DOLLO Louis

24 octobre 2008

Mais que fait l'armée ?

Une grosse baffe

Ours, que fait l'armée?Voilà une bonne journée pour les opposants au plantigrade. Chaque fois qu'un ours rencontre un chasseur, soit l'ours est tué (le plus souvent), soit l’ours s’enfuit (le reste des cas). Cette fois-ci, c'est le chasseur qui prend une raclée.

Pour les adeptes de la "biodiversité à visage humain", voilà l'occasion d'expliquer que cet ours est un grave déviant caractériel qui, vu qu'il a donne une grosse baffe au chasseur, s'en est approché de très prêt, de trop prêt, et que donc il n'a plus peur de l'homme. Ce qu'il fallait démontrer pour s'en débarrasser en activant le plan "ours à problème". Tire la bobinette et l'ours s'en ira. Les Espagnols du Val d'Aran ont parait-il commencé la traque pour "ramener les ours en France". Elle n’est pas belle la vie ?

L’ours aurait aussi pu être un déviant sexuel, il aurait alors «emmené le chasseur dans un maquis» comme dirait Brassens, «Gare à l'ours». Mais cet ours est un brave, donner une bonne leçon lui a suffit.

C'est qu'il n'est pas bête cet ours. Il joue un méchant tour au chasseur qui lui avait lâché les chiens aux fesses. Il a appris vite : sur les conseils de Balou, cet ours a décidé qu’on ne devait pas le confondre avec un sanglier. C’est la norme parait-il puisque les Espagnols l’on dit. (Voir le montage diffusé en exclusivité française par l’ASPAP : une photo prise par nuit noire où il est démontré qu’il est possible de confondre un ours noir sur fond noir avec un sanglier noir sur fond noir. Une démonstration lumineuse !)

Notre ours, bien décidé a éviter le pruneau, a voulu montrer la grosse différence entre un ours et un sanglier :

  1. D’abord s’approcher au maximum du porte-flingue, vu que les jeunes chasseurs sont tous bigleux, alors vous pensez, un Nemrod de 72 ans, il y avait trop de risques.
  2. Ensuite, se mettre debout. Un sanglier ne se met jamais debout sur ses pattes de derrière. C'est réservé aux ours ; pas moyen de confondre... et expliquer au gars que l’on n’a pas apprécié la charge de ses chiens. Expliquer avec fermeté, mais en lui laissant l’occasion d’appeler sa maman. (Vu qu'il va mieux, on peut en rire. Cela déstresse après un choc)

Voilà de quoi convaincre les chasseurs qu’ils ont intérêt à éviter les battues avec des chiens courants.

Je pensais en rester là, vu que la buvette vous avait déjà expliqué ce matin comment Louis Dollo répandait les rumeurs les plus abracadabrantes en plus de l'histoire de l'Ours de Bruges plus ancienne. C’était sans compter sur les talents irremplaçables de notre guide de pays journaleux à ces heures.

Adet : Dollo ne vous aime pas

D’abord il pique une grosse colère sur Alain Reynes parce que le directeur de l’ADET ne semble pas plus retourné que cela par le drame ignoble qui secoure toute la péninsule et les Ibères.

«Monsieur Reynes nous sort encore les grandes théories livresque (sic) développées par les propagandistes des sectes du sauvage qui veut à tout prix faire croire que l'ours est un gentil fauve avec les humains. Idiotie ? Stupidité ou incompétence ? (...) Il n'y a pas de cas connu d'homme tué par un ours depuis 1850. Et pour cause ! A cette époque, on n'attendait pas d'être mort pour discuter. On tuait et on discutait après

Louis Dollo n’a pas besoin de rajouter «à cette époque», c’est ce qui est arrivé aux ourses Claude, Mellba et Cannelle. «Il suffit de voir ce qui se passe dans d'autres pays. Soit la zone se dépeuple car les activités humaines n'y sont plus possibles, soit on se fait manger comme en Roumanie.» (...)

Pas étonnant qu'ils se fassent bouffer les Roumains : ils caressent le museau des ours sur le bord des routes ! Ils ont pas lu les dépliants "Comment se comporter..."

Voilà donc ce qui explique l’exode rural en Ariège. Les gens fuient l’ours et les "valléens" qui font vivre la montagne et défendent l’identité pyrénéenne pour se réfugier en ville, à Pau par exemple, où paradoxe, ils rencontrent les membres de «la secte du sauvage » et son grand gourou : Stéphan Carbonnaux. (Pas kangourou, grand gourou !) Ce qui est bizarre, c’est que cet exode rural existe aussi dans le massif central, dans la creuse ou ailleurs, où il faut se lever tôt pour apercevoir un ursidé autre que le doudou des bambins. Mais Louis Dollo ne réfléchit pas jusque là, une idée à la fois s’il vous plait, faut que les masses populaires comprennent.

ETO, c'est kif-kif

Il reprend, emballé : «C'est le Ministère slovène de l'environnement lui-même qui indique les recrudescences d'attaques sur les humains au cours des dernières années, et fait appel à d'autres pays pour accueillir ces ours à problème qui l'embarrassent. (...) Compte tenu de sa position et de son implication dans le système depuis de nombreuses années, Alain Reynes ne peut pas ignorer un tel document d'origine slovène. Il ne peut donc qu'être de mauvaise foi et par ce comportement contribue à entretenir un grand mensonge depuis les années 80

On nous aurait donc menti ! La Slovénie aurait refilé à la France de vielles ourses ménopausées ou de vielles célibataires mal b… et acariâtres. Les experts de l’ETO se seraient donc fait avoir comme des bleus. C’est qu’ils sont durs en affaires ces slovènes, du second choix au prix plein ! Pour les prochaines fois, ils feront gaffe, promis. On aura droit à de jolies bombes douces et fraîchement engrossées par de bons reproducteurs dans la force de l’âge (De ceusqui ont fait la guerre des balcans ! Il n'y a qu'à voir : ils percutent les minibus !) Ce sera mieux pour la consanguinité.

Raconter de telles conneries n’est pas grave, cela le détend et lui donne l’occasion de se défouler sur les spécialistes de l’ETO qui d’après lui, vu leurs études, n’en touchent pas une sur les ours. Lui par contre est un spécialiste reconnu moooondialement : "Louis Dollo : guide de pays et ardent défenseur des ours", c'est écrit dans un livre, oui Meeesieur !

Je ne comptais pas vous parler de tout cela si Louis Dollo n’avait pas fait beaucoup plus fort.

Pyréniais : plus fort que Dutroux

Voyez plutôt ce que Louis Dollo raconte ce jour sur le forum «sangliers», un forum où le guide de pays va faire ami-ami avec des chasseurs et leur balancer un maximum de liens vers son site pyréniais. (Je rappelle encore une fois pour ceux qui imaginent que je me fous de sa poire que le mot «pyréniais» vient du dessin qui illustre la bannière de la buvette. C’est le titre du journal où l’on raconte les méfaits des ours. Dans l’image originale l’ours lisant déclare «Tiens aujourd’hui j’ai dévoré 25 brebis. Officiel ! C’est dans le journal ! Plus fort que Dutroux ! Ben dis donc !» La ressemblance avec la meilleure source locale d'actualités ursine était telle, tant au niveau du contenu qu'à celui du nom de domaine que le remplacement de pireneus par pyréniais m’a semblé d’une logique implacable. Vous comprenez bien : loin de moi l’idée de traiter ce spécialiste de l’ours de niais. Fin de la parenthèse.)

Le collier de la Reyne, le retour

Or donc Louis cause avec les chasseurs, tout excité à l’idée de l’effet qu’il va faire en leur apprenant la nouvelle du drame du Val d’Aran :

«Il semble que l'on va chercher à nous cacher quelque chose. Cet ours avait un collier selon des témoignages recueillis. Or, officiellement, il n'y a que Balou qui en a un. Serait-ce Balou et non Hvala ? On nous mentirait pour la présence de Balou blessé en Ariège ? Quel est cet ours vu dans l'Aude récemment à proximité d'un village si ce n'est pas Balou ? Beaucoup de question également sur le nombre d'ours.»

Recompter, je parie qu’ils vont vouloir recompter les ours, comme au bon vieux temps de l’IPHB !

«Autres questions : il semble de plus en plus certains que contrairement à ce qu'on nous dit il y a une ourse avec un ourson en vallée d'Ossau. L'ourson de Cannelle serait donc une femelle et non un mâle comme annoncé officiellement

Vous allez me dire : «Tu nous écris une interminable introduction pour nous raconter des trucs qu’on a déjà lu.» Vous avez raison, mais il poursuit …

Les hélicos

«Autre interrogation : que faisait l'armée récemment en manœuvre dans le secteur précis ou se cachait cette ourse suitée que personne ne veut reconnaître officiellement ? Plusieurs hélicoptére (sic) qui délarque (resic) la troupe, ça se remarque. Pas seulement par les bergers. Les jours prochains s'annoncent intéressant mais pas en faveur de l'ours.»

«                                      » (Comment écrire un grand silence médusé ?)

Des hélicoptères ! Nous y voilà. La grande muette qui largue (j’imagine) la troupe et pourquoi pas des ours !

Réponse d'un chasseur pas dupe : «Que faisait l'armée récemment en manœuvre dans le secteur ? Si on te le dit, il faudra qu'on te tue par la suite. Ces manœuvres franco-espagnoles ont déjà plus de 20 ans. Je ne pense pas que l'Etat soit assez fou pour confier un ours à des militaires, surtout armés

Mais Louis Dollo ne se démonte pas pour si pneu (oui, bon je sors ...). Il croit dur comme fer à une machination (écolo-judéo-maçonnique ?) : «Il ne s'agissait pas de manœuvres franco-espagnoles dont nous avons l'habitude. Il n'y a eu aucune communication sur le sujet. Il suffisait d'être présent le bon jour» avant de continuer agressif «ce qui ne devait pas être ton cas depuis les Cévénes. (sic)»

Réponse du même chasseur, toujours pas dupe et collant la dernière photo de Balou prise par l'ETO : «On nous mentirait pour la présence de Balou blessé en Ariège ? Bien sur, et on nous ment tellement bien qu'ils ont dompté un autre ours pour marcher a cloche pied dans le secteur !»

Un autre chasseur inspiré : «Quand un homme tue un lion on appelle cela du sport. Quand un lion tue un homme on appelle cela de la cruauté

Louis Dollo enchaine : «On aprends (sic) aujourd'hui que Hvala et Sarousse ont aussi un collier. il devait tomber (resic) mais appatemment (idem) ce n'est pas le cas et il y a toujours suivi GPS parfois de manière sporadique.» Louis, fait un effort, merde !  «En ont-ils mis d'autres ? Je ne sais pas. Est ce d'autres ours arrivés par génération spontanée (et cotodi, c’est du wallon : « encore »), cela fait aussi parti (rebelotte) des interrogations. Mais comme tout est culture du secret, difficile de savoir la vérité. Y a-t-il des juristes sur ce forum ? »

Ce n'est pas d'un juriste que vous avez besoin Monsieur Dollo, mais d'un psychiatre ! Vous croyez que je raconte des carabistouilles ? Non peut-être ! C’est ici.

Vous voyez, la journée n’est pas si mauvaise : Hvala, Hvala...

Retour à : Un chasseur blessé par un ours dans les Pyrénées espagnoles

Pour terminer de détendre l’atmosphère, je vous invite éventuellement à relire et à écouter ces perles :

Ou découvrez ce qu'écrit Fabrice Nicolino (encore un extrémiste pour Louis Dollo) dans ses notes :

Louis Dollo, le générateur de rumeurs

«D’autres attaques ont eu lieu dans les Monts Cantabrique (Espagne) notamment sur un homme de 72 ans».  72 ans, un âge maudit ? L'ours brun slovène et l'ours brun espagnol possèdent visiblement le même instinct de survie. Cet ours n'a fait que se défendre contre une intrusion humaine malvenue qu'il a jugé dangereuse.. comme pour Cannelle, Melba, et les autres. Les rencontres chasseurs / ours sont à éviter.

