LASSALLE Jean

12 novembre 2008

La parole donnée de Jean Lassalle

Jean Lassalle parle de l'ours en Béarn

«Tous les experts sont d’accords. Le petit cheptel d’Ours qui nous restait (NDLB : En Béarn) est entrain de disparaître. Il en reste 5 ou 6 spécimens. Ils sont pratiquement dans l’incapacité de se reproduire et s’il n’y a pas une intervention humaine, ils disparaitront. Cela les pyrénéens ne le veulent pas. Ils ne le veulent pas.

C’est la raison pour laquelle, nous avons décidés de renforcer. Et il faut faire revenir des femelles. D’où voulez-vous que nous les fassions venir ? Nous ne sommes pas raciste pour les hommes, nous n’allons pas l’être pour les ours, hein, vous le comprenez bien. D’autant que ramener un peu de sang extérieur, cela à toujours fait du bien à un peuple, et je pense que pour les ours, ce sera pareil.

Donc nous allons aller chercher "une belle fille", probablement du côté de la Slovénie, mais cela, je laisse le soin aux experts de nous dire qui sont les mieux adaptés pour s’accoupler avec les ours des Pyrénées »

Paroles du Député Maire Jean Lassalle,
Président de l'IPHB, Institution Patrimoniale du Haut Béarn

Il ne reste que 3 ours mâles en Béarn

Jean Lassalle : "C’est la raison pour laquelle, nous avons décidés de renforcer. Et il faut faire revenir des femelles."

"Parce que les hommes et les ours peuvent vivre ensemble. Ce n'est pas un pari. C'est la volonté de tous" (page d'accueil du site de l'IPHB).

"La présente charte constitue un contrat, à l’échelle des vallées béarnaises, par lequel les signataires s’engagent à partir d’une stratégie commune, à mener un certain nombre d’actions concourant au développement durable des vallées béarnaises ainsi qu’à la protection et dans une deuxième phase éventuelle au renforcement de la population d’ours."
(Article 1er de la Charte de Développement Durable des Vallées Béarnaises et de Protection de l’Ours, signée en janvier 1994 )

"La parole donnée" de Jean Lassalle

Présentation de l'éditeur 
Jean Lassalle Parole donnée "Le 7 mars 2005, la France entière découvre la silhouette longiligne et le visage émacié de Jean Lassalle. Il entreprend à l'Assemblée nationale, dans la mythique salle des Quatre-Colonnes, une grève de la faim qui aura un retentissement mondial, contre la délocalisation de l'usine de sa vallée. Il s'était levé quelques mois auparavant dans l'Hémicycle, entonnant le fameux "Se Canto", l'hymne des Pyrénées en langue béarnaise, pour couper la parole à Nicolas Sarkozy et rappeler à l'État sa démission sécuritaire au tunnel du Somport.

(...) Cette autobiographie, rédigée dans son style inimitable, plonge ses racines dans sa famille de bergers unie et solidaire, un univers modelé par l'âpreté des lieux et du temps, comme par les codes de vie des communautés montagnardes. "La Parole donnée", à la mesure de sa démesure, délivre le message d'un combattant d'ici et d'ailleurs aux hommes d'aujourd'hui et à leurs dirigeants, à l'heure où l'humanité vit une des plus grandes mutations de tous les temps."

Dalida

Encore des mots toujours des mots
les mêmes mots
Je n'sais plus comment te dire,
Rien que des mots
Parole, parole, parole ...

06 novembre 2008

IPHB : du gaz dans l'eau

L'AAPPMA "La Gaule Aspoise" - Association de défense de l'environnement réclame elle son dû à l'IPHB.

Depuis le début août 2007, quatre personnes forment l'équipe de salariés de l'association "La Gaule aspoise" dont trois techniciens de terrain, (BTS gestion et protection de la nature, deux diplômés du BTA gestion de la faune sauvage. Le financement de leurs emplois est couvert par l'opération de l'entretien des rives du gave d'Aspe et de ses affluents (30 % Agence de l'eau et Conseil général, 20 % syndicat mixte et Conseil régional).

Cette mission comportant quarante-deux fiches d'actions définies par le syndicat mixte, a été confiée à la maîtrise d'oeuvre de l'AAPPMA selon un plan quinquennal, mais qui est déjà financé sur deux ans.

Financé, sauf que l'IPHB traine à payer...

Dépossédée par l'Etat pour sa gestion catastrophique et scandaleuse du dossier ours en Béarn, l'institution "usine à palabre", le grand machin cher à Jean Lassalle et à Didier Hervé avait décidé de placer "son expertise" (?) dans le domaine de l'eau.

Là aussi, l'IPHB lave plus blanc et fait des vagues. Quant on est doué sur un dossier, on le reste sur les autres. l'IPHB n'est-elle pas qu'une pompe à subsides ?

Autre pierre dans le jardin de l'Institution patrimoniale, on sait depuis hier que la SEPANSO Béarn réclame à l'IPHB trois cent mille euros pour la mort de l'ourse Cannelle et l'échec de l'IPHB fac à sa mission.

Les explications données par le journal Sud-Ouest...

L'eau fait des vagues

ACCOUS. La gestion du contrat de l'eau induit des dysfonctionnements préoccupants pour la Gaule aspoise.

En 2006, la maîtrise d'ouvrage du contrat de l'eau avait été attribuée à l'IPHB pour une période transitoire de deux ans, et devait permettre à la Gaule aspoise de maintenir ses deux emplois jeunes pour poursuivre le travail déjà engagé depuis 2001.

«Il ne faut pas oublier que, depuis dix ans, notre idéologie, c'est d'être garants de la qualité de l'eau, donc de la vie du poisson, par l'entretien des berges des cours d'eau. L'IPHB veut faire croire que c'est elle qui a tout fait pour la qualité de l'eau. Je ne veux pas qu'on retire le bénéfice moral des actions entreprises par la Gaule aspoise»: Louis Pedebidou, président de l'AAPPMA de la vallée d'Aspe ne cache pas sa colère.

Les problèmes budgétaires connus de l'IPHB révèlent notamment une dette de 61000 € envers la Gaule aspoise, ce qui a conduit son trésorier à contracter un emprunt pour payer les salaires en juillet 2008. Il a été remboursé par le versement du montant dû par l'IPHB fin août, mais il reste le complément d'ici la fin de l'année.

Le schéma avait été quasi identique en 2007. «Il n'est pas question d'enlever à l'IPHB sa compétence sur l'eau. Son rôle est d'inciter les trois vallées à faire un contrat de l'eau. Sa maîtrise d'ouvrage est une opération valléenne (NDLB: Parlez-vous IPHB ? ) qui concerne les maires des communes aspoises. Avec ces dysfonctionnements, nous vivons dans l'inquiétude, nous souhaitons que cette maîtrise d'ouvrage passe désormais à la Communautés des Communes», poursuit le président.

La Gaule aspoise est soutenue par six maires (Accous, Bedous, Cette-Eygun, Escot, Etsaut, Lées-Athas) qui ont adressé un courrier en ce sens à René Rose, président de la Communautés des Communes, qui a mis à l'ordre du jour du Conseil communautaire de samedi 8 novembre l'analyse des possibilités et modalités de cette demande, suivies de délibérations.

18 juillet 2008

Jean Lassalle débouloné

Jean Lassalle, maire de Lourdios et député MoDem, gréviste de la faim à l'Assemblée en 2006, affrontait une liste PS-UMP lors du renouvellement de son mandat à la présidence de l'association des maires des Pyrénées-Atlantiques.  La liste conduite par le Modem Jean Lassalle a été battue hier de 25 voix. "Jean Lassalle déboulonné" titre le journal Sud-Ouest.

05 novembre 2007

Jean Lassalle désire stopper l'immigration avec l'argent de Natura 2000

"Pour répondre au vœu du Président de la République de trouver des recettes supplémentaires pour l’avenir et de supprimer des dépenses nuisibles, je suggère que l’on renforce l’efficience du service diplomatique, consulaire, culturel, éducatif et de coopération.

L’enjeu est grand pour le pays, qui doit regagner l’influence qu’il a en grande partie perdue, notamment en ce qui concerne la diffusion de la langue française et l’aide au développement, qui permettra de fixer des populations dans leur pays.

Les moyens nécessaires à cet effort pourraient être dégagés en supprimant, dans le programme «Écologie, développement et aménagement durables», les crédits affectés à la mise en place du réseau Natura 2000, qui n’est rien d’autre qu’une entreprise de spoliation de notre territoire et qui affaiblit gravement notre agriculture. Or l’on sait que dans quelques années, la France ne sera plus capable de produire le lait et le blé qui lui sont nécessaires."

M. Jean Lassalle (Modem)
Source : Assemblée Nationale

14 septembre 2007

Ovalours

Jean_lassalle_montreur_oursJean lassalle en montreur d'ours.

De Pascal Labadie à Monein, ce texte inspiré par la situation chaotique de l'ours en Béarn et la Coupe du monde de rugby. À l'approche de la Coupe du monde de rugby, je m'en vais vous raconter une partie d'ovalie qui dure depuis plus de dix ans et qui met en scène une sélection régionale des plus incongrues. Le capitaine et seconde ligne de cette escouade n'est autre qu'un célèbre Aspois qui anime nos troisièmes mi-temps en entonnant « Aqueros Mountagnos » à répétition pour éviter les bilans d'après matches douloureux et l'âpreté de son jeu.

Le ballon est représenté par un ours qui se dégonfle depuis longtemps en Béarn. Dans les vestiaires, notre meneur d'hommes répète son discours bien rodé : « En avant les petits, nous sommes les petits poucets, opprimés mais soudés.....»

C'est le début du match. Le coup d'envoi est donné pour l'occasion par un représentant de l'IERN (International Europe Rugby Nature), M. Marc Natura 2000. Nos avants composés par les urnes d'Ossau, Aspe et Barétous récupèrent rapidement le ballon mais se font pénaliser pour sa conservation au sol. Notre seconde ligne, grand pourvoyeur de ballons en touche, s'en donne à cœur joie. Cependant, à chaque mouvement de jeu, il dégage d'un énorme coup de pied en touche, et ce malgré les combinaisons spectaculaires annoncées avant match.

Le demi d'ouverture, issu du monde pastoral, réalise en avant sur en avant malgré un équipement tout neuf et renouvelé à chaque saison et accuse un ballon glissant. L'arrière, chasseur de son état, tape d'improbables chandelles en annonçant un «Pool» caractéristique. Les esprits s'échauffent et l'homme en noir venant de Paris sévit enfin en infligeant des cartons jaunes puis rouges.

