Insolite Humour

06 novembre 2008

Un chasseur prend un cheval pour un lapin, il tire

Hergnies : Méprise ! Normal, c'est à cause des oreilles : ours, sangliers, lapins, canassons, toutes les bestes se ressemblent. Non, je ne vais pas rajouter "après plusieurs petits jaunes", mais avouez que c'est tentant...

Méprise

Navrant accident de chasse, dimanche 2 novembre 2008 à Hergnies. Dans la matinée, un chasseur a confondu équidé et canidé.

«Je crois qu'il y a un problème avec un de vos chevaux.» Quand il se présente chez Laurent Pénichou, dimanche vers 10 heures, l'homme qui vient d'envoyer une volée de petits plombs dans les jarrets d'une de ses ponettes a franchement l'air penaud. «On voyait bien qu'il était pas bien du tout.» Aux gendarmes de Saint-Amand-les-Eaux qui l'entendront après que les propriétaires des lieux et de la bête innocente aient porté plainte, il prétendra avoir voulu tirer... un lapin. Mastoc, le lapinou !

Contrition de l'auteur du coup de feu mise de côté, notre propriétaire de chevaux hergnisien ne décolère quand même plus depuis. «Surtout que ce n'est pas la première fois. Quand on a une arme de destruction entre les mains, on fait attention où on tire. Là, l'individu était à moins de vingt mètres de ma clôture et il a tiré délibérément en direction d'une propriété privée...» Dans sa besace personnelle d'animaux victimes de tireurs à tout le moins négligents, sinon à la gâchette facile, «un chien, à l'épaule déchiquetée... et un chat, devenu aveugle à cause d'un plomb qui s'est infecté au-dessus de son oeil».

Cette décharge dans les pattes de la pauvre Réglisse (3 ans), du 7,5 pour les connaisseurs, c'est donc le coup de feu de trop. «Il y a vraiment un problème de chasse à Hergnies. Ce que m'ont confirmé les militaires. Le pire, c'est que ce sont des types ordinaires mais qui canardent dans tous les sens sans se soucier le moins du monde de sécurité.» Un sentiment qu'il devait répéter, hier après-midi, au maire d'Hergnies, Jacques Schneider.

En attendant, Laurent Pénichou et son épouse ont été obligés d'emmener la jeune poney en Belgique, qui ne se tenait plus que sur trois pattes, dans la très réputée (et chère) clinique vétérinaire de Gand, pour y subir une lourde intervention chirurgicale. Résultat du carton : 92 plombs retirés à droite, 2 à gauche. Avec cette quasi certitude de récupérer, dans environ trois semaines, «un cheval boiteux». Et si l'homme a «pendant des années» cherché des excuses aux amateurs de chasse, «aujourd'hui», il n'en trouve «plus aucune».

Laurent Breye
Source : La Voix du Nord

Que Laurent Pénichou se rassure, ce n'est pas uniquement à Hergnies qu'il y a un problème de chasse. Peut-être faudrait-il demander à Bruno-Besche-Commenge de nous proposer un nouveau photo-montage avec un ponney et un lapin (de nuit) pour nous convaincre....

Désolé, Pierre, c'est l'actualité qui fait que je m'en prends aux chasseurs qui confondent tout...

Un chasseur attaqué par 3 chevreuils

A Cajarc, dans le lot, les chevreuils ont du plomb dans la cervelle, ils s'adaptent ! L'évolution en marche ? De nouveaux comportements ? Les politiciens locaux chasseurs vont-ils demander, comme dans les Pyrénées, la capture des animaux dangereux et leur déplacement ? Pour les mettre où ? A chambord, à cause des murs ? Insolite en tout cas.

Cajarc : le chasseur blessé par un chevreuil

Roger Masbou rappelle le caractère imprévisible du gibier.«Le gibier a blessé un chasseur». Ce sont les termes employés par Roger Masbou, président de la Diane cajarcoise au lendemain de l'accident de chasse arrivé à Patrice Issaly au lieu dit "Langar" à la limite des communes de Cajarc et de Saint-Chels.

Quinze chasseurs participaient à une battue au chevreuil mardi. Ces derniers étaient au poste lorsque trois chevreuils ont surgi ensemble. Patrice Issaly a eu le temps d'en abattre un lorsqu'il s'est fait charger par les deux autres. La chasse a été interrompue. Appelés aussitôt, les gendarmes et les pompiers sont arrivés très vite sur les lieux.

Victime d'une double fracture du fémur, le chasseur a été transporté à l'hôpital de Figeac.

En 40 ans de chasse, Roger Masbou a déclaré «assister pour la 1re fois à ce genre d'accident très exceptionnel lié au comportement imprévisible du gibier», dont il faut toujours se méfier car il peut être dangereux.

Source : La Dépêche

Une double fracture ! Le chevreuil est bien plus dangereux que l'ours et ils sont 1,5 million en France, au moins ! Oufti ! Et un communiqué de plus pour l'ASPAP et le guide de pays, je me marre.

Dans le genre et assez trash...

02 novembre 2008

Pan dans le caténaire du TGV

SNCF: caténaire endommagée "en l'absence de toute circulation" de TGV

La SNCF, qui a annoncé dimanche matin un dépôt de plainte à la suite de tirs de fusil ayant "très certainement entraîné la rupture de la caténaire" samedi à la hauteur de Marcoussis (Essonne), a précisé que celle-ci avait été endommagée "en l’absence de toute circulation" de TGV.

Dans un communiqué, la SNCF précise que le "fil de contact" de la caténaire qui doit adhérer au pantographe de la motrice du TGV a "été rompu en l’absence de toute circulation". Le communiqué de la SNCF est accompagné d’une photo d’un lampadaire, situé à la hauteur de ce "fil de contact" et qui montre deux impacts de balles de gros calibre sur cet éclairage. Cette rupture de caténaire, qui a très sérieusement perturbé samedi le trafic des TGV Atlantique, "s’est produite au km 26,117, à une aiguille (aiguillage, ndlr) permettant le passage entre les voies 1 et 2 sur la ligne à grande vitesse (LGV) Atlantique où un talus surplombe les voies à cet endroit", relève la SNCF.

Il semblerait que des chasseurs aient confondu le train avec une famille de sanglier en fille indienne. La tentation était trop forte car même bourré, si on tire trop tard, c'est à dire derrière le premier sanglier, on se paie le suivant et ainsi de suite. A moins que ce soit l'instinct ?

Ne faudrait-il pas organiser une battue administrative pour empêcher les TGV de nuire ? Les renvoyer à Paris, d'où ils viennent ? Nous attendons avec impatience le communiqué de l'Association de défense du patrimoine et de l'identité ferroviaire.

Un petit exemple de tir posé de précision, avec une carabine à lunette..., quel beau sport ! "Gosh" il dit le mec à la fin : "Et merde..." Au moins le gars dans le mirador d'en face n'est pas tombé, par chance.

26 octobre 2008

La menace slovène

La menace slovène

Film d'animation de 2006 réalisé par la classe de 1re Bac Pro Production Végétale du Lycée Professionnel Agricole de Lavaur Flamarens dans le Tarn.
"Flash Spécial : on annonce l'implantation d'ours slovènes dans les Pyrénées !" sous l'oeil stupéfait et critique des moutons menacés.

Les loups plus intelligents que les chiens

La domestication des animaux ne stimule guère leur intelligence. Si vous avez un maître pour penser à votre place alors à quoi sert d'utiliser sa matière grise, il semble bien que la sélection naturelle rende les animaux domestiques idiots.

Les chiens semblent pourtant une exception à la règle, comme les chiens bergers par exemple, élevés pour des tâches qui font appel à leur intelligence. Une étude menée par Brian Hare de l'université de Harvard a démontré que la sélection naturelle dans le contexte de la domestication avait stimulé l'intelligence des chiens leur permettant ainsi de comprendre le comportement humain, ce dont leurs ancêtres les loups sont incapables. Pourtant une étude plus récente semble prouver le contraire.

Les loups plus intelligents que les chiens L'expérience du Dr Hare montrait des tasses retournées et un humain montrant le chemin vers les tasses cachant de la nourriture. Dans plus de la moitié des cas les chiens ont choisi la bonne tasse alors que les loups ont moins bien réussi. Monique Udell de l'université de Floride a remarqué que les loups impliqués dans l'expérience bien que captifs, n'avaient pas été élevés par des humains et se demandait si l'apprentissage plutôt que l'évolution expliquait les résultats de l'expérience. Elle a alors répété l'expérience en choisissant des chiens venant d'un chenil qui avaient eu peu de contact avec les humains, des chiens adoptés et des loups élevés par des hommes. Les résultats ont montré que les loups ont fait mieux que les chiens toutes catégories, Six loups sur huit ont parfaitement compris les gestes humains et seulement trois chiens adoptés sur huit ont bien passé les tests alors que les chiens du chenil ont mal réussi. Bien loin d'être idiots, les loups sont plus intelligents que les chiens, il suffit de les élever d'une façon appropriée.

Source : The economist

24 octobre 2008

Mais que fait l'armée ?

Une grosse baffe

Ours, que fait l'armée?Voilà une bonne journée pour les opposants au plantigrade. Chaque fois qu'un ours rencontre un chasseur, soit l'ours est tué (le plus souvent), soit l’ours s’enfuit (le reste des cas). Cette fois-ci, c'est le chasseur qui prend une raclée.

Pour les adeptes de la "biodiversité à visage humain", voilà l'occasion d'expliquer que cet ours est un grave déviant caractériel qui, vu qu'il a donne une grosse baffe au chasseur, s'en est approché de très prêt, de trop prêt, et que donc il n'a plus peur de l'homme. Ce qu'il fallait démontrer pour s'en débarrasser en activant le plan "ours à problème". Tire la bobinette et l'ours s'en ira. Les Espagnols du Val d'Aran ont parait-il commencé la traque pour "ramener les ours en France". Elle n’est pas belle la vie ?

L’ours aurait aussi pu être un déviant sexuel, il aurait alors «emmené le chasseur dans un maquis» comme dirait Brassens, «Gare à l'ours». Mais cet ours est un brave, donner une bonne leçon lui a suffit.

C'est qu'il n'est pas bête cet ours. Il joue un méchant tour au chasseur qui lui avait lâché les chiens aux fesses. Il a appris vite : sur les conseils de Balou, cet ours a décidé qu’on ne devait pas le confondre avec un sanglier. C’est la norme parait-il puisque les Espagnols l’on dit. (Voir le montage diffusé en exclusivité française par l’ASPAP : une photo prise par nuit noire où il est démontré qu’il est possible de confondre un ours noir sur fond noir avec un sanglier noir sur fond noir. Une démonstration lumineuse !)