Contre vérité

Louis Dollo déclare «Dans ces deux cas, les chasseurs espagnols n’ont pas pu faire usage de leur arme pour se défendre contrairement aux chasseurs français. (…) Le chasseur (72 ans) ne doit son salut qu’à l’intervention des autres chasseurs.» Comprendre l'ours l'aurait achevé. Il est contredit par le chasseur blessé qui déclare «Heureusement, dans la chute j'ai tiré deux coups de feu en l'air. Je pense qu'il a eu peur et s'est enfui». Le chasseur a bien utilisé son arme, mais n'a pas tiré sur l'ours.

Louis Dollo est un générateur de rumeurs ambulant.

La rumeur d’attaques multiples

«L’histoire de l’ours en France nous montre de nombreux autres cas malgré les affirmations contraires des associations environnementalistes». Quels nombreux cas ? Nous attendons la liste de ces attaques ainsi que des témoignages. Vu le goût d’une certaine presse locale pour les faits divers ursins, il est étonnant qu’on n’en ait rien su. 

La rumeur de réintroductions clandestines

«Officiellement, la population catalane d’ours bruns dans les Pyrénées se situe dans les secteurs du Val d'Aran, Pallars Sobirà, le Haut Ribagorça, Pallars Jussà et l'Alt Urgell. Mais le décompte dépasse quelque peu toutes les prévisions de reproduction. Y a-t-il eu d’autres lâchers ? C’est la question que se posent de nombreux résidents pyrénéens.» écrit Louis Dollo. Après le lâcher de vipères par hélicoptère, la rumeur de lâchers clandestins d’ours à la vie dure.

Repassez vous Ariège : Zebessetoffeu ! un sketch sur les arguments des ultrapstoraux à l'époque des automnales du Pays de l'Ours qui date de 3 ans mais n'a pas pris une ride.

Ce serait un ours clandestin qui aurait attaqué le chasseur : (avec les fautes originales) «L’ours qui a attaqué Luis Turmo jeudi matin était muni d’un collier. Ceci laisse supposer qu’il s’agissait d’un ours introduit en 2006. Or, sur les 5 ours slovènes ayant eu un collier, deux sont morts, deux ont vu leur collier tomber comme cela était prévu et il restait Balou que l’on essai  de capturer depuis le printemps pour lui retirer ce fameux collier qui ne s’est pas détaché automatiquement. Mais on nous dit que Balou est blessé et surveillé en Ariège avec impossibilité de le capturé. Quel est donc cet ours à collier en val d’Aran ?

D’autres interrogations existent quant à la présence d’un outre ours vu dans l’Aude tout comme sur l’identité exacte de celui qui a été accidenté par un minibus.

Face à la culture du secret qui entoure tous ces ours autant que, très probablement, l’ignorance de la situation exacte de la part de ceux qui en on la charge et nous montre régulièrement leurs incohérences, la situation devient grave pour les habitants et les touristes qui s’aventurent en dehors des villages

Pour Louis Dollo, la montagne est pleine d’ours non identifiés, surgis de nulle part, venus de Slovénie, sans doute. Un transport clandestin organisé par WWF ou Ferus ? On croit rêver. Cet homme se raconte des histoires et il y croit.

La rumeur de la présence d’une ourse suitée en Béarn

Louis Dollo a évoqué la présence à Bruges d’un loup, d’un chien, d’un lynx, d’un ours puis de deux nouveaux ours en Béarn, d’une ourse suitée et enfin d’une erreur d’analyse de l’ADN de l’ours Cannellito qui serait une femelle et se serait reproduit. Avec son petit, ce serait lui l'ours de Bruges. On ne sait plus où donner de la tête, c’est un vrai feuilleton de presse de caniveau.

La rumeur sur l'identité de «l’ours qui percute un minibus»

Le 26 septembre, l'ONCFS publiait un communiqué : "Les échantillons prélevés lors de l'accident du 15 août entre un minibus et un ours sur la commune de Mérens, en Ariège, ont été analysés. Il s'agit de l'ours Boutxy, mâle né en 1997 de l'ourse Mellba". Pour Louis Dollo, les analyses ADN publiées par l’Etat seraient fausses. Il ne s’agirait pas de l’ours Boutxy, mais d’un autre ours. «D’autres interrogations existent quant à la présence d’un outre ours vu dans l’Aude tout comme sur l’identité exacte de celui qui a été accidenté par un minibus.» Encore un grand complot, encore des lâchers ? Parano Louis Dollo, non !

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17 octobre 2008

Bons baisers de l'ours de Bruges

Bons baisers de l'ours de BrugesCarte postale de l'ours de Bruges

Mon Cher L.,

Ici à Bruges, on fête les 30 ans de la mort de Jacques Brel. Encore un belge. Parrait qu'ils ont du succès chez vous. Ici on dit que c'est à cause de l'humour et de l'autodérision. Tu connais ?

Nous avons fait du cuistax à la mer. Tu aurais vu la tête des gens : 4 ours à Zee Bruges. Maintenant nous sommes attablés, l'ours Camille, Néré, le petit ours et moi à la terrasse du café " 't Brugs Beertje" le long d'un canal de Bruges, à 50 mètres de l'entrée du Béguinage. On mange plein d’anguilles au vert, de stoemp, de waterzooi et des laquements, ça change des tripes. Camille boit du lait de chèvre avec du miel. Néré et moi, nous buvons du champagne Ours de Brugesen pensant à toi et à tes rumeurs. On se marre bien. Et pas n'importe quel Champagne. Le "Brugs Beertje" du domaine Yves Delporte. "L'ours de Bruges" si tu préfères. Sur la capsule - je sais que tu collectionnes les tâches de sang et les liens. Collectionnes-tu les capsules de chamapagne ? - sur la capsule disais-je, la tour du marché de Bruges et un ours tenant le blason de la ville avec le texte "Make-a-wish BRUGGE/BRUGES Make-a-wish BELGIE/BELGIQUE". Nous avons donc fait un voeu d'ours. Un voeu, celà ne se dévoile pas...

Nous venons de visiter "La loge des Bourgeois", une grosse maison flamande typique de Bruges. Je t'explique : Dès le XIVe siècle, La loge des Bourgeois (Poortersloge) était le rendez-vous des notables bde Bruges ainsi que le lieu de réunion de la noble et sportive société "De Witte Beer" (L'Ours = beer) qui se donnait pour tâche, entre autres, l'organisation de L'Ours de Bruges dans le blason de la villejoutes et de tournois. Dans un niche de la loge se dresse sur deux pattes l'ours de Bruges "Beertje van de Loge", premier "citoyen" et mascotte, comparable au "Manneken Pis" de Bruxelles : Lors de certaines fêtes, on le revêt d'un costume de circonstance. Cet ours, qui figure aussi dans les armoiries de Bruges serait, selon la légende, le seul être vivant qu'ait rencontré Baudouin Bras de Fer (NDLB : véridique !) lorsqu'il prit possession de son domaine encore sauvage et désolé. C'était au IXe siècle. C'était plein d'ours ici, tout autour de Bruges. Aujourd'hui, la Loge des Bourgeois abrite les Archives de L'Etat.

Nous lisons ton journal en ligne dès qu'on trouve une connexion wifi dans les bois. Y'en a pas beaucoup par ici, mais on se faufile entre haies et élevages de cochons. On a "empruntés" 2 gorets, pour gouter. Ils sont beaucoup plus difficiles à pelêr que les tarasconnaises, la peau est plus grasse et épaisse, à cause de l'herbe sans doute. Ici, ils ne sont pas remboursés. Quels pingres alors. Reste bien où tu es !

Ici à Bruges, les gens nous semblent intelligents : les moutons sont tous vaccinés depuis bien longtemps et de jour, ils savent faire la différence entre un cochon et un ours, pas comme en Ariège. Pourtant, on en a vu des bourrés aussi, mais à la bière. Je te recommande la trappiste, cela rend aimable. Tu es toujours aussi raciste il me semble. Après l'invasion les plombiers slovènes tu t'en prends à un des gars d'ici ? Pas très marrant je trouve. Cette semaine, il y en a un autre comme toi qui a dévissé son billard, en Autriche. Pas une grosse perte.

D'ici, on ne voit pas le Pic de Merdanson, rien que de noires clochers, et pas questions de monter dessus, y’a trop de monde dedans.

La rumeur de L'Ours de Bruges dans le journal PyréniaisQuoi de neuf là haut ? Je massacre toujours autant ? Il parait que tu t'embrouilles les pinceaux avec les traces de pas et l'écartement des dents : canidés, ursidés, lynx. Tes vraiment pas meilleur biologiste que journaliste, mais au moins tu es tenaces. Après un ours, un chien, un loup, un lynx, maintenant c'est deux ours. Toutes les hypothèses y passent. Un vrai travail de scientifique, tes rumeurs. Appelle Claude A., il t’aidera.

Sans blagues, là tu délires, une ourse suitée avec un petit qui a "pradé" chez Bernard ! Encore surement ce sauvage de Carbonnaux qui à largué une copine à maman. Tu débloques mon bon L. Et puis arrête d'utiliser des conditionnels et des imprécisions avec tes rumeurs "Il semblerait que...", "la trace ressemblerait à...", "Il semble de plus en plus évident qu'il s'agisse de" etc. On a l'impression que tu paniques à l'idée que je réintroduise des femelles en Béarn ? Arrête, tu m'exites ; c’est mon droit après tout, c’est de mon âge maintenant.

Es-tu toujours en froid avec les alpinistes, les écologistes, les touristes et les experts ? D'ou te viens cette vanité ?  Compare ton cursus et le leur. Pas évident que tu assures aux exams mon pote. Mais une foi que tu as pris quelqu'un en grippe, même si ce qu'on te dit est l'évidence même, tu continues à raconter n'importe quoi.

Ton feuilleton "Drame dans la montagne" continue, il parait : une femelle ourse en Béarn, la dernière ourse pyrénéenne. La lignée, telle le phénix de Sesques renaitrait de ses cendres. Une bonne nouvelle ! Tu pourras la chouchouter, lui trouver un mari. Tu penses à moi j'espère, le plus jeune et beau mâle de la bande, plein d'avenir. Eh! Déconne pas. Elle est pour moi, cte p'tite.

La battue administrative (comme au bon vieux temps ! Nostalgique ?) aux sangliers n'a rien donné parait-il. C'est normal, ils sont tous partis rendre une visite à Balou, pour s'excuser. Si tu vois Balou, tu lui serreras la pince pour moi. La bonne, hein, pas celle que l'instinct pervers à troué.

Parait que t'as trouvé un vétérinaire qui a dit que ce n'était ni un chien, ni un loup, ni un ours. Ni un lapin, ni un canard a rajouté le maire de Bruges (c'est un marrant celui là, faudra penser à un jumelage.) Plus que le lynx alors ! As-tu montrés l'écartement de tes dents, histoire de vérifier que tu ne te garoutises pas les nuits de pleine lune ? Un nouvel ovicide par un psychopate tarbais à la une de la Dépêche ! Ce serait marrant pour toi. Enfin la gloire et la reconnaissance mondiale ! L'Hannibal Lecter des Pyrénées vivantes !

Faudra que tu me présentes celui qui m'a traité de "bête velue" et de "vorace", je vais lui faire passer l'envie de remonter en estives. J'ai des relations tu sais, j'ai des amis en Roumanie et en Sibérie qui en ont bouffés pour moins que cela. Ah oui, ces histoires là, tu les connais, je les ai lu sur K.. Et ton troisième petit boulot de pigiste chez les alpinismes, ça boume ? Tu es toujours tout seul pour publier tes salades ? Ils ont encore des visiteurs ? Parce qu'on m'a dit que sur les listes Yahoo, tu faisais fuir tout le monde à poster comme un malade tes liens pourris. Enfin, si cela t'amuses..., faudra que je t'explique qu'un lien vers ton journal à partir d'un site pourri ne rapporte pas même une myrtille, mais bon, tu as la foi.

J'aurais de mauvaises manières à ce qu'il parait ; je me comporterais comme un ours sauvage 
mal éduqué ! Ce n'est pas à toi qu'ils ont flingué la mère alors qu'elle faisait mon éducation. A propos de mère, téléphones à la tienne, tu la négliges, tu bosses trop le soir. Va voir des amis à la place, change un peu de milieu, sort, va draguer des meufs sans laine au lieu de crapahuter au cul des brebis dans le brouillard à expertiser les charognes pour envoyer des photos de cadavres à la presse locale.