Mais les avants du cru restent sur le terrain, le bousculent... Il n'est pas à la hauteur de l'événement. Les ailiers, au maillot vert, décident alors de quitter le terrain, fatigués d'attendre la « béchique » (ballon en Gascogne) en trépignant d'impatience, voulant franchir la ligne, signe de la survie du ballon. Mais voilà, le jeu est terne, uniquement basé sur la défense. Le jeune public des vallées quitte à son tour les tribunes pour regagner des terrains plus productifs et ambitieux. Les sponsors locaux et régionaux de l'équipe se posent des questions sur les réelles motivations et tournures de cette partie. D'âpres discussions sont en cours au centre de la pelouse, mais plus personne ne se soucie du ballon réduit en peau de chagrin à force d'être piétiné. Il jonche le sol, inerte. « Vite, chantons ! », s'écrie le capitaine. Le spectacle continue...

13 septembre 2007

Sursis pour l'IPHB qui désire garder jalousement son incompétence Ours

Sursis pour l'IPHB

Des nouvelles de Jean Lassalle

Nième rebondissement dans le feuilleton de l'Institution patrimoniale du haut Béarn. Alors que le drapeau noir était hissé depuis plusieurs mois, il a été décroché hier. La Chambre régionale des comptes a fini par valider le budget 2007.

Le préfet avait saisi l'instance, du fait des finances largement déficitaires de l'organisme (moins 140 000 euros). En juillet, ladite chambre émet un avis défavorable octroyant un mois pour redresser la barre. La conséquence du bras de fer engagé entre Jean Lassalle, président de l'IPHB, et Nelly Olin, la ministre de l'écologie en 2006, à propos du plan de réintroduction d'ours. L'État, et par ricochet la région Aquitaine (dans le cadre du contrat état-Région), suspendaient alors les subventions.

Le Département au soutien. Pour rendre une copie équilibrée, l'IPHB s'est lancée cet été dans une course aux financements. Jean Lassalle a pu compter sur le soutien financier du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Il a débloqué 22 400 euros au titre de diverses subventions. La Datar (Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale), a versé 11 509 euros. De quoi muscler les recettes.

Parallèlement, les dépenses ont été revues à la baisse. Charges de fonctionnement, indemnités des élus, plusieurs actions suspendues (équipement de sécurité de troupeaux, évacuation de bétail accidenté et suppression de la lettre d'information, abandon du programme de valorisation des produits de montagne?). « Une bouffée d'oxygène, se félicite Jean Lassalle, cela va nous permettre de maintenir les sept emplois et de continuer l'aventure. Malgré l'acharnement mis à nous détruire, l'institution fonctionne. » L'IPHB entend désormais recentrer ses actions sur le terrain : aide au pastoralisme, gestion de la forêt et travail entrepris sur l'eau. Sans oublier la compétence ours, « que nous allons jalousement garder », précise le député aspois. « Si l'institution disparaissait, il n'y aurait qu'une urgence : en créer une autre. Nous tiendrons, comme nous l'avons toujours fait, et retrouverons l'ensemble de nos prérogatives. »

«Étape décisive»

Jean Lassalle considère la décision comme « une étape décisive ». C'est en tout cas un sursis, car il faut désormais songer à 2008. Ce que n'a pas manqué de relever la Chambre régionale des comptes, en invitant l'IPHB à « engager pour l'avenir une réflexion sur ses perspectives de financements ».

Il n'est en effet pas évident qu'en 2008 l'État et la Région consentent un effort financier qu'ils ont refusé en 2007. Aussi, René Rose, président de la Communauté de communes de la vallée d'Aspe prévient : « Il nous faudra à nous, les collectivités locales, mettre la main au portefeuille pour bénéficier de l'ingénierie de l'IPHB. Mais je compte également sur le Conseil régional et le Conseil général », explique-t-il. Des soucis que Jean Lassalle a bien en tête, voulant continuer à avancer : « Le troisième contrat de charte (signé avec l'état, NDLR) est prêt. » Reste à trouver un partenaire pour le parapher.

Source : Xavier Sota, Sud-Ouest

28 août 2007

Jean Lassalle et le Syndrome du Somport

Démocratie et hérésie économique : Je viens de lire un courrier qui vaut son pesant d'or : la lettre de Jean Lassalle à Jean-Louis Borloo datée du 12 août dernier. Depuis maintenant près de 15 ans, Jean Lassalle se débat contre la cacophonie, l'anarchie et in fine l'inertie des pouvoirs publics quant à l'usage du tunnel du Somport.

Je cite particulièrement ce passage de la note écrite par Jean Lassalle ; éclairant...

Jean Lassalle : «La vallée d'Aspe prise en otage»

«Pendant plusieurs années, l'absence d'un réel arbitre au-dessus des parties, à contraint notre région à vivre au rythme des manifestations de plus en plus nombreuses et sous l'éclat des projecteurs. On vient à ce moment là de très loin lutter contre le tunnel du Somport comme on partait jadis libérer le tombeau du Christ. Tout est mélangé dans un salmigondis invraisemblable : pour ou contre la ligne de chemin de fer Pau-Canfranc ; pour ou contre le tunnel du Somport ; pour ou contre l'aménagement d'une autoroute en Vallée d'Aspe (dont il n'a jamais été question, cette dernière devant entraîner aux dires de ceux qui en propagèrent et firent vivre la rumeur, la fin des derniers ours des Pyrénées) ; pour ou contre la bretelle autoroutière Pau-Oloron ; pour ou contre les Ours, et enfin pour ou contre la biodiversité...

Bref, il y en eut pour tous les goûts. La malheureuse Vallée d'Aspe et ses 2700 habitants, totalement pris en otage par les tenants des différents partis d'aménagement ou de non-aménagement, ont essuyé un véritable déluge de communication, de manifestations, de contre-manifestations.

Avec les «moyens du bord», en l'occurrence la vigueur de son histoire et le sang froid de ses habitants, la Vallée fit face, attendant que les «grands esprits» qui animaient cette mascarade  consentent enfin à s'apaiser. A l'heure actuelle, un semblant de calme est revenu.

Pour autant, le débat dit «du Somport» (avec son  autoroute tueuse d'ours, sa ligne de chemin de fer Pau-Canfranc noyée dans la montagne), a fait jurisprudence, au point qu'aujourd'hui plus aucun dossier n'avance en partie montagneuse.»

Pauvre Vallée d'Aspe... Il faut ajouter que Dominique Perben, ex-ministre de l'équipement, a autorisé le transport de produits dangereux à travers le tunnel en février 2005, ce contre quoi Jean Lassalle a essayé en vain de lutter. Dans sa lettre, il interpelle Jean-Luis Borloo afin qu'il interdise, en signe de bonne volonté, le transport de tels produits à travers la vallée.

«Compte tenu de l'état actuel de la RN 134 où, vous le savez, certains tronçons sont très dangereux, de son passage devant les collèges et lycées d'Oloron-Sainte-Marie, cette décision est l'une des plus irresponsables que j'ai jamais vu prendre par le gouvernement de mon pays tout au long de ma carrière. Bonjour le combat pour le maintien de la biodiversité ! C'est la raison pour laquelle une interdiction immédiate de ces véritables « bombes roulantes » sous le tunnel du Somport apparaîtrait comme un signe de bonne volonté marquant la résolution de l'Etat Français à revenir à une attitude responsable.»

Voilà, à mon sens, une occasion de tester ce que vaut Borloo comme ministre du développement durable. De Lassalle, en tout cas, on peut dire que voilà un député dont les deux pieds ne restent pas dans le même sabot ! Chapeau, Monsieur le Député !

La buvette : Jean Lassalle oublie qui est à l'origine du tunnel du Somport. Et une veste en mouton retourné de plus pour le gréviste de la faim qui a pris Sarkozy en otage dans l'affaire Toyal ; qui au dernières nouvelles parle de délocalisation, mais bien loin de la France maintenant. Jean Lassalle arrive à faire le vide autour de lui.

Source : Démocratie et hérésie économique, l'actualité politique et économique commentée par un disciple de Schumpeter

Toyal en rade

Les négociations butent sur un désaccord financier dans l'application d'un protocole d'accord signé en 2006 entre l'entreprise et Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, à la fin du jeûne de M. Lassalle.  Le groupe japonais attend désormais la réponse de l'Etat français à une nouvelle contre-proposition écrite qu'il a soumise le 5 juillet dernier. Le responsable de Toyo a indiqué que « le groupe a déjà commencé à étudier les différentes possibilités » de se développer hors de France, évoquant l'hypothèse de l'Inde. « Cela coûte plus cher de s'étendre à Accous à cause de cette mise aux normes. L'Etat français devrait prendre en charge cette dépense supplémentaire », a réaffirmé M. Hayashi.

Les représentants de l'Etat français ont récemment assuré avoir été au bout de ce qu'ils pouvaient offrir au groupe japonais, conformément à la législation européenne en matière de concurrence. La question est donc : le chantage exercé par Jean Lassalle sur Nicolas Sarkosy alors ministre de l'Intérieur, donnera t-il envie à Nicolas Sarkosy, président de la République de ne pas respecter la législation européenne pour satisfaire le fantasque député béarnais ? Pas sûr. Le chantage risque donc bien de se retourner, comme les vestes de Jean Lassalle, contre son auteur et contre la vallée d’Aspe. Mais avec Jean Lassalle, plus c’est gros, plus cela marche, alors méfions-nous.

L’IPHB en panne sèche

D’autre part, le député chanteur, aussi président de l’IPHB aux poches désormais vides est entrain de faire les yeux doux à Michel Barnier, le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche. Sur son site, Jean Lassalle relate sa version de l’entrevue : «L'entretien entre les deux hommes fut des plus chaleureux ». Il parle de lui comme Alain Delon, faut s’habituer ! Jean Lassalle espère que celui qui a participé à la création de l’IPHB, renfloue son grand machin en oubliant les casseroles que traine l’IPHB : les dépenses qui n’ont servi à rien, la disparition des ours en Béarn… L’IPHB sert de modèle universitaire pour montrer aux étudiants ce qu’il ne faut pas faire !

Michel Barnier est aussi l’homme qui a signé la première réintroduction d’ours en 1996-1997. La partie n’est donc pas gagnée. Mais avant de s’opposer bille en tête, Jean Lassalle vient ronronner à Paris. Au sortir du ministère de l'Agriculture, « le député Jean Lassalle s'est félicité (Il parle toujours de lui à la 3ème personne sur son site) de cette rencontre qu'il a qualifié « d'extrêmement encourageante pour l'agriculture de montagne, pour les montagnards et l'Institution Patrimoniale du Haut-Béarn .»

25 août 2007

Des vautours vivants ou la sérénité des Pyrénées mortes ?