Notre ours, bien décidé a éviter le pruneau, a voulu montrer la grosse différence entre un ours et un sanglier :

  1. D’abord s’approcher au maximum du porte-flingue, vu que les jeunes chasseurs sont tous bigleux, alors vous pensez, un Nemrod de 72 ans, il y avait trop de risques.
  2. Ensuite, se mettre debout. Un sanglier ne se met jamais debout sur ses pattes de derrière. C'est réservé aux ours ; pas moyen de confondre... et expliquer au gars que l’on n’a pas apprécié la charge de ses chiens. Expliquer avec fermeté, mais en lui laissant l’occasion d’appeler sa maman. (Vu qu'il va mieux, on peut en rire. Cela déstresse après un choc)

Voilà de quoi convaincre les chasseurs qu’ils ont intérêt à éviter les battues avec des chiens courants.

Je pensais en rester là, vu que la buvette vous avait déjà expliqué ce matin comment Louis Dollo répandait les rumeurs les plus abracadabrantes en plus de l'histoire de l'Ours de Bruges plus ancienne. C’était sans compter sur les talents irremplaçables de notre guide de pays journaleux à ces heures.

Adet : Dollo ne vous aime pas

D’abord il pique une grosse colère sur Alain Reynes parce que le directeur de l’ADET ne semble pas plus retourné que cela par le drame ignoble qui secoure toute la péninsule et les Ibères.

«Monsieur Reynes nous sort encore les grandes théories livresque (sic) développées par les propagandistes des sectes du sauvage qui veut à tout prix faire croire que l'ours est un gentil fauve avec les humains. Idiotie ? Stupidité ou incompétence ? (...) Il n'y a pas de cas connu d'homme tué par un ours depuis 1850. Et pour cause ! A cette époque, on n'attendait pas d'être mort pour discuter. On tuait et on discutait après

Louis Dollo n’a pas besoin de rajouter «à cette époque», c’est ce qui est arrivé aux ourses Claude, Mellba et Cannelle. «Il suffit de voir ce qui se passe dans d'autres pays. Soit la zone se dépeuple car les activités humaines n'y sont plus possibles, soit on se fait manger comme en Roumanie.» (...)

Pas étonnant qu'ils se fassent bouffer les Roumains : ils caressent le museau des ours sur le bord des routes ! Ils ont pas lu les dépliants "Comment se comporter..."

Voilà donc ce qui explique l’exode rural en Ariège. Les gens fuient l’ours et les "valléens" qui font vivre la montagne et défendent l’identité pyrénéenne pour se réfugier en ville, à Pau par exemple, où paradoxe, ils rencontrent les membres de «la secte du sauvage » et son grand gourou : Stéphan Carbonnaux. (Pas kangourou, grand gourou !) Ce qui est bizarre, c’est que cet exode rural existe aussi dans le massif central, dans la creuse ou ailleurs, où il faut se lever tôt pour apercevoir un ursidé autre que le doudou des bambins. Mais Louis Dollo ne réfléchit pas jusque là, une idée à la fois s’il vous plait, faut que les masses populaires comprennent.

ETO, c'est kif-kif

Il reprend, emballé : «C'est le Ministère slovène de l'environnement lui-même qui indique les recrudescences d'attaques sur les humains au cours des dernières années, et fait appel à d'autres pays pour accueillir ces ours à problème qui l'embarrassent. (...) Compte tenu de sa position et de son implication dans le système depuis de nombreuses années, Alain Reynes ne peut pas ignorer un tel document d'origine slovène. Il ne peut donc qu'être de mauvaise foi et par ce comportement contribue à entretenir un grand mensonge depuis les années 80

On nous aurait donc menti ! La Slovénie aurait refilé à la France de vielles ourses ménopausées ou de vielles célibataires mal b… et acariâtres. Les experts de l’ETO se seraient donc fait avoir comme des bleus. C’est qu’ils sont durs en affaires ces slovènes, du second choix au prix plein ! Pour les prochaines fois, ils feront gaffe, promis. On aura droit à de jolies bombes douces et fraîchement engrossées par de bons reproducteurs dans la force de l’âge (De ceusqui ont fait la guerre des balcans ! Il n'y a qu'à voir : ils percutent les minibus !) Ce sera mieux pour la consanguinité.

Raconter de telles conneries n’est pas grave, cela le détend et lui donne l’occasion de se défouler sur les spécialistes de l’ETO qui d’après lui, vu leurs études, n’en touchent pas une sur les ours. Lui par contre est un spécialiste reconnu moooondialement : "Louis Dollo : guide de pays et ardent défenseur des ours", c'est écrit dans un livre, oui Meeesieur !

Je ne comptais pas vous parler de tout cela si Louis Dollo n’avait pas fait beaucoup plus fort.

Pyréniais : plus fort que Dutroux

Voyez plutôt ce que Louis Dollo raconte ce jour sur le forum «sangliers», un forum où le guide de pays va faire ami-ami avec des chasseurs et leur balancer un maximum de liens vers son site pyréniais. (Je rappelle encore une fois pour ceux qui imaginent que je me fous de sa poire que le mot «pyréniais» vient du dessin qui illustre la bannière de la buvette. C’est le titre du journal où l’on raconte les méfaits des ours. Dans l’image originale l’ours lisant déclare «Tiens aujourd’hui j’ai dévoré 25 brebis. Officiel ! C’est dans le journal ! Plus fort que Dutroux ! Ben dis donc !» La ressemblance avec la meilleure source locale d'actualités ursine était telle, tant au niveau du contenu qu'à celui du nom de domaine que le remplacement de pireneus par pyréniais m’a semblé d’une logique implacable. Vous comprenez bien : loin de moi l’idée de traiter ce spécialiste de l’ours de niais. Fin de la parenthèse.)

Le collier de la Reyne, le retour

Or donc Louis cause avec les chasseurs, tout excité à l’idée de l’effet qu’il va faire en leur apprenant la nouvelle du drame du Val d’Aran :

«Il semble que l'on va chercher à nous cacher quelque chose. Cet ours avait un collier selon des témoignages recueillis. Or, officiellement, il n'y a que Balou qui en a un. Serait-ce Balou et non Hvala ? On nous mentirait pour la présence de Balou blessé en Ariège ? Quel est cet ours vu dans l'Aude récemment à proximité d'un village si ce n'est pas Balou ? Beaucoup de question également sur le nombre d'ours.»

Recompter, je parie qu’ils vont vouloir recompter les ours, comme au bon vieux temps de l’IPHB !

«Autres questions : il semble de plus en plus certains que contrairement à ce qu'on nous dit il y a une ourse avec un ourson en vallée d'Ossau. L'ourson de Cannelle serait donc une femelle et non un mâle comme annoncé officiellement

Vous allez me dire : «Tu nous écris une interminable introduction pour nous raconter des trucs qu’on a déjà lu.» Vous avez raison, mais il poursuit …

Les hélicos

«Autre interrogation : que faisait l'armée récemment en manœuvre dans le secteur précis ou se cachait cette ourse suitée que personne ne veut reconnaître officiellement ? Plusieurs hélicoptére (sic) qui délarque (resic) la troupe, ça se remarque. Pas seulement par les bergers. Les jours prochains s'annoncent intéressant mais pas en faveur de l'ours.»

«                                      » (Comment écrire un grand silence médusé ?)

Des hélicoptères ! Nous y voilà. La grande muette qui largue (j’imagine) la troupe et pourquoi pas des ours !

Réponse d'un chasseur pas dupe : «Que faisait l'armée récemment en manœuvre dans le secteur ? Si on te le dit, il faudra qu'on te tue par la suite. Ces manœuvres franco-espagnoles ont déjà plus de 20 ans. Je ne pense pas que l'Etat soit assez fou pour confier un ours à des militaires, surtout armés

Mais Louis Dollo ne se démonte pas pour si pneu (oui, bon je sors ...). Il croit dur comme fer à une machination (écolo-judéo-maçonnique ?) : «Il ne s'agissait pas de manœuvres franco-espagnoles dont nous avons l'habitude. Il n'y a eu aucune communication sur le sujet. Il suffisait d'être présent le bon jour» avant de continuer agressif «ce qui ne devait pas être ton cas depuis les Cévénes. (sic)»

Réponse du même chasseur, toujours pas dupe et collant la dernière photo de Balou prise par l'ETO : «On nous mentirait pour la présence de Balou blessé en Ariège ? Bien sur, et on nous ment tellement bien qu'ils ont dompté un autre ours pour marcher a cloche pied dans le secteur !»

Un autre chasseur inspiré : «Quand un homme tue un lion on appelle cela du sport. Quand un lion tue un homme on appelle cela de la cruauté

Louis Dollo enchaine : «On aprends (sic) aujourd'hui que Hvala et Sarousse ont aussi un collier. il devait tomber (resic) mais appatemment (idem) ce n'est pas le cas et il y a toujours suivi GPS parfois de manière sporadique.» Louis, fait un effort, merde !  «En ont-ils mis d'autres ? Je ne sais pas. Est ce d'autres ours arrivés par génération spontanée (et cotodi, c’est du wallon : « encore »), cela fait aussi parti (rebelotte) des interrogations. Mais comme tout est culture du secret, difficile de savoir la vérité. Y a-t-il des juristes sur ce forum ? »

Ce n'est pas d'un juriste que vous avez besoin Monsieur Dollo, mais d'un psychiatre ! Vous croyez que je raconte des carabistouilles ? Non peut-être ! C’est ici.

Vous voyez, la journée n’est pas si mauvaise : Hvala, Hvala...

Retour à : Un chasseur blessé par un ours dans les Pyrénées espagnoles

Pour terminer de détendre l’atmosphère, je vous invite éventuellement à relire et à écouter ces perles :

Ou découvrez ce qu'écrit Fabrice Nicolino (encore un extrémiste pour Louis Dollo) dans ses notes :

17 octobre 2008

Bons baisers de l'ours de Bruges

Bons baisers de l'ours de BrugesCarte postale de l'ours de Bruges

Mon Cher L.,

Ici à Bruges, on fête les 30 ans de la mort de Jacques Brel. Encore un belge. Parrait qu'ils ont du succès chez vous. Ici on dit que c'est à cause de l'humour et de l'autodérision. Tu connais ?

