Baudouin de Menten

13 mai 2008

La buvette est ouverte

Les ultrapastoraux n’ont pas le moral : le bilan à mi-parcours va sortir, les boycotts vont-ils payer ? Les ours sont de sortie dans les estives abandonnées, les pro-ours font des colloques scientifiques et Nathalie Kosciusko Morizet désire un "Groupe national Ours" ! J'imagine déjà les réactions des associations ultrapastorales et de leurs scientifiques et zournaleux divers zé variés : Louis Dollo, Bruno Besche Commenge, Laurent Garde et autres Allègre de tous poils.

Tout faire pour empêcher la création d’un groupe national ours

Empécher la création d'un "Groupe national Ours" où eux, les seuls proprié taires de la montagne, les demoiselles de 2008, les zabitants de la montagneu ; soutenus par de zélés zélus seront noyés dans les nombreux représentants des ministères (tous à la solde du WWF et de FNE!), des associations zoolâtres écologistes (comme dit Frédéric Nihous) financées par les précédents.

Décrédibiliser le rapport officiel à mi parcours

Décrédibiliser Nathalie Kosciusko Morizet (quelle c.. celle là!) qui décidément n’a rien compris aux vraies conclusions à tirer des voyages dans les pays où il y a des ours (Asturies, Trentin, Slovénie, Montana). C’est évident que les bonnes conclusions de ces voyages couteux (ne pas oublier couteux) sont celles des associations qui les ont… boycottés : Ils étaient inutiles !

Aucune situation n’est transposable dans les Pyrénées. Ils sont uniques. Expliquer que la cohabitation harmonieuse est d’ailleurs tout aussi impossible ailleurs, même s’ils n’étaient pas du voyage. Cohabiter n’est pas dans le vocabulaire pentu : gérer pacifiquement une cohabitation pastoralisme-prédateurs, c’est impossible! Dommage que Nathalie Kosciusko Morizet ne semble pas de cet avis. Il va falloir recommencer toute l’argumentation à partir de zéro. Ach Dommache, dommache.

Pondre leur propre rapport à mi parcours

Ils vont nous pondre la version ultrapastorale du « bilan à mi-parcours » et c’est évident que la pauvre Nathalie Kosciusko Morizet  va en prendre pour son grade. Rien que du mauvais. Faut tout refaire ! Jean Lassalle au Ministère de l’Ecologie! Il va falloir ridiculiser le raffort des associations FERUS, WWF et Pays de l’Ours-ADET, des zoolâtres vendus, des idéologues aux comportements psychiques douteux comme dit Frédéric Nihous. Il est bon ce Nihous quand même !

Fédérer les montagnards

Se réunir avec les ultrapastoraux alpins. Mais comment font-ils là bas, loin des Pyrénées, pour se battre dans le «Groupe national loup»? Puisqu’il va falloir luter contre ce nouveau "grand machin national" où ils n’auront plus toute la parole comme dans LEURS montagneu. Il faut s’inspirer de leur expérience. Allez les bergers alpins, Allez le CERPAM, les pyrénéens ont besoin de vous. Faut vous réunir et aplanir vos différences dans l’adversité nouvelle.

Choisir son modèle

Vu que la «régulation» programmée des loups n’est pas efficace (pas cons les loups), il ne leur reste que le modèle du braconnage pour réguler les ours, comme en Autriche. Heureusement là-dessus, ils peuvent compter sur l’aide des fidèles de Nihous et de la justice. Mais les chasseurs ne seront pas suffisant, ce qu’il va falloir demander c'est la régulation à l’estive, le plomb pastoral du berger aux prédateurs, sans intermédiaire.

Agiter les réseaux

Communiquer via tous les canaux, écrire à tous les pontes au pouvoir : "Cher Président Sarko" ; "Cher Monsieur Borloo" et aux autres même plus loin, à Bruxelles où lelobbying est en bonne voie. Ecrire poliment mais fermement. Nous, les vrais montagnards qui sommes là depuis toujours ne désirons pas d'un Groupe national Ours ou sinon on met le feu à la montagne et nos troupes ne nous obéiront plus, y a qu’à voir comment cela va se passer au colloque de Luchon. De la provocation ce colloque d'ailleurs, des scientifiques qui viennent parler de nos affaires sur nos terres. Nous, les chefs, sommes contre les troubles, mais faut comprendre la base. Ils sont déprimés et incontrôlables, même si nos instructions et mots d'ordres officiels sont sages. Ils vont rameuter tous leurs contacts de Presse pendant que les petites mains mettront le trouble sur les routes. C'est déjà commencé parrait-il.

Louis Dollo, le zournalon avait pourtant bien prévenu dans "Le symposium "écolo" aura-t-il lieu à Luchon?" (Lourd'Infos), je cite :

[ "Mais pour d’autres éleveurs plus radicaux, c’est une affaire de symbolique. «Venir nous provoquer dans nos montagnes, il n’en est pas question» nous dit un ariégeois. Et celui-ci de la vallée de la Garonne «on leur mettra le feu».