Dans son numéro de septembre, Pyrénées magazine publie un dossier "Faune, le vautour attaque". Le vautour fauve, pour sa couleur, est-il devenu un vautour fauve, pour son comportement ? Le fauve n'est pas celui qu'on croit.

Extraits de Pyrénées magazine

«A la suite de ces premiers témoignages, l'Observatoire des dommages au bétail a été créé en 2002, dans le but de collecter un maximum d'informations sur les vautours. Réunissant l'Etat, la profession agricole (les éleveurs), le Parc national des Pyrénées et les associations de protection de la nature, cet observatoire à recueilli une trentaine de dossiers en moyenne par an...»

«(...) "L'association pour la sérénité à la campagne" voit le jour pour porter la parole des éleveurs et faire circuler des pétitions demandant de "pouvoir défendre le bétail avec des moyens persuasifs et efficaces" et de "prendre des mesures de gestion et de régulation de l'espèce protégée". Le président de l'association, Alain Laralde prévient "Si l'on ne fait rien, il y aura des personnes attaquées en montagne, j'en suis convaincu."»

La controverse est survenue en pleine période électorale, [NDLB : Jean Lassalle, président de l’IPHB était dans une situation difficile, sa réélection n'étant pas du tout confortable.] quand la tension est maximale, et, à cause du droit de réserve du préfet, aucune réunion de l'observatoire n'a pu être tenue au printemps, ce qui n'a pas apaisé les esprits. L'IPHB a pris les devants en réunissant les éleveurs le 31 mai dernier pour «qu'ils puissent s'exprimer». [NDLB: Après avoir fait disparaitre l'avenir de l'ours en Béarn, Jean Lassalle a saisi l'occasion de montrer que malgré la perte d'influence de l'IPHB et le rabotage de son budget, son grand machin reste indispensable pour défendre le pastoralisme en danger et en crise.]

Avec la perte des subventions liées à l'ours depuis l'an dernier, son directeur, Didier Hervé, s'exaspère: «L'IPHB n'a pas touché un sou depuis un an, et les seuls qu'on appelle pour aller au charbon, c'est nous!». Mais certains rendent son institution responsable du déferlement médiatique lié au vautour, l'accusant de vouloir se rendre de nouveau indispensable pour faire le lien entre les éleveurs et l'État. Le rôle des médias n'est pas négligeable ... «Dans les quarante-huit heures qui ont suivi la diffusion du reportage sur TF1, on a reçu un appel toutes les heures signalant des attaques», affirme Bertrand Eliotout, responsable de la Ligue pour la protection des oiseaux dans les Grands Causses. Le directeur de l'IPHB nie avoir alimenté la polémique : «Il faut apaiser la situation, aller voir les éleveurs et faire observer les vautours». Dans ce contexte tendu, établir avec précision les actes réellement commis par les vautours fauves reste donc une priorité. C'est bien la difficulté majeure du moment.

Des analyses histologiques

«On ne peut pas déterminer avec certitude que le vautour est à l'origine de la mort», concède Jean-Luc Tronco, sous-préfet des Pyrénées-Atlantiques et codirecteur de l'observatoire. Pour trancher la question, il faut donc des outils d'expertise fiables. Un réseau de vétérinaires a ainsi été mis en place début juillet. «Ils procéderont à une autopsie pour déterminer les causes de la mort. Puis, quand ce sera possible, ils effectueront une analyse histologique pour tenter de voir s'il y a des lésions inflammatoires dans les tissus, signe que la bête était vivante au moment des faits», explique Laurent Bonneau, directeur adjoint du parc national des Pyrénées et vétérinaire de formation.

Pour Augustin Médevielle, «il faut des expertises très précises pour écarter les cas douteux. On va ainsi dégonfler le nombre de témoignages. On devra ensuite indemniser les très rares cas que l'on trouvera et ce sera fini, on tuera dans 1 'œuf une polémique stérile». Car, pour le moment, à part quelques cas avérés sur des mises bas difficiles, on ne dispose pas d'éléments objectifs pour valider la transformation du vautour fauve de charognard en prédateur. On ne sait d'ailleurs pas quels vautours cela concerne, d'où ils viennent, ni leur nombre. Quelles que soient les conclusions, cette polémique remet sur la table le problème d'un élevage montagnard qui puisse coexister avec son environnement sauvage.

Réaction de La buvette

Après l'ours, le vautour, une espèce protégée, elle aussi est en danger face aux gesticulations médiatiques du milieu agropastoral. Voici quelques exemples du traitement de l'information :

L'observatoire départemental des dommages du bétail est hébergé dans les locaux de ... l'IPHB à Oloron-Sainte-Marie. Tiens donc, nous retrouvons ici aussi Jean Lassalle et Didier Hervé de l’IPHB qui cherchent à redevenir iremplacables.

Dans ce combat contre les vautours, on retrouve aussi les mêmes associations pastorales :

  • L'association pour la sérénité à la campagne au Pays Basque - un nouveau slogan du genre des Pyrénées tranquilles et vivantes, alors que meurt le pastoralisme ET les ours - situé dans la Maison Tholonie à Ilharre et dont le président est Alain Larralde. Une énième association pastorale proche de ...
  • L'Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées (ADDIP), elle-même coordination de divers groupuscules ultra pastoraux pyrénéens. L’ADDIP est présidée par Marie-Lise Broueilh, celle qui a déclaré : «Si les autorités décident de réintroduire des ours, alors nous mettrons le feu à la montagne».

Les éleveurs sont invités à sortir avec appareils photos, magnétoscopes et téléphones portables pour immortaliser les attaques des fauves (les vautours). C'est ainsi que Louis Dollo, notre irremplacable porte-souris des ultra pastoraux et de "Lourd d'Infos" publie une vidéo sur le oueb pour prouver les attaques. On y voit dans un flou artistique et un montage approximatif une brebis dévaler la pente, poursuivie par des vautours. Il est impossible, vu la qualité désatreuse du film et le zoom à fond, de voir si la brebis est vivante - ce que le texte rajouté en surimpression cherche à induire - ou si elle roule, froide et raide comme une ourse dans un congélateur, jusqu’à un creux où elle s’arrête, pour la curée.

Lire aussi à la buvette

Les ours et les vautours ne sont pour ces associations et politiciens ultra pastoraux que des sales bêtes à exterminer pour rendre la montagne propre, tranquille, vivante, débarassée du patrimoine animal qui les dérange ! Il va y avoir du travail pour le Grenelle de l'Environnement.

12 août 2007

Suède - Attention, les castors attaquent !

Une dizaine de castors a décidé d'investir une plage du bord de la Bottenaa, à 150 km de Stockholm. Ces rongeurs, d'ordinaire pacifiques, ont déjà agressé deux baigneurs. Mais que fait le gouvernement ?

Suède - Une grand-mère a été surprise lors de sa baignade. Elle s'est retrouvée face à face avec un castor, qui lui a lacéré la peau et l'a violemment frappée avec sa queue. Son bain d'eau s'est malheureusement terminé dans une chambre d'hôpital. Un autre baigneur avait été attaqué au même endroit quelques jours plus tôt.

Les autorités qui redoutent d'autres violences de la part des castors ont décidé d'éliminer les nouveaux résidents de la plage suédoise, qui ne semblent désormais plus craindre les êtres humains.

Source : Paris Match

Monsieur Phïl Lerön, secrétaire à vie de L'ASPAP, (L'Association Suédoise des Propriétaires d'Abri de plage) à déclaré : « L'inquiétude monte, nous avons pu le constater l'autre jour, des maisons de repos nous ont contacté pour nous dire que des dames âgées revenaient de plus en plus tard de la plage avec des griffes dans le dos.» « C'est à cause des coups de queues», auraient-elles déclaré en cœur.

Jbörn Lassalle, un député suédois, récemment réélu pour cinq ans, mais un peu en manque d'argent actuellement a décidé de commencer sur le champ une grève de la faim sur la plage par sympathie avec son électorat: « plus de beignets aux pommes, de harengs crus aux oignons et d'aquavit».

Le député Lassalle «s'oppose fermement à la délocalisation de la plage.» et au «viol des forces moins vives du terroir et des zones côtières par des animaux introduits.» Il demande même à ce qu'une «commission d'enquête parlementaire soit nommée pour enquêter sur la manière dont les castors ont été nourris avant leur réintroduction.» «Ces comportements agressifs et atypiques sont la preuve que les castors étrangers ne sont pas adaptées aux plages suédoises» avant de demander «le retrait inconditionnel de la population des animaux à queues plates» et «un moratoire immédiat pour respecter les populations locales outrées par la non concertation de la part du gouvernement à la solde des associations écologistes ... (Bon je le coupe, il est intarissable et va se mettre à chanter «Je suis le chevalier blanc...»)

Auguste Bonnesieste, un seigneur local à la retraite à quant à lui demandé à ce qu'on «vérifie si les rapports bucco-génitaux (une habitude courante entre les castors et plusieurs espèces de canards suédois) ne représentaient pas un danger pour la transmission de la grippe aviaire aux personnes âgées griffées.» L'IPHB (Institut Provincial d'Hygiène et de Bactériologie) a été contacté et fera diligence, s'il reste de l'argent en caisse.

Plusieurs français, des représentants d'une association de chasseurs ariégeois en vacances sur cette plage ont par ailleurs annoncé que « leur loisir ancestral était parfaitement adapté à la situation et aux impératifs de gestion des espèces en accord avec les potentialités des milieux naturels et la présence des activités humaines.» (lire par ailleurs le délire des chasseurs ariégeois)

L'un d'entre eux a même fait remarquer que «les potentialités d’accueil de la plage étaient nulles et que les activités humaines locales (la location de parasols) était en danger». Ils se sont proposés pour l'éradication des castors agressifs :  «Si les castors étrangers (surement nourris à la viande) descendent des vallées de montagnes pour venir agresser les personnes âgées sur les plages, demain ils s'attaqueront à vos enfants jusque dans les villages et viendront faire les poubelles la nuit ». La population suédoise est depuis terrorisée.

Les courageux porte-flingue se sont proposés pour nettoyer le problème en précisant «qu'en France, les chasseurs ont également un rôle prépondérant dans la régulation des espèces, la biodiversité et dans la protection de l’environnement … et qu'on n’en parlait pas suffisamment». Voilà qui est fait.

Sur base d'un fait réel (Les 3 premiers paragraphes seulement). Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement fortuite, bien évidement.

Lire le dossier de la Buvette sur la réintroduction des castors en Belgique et les autres notes insolites.

