faisant référence à la découverte de pots de miel piégés, avec des morceaux de verre (lire : ). « Nous avons porté plainte », a-t-elle indiqué. Elle a également regretté qu'un monument aux morts dans une petite ville à côté de de Massat (Ariège) ait été recouverts de graffitis.

« Je suis là pour le renforcement de la population oursine, et en tout cas surtout pas pour les faire mourir », a poursuivi Nelly Olin. La ministre a indiqué par ailleurs que les deux ourses déjà lâchées dans les Pyrénées, Palouma et Franska, « se portent bien ». Les ourses « resteront, il est hors de question de les reconduire à la frontière », a-t-elle affirmé.

La porte ouverte au dialogue

Nelly Olin marque ainsi que même si des décisions ont déjà été prises, elle est ouverte au dialogue avec les éleveurs et les bergers opposés à la réintroduction et non respectueux des lois. Mais les anti-ours sont-ils aussi ouverts et prêts à faire des concessions ? Les comportements inadmissibles des dernières semaines ne semblent pas indiquer qu’ils ont compris la volonté du gouvernement et des français de sauver l’ours des Pyrénées.

La fin des actions violentes envers les ourses, contre les maires qui ont courageusement acceptés de lâcher un ours sur le territoire de leur commune semblent des préalables indispensables, ainsi que l’acceptation des moyens de protections par les éleveurs. Les français ne comprendraient pas que la ministre cède sous les pressions et les menaces des bergers. Une grande mobilistaion semble indispensable pour contrer ces 200 à 300 extrémistes violents et prêt à n'importe quel débordement pour exterminer les ours des Pyrénées.