Mettre le feu! L’affaire a été jugée suffisamment sérieuse pour que le président de l’ADDIP ait pris l’initiative de prévenir le maire de Luchon et diverses autorités dont le Préfet de la Haute-Garonne dans un courrier datant du 22 avril dernier. Nous pouvons y lire notamment : «Alors que  les ours (les plus grands carnivores d’Europe), lâchés contre la volonté des habitants, attaquent sans cesse les troupeaux, entraînent des pertes importantes d’animaux. et mettent en danger l’avenir du pastoralisme et de toute agriculture de montagne, la tenue d’un tel rassemblement  sur une commune du massif pyrénéen est ressentie par beaucoup comme une énième provocation des associations pro-ours

Plus loin, le Président Lacube (sic) précise : «Diverses informations nous parviennent aujourd’hui selon lesquelles certaines actions « coup de poing » se prépareraient autour de cette manifestation, actions que nous ne cautionnons évidemment pas mais que la situation de désespoir vécue sur le terrain rend prévisible.» Nous pouvons imaginer que cet éleveur ariégeois par ailleurs porte parole de l’ASPAP est particulièrement bien informé sur les intentions de ses troupes. Même s’il ne les approuve pas, nous pouvons déjà penser qu’il les comprend. Même son de cloche du côté du luchonnais Francis Ader ou de la bigourdane Marie-Lise Broueilh. A l’évidence, ces dirigeants responsables (resic) souhaitent rester dans la légalité et agir pacifiquement malgré une base chauffée à blanc contre les «importateurs d’ours»

Dans cette lettre que nous avons pu consulter (NDLB: C'est peut-être lui qui l'a écrite!), il est également dit  que «A l’heure où les conclusions de l’évaluation du plan ours sont attendues avec beaucoup de détermination par les populations de ce massif ; à l’heure où son avenir est suspendu à la décision de l’état de continuer ou pas le plan ours, la colère des Pyrénéens monte dans les vallées de voir certains venir théoriser sur l’ours chez nous, dans les Pyrénées.» ]

La fête est annoncée et les renseignements généraux infiltrent les réunions pastorales. Chateaubriand a écrit "La forêt précède les peuples; le désert les suit."

Montrer la biodiversité pastorale

Faire découvrir la vraie biodiversité, la biodiversité pastorale : toutes ces races de bêtes laineuses qu’on oublie, toutes ces jolies plantes qui poussent au milieu des crottes de brebis. Le grenelle ne parlait-il pas de «Toute la biodiversité est concerné par cet enjeu, à commencer par la biodiversité ordinaire, celle de tous les jours, celle qui n’est pas nécessairement protégée» comme… les brebis. A la bonne heure !

Et ce vilain Stéphan Carbonnaux payé par FERUS qui ose écrire dans le rapport à mi parcours des associations : «Une forêt naturelle de plusieurs milliers d'hectares abrite plus de dix mille espèces, très loin devant les milieux "ouverts" et notamment les alpages. En montagne, c'est elle, le principal gisement de biodiversité.» Chez nous c'est pas des alpages, c'est des estives, ce n'est pas pareil, c'est plein de bonne biodiversité. C’est l’ensauvagement de la montagne qu’ils désirent? Cela commence par les ronces et les orties pour se terminer par une forêt primaires pleines de bestes sauvages sans aucun fromage d’AOC ni progrès bio, ni le moindre développement durable.

Le retour en arrière

Et qu’adviendra t-il de nos beaux paysages pelés transformés en greens pentus par des années de passage de dents aiguisées et de sabots infectés? Qu'adviendra t-il de nos rotondités vosgiennes mises à nu par des années de feux pastoraux non maîtrisés? Vont-ils redevenir des forêts avec rien que des hêtres et des sapins ? Quelle mauvaise biodiversité que voilà alors que la nôtre est riche zé variée!

Produire

La crise alimentaire pointe son nez, alors laisser pousser des arbres au milieu de nos zones de production, vous n’y pensez pas. Produire! Il faut produire PLUS! Plus de brebis, plus de fromages de brebis, plus de gigots de brebis. Nous allons mettre fin à la faim dans le monde, les bergers pyrénéens sont pour le développement durable et généreux : plein de merguez à vendre pour la Birmanie et la Chine! Encore faudrait-il que les néozélandais ne les précèdent pas pour la moitié du prix.

Des réserves

La vraie solution aux vrais problèmes, c’est de caser toutes ces sâles bestioles sauvages derrières des grilles gérées par nos amis zélus locaux. Et comme cela coute bonbon, faut faire petit, comme à Borce avec plein de touristes pour faire plaisir à François Arcangeli et admirer les 3 oursons de cette année. Sont c… les touristes aussi.

La PAC

Et la crise agricole, elle vient d’où mon bon Monsieur? De la PAC (c’est le WWF qui l’a rédigée!), de Nouvelle-Zélande (merci la politique du Rainbow-Warrior! ) et de l’Ours. Mais pourquoi n’ont-ils pas lâché des ours herbivores? Fabius, revient!

Noyer le poisson

La crise agricole, les dégâts mal remboursés, les spécialistes qui refusent de rembourser les tracteurs en cas d’attaques de prédateurs, l’équipe technique ours qui fait rien que d’envoyer des hélicoptères et des armées de fonctionnaires grassement payés par les contribuables pour desserrer le collier de Balou qui attrape le gros cou.