11 août 2007

François Arcangeli et Jean Lassalle à propos du plan de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées

Pour ou contre l'ours ? Jean Lassalle, député Modem des Pyrénées-Atlantiques, et François Arcangeli, maire d'Arbas, s'opposent sur le plan ours. A chacun ses arguments. Une interview réalisée par Jean-Pierre Deroudille et Thomas Longué de « Sud Ouest » où la Castafiore revient sur sa commisssion d'enquête parlementaire et tente de sauver l'IPHB. On échappe au "viol des Pyrénées"!

Quel est l'avenir de l'ours dans les Pyrénées ?

François Arcangeli : La mort de Franska ne change pas fondamentalement la donne. Nous sommes dans une opération de reconstitution d'une population viable, et on savait qu'il faudrait reprendre des lâchers. Cela ne peut que rendre la suite plus urgente, il faudra donc enrichir cette population de nouvelles femelles.

Jean Lassalle : Je n'en sais rien, mais la boucle est bouclée : l'Etat français a introduit Franska avec 300 gardes mobiles (sic) pour faire face aux dangereux Pyrénéens et c'est un engin de l'armée française qui l'a tuée... Je ne considère pas le gouvernement actuel impliqué dans cette sinistre farce. Mais je me pose la question : l'Etat reste-il un Etat indépendant ou est-il pieds et poings liés à un lobby écologiste qui nous fait vivre dans une monde virtuel très éloigné du monde réel ?

Certains commencent à dire que l'opération coûte cher. Jusqu'où peut-on aller ?

François Arcangeli : C'est un faux débat. La protection et la restauration du patrimoine coûte cher, quel que soit le sujet : monuments historiques, tableaux, etc. Aujourd'hui, on paie le prix d'une responsabilité collective des Pyrénéens qui ont laissé décroître cette population pendant des années. Il faut regarder ensuite à quoi sert l'argent qui est mis sur l'ours depuis une dizaine d'années. Les ours ne sont pas payés, cet argent crée de l'emploi, aide le pastoralisme, aide à la restructuration des élevages. De plus, 1 million d'euros par an pour que la France respecte ses engagements internationaux et puisse intervenir dans d'autres débats comme l'interdiction de la chasse à la baleine, ce n'est pas grand-chose.

Jean Lassalle : J'espère, c'est la seule façon d'y voir clair, que le président de l'Assemblée nationale va enfin donner suite à la commission d'enquête parlementaire que j'ai demandée dès les premières réintroductions (2006). A-t-on la certitude de sauver l'ours ? A-t-on pris toutes les précautions en matière de responsabilité ? Car aujourd'hui, les maires restent les seuls responsables en cas d'accident.

Qu'attendez-vous aujourd'hui du gouvernement ?

François Arcangeli : L'objectif de restauration de l'ours dans les Pyrénées est clair. Si cet objectif est partagé, il faut ensuite discuter sur les moyens d'y arriver. La ministre a commencé à le faire en mettant tout le monde autour d'une même table. Il n'y a guère que Jean Lassalle qui ait boycotté la réunion de Toulouse. Nous devons y arriver comme les pays voisins qui ont des ours et des loups, qui ont aussi de l'élevage, sans que ce soit la révolution chez eux.

Jean Lassalle : Qu'il mette un terme immédiat à son plan de réintroduction. On a déjà fait assez de mal comme ça. Qu'on s'interroge sur les véritables motivations qui ont pu conduire à désavouer d'une manière aussi violente l'Institution patrimoniale du Haut Béarn (IPHB), qui était la
seule instance à faire travailler l'ensemble des protagonistes de ce dossier, pour lui substituer le lobby écologiste, largement financé par les sociétés les plus polluantes de la planète.

Source : Sud-Ouest

Toutes les notes sur/de François Arcangeli et sur/de Jean Lassalle

21 juillet 2007

Des ours en grêve de la faim

par Claude-Marie Vadrot

Les ours bientôt dans une cage pyrénéenne ?

La frénésie anti-ours, les mensonges anti-loups reprennent de plus belle. Au point que des exités parlent de mettre toutes les bestioles dans un parc. C'est l'été. C'est vrai que le métier de berger n'est pas facile, ni rose, ni de tout repos. Sauf, bien sur, quand il s'agit d'envoyer le troupeau en estive et d'aller le voir de temps en temps; parce qu'on est au bistrot ou parce que l'on fait autre chose. Les loups et les ours ne sont pas fous, ils se tiennent au courant. Les bergers sérieux, n'ont pas de problème, eux. On se demande bien pourquoi avec leurs centaines de loups et leurs ours, les Italiens n'ont pas de problème et fondent leur tourismes sur des rêves d'animaux sauvages.

Bon, mais quoi, que fait le petit Nicolas, il est pas encore parti dompter l'ours ? Le tonus baisse...
Pour ceux qui auraient raté le dernier Politis, voici un article sur le sujet :

Ours, la peau de l'homme

Décidés à vendre chèrement leur peau, des ours bruns, émigrés slovènes et autochtones pyrénéens, ont entamé une grève de la faim. Avec une revendication simple : la capture et la délocalisation immédiate sur région parisienne de Jean Lassale, l’un des rares rescapés des députés du Modem, nom du virtuel parti de Lou Ravi du Béarn, François Bayrou. Les ours se plaignent du harcèlement moral dont ils sont à nouveau l’objet de la part de Jean Lassalle et d’une nouvelle association de bergers et de chasseurs «Pour le développement durable de l’identité pyrénéenne» dont la seule obsession est la capture de l’ourse immigrée Franska. Regroupement de mauvaises volontés qui, d’après la Préfecture des Hautes-Pyrénées, ne rassemble pas plus de 200 personnes sur toutes les Pyrénées. Parole d’ours !

Le collectif des ours regroupe au moins une vingtaine d’individus, les sept Slovènes rescapés, leurs enfants et deux mâles pyrénéens. Il a demandé à rencontrer la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, pour lui expliquer que les éleveurs ne peuvent pas à la fois recevoir prés d’un million d’euros d’aides spécifiques par an et les harceler à coups fusil. Depuis quelques jours, sous le regard indifférent des gendarmes, une bande de furieux, des éleveurs dont le troupeau n’est qu’une activité secondaire, parcourt la montagne en tirant dans tous les sens pour tenter de faire fuir Franska vers la plaine où ils imaginent que le ministère de l’écologie ne pourra qu’organiser sa capture.

Elle est accusée de faire la chasse au brebis, juste pour embêter les bergers; comme celui qui est faussement accusé d'avoir occis 94 brebis en Ariège : les experts et vétérinaires envoyés sur les lieux de la chute des brebis n’ont trouvé aucune trace d’un ours dans le coin. Les brebis, mauvaises montagnardes et seules depuis plusieurs jours, auraient été victimes de leur panurgisme bien connu ou d’un groupe de chiens errants les ayant effrayés. Les ours, bon pied bon œil malgré leur jeûne mais très remontés contre certains bergers, rappellent qu’en 2006, sur les 600 000 brebis estivant dans les Pyrénées, ils n’en ont bouffé que 200, 20 000 autres ayant été tuées par des chiens dont ils réclament l’éradication rapide.

Et ils menacent : si nous partons, il n’y aura plus d’aide et les 150 postes de bergers financés par le ministère de l’Ecologie seront supprimés. Ils menacent également de rendre public les comptes de l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn dirigé par Jean Lassalle et dont le budget a été dénoncé le 9 juillet par la Cour régionale des comptes. Ce qui pourrait entraîner sa délocalisation du député vers la Slovénie.

Il n’est pas impossible qu’au terme de cette grève de la faim et du tourisme, le syndicat des ours décide leur départ vers le parc national des Abbruzes Italien ou vers le parc national espagnol de Somiedo où on leur fout la paix.

Source : L'horreur écologique

15 juin 2007

Jean Lassalle perd ses voix

«Jean Lassalle : la voix qui porte commence à nous porter sérieusement sur les nerfs.»

Par Jenofa Cuisset, candidate écologiste dans la de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Député sortant : Jean Lassalle.
Jeudi 14 juin

Ce soir,entre la poire et le fromage, la sonnerie du téléphone a retenti dans nombre de nos demeures basques et béarnaises. A vrai dire, au début, on croit à une blague d'un vieux pote : «Bonsoir Madame, Bonsoir Monsieur, je suis Jean Lassalle, votre député. Je voudrais vous délivrer un message. Si vous êtes d'accord, tapez 1.Si non, tapez 2.» Là, on hésite : euh… c'est une blague de Marcel ou de René ou bien c'est vraiment la Castafiore?

Bon, on tape 1 ... «Chers amis basques et béarnais, nos cultures et langues basques et béarnaises, bla bla bla, l'élection la plus difficile de ma vie, et bla bla bla, les pièges que l'on me tend, et bla bla bla, je suis comme vous un homme libre et bla bla bla »

Ah non, chère Castafiore ! Vous, je ne sais pas ce que vous êtes exactement, mais moi, je ne suis pas un homme libre, je suis une femme libre. Dites, Monsieur Lassalle, pour en arriver là, vous avez vraiment si peur que ça? La place est vraiment si bonne? Vous allez me faire regretter amèrement mon 1,9% qui ne m'avait pas tant chagrinée que ça jusqu'à cette minute. Pitoyable et pathétique, votre démarche dispendieuse et pétocharde!

Je vous souhaite à vous et votre faux ennemi Hervé Lucbereilh, une bonne veste bien coupée. J'espère l'élection de Monsieur Domecq, candidat de la gauche. Et si mon espoir est déçu, j'entre en résistance encore plus intensément que je n'y suis entrée à ce jour.

Jenofa Cuisset 

Pendant ce temps, dans la même circonscription..

Une pétition demandant le déclassement des Vautours Fauves de la liste des espèces protégées a été affichée dans les salles de votes lors du premier tour des législatives. Les vautours, sont aussi la nouvelle cible de Didier Hervé et de l’IPHB de Jean Lassalle.

Quatorzième accident de camion en vallée d’Aspe. Ce jeudi à la sortie du tunnel du Somport – le deuxième en 8 jours – Un camion transportant du tournesol concassé est tombé 30 mètres en contrebas, dans le gave où le tournesol est allé rejoindre la citerne de lessive qui a tué toute vie sur 5 km de ruisseau. Plus même une truite à appater.

Le sort s’acharne entre ces 2 tours sur le député chanteur en ballotage qui use ses cordes vocales au téléphone pour essayer de sauver son siège de député. Misère de misère, voilà que le sort est insensible aux arguments populistes de ce triste (mâitre)chanteur.

14 juin 2007

Jean Lassalle prêt à toute les manoeuvres pour assurer sa ré-élection

Par Jenofa Cuisset,
candidate écologiste dans la circonscription de Jean Lassalle
.