A propos de cadavres dans les placards, toujours employé chez "Tarbes & Lourdes Réunis", salades en gros ? Ils vendent encore, où juste pour les pèlerins ? Médecin légiste ! Tu as raté ta vocation, conducteur de car pour zollandais, c'est pas un métier !

Parait que tu cherches mes poils et mes étrons partout. Ne serais tu pas un "journaliste à problèmes toi" ? Que dit ton psy ? Délire paranoïaque ou bipolaire psychopathe ? Que devient le grand complot : "on nous cache quelque chose", "l'ETO ne dit pas tout" et les lâchers de femelles par hélicoptère... ? J'te taquine !

Parrait que Didier est venu avec toi dans la montagne, qu'il n'y a plus assez de business à faire avec l'ours et les vautours et que maintenant, les affaires, c'est avec les russes et les chinois qu'il trafique. Qu'y fasse gaffe, y'a des ours là bas, et des gros, pas des dégénérés comme par chez nous.

J'ai appris la dernière, t'es con quand même. Il parait que j'ai déjà fait un petit. Et je me l’aurais élevé où ? Dans mes bourses ? Tu as déjà essayé de mettre 500 grammes de haché dans des c... d'ours. Essaie seulement ! Si jamais tu me traites de gouine, je te fais passer l'envie d'écrire. Sur ce, on commande une petite sœur à ta santé. Et bonjour aux indiens de la réserves de la part de l'Ours de Bruges. Si Francis est déjà descendu d'Estives, offre lui le "bêêêêstes of du Génie des Alpages", celà lui fera plaisir.

Salut hein biloute !

Cannellito ou Cannellita, va savoir (viens voir)
Mohican pour les intimes.

12 septembre 2008

La propagande de Louis Dollo

Dans son dossier sur le Tir de Balou, Louis Dollo n’exerce que très peu ses propres talents de rédacteur, mais quand il le fait, il s’adonne à une propagande de mauvais goût bien maladroite et peu crédible.

Entendre_voir_parlerLes 3 singes de la sagesse

Les chasseurs seraient tous myopes

« l'ADET (…) devient guignolesque (…) en envisageant de porter plainte contre le chasseur. (…) il est facile de confondre ours et sanglier. Le fait de n'avoir rien fait pour éviter cette confusion les rend responsable, au moins moralement si ce n'est pénalement, pour défaut de précaution et d'information, du tir du chasseur. » déclare Louis Dollo.

Il est enfantin de faire croire que confondre un ours et un sanglier est quelque chose de normal, que pour un chasseur, cette identification approximative du gibier représente le quotidien. Les chasseurs comme les autres ont 5 sens et un cerveau. Les chefs de battues donnent souvent des instructions claires. Quand il s’agit de tirez un cerfs de 8 corps, ni 6 ni un 10, ou de ne pas tirer les biches, ils font la distinction. C’est prendre les chasseurs pour des débiles que de laissez croire qu’ils sont tous myopes au point de tirer «à l’instinct» sur quelque chose qui bouge et qu’ils n’identifient pas. Nathalie Kosciusko-Morizet devrait-elles prévoir un poste «ophtalmologie» dans le budget "Ours" pour offrir des lunettes aux chasseurs ?

Son dernier argument consiste à sortir une plaquette espagnole de la FAPAS qui parle de la confusion possible entre un ours et un sanglier. L’Etat français, n’ayant pas diffusé un tel document porterait «une lourde responsabilité  (…) dans le cas spécifique de l’accident de chasse de Prades.» En l’écoutant, il faudrait que l’Etat français publie pour l’ours, des «avertissements de sécurité» comme on le fait aux Etats-Unis dans les manuels d'utilisation des fours à micro-ondes : Ne pas y introduire un animal protégé. 

«Une fois de plus, il est mis en évidence l'amateurisme et l'absence de réflexion en amont de ces introductions d'ours. Il est également mis en évidence les difficultés de cohabitation entre une vie normale des populations locales et la présence de ces grands prédateurs. » C’est bien lui qui parle d’amateurisme et d'absence de réflexion. Gare à l'effet boomerang. Louis Dollo à raison : «L'écologie est une chose trop sérieuse pour qu'on ne la laisse pas entre les mains d'écolos.» Laissons là aux mains des agriculteurs, des industriels, des chasseurs qui tirnet « à l’instinct », des associations de sauvegarde du patrimoine et des guides de pays.

Les chasseurs seraient tous sourds

Dans la Dépêche du 9 septembre, Dominique Delpiroux, en parlant de Balou écrit «L'animal connaît bien le secteur et avait l'habitude d'aller dans la forêt de Prades avant de revenir vers Gargante où se situe son gîte, d'après un éleveur des environs, Thierry Marthouret.» Les éleveurs sont sur le terrain, ils savent où est l’ours. Et c’est bien un sujet sur lequel ils communiquent. Mais les chasseurs, en plus d’être malvoyants seraient sourds pour Louis Dollo. «Alors que l'ADET-Pays de l'ours dispose, avec la DIREN-Midi-Pyrénées et le Ministère de l'Ecologie d'un budget de promotion conséquent (…) le fait de n'avoir rien fait pour éviter cette confusion les rend responsable, au moins moralement si ce n'est pénalement, pour défaut de précaution et d'information, du tir du chasseur.» «Vivement un procès que l'on puisse encore s'amuser et éclaircir la responsabilité de tous ces organismes budgétivores

Le tir aveugle serait légal, mais juste une mauvaise conduite

Le Guide de pays se fait juriste. D’abord Louis Dollo fait dans le politiquement correct «De nombreux chasseurs critiques (sic) le principe du "tir instinctif " au motif que la cible doit être clairement identifiée avant de tirer. C'est une "règle de bonne conduite" parfaitement compréhensible et justifiée… » . C’est qu’il serait dangereux ce correspondant de presse local, une arme entre les mains : confondre «règle de bonne conduite» et  «règle minimum de sécurité». A le suivre, il y aurait chaque semaine des cartons de vaches et de promeneurs. Ce ne serait pas des fautes, juste des chasseurs qui ne se conduisent pas très bien. Il se ridiculise en essayant de plaider pour le chasseur quand il ajoute que cette règle n'est pas : «une règle de droit écrit.» Le chasseur qui a tiré sur Balou ferait mieux de lui demander de se taire, avoir Louis Dollo pour défenseur s’avère catastrophique.

Le tir aveugle de Prades serait «justifié ou acceptable»

«Par ailleurs, à voir le lieu et les conditions de la battue, ce comportement pourrait être justifié ou du moins acceptable. Les forêts de montagne comme celle de Prades n'ont rien à voir avec le dégagement existant dans une forêt de Sologne. Mais dans ce domaine, laissons les chasseurs, connaisseurs de ce milieu de montagne, faire leur propre analyse pour éventuellement faire évoluer leur pratique

Louis Dollo propose l’autogestion dans le domaine de la chasse. Laissons les faire en quelques sortes, ils connaissent leur sujet. Il est bien connu que tous les chasseurs respectent les dates d’ouvertures, les espèces chassables, les règles de prudences. S’il est un piètre avocat pour le chasseur qui a tiré sur Balou, il l’est tout autant pour la chasse en général. Voici cette brousse inextricable.

Photo du bois où a le chasseur a tiré sur l'ours Balou en AriègeLe bois où le chasseur a tiré sur l'ours Balou en Ariège.

Les ours seraient innombrables

«Ce chiffre officiel et très extensible de "entre 8 et 20 bêtes" qui ne bouge jamais comme s'il n'existait pas de naissance (…) Avec ce type d'informations approximatives il est tout à fait impossible d'avoir une vision sérieuse du nombre d'ours dans les Pyrénées. Si à ceci nous devons rajouter l'incapacité de l'équipe de suivi à localiser régulièrement Balou sauf après des accidents de chasse. » Oui il y a des naissances, mais de la mortalité aussi : Cannelle, Palouma, Franska ...

L'équipe Technique Ours (ETO) de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) a établi pour le numéro 118 de Pyrénées Magazine un arbre généalogique de la population d'ours des Pyrénées. Les connaissances sont parfois très précises (parents, dates de naissances) parfois moins quand de l'ours on a perdu la trace ou quand on le découvre tardivement. En bon ex-comptable, Louis Dollo désire compter les naissances inconnues, mais oublie les mortalités connues ou inconnues (Pour ne citer que le dernier : où a disparu l’ours Kouki ? ) Il est malhonnête de sous-entendre que de nombreux ours inconnus peuplent les Pyrénées. Cette stratégie, utilisée en son temps par l’IPHB, permet aux opposants de dire qu’avant toute réintroduction, il est indispensable de connaître le nombre d’ours et de planifier un recensement de plusieurs mois. Pour eux, des mois de gagnés ; il est urgent de ne rien faire.

Les chasseurs n’auraient pas été informés

«Il est aujourd'hui confirmé que les chasseurs n'avaient pas été informés du secteur où se trouvait Balou ou d'autres ours.» Il est aujourd’hui confirmé… Pouvons-nous savoir par qui ? Quelles sont les sources de Louis Dollo qui reste volontairement bien flou. Pas de chance pour ce manipulateur car il s’avère que dans les chasseurs ont bien été prévenu. (Lire "Tir de l'ours Balou en Ariège : les chasseurs savaient")

Thierry Bergeaud a assisté à une réunion où des membres de l’ETO ont prévenu les chasseurs de la présence de l’ours Balou et les ont mis en garde de ne pas tirer sans avoir préalablement identifié la cible afin de ne pas confondre un ours et un sanglier. Voilà que toute la machination de Louis Dollo et sa crédibilité s’écroule. Ces éléments importants ont été transmis au procureur de la République de Foix pour l'enquête.

L’équipe de suivi (ETO) serait composée d’incapables

«Depuis de nombreux mois, l'équipe de suivi s'est avéré incapable d'assurer ce suivi alors que le Préfet comme les agents de l'ONCFS ne cachaient pas leur intention de le capturer pour la Xème fois afin de lui retirer son collier émetteur qui ne fonctionne plus depuis longtemps. Vu leur incapacité antérieure, il semble, sauf miracle et évolution rapide, peu probable qu'ils y parviennent aujourd'hui sans l'aide des habitants locaux. Certains ne cachaient pas ce soir leur espoir de voir "l'ours mourir dans un coin discret où personne ne pourrait le retrouver afin de régler le problème de l'impossible cohabitation. " D'autant, que, même si le procureur estime qu'il n'y a pas de poursuite à engager tant que l'ours n'est pas mort, compte tenu des plaintes que ne manqueront pas de déposer des associations parfois très lointaines des Pyrénées, le chasseur aura quand même des ennuis comme celui de la vallée d'Aspe

Louis Dollo se permet d’avoir des avis sur tout et critique des personnes bien plus diplômées et expérimentées que lui. Mais nous attendons toujours ses développements qui prouveraient cette soi-disant incompétence. Il a tendance à confondre discrétion et incompétence. Ce n’est pas parce que les membres de l’ETO ne disent pas, qu’ils ne font pas ou ne savent pas.

Sur le forum sangliers.net, notre «journaliste pyrénéen, fin connaisseur du dossier » comme l’appelle Gil Rivière-Wekstein va vomir sa haine de l’ours, de l’équipe technique et son autosatisfaction sans compter les innombrables liens vers son site. Certains chasseurs ne sont pas dupes de ses manipulations, ce qui donne une conversation animée assez intéressante dont vous trouverez quelques extraits dans le bas de cette note.

Les manipulateurs sont parmi nous

Je ne peux m’empêcher de vous donner un extrait du livre «Les manipulateurs sont parmi nous» d'Isabelle Nazare-Aga. Voici les 30 critères qui permettent d’identifier un manipulateur :

  1. Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle
  2. Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes
  3. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions
  4. Il répond très souvent de façon floue
  5. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations
  6. Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes
  7. Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions
  8. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge
  9. Il fait faire ses messages par autrui
  10. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner
  11. Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne
  12. Il ignore les demandes même s'il dit s'en occuper
  13. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins
  14. Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert
  15. Il change carrément de sujet au cours d'une conversation
  16. Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion
  17. Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire en sa supériorité
  18. Il ment
  19. Il prêche le faux pour savoir le vrai
  20. Il est égocentrique
  21. Il peut être jaloux
  22. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences
  23. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres
  24. Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui
  25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé
  26. Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux, se met soudain aux petits soins pour vous
  27. Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté
  28. Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui
  29. Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas fait de notre propre gré
  30. Il fait constamment l'objet des conversations, même lorsqu'il n'est pas là

Sources :

Lire la suite "La propagande de Louis Dollo" »

08 septembre 2008

Paté de marcassin de pays

Vu l'actualité, je trouvais que notre correspondant de presse préféré restait bien sage. Bien trop sage. Un seul petit communiqué sur Kairn ! Mais je me trompais. En voici deux exemples qui ne demandent pas beaucoup de commentaires.