Mais de l'ours, il ne faut plus en parler, c'est dépassé. Surtout, caser l’ours en fin de rapport, en quelques lignes après les théories sur le développement durable, la Politique agricole commune, la crise ovine et le reste, histoire de reléguer l’ours dans les détails de l’histoire, ou mieux encore, l’oublier, ne plus en parler! Et hop, le but sera atteint : la mort en toute discrétion, dans l'indifférence générale et par braconnage du dernier ours des Pyrénées. Pas grave puisqu’il n’est pas en danger dans le reste de l’Europe. Ils n’ont qu’à les accepter dans le bois de Boulogne ah! ah! ah! (rire gras)

Tous ces bons arguments bio bien médiatisés par leurs grands scientifiques, par Lourdes-Infos, Kairn, par l’IPHB de Didier Hervé et les autres spécialistes de la communication bien placés à TF1 et à la Dépêche-du-Midi et le tour sera joué. Fastoche.

Stratégie

Les ultrapastoraux et autres grands défenseurs du patrimoine à béret vont parler vert, penser vert, communiquer vert, parler du Grenelle de l'environnement, de durabilité, de développement économique, de territoires de montagnes, de terroirs et de traditions, de biodiversité ordinaire. Ne vont-ils pas organiser leur propre grand colloque, leur anti-Luchon ? Ils vont adopter le langage Ipéhachebé (IPHB) cher à Jean Lassalle, montrer qu’ils s’intéressent à plein d’autres choses beaucoup plus importantes que l’ours et qu’ils en savent au moins autant que les responsables d’associations sur la nature et l'économie, si pas beaucoup plus! Pour preuve : la cohorte de scientifiques bardés de diplômes qui les soutiennent. Ce sont ces malades d’écologistes monomaniaques qui reviennent tous le temps avec ce sujet dépassé. Avec la mort de Cannelle, l’ours pyrénéen n’existe déjà plus, point barre. Et si on parlait de progrès et de développement des zones de montagne, des nobles traditions des hommes des montagnes.

Exemple de la langage Ipéhachebé :« Nous sommes d’accord sur la nécessité de se mettre d’accord sur une méthodologie devant aboutir à un constat partagé avant de prendre quelque décision que ce soit. Je suis pour la sortie du sur place. » Jean Lassalle, président de l’IPHB, Conseil de gestion patrimoniale, 12 novembre 2003

Les bergers ayatollah descendent des estivesVous allez voir, ils y viennent déjà puisque plus c’est gros plus cela marche. Les français devraient se frotter les yeux, les ultrapastoraux les manipulent. Les bergers ayatollah descendent des estives. Allez, on rouvre la Buvette. Non peut-être?

25 décembre 2007

Ultra solidarité, la honte des Pyrénées

Les ultra pastoraux lancent une souscription pour payer leurs condamnations en justice. A vos poches pigeons chéris!

Nous cassons, vous payez !
Nous ne gardons pas nos brebis, vous nous indemnisez !
Nous travaillons à perte, vous nous subsidiez !
L'Etat consulte, nous boycottons !
L'Etat tient ses engagements et réintroduit des ours, nous les éliminons !
Nous ne respectons pas les lois, nous sommes condamnés, vous payez nos condamnations !
Nous détruisons la faune mais nous nous présentons dans la presse comme les vrais défenseurs de la biodiversité et comme les jardiniers de la montagne. Vous nous croyez !
Elle est pas belle la vie?
Plus c'est gros, plus celà marche !

"Vous pouvez mentir tout le temps à quelqu'un ou quelque temps à tout le monde. Mais vous ne pouvez pas mentir tout le temps à tout le monde!" Le pastoralisme français se fout de tout et se moque des gens.

Une souscription "Pyrénées solidaires" afin de "partager les sanctions financières qui pèsent sur les dix militants ariégeois condamnés en novembre dernier pour dégradation de biens publics lors d'une manifestation anti-ours en 2006", a été lancée lundi par l'ADDIP de Philippe Lacube, le "paysan libre" tel que présenté dans la dernière émission de Yann Arthus Bertrand. Libre quand il s'agit de casser, entretenu, dépendant et larmoyant quand il s'agit de payer les sommes auxquelles ils ont été condamnés.

L'association ASPAP par exemple, largement financée par les deniers du CG de l'Ariège comporte dans ses statuts une clause déchargeant l'association de ses responsabilités pour des actes délictueux commis par ses membres.

Le montant total des souscriptions récoltées (J'espère que cette opération sera un bide complet) sera remis symboliquement lors de l'assemblée générale de "l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées" (ASPAP), le 1er février prochain près de Foix, "par les représentants des vallées, des élus et des responsables associatifs, professionnels, institutionnels et syndicaux de tout le massif". Ah les valléens chers à l'IPHB, cette minorité d'éleveurs et de politiciens extrémistes pour qui la montagne se limite à un tas de brebis mal élevées, mal entretenues et non gardées. Les éleveurs créent des associations de sauvegarde de leurs PRIVILEGES.

Dix éleveurs ont été condamnés par la cour d'appel de Toulouse à 6.796 euros de réparations pour dégradation de biens publics lors d'une manifestation anti-ours en avril 2006 à Arbas (Haute-Garonne). Ces casseurs doivent aussi régler 2.000 euros de frais de justice ainsi que 4.300 euros de dommages et intérêts à la commune d'Arbas. A vos poches citoyens pigeons !

Le message est clair, au moins pour la justice. Si elle désire mettre fin aux pratiques ultra pastorales illégales, il faudra mettre la barre bien plus haut la prochaine fois, augmenter les montants et les accompagner de peines de prison. Peut-être feront-ils alors une demande pour que "les représentants des vallées, les élus et les responsables associatifs, professionnels, institutionnels et syndicaux de tout le massif" aillent dormir a leur place derrière les barreaux.