«Jean Lassalle: la voix qui porte commence à nous porter sérieusement sur les nerfs.»

jeudi 14 juin

Ce soir,entre la poire et le fromage, la sonnerie du téléphone a retenti dans nombre de nos demeures basques et béarnaises. A vrai dire, au début, on croit à une blague d'un vieux pote : «Bonsoir Madame, Bonsoir Monsieur, je suis Jean Lassalle, votre député. Je voudrais vous délivrer un message. Si vous êtes d'accord, tapez 1.Si non, tapez 2.» Là, on hésite : euh… c'est une blague de Marcel ou de René ou bien c'est vraiment la Castafiore?

Bon, on tape 1 «Chers amis basques et béarnais, nos cultures et langues basques et béarnaises, bla bla bla, l'élection la plus difficile de ma vie, et bla bla bla, les pièges que l'on me tend, et bla bla bla, je suis comme vous un homme libre et bla bla bla.»

Ah non, chère Castafiore! Vous, je ne sais pas ce que vous êtes exactement, mais moi, je ne suis pas un homme libre, je suis une femme libre. Dites, Monsieur Lassalle, pour en arriver là, vous avez vraiment si peur que ça? La place est vraiment si bonne? Vous allez me faire regretter amèrement mon 1, 9% qui ne m'avait pas tant chagrinée que ça jusqu'à cette minute. Pitoyable et pathétique, votre démarche dispendieuse et pétocharde!

Je vous souhaite à vous et votre faux ennemi Hervé Lucbereilh, une bonne veste bien coupée. J'espère l'élection de Monsieur Domecq, candidat de la gauche. Et si mon espoir est déçu, j'entre en résistance encore plus intensément que je n'y suis entrée à ce jour.

Jenofa Cuisset 

Pendant ce temps :

  • une pétition demandant le déclassement des Vautours Fauves de la liste des espèces protégées a été affichée dans les salles de votes lors du premier tour des législatives. Les vautours, la nouvelle cible de Didier Hervé et de l’IPHB de Jean Lassalle.
  • Quatorzième accident de camion en vallée d’Aspe.ce jeudi à la sortie du tunnel du Somport – le deuxième en 8 jours – Un camion transportant du tournesol concassé est tombé 30 mètres en contrebas, dans le gave où le tournesol est allé rejoindre la citerne de lessive qui a tué toute vie sur 5km de ruisseau.
    Le sort s’acharne entre ces 2 tours sur le député chanteur en ballotage qui use ses cordes vocales au téléphone pour essayer de sauver son siège de député. Misère de misère, voilà que le sort est insensible arguments populistes de ce clown triste.

12 juin 2007

Jean Lassalle en ballotage

Jean Lassalle n'est pas assuré de retrouver son siège de parlementaire. Le bouillant député béarnais a obtenu 29,54 % dans la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

UMP Hervé LUCBEREILH 31,36 % 17 009 voix
UDFD Jean LASSALLE 29,54 % 16 020 voix 
SOC Jean-Pierre DOMECQ 19,86% 10733 voix

Jean Lassalle se retrouve en ballottage au deuxième tour. En 2002, Jean Lassalle était sorti victorieux d'une triangulaire PS-UMP-UDF, après le désistement du candidat de l'UMP. François Bayrou a obtenu un bon score dans cette circonscription à l'élection présidentielle mais cette fois Jean Lassalle ne devrait pas bénéficier du soutien de l'UMP.

De son côté, le jouet et la boite à outils politiques de Jean Lassalle, l'IPHB a financièrement bien du mal à maintenir la tête hors de l'eau et la préfecture a décidé de mettre son nez dans les comptes de l'institution.

Les vautours du Béarn ont du soucis à se faire, avec l'iphb, ils ont un concurrent vorace. Après les coups de pubs cacaphoniques de Jean Lassalle (chant à l'assemblée, grêve de la faim) et après les camions qui se renversent dans le gave à la sortie de SON tunnel du somport, 2007 pourrait bien être une année horibilis pour Jean Lassalle, la Castafiore du Béarn.

05 juin 2007

LEIA appelle à ne pas voter dimanche pour Lassalle, Lucbéreilh et Sicre

L’association a cessé l’occupation du bureau du Conseil général de St-Palais et a nommé ceux qui s’opposent à la transnavarraise.

Les membres de Leia ont quitté le bureau du Conseil général de St-Palais qu’ils occupaient depuis jeudi dernier, satisfaits d’avoir remis le projet de transnavarraise au centre de l’actualité. Ils ont d’ailleurs fait connaître hier les noms des candidats aux législatives de la quatrième circonscription qui « s’opposent fermement » au projet porté par l’exécutif palois.

Leia avait invité les candidats à venir lui rendre visite et à affirmer une position claire sur le brûlant dossier. Tour à tour, Léonie Aguergaray d’Euskal Herria Bai, Jenofa Cuisset des Verts, Jean-Pierre Domecq du Parti Socialiste, Jean Haïra de la LCR et Louis Labadot du Parti Communiste se sont rendus à St-Palais et ont signé le texte proposé par Leia. Ce dernier a même recueilli près de 130 signatures à cet effet lors de l’une de ses réunions publiques. Jean-Marie Puyau pour la France en action et Thierry Richard du Parti des Evidences Concrètes ont aussi signé.

Le texte affirme que le signataire « s’oppose fermement » au projet porté par le Conseil général. « Il est inadmissible que les promoteurs de ce projet poursuivent leurs études et aillent de l’avant, alors que la population locale a montré à plusieurs reprises et d’une manière massive son opposition à la réalisation d’un tel axe », poursuit le texte.

Hervé Lucbéreilh, candidat de l’UMP et Bernard Sicre de CPNT ne se sont pas déplacés mais ont envoyé un courrier aux manifestants. « Hervé Lucbéreilh préconise une voie rapide de Salies à St-Palais et un aménagement de l’existant avec des déviations de bourg de St-Palais à Arnéguy. Nous constatons qu’il propose le même projet que MM.Lasserre et Aguerre qui a conduit à la manifestation de 5000 personnes et à la délibération hostile de 83% des communes traversées », a commenté Christine Meynard de Leia. De son côté, le candidat de CPNT estime que la transnavarraise « est une opportunité de développement et de revitalisation des zones traversées ».

Enfin, un coup de fil du candidat du MoDem est aussi arrivé hier alors que l’occupation allait prendre fin. Jean Lassalle se positionne pour un moratoire sur le sujet vu l’opposition qu’il génère. Le député sortant prône la mise en place d’une Commission Nationale du Débat Public, à l’instar de ce qui s’est fait pour le projet de ligne LGV, pour s’occuper de ce projet.

« Lassalle n’a cessé de vanter et de soutenir le projet de son ami politique Lasserre ces dernières années. L’idée de moratoire nous paraît donc électoraliste et destiné à calmer artificiellement l’opposition » ont estimé les militants.

Leia a donc appelé « à ne pas voter pour les candidats qui n’ont pas signé son texte, soit Hervé Lucbéreilh, Jean Lassalle et Bernard Sicre ». L’association a appelé la population à se mobiliser à l’occasion des réunions publiques des candidats. « Face à ce projet, il n’y a que deux positions, celle de soutenir les promoteurs de la transnavarraise ou celle de respecter la volonté majoritaire et officiellement exprimée de la population et de ses élus pour qu’elle soit abandonnée », a déclaré Leia estimant que « tous les propos intermédiaires sont électoralistes et destinés à nous endormir ».

Les opposants ont enfin appelé à se mobiliser contre les médiateurs nommés par le Conseil général. « Nous avons lu ici des documents attestant que des négociations foncières sont en cours au moins dans la partie béarnaise. Les médiateurs ne sont donc pas là pour recueillir l’avis des gens mais bien pour négocier au cas par cas » selon Leia.

Le journal du Pays basque.

17 février 2007

Financement de l'IPHB : Pour Alain Rousset et la région c'est non !

Le refus d'un engagement de 700 000 € de la Région dans l'Institution Patrimoniale du Haut Béarn a provoqué en rétorsion une réplique des élus centristes (UDF).

Alain Rousset refuse les « marchandages » du groupe UDF

L'Institution patrimoniale du Haut Béarn (IPHB) ne figure pas au contrat de projets qui va lier l'État à la Région pour les sept prochaines années et constituer ainsi sa «feuille de route». L'IPHB, qui vient justement d'adopter son propre programme pour la même période, faisait pourtant partie du précédent contrat de plan.

Alain Rousset, président du conseil Régional (PS) l'aurait bien voulu, a-t-il expliqué, mais tous les crédits consacrés à l'ingénierie territoriale et à l'animation des pays ont été exclus de cette nouvelle génération de contrats, par la volonté expresse de l'État.

Partant, Jean Dionis du Séjour, président du groupe UDF, a réclamé que la Région vienne en relais et prenne en charge elle-même le reliquat de 2000-2006, soit 74 000 euros et s'engage à financer seule la période 2007-2013, soit 700 000 euros.

Alain Rousset a dit regretter cette position de l'État, mais surtout accusé Jean Dionis du Séjour d'«habiller de lambeaux un vote de fuite ». Denise Saint-Pé (UDF, de Sauveterre-de-Béarn), est alors montée au créneau. D'où la réplique d'Alain Rousset pour qui le dossier devrait être réexaminé avec le Conseil général et les maires des vallées concernées, mais «en dehors de la mousse médiatique». Le président de l'exécutif régional a précisé que son assemblée ne comptait pas se mettre aux abonnés absents.

François Maïtia, chargé de la politique de la montagne, a aussi proclamé que l'engagement du Conseil régional pour la montagne ne saurait être réduit. Au final, Jean Dionis a subordonné le vote de son groupe à un engagement précis de 700 000 euros en faveur de l'institution, qu'Alain Rousset a qualifié «de troc, de marchandage». Faute de réponse, le groupe UDF s'est démarqué une fois de plus en s'abstenant d'approuver le contrat de projets de la région Aquitaine. Au contraire de l'UMP qui a voté pour.

Le débat a rebondi un peu plus tard. Mais cette fois le Landais et vice-président Jean-Louis Carrère a pris moins de gants pour s'interroger quant à la véritable finalité de l'IPHB, en dehors d'être «l'outil de travail» de son président Jean Lassalle, par ailleurs député des Pyrénées-Atlantiques?

Source : Sud-Ouest

Baudouin de Menten : Après l'Etat, la région !  Le grand machin qu'est l'IPHB est mis en difficulté. Le retour du bon sens et peut-être un espoir de réintroduction de femelles pour les ours mâles du Béarn condamnés à disparaître sans cela.