Nous avons fait du cuistax à la mer. Tu aurais vu la tête des gens : 4 ours à Zee Bruges. Maintenant nous sommes attablés, l'ours Camille, Néré, le petit ours et moi à la terrasse du café " 't Brugs Beertje" le long d'un canal de Bruges, à 50 mètres de l'entrée du Béguinage. On mange plein d’anguilles au vert, de stoemp, de waterzooi et des laquements, ça change des tripes. Camille boit du lait de chèvre avec du miel. Néré et moi, nous buvons du champagne Ours de Brugesen pensant à toi et à tes rumeurs. On se marre bien. Et pas n'importe quel Champagne. Le "Brugs Beertje" du domaine Yves Delporte. "L'ours de Bruges" si tu préfères. Sur la capsule - je sais que tu collectionnes les tâches de sang et les liens. Collectionnes-tu les capsules de chamapagne ? - sur la capsule disais-je, la tour du marché de Bruges et un ours tenant le blason de la ville avec le texte "Make-a-wish BRUGGE/BRUGES Make-a-wish BELGIE/BELGIQUE". Nous avons donc fait un voeu d'ours. Un voeu, celà ne se dévoile pas...

Nous venons de visiter "La loge des Bourgeois", une grosse maison flamande typique de Bruges. Je t'explique : Dès le XIVe siècle, La loge des Bourgeois (Poortersloge) était le rendez-vous des notables bde Bruges ainsi que le lieu de réunion de la noble et sportive société "De Witte Beer" (L'Ours = beer) qui se donnait pour tâche, entre autres, l'organisation de L'Ours de Bruges dans le blason de la villejoutes et de tournois. Dans un niche de la loge se dresse sur deux pattes l'ours de Bruges "Beertje van de Loge", premier "citoyen" et mascotte, comparable au "Manneken Pis" de Bruxelles : Lors de certaines fêtes, on le revêt d'un costume de circonstance. Cet ours, qui figure aussi dans les armoiries de Bruges serait, selon la légende, le seul être vivant qu'ait rencontré Baudouin Bras de Fer (NDLB : véridique !) lorsqu'il prit possession de son domaine encore sauvage et désolé. C'était au IXe siècle. C'était plein d'ours ici, tout autour de Bruges. Aujourd'hui, la Loge des Bourgeois abrite les Archives de L'Etat.

Nous lisons ton journal en ligne dès qu'on trouve une connexion wifi dans les bois. Y'en a pas beaucoup par ici, mais on se faufile entre haies et élevages de cochons. On a "empruntés" 2 gorets, pour gouter. Ils sont beaucoup plus difficiles à pelêr que les tarasconnaises, la peau est plus grasse et épaisse, à cause de l'herbe sans doute. Ici, ils ne sont pas remboursés. Quels pingres alors. Reste bien où tu es !

Ici à Bruges, les gens nous semblent intelligents : les moutons sont tous vaccinés depuis bien longtemps et de jour, ils savent faire la différence entre un cochon et un ours, pas comme en Ariège. Pourtant, on en a vu des bourrés aussi, mais à la bière. Je te recommande la trappiste, cela rend aimable. Tu es toujours aussi raciste il me semble. Après l'invasion les plombiers slovènes tu t'en prends à un des gars d'ici ? Pas très marrant je trouve. Cette semaine, il y en a un autre comme toi qui a dévissé son billard, en Autriche. Pas une grosse perte.

D'ici, on ne voit pas le Pic de Merdanson, rien que de noires clochers, et pas questions de monter dessus, y’a trop de monde dedans.

La rumeur de L'Ours de Bruges dans le journal PyréniaisQuoi de neuf là haut ? Je massacre toujours autant ? Il parait que tu t'embrouilles les pinceaux avec les traces de pas et l'écartement des dents : canidés, ursidés, lynx. Tes vraiment pas meilleur biologiste que journaliste, mais au moins tu es tenaces. Après un ours, un chien, un loup, un lynx, maintenant c'est deux ours. Toutes les hypothèses y passent. Un vrai travail de scientifique, tes rumeurs. Appelle Claude A., il t’aidera.

Sans blagues, là tu délires, une ourse suitée avec un petit qui a "pradé" chez Bernard ! Encore surement ce sauvage de Carbonnaux qui à largué une copine à maman. Tu débloques mon bon L. Et puis arrête d'utiliser des conditionnels et des imprécisions avec tes rumeurs "Il semblerait que...", "la trace ressemblerait à...", "Il semble de plus en plus évident qu'il s'agisse de" etc. On a l'impression que tu paniques à l'idée que je réintroduise des femelles en Béarn ? Arrête, tu m'exites ; c’est mon droit après tout, c’est de mon âge maintenant.

Es-tu toujours en froid avec les alpinistes, les écologistes, les touristes et les experts ? D'ou te viens cette vanité ?  Compare ton cursus et le leur. Pas évident que tu assures aux exams mon pote. Mais une foi que tu as pris quelqu'un en grippe, même si ce qu'on te dit est l'évidence même, tu continues à raconter n'importe quoi.

Ton feuilleton "Drame dans la montagne" continue, il parait : une femelle ourse en Béarn, la dernière ourse pyrénéenne. La lignée, telle le phénix de Sesques renaitrait de ses cendres. Une bonne nouvelle ! Tu pourras la chouchouter, lui trouver un mari. Tu penses à moi j'espère, le plus jeune et beau mâle de la bande, plein d'avenir. Eh! Déconne pas. Elle est pour moi, cte p'tite.

La battue administrative (comme au bon vieux temps ! Nostalgique ?) aux sangliers n'a rien donné parait-il. C'est normal, ils sont tous partis rendre une visite à Balou, pour s'excuser. Si tu vois Balou, tu lui serreras la pince pour moi. La bonne, hein, pas celle que l'instinct pervers à troué.

Parait que t'as trouvé un vétérinaire qui a dit que ce n'était ni un chien, ni un loup, ni un ours. Ni un lapin, ni un canard a rajouté le maire de Bruges (c'est un marrant celui là, faudra penser à un jumelage.) Plus que le lynx alors ! As-tu montrés l'écartement de tes dents, histoire de vérifier que tu ne te garoutises pas les nuits de pleine lune ? Un nouvel ovicide par un psychopate tarbais à la une de la Dépêche ! Ce serait marrant pour toi. Enfin la gloire et la reconnaissance mondiale ! L'Hannibal Lecter des Pyrénées vivantes !

Faudra que tu me présentes celui qui m'a traité de "bête velue" et de "vorace", je vais lui faire passer l'envie de remonter en estives. J'ai des relations tu sais, j'ai des amis en Roumanie et en Sibérie qui en ont bouffés pour moins que cela. Ah oui, ces histoires là, tu les connais, je les ai lu sur K.. Et ton troisième petit boulot de pigiste chez les alpinismes, ça boume ? Tu es toujours tout seul pour publier tes salades ? Ils ont encore des visiteurs ? Parce qu'on m'a dit que sur les listes Yahoo, tu faisais fuir tout le monde à poster comme un malade tes liens pourris. Enfin, si cela t'amuses..., faudra que je t'explique qu'un lien vers ton journal à partir d'un site pourri ne rapporte pas même une myrtille, mais bon, tu as la foi.

J'aurais de mauvaises manières à ce qu'il parait ; je me comporterais comme un ours sauvage 
mal éduqué ! Ce n'est pas à toi qu'ils ont flingué la mère alors qu'elle faisait mon éducation. A propos de mère, téléphones à la tienne, tu la négliges, tu bosses trop le soir. Va voir des amis à la place, change un peu de milieu, sort, va draguer des meufs sans laine au lieu de crapahuter au cul des brebis dans le brouillard à expertiser les charognes pour envoyer des photos de cadavres à la presse locale.

A propos de cadavres dans les placards, toujours employé chez "Tarbes & Lourdes Réunis", salades en gros ? Ils vendent encore, où juste pour les pèlerins ? Médecin légiste ! Tu as raté ta vocation, conducteur de car pour zollandais, c'est pas un métier !

Parait que tu cherches mes poils et mes étrons partout. Ne serais tu pas un "journaliste à problèmes toi" ? Que dit ton psy ? Délire paranoïaque ou bipolaire psychopathe ? Que devient le grand complot : "on nous cache quelque chose", "l'ETO ne dit pas tout" et les lâchers de femelles par hélicoptère... ? J'te taquine !

Parrait que Didier est venu avec toi dans la montagne, qu'il n'y a plus assez de business à faire avec l'ours et les vautours et que maintenant, les affaires, c'est avec les russes et les chinois qu'il trafique. Qu'y fasse gaffe, y'a des ours là bas, et des gros, pas des dégénérés comme par chez nous.

J'ai appris la dernière, t'es con quand même. Il parait que j'ai déjà fait un petit. Et je me l’aurais élevé où ? Dans mes bourses ? Tu as déjà essayé de mettre 500 grammes de haché dans des c... d'ours. Essaie seulement ! Si jamais tu me traites de gouine, je te fais passer l'envie d'écrire. Sur ce, on commande une petite sœur à ta santé. Et bonjour aux indiens de la réserves de la part de l'Ours de Bruges. Si Francis est déjà descendu d'Estives, offre lui le "bêêêêstes of du Génie des Alpages", celà lui fera plaisir.

Salut hein biloute !

Cannellito ou Cannellita, va savoir (viens voir)
Mohican pour les intimes.

01 octobre 2008

Le guide du Touriste en Ariège

Comment doit se comporter un touriste en Ariège. A savoir avant de partir aux Sports d'Hiver et à diffuser largement pour qu'il n'y ait pas de problèmes !

Guide de survie pour les touristes en Ariège

  • N'oubliez jamais que vous n'êtes pas chez vous.
  • Cessez de mettre des Moon Boots avec vos jeans
  • Laissez toujours un pourboire, quelques centimes suffisent parfois pour vous maintenir en vie.
  • Comparer les remontées mécaniques au métro peut vous coûter cher.
  • Ne dites surtout pas "A Paris, c'est moins cher".
  • Ne branchez jamais en boite, contentez-vous de danser.
  • Même immatriculée 09, une voiture de location reste une voiture de location.
  • Arrêtez de dire « oh, comme c'est beau », on le sait.
  • Ne vous ridiculisez pas en parlant de ski.
  • Ne roulez pas à 40 km/h sur les routes de montagne, nos routes ne sont pas dangereuses, c'est vous qui ne savez pas conduire.
  • Ici le Klaxon n'est là que pour dire bonjour. Vous ne connaissez personne, ne klaxonnez pas.
  • Vous n'avez rien à faire au comptoir, il nous est réservé.
  • Sachez qu'un Ariégeois n'est jamais seul.
  • Ne branchez pas les habitantes des stations, même nous, nous n'y arrivons pas.
  • Ne nous lancez jamais de défis stupides sur notre capacité à tenir l'alcool. Vous avez perdu.
  • Ici, on vous appelle les Gaulois, et vous n'êtes pas nos ancêtres.
  • Enfin, n'oubliez pas que vous n'êtes pas partout chez vous, surtout chez nous.