"Nous sommes loin de disposer des énormes ressources financières des associations pro-ours", a souligné l'association dans un communiqué : et bien assumez vos actes, comme tout un chacun devant la justice : travaillez pour réparer les dommages commis. Les ultras pastoraux ne sont pas au dessus des lois, mais habitués à l'impunité et à une liberté extrême, sans les limites contraignantes des lois qui ne s'appliquent pas dès que le territoire devient pentu. L'ultra pastoralisme en appelle à la charité des français, puisque la justice n'a pas entendu leur appel à la clémence. Payez braves citoyens, pendant ce temps là, nous organisons nos prochaines sorties délictueuses, nos prochaines dégradations car nous sommes à bout, vous savez, car l'Etat ne nous entend pas, nous allons continuer à mettre le feu à la montagne, et vous à payez pour nous, amendes, subsides, indemnisations, voyages culturels...

Je trouve ce procédé dégoutant et espère que la prochaine fois, la justice sera bien plus sévère car il semble que le portefeuille soit l’endroit où cela fait mal.

15 octobre 2007

Je sais dans la montagne un refuge perdu. Dans le Biros, pas de doute, c'est l'ours le responsable

Foire de la descente de la montagne en Biros
Chronique d'octobre (1)

Des éleveurs, des chants et des brebis, mais le marché est en crise. Dans un article dythirambique,  la Dépêche prêche sur l'air de "tout va très bien Madame la marquise" la réussite de cette fête :"Cela exprime le rapport de plus en plus proche entre les éleveurs, les marcheurs, les touristes friands d'authenticité. Mais, 300 broutards seulement ont été vendus au prix moyen de 60 €. Un cours bien faible, ce qui explique sans doute la morosité générale, qualité non récompensée, ceux qui ont dégusté du broutard en conviendront, et menaces sur l'avenir du pastoralisme." Est-ce l'ours qui fixe le prix du marché ? Dans le Biros, pas de doute, c'est l'ours le responsable.

A la foire de la transhumance en Biros, les politiques anti prédateurs sont là (certains), les éleveurs aussi pour faire la fête et crier leur haine de l'ours :

  • Michel Estrémé, président de Transhumance en Biros : « Il manque des brebis dans tous les groupements pastoraux. […] J'ai peur que l'héritage de nos parents et grands-parents soit menacés[…] Pour le broutard, il faut de la tranquillité et de l'espace[…] Les prédateurs, on les a laissés tranquilles mais s'ils s'approchent trop des exploitations, on fera ce qu'il y a à faire… » « Nous revalorisons notre produit avec des bêtes qui vont se nourrir pendant quatre mois dans les estives, mais ce produit n'est pas payé à sa juste valeur. Le pastoralisme est en danger, nous sommes très inquiets, comment vont se passer ces estives avec la présence des prédateurs ? C'est plus facile de raisonner à partir d'un bureau, c'est plus difficile sur le terrain, face aux réalités »
  • Françoise Pont, présidente de l'office du tourisme, manifeste sa volonté de faire vivre le pastoralisme en excusant l'absence des fidèles politiciens laineux : la députée Frédérique Massat, le sous-préfet, Pierre Fouroux et Yves Rougès, empêchés.
  • Robert Zonch, conseiller général : « Avec Augustin Bonrepaux, cela fait quinze ans que nous avons fait notre choix ; entre l'ours et l'homme, c'est l'homme que nous avons choisi ».« Je suis heureux et fier de me retrouver avec vous dans ce Biros fidèle aux traditions, ce Biros qui se bat, qui n'accepte pas la fatalité […] Les éleveurs ont le droit de vivre comme les autres, ils ont le droit légitime d'être respectés. » « Je dénonce le gaspillage de l'Etat qui finance des hélicoptères pour le suivi des ours, alors que le conseil général et les groupements pastoraux, eux, financent des héliportages afin d'aménager intelligemment la montagne » avant d'entonner avec Augustin « Je sais dans la montagne un refuge perdu ». "Quel moment émouvant, cela prenait aux tripes." note la Dépêche.

Allez les bleus

Après celà, tout ce beau monde est retourné devant la télévision. Tous les gens du Sud-Ouest et du Midi-Pyrénées (enfin ceux qui respectent les traditions) avaient alors les yeux de Chimène pour Sébastien Chaballe et ses partenaires.

Pendant que la France, dans la rue, fête la victoire sur le 15 de Nouvelle-Zélande, 40 millions d'ovins "All blacks" attendent leur sort : l'exportation ! 337 000 tonnes de gigots et de côtes d'agneaux vont quitter la Nouvelle-Zélande en 2007. Comme chaque année, 1,1 milliard de dollars d'exportation de viande ovine. Est-ce l'ours le responsable ? Dans le Biros, pas de doute, c'est l'ours le responsable*.

(*)Les 20 ours sont responsables de la perte de 300 à 350 brebis par an dans les Pyrénées. 20 000 brebis meurent en estive chaque année. Dans le Biros, pas de doute, c'est l'ours le responsable.

25 août 2007

Pas de protection, pas de pognon !

Et si pour les bergers, la solution au problème des vautours était la même que celle proposée par l'Etat pour les prédateurs : la protection des troupeaux !

Le vautour est dépendant de l'activité pastorale

Pyrénées Magazine : Quelles sont les évolutions notables chez les vautours fauves depuis qu'ils sont protégés ?