20 janvier 2007

Christian Laborde danse avec les ours

Christian Laborde : Danse avec les ours Christian Laborde danse avec les ours - « Christian Laborde, homme de poésie comme on dit homme d’armes, toujours prêt à tirer sa rapière, inlassable mousquetaire de la beauté, arborescence de rocaille, cataracte de mots, tout revêtu de rosée, de grâce vélocipédique, de baroque, d’heures fougueuses, de rythmes, de crêpes noirs ou rutilants, d’écorce de Delteil, de foi universelle en la nature, les ours, la danse, la langue, la musique. » ( Louis Nucéra, Les contes du Lapin Agile ).

1992 - Christian Laborde s’oppose au creusement du tunnel du Somport et au projet autoroutier en vallée d’Aspe, territoire de l’ours brun des Pyrénées. Il publie, chez Régine Deforges, dans la collection « Coup de gueule », "Danse avec les ours", chant d’amour à cette vallée sauvage, et pamphlet dénonçant l’Europe du béton à laquelle il oppose « l’Europe fauve », celle des peuples et de l’ours. Le livre inspirera à Yves Boisset un reportage diffusé sur France2, dans le magazine « Envoyé spécial ».

Christian Laborde

Christian Laborde est né dans les Hautes-Pyrénées, à quelques kilomètres du col du Tourmalet. Sa grand-mère parle gascon, l’instituteur parle français, et le menuisier,espagnol. Le premier voisin est polonais et son épouse indochinoise.

Cher ours,

Je t’ai connu, j’étais petit sur les boîtes de biscuits Latapie que ma mère achetait à la boulangerie «Lacoste» à Aureilhan. Des biscuits fabriqués à Saint-Pé-de-Bigorre et qu’on trempait dans du vin sucré. Maman était modiste et j’usais de ses grands ciseaux pour te découper dans la boîte vide. Je te mettais sous l’oreiller, tu m’accompagnais à l’école et au catéchisme.

Je t’ai retrouvé à Jules-Soulé, sur la pelouse du Stadoceste tarbais, Audouin jouait talonneur et Bréjassou pilier. T’était sur leur maillot. Tu seras sur celui de Dupuy, de Jean Sillières, de Nono Dargelès et de Dintrans. Dintrans sera talonneur du Quinze tricolore, ses percussions, ses coups de casque, c’est toi ! Je revois ta gueule sur l’écusson et ta patte prête à griffer. Je fais appel à toi, ô grand balafreur, pour bouter le zélu hors de la vallée d’Aspe ! Cette vallée qui est ton territoire, avec le gave, les lacs scintillants et la montagne d’Anie où se réunissent les sorciers, les magiciens et tous les diables fabricants d’orages, le zélu entend la couper en deux. Sa mort est programmée à Bruxelles et sur place. La tienne aussi. Et celle des petits paysans.

Le zélu nécrophile ignore l’état de droit, met du béton dans la neige, du mazout dans l’eau et Pétetin qui, armé du tomahawk du rire, dénonce ces atteintes insupportables à la sûreté des coccinelles, est jeté en prison. Pétetin en prison, je pense à Garcia Lorca : «L’heure est venue où l’on passe des menottes aux fleurs ». «Pétetin à l’ombre», titre le zournal suceur de zélus…

Pour protester contre cette incarcération scandaleuse, deux braves de la tribu d’Eric se sont encordés à la tour Gaston-Phoébus du château d’Henri IV. Armés de marteaux et de pitons d’alpinistes, ils ont fixé, à trente-trois mètres du sol, une banderole blanche qui dit : «Somport : non à la répression !» J’applaudis à l’exploit de ces guerriers pacifistes. Pas l’architecte des bâtiments de France qui porte plainte pour «affichages sur un monument classé». Triviales poursuites ! Pour ce sous-chef, adepte du garde-à-vous permanent, la montagne, qui n’est pas un monument classé, peut être impunément violée et torturée, et les monuments sont des tombes. Malheur à qui transforme un monument en porte-manteau de la liberté !

Tu sais, dans la vallée ça roupille, vingt ans que ça meurt, l’homme baille et se laisse empailler, il y a plus que toi.

L’heure est à la jacquerie, au feu, au lancer olympique de fourches, à l’huile bouillante sur les décideurs ! Fous la paix aux brebis, attaque le zélu !

Sauvons la planète !

- D’accord ! Et commençons par la Vallée d’Aspe, territoire de l’ours des Pyrénées ! Un quarteron de technocrates, obscurs valets de l’Europe des Marchandises, projette de transformer Aspe en autoroute. Ce projet « valléicide » a, sur place, reçu le soutien des « zélus » qui sont pour le «progrès », du «zournal» qui se charge de la propagande, et du «zuze» qui meten prison les écologistes occupant pacifiquement le chantier du Somport.

Face aux bulldozers de Béton 1er, Christian Laborde, avec des mots en forme de tomahawk ! Il entame pour le « zélu » la danse du scalp, et entonnepour Aspe un chant d’amour. Ça saigne, ça cogne, ça sonne, on rit. 

Danse avec les ours fait de Christian Laborde ce qu’il est : « Un troubadour avec une Kalachnikov ». Feu !

Fonce sur lui comme Dintrans sur un pilier anglais, destroye-lui le lard, déchiquettesa gueule ! Qu’il saigne, souffre et crève !

Saccage ses dossiers, renverse son bureau, arrache le fil rouge de son téléphone, fous le feu à tout ça, un grand feu de la Saint-Jean en Aspe. Et, dans la fumée, dans l’épaisse fumée qui monte, les signaux que j’attends, au dépôt de Pau. Ugh !

J’attends des OK en peau de fumée pour mettre les gaz. Je suis dans la cabine de la loco, en bleu de chauffe. J’ai graissé la patte au vigile. C’est une BB. Pour Aspe, il faut Bardot. Locomo, locomo, comme dans la chanson que j’aime ! Tam-tam, fumée, sagaies, African Aspe !

Cette fumée, c’est toi ! C’est bon, à fond sur les manettes, le train s’ébranle, les ponts, les viaducs, la neige, la roche, les truites, les sapins, le desman, les bergers, l’ours debout, la 134, Fausto, les forges d’Abel, le Somport, l’Espagne, l’Europe, Aspe !

No Pasaran !

Sur l’écorce des arbres chauds
Sur les cailloux
Sur les pollens
Sur les berges du gave
Sur le Pau-Canfranc
No pasaran
Sur la peau des truites
Sur les saumons
Sur la sagaie des libellules
Sur la casquette des rocs
No pasaran
Sur la route blanche de l’aube
Sur le gel
Sur les briquets du froid
Sur les souches
No pasaran
Sur les viaducs
Sur la salive de l’ours
Sur la neige
Sur l’essui-glace des saisons
No pasaran

Christian Laborde

La buvette : Mobilization générale : ô zarmes contre le roi betonneur zélu 1er. (Oups, je me lâche de la tension de la veille). Je commande dare dare cette oeuvre zalutaire qui parle de zournaux  suceurs de zélus. C'est bizarre, je me zen en phaze avec Christian Laborde !

28 décembre 2006

Jean Lassalle au tribunal, poursuivi pour diffamation par Nelly Olin, la suite (B de Menten)

Poursuivi pour diffamation par le ministre de l'Écologie, Jean Lassalle est passé le jeudi 21 décembre à 17 heures devant le tribunal de Pau. Le débat sur l'ours rejaillit devant le tribunal de grande instance. Le député UDF Jean Lassalle comparaît pour répondre de propos diffamatoires prononcés en juin dernier à l'encontre de Nelly Olin, la ministre de l'Écologie.

C'est l'un des dictons préférés de Jean Lassalle, député UDF des Pyrénées-Atlantiques déclare Le Monde : "Derrière des histoires d'ours, il y a souvent des histoires d'hommes." C'est aussi, en substance, la défense que Jean Lassalle a présentée. Le député risque jusqu'à 45 000 euros d'amende.

Dans un entretien accordé à La République des Pyrénées daté 3-4 juin, Jean Lassalle avait qualifié la réintroduction d'ours slovènes dans la région «d'un viol qui devrait être puni comme tel». «Madame Olin doit démissionner», avait-il ajouté. «Ses méthodes sont indignes du rôle qui devrait être le sien. On est en face d'une attitude vichyste qui rappelle le régime policier de la pire période». et dénoncé «l'attitude vichyste» de Mme Olin.

La virulence de la formule n'a pas manqué d'être dénoncée : «J'ai été blessée et choquée», a écrit Nelly Olin à son collègue Pascal Clément, le Garde des sceaux, en lui annonçant sa décision de porter l'affaire devant la justice car, estimait-elle, «à travers l'attaque personnelle qui m'était destinée, c'est la République qui a été outragée». La ministre s'est immédiatement constituée partie civile, démarche rare de la part d'un membre du gouvernement contre un parlementaire.

Entendu au mois d'août par un officier de police judiciaire, Jean Lassalle a déclaré «assumer tous ses propos. Ce qui ne l'a pas empêché de préciser sa pensée sur les termes "viol" et "vichystes". Ayant appris qu'un des membres de la famille de Mme Olin avait été déporté, Jean Lassalle a tenu à dire qu'il s'inclinait devant la mémoire de cette personne, «et de tous ceux, fort nombreux dans notre région, qui ont eu à connaître ces atrocités

Par contre, Jean Lassalle a justifié son attaque contre les réintroductions d'ours en dénonçant «une dérive injustifiable du bon fonctionnement de nos institutions». Le député n'accepte pas en effet que l'on «vienne blanchir sa conscience écologique sur le dos des Pyrénéens» ( "le blanchiement des consciences", "le viol des Pyrénées" et "La réintroduction doit être un acte d'amour" sont quelques unes des formules chocs préférées du chanteur parolier béarnais) lorsque l'on est - selon lui - incapable d'organiser le «trafic maritime mortel qui se déroule depuis des décennies au large d'Ouessant» ou encore de régler «le problème posé par la pollution des camions dans la vallée du Rhône ou sur l'axe Paris-Bordeaux-Madrid». Jean Lassalle se positionne donc en champion de l'écologie et de la "dépollution du trafic des camions", ce qui en a fait sourire plus dans la vallée du tunnel du Somport.

Jean Lassalle estime que les décisions prises à propos de l'ours «réduisent à néant tous les efforts faits dans ce sens» et auxquels il a consacré de nombreuses années en tant que président de l'IPHB. Nelly Olin serait donc responsable de la débacle des objectifs non atteints de la coûteuse Institution Patrimoniale du haut Béarn ? L'art de retourner les choses en sa faveur est maitrisé de main de maître par le député chanteur adepte expérimenté de la rhétorique anti-environnementale dénoncée par Laurent Mermet dans son étude détaillée du fonctionnement de l'IPHB.