D'abord, sur le forum "sanglier". J'essaie de m'y inscrire, mais actuellement sans succès. Je n'ai pas encore été accepté (à suivre).

Louis Dollo y est encore un "marcassin", un "petit nouveau", malgré ses 46 messages. En voici un bien croustillant :

Louis Dollo sur le forum sanglier"On va encore vers un grand foutoir. Mais il fallait s'y attendre. J'ai été le premier à lancer l'info et tout le monde a pris le relais après. (...)  . Attendons d'avoir des précisions. Mais les écologistes ne vont pas se lasser de répendre leur haine et leurs insultes comme d'habitude. 

Pas grave, ceci prouve une fois de plus que l'ours n'a plus de place dans les Pyrénées qui ne sont plus (si tant est que celà ait été depuis 6 siècles) une grande forêt sauvage où l'on puisse installer un grand zoo pour la satisfaction personnelle de quelques illuminés."

Si l'un d'entre vous a lu "de la haine ou des insultes" dans un seul des communiqués et réactions qui ont suivi le tir de l'ours Balou, qu'il me donne le lien s.v.p. Sans arguments LD ne sait pas trop bien quoi dire. Il semble qu'il craigne l'importance des réactions et de la mobilisation.

C'est bien lui le meilleur "Il a été le premier à lancer l'info". Il avait déjà été le premier pour lancer l'info de l'accident de l'ours et du minibus "Ce matin Kairn.com et notre partenaire Tarbes-Infos ont été les premiers à diffuser cette information grâce à nos correspondants locaux" et pour la mort de Franska puisqu'il l'avait annoncé avant... sa mort. LD est particulièrement bien informé ! Peut-être a-t-il gardé des amis qui communiquent beaucoup vers l'extérieur parmi les gendarmes qui travaillent au peloton de gendarmerie de haute montagne de Pierrefitte-Nestalas (Hautes-Pyrénées) où il est passé de août 1972 à fin mars 1973 ou à la brigade de Barèges de décembre 1972 à fin mars 1973 ? C'est une hypothèse bien sûr. Je n'ose pas en imaginer une autre ; vous non plus j'imagine.

Autre petite perle : LD aimerait faire passer un écolo à la casserole. Alors il veille, il traque jusqu'au moment où il trouve un vert qui fait une connerie, alors il prend son pied semble t-il. LD :

Appel_au_meurte"Un appel au meurtre de la part d'une association écologiste ?

Nous découvrons avec stupéfaction cette page sur le Blog de « Larapède » des Animateurs de la Promotion de l'Ecologie et de la Défense de l'Environnement.

Autre stupéfaction : découvrir que la Présidente d’honneur est Ingrid Bétancourt.

Assez surprenant…
Le fait est que les Gendarmes sont une espèce chassable selon cette association écologiste. Font-ils la différence entre chasseurs et Gendarme ? S’agit-il d’un appel au meutre comme nous en avons déjà connu de la part de ce milieu extrémiste en 2006 ?"

Je lui concède volontiers que c'est de mauvais goût, maladroit, pas bien malin, que la photo retouchée est hors sujet et que les retouches nuisent à la compréhension et déforcent le discours. Je me suis même permis de leur dire.

Mais si je lis bien : "De ces trois espèces, une seule est chassable devinez laquelle ?" Un enfant de 3 ans répondra assez vite... le sanglier ! Par déduction, j'en arrive à la conclusion que le site en question écrit que les deux autres espèces (l'ours et le gendarme, si ont peut parler d'espèce pour un gendarme) ne le sont pas. Vous comprenez cela aussi, mais pas lui. LD s'enfonce dans le paté de marcassin : "Assez surprenant… Le fait est que les Gendarmes sont une espèce chassable selon cette association écologiste." Si LD voulais bien se donner la peine de relire, histoire de ne pas paraître riducule ; et s'il cessait d'employer le "Nous majestatif", c'est pompeux et il est bien le seul à être stupéfait par ce pétard mouillé.

En fait ce qui vous excite, c'est de voir l'adresse de contact de cette association, que je ne connaissais pas d'ailleurs : elle semble "hébergée" à Arbas, à la maison des associations. L'unique but de cette page que LD a appelé "Un appel au meurte ?" (en n'oubliant pas le point d'interrogation, couvrons nous un minimum) est sans doute d'essayer de nuire à l'ADET. Celà ne vous empéchera pas de paraître une fois de plus ridicule. Il parrait que je suis haineux, corrosif me semble plus juste. A vous de voir.

27 août 2008

Ces chiens errants qui déciment les troupeaux d'ovins et caprins en Corse

CORSE - Avant, on prenait des chiens pour protéger le cheptel des renards. Aujourd'hui, ce sont les chiens qui sont devenus les principaux prédateurs pour les troupeaux d'ovins». (NDLB: Un cheptel de renards? ;-)

Eleveur de brebis sur la commune de Montegrossu, en Balagne, Jean-Marie Agostini sait de quoi il parle. Cette semaine encore, il a retrouvé vingt-quatre femelles adultes et quatre béliers, morts ou agonisants, égorgés par des chiens errants. Ce n'est pas la première fois que cela arrive et il sait très bien qu'il aura encore à subir des pertes comme beaucoup de ses confrères, en Balagne ou dans d'autres microrégions de l'île.

Face à un problème qui devient récurrent, les éleveurs ovins tirent la sonnette d'alarme. Las d'en appeler à la responsabilité des propriétaires de chiens, ils entendent aujourd'hui demander aux pouvoirs publics de prendre des mesures pour enrayer ce fléau, car ces chiens qualifiés d'errants ne sont pas pour autant des animaux sauvages. Tous ou presque ont des maîtres, aimants le plus souvent, qui les laissent divaguer à leur guise, principalement dans le monde rural. Livrés à eux mêmes jour et nuit, les chiens se regroupent et forment de petites meutes qui s'en prennent quasi systématiquement aux troupeaux. Si certaines races (husky, bergers allemands, beaucerons et autres chiens de gros gabarits) ont un instinct de chasse plus prononcé, d'autres animaux, totalement dociles et inoffensifs, peuvent devenir agressifs dès lors qu'ils se déplacent en bande.

Attaques traumatisantes pour l'ensemble du cheptel

«La loi existe. Il suffit de la faire respecter. Nous ne pouvons plus tolérer que nos troupeaux soient ainsi décimés», s'indigne le berger. Outre les pertes animales, ces attaques à répétition laissent des traumatismes sur les troupeaux. Les bêtes, sous l'effet du stress, changent totalement de comportement. Parfois de manière définitive. C'est principalement le cas des ovins (voir les explications du vétérinaire par ailleurs); les chèvres, quoique également exposées, sont plus méfiantes, plus agiles et plus agressives. Et même si dans la plupart des cas, les assurances indeminsent les éleveurs, les dommages sont conséquents. Et la récurrence du phénomène peut générer des réactions de rejet vis à vis de la race canine. Même s'ils savent que ce n'est pas une solution, beaucoup de bergers avouent qu'ils n'hésiteraient pas à tuer des chiens pour protéger leur troupeau. «Souvent , lorsque nous découvrons nos bêtes égorgées le matin, les chiens sont déjà loin. Et même si on sait pertinement de quel animal il s'agit, il est difficile d'apporter des preuves formelles. Souvent aussi les propriétaires refusent d'admettre la réalité

Il faut savoir aussi qu'un chien, même le plus inoffesnsif à la base, conservera son instinct prédateur après une première attaque. Et y reviendra quasi systématiquement. «Le renard peut nous prendre un agneau ou deux parce qu'il a faim. Les chiens tuent ou blessent les brebis pour rien. En moyenne, nous perdons au minimum 3 ou 4 brebis par trimestre. C'est beaucoup !» conclut Jean-Marie Agostini.

Isabelle VOLPAJOLA

Source : Corse matin, 20/04/2008

Un correspondant de presse local, membre d'une association de défense du patrimoine et de l'identité pyrénéenne déclare à propos des chiens errants : «Comme nous l'avons vu en avertissement, manipulations et mensonges sont la règle dans le domaine de la prédation afin de coller avec les théories et idéologies des groupuscules écologistes militants et plus particulièrement de quelques associations qui ont pour fond de commerce l'introduction / réintroduction / importation de grands prédateurs. Des revues (NDLB: Une cabale!) n'hésitent pas à procéder de la même manière pour coller au politiquement correct d'écologistes de salon constituant l'essentiel de leur lectorat. Ce genre de manipulation des chiffres (NDLB: sur la prédation des chiens errants) a été exercé par Sciences et Avenir et Alpes Magazine.»

Selon laurent Garde du CERPAM (Le CERPAM, le SIME et l'Ecole Nationale d'Ingénieurs des Travaux Agricoles de Clermont-Ferrand (ENITAC) se sont associés pour élaborer une base de données concernant les dégâts de chiens errants ou divagants sur les troupeaux ovins dans le Luberon) :

«Les premiers résultats concernant 5 territoires et 163 troupeaux montrent un taux de prédation annuel moyen variant entre 0,1 et 0,3 % selon le territoire. (...) Les chiens sont un réel souci pour les éleveurs, qui sont vigilants en raison d’approches fréquentes des troupeaux. Par contre, le "passage à l’acte" est rare, 70 % des éleveurs n’ayant subi aucune attaque sur la période considérée. Mais un très petit nombre d’éleveurs subissent des attaques récurrentes qu’ils ne parviennent pas à enrayer en raison de conflits de voisinage. En effet, l’un des résultats remarquables de cette étude est que les chiens sont repérés à l’attaque dans la plupart des cas (80 %), et leur propriétaire le plus souvent identifié. Il s’agit de chiens divagants de résidents de proximité, rarement des chiens de touristes, exceptionnellement des chiens abandonnés et réellement errants (1 seule attaque en 4 ans).» (Source : Lettre du CERPAM n°10)

Dans une autre étude, dans le Jura cette fois, selon le professeur Brunschwig (professeur de zootechnie au département «agriculture et espace» de l’Enitac de Clermont-Ferrand) : «le massif du Jura enregistre la plus forte prédation canine recensée, avec 0,41 attaque par élevage et par an (soit une attaque tous les deux ans et demi environ)». Pour lui, «le chien attaque généralement de jour, est vu à l’attaque dans 90% des cas, et n’hésite pas à s’approcher des fermes. Le loup n’est vu que dans 5% des cas, ses attaques sont nocturnes et territorialisées, rarement près des fermes

«En matière de savoir-faire des éleveurs», le professeur Gilles Brunschwig note aussi «que dans toutes les zones où le loup a fait son apparition, des mesures de protection ont été prises rapidement, ce qui a réduit le nombre de victimes par attaque du loup.  Après le pic de 1999, à six victimes par attaque, les mesures de protection ont permis de revenir en 2005 à 3,8 ce qui est un premier indicateur d’efficacité.» (Source Bruno Besche Commenge : "Des Alpes au Jura, attaques de chiens : les faux chiffres des associations pro-ours et pro-loups. OU quand l’invention remplace la connaissance.")