MICHEL TERRASSE : Dans les années soixante, il était extrêmement difficile d'observer des vautours à terre ou en train de manger. On devait réaliser des affûts interminables qui duraient plusieurs jours afin d'avoir la chance d'observer une curée. Ils s'envolaient précipitamment dès qu'on s'approchait à moins de trois cents mètres. Aujourd'hui, dans certains endroits, les vautours se posent à vingt-cinq ou trente mètres et se laissent facilement photographier par les touristes. On explique cela par leur présence accrue sur certains sites, et parce qu'ils ont moins peur de l'homme, qui n'est plus une menace pour eux.

BERTRAND ELIOTOUT : Quand les populations étaient très faibles, les vautours mettaient beaucoup de temps pour arriver sur un cadavre. Une carcasse pouvait rester ainsi plusieurs jours sans être dévorée. Maintenant, avec l'accroissement des effectifs, ils peuvent être là très rapidement. Même ici, dans les Grands Causses, où l'on a cent soixante-dix couples sur cinq cent mille hectares, les vautours fauves sont souvent présents en moins d'une heure. Par contre, on entend dire que les vautours préféraient la viande faisandée à la viande fraîche et que cela à changé. C'est faux, ils préfèrent la viande fraîche, mais, auparavant, ils mettaient plus de temps pour trouver les cadavres et ils avaient beaucoup plus peur de se poser.

Qu'est-ce qui peut réguler la population sur un territoire ?

MICHEL TERRASSE : La première chose qui la limite, c'est la nourriture. Les vautours ont explosé en Espagne parce qu'il y avait énormément à manger. Quand ils manquent de nourriture, ils nourrissent moins les petits, et il y a moins de reproduction. Ils ont également besoin de falaises pour pouvoir nicher. Ils n'ont pas de prédateur direct, excepté l'homme. La seule prédation qu'ils peuvent subir en milieu naturel, c'est sur leurs œufs et sur les poussins, à cause du grand corbeau notamment, mais elle reste limitée.

BERTRAND ELIOTOUT : Les vautours ne se nourrissent qu'à partir d'une mortalité naturelle des animaux. Il est hors de question pour nous de dire: "II n'y a pas assez de vautours, donc on doit les nourrir plus". C'est une impasse.

On observe de grands déplacements de vautours fauves en Europe, pourquoi ?

MICHEL TERRASSE : Ils voyagent dans toutes les Pyrénées, traversent le Massif central, les Alpes, les Vosges, le Jura, les Ardennes et certains poursuivent même vers le nord. On en trouve jusqu'en Belgique et même en Finlande et en Suède ... Ils se déplacent plus facilement en été, car ils bénéficient des courants thermiques favorables et il y a plus de nourriture disponible avec les bêtes en estive. Certains descendent en Afrique l'hiver, en passant par Gibraltar.

BERTRAND ELIOTOUT : Ces mouvements ne peuvent pas être liés à la recherche de nourriture, sinon ils n'iraient pas si loin, et les observations de terrain seraient différentes. C'est une espèce qui bouge beaucoup, sans que l'on ait d'explications précises. C'est plutôt une tendance naturelle de prospection de nouveaux territoires. Ils voyagent en groupe et sont donc beaucoup plus visibles.

MICHEL TERRASSE est vice-président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Spécialiste international du vautour fauve, il est à l'origine des mesures de protection françaises et a participé à diverses opérations de réintroduction en Europe.

BERTRAND ELIOTOUT représente la LPO dans les Grands Causses. Il vient de publier une monographie sur le vautour fauve.

Source : Pyrénées magazine.

Réaction de la buvette

Une idée simple : pour diminuer la population de vautours, il suffirait de diminuer l'abondance alimentaire. Quand les éleveurs adoptent des moyens de protections adéquats, la mortalité ovine diminue... moins de carcasses pour les vautours et une reproduction inférieure pour les rapaces. Mais quand on refuse les moyens de protection des troupeaux, la solution c'est l'éradication : "prendre des mesures de gestion et de régulation de l'espèce protégée" pour "L'association pour la sérénité à la campagne".

La protection, celà marche

De 2003 à 2005, 37 éleveurs ayant mis en place un chien de protection via l’Association Cohabitation Pastorale (ACP) ont fait l’objet d’une enquête directe concernant la prédation sur leur exploitation et les 18 estives qu’ils fréquentent."

[NDLB: L'ACP est décriée par les éleveurs anti ours et est dénoncée par Augustin Bonrepaux pour les subsides qu'elle reçoit pour placer des chiens et pour ses faibles effectifs. Les vraies raisons de cet ostracisme ? Parce que l'ACP est favorable à la cohabitation avec l'ours. Les éleveurs qui y sont opposés font pression sur les bergers "tièdes". Si des bergers ou éleveurs se rapprochent de l'ACP, ceux-çi voient leurs pneus crevés, ne retrouvent plus leur chien, et ne sont pas aidés ou remplacés en cas d'absences passagères, de maladies ou de déplacements urgents. Ils peuvent cr... ]

Lire à propos de ces violences, pressions et injures :

"Les données, recueillies sur 2 ans minimum (5 ans en moyenne) avant et après la mise en place du chien, ont été traduites en moyennes annuelles et additionnées afin d’établir un bilan global annuel. Résultats: 90 % de pertes ovines en moins !