Selon lui, toute une région est prise "en otage" tandis que des mesures très onéreuses sont prises pour assurer la surveillance de quelques "animaux" «dans des vallées moribondes" ». Chose qu'il entend continuer à dénoncer, la main sur le coeur, du haut de sa montagne enchantée, mais moribonde ! Quel talent d'opérette, j'ai à l'oreille le refrain "Je suis le chevalier blanc"...

Aux yeux de Jean Lassalle, il est légitime de se demander s'il n'y a pas plus urgent de soigner les maux écologiques dont souffre la planète et déclare «Oui, madame la présidente, je déclare ici que mobiliser 300 militaires des gardes mobiles pour lâcher nuitamment un ours s'assimile à un viol des populations non consentantes de nos montagnes [...]. Et que cela me rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.»  Scoup, Jean Lassalle va-t-il signer le pacte écologique de Nicolas Hulot, ou est-ce encore des ronds dans l'eau ? Les 300 agents réquisitionnés pour empoigner son ami Augustin Bonrepaux vautré sur la route d'accès à Arbas et pour surveiller et contenir les manifestants violents de l'ASPAP (Association pastorale financée par le conseil général de l'Ariège dont le président est ... Augustin Bonrepaux qui juge Nelly Olin "méprisante") ont été utiles à Arbas.

Selon Me Jean-Pierre Casadebaig, l'avocat de Jean Lassalle : son client n'a pas attaqué la ministre ad nominem. Il aurait seulement employé des termes «au pire excessifs» pour «qualifier une politique inqualifiable, imposée aux montagnards par la force militaire». On croirait que Sylvester Stalone a débarqué en hélicoptère dans les Pyrénées. C'est la guerre et personne n'en parle.

L'avocate de Nelly Olin, Me Florence Raoult, estime au contraire que le délit de diffamation est parfaitement constitué : accusant Nelly Olin de viol de la montagne, l'élu des Pyrénées-Atlantiques lui «impute un crime passible des assises». Et il la «blesse particulièrement» avec le mot de «vichyste», le père de la ministre «ayant lui-même eu à subir une déportation». Ce à quoi Jean Lassalle répond qu' «un député de la République a le droit d'interpeller comme il l'entend une ministre de la République. A force de parler le politiquement correct, nos électeurs ont le sentiment de n'être plus représentés. Ils s'abstiennent ou votent pour les extrêmes. Je dis donc les choses comme je les ressens». "Politiquement correct", après sa grêve de la faim à l'assemblée nationale, est ce que cette expression a le même sens dans la bouche de Jean Lassalle que dans celle du reste des français ? J'en doute.

Ce procès n'est qu'un rebondissement d'une longue et tumultueuse relation entre la ministre et le député. Quand Nelly Olin arrive au gouvernement, il n'y a plus d'ours femelle en France et la survie de l'espèce dans le pays est menacée. Nelly Olin décide alors d'introduire cinq animaux avant avril 2006, notamment dans la vallée d'Aspe, en Béarn, le fief de Jean Lassalle, sa chasse gardée, ses terres.

Fils, petit-fils, arrière-petit-fils et frère de berger, berger lui-même dans ses jeunes années, Jean. Lassalle est aussi président de l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB), un syndicat mixte qui devait gérer localement la protection de la nature, du pastoralisme et de l'ours. Le bilan catastrophique de l'IPHB est résumé à la buvette en une seule image.  Mais Jean Lassalle, avec de grands effets de manches s'en tient à la dénonciation de «l'immense escroquerie politique» produite par le ministère de l'Ecologie. «Il y avait déjà les paradis fiscaux pour laver l'argent sale , développe-t-il. Ce ministère invente le paradis vert pour nettoyer les consciences trop chargées en carbone. On lâche un ours dans les Pyrénées et il faudrait croire que la biodiversité est rétablie et que la couche d'ozone est rebouchée.» Quant au fonctionnement déviant de l'IPHB, il sert de modèle aux grandes écoles : ce qu'il ne faut pas faire pour être efficace.

Nelly Olin et Jean Lassalle prônent "une cohabitation harmonieuse avec l'animal". Nelly Olin finance la cohabitation avec le pastoralisme (sur le budget de l'écologie) et la protection de l'ours, Jean Lassalle a laissé la population d'ours se réduire à peau de chagrin en Béarn, espérant sans doute la voir s'éteindre de sa belle mort, non sans répendre la manne financière de l'IPHB sur ses administrés et électeurs choyés. 10% de la somme était consacrée réellement à l'ours. Maintenant il ne reste plus que des ours mâles en Béarn. L'extinction viendra bien toute seule, sauf si les ourses relâchées par Nelly sont attirées par la jeunesse et les phéromones de Mohican, le petit de Cannelle, présent sur le massif de Sesque.

Le 4 octobre 2005, agacé que la ministre ait critiqué son action en Béarn, Jean Lassalle riposte. Il a été désigné par son groupe pour intervenir sur les questions de nuisances sonores. De son propre aveu, il n'y connaît rien (Celà n'a pas d'importance, s'il fallait s'y connaitre pour gérer les dossiers, celà se saurait). L'occasion est trop belle. Nelly Olin est conseillère générale du canton de Garges-lès-Gonesse Est, à côté de l'aéroport de Roissy et du Bourget. Il en profite pour l'attaquer sur son bilan. Mais la ministre a du répondant : "Je n'ai pas de leçon à recevoir de la part de ceux qui n'habitent pas cette ville." L'altercation se poursuivra dans la rue.

Depuis lors, leurs échanges vigoureux à l'Assemblée nationale sont réguliers. Jean Lassalle harcèle de courriers Nelly Olin, s'oppose systématiquement à ses demandes de concertation. Elle s'accroche à l'introduction des d'ours, et le 31 juillet, annonce au député qu'elle ne renouvellera pas les subventions à l'IPHB. Le solde de celles de 2006 viennent d'être payées. L'IPHB n'en menait pas large. A Pau, Nelly Olin s'est fait représenter. Le jugement a été mis en délibéré au 18 janvier 2007.

Jean Lassalle dit au sujet de sa grève de la faim : "Un artiste ne refait jamais deux fois le même numéro".  Pourtant, lors de l'annonce de la candidature de François Bayrou, dos aux Pyrénées, Jean Lassalle a à nouveau joué les chefs de choeur en entonnant son tube «Aqueras montanhas», repris timidement par la foule. Les non-Béarnais bougent les lèvres et font "lalala", avant de prendre leur revanche dans une plus classique marseillaise.  En Béarn comme à Charleroi, on a les députés qu'on mérite.

Baudouin de Menten

Compilation des articles du Monde, Sud-Ouest, Libé. J'en oublie sans doute un autre, et réactions de la buvette.

23 décembre 2006

Toyal : malgré la grève de la faim du député Lassalle, rien n'a bougé

Les sommets blanchissent et les 2 800 habitants de la vallée d'Aspe sont toujours dans l'incertitude. Il y a plus de huit mois, leur député Jean Lassalle (UDF) s'était mis en grève de la faim pendant trente-neuf jours sur un banc de l'Assemblée nationale, à Paris. Il s'opposait à l'extension en dehors de sa circonscription de l'usine Toyal, principal employeur de la vallée. Mais depuis la fin de sa grève de la faim, le 14 avril, après qu'un protocole d'accord a été signé à l'initiative du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, rien n'a bougé. Ou presque.

A l'époque, en pleine crise du contrat première embauche et de rivalité sur l'emploi avec Dominique de Villepin, M. Sarkozy avait tranché en faveur du député béarnais (Le Monde du 24 avril). Il obligeait alors Toyal, producteur de pigments d'aluminium, à réaliser les travaux d'extension de son entreprise sur son site actuel d'Accous. Le groupe japonais devait renoncer à investir les terrains de Lacq, à 65 kilomètres de là, comme il l'envisageait initialement.

Aujourd'hui, les négociations sur cet accord, signé in extremis, patinent. Le coût global de l'opération fait débat. L'usine est encaissée entre deux pans de montagne au bord d'une rivière. Pour que le site agrandi soit fonctionnel, une colline va devoir être totalement déblayée afin de construire une route privée. Un budget de "six millions d'euros", estime Hervé Lelièvre, président de Toyal Europe. "Quatre millions", rétorquent l'Etat, la région, le département et la communauté de communes, principaux bailleurs de fonds du projet.

Au printemps, la direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement a par ailleurs découvert que l'usine Toyal n'était pas aux normes Seveso 2. L'entreprise a juré qu'elle allait faire le nécessaire : quatre millions d'investissements. Pour le département, cela impose de mettre en place un vaste système de sécurité, notamment avec les pompiers : un million d'euros supplémentaires.

Montage financier

Après des mois de négociations, le montant des participations respectives de chacune des institutions n'est toujours pas officiellement arrêté. Le conseil général et le ministère de l'intérieur évoquent un système où, avec la région, ils paieraient chacun 30 % des coûts. Mais le président du conseil régional d'Aquitaine, Alain Rousset (PS), proche de M. Lelièvre, a expliqué au Monde qu'il demandait une participation de l'Etat à hauteur de 50 %.

La viabilité du montage financier est aussi hypothéquée à cause de la législation européenne en matière de concurrence. Celle-ci interdit qu'une entreprise privée reçoive des subventions publiques pour un montant supérieur à 15 % de ses investissements. Un argument que minimise Matthieu Louvot, conseiller technique au cabinet du ministre de l'intérieur : "Il y a un petit doute, mais on pense que ça peut passer."

Devant la lenteur des négociations, Toyal se dit inquiète de son avenir économique. L'entreprise estime qu'à compter de mars 2007, elle perdra 100 000 euros de marge par mois si les travaux ne sont pas achevés. M. Lelièvre indique ne pas vouloir s'engager dans une démarche "illégale". L'usine se situe en sus à quelques mètres d'une zone protégée Natura 2000. L'ampleur des travaux à effectuer alors que l'entreprise est classée Seveso 2 l'interroge. M. Lassalle et ses partisans jugent malgré tout que le dossier "avance bien". Mais au ministère de l'intérieur, on retire discrètement ses billes. "On a un peu signé à l'aveuglette sur un coin de table", reconnaît Matthieu Louvot. "Honnêtement, si c'était à refaire, ce n'est pas comme ça qu'on s'y prendrait, ajoute-t-il. Il faut aussi maintenant que M. Lassalle prenne ses responsabilités." M. Lassalle, lui, dit au sujet de sa grève de la faim : "Un artiste ne refait jamais deux fois le même numéro."