Dans Le droit des brebis, Mathieu Erny écrit : "le problème des chiens errants est réel et mérite d'être traité sérieusement. Car il faut savoir que si un éleveur va à la gendarmerie se plaindre d'un problème de chiens errants, l'agent pragmatique lui répond souvent: "Eh bien ... tâchez de ne pas vous faire prendre!" Sachant pertinemment qu'une intervention légale est généralement impossible à pratiquer. L'éleveur ne se vantera donc pas." (Source : Le droit des brebis)

Ce phénomène des pertes dues aux chiens errants ou divaguants non déclarées est récupéré par Louis Dollo, le correspondant de presse local précité, quand il écrit : «Personne n'en parle ! Pourquoi donc ? Peut être qu'il n'y en a pas ou si peu… Mais alors comment se fait-il que seuls les défenseurs de l'ours nous avancent des statistiques oratoires en disant : "il y a plus de prédations par chiens errants que par ours". Comment le savent-ils puisque personne n'en parle et qu'ils sont eux-mêmes incapables de fournir des chiffres précis comme il en existe pour l'ours ?» (Source : Pyrénées-pyréniais)

Télécharger l'étude "Attaques de chiens sur les troupeaux ovins dans le Luberon et comparaison avec la prédation en territoires à loups" par Laurent GARDE du Centre d’Études et de Réalisations Pastorales Alpes Méditerranée.

C'est bien connu, les corses sont des menteurs, mais là où il n'y a ni ours ni loup, on en parle, malgré la loi du silence. Etonnant, non?

19 août 2008

Les 3 ourses de Carla Bruni-Sarkosy indisposent les ultrapastoraux

"Interpellée au printemps 2008 par des défenseurs de l'ours afin d'attirer son attention sur l'avenir du plantigrade, Carla Bruni-Sarkozy a renouvelé en termes clairs son soutien à l'ours", a indiqué Alain Reynes, porte-parole de l'association Pays de l'ours-Adet. "L'épouse du président de la République, Carla Bruni-Sarkozy, a écrit à l'association Férus et à Pays de l'ours Adet, pour apporter son soutien à notre action"

Carla Bruni se dévoile La publication de cette lettre dans la presse a créé une vague d'articles. La première dame de France est toujours aussi appréciée médiatiquement.

"Carla Bruni, la nouvelle amie des bêtes... "
"Ne tenant pas spécialement à passer pour un porte-manteau et à se cantonner dans le rôle de nouvelle Jackie Kennedy, Carla Bruni-Sarkozy vient de se trouver une vraie cause à défendre: les ours des Pyrénées " (Purepeople)

"Carla et l'ours..."
"Dans le courrier qu’elle a envoyé le 22 juillet aux associations, elle souligne : "la coexistence est difficile pour tous mais elle doit être possible et nous ne devons jamais nous résigner". Et elle ajoute : "Il ne s'agit pas, dans nos régions, de choisir entre l'ours ou l'homme" Et encore : "Dans l'esprit même du Grenelle de l'environnement, il nous faut trouver une voie équilibrée de coexistence. D'un côté, la présence des ours dans les Pyrénées traduit une volonté de protéger la biodiversité, d'autant qu'elle s'inscrit dans le cadre d'engagements internationaux anciens de la France. D'un autre côté, l'adhésion des populations locales constitue une nécessité incontournable". Elle est contente aussi de savoir que deux oursons sont nés en janvier 2007. (Depuis, on les a baptisé : Pollen et Bambou…) Carla Bruni-Sarkozy rappelle, dans cette lettre, que «c'est par conviction dans le devoir de protection de la biodiversité animale» qu'elle a accepté d'être la marraine de l'ourse slovène Hvala..." (Lepost)

Peut-être serait-il temps de contrôler ce que pensent les populations locales au projet. A quand une consultation des Pyrénéens et pas simplement se contenter de lire dans la presse acquise à leur cause, les titres accrocheurs et sanglants et les communiqués volontairement effrayants de ceux qui refusent  de participer au groupe national ours, allant même jusqu'à regretter "que Chantal Robin-Rodrigo (PRG), qui, après avoir soutenu l’action de l’ADET-Pays de l’ours par un courrier adressé à son Président en 2000, rompt la solidarité pyrénéenne incarnée par les autres élus absents".

[NDLB: sous entendre les boycotteurs du GNO:

  • Augustin Bonrepaux (Président du Conseil Général de l'Ariège),
  • Jean Lassalle (Député des Pyrénées atlantiques, président de l'IPHB),
  • Jean-Michel Anxolabehere (Président de l'Association des chambres d'Agriculture des Pyrénées)
  • Monique Lahitette (Association des Eleveurs transhumants des Trois Vallées)
  • Philippe Lacube (Président de l'ADDIP)
  • Bernard Place (Président de la fédération des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques)]

Accepter de discuter de la cohabitation? Une traitrise! Pourtant Chantal Robin-Rodrigo est une farouche opposante aux prédateurs. C'est sous une pression constante que les ultrapastoraux "tiennent" la population, musèlent l'opinion publique, les politiciens, les bergers "trop tièdes" et tous ceux qui osent "parler" de l'ours. Une chappe de plomb pyrénéenne qui avec son côté milice privée sent le souffre.

"Carla Bruni-Sarkozy soutient les défenseurs de l'ours dans les Pyrénées"
titrent plutôt injustement le Figaro et la Dépêche du Midi, toujours prête à mettre le feu alors qu'il me semble que ce serait plus juste de dire "Carla Bruni-Sarkozy soutient la cohabitation avec l'ours dans les Pyrénées"
Sources : La Dépêche du Midi, Le figaro.

"Il y a quelqu'un qui soutient..." 
(allusion au titre d'une chanson de Carla Bruni).
"De l’Ariège aux Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne aux Pyrénées-Atlantiques, nul doute que le courrier communiqué par les associations Férus et Pays de l’Ours-Adet va faire réagir. Ces deux associations de soutien à la réintroduction des ours dans les Pyrénées ont indiqué avoir reçu un courrier de soutien de la Première Dame de France, Carla Bruni-Sarkozy. Un courrier où elle prône la coexistence entre l’homme et l’ours dans les Pyrénées, qu’elle juge possible tant que les populations ne se résignent pas. (...) Voilà qui permettra de relancer le dossier de l’ours dans les Pyrénées, alors que l’idée de nouvelles réintroductions dans le Haut-Béarn (où il y aurait quatre mâles mais pas de femelles) au printemps prochain n’a pas été écartée par Nathalie Kosciusko-Morizet lors de sa venue à Toulouse, en juin dernier." déclare de son côté Pyrénéesinfo.

"Carla Bruni-Sarkozy apporte son soutien aux défenseurs de l'ours dans les Pyrénées" (Nouvel Obs)

"Carla Bruni, une pro ours"
titre "stars-actu" : "La première dame de France a tenu à redire son soutien a cette cause qui lui tient visiblement à cœur" (Star-actu). "Carla Bruni affirme que la coexistence entre l’ours et l’homme est difficile mais possible"

Les ultras pastoraux renaclent

C'est bien en celà que la position modérée de Carla-Bruni-Sarkozy aggasse les ultras pastoraux qui renâclent...

"On se demande donc, ce qu’elle aurait pu écrire aux opposants… peut-être la même chose" déclare le post.   Et il a raison ce journal, la même lettre aurait pû être envoyée à Philippe Lacube. C'est bien la preuve qu'e Carla-Bruni-Sarkozy tient un discours modéré prônant la cohabitation entre les deux opinions comme entre le pastoralisme et les prédateurs.

"Certains dénoncent déjà le fait que cette réponse ne soit pas une réponse personnelle de Carla Bruni Sarkozy... mais d'un chef de cabinet aux arguments 1000 fois entendu!" écrit Star-actu. Ces arguments sont ceux du plan ours qui cherchent à calmer les esprits et à trouver un juste milieu. Mais les positions médianes déplaisent aux extrémistes ultrapastoraux.

Purepeople, journal dont j'ignore l'existance et l'intérêt, interprète bien mieux cette actualité que les traditionnels journaux pyrénéens quand il déclare "L'irruption de l'épouse du président dans le débat ne pèsera sans doute guère dans l'esprit des anti-ours qui ne verront là que parisianisme et compagnie. En revanche, les associations militant pour la réintroduction des ours trouvent là un appui de taille, compte tenu du poids médiatique représenté aujourd'hui par Carla Bruni."

Louis Dollo, porte parole des associations extrémistes pastorales sur le web, râle par l'intermédiaire du site Kairn. Kairn est en principe un site qui parle d'escalade mais bizarrement, il délègue la gestion de sa rubrique "nature" à un correspondant de presse local des journaux Tourbes-Infos et Lourdes-Infos, un anti-ours notoire au discours propagandiste et manipulateur qui ne trompe personne et est vertement critiqué sur les multiples forums où il inonde les messages de liens pour soigner son positionnement de page dans les moteurs de recherche.

La collusion anti-environnementale existe donc bel et bien entre Louis Dollo et la rédaction de Kairn, c'est gens ne sont pas aveugle. Qu'en pensent les alpinistes et pyrénéistes qui bien souvent parcourent ou découvrent le pays de l'ours par les arrêtes et les cimes? Louis Dollo profite du fait que KAIRN est le seul des sites où il écrit qui soit actuellement (encore) accepté comme source d'actualités dans Google actus.

Louis Dollo déclare : "il ne s’agit que d’un non événement. Une prise de position qui n’en est pas une ou, en tout cas, la confirmation de la position de l’Elysée au sujet des introductions d’ours." (...)"si le 17 mai 2006 elle avait agi seule en fonction de son ressenti personnel (NDLB: En acceptant de devenir marraine de l'ours Hvala qui a donné naissance depuis aux deux oursonnes Pollen et Bambou), en juillet 2008, la « Première dame » n’a pas écrit elle-même le courrier mais laissé ce soin au Chef de Cabinet Adjoint du Président de la République après 4 mois de silence". D'autres opposants ont parlé de Samuel Fringant, qui n’est autre que le chef de cabinet adjoint du président de la République comme d'un "sous fifre"!

Pour Louis Dollo, ce délai de 4 mois ainsi que l'appui demandé à son cabinet doivent visiblement être interprétée comme un "manque d'intérêt". Ce qui est une interprétation parfaitement opposée au contenu de la lettre. Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut entendre. Qu'espérait-il ? Que la première dame de France, qui a bien d'autres occupations, on s'en doute, réponde le lendemain de la réception de cette lettre d'un membre des associations par une lettre parfumée accompagnée d'une invitation à un concert ? Ridicule interprétation fumeuse et propagandiste.

Certes, Carla Bruni-Sarkozy a fait écrire une réponse tardive ; mais il est évident qu'elle suit son courrier et au moins elle participe au débat. Ce n'est pas comme ceux qui boycottent toutes les démarches qui ne vont pas parfaitement dans leur sens, celui des extrémistes pastoraux. Après, Louis Dollo part dans un délire paranoïaque sur les raisons pour laquelle cette lettre ne sort publiquement que maintenant. C'est dans la veine de ses délires habituels.

Mais la médiatisation de la réponse de Mme Sarkosy rend les opposants à l'ours furieux : Philippe Lacube «croyait que la peopolisation des ours était terminée.» Et il précise que «ça irrite tout le monde et ne sert à rien. Ce sont des propos stériles et inutiles.» Il s’interroge en se demandant «quelles sont ses compétences pour s’immiscer dans le Plan Ours ?». « Nous ne sommes pas dans une coure royale. Nous respectons Carla Bruni-Sarkozy en tant qu’artiste mais ce n’est pas elle qui fait la politique. J'ose espérer qu'elle s'exprime en nom propre et que ses propos n'engageront pas les décisions de l'État. Visiblement, ces déclarations ne reposent pas sur des arguments de fond. On est effectivement dans le people»

A quelqu'un de moins haut placé, comme les bénévoles de FERUS de l'action "Parôles d'ours" il aurait dit "Mais qui êtes-vous pour nous dire ce que nous avons à faire, vous n'êtes pas d'ici vous!". Mais c'est l'épouse du président de la république, ce qui ne l'empêche pas de l'envoyer sur les roses, pas très diplomatiquement, elle appréciera. L'emploi du "tout le monde" est courant, l'exagération invérifiable leur permet de parler au nom de tous les pyrénéens, alors que l'extrémisme ultrapastoral ne touche qu'une très infime minorité, mais bruyante, de la population pyrénéenne : une partie des éleveurs, de leurs soutiens politiques ou syndicaux du milieu agricole.

