Mais que fait l'armée ?
Une grosse baffe
Voilà une bonne journée pour les opposants au plantigrade. Chaque fois qu'un ours rencontre un chasseur, soit l'ours est tué (le plus souvent), soit l’ours s’enfuit (le reste des cas). Cette fois-ci, c'est le chasseur qui prend une raclée.
Pour les adeptes de la "biodiversité à visage humain", voilà l'occasion d'expliquer que cet ours est un grave déviant caractériel qui, vu qu'il a donne une grosse baffe au chasseur, s'en est approché de très prêt, de trop prêt, et que donc il n'a plus peur de l'homme. Ce qu'il fallait démontrer pour s'en débarrasser en activant le plan "ours à problème". Tire la bobinette et l'ours s'en ira. Les Espagnols du Val d'Aran ont parait-il commencé la traque pour "ramener les ours en France". Elle n’est pas belle la vie ?
L’ours aurait aussi pu être un déviant sexuel, il aurait alors «emmené le chasseur dans un maquis» comme dirait Brassens, «Gare à l'ours». Mais cet ours est un brave, donner une bonne leçon lui a suffit.
C'est qu'il n'est pas bête cet ours. Il joue un méchant tour au chasseur qui lui avait lâché les chiens aux fesses. Il a appris vite : sur les conseils de Balou, cet ours a décidé qu’on ne devait pas le confondre avec un sanglier. C’est la norme parait-il puisque les Espagnols l’on dit. (Voir le montage diffusé en exclusivité française par l’ASPAP : une photo prise par nuit noire où il est démontré qu’il est possible de confondre un ours noir sur fond noir avec un sanglier noir sur fond noir. Une démonstration lumineuse !)
Notre ours, bien décidé a éviter le pruneau, a voulu montrer la grosse différence entre un ours et un sanglier :
- D’abord s’approcher au maximum du porte-flingue, vu que les jeunes chasseurs sont tous bigleux, alors vous pensez, un Nemrod de 72 ans, il y avait trop de risques.
- Ensuite, se mettre debout. Un sanglier ne se met jamais debout sur ses pattes de derrière. C'est réservé aux ours ; pas moyen de confondre... et expliquer au gars que l’on n’a pas apprécié la charge de ses chiens. Expliquer avec fermeté, mais en lui laissant l’occasion d’appeler sa maman. (Vu qu'il va mieux, on peut en rire. Cela déstresse après un choc)
Voilà de quoi convaincre les chasseurs qu’ils ont intérêt à éviter les battues avec des chiens courants.
Je pensais en rester là, vu que la buvette vous avait déjà expliqué ce matin comment Louis Dollo répandait les rumeurs les plus abracadabrantes en plus de l'histoire de l'Ours de Bruges plus ancienne. C’était sans compter sur les talents irremplaçables de notre guide de pays journaleux à ces heures.
Adet : Dollo ne vous aime pas
D’abord il pique une grosse colère sur Alain Reynes parce que le directeur de l’ADET ne semble pas plus retourné que cela par le drame ignoble qui secoure toute la péninsule et les Ibères.
«Monsieur Reynes nous sort encore les grandes théories livresque (sic) développées par les propagandistes des sectes du sauvage qui veut à tout prix faire croire que l'ours est un gentil fauve avec les humains. Idiotie ? Stupidité ou incompétence ? (...) Il n'y a pas de cas connu d'homme tué par un ours depuis 1850. Et pour cause ! A cette époque, on n'attendait pas d'être mort pour discuter. On tuait et on discutait après.»
Louis Dollo n’a pas besoin de rajouter «à cette époque», c’est ce qui est arrivé aux ourses Claude, Mellba et Cannelle. «Il suffit de voir ce qui se passe dans d'autres pays. Soit la zone se dépeuple car les activités humaines n'y sont plus possibles, soit on se fait manger comme en Roumanie.» (...)