Source : Elise Vincent dans Le monde du 23/12/06

29 novembre 2006

Baudouin de Menten : Jean Lassalle veut-il financer un grand ministère de l'Ecologie ?

Oh toi le belge ta gueuleJe me suis frotté les yeux ce matin en découvrant la nouvelle pirouette de Jean Lassalle, mon député préféré, le seul où il suffit qu’il ouvre la bouche pour que j’ai envie de rédiger une chronique.

Voila maintenant que la Castafiore, suivant la mode pré-électorale, marche sur les plates bandes de Nicolas Hulot. Comme toujours, plus c'est gros, plus cela passe. Le pourfendeur de Natura 2000, le créateur de la protection animale a courbe descendante, le grand organisateur de palabres patrimoniales généralisées, l’arroseur public béarnais, le gestionnaire de l’IPHB a la mode carolo a osé demander de … décupler (au moins) le budget du Ministère de l'écologie pour en faire le budget le plus important de l'Etat. Silence matinal, rêve-je ?

Jean Lassalle critique la faiblesse du budget

Trouvé sur le blog de l’UDF

Projet de loi de finances pour 2007 – mission Ecologie et développement durable

« Nous examinons ce matin, avec le budget de l’environnement, la partie la plus hypocrite du budget de l’État. Il ne représente que 0,4 % du budget général alors qu’il devrait être le premier. Et si nous en débattons devant dix députés en tout et pour tout, y compris vous-même, Monsieur le Président, c’est que nous sommes tous gênés qu’un domaine aussi crucial dispose d’aussi faibles moyens » a déclaré Jean Lassalle en préambule.

Le député UDF des Pyrénées-Atlantiques a également critiqué l’action de la ministre de l’écologie et du développement durable (NDLB: tout en voulant augmenter son budget!). Pour illustrer son propos, Jean Lassalle a pris deux exemples : les nuisances sonores et la concentration en oxyde d’azote des communes voisines de l’aéroport de Roissy, et la manière dont les ours ont été réintroduits dans les Pyrénées.

Que ferait ce farfelu au langage alambiqué, grand pondeur de formules à l’emporte pièce de cette manne financière ? Je crains le pire vu les méthodes qu’il emploie habituellement, lui qui se disait « apaisé d’avoir accompli un acte aussi utile » après sa grêve de la fin dans la salle des colonnes du palais bourbon transformé pour l’occasion en local syndical.

Y a-t-il un pilote à l’UDF ? Lassalle sera-t-il nommé vice premier ministre chargé du développement durable, de la lutte contre l’effet de serre et de la protection de la Biodiversité ? Ubu va-t-il redevenir roi ? Une nouvelle cible pour Noël Godin, l’entarteur (belge lui aussi) ? Les politiciens sont-ils tous aveugles devant ce nouveau grand écart ? Jean Lassalle en petit rat de l'opéra ?

Baudouin de Menten

27 novembre 2006

Natura 2000, la bête noire de Jean Lassalle : "Il est urgent de lâcher des ourses en Béarn"

Pourquoi Jean Lassalle fait-il un "caca nerveux" dès qu'il entend parler de "Natura 2000" ?

Que dit "Natura 2000" a propos de l'ours brun des Pyrénées (Ursus arctos). Les textes sont clairs : Il est urgent de lâcher des ourses en Béarn, le fief et la chasse gardée du seigneur béarnais, grand patron de l'usine à gaz qu'est L'IPHB, cette institution pas très morale, grosse mangeuse de subventions mais très peu productive en résultats autres qu'électoraux.

Pas touche au Béarn de l'élu béarnais. Le seigneur désire rester maître de ses terres. Alors Natura 2000, cette invention d'écologistes parisiens en mal de sauvage, Jean Lassalle n'en veut pas. Mais son château de cartes est sur le point de s'effondrer : les subventions fondent comme la banquise sous les pieds des ours polaires; les soutiens politiques fondent comme le gras d'un cochon qu'on ne nourrit que de salades. La fin d'un règne. Il pourra toujours chanter.

Natura 2000 et l'ours

* Ursus arctos (L., 1758) : L’Ours brun
Mammifères, Carnivores, Ursidés

Description de l’espèce

L’Ours brun est le plus gros carnivore terrestre de France. Son corps se montre massif et rehaussé d’une bosse proéminente à l’épaule. Sa corpulence peut varier considérablement selon les individus. Il atteint en général une hauteur au garrot de 0,80 m à 1 m et une longueur de 1,25 m à 1,60 m. Il est pourvu d’une queue de 10 cm de long. Son poids se situe entre 70 et 200 kg. Les mâles sont plus gros que les femelles.

Le pelage est brun mais peut présenter des nuances allant du fauve clair au brun obscur. Il comprend des poils de duvet et de jarre, crantés, de 7-8 cm de long. Le pelage est habituellement très sombre en milieu d’automne. Il s’éclaircit en été.

Les pattes, larges, comprennent 5 doigts prolongés de puissantes griffes d’environ 7 cm de long aux antérieures et 4 cm aux postérieures. L’ours est plantigrade ce qui lui permet de se dresser sur ses membres postérieurs.

Les yeux sont petits et réputés peu performants. Le squelette comporte des os robustes et est dépourvu de clavicule.

La dentition se rapproche de celle d’un omnivore. La formule dentaire est la suivante : I 3/3, C1/1, PM (3/3), M 2/3 ; le nombre de prémolaires peut varier selon les individus, de 1 à 3.

L’espèce est le plus souvent décelable dans la nature par ses empreintes de pattes d’apparence humaine, ses poils à la pointe blanchâtre, ses arbres griffés à hauteur d’homme et ses fèces volumineux en forme de courts boudins compacts.

Confusions possibles

L’autosuggestion du témoin est forte du fait du caractère mythique et emblématique de l’espèce et des confusions se sont révélées possibles, par exemple, entre Ours et Marmotte (Marmotta marmotta).

Par ailleurs, les dimensions des empreintes de pattes de l’ourson de 6-8 mois sont à peine supérieures à celles du Blaireau (Meles meles). La distinction avec les fèces de Sanglier (Sus scrofa) n’est pas évidente en automne du fait d’un régime alimentaire proche. La présence de poils (de léchage) caractéristiques et l’odeur peuvent la faciliter.

Caractères biologiques

L’Ours brun est une espèce dont la biologie est particulièrement bien connue.

Reproduction

La maturité sexuelle est atteinte à 4-5 ans. Le rut a lieu courant mai-juin et demeure très discret ; en présence de densités normales, ce sont les mâles dominants qui participent le plus à la reproduction. La mise bas a lieu sept mois plus tard, en janvier février, après une ovo-implantation différée de cinq mois. La tanière hivernale, qui est aussi le lieu de mise bas, est choisie dans une cavité rocheuse ou creusée tel un terrier. L’animal en tapisse le fond avec une litière de végétaux. La taille moyenne des portées varie de 1 et 4, selon l’individu, la région et la disponibilité en nourriture. La périodicité de mise bas est de 2-3 ans. L’allaitement dure six mois et l’émancipation des jeunes intervient entre 1,5 et 2,5 ans. L’espérance de vie en nature est estimée à 25-30 ans.

Activité

L’Ours brun est une espèce sédentaire, à large domaine vital : il exploite une superficie comprise selon les individus entre 10 000 et 100 000 ha, incluant la zone qui l’a vu naître, surtout chez les jeunes femelles.

Une population d’ours est constituée d’individus solitaires entretenant des rapports épisodiques (rut, élevage des jeunes, concentrations saisonnières, etc.) très fortement hiérarchisés. Les grands mâles dominent le groupe, ils sont suivis par les femelles suitées de l’année, puis par les autres mâles adultes. Les subadultes récemment émancipés occupent le bas de l’échelle. Plusieurs individus peuvent cohabiter au sein d’un même espace à condition qu’ils soient de rangs sociaux différents, mais ils tâchent de s’éviter.

Le cycle d’activité annuel comprend une période d’immobilité hivernale passée à l’abri au fond d’une tanière. Pour cet homéotherme les fonctions vitales sont à peine ralenties (elles sont comparables à celles d’un mammifère marin en plongée) ce qui lui permet de survivre aux pénuries alimentaires en période de grand froid : rythme cardiaque à 10 battements/minute, circulation sanguine cloisonnée, température à 32°C dans les organes vitaux. Ce « pseudo-hibernant » reprend progressivement un rythme d’activité normal en avril lequel s’intensifie jusqu’en juillet pour décroître de nouveau en automne, période d’abondance.

C’est contraint par l’homme qu’il est devenu nocturne. Deux pics d’activité ont été mis en évidence, respectivement entre 6 et 8 h et entre 18 et 23 h ; la nuit comprend des phases de repos. La couche, utilisée pour le repos diurne en période d’activité, consiste en une dépression d’environ 1 m de diamètre souvent creusée au sein de fourrés impénétrables. L’ours consacre la majorité de son temps actif à quêter une nourriture très dispersée ce qui l’oblige à de perpétuels déplacements, aidé en cela par un odorat et une ouïe très performants. Un ours adulte parcourt quotidiennement en moyenne entre 3 et 5 km. Des déplacements de plus grande envergure sont régulièrement notés.

Il est dépourvu de glandes de marquage, ce qui ne l’empêche pas de griffer et se frotter sur certains arbres aisément repérables de ses congénères et d’y laisser des indices perceptibles de son passage.

Régime alimentaire

L’Ours brun est un omnivore opportuniste à nette dominante végétivore.

Il a rarement l’occasion de consommer des protéines d’origine animale que lui procurent les carcasses d’ongulés domestiques (ovins, caprins) ou sauvages (Sanglier, Chevreuil, Capreolus capreolus, Cerf élaphe, Cervus elaphus...). En pratique, il satisfait sa ration protéique printanière par la consommation de végétaux herbacés ; les racines lui procurent les nécessaires oligo-éléments. Dès le début de l’été il s’intéresse aux fruits charnus (myrtilles, bourdaines, framboises, etc.), pour ensuite se reporter sur les fruits secs (glands, faines, châtaignes, etc.), en début d’automne dès leur apparition.

La prédation n’est pas un recours systématique, elle se manifeste à l’occasion de la présence des troupeaux d’ovins et caprins domestiques sur les estives. Entre 1968 et 1991, le nombre annuel moyen d’ovins tués par ours est estimé entre 3,4 et 5,1 (fiables et douteux). Dans le cas de conditions particulières (ovins non gardés par exemple, « ours à problèmes »), ce nombre peut s’accroître considérablement, comme dans les Pyrénées centrales. Parfois certains sujets, immatures surtout, peuvent développer un comportement excessivement prédateur, voire perdre toute peur de