Marie-Lyse Broueilh : «J'ai un regard nuancé. Cette lettre a du mal à dissimuler une série de maladresses, mais franchement, on a entendu des choses plus désagréables. De toute façon, maintenant, tout le monde a des avis sur tout, sans être au courant des enjeux réels. Il faut relire plus finement cette lettre. N'importe quel diplomate aurait dit la même chose avec le souci de trouver une voie médiane. Ne parle-t-elle pas de «voie équilibrée de coexistence» entre population et éleveurs ? Ce qui est sûr, c'est que ce courrier ne tombe pas par hasard. Il est mis en ligne à l'heure où la position des partisans de l'ours semble vraiment fragilisée. Ils avaient besoin de cette pub. » Pourquoi? On aimerait qu'elle développe...

Tous les termes utilisés par Carla bruni-Sarkosy font preuve de retenue, de diplomatie et de sens du dialogue. Ce qu'elle prône en fait, c'est la cohabitation contrairement aux titres de certains grands journaux. Mais cohabitation est un mot qui leur donne envie de mettre le feu aux Pyrénées. Et le presse locale qui profite de l'intérêt de l'ours pour gonfler les ventes les accompagne dans cette peoplelisation de la peur de l'ours.

«Peut-être que les « pro-ours » sont à cours d’arguments… et qu’ils n’ont rien d’autre à proposer. » déclare Philippe Lacube. Je l'invite à se plonger d'urgence dans le rapport établi par Stéphane Carbonnaux pour Ferus. Il regorge d'arguments qui "démontent" le discours pseudo-environnemental des partisans de la "biodiversité à visage humain".

Comme le plan Ours, l'Elysée semble prendre la voie de la négociation avec toutes les parties. Maintenant si certains "retiennent leur respiration" et maintiennent leur position de boycott du Groupe National Ours, ils ne devront pas être surpris que les choses avancent sans eux, même si, il est certains qu'ils mettront leur refus de participer sur une prétendue non-concertation, (sur un parisianisme comme dit purepeople qui semble avoir tout compris de leur mode de fonctionnement) comme ils l'ont fait à de multiples reprises.

"En faisant apparaître cette intervention comme étant un soutien à l'ours, les associations environnementalistes pourraient bien essayer de prendre l'Etat en otage par la manipulation et l'interprétation des propos qui sont tenus." déclare Louis Dollo, d'une mauvaise foi crasse. Il ne s'agit nullement d'interprétation mais simplement d’une lecture basique. Petite leçon de lecture pour Monsieur Louis Dollo. Voici donc l'intégralité de le réponse du Chef de Cabinet Adjoint du Président de la République en date du 22 juillet 2008 :

" Cher Monsieur,

Madame Carla SARKOZY a bien reçu la correspondance que vous lui avez adressée conjointement avec Messieurs X et Y (NDLB: noms retirés) concernant le devenir de l'ourse Hvala et la préservation des ours bruns.

Sensible aux sentiments qui ont inspiré votre démarche, l'épouse du Chef de l'Etat tient à vous en remercier.

C'est par conviction dans le devoir de protection de la biodiversité animale que Madame SARKOZY a accepté, au printemps 2006, d'être la marraine de l'ourse slovène Hvala, qui était alors réintroduite dans les Pyrénées.

Elle s'est également beaucoup réjouie de la naissance en janvier 2007 de deux oursonnes, baptisées depuis Pollen et Bambou. Cela représente, enfin, une bonne nouvelle pour l'avenir de l'ours dans les Pyrénées.

La conviction de l'épouse du Chef de l'Etat demeure entière et s'est même trouvée confortée par les conclusions du Grenelle de l'Environnement qui ont fait de la préservation de la biodiversité un objectif majeur de notre pays.

Dans le même temps, dans l'esprit même du grenelle de l'Environnement, il nous faut trouver une voie équilibrée de coexistence. D'un côté, la présence des ours dans les Pyrénées traduit une volonté de protéger la biodiversité, d'autant qu'elle s'inscrit dans le cadre d'engagements internationaux anciens de la France. D'un autre côté, l'adhésion des populations locales constitue une nécessité incontournable.

La coexistence est difficile pour tous mais elle doit être possible et nous ne devons jamais nous résigner. Il ne s'agit pas, dans nos régions, de choisir entre l'ours ou l'homme.

Le Gouvernement a lancé depuis plusieurs mois un exercice d'études internationales comparées, pour examiner comment se fait justement la coexistence des humains et des ours, dans tous les pays où la situation se présente.

A cet égard, un comité national "ours" doit être installé à Toulouse. Il recevra les rapports demandés qui seront ensuite partagés et débattus. Il appartiendra à ce comité de définir les voies de coexistence pour l'avenir, dans la sérénité et la concertation.

Tels sont les éléments d'information dont dispose Madame SARKOZY. Ils l'amènent à demeurer optimiste quant à l'avenir de sa "filleule" et de ses deux petites, même si elle comprend et partage tout à fait votre vigilance.

En vous priant d'excuser le retard avec lequel vous recevez cette réponse, veuillez agréer, Cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

S. FRINGANT "

Je laisse à Louis Dollo la responsabilité de sa manipulation désespérée de l'opinion publique : "En faisant apparaître cette intervention comme étant un soutien à l'ours, les associations environnementalistes pourraient bien essayer de prendre l'Etat en otage par la manipulation et l'interprétation des propos qui sont tenus."

Il ne s'agit pas d'un soutien à l'ours, mais d'un soutien à la cohabitation.
Un exemple de plus qui montre bien :

  • la position centriste des associations qui avec le FIEP depuis le début et avec le plan ours ont largement soutenu et financé le pastoralisme.
  • La mauvaise volonté et l'aveuglement extrème des opposants à la cohabitation pour qui comme le reconnais Philippe Lacube et Magali Boniface "l'ours n'est qu'une goutte d'eau", tout en continuant de refuser de regarder et de s'occuper du reste du contenu du vase des problèmes du pastoralisme.

De son côté, le Grand Charnier s'enfonce encore un peu plus dans le ridicule : (sic) "Cet ours femelle, d’origine slovène a tué pas moins de 80 brebis en 2007 sur Saint-Lary et Seintein. Cet animal a assuré sa descendance en donnant naissance à deux oursons eux aussi des femelles. Les naturalistes vous diront que c’est la mère qui enseigne aux petits comment se nourrir. Nous voilà assurés d’une bonne descendance à problèmes ! (...) Madame Carla Sarkosy est marraine d’une espèce bien dangereuse, elle devrait à ce titre prendre en charge personnellement les dégâts occasionnés par sa filleule, un conseil cependant : ne pas confondre ours et nounours !"

Comme l'a précisé Pierre-Yves Quenette au Groupe National Ours à propos de FRANSKA : "Les experts contactés concluent, que dans un contexte de troupeaux non gardés, ce niveau de prédation ne permet pas de dire qu'il s'agit d'un ours à problème. Même si l'ours concerné pose des problèmes, il est biologiquement attendu qu'un ours, s'il se trouve en présence de proies faciles, fasse de la prédation." Le Préfet des Pyrénées atlantiques a aussi rappelé que "le protocole d'intervention sur un ours à problème est adapté."

Ce n'est pas l'ours qui est "à problème", c'est le pastoralisme! Pour ma part, je ne me permettrai de conclure que les descendants de ces extrémistes là se comporteront de la même manière. Je garde espoir.

Comme quoi il y a moyen de faire une analyse d'un "non évènement".

14 août 2008

Les Pastoralies 2008, témoignage de Patrick Pappola

Patrick Pappola : Il se trouve que j'ai fait partie de l'équipe de 10 personnes (et non pas 3 ou 4!) qui a tenu à apporter "un autre son de cloche" sur l'ours, l'élevage et les Pyrénées face aux mensonges incroyables de l'ASPAP qui a complètement travesti les Pastoralies pour en faire une fête radicalement anti-ours où l'idéologue du groupe, Bruno Besche-Commenge, n'hésita pas à brandir le fusil (mimé) pour répondre à la question de ce que l'ASPAP comptait faire des ours actuellement présents dans les Pyrénées. C'est un appel à délit (destruction d'espèce protégée) mais... s'il n'y avait eu que ça !

Les menaces

Louis DOLLO, intervenant aux Pastoralies et partie prenante de l'ASPAP depuis longtemps n'a pas hésité à évoquer une "provocation" si les défenseurs des Pyrénées avec l'ours "osaient" monter aux Pastoralies. Il nous a même accusé de vouloir "créer des incidents"... La seule motivation concernant notre groupe, c'est d'apporter un autre son de cloche quand l'ASPAP se livre à une propagande mensongère concernant l'ours, le pastoralisme et les Pyrénées.

Nous souhaitons rester sur le terrain des idées et rien d'autre. Mais l'ASPAP, ne l'entend pas de cette oreille. Nous ne lâcherons jamais de toute façon : cela dépasse l'ours, il s'agit de liberté et de démocratie, les Pyrénées (et les pyrénéens y tiennent) ne sont pas une République Bananière.

Les provocations

Afin d'éviter toute provocation aux Pastoralies, nous avons mûrement réfléchi notre action et nous avons décidé de prendre plusieurs précautions importantes :

  • vérifier le matin si l'ASPAP profitait bien de ce rassemblement pour diffuser sa propagande anti-ours. Ce fut évidemment le cas, bien au-delà de ce que l'on pouvait imaginer !
  • ne diffuser une information enfin objective sur l'ours qu'à plus de 15 km du lieu des Pastoralies pour éviter tout contact provocateur. Faut-il répéter haut et fort que nous étions simplement en train de diffuser des tracts à 15 km de leur rassemblement ? Qui ose nous reprocher cela ? Y-aurait-il un couvre-feu dans les Pyrénées le jour des Pastoralies ?
  • Enfin, nous avons prévu de quitter les lieux dès lors que des anti-ours du type de ceux qui ont agi à Arbas descendraient "au contact".

Il n'est pas question de mettre sur le même pied d'égalité des délinquants condamnés pour cela (procès des casseurs d'Arbas) dont les méthodes violentes sont monnaie courante et notre groupe qui ne souhaite qu'une chose : diffuser une info objective de façon pacifique et non violente.

Jamais nous n'avons par exemple souhaité perturber les Pastoralies comme l'ASPAP et les anti-ours l'ont fait depuis 2005 pour la fête des "Automnales du Pays de l'Ours", allant même jusqu'à empêcher les bergers et éleveurs favorables à l'ours de simplement s'exprimer en public, quant ces anti-ours avaient pu disposer toutes leurs banderolles sur le site, obtenir le micro (qu'ils refusèrent) et la participation à la totalité de la fête malgré leurs méthodes de censeurs et leur comportement d'occupants.

Résultat ? Une semaine plus tard, le "remerciement" des Automnales de Massat où ils coupèrent des routes avec des arbres tronçonnés, firent sauter l'électricité sur tout un canton (une personne sous assistance respiratoire a failli faire les frais de cette irresponsabilité ...), volèrent du matériel, lacérèrent des tentes et empêchèrent encore les intervenants de parler, terrorisant les enfants présents ! Où a-t-on vu l'ombre des ces méthodes indignes concernant les défenseurs de l'ours aux Pastoralies ? Il n'y a eu qu'un respect absolu de leur droit de manifester. Mais en se réservant le droit d'informer aussi de notre côté vu qu'il y avait tromperie sur la marchandise...

Nous refuserons toujours ces méthodes et nous placerons toujours sur le terrain des idées, du dialogue et du terrain. Ce sont ces trois choses qui effraient les anti-ours jusqu'à la violence et la censure.

Il n'y a qu'à voir la structure du programme de leur forum : 7 interventions de 30 minutes ponctuées chacunes d'un débat de 5 minutes ! seulement 5 minutes ! C'est dire la place faite au débat et la trouille qu'il suscite. Les anti-ours ne supportent le débat que s'ils se livrent à des monologues. Ils savent que tout débat sérieux tue leurs pseudos-arguments l'un après l'autre, y compris ceux de leur tout récent et médiatisé rapport farci de bêtises et d'inepties.

Les mensonges, les fausses symétries et ce qu'il s'est réellement passé

Que Louis DOLLO tente de faire passer une simple distribution de tracts aux automobilistes comme un délit est réellement comique, chacun s'en amusera. Nous n'avons aucunement entravé la circulation, nous n'avons créé aucun embouteillage. Un peu de mesure Monsieur DOLLO : il faut oser comparer une sympathique distribution de tracts ... et des vandales qui tronçonnent des arbres pour couper quatre routes de montagne à toute une population comme le firent ses amis anti-ours pour saboter les Automnales en septembre 2005 ! Et DOLLO ose nous reprocher "l'entrave à circulation" pour une malheureuse distribution de tracts ! Mieux vaut en rire tant c'est pitoyable. Un bel exemple de fausse symétrie.