Pas étonnant qu'ils se fassent bouffer les Roumains : ils caressent le museau des ours sur le bord des routes ! Ils ont pas lu les dépliants "Comment se comporter..."
Voilà donc ce qui explique l’exode rural en Ariège. Les gens fuient l’ours et les "valléens" qui font vivre la montagne et défendent l’identité pyrénéenne pour se réfugier en ville, à Pau par exemple, où paradoxe, ils rencontrent les membres de «la secte du sauvage » et son grand gourou : Stéphan Carbonnaux. (Pas kangourou, grand gourou !) Ce qui est bizarre, c’est que cet exode rural existe aussi dans le massif central, dans la creuse ou ailleurs, où il faut se lever tôt pour apercevoir un ursidé autre que le doudou des bambins. Mais Louis Dollo ne réfléchit pas jusque là, une idée à la fois s’il vous plait, faut que les masses populaires comprennent.
ETO, c'est kif-kif
Il reprend, emballé : «C'est le Ministère slovène de l'environnement lui-même qui indique les recrudescences d'attaques sur les humains au cours des dernières années, et fait appel à d'autres pays pour accueillir ces ours à problème qui l'embarrassent. (...) Compte tenu de sa position et de son implication dans le système depuis de nombreuses années, Alain Reynes ne peut pas ignorer un tel document d'origine slovène. Il ne peut donc qu'être de mauvaise foi et par ce comportement contribue à entretenir un grand mensonge depuis les années 80.»
On nous aurait donc menti ! La Slovénie aurait refilé à la France de vielles ourses ménopausées ou de vielles célibataires mal b… et acariâtres. Les experts de l’ETO se seraient donc fait avoir comme des bleus. C’est qu’ils sont durs en affaires ces slovènes, du second choix au prix plein ! Pour les prochaines fois, ils feront gaffe, promis. On aura droit à de jolies bombes douces et fraîchement engrossées par de bons reproducteurs dans la force de l’âge (De ceusqui ont fait la guerre des balcans ! Il n'y a qu'à voir : ils percutent les minibus !) Ce sera mieux pour la consanguinité.
Raconter de telles conneries n’est pas grave, cela le détend et lui donne l’occasion de se défouler sur les spécialistes de l’ETO qui d’après lui, vu leurs études, n’en touchent pas une sur les ours. Lui par contre est un spécialiste reconnu moooondialement : "Louis Dollo : guide de pays et ardent défenseur des ours", c'est écrit dans un livre, oui Meeesieur !
Je ne comptais pas vous parler de tout cela si Louis Dollo n’avait pas fait beaucoup plus fort.
Pyréniais : plus fort que Dutroux
Voyez plutôt ce que Louis Dollo raconte ce jour sur le forum «sangliers», un forum où le guide de pays va faire ami-ami avec des chasseurs et leur balancer un maximum de liens vers son site pyréniais. (Je rappelle encore une fois pour ceux qui imaginent que je me fous de sa poire que le mot «pyréniais» vient du dessin qui illustre la bannière de la buvette. C’est le titre du journal où l’on raconte les méfaits des ours. Dans l’image originale l’ours lisant déclare «Tiens aujourd’hui j’ai dévoré 25 brebis. Officiel ! C’est dans le journal ! Plus fort que Dutroux ! Ben dis donc !» La ressemblance avec la meilleure source locale d'actualités ursine était telle, tant au niveau du contenu qu'à celui du nom de domaine que le remplacement de pireneus par pyréniais m’a semblé d’une logique implacable. Vous comprenez bien : loin de moi l’idée de traiter ce spécialiste de l’ours de niais. Fin de la parenthèse.)
Le collier de la Reyne, le retour
Or donc Louis cause avec les chasseurs, tout excité à l’idée de l’effet qu’il va faire en leur apprenant la nouvelle du drame du Val d’Aran :
«Il semble que l'on va chercher à nous cacher quelque chose. Cet ours avait un collier selon des témoignages recueillis. Or, officiellement, il n'y a que Balou qui en a un. Serait-ce Balou et non Hvala ? On nous mentirait pour la présence de Balou blessé en Ariège ? Quel est cet ours vu dans l'Aude récemment à proximité d'un village si ce n'est pas Balou ? Beaucoup de question également sur le nombre d'ours.»