"Ces chiffres ne concernent que les pertes par prédation et vol, c’est à dire les pertes sur lesquelles un chien de protection peut intervenir. Les dégâts sont très majoritairement causés par des chiens. Les ours représentent 5 à 10 brebis par an sur l’échantillon. Tous les éleveurs qui subissaient des dégâts constatent une baisse très forte des pertes. S’il arrive qu’une ou quelques bêtes soient tuées malgré la présence du chien, aucun gros dégât n’a été constaté sur un troupeau protégé par un patou. Toutefois, des marges d’optimisation demeurent."

Source : Brochure Protection des troupeaux - DIREN Midi-Pyrénées

Preservatif_boyau_moutonLa buvette : Il est de plus en plus évident que la cohabitation entre le pastoralisme et la faune sauvage des Pyrénées passe par la protection des troupeaux. Si les éleveurs ne veulent pas le comprendre, il est de plus en plus urgent de mettre FIN aux remboursements, dédommagements et primes et que ceux qui adoptent ces mesures financées par l'Etat soient justement aidés pour leur travail et leurs efforts de cohabitation. PAS DE PROTECTION, PAS DE POGNON ! Et si les troupeaux sortaient couverts ? La solidarité doit devenir conditionnelle.

Photo : Préservatif en caecum de mouton (www.leroidelacapote.com)

Baudouin de Menten

13 août 2007

Pyrénées 2017 - La douve du foie responsable d'une grave crise chez les ovins

L'escargot et la fourmi de panurge : de nouveaux prédateurs pour les brebis pyrénéennes.

Après avoir éradiqué l'ours des Pyrénées, le vautour fauve, le gypaète barbu, le loup, le chien domestique, le chat sauvage, la martre, le touriste étranger etc, l'accent est mis sur l'escargot qui permet à la douve -un dangereux parasite- de se développer. A cette fin, l'ipéhachebé successeur de l'iphb, a embauché 6 000 immigrés chinois sur fonds du Ministère de l'agriculture pour pulvériser les estives et pour réguler la faune gastéropode et urticante.

Voici l'article scientifique wiki sur la douve du foie.

Douve du foie

(Fasciola hepatica), trématode responsable de la fasciolose, est un ver parasite du foie et des canaux biliaires, prospère dans le foie des moutons et est occasionnellement rencontré chez le cheval. Très fréquente et très pathogène chez les ruminants, la douve se nourrit de sang et des cellules hépatiques, grandit puis pond ses œufs. Mais les œufs de douves ne peuvent pas éclore dans le foie du mouton. Tout un périple les attend.

Douve du foie chez les ovinsCroquis : Sciences et Avenir, n° 668, octobre 2002.

Les œufs quittent leur hôte par les excréments. Ils se retrouvent alors a l'extérieur, où ils vont attendre des conditions favorables pour poursuivre leur développement.

Après une période de murissement, ils éclosent pour laisser sortir une minuscule larve ciliée la larve miracidium. Cette larve va se déplacer à la recherche de son premier hôte intermédiaire (un mollusque gastéropode du genre limnée) la rencontre est favorisée par un phénomène de chimiotactisme (capacité du miracidium a détecter des substances chimiques présente dans le mucus du gastéropode). Dans le corps du mollusque, la larve se multipliera de façon asexuée en passant par les stades sporocyste puis rédie avant de ressortir sous forme de cercaire.

Ces cercaires nagent ensuite jusqu'à se fixer sur les éléments de végétation qu'ils atteignent, d'où ils s'enkistent sous forme de métacercaire dans l'attente d'être être ingérés par leur hôte définitif a l'intérieur duquel le développement s'achèvera au niveau des canaux biliaires du foie.

Bonne chance à nos joyeux travailleurs! Et vivent les brebis et ceux qui les élèvent!

Merci à Denis pour cette info.

10 août 2007

Le pastoralisme pyrénéen: un tueur mourant

Le pastoralisme défenseur du patrimoine pyrénéen : une désastreuse image de marque

Qui a encore envie d’acheter de l’agneau pyrénéen ? Qui a envie de faire vivre les ultra pastoraux qui sont prêts a tout pour écraser et détruire ce qui les gêne et ce qui les empêche de ne monter en estive qu’une seule fois par semaine?

L’image de marque du pastoralisme a été saccagée par les éleveurs ultraspastoraux: jet de sang sur les écoles, désinformation dans une certaine presse noyautée par les syndicats agricoles, miel piégé avec du verre brisé, violences répétées, intimidations, destructions, arbres coupés en travers des routes, pneus crevés, menaces, battues illégales, soutien de politiciens locaux. Je continue ? C’est à vomir. Je préfère encore manger de l’agneau néozélandais sans goût ou m’en passer que de donner un euro aux membres des associations dites « de défense du patrimoine pyrénéen ». Les éleveurs scient la branche à moitié pourrie sur laquelle ils sont assis. Et bien qu’ils tombent et que la forêt progresse! Dans certains coins des Pyrénées, cela fera du bien.

Achetons d'une manière sélective

Je vous invite à refuser de soutenir ceux qui refusent de garder leurs troupeaux, ceux qui utilisent l’ours et les dédommagements pour blanchir leurs ventes d’agneaux en noir, ceux qui préfèrent les animaux sauvages en cage et les animaux domestiques en liberté. Choisissez avec soin des agneaux et des fromages d’éleveurs ou de bergers qui cohabitent avec l’ours ou bien manger autre chose!