Le plus important est là : Il est vrai que de très nombreuses familles ont été soulagées de trouver dans notre distribution d'infos un autre son de cloche et enfin des citoyens et des pyrénéens qui CONSTRUISENT avec l'ours au lieu de tout saccager et de sacrifier le patrimoine naturel et culturel pyrénéen dans la négation de l'ours.

Cette distribution visait trois objectifs :

  • expliquer qui est l'ASPAP et les anti-ours en précisant qu'ils étaient les organisateurs-récupérateurs de ces Pastoralies.
  • expliquer que la cohabitation ours-élevage existe dans les Pyrénées et montre tous les jours son efficacité.
  • dénoncer le concept mensonger de "biodiversité à visage humain" qui ne vise qu'à exclure de la biodiversité toutes les espèces qui "gênent" les uns ou les autres...

Nous avons en partie atteint ces trois objectifs et nous continuerons à le faire. L'obscurantisme et le mensonge ne doivent pas triompher. Jamais personne ne pourra nous faire renoncer à énoncer ces vérités. Nous l'avons fait aux Cabannes où nous avons pu diffuser les 2/3 des documents prévus. Tant que nous restons non-violents, pacifiques et déterminés, aucun terroriste ne nous fera reculer. Ce sera vrai tant que nous vivrons en République et en démocratie (comme un gendarme interrogé par nos soins sur la légalité d'une simple distribution de tracts nous le faisait justement remarquer un peu plus bas, à Tarascon sur Ariège).

Nous avons donc pu distibuer avec un accueil très majoritairement favorables des personnes qui redescendaient des Pastoralies. Au bout d'environ un heure, la gendarmerie nous a expliqué que nous devions cesser la distribution.

Après vérification de cette décision auprès du préfet à notre demande, suite à un appel (sûrement de leurs collègues à Beille), à peu près au même moment, les gendarmes nous ont prévenu qu'il fallait cesser immédiatement car un groupe anti-ours était sur la route en train de descendre des Pastoralies.

Les gendarmes nous ont immédiatement expliqué qu'ils ne "pouvaient pas assurer notre sécurité". Nous avons donc obtempéré et stoppé la distribution immédiatement alors qu'un premier véhicule avec trois hommes vêtus des bérets noirs et tee-shirts anti-ours (les mêmes uniformes que ceux des casseurs d'Arbas) se garait tout près de nous. C'est donc par la force et sous les intimidations que nous sommes partis.

C'est inacceptable dans une République démocratique : la violence l'emporte sur la difusion pacifique des idées. Je retiens ce que j'ai alors vu : les yeux embués de larmes de pyrénéens parmi nous, pyrénéens qui en ont marre de devoir sans cesse céder face à des méthodes violentes. Quant aux gendarmes, rien à dire, ils étaient dans leur rôle et ont agi de façon tout à fait banale.

Parole d'ours

Je voudrais aussi revenir sur les mensonges honteux de Louis DOLLO qui ose prétendre que l'opération "Parole d'Ours" de FERUS, en cours sur les Pyrénées de juin à septembre obtenait un mauvais accueil.

Je peux témoigner : après 18 jours passés sur le terrain avec les bénévoles, au coeur des vallées soi disant réputées hostiles à l'ours : nous recevons un accueil FORMIDABLE des pyrénéens, nombreux sont les commerçants qui, de la vallée d'Aspe à celle de Vicdessos, nous offrent nos emplettes chez l'épicier ou à boire un coup au café visité. Je vous jure que je n'invente rien et que ce n'est pas anecdotique.

Chacun des bénévoles, notamment les bénévoles pyrénéens, ont pu apprécier et peuvent en témoigner. Nous n'avons reçu AUCUNE menace, aucune haine ne s'est exprimée contre nous, au contraire : les gens sont soulagés que l'on vienne parler de l'ours objectivement et sans hystérie. Ca fait du bien de le constater et c'est la preuve que nous sommes piégés par les outrances anti-ours tout comme par celles des médias qui titraient encore "panique sur les estives" il y a peu alors que cet été est réellement calme en terme d'attaques.

Et puis, il y a eu cette surprise à Ax les thermes : alors que la quasi totalité des commerces visités ont accepté notre documentation, nous faisions une pause-déjeuner sur le parking derrière l'église pour découvrir... le tract suivant concernant les Pastoralies, preuve qu'une Résistances à la main mise des anti-ours est en cours, même s'il contient une petite erreur (corrigée entre parenthèse) je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ce tract qui nous a laissé stupéfaits. Je le dédie aux mensonges de Louis DOLLO : Sur une bonne centaine de pare-brises à Ax les thermes à trois jours des Pastoralies :

Le tract trouvé à Ax-Les-Thermes

"Une quinzaine d'ours (correction : une vingtaine) vivent dans les Pyrénées. Ils font partie du patrimoine, tout comme le pastoralisme. Même si la cohabitation est parfois difficile, elle est néanmoins possible et indispensable. Pour aider les éleveurs locaux, privilégiez toujours leurs produits à ceux importés, et quand vous allez en montagne ne dérangez pas les troupeaux. Si vous rencontrez un ours, laissez lui le temps de vous identifier en vous manifestant calmement et en le laissant fuir. Respectez la Nature et profitez de notre beau département."

Malheureusement, nous n'avons pas pu voir qui avait eu l'intelligence de diffuser cela.

Les Pastoralies

Sur les Pastoralies Je n'ai pas envie de polémiquer sur le nombre de personnes. Au vu des véhicules et de l'affluence que nous avons avons vérifié, c'est 1500 à 2000 personnes pour la journée et non pas 5 à 8000 ! Mais peu importe : ce qui compte, c'est que nous avons pu constater qu'il y a eu un nombre important de visiteurs qui redescendaient avec le sentiment d'avoir assisté à un beau rassemblement d'extrémistes et à un meeting anti-ours. Ils se sont sentis floués et certains étaient en colère après le spectacle affligeant d'intolérance que les ultrapastoraux ont offert à leurs enfants.

Et dire que le Conseil Général, via Augustin BONREPAUX, aurait versé (à vérifier) 50 000 euros d'argent public pour une entourloupe d'une seule journée ! Comme le dit le maire de Massat (qui a vu les violences anti-ours dans sa ville et son canton, il sait de quoi il parle): "Profitant du charisme que lui confère son dix huitième triomphe, le vingt huitième comte de Foix, organisait le huit août l’immense fête des pastoralies sur le plateau de Beille, à huit kilomètres de la future ex-nationale 20. Tout un symbole. Le montant de la subvention gageait la qualité du spectacle. Au prix du gazole, y parvenir s’affirmait un acte militant. Mais qu’elle joie de retrouver ici l’authentique, le franchouillard gascon, les vrais faux produits du terroir avec, en prime, l’ineffable LACUBE ! La solidarité des gens de montagne est toujours émouvante, si bien exploitée elle est pathétique." (source)

Savez-vous qu'aux Pastoralies, on pouvait lancer des fléchettes sur le portrait du maire de Massat ? Intelligent...

Mais je voudrais surtout parler des grandes lignes du "forum" des Pastoralies (avant d'y revenir en détail si j'ai le temps) qui n'a eu de forum que le nom car normalement, un forum, c'est un peu une place publique où les avis divergents peuvent s'exprimer et disposent de temps pour cela. J'ai déjà expliqué combien ce soi-disant "forum" était étranger à ces principes et aurait dû être nommé "monologue". Poursuivons par le programme de ce "forum" des Pastoralies ou plutôt de leur intitulé... Extrait du programme officiel distribué sur place :

" 17h00-17h30 Internet : mensonge et vérité sur la toile - Par Louis DOLLO, journaliste, représentant ASPP65" Louis DOLLO sur son activité fétiche : le mensonge sur la toile ! Extraordinaire !!!! DOLLO propulsé "journaliste" ... fabuleux ! DOLLO représentant de l'ASPP65 ... ça, on savait déjà.

Tout ceci pendant que Philippe LACUBE hurlait au micro : "Et maintenant, des scientifiques vont vous parler de la biodiversité" !!!! Ils sont pas beaux les "scientifiques" de l'ASPAP ??? Voilà les 6 autres "scientifiques" de ce fabuleux ... "forum" :

  • Ecologie, une question sérieuse traitée de façon inquiétante, par Bruno BESCHE-COMMENGE, auteur du bilan ADDIP (NDLB: ex-enseignant de l’Institut de linguistique et de dialectique de Toulouse)
  • Melles en Haute-Garonne : une estive modèle ? par Francis ADER, éleveur, porte parole de l'ADDIP 31 (NDLB: L'ADDIP 31 a implosé depuis lors)
  • Radioscopie du diagnostic de vulnérabilité Par Laurence HUEZ de la Fédération Pastorale d'Ariège (NDLB: Hélène HUEZ, pas Laurence, membre de la Fédération Pastorale d'Ariège)
  • Biodiversité de l'estive par Nicolas de MUNNIK, botaniste (NDLB: responsable de l'Association des pâtres de haute montagne )
  • Production durable : un fromage en Béarn, par Madé MAYLIN, éleveuse en Béarn et représentante FTEM 64

Et je le renote, c'est vraiment trop amusant et révélateur du sérieux de l'opération :

  • Internet : mensonges et vérités sur la toile, par Louis DOLLO, journaliste, représentant de l'ASPP65
  • Agriculture, tourisme, vie sociale et économique, patrimoine : conclusion et perspectives d'avenir pour les Pyrénées.

Quelle belle brochette de "scientifiques"... est-il vraiment nécessaire de revenir sur leur "pédigrée " ? La plupart sont les militants anti-ours les plus caricaturaux des Pyrénées... ils n'ont rien de "scientifique" en réalité !

Et toutes ces associations anti-ours n'ont que le patrimoine au bout de la langue quand, dans les actes, elles choisissent de faire une croix sur le patrimoine pyrénéen représentés par l'ours ou le patou, et alors qu'on les attend toujours pour défendre le patrimoine naturel pyrénéen pour lequel nous nous battons un peu seuls : nous venons de remporter une grande victoire pour la forêt et le Grand-Tétras en Ariège avec l'annulation du déboisement de Mijanès pour l'extension de la station de ski... mais on attend toujours le soutien de ces associations anti-ours qui se gargarisent de patrimoine à longueur de temps... dans le vide. Encore une fois, on s'est sentis bien seuls à Mijanès et devant le juge, pour défendre la nature et le patrimoine des générations futures.

D'autres anecdotes amusantes ou révélatrices sur les Pastoralies : Jusque là, Louis DOLLO se permettait de taxer tout rassemblement favorable à l'ours (commes les Automnales du Pays de l'Ours que ses amis saccagèrent à deux reprises) du sobriquet volontairement fielleux de "kermesse". On ne fera pas comme lui pour les Pastoralies mais on y pensera très fort, surtout qu'il fallait le voir courir au cul des vaches elles mêmes en course, brandissant son appareil photo pur saisir l'instant dit "spectaculaire" (toujours selon le programme officiel et le haut-parleur de Philippe LACUBE) !

Pendant ce temps, un type mi beatnik, mi skin-head balladait de féroces "chiens de carélie" présentés comme les chiens chasseurs d'ours. Chasser un ours est un délit! Passons sur l'image effrayante de ce gars avec des molosses en laisses, passons sur les dégâts catastrophiques que ces chiens peuvent faire subir aux troupeaux, et réfléchissons deux minutes à ce choix de soutenir un chien de Carélie quand nos bon vieux "patous des Pyrénées", le réel patrimoine pyrénéen, sont mis à la trappe.

Surtout qu'ils l'ont été de façon ridicule par l'un des bergers de Beille ... qui n'utilise pas les patous mais qui, comme le rigolo-magicien "Garcimore" proclamait à tout le monde aux Pastoralies en tournant en rond, équipé d'un micro-oreillettes et d'un haut-parleur que les Patous... "ça marche pas !". Le summum de la caricature. C'est triste. Il lui suffisait pourtant de rendre visite à l'estive voisine de la sienne pour constater le contraire.