A part ça, vous êtes les bienvenus !

14 septembre 2008

Bientôt des buffles dans les estives ?

Des buffles défendent leur propriétaire attaquée par un ours

Chengning, Yunnan, Chine - Une femme de 55 ans, attaquée par un ours alors qu'elle rentrait chez elle, a été sauvée des griffes de l'animal par ses cinq buffles d'eau.

La quinquagénaire était en train de rassembler ses outils lorsqu'elle a aperçu l'ours, se tenant debout devant elle. Projetée au sol par l'animal, Luo Fengju aurait alors essayé de ramper, tout en appelant à l'aide, mais l'ours l'aurait retenue.

Ses cinq buffles domestiques, paissant à proximité, auraient alors chargé le prédateur, puis formé un cercle protecteur autour de Mme Fengju. L'un des ruminants aurait ensuite frappé l'ours avec ses cornes, entraînant sa retraite. Mme Fengju, toujours entourée par les cinq animaux, a finalement été retrouvée sur les lieux de l'attaque par des villageois.

Source

Les éleveurs pyrénéens devraient élever quelques buffles pour protéger leurs troupeaux. A l'avenir, les buffles feront peut-être partie du patrimoine pyrénéen au même titre que le chien de Carélie. A moins qu'un croisement avec des bovins locaux suffise : une nouvelle race à petits effectifs ?

13 septembre 2008

Les chevreuils attaquent

Depuis un mois, sur la promenade de la Dhuys, à Coubron (Seine-Saint-Denis), "le chevreuil fou" a déjà attaqué et blessé cinq promeneurs et joggeurs ! On déplore même une blessée grave jeudi dernier: une joggeuse de 58 ans habitant Courtry en Seine-et-Marne. Elle a eu l’artère fémorale sectionnée par les bois du brocard.

"J'ai cru que j'allais mourir" confie-t-elle au Parisien. Je vu le chevreuil sous un petit bois. Il ne bougeait pas, il avait l'air gentil. Il est descendu vers moi. Je pensais que le chevreil voulait des caresses. (NDLB: ça c'est malin) Mais il a baissé la tête, en tapant du sabot par terre. J'ai couru, il m'a poursuivie. Le chevreuil m'a projetée en l'air sur trois mètres. Je suis tombée. (...) Le chevreuil fou a reculé et m'a déchiré une cuisse. Il m'a attaquée plus de 3 fois. (...) ."

Plusieurs témoins parlent du comportement "complètement anormal" de l'animal.

Pour éviter tout accident supplémentiare, le maire de Courbon a pris un arrêté «interdisant l'accès à la promenade de la Dhuys, un chemin de grande randonnée (GR 14A) qui borde le bois de Bernouille».

En attendant, le chevreuil violent est recherché. On n’a pas réussi à capturer le cervidé et maintenant on attend des agents spécialisés de l’Office National des Forêts pour le faire. On pense qu’il s’agit peut-être d’un animal domestiqué qui a été relâché ou qui s’est enfui. On se demande aussi si le chevreuil n’a pas une maladie (cérébrale ou rage) ou s’il est en rut, mais cette période où les mâles peuvent se montrer agressif est en principe terminée depuis la fin du mois de juillet.

Source : Le post

Et si c'était la tremblante ! Un chevreuil plus dangereux que 20 ours : 5 promeneurs blessés ! Des députés verts de tous bords ont décidés de créer une commission à l'assemblée (vert kaki). L'ASPAP : L'Association des SPortifs et des Amateurs de Promenades a décidé d'organiser "Les Joggingralies", un évènement énoooorme pour empécher que les bois autour de Paris ne deviennent "une réserve d'indiens". C'est fou, la nature redevient sauvage. La biodiversité est entrain de perde son visage humain. L'insécurité des alpages gagne la banlieue parisienne. Mais la solution est trouvée : un groupe de porte-gibecière qui a une vision humaniste de l'animal a proposé de transformer le chevreuil en gigue et en patés.

08 septembre 2008

Paté de marcassin de pays

Vu l'actualité, je trouvais que notre correspondant de presse préféré restait bien sage. Bien trop sage. Un seul petit communiqué sur Kairn ! Mais je me trompais. En voici deux exemples qui ne demandent pas beaucoup de commentaires.

D'abord, sur le forum "sanglier". J'essaie de m'y inscrire, mais actuellement sans succès. Je n'ai pas encore été accepté (à suivre).

Louis Dollo y est encore un "marcassin", un "petit nouveau", malgré ses 46 messages. En voici un bien croustillant :

Louis Dollo sur le forum sanglier"On va encore vers un grand foutoir. Mais il fallait s'y attendre. J'ai été le premier à lancer l'info et tout le monde a pris le relais après. (...)  . Attendons d'avoir des précisions. Mais les écologistes ne vont pas se lasser de répendre leur haine et leurs insultes comme d'habitude. 

Pas grave, ceci prouve une fois de plus que l'ours n'a plus de place dans les Pyrénées qui ne sont plus (si tant est que celà ait été depuis 6 siècles) une grande forêt sauvage où l'on puisse installer un grand zoo pour la satisfaction personnelle de quelques illuminés."

Si l'un d'entre vous a lu "de la haine ou des insultes" dans un seul des communiqués et réactions qui ont suivi le tir de l'ours Balou, qu'il me donne le lien s.v.p. Sans arguments LD ne sait pas trop bien quoi dire. Il semble qu'il craigne l'importance des réactions et de la mobilisation.

C'est bien lui le meilleur "Il a été le premier à lancer l'info". Il avait déjà été le premier pour lancer l'info de l'accident de l'ours et du minibus "Ce matin Kairn.com et notre partenaire Tarbes-Infos ont été les premiers à diffuser cette information grâce à nos correspondants locaux" et pour la mort de Franska puisqu'il l'avait annoncé avant... sa mort. LD est particulièrement bien informé ! Peut-être a-t-il gardé des amis qui communiquent beaucoup vers l'extérieur parmi les gendarmes qui travaillent au peloton de gendarmerie de haute montagne de Pierrefitte-Nestalas (Hautes-Pyrénées) où il est passé de août 1972 à fin mars 1973 ou à la brigade de Barèges de décembre 1972 à fin mars 1973 ? C'est une hypothèse bien sûr. Je n'ose pas en imaginer une autre ; vous non plus j'imagine.

Autre petite perle : LD aimerait faire passer un écolo à la casserole. Alors il veille, il traque jusqu'au moment où il trouve un vert qui fait une connerie, alors il prend son pied semble t-il. LD :

Appel_au_meurte"Un appel au meurtre de la part d'une association écologiste ?

Nous découvrons avec stupéfaction cette page sur le Blog de « Larapède » des Animateurs de la Promotion de l'Ecologie et de la Défense de l'Environnement.

Autre stupéfaction : découvrir que la Présidente d’honneur est Ingrid Bétancourt.

Assez surprenant…
Le fait est que les Gendarmes sont une espèce chassable selon cette association écologiste. Font-ils la différence entre chasseurs et Gendarme ? S’agit-il d’un appel au meutre comme nous en avons déjà connu de la part de ce milieu extrémiste en 2006 ?"

Je lui concède volontiers que c'est de mauvais goût, maladroit, pas bien malin, que la photo retouchée est hors sujet et que les retouches nuisent à la compréhension et déforcent le discours. Je me suis même permis de leur dire.

Mais si je lis bien : "De ces trois espèces, une seule est chassable devinez laquelle ?" Un enfant de 3 ans répondra assez vite... le sanglier ! Par déduction, j'en arrive à la conclusion que le site en question écrit que les deux autres espèces (l'ours et le gendarme, si ont peut parler d'espèce pour un gendarme) ne le sont pas. Vous comprenez cela aussi, mais pas lui. LD s'enfonce dans le paté de marcassin : "Assez surprenant… Le fait est que les Gendarmes sont une espèce chassable selon cette association écologiste." Si LD voulais bien se donner la peine de relire, histoire de ne pas paraître riducule ; et s'il cessait d'employer le "Nous majestatif", c'est pompeux et il est bien le seul à être stupéfait par ce pétard mouillé.

En fait ce qui vous excite, c'est de voir l'adresse de contact de cette association, que je ne connaissais pas d'ailleurs : elle semble "hébergée" à Arbas, à la maison des associations. L'unique but de cette page que LD a appelé "Un appel au meurte ?" (en n'oubliant pas le point d'interrogation, couvrons nous un minimum) est sans doute d'essayer de nuire à l'ADET. Celà ne vous empéchera pas de paraître une fois de plus ridicule. Il parrait que je suis haineux, corrosif me semble plus juste. A vous de voir.

27 août 2008

Le mouton, une perle...

Comportement et psychologie du moutonLe mouton est un remarquable paysagiste. Avec ses "pattes en or" il travaille le sol d'une façon avantageuse, avec sa façon de manger, telle une tondeuse à gazon, il empêche que les pâturages se transforment en friche. Il donne à l'homme de la laine et du lait pour le fromage de brebis. Le gigot joue aujourd'hui un rôle 20x plus important que celui de la laine.

Le mouton laitier est rare et n'a quantitativement pas de poids. Dans le monde il y a plus d'un milliard de moutons!

Comportement social - Le mouton est un animal de troupeau par excellence. Pendant la transhumance des mois d'hivers, les moutons sont gardés en bergerie par le berger et son chien tandis que l'été le troupeau se promène librement et sans surveillance dans les pâturages. Grâce à sa gentillesse, le mouton peut paître avec les chevaux et les bovins. Dans le troupeau, il se forme des petits groupes, qui se composent de femelles parentes. Une hiérarchie n'est pas aussi clairement reconnaissable que chez les poules par exemple.

Comportement perturbé - Au contraire des porcs et des poules, les moutons sont en règle générale élevés dans des conditions très peu restreintes. L'élevage en bergerie se limite à la période de l'hiver. Les troubles provenant d'un mauvais élevage sont donc rares. D'un autre côté la redoutée tremblante du mouton, entraîne un comportement atypique. L'animal est alors "à problèmes".

Communication Homme-Animal - Le berger au milieu de son troupeau est probablement l'une des plus belles images du dévouement des animaux. Avec son chien, il est complètement accepté par les moutons en tant que "meneur" du troupeau. Il connaît très bien la langue menant à la compréhension avec ses protégés. Avec peu de signes et de cris, la communication homme-animal fonctionne à merveille. C'est une véritable joie que d'observer de temps en temps cette paisible image.