Le pastoralisme qui avait pourtant une image sympathique dans la population marche à contre courant dans un monde à l'envers, des œillères bien positionnées pour éviter de voir les vrais problèmes pourtant dénoncés par les éleveurs du Tarn. Mais dans les Pyrénées, ont est fier, indépendant, on résiste à seusse de la plaine et des grandes villes et on refuse d'ouvrir les yeux. On chante « Halte là» en criant au "viol des Pyrénées", le béret bien enfoncé, après avoir été berçé un peu trop prêt du mur.

En voyage, je loge dans des communes qui cohabitent, je mange chez ceux qui soutiennet la cohabitation, je regarde où et chez qui je dépense mon budget. En 2007, je suis parti visiter la Slovénie plutôt que l’Ariège et je le fait savoir. Les statistiques touristiques des Pyrénées sont désatreuses, et il y en a qui se demandent pourquoi.

Le pastoralisme, un tueur mourant

Quand il n’y aura plus d’ours, le pastoralisme continuera à se suicider lentement. Je n’ai plus envie de les soutenir ! Pourquoi dédommager des éleveurs qui abandonnent leurs troupeaux ? Pourquoi soutenir des éleveurs qui laissent les brebis sans soins, qui dressent la table de l’ours puis hurlent quand celui-ci se sert, qui traquent des animaux protégés et les chassent vers la plaine jusqu'à ce qu'ils se fassent écraser, accidentellement...? 

A quand les dédommagements sélectifs: pas de protections, pas de pognon! Certains sont violents, agressifs, menteurs, manipulateurs, irrespectueux. Et bien il est temps qu’on ferme le robinet des débouchés, qu’on applique le principe « pollueurs payeurs » à ceux qui ne respectent qu’eux et se foutent de tout ce qui les entoure en écoutant le verbiage pompeux et ipéchachebéesque de politiciens grévistes de la faim, grands manipulateurs d’opinions et consommateurs de subsides d’Etat à la pelle, sans aucun résultat. La faillite d'un système archaïque.

Les ultrapastoraux gagnent peut-être la guerre de la communication, mais perdent celle de l’opinion à force de prendre leurs vessies pour des lanternes et les contribuables qui les soutiennent et les perfusent à grands coups de subsides pour des cochons d’écolos parisiens.

Imaginons l’inverse : de la mort au rat répandue dans des tas de sel en estive, des pétards dans les troupeaux perchés au bord des falaises, des portes de bergeries laissées ouvertes, des clôtures non refermées, des meules en cendres. Comment réagiraient ces grands manipulateurs si les excès étaient de l’autre côté, du côté des pro ours. Il n'en est rien. Pourtant les autres, ceux de la plaine et même ceux de la montagne supportent leurs exactions et leurs intimidations. Les ultrapastoraux détruisent leur image de marque et la sympathie de tous ceux qui envient votre liberté.

Le pastoralisme pyrénéen: un comportement atypique à problèmes

Le comportement exécrable des ultra pastoraux, les battues illégales, les annonces réjouies après la mort de Cannelle, de Palouma, de Franska et ceux qui les soutiennent m’écœurent. J’ai de plus en plus l’impression qu’il y a bien trop de brebis et d'éleveurs dans les Pyrénées. Les ultra pastoraux vont sentir le manque à gagner consécutifs à leurs comportements illégaux et violents et à l’arrivée des loups. On ne plaindra plus ceux qui refusent les moyens de protection. Avec eux, les Pyrénées meurent et deviennent plates, un comble ceux pour ceux qui se disent « défenseurs du patrimoine pyrénéen » et utilisent des pseudos scientifiques ou linguistes pour soutenir leurs thèses archaïques.

Je n’ai plus du tout envie de faire de cadeaux à ceux qui refusent la cohabitation et à ceux qui œuvrent à la disparition et à l’extinction de la maigre population d’ours dans les Pyrénées. Je vais donc agir d'une manière non violente et utiliser mon pouvoir de consommateur : je ne donne plus un euro aux égoïstes ultra pastoraux. Basta!

Vous aussi, vous ne désirez plus soutenir les excès du pastoralisme à problèmes? Vous ressentez dégoût et colère, réagissez! Pyrénées, ton patrimoine meurt, tué par tes enfants. Si le pastoralisme ne change pas vite, il mourra aveugle, sans comprendre pourquoi, convaincu que le problème vient des autres, de Paris, de la plaine, de l'Etat, de l'étranger, des écolos. A force de crier "A l'ours", on ne les croit plus.

Pastoralisme pyrénéen, démontage d'un système bien huilé

Le pastoralisme pyrénéen, par son aveuglement montre bien qu'il est un pastoralisme à problèmes, anti environnemental, aveuglé par sa haine de l'ours, entraîné par quelques médiatiques petits barons locaux de la politique, financeurs d’associations aux objectifs environnementaux et patrimoniaux bien troubles. Cette haine des défennseurs de l'environnement et des gêneurs: ours, loups , vautours... s'oppose aux préoccupations environnementales des français.

Critiquer ses clients publiquement, lancer des injures à la tête de son banquier ne peux que créer des problèmes par la suite. Les français sont au chevet d'un pastoralisme sous perfusion. Le malade a assez de force pour provoquer des troubles, irresponsable et agressif. Ils vont se lasser et le laisser seul avec ses maladies.