Rappel : une étude menée sur 37 estives a prouvé que les patous permettent de faire chuter les prédations de plus de 90%, les éleveurs utilisant ces chiens affirmant qu'ils ont moins de pertes grâce aux patous mis en place avec le retour des ours... qu'avant ce retour de l'ours ! Voilà le genre de vérités qu'on ne peut pas entendre aux Pastoralies.

Je voudrais conclure par la nouvelle exclusion inventée par l'ASPAP : le fumeux concept de "biodiversité à visage humain" : Peut-on sérieusement parler de préserver la biodiversité en ôtant une à une les espèces qui gêneraient les uns ou les autres ? L'ours fait évidemment partie de la biodiversité pyrénéenne comme toutes les espèces sauvages.

Veut-on une montagne aseptisée d'où on éliminerait tout ce qui gênerait les intérêts économiques en refusant toute mesure de protection des troupeaux et en affirmant "c'est l'ours ou nous, nous ne ferons pas d'efforts pour nous adapter à sa présence" ?

On sait aussi que les modes de gardiennage des troupeaux compatibles avec la présence de l'ours sont ceux qui préservent le mieux la biodiversité de la flore des estives. Ces Pastoralies, par les mensonges et les bêtises qui y ont été diffusées, ont été une honte pour l'Ariège et les Pyrénées.

Patrick Pappola

13 août 2008

Ultrapastoralies

Bonjour, aujourd’hui, réouverture de la buvette après un séjour pyrénéen. Au programme : randonnées en forêt sur les traces de l’ours, séjours en estives, visites pastorales en zones à ours...

Retour d’estives

Les Pyrénées possèdent un pastoralisme unique!

Première estive : Le premier berger rencontré «garde» un troupeau très, mais alors très éclaté. La question que je me pose : N'est ce pas le troupeau qui garde le berger? D’après lui, il manquait ce jour là entre quatre-vingt et cent vingt bêtes. Il les retrouvera s’il a le temps!

C., un de mes compagnons de randonnée, est berger lui aussi et formateur sur un autre massif, il m’assure qu’il n’y a que dans les Pyrénées que l’on rencontre cela. (Ce sera un commentaire constant durant les différentes visites d’estives.) Plusieurs groupes de brebis sont déjà disséminée sur les quartiers d’automne : gestion pour le moins aléatoire des ressources aux derniers jours de juillet. Une brebis crevée abandonnée à moins de 30 m d’un petit ruisseau, normal.

Le soir les brebis sont dispersées, C. ne comprend pas qu’on puisse laisser un troupeau aussi dispersé et qu’on ne le regroupe pas à proximité de la cabane le soir.  Selon lui, c’est tout à fait possible et permettrai de prodiguer le soin aux bêtes malades, d’éviter que l’ours ne s’attaque aux lots isolés et de le dissuader d’agir par la proximité des hommes et des patous.

Après une nuit sous tente 900m sous la cabane, en bordure de forêt, nous montons vers la crête. Nous passons a côté d’une seconde carcasse de brebis.

Selon C., les brebis malades seraient en meilleur état si le troupeau avait pris l’habitude dès la montée en estive d’un regroupement à la cabane le soir : le travail du berger en serait soulagé à moyen terme car il ne s’agirait plus de pallier aux urgences de façon trop tardive mais de prévenir ou du moins, de soigner dès le départ les différentes maladies.

Inutile selon lui de faire partir le troupeau trop tôt le matin : si les brebis se nourrissent mieux et cheminent moins, elles sont plus grasses en fin d’estive et il est plus facile de gérer les différents quartiers d’estive donc de garder de bonnes ressources en herbe jusqu’à l’automne. Inutile de les laisser paître jour et nuit, il en est certain pour en avoir fait l’expérience. De même, laisser paître les bêtes par petits lots où bon leur semble (selon la méthode de « l'escabote » chère à Lacube) ne leur permet pas nécessairement de s'engraisser davantage puisque elles marchent beaucoup. Au contraire, quand c'est possible comme ici, leur donner la « virade » (le parcours à suivre) groupées (de façon quand même assez lâche pour qu'elles puissent manger à leur guise) permet selon son expérience d'obtenir des bêtes bien nourries. Mieux qu'en « escabote » m'a-t-il assuré.

Deuxième estive : Après 36 heures sur place et de longues discussions pour amadouer l’éleveur (qui monte chaque soir), les langues se délient en fin de repas : l’éleveur se plaint des difficultés que produit le nouveau marquage aux oreilles : beaucoup plus difficile d’écouler des agneaux au noir. Il parle de l’excellent marché (noir bien sûr) constitué par les «arabes » pour les moutons de l’aïd ; mais se plaint des contrôles et avoue qu’il mettra cette année une dizaine de brebis fictives «sur le compte de l’ours», mais que ce sera difficile de le faire pour davantage de bêtes, l'ours est tellement discret cette année. Un de mes accompagnateurs connait bien ce berger pour l’avoir vu lors de différentes manifestation de l’ASPAP, notamment à la manif de soutien des 10 inculpés d’Arbas.

C. se demande pourquoi l’éleveur monte chaque soir pour donner les soins aux bêtes alors que le berger pourrait le faire chaque soir et/ou chaque matin s’il regroupait les bêtes. Une bête est morte. C. a été un peu surpris par le manque de ménagement avec lequel l’éleveur enfonce le couteau dans l’abcès à la patte de la brebis malade : l’infection est telle que seule la manière forte semble convenir.

Le soir, C. nous raconte son expérience. Quand les bêtes sont rassemblées chaque soir, elles prennent l’habitude de cheminer ensemble selon un vaste circuit qui facilite le gardiennage par le berger et par les patous. Quand il « tient les choses en main », il habitue ses bêtes au gardiennage.

Une fois cette chose acquise, le travail du berger n’en est que plus reposant. Dans ses formation, C. montre qu’avec un peu de rigueur et d’ambition affichée dès la préparation du séjour en alpages, on peut garder (et non seulement surveiller) son troupeau et ainsi faciliter grandement la cohabitation avec les prédateurs. Mais le tout est de le vouloir réellement : ici, les consignes de laxisme données par l’éleveur à son berger ne facilitent rien en termes de « possibles ». Anti-ours, l’éleveur songe quand même à protéger son troupeau.

Troisième estive - Après une longue montée en forêt et l’observation de poils d’ours et de griffures sur les arbres qui longe le sentier visiblement très peu fréquenté, on profite d’un repas pour mettre plusieurs fois sur la table la question des mesures à prendre pour protéger le troupeau : regroupement nocturne, mise en place d’un parc, utilisation de patous. Cela ne marche pas parait-il. C. explique que pour lui, agir dans l’urgence et le stress des attaques nocturnes ne donne pas toujours de bons résultats. Si le berger anticipe la présence de l’ours, il peut faire monter son troupeau avec des patous dressés, l’adaptation des uns et des autres est alors progressive. Les solutions sont là, encore faut-il se donner le minimum de moyens pour qu’elles fonctionnent.

Quatrième estive - Pas de patous et pas de regroupement nocturne. En soirée, la bergère de regroupe pas ses bêtes et les laisse sans surveillance pour la nuit. A midi, elle avait rencontré les techniciens « porteur d’antenne » qui lui ont annoncé qu’un ours a été localisé à proximité. Pas de patous, pas de regroupement nocturne, pas de parc, le buffet est servi. Un lot de plusieurs dizaines de bêtes est resté du côté le plus exposé aux attaques potentielles. Mais l’ours n’est pas passé se servir cette nuit là.

Les Ultrapastoralies

Pastoralies Je ne suis pas passé le 8 août 2008 sur le plateau de Beille aux «Pastoralies», cette organisation largement financée par le conseil Général de l’Ariège d’Augustin Bonrepaux, soit disant "fête de la montagne vivante et bien décidée à le rester" n’allait être qu’un prétexte pour manifester contre l’ours, des "ultrapastoralies" en quelque sorte. Elles aurait pu être une vraie fête comme la fête de la transhumance à Die dans la Drôme, mais l'ASPAP n'a pas les talents d'organisateurs du regretté André Pitte.

D’autres sont passés aux Pastoralies : Des talibans! Ils racontent que de nombreux touristes montés pour voir les troupeaux et pour participer à la fête du pastoralisme sont redescendus déçus et dégoutés. Ils se sont sentis manipulés par les antis ours et sont redescendus fâchés d’avoir apporté par leur présence un soutien relatif à cette manifestation. Trop tard, ils seront comptabilisés par l'ex-comptable Louis Dollo comme de fervents défenseurs de la politique anti ours de l'ASPAP et grandiront le chiffre "des manifestants".

2000 personnes parait-il, dont la moitié de touristes, le reste c'est l'ASPAP. Le plateau de Beille s’est parrait-il vidé rapidement l'après-midi. Les touristes (ceux qui seraient apeurés à l'idée de s'aventurer sur un sentier de montagne de peur de se faire bouffer?) n’auraient-ils pas supporté la lourdeur de la manipulation et de l'idéologie des troupes pastorales financées par le Seigneur de Foix avec l’argent de ses administrés ariègeois?

Avec Eldorando, le Haut-Béarn et Jean Lassalle ont eu leur grande messe anti-ours avec le sous fifre de l'IPHB, Didier Hervé, tout surpris de la résistance issue dans la salle (Qui c'est c'eux-là? D'où viennent-ils? Il n’est pas facile d’abrutir les masses quand elles ont un peu de cervelle). Avec ces pastoralies, le Cardinal Augustin Bonrepaux, pasteur de l'Ariège s’est offert sa première grand messe au frais de l’Ariège, pour convertir les brebis perdues de sa paroisse : "L'ours tu craindras mon fils".

Après l’autosatisfaction complaisante quelques peu stalinienne de Louis Dollo racontant la journée «hénaurme» (le coût sans doute!) publié sur l’aréopage des sites prônant «la biodiversité à visage humain» à grands coups de brebis sanguinolentes, il est intéressant de lire la face cachée de l’information officiellement matraquée par les ultra-pastoraux et par la presse qu'ils touchent (même en Belgique), Ils ont des relations!

  • Louis Dollo est faché avec Yvan Puntous de l'Amopyc. Yvan Puntous raconte la continuation de l’action "parole d’ours" qui se déroule cet été dans les Pyrénées; ce jour là aux Cabannes (voir les infos FR3) Mais avec qui Louis Dollo n’est-il pas fâché ?
  • "Pastoralies, un autre son de cloche" (FERUS) et
  • "Ferus raconte les pastoralies"
  • La haine de Louis Dollo (Menacé de poursuites -encore-, Louis Dollo a un peu épuré ses calomnies) Il s'en prend aux résistants, car en Ariège, montrer que l’on est pour la cohabitation, c’est comme faire un bras d’honneur au président en pleine réunion du Conseil Général de l'Ariège! En Ariège, il faut être pour l’ASPAP! Si vous êtes neutre, indécis ou pire favorable au plantigrade, il faut se taire et se planquer tellement les intimidations sont fortes et les sentiers vertigineux étroits. Aux pastoralies, sur les « forums », le guide de pays Louis Dollo, correspondant de la presse locale (Lourdes-Infos, Tarbes-Infos) est présenté par Philippe Lacube comme journaliste (journaliste et correspondant de presse locale, ce n’est pas la même chose!) et comme scientifique! (Il a fait ses études au Lycée Technique de la Cathédrale à Poitiers), spécialisé du «mensonge sur la toile» (Il faut lui reconnaitre celà !) et de la «biodiversité».
  • Le grand bal de prédateurs par L.P. Gary-Gasparrou, maire de Massat (Une commune de l’ADET, favorable à la cohabitation et située en pleine république bananière Ariègeoise), dont la tête (est-ce l’humour ou de la haine ?) servait de cible à un jeu de fléchettes sur un stand des Pastoralies!

Pas étonnant que les manipulés se sont cassés vite fait de ce 1er congrès du parti ultrapastoral de Saint-Augustin, qui généreux, aurait mis la main au panier en allongeant entre 30000 et 35000 euros pour l'organisation des Pastoralies. Chiffres à vérifier, mais ce n'aurait rien de surprenant après le financement de l'ASPAP, lors de sa création.

Maintenant que l’effet de surprise (pour les touristes innocents qui venaient pour partici