Les animaux "parlent" avec leurs congénères par la position de leur corps, la position de la queue, des mimiques, des expressions bruyantes et bien d'autres choses encore. Si l'homme sert de compagnon et se substitue à un congénère, il doit alors essayer de combler un peu le déficit. Il peut le faire au mieux en parlant calmement à son protégé, de la même façon qu'il parlerait à une autre personne. Les animaux ont une capacité extraordinaire d'assimilation et comprennent très vite ce que signifie tel mot ou telle tessiture.

Comportement indésirable - Lorsque les brebis mères contestent la nourriture aux agneaux dans la bergerie, on peut alors installer une claire-voie pour les agneaux. C'est un modèle de barreaux sélectifs dans lequel seule la tête de l'agneau peut passer. Lorsque les moutons sont séparés de leurs congénères, ils peuvent alors être agités ou paniqués. Ce comportement est certes indésirable mais exprime le côté naturel du mouton comme animal de troupeau. Les petits et leurs mères se retrouvent en règle générale sans problème.

Baromètre des humeurs - Peut-être que le terme "humeur" correspond moins au mouton. On pourrait probablement plutôt parler "d'état". Ou bien le mouton a faim et mange en arpentant lentement le pâturage, ou il se repose (il dort ou rumine). Il n'y a rien de plus. On peut cependant remarquer que le bélier ou le meneur du groupe trépigne énergiquement avec les pattes avant quand il n'apprécie pas quelque chose (des personnes étrangères sur le pâturage par exemple).

La psychologie des animaux - Afin de mieux comprendre le mouton et sa psychologie il est conseillé d'étudier de plus près le comportement des moutons sauvages dans un troupeau conduit par un bélier, ou par défaut de lire des livres sur le sujet (Ceux de Bruno Besche Commenge (dit BBC) ou de Louis Dollo (dit le Lainemaster) par exemple. Ils sont en vente à la Fédération nationale de coordination des Instituts patrimoniaux et sont gratuits pour les membres d'une association pastorale figurant sur la liste des assos autorisées par le ministère de la Ruralité durable). Au fil des nombreuses années de domestication, la nature du mouton comme animal de troupeau n'a pas beaucoup changé. Lorsqu'on reconnaît les besoins naturels de l'animal, nous sommes alors déjà sur le chemin du comportement psychologique correct.

(NDLB: Ne croyez surtout pas que c'est moi qui ai écrit ces conneries. (Source)

21 août 2008

Un couple de randonneur rencontre une beste et son petit

Fin juillet, près de Bagnères de Luchon, un couple de randonneur compte terminer leur promenade en montagne par une petite nuit sous tante sur le col entre le Lac Vert et celui de Graues. Installés sous la tente, près à roucouler, nos joyeux randonneurs sont réveillés par des GROUMPF GROUMPF proches. Figés, les poils hérissés, ils se redressent et écoutent ... RE GROUMPF RE GROUMPF. La montée d’adrénaline est immédiate. Quelle est la source de ces grognements inquiétants ?

Notre sportif, habillé de sa seule lampe frontale sort de la tante en poussant des cris apeurés de tarzan pour faire fuir les importuns. Le rayon de sa lampe zigue-zague en tous sens. Rien du côté de la vallée où la brume est redescendue, reste le côté sombre et noir des broussailles inhospitalières zé envahissantes (d’après les humanobotanistes) Et c’est à cet instant, que tournant le flux lumineux vers la forêt inquiétante, notre campeur voit son sang se glacer et ses fluides le quitter. En face, deux petites billes lumineuses. A ses pieds, deux autres à une trentaine de mètres. Familiers des avertissements distillés depuis des mois par les éleveurs, ce ne peut qu’être qu’un ours, avec un ourson, une ourse donc…

Notre randonneur comprend de suite : C’est Sarrousse (sic) et son petit . Elle se dresse, son petit à ses pieds. Et RE GROUMPF GROUMPF. La bête est impressionnée, mais moins que les hommes.

Branle le bas de combat. Madame remet tout le barda en vrac dans les sacs à dos pendant que Monsieur surveille les 2 ours et surtout la distance qui les séparent. Non équipés de la nouvelle tente clic-clac qui s’ouvre et se replie en 3 secondes (merci Décathlon), ils replient la tente en 4 comme il est marqué de ne pas faire dans le manuel et abandonnent les restes de reliefs : viande de porc, œufs et patates.
Et voilà nos 2 aventuriers dévalant du col en pyjama ou presque en se battant avec le barda mal ficelé. «Jamais nous n’avons descendu un col aussi vite avec une frontale» ont-ils déclaré plus tard.

Au bord du lac, tranquillement installé au bord d’un feu, d’autres campeurs n’en croient pas leurs yeux : Des lumières et des cris descendent de la montagne dans un grand bruit de cailloux roulés et de branches cassées. «Ils ont compris qu’il se passait quelque chose d’anormal rien qu’a nos tenues» ont déclarés les infortunés au PGHM de Luchon. Rassurés par cette compagnie agréable, les survivants se sont réconfortés auprès du feu. «Le lendemain, la journée fut belle et ensoleillée, nous sommes remontés et le sac avec la nourriture était indemne. Nous avons maintenant une histoire à raconter et nous confirmons que l’ours n’attaque pas les hommes.» Aie, mauvaise nouvelle pour les ultrapastoraux, c'est un mauvais exemple.

Quelle estoit cette beste sauvage?

Première hypothèse : Ils ont vu une ourse et son petit. Si c'est vrai, c'est une excellente nouvelle. Leur conclusion : «Nous avons maintenant une histoire à raconter et nous confirmons que l’ours n’attaque pas les hommes» est rassurante. Elle va dans le même sens que toutes les rencontres précédentes : lire «Analyses des rencontres homme-ours. En cas de rencontre, quel comportement adopter? »

Deuxième hypothèse : ce n’était pas des ours…

L’équipe de scientifiques de la buvette s’est mise au travail pour trouver une explication plausible à cette histoire. Ce ne peut être Sarrousse, elle n’a pas de petit cette année. Pas d’autre ourse dans le coin. Ah moins qu’il n’y ai eu quelques lâchers clandestins comme le présument accoudés au comptoir certains membres d’associations de sauvegarde locale. Il va falloir recompter les ours... Et si on créait une institution patrimoniale locale pour ce faire ?

Cochon_laineuxUn cochon laineux, croisement entre un sanglier et un ovin?

La description des GROUMPF nous fait penser au «cochon laineux». En effet, le troupeau du berger de la Coume est en «escabotes», les brebis s’éparpillent à droite et à gauche, sans être gardées. Il est probable que des amitiés illicites se soient nouées entre les béliers et quelques laies sauvages en manque d'amour. Les enfants de ces unions secrètes désiraient-ils revoir leurs mères ? Le cri de surprise du cochon laineux est très proche du Groumpf décrit.

Voici une nouvelle race à petits effectifs à protéger d’urgence avant que le cochon laineux ne disparaisse de la biodiversité à visage humain. Si vous avez d’autres hypothèses, laissez vos commentaires.

Encore une rencontre homme-cochon laineux qui se termine bien, ils ont même pû récupérer les pommes de terres, les oeufs dûr et les cotelettes!

Source : un correspondant local

15 août 2008

Le reflet de l'ours dans la vitre du minibus

"Le 15 août 2008 à 8h00, près de la commune de Mérens les Vals, un minibus transportant 10 personnes a heurté un animal qui traversait la nationale 20. Les indices relevés par les techniciens de l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) montrent qu’il s’agit d’un ours. Dans cette collision, aucun passager du minibus n’a été blessé et tous ont été rapidement pris en charge par un organisme spécialisé. En outre, l’accident n’a occasionné aucune gène à la circulation. L’ours, après le choc, s’est enfui. D’autres indices relevés montrent qu’il pourrait être blessé. L’équipe de l’ONCFS entreprendra des recherches dans les heures à venir." C'est l'info du jour.

Qu'en penser?

L'AFP titre au moins "un bus heurte un animal", pendant que le reste de la presse titre "Un ours percute un minibus". Kairn déclare "Ce matin Kairn.com et notre partenaire Tarbes-Infos ont été les premiers à diffuser cette information grâce à nos correspondants locaux". J'ai cru un moment qu'il s'agissait du bus des touristes "guidés dans le pays" par notre correspondant-journaliste-scientifique de l'ASPP65. Et bien que neni ! Louis Dollo était sur place. Pour y traquer l'ours? "Traverse ours, vas-y maintenant, maintenant!" Blam!

D'après les représentatnts des éleveurs arrivés sur place, "l'ours affamé était surement blotti dans les sombres fourrés avant de bondir sur le bus et de le percuter très violement en hurlant." Heureusement, le bus avait verouillé ses accès. On est passé à deux griffes de la catastrophe.

Vu l'agressivité de cet ours qui ose s'en prendre à un bus, il ne peut s'agir que d'un ours d'origine étrangère qui comme chacun sait sont plus grands, plus foncés plus dangereux et beaucoup moins trouillards. L'ours a dû trouver plus sportif de s'en prendre à un bus qu'à des randonneurs, sans doute l'influence des jeux olympiques omniprésents.

Désireux de montrer sa solidarité avec les rares touristes qui osent encore passer leurs vacances en Ariège, l'ASPAP a décidé de consacrer les bénéfices réalisés lors de la "journée énorme" des pastoralies -de 8000 à 10000 touristes selon les sources (ASPAP, AriègeNews, Tarbes-Infos) qui ont consommés comme des bêtes pour se réchaiffer et pour marquer "leur solidarité avec la juste cause de la biodiversité à visage humain.")- ainsi que le reste des 30000 € offert par Augustin Bonrepaux pour l'occasion à la construction d'oursoducs en bon bois local dans toute l'Ariège.

Augustin Bonrepaux, président du conseil général (PS) a redit "son refus de laisser se vider les territoires de montagne et ses restaurants au profit du prédateur tout puissant. L'Ariège sera toujours au côté des touristes pour que la montagne vive de leurs impôts. Il est inacceptable qu'on délocalise des ours slovènes, qu'on force à l'avenir les automobilistes ariégeois à mettre des casques sous  la chaleur estivale, vu qu'en Ariège, il fait toujours beau et chaud." Le conseil général va lancer une première étude afin de localiser les meilleurs emplacement d'oursoducs. Cette étude sera sans doute confiée à un scientifique bien connu, spécialiste des bobards du web à moins que la longue expérience de l'IPHB soit solicitée afin d'organiser des réunions de travail pour savoir COMBIEN d'OURSODUCS?