Recompter, je parie qu’ils vont vouloir recompter les ours, comme au bon vieux temps de l’IPHB !
«Autres questions : il semble de plus en plus certains que contrairement à ce qu'on nous dit il y a une ourse avec un ourson en vallée d'Ossau. L'ourson de Cannelle serait donc une femelle et non un mâle comme annoncé officiellement.»
Vous allez me dire : «Tu nous écris une interminable introduction pour nous raconter des trucs qu’on a déjà lu.» Vous avez raison, mais il poursuit …
Les hélicos
«Autre interrogation : que faisait l'armée récemment en manœuvre dans le secteur précis ou se cachait cette ourse suitée que personne ne veut reconnaître officiellement ? Plusieurs hélicoptére (sic) qui délarque (resic) la troupe, ça se remarque. Pas seulement par les bergers. Les jours prochains s'annoncent intéressant mais pas en faveur de l'ours.»
« » (Comment écrire un grand silence médusé ?)
Des hélicoptères ! Nous y voilà. La grande muette qui largue (j’imagine) la troupe et pourquoi pas des ours !
Réponse d'un chasseur pas dupe : «Que faisait l'armée récemment en manœuvre dans le secteur ? Si on te le dit, il faudra qu'on te tue par la suite. Ces manœuvres franco-espagnoles ont déjà plus de 20 ans. Je ne pense pas que l'Etat soit assez fou pour confier un ours à des militaires, surtout armés.»
Mais Louis Dollo ne se démonte pas pour si pneu (oui, bon je sors ...). Il croit dur comme fer à une machination (écolo-judéo-maçonnique ?) : «Il ne s'agissait pas de manœuvres franco-espagnoles dont nous avons l'habitude. Il n'y a eu aucune communication sur le sujet. Il suffisait d'être présent le bon jour» avant de continuer agressif «ce qui ne devait pas être ton cas depuis les Cévénes. (sic)»
Réponse du même chasseur, toujours pas dupe et collant la dernière photo de Balou prise par l'ETO : «On nous mentirait pour la présence de Balou blessé en Ariège ? Bien sur, et on nous ment tellement bien qu'ils ont dompté un autre ours pour marcher a cloche pied dans le secteur !»
Un autre chasseur inspiré : «Quand un homme tue un lion on appelle cela du sport. Quand un lion tue un homme on appelle cela de la cruauté.»
Louis Dollo enchaine : «On aprends (sic) aujourd'hui que Hvala et Sarousse ont aussi un collier. il devait tomber (resic) mais appatemment (idem) ce n'est pas le cas et il y a toujours suivi GPS parfois de manière sporadique.» Louis, fait un effort, merde ! «En ont-ils mis d'autres ? Je ne sais pas. Est ce d'autres ours arrivés par génération spontanée (et cotodi, c’est du wallon : « encore »), cela fait aussi parti (rebelotte) des interrogations. Mais comme tout est culture du secret, difficile de savoir la vérité. Y a-t-il des juristes sur ce forum ? »
Ce n'est pas d'un juriste que vous avez besoin Monsieur Dollo, mais d'un psychiatre ! Vous croyez que je raconte des carabistouilles ? Non peut-être ! C’est ici.
Vous voyez, la journée n’est pas si mauvaise : Hvala, Hvala...
Retour à : Un chasseur blessé par un ours dans les Pyrénées espagnoles
Pour terminer de détendre l’atmosphère, je vous invite éventuellement à relire et à écouter ces perles :
Ou découvrez ce qu'écrit Fabrice Nicolino (encore un extrémiste pour Louis Dollo) dans ses notes :