Le reflet de l'ours serait la cause de l'accident

La buvette ose ici avancer une hypothèse : et si l'ours avait vu dans le reflet des vitres latérales du bus une tête d'homme sur un corps d'ours, le reflet de sa biodiversité sauvage devenue pastorale. Celà expliquerait l'attaque bestiale zé sauvage du fauve hirsute, mais non dépourvu de courage.

Il est donc urgent que la biodiversité reprenne son vrai visage, un visage de poisson pour les poissons, un visage de papillon pour les papillons, un visage de biodiversité pour la biodiversité. L'homme ariégeois n'a qu'à retourner à ses estives. Dieu a créé l'homme à son image, l'homme, mais pas toute la création. à Chacun à sa place, non?

Passage_oursPassage à ours au Banff National Park, dans l'Alberta. Que fait la France? Rien.

Que prévoit l'Etat dans son "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" consernant la protection des ours sur les routes. Je crois me souvenir que la construction de passages était envisagée depuis bien longtemps. Encore une promesse non tenue. Si l'ours percuté ne devait pas s'en remettre, l'Etat aurait encore sa part de responsabilité dans cette perte supplémentaire. Une raison de plus pour hâter la prochaine réintroduction afin de sauver cette population en grand danger de disparition.

Guillaume Chapron de www.carnivoreconservation.org m'a envoyé une autre photo de ce passage en hiver. Remarquez bien évidement les clôtures qui permettent de guider la faune jusqu'au passage à faune. Merci à lui.

Passage_a_ours

13 août 2008

Alain Monnier : Ca va saigner

Alain Monnier était pour moi un illustre inconnu. Mais depuis qu'Alain Monnier a rédigé un texte grandiose dans Marianne2.fr, il va devenir une star.

Qui est Alain Monnier?

Alain MonnierAlain Monnier est titulaire d’un diplôme de Docteur-Ingénieur en Energie Solaire. Il a enseigné à l’Université de Rabat, avant de travailler dans diverses structures institutionnelles en faveur de la promotion des technologies innovantes.

Il publie son premier roman en 1994 : « Signé Parpot » dont le montage réalisé à partir de traces écrites est remarqué par la critique. Il poursuit une œuvre originale qui, au travers de formes et de thèmes très variés, propose une critique de notre modernité.

Depuis plusieurs années, Alain Monnier partage son temps entre Toulouse et les Corbières. Outre ces romans, il a participé à l'écriture de scénarios de documentaires, et rédigé plusieurs chroniques notamment dans Marianne2.fr

L'ours était moins gentil que Winnie. Tant pis pour Emilie

Dans sa dernière chronique "L'ours était moins gentil que Winnie. Tant pis pour Emilie... " «Alain Monnier fustige ces écologistes urbains qui militent pour l'implantation des ours près de chèvres, des vaches... et aussi des enfants.»

Réaction de le buvette

Et voilà un néospécialiste de l’ours de plus qui essaie de répendre la peur de l’ours dans la population française affolée. Evidement, il a directement été cité par les plumes anti-ours du Web comme Louis Dollo, et repris sur Pyrénées-piréneus, Kairn où Alain Monnier a pris place dans leurs listes de «spécialistes » à citer.

Son conte un peu «gore» prédit le jour un une femelle suitée dévorera une petite fille en promenade. «Les écolos sont décidément une espèce étonnante. Lorsqu'au lieu de s'occuper des problèmes de l'eau, des sols pollués, de la chimie qui nous fait profiter de ses avancées sans jamais les tester, et de tant d'autres sujets primordiaux… je les vois défendre, depuis leurs QG installés dans les grandes villes, l'introduction de l'ours, la sauvegarde du loup, le droit des espèces et emboîter le pas des marchands qui chassent l'argent – tout le monde ne peut pas être assez demeuré pour chasser la grive et le lapin ! – sous couvert d'écologie, je suis consterné

Après d’autres discours de «grands spécialistes», je croyais être vacciné contre ce genre d'écrits :

  • Amédée de Courson  «Une attaque de cormorans, c'est pire qu'un bombardement allemand en piqué. Il est intolérable que les gouvernements successifs protègent ces cormorans nazis...»
  • Laurent Fabius : «J’ai toujours été frappé par le fait qu’on avait, importé des ours qui étaient carnivores alors qu’il existe des espèces d’ours qui sont herbivores et donc je trouve que là on est dans une absurdité totale
  • Et Augustin Bonrepaux écrivant au premier ministre pour demander « l’ours peut-il être porteur de la grippe aviaire ? ».

Monsieur Alain Monnier, vous n’êtes pas le seul consterné. Votre jolie envolée a suscité de multiples réactions sur Marianne2 : plus de 210 à ce jour. Et ils ne vous ratent pas. Vous en prenez plein les gencives, et je trouve cela assez mérité. Extraits :

  • L'habituelle rengaine anthropolâtrique. Sans intérêt
  • Franchement, rarement lu article aussi stupide sur la chose "écologique"
  • Je comprends qu'il faut remplir pendant les vacances, c'est dur la vie de journaliste avec la chaleur derrière un bureau.
  • Il y a bien une chose que vous avez réussi à faire ce matin, c'est faire sourire un mec qui n'est pas en vacances
  • le tableau brossé ici est complètement délirant, Monsieur Monnier vous êtes dans l'anti-écolo fiction.
  • l'ours des Pyrénées (ou slovène) n'a rien à voir avec le comportement de l'ours blanc de l'arctique, ce n'est pas une bête féroce pour l'homme: après TF1 qui fait peur avec les banlieues pour faire gagner son chouchou, voilà qu'on essaye de nous faire peur avec l'ours ! sur ce forum ça ne marche pas on a encore un cerveau.
  • Quant au recours à une fiction où une enfant de 7 ans se ferait tuer, je vous laisse réfléchir vous même aux conséquences potentielles de votre raisonnement, s'il se répandait. Que vous ayez raison ou tort, votre texte ne mérite que le mépris.
  • Alors, on se sert du petit bourgeois parigot ou de la bourgeoise patronesse lyonnaise pour mieux diaboliser le travail quotidien des écolos qui se font casser la gueule eux, qui sont jugés eux pour nous protéger, des ogm, du nucléaire et d'un tas de saloperies . 
  • Il y a une éspèce de gauche sovieto-chevennementiste qui ne supporte pas les écolos. ça doit être pathologique chez les fans de JPC.

Je m’arrête là, il y en a plusieurs pages. Vous êtes vous un tant soit peu informé avant de rédigé ce papier? Je ne sais comment le qualifier? Non? Lisez  alors «Analyses des rencontres homme-ours. En cas de rencontre, quel comportement adopter» du Dossier de Concertation - Les Pyrénées avec l'Ours
L'ours brun, un danger? dont voici un extrait :

Rencontre homme – ours

Sur soixante cas de rencontre homme – ours recensés dans les Pyrénées de 1996 à 2000, le comportement de l’animal a été noté. L’ours évite généralement l’homme (il est très rare de voir un ours). Il est donc à souligner que les pourcentages suivants ne comptabilisent pas les cas où l’ours a évité l’homme, sans que ce dernier ne le voit. Sur les 60 observations, il a été constaté que, dans 78 % des cas, l’ours s’enfuit ou s’éloigne de l’homme. Dans 19% des cas, il manifeste un comportement indifférent sans être agressif. Dans 3% des cas (2 cas), l’animal a chargé. Les deux charges correspondent à une femelle accompagnée d’oursons. En 1997, Mellba charge un chasseur qui la tue, et en 1998 Ziva charge 2 agents de l’équipe technique ours (charge d’intimidation pour les dissuader de s’approcher).

Les cas de mort d'homme dus à l'ours brun sont très rares en Europe. En Scandinavie, le dernier cas connu remonte à 1905. Quelques cas rares ont été répertoriés en Europe Centrale et en Russie dans les années 1980. En 2004, en Roumanie, un ours brun, qui était porteur de la rage, a tué une personne. En Amérique du Nord, des accidents ont pu être relevés mais les contextes écologiques et humains sont très différents, et plusieurs millions de touristes peuvent passer dans les parcs nationaux américains sans qu’il n’y ait d’accident grave. Dans les Pyrénées, des récits anciens et souvent mythiques relatent l’agressivité d’ours blessés par des chasseurs ou des bergers (De Marliave, 2000). Cependant, on n’y connaît aucun cas documenté de mort d'homme à cause de l'ours depuis la deuxième moitié du XIXième siècle. Rappelons également que, en France, sangliers et cerfs engendrent des accidents mortels chez l’homme tous les ans. (Source : Interactions homme-ours )

Hasard du calendrier, dans la Dépêche du Midi du 28 juillet.

"Un enfant de trois ans blessé par une vache - Quérigut. Alors qu'une famille de randonneurs, séjournant à Formiguères campait à l'étang de Quérigut, hier après-midi, la maman a été chargée par une vache.  Elle a été blessée d'un coup de corne au thorax, une blessure sans trop gravité suivant le médecin qui l'a auscultée. En revanche, son enfant de trois ans, qu'elle tenait dans les bras au moment du choc est tombé à terre et a été piétiné par l'animal, recevant plusieurs coups de sabots. Très sérieusement blessé il a du être conduit à l'hôpital des enfants à Toulouse par l'hélicoptère de la gendarmerie." Allez-vous écrire un texte qui fustige l’élevage de bovins ?

Vous rappelez vous le drame d’Estérencuby ? En février 2000, 8 randonneurs étaient pris dans les flammes d’un écobuage à Estérencuby, au pays Basque. Les feux pastoraux avaient été allumés par des agriculteurs. Ils firent 6 morts. Allez-vous écrire un texte qui fustige les pratiques pastorales ?

Entre 1997 et 2006, la chasse a fait 287 morts en France (Source : statistiques du Sénat). Allez-vous écrire un texte qui fustige la chasse et ses traditions?

Les ours eux non plus n'ont pas eu de chance. Les éléments rassemblés dans une thèse très récente (Histoire de la chasse à la grande faune dans les Pyrénées française du XVIe au XXe siècle) vont nous aider à nous faire une idée. La trace dans les archives de mille neuf cent cinq ours tués en trois siècles a été retrouvée, et l'auteur admet qu'il y en eut au moins trois mille. A certains moments, les Pyrénées contenaient mille ours. Cela fait rêver, d'autant que les cultures montaient très haut en altitude, et que la montagne grouillait d'animaux domestiques et était aussi très peuplée.

  • le régime alimentaire de l’ours est composé essentiellement de plantes (myrtilles, faines, glands, etc.), d’insectes, de petits rongeurs… pour moins de 15% de viande,
  • aucun être humain n’a été tué par un ours dans les Pyrénées depuis plus de 150 ans,
  • au cours des dix dernières années, des ours ont été aperçus à seulement soixante reprises (par des chasseurs, des éleveurs ou des randonneurs), en se carapatant ou en ignorant la présence humaine dans 97% pour cent des cas… et sans blesser personne dans 100% des cas.
  • Il y a eu Trois ours tués par des chasseurs dans les Pyrénées depuis 1994 (Claude, Melba, et Cannelle.) L'ours Papillon, la fierté des pyrénéen, l'autochtone, est lui mort de vieillesse, mais copieusement plombé (plusieurs coups de feu différents).

Monsieur Alain Monnier, qui est le plus dangereux, l'homme ou l'ours ?

Alain Monnier n'est malheureusement pas le seul à raconter un peu n'importe quoi. Lisez aussi le billet d'humeur de Syvie Cardona sur le site d'AVES "Médias et environnement, un été trop calme." Deux articles incendiaires sur les vautours dans Le Monde. Pour ceux qui désirent un avis éclairé, lisez le travail de Jean Pierre Choisy sur la polémique vautours: "Attaques de vautours : faits et analyse".

05 juillet 2008

Le voyage aux Pyrénées

Le film "Le voyage aux Pyrénées" cultive le farfelu sans éviter le grotesque

L'affiche du film Le voyage aux Pyrénées Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, "Le voyage aux Pyrénées", le cinquième long métrage des frères Larrieu, avec Sabine Azéma et Jean-Pierre Darroussin, est une comédie ouvertement délurée, dont le scénario cultive le farfelu, sans éviter le grotesque.

Après avoir eu les honneurs de la compétition officielle du Festival de Cannes il y a trois ans avec "Peindre ou faire l'amour", apprécié de la critique française mais boudé par la presse étrangère, Jean-Marie et Arnaud Larrieu étaient programmés en mai dernier en section parallèle, à la Quinzaine. Ce "Voyage aux Pyrénées" rappelle leur opus précédent, en reprenant le thème de la libération des désirs dans un cadre montagnard qui leur est cher ("La brèche de Roland", "Un homme un vrai"...)

Un couple arrive en voiture, la nuit, dans un petit village des Pyrénées.

Madame Lalu (Sabine Azéma), les nerfs à fleur de peau sous son manteau en faux zèbre, a "peur de tout" et surtout "des ours", Monsieur Dard (Jean-Pierre Darroussin) tout en suavité compréhensive, la rassure. Plus tard, dans le gîte qui abrite leurs brèves vacances, Madame savoure la vision - à travers le drap - de l'érection nocturne de son voisin de chambre.

Pour l'aider à surmonter ses "accès de libido incontrôlés" son compagnon l'a emmenée dans le décor grandiose - et réfrigérant ? - des montagnes pyrénéennes. Mais là, l'hystérie de la dame ne fait qu'empirer: lasse de ses congénères, elle réserve bientôt ses élans lubriques... aux ours sauvages.

Après avoir copulé avec le premier ours des Pyrénées venu, elle abandonne un mari avec qui le devoir conjugal n'était plus qu'un vague souvenir, pour vivre nue dans les bois, jusqu'à ce qu'un éclair ne les foudroie tous deux. Ils se réveillent alors chacun dans le corps de l'autre, victimes d'un échange de sexes tombé du ciel, ultime péripétie d'un scénario semé d'épisodes allant du farfelu au grotesque, en passant par le ridicule.

En cours de route, les frères Larrieu ont aussi montré quelques paysages pyrénéens de carte postale, voire de dépliant touristique - circuit à dos d'âne, panneaux de randonnée longuement filmés... -, et une collection de personnages brossés à coups de stéréotypes. Placés là pour faire drôle, ici synonyme de saugrenu, le temps de quelques séquences, il y a les garde-chasses et leur accent du terroir, un improbable Tibétain, sagesse orientale en bandoulière, et surtout l'ours, "joué" par un comédien en costume à poils qui gesticule dans un coin du cadre.

Comme le scénario, les comédiens sont souvent en roue libre, Sabine Azéma singeant les hystériques à grand renfort de gloussements, face à un Jean-Pierre Darroussin qui semble perdu dans un rôle falot. De son côté le chanteur Philippe Katerine campe brièvement un moine efféminé, lointain cousin de Michel Serrault dans "La Cage aux folles".

A l'unisson de ce ton outrancier, la mise en scène convoque des choeurs religieux lorsque Madame Lalu monte au "7e ciel" grâce à l'ours.

Source : TV5Monde/AFP

C'est fou ou peut vous mener la peur irraisonnée de l'ours...

14 septembre 2007

Ovalours

Jean_lassalle_montreur_oursJean lassalle en montreur d'ours.

De Pascal Labadie à Monein, ce texte inspiré par la situation chaotique de l'ours en Béarn et la Coupe du monde de rugby. À l'approche de la Coupe du monde de rugby, je m'en vais vous raconter une partie d'ovalie qui dure depuis plus de dix ans et qui met en scène une sélection régionale des plus incongrues. Le capitaine et seconde ligne de cette escouade n'est autre qu'un célèbre Aspois qui anime nos troisièmes mi-temps en entonnant « Aqueros Mountagnos » à répétition pour éviter les bilans d'après matches douloureux et l'âpreté de son jeu.

Le ballon est représenté par un ours qui se dégonfle depuis longtemps en Béarn. Dans les vestiaires, notre meneur d'hommes répète son discours bien rodé : « En avant les petits, nous sommes les petits poucets, opprimés mais soudés.....»

C'est le début du match. Le coup d'envoi est donné pour l'occasion par un représentant de l'IERN (International Europe Rugby Nature), M. Marc Natura 2000. Nos avants composés par les urnes d'Ossau, Aspe et Barétous récupèrent rapidement le ballon mais se font pénaliser pour sa conservation au sol. Notre seconde ligne, grand pourvoyeur de ballons en touche, s'en donne à cœur joie. Cependant, à chaque mouvement de jeu, il dégage d'un énorme coup de pied en touche, et ce malgré les combinaisons spectaculaires annoncées avant match.

Le demi d'ouverture, issu du monde pastoral, réalise en avant sur en avant malgré un équipement tout neuf et renouvelé à chaque saison et accuse un ballon glissant. L'arrière, chasseur de son état, tape d'improbables chandelles en annonçant un «Pool» caractéristique. Les esprits s'échauffent et l'homme en noir venant de Paris sévit enfin en infligeant des cartons jaunes puis rouges.

Mais les avants du cru restent sur le terrain, le bousculent... Il n'est pas à la hauteur de l'événement. Les ailiers, au maillot vert, décident alors de quitter le terrain, fatigués d'attendre la « béchique » (ballon en Gascogne) en trépignant d'impatience, voulant franchir la ligne, signe de la survie du ballon. Mais voilà, le jeu est terne, uniquement basé sur la défense. Le jeune public des vallées quitte à son tour les tribunes pour regagner des terrains plus productifs et ambitieux. Les sponsors locaux et régionaux de l'équipe se posent des questions sur les réelles motivations et tournures de cette partie. D'âpres discussions sont en cours au centre de la pelouse, mais plus personne ne se soucie du ballon réduit en peau de chagrin à force d'être piétiné. Il jonche le sol, inerte. « Vite, chantons ! », s'écrie le capitaine. Le spectacle continue...

05 septembre 2007

Molvanie : aucune ressemblance avec l'Ariège !

Molvanie : aucune ressemblance avec l'Ariège !La Molvanie (originellement en anglais Molvanîa) est un pays imaginaire situé en Europe de l'Est pour une parodie de guide de voyage créée par les australiens Santo Cilauro, Tom Gleisner et Rob Sitch.

Photo : un rude montagnard molvanien en tenue traditionnelle : un béret de poils d'ours et un verre de  "schlump", sorte de vodka locale coupée au diesel de 4x4.

Le titre de ce faux guide de voyage est La Molvanie : Le pays que s'il existait pas, faudrait l'inventer. La république de Molvanie est un petit pays d'Europe de l'Est ayant comme capitale Lutenblag, située dans la Grande Vallée Centrale. Ce pays se détacha de la tutelle soviétique en 1982 suite à la chute du « mur de Lutenblag » (référence au mur de Berlin).

Le pays est divisée en quatre provinces : le Plateau Occidental, les Alpes Molvaniennes au sud, les Steppes Orientales et la Grande Vallée Centrale où se trouve la capitale Lutenblag. Le drapeau national de la Molvanie, le «trikolor», est unique en ce sens qu'il utilise uniquement deux couleurs. Suite à la chute de l'Union soviétique, c'est le seul pays à avoir gardé la faucille et le marteau sur son drapeau. Ils y ont même ajouté un troisième outil : la truelle.

Tout y tourne de travers, rien n'est comme ailleurs et pourtant on trouve facilement des ressemblances avec la France. Voilà ce que j'ai trouvé pour vous autour des sujets qui nous préoccupent :

Sports

"Le fameux tour cycliste dj Molvania, plus connu sous le nom de "Classique de l'EPO".

Montagnes et pastoralisme

"L'hiver venu, ses collines se muent en Mecque des skieurs. L'altitude n'excédant guère 700m, la couverture neigeuse rivalise avec celle d'un désert, d'où le terme de "Mecque".

"La beauté rude de ce paysage austère s'étend à perdre de vue et, depuis des siècles, attire peintres, poètes, romantiques et autres consortiums du ciment. Depuis des temps immémoriaux (...) c'est la patrie des cziksos (bergers). Ces individus haut en couleur aborent encore leurs habits traditionnels. Aujourd'hui encore, on les voit mener pâitre leur troupeaux (...) avec de bruyants tricycles à moteur importés d'Ukraine, dirigés à l'aide de rênes. Chaque czisko s'ocupe d'un important troupeau de moutons et de plusieurs chiens de berger zuti. Si les brebis sont prisées pour leur lait et leur laine, les chiens le sont pour leur viande; que l'on dit exquise."

"Des douzaines de petites bourgades, certaines ne comptant guère plus de quelques centaines d'âmes, sont disséminés dans la montagne. Chaque village, chaque hameau à son propre festival. On y boit, on y danse, on s'y bagarre. Ces fêtes sont appelées vecborjas (week-ends). Les touristes y sont en principe bienvenus."

Paysages

"Au plan géographique, la Molvanie est une terre de contrastes - de ses collines rocailleuses semi-arides à ... ses plaines rocailleuses semi-arides."

Animaux sauvages

"Parmi les autres espèces, on trouve des ours, des cerfs, des lynx, des sangliers et le fameux chien éternueur de Molvanie."

"Il n'y a guerre que dans les bois des alentours de Sasava que l'on peut espérer apercevoir le dernier ours brun de Molvanie, l'un des animaux les plus pacifiques qui soient; avidement traqué par les chasseurs, et aujourd'hui en voie d'extinction. Le gouvernement a récemment décidé la fermeture de la chasse (le dimanche), ce qui n'a cependant pas suffi à résoudre le problème. Les espoirs se cristallisent plutôt sur le programme d'élevage développé au zoo de Sasava, qui a permis la naissance en captivité de plusieurs ours. Ces merveilleuses créatures vivront-elles assez longtemps pour être relâchées dans la nature et se faire tirer par les futures générations de chasseurs ?"

Ah, le patrimoine et les traditions de Molvanie mériteraient le création d'associations de sauvegarde. Heureusement que nos Pyrénées ne vont pas dans ce sens. Un livre hilarant à laisser trainer au petit coin pour le plaisir d'entendre vos invités ou vos enfants se poiler comme des bêtes, même si on n'y trouve rien de sérieux.

Le site sur la Molvanie

30 août 2007

Laurent Fabius, les ours herbivores et la biologie socialiste

France Inter 30/08/07 – Emission Le sept-neuf du 30 aout 2007
Interview de Laurent Fabius

Après une longue intervention de Laurent Fabius, une question d’un auditeur, un grand moment pour les pages insolites de la Buvette...

Question d’Alain (Reynes) des Pyrénées

« Bonjour M. Fabius, Bonjour France Inter, merci pour vos émissions... Monsieur Fabius, j’ai bien entendu tout à l’heure vos prises de position très fortes et claires sur les questions d’environnement et en particulier dans le domaine de la protection des espèces ; et je vous en remercie pour nous et pour les générations futures.

Je voulais vous poser la question suivante : Dans les Pyrénées, j’observe que ce sont des élus socialistes qui mènent et financent le combat contre la protection d’une espèce symbolique pour la France qu’est l’ours des Pyrénées et je me demandais s’il n’y avait pas là un décalage ou une contradiction entre des prises de position d’élus nationaux, socialistes, comme vous l’êtes et vous n’êtes pas le premier à le faire,  et les actions d’élus, également socialistes, sur le terrain. Alors n’y a-t-il pas encore un travail de réflexion, un travail de cohérence à faire entre les idées et les actions sur le terrain ? Merci.»

Réponse de Laurent Fabius

Attention, Laurent Fabius sort de son hibernation et fait très fort, aussi fort qu'Augustin Bonrepaux (du même parti socialiste) avec la grippe aviaire des ours ! Une entrée fracassante dans le grand bétisier des déclarations d'hommes politiques dans le domaine de l'environnement.

Laurent Fabius : « Ah ben, certainement, mais là vous touchez un sujet sensible et en particulier à l’habitant de l’Ariège que je suis puisque vous savez que, enfin, j’ai une maison dans l’Ariège et c’est un sujet très sensible là bas comme dans les autres départements pyrénéens.

Alors, puisque vous parlez, il faut essayer d’être cohérant entre ce qu’on fait au niveau national et ce qu’on fait au niveau local. En ce qui concerne l’ours, moi j’ai toujours… et j’en ai beaucoup parlé avec mes collègues et amis là bas. J’ai toujours été frappé par le fait que euh, on avait, importé euh des ours euh qui étaient carnivores alors que… il existe des espèces d’ours qui sont herbivores et donc je trouve que là on est dans une absurdité totale !

Bon. Qu’il y aie des ours dans certaines… dans certains sites protégés, très bien, mais à condition qu’ils ne menacent pas l’homme. Bon. Or, ce qui a introduit la confusion absolue, c’est qu’on a été chercher des ours slovènes qui étaient réputés être herbivores et qui finalement ont mangé beaucoup euh de brebis et qui ont menacés, ca je l’ai vu concrètement, et ce n’est pas une invention, des villages avec évidement le, le, la peur que ca engendre.

Donc je crois qu’il faut revenir sur cette question d’aide spécifique en ce qui concerne l’ours herbivore et d’autres part de faire en sorte qu’il y aie une protection absolue de l’activité pastorale et qu’il n’y aie pas de menaces humaines. A partir de quoi, ce qui existe dans d’autres pays, parce que vous savez que cela existe en Espagne, pourra fonctionner en France. Mais là, je crois qu'on a pris le problème par le mauvais bout.…. »

Réaction de la buvette

Crâne dentition ours ursus arctos

Crâne d'Ursus Arctos. Admirez la dentition typique d'un herbivore. Archives biologiques du PS. On n'est pas trop sûr vu le bordel qui y règne.

Aussi fort que la grippe aviaire des ours d’Augustin Bonrepaux ! Les hommes politiques socialistes ont-ils des conseillers ? des dossiers ? la télévision ? des livres ? des encyclopédies ? Internet ?

Laurent Fabius a raté une belle occasion de se taire. Le parti socialiste possède en son sein un deuxième grand biologiste qui vient de découvrir une nouvelle espèce d'ours, transgénique sans doute, un effet secondaire du nuage de Tchernobyl ? Laurent Fabius semble issu de la même faculté de Biologie qu' Augustin Bonrepaux ? Qu'on me donne l'adresse, qu'on prèvienne Sciences.

Laurent Fabius assure "vouloir élever le débat au PS" et est candidat à la présidence du parti. Voilà qui ne manque pas de mordant. Qui va encore vouloir confier l'alternance éventuelle ou l'avenir de la biodiversité à un tel spécialiste, à partir d'aujourd'hui mondialement reconnu ? Est-il impossible pour Laurent Fabius de dire "Excusez-moi, c'est un sujet où je suis ignorant ?" ou "Je vous répête ce que m'a dit Augustin, seigneur de l'Ariège."

A trop fréquenter notre Augustin national, on fini par croire tout ce qu'il raconte. Il n'existe qu'un seul ours herbivore : Le panda ! Les autres sont des omnivores opportunistes. Et les troupeaux non gardés de l'Ariège sont pour les ours omnivores, une belle opportunité. Pas con l'ours slovène, lui. En fait la solution est, dans les Pyrénées comme dans les Alpes : protéger les troupeaux. L'Office Universitaire de Recherche Socialiste s'appelle... celà ne s'invente pas : OURS (www.lours.org). Laurent Fabius devrait y aller pour une remise à niveau.

Le régime alimentaire d'Ursus Arctos

L’Ours brun est un omnivore opportuniste à nette dominante végétivore. Il a rarement l’occasion de consommer des protéines d’origine animale que lui procurent les carcasses d’ongulés domestiques (ovins, caprins) ou sauvages (Sanglier, Chevreuil, Capreolus capreolus, Cerf élaphe, Cervus elaphus...). En pratique, il satisfait sa ration protéique printanière par la consommation de végétaux herbacés ; les racines lui procurent les nécessaires oligo-éléments.

Dès le début de l’été il s’intéresse aux fruits charnus (myrtilles, bourdaines, framboises, etc.), pour ensuite se reporter sur les fruits secs (glands, faines, châtaignes, etc.), en début d’automne dès leur apparition.

La prédation n’est pas un recours systématique, elle se manifeste à l’occasion de la présence des troupeaux d’ovins et caprins domestiques sur les estives. Entre 1968 et 1991, le nombre annuel moyen d’ovins tués par ours est estimé entre 3,4 et 5,1 (fiables et douteux). Dans le cas de conditions particulières (ovins non gardés par exemple, « ours à problèmes »), ce nombre peut s’accroître considérablement, comme dans les Pyrénées centrales. Parfois certains sujets, immatures surtout, peuvent développer un comportement excessivement prédateur, voire perdre toute peur de l’homme (1969, 1991-1992 et 1998-1999), on les qualifie d’« ours à problèmes ».

Sa légendaire gourmandise pour le miel, ou plutôt le couvain, se vérifie quelque peu chez les ours réintroduits dans les Pyrénées centrales.

Source : Ministère de l'Ecologie

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13 août 2007

Pyrénées 2017 - La douve du foie responsable d'une grave crise chez les ovins

L'escargot et la fourmi de panurge : de nouveaux prédateurs pour les brebis pyrénéennes.

Après avoir éradiqué l'ours des Pyrénées, le vautour fauve, le gypaète barbu, le loup, le chien domestique, le chat sauvage, la martre, le touriste étranger etc, l'accent est mis sur l'escargot qui permet à la douve -un dangereux parasite- de se développer. A cette fin, l'ipéhachebé successeur de l'iphb, a embauché 6 000 immigrés chinois sur fonds du Ministère de l'agriculture pour pulvériser les estives et pour réguler la faune gastéropode et urticante.

Voici l'article scientifique wiki sur la douve du foie.

Douve du foie

(Fasciola hepatica), trématode responsable de la fasciolose, est un ver parasite du foie et des canaux biliaires, prospère dans le foie des moutons et est occasionnellement rencontré chez le cheval. Très fréquente et très pathogène chez les ruminants, la douve se nourrit de sang et des cellules hépatiques, grandit puis pond ses œufs. Mais les œufs de douves ne peuvent pas éclore dans le foie du mouton. Tout un périple les attend.

Douve du foie chez les ovinsCroquis : Sciences et Avenir, n° 668, octobre 2002.

Les œufs quittent leur hôte par les excréments. Ils se retrouvent alors a l'extérieur, où ils vont attendre des conditions favorables pour poursuivre leur développement.

Après une période de murissement, ils éclosent pour laisser sortir une minuscule larve ciliée la larve miracidium. Cette larve va se déplacer à la recherche de son premier hôte intermédiaire (un mollusque gastéropode du genre limnée) la rencontre est favorisée par un phénomène de chimiotactisme (capacité du miracidium a détecter des substances chimiques présente dans le mucus du gastéropode). Dans le corps du mollusque, la larve se multipliera de façon asexuée en passant par les stades sporocyste puis rédie avant de ressortir sous forme de cercaire.

Ces cercaires nagent ensuite jusqu'à se fixer sur les éléments de végétation qu'ils atteignent, d'où ils s'enkistent sous forme de métacercaire dans l'attente d'être être ingérés par leur hôte définitif a l'intérieur duquel le développement s'achèvera au niveau des canaux biliaires du foie.

Bonne chance à nos joyeux travailleurs! Et vivent les brebis et ceux qui les élèvent!

Merci à Denis pour cette info.

12 août 2007

Suède - Attention, les castors attaquent !

Une dizaine de castors a décidé d'investir une plage du