Que les éleveurs assurent leurs revenus, qu'ils changent de métier s'ils ne sont pas content ! La disparition de quelques éleveurs ne changera rien à la biodiversité de la montagne, même si la forêt regagne du terrain sur quelques estives. Il n'y a pas si longtemps, la montagne était couverte de forêt. Cela nous fera de l'oxygène, du calme et des ours en plus et de la mauvaise fois en moins !

Sans ours, les Pyrénées perdront le côté sauvage qui fait toute la différence avec les Alpes. La disparition de l’ours est la porte ouverte à la montée du béton, à la croissance des stations de sports d'hiver, sans tenir compte des changements climatiques et de l’absence de neige. Il faudra développer les routes pour y monter, les 4 voies dans les vallées. Le tunnel du Somport, les accidents de camion dans les vallées en sont les prémices. Les Pyrénéens désirent-ils "se développer" pour ressembler aux Alpes ou garder leurs spécificités, leur patrimoine?

Bottons les brebis hors des zones à ours

Athanase135Gardons les ours dans des zones sans pastoralisme. Excluons le pastoralisme à problèmes des zones vitales pour l'ours. Y en a assez des brebis servies sur assiette et des éleveurs qui chargent la liste des victimes pour y faire passer leurs ventes en noir et se les faire rembourser. L'ours est bien pratique pour blanchir l'argent noir et en plus se faire rembourser. Il n'y a pas de petits bénéfices. Et en plus la Télé est là pour les écouter se plaindre et écouter leurs histoire. Elle est pas belle la vie. Alors ils essaient aussi avec les veaux..?, tant que celà fonctionne, pourquoi se priver.

Manipulation, mode d'emploi

L'ours est une garantie de financement pour le pastoralisme...

  1. Ne monter qu'une seule fois par semaine et laisser le troupeau en liberté.
  2. Refuser les moyens de protection, puisqu'ils sont un obstacle au système bien huilé ci dessous.
  3. Ne pas se protéger, éviter le travail supplémentaire ou le salaire du berger, c'est inutile.
  4. Attendre les dégâts quels qu'ils soient : foudre, maladies, dérochements, prédations.
  5. Dès qu'ils arrivent : Descendre les carcasses près des maisons, prendre rendez-vous avec les médias.
  6. Organiser une évènement médiatique (route, mairie, manifestations diverses). Installer le pastoralisme et les montagnards en position de victimes écrasées par les opposants des villes, des plaines, l’Etat, Bruxelles. Le pastoralisme est le gardien de la biodiversité et le gardien de la montagne. Le berger est le premier des écolos. Devant la presse, charger le prédateur, augmenter les pertes, inclure celles occasionnées par le suivi imparfait, la mortalité naturelle et les agneaux vendus de main à main.
  7. Diaboliser les associations (extrémisme vert) qui défendent les prédateurs: critiquer les réintroductions réelles (ours) ou supposées (loups): coûts, financements.
  8. Diaboliser l’Etat et ses fonctionnaires : non consultation, coûts de la protection des prédateurs, incompétence des équipes ETO, partialité, refus de validation des pertes pour des causes douteuses ou fausses. Exiger des financements supplémentaires, la défense du pastoralisme, la rattachement de la politique de l'ours au Ministère de l'Agriculture.
  9. Diaboliser les prédateurs : fauves, étrangers, nourris, sauvages, atypiques, non en danger dans certains autres pays d’Europe moins développés.
  10. Susciter la peur pour les familles (proximité des villages, enfants, touristes) et pour les maires (responsabilités).
  11. Attendre les subsides (insuffisants) et exiger de l'Etat de nouveaux financements pour couvrir les dégâts moraux et collatéraux.
  12. Dès que les médias sont partis, redescendre en plaine pour louer les gîtes et les promenades en ânes, le foin.
  13. Le soir, aller a quelques réunions d'éleveurs pour défendre NOS montagnes, préparer les stratégies médias et les battues illégales. Ne pas montrer le flan. 

L'ours, le bouclier pyrénéen

L'ours est aussi un rempart contre les excès et les attaques du milieu montagnard. L'ours est le meilleur moyen naturel pour assurer la protection des Pyrénées et de ses milieux remarquables. Mais les rudes montagnards, le nez dans le guidon, aveuglés par l'ours, qui pourtant les finance ne voient pas plus loin que la une de "La Dépêche", ce journal qui collectionne les unes "brebis écrasées". La situation actuelle est une vraie caricature de régression et manque de clairvoyance. Heureusement, dans le Tarn, il y a des éleveurs qui cernent les vrais problèmes du pastoralisme.

19 juin 2007

Meli melo

Deuxième tour des élections législmatives en France : La gauche perd mais gagne, la droite gagne mais perd, le centre survit, les écologistes vont créer un groupe avec les communistes! Quel méli-mélo.

Alain Juppé aura été le « Ministre de l’écologie, des transports et de l’aménagement durable » (sic, lors de l'annonce de sa démission) le plus éphémère : on retiendra juste qu'il a inauguré une gare TGV construite en dûr (aménagement durâble de lapin oblige).

Jean-Louis Borloo arrive au grand Ministère de l’écologie. Michel Barnier (celui qui a signé avec l'ADET la réintroduction des ours) à ... l'agriculture. Les Ministres vont enfin pouvoir s'occuper du pastoralisme à problème, celui qui refuse la protection des troupeaux et la cohabitation.

Jean Lassalle sauve ses c.. et est réélu. Le chant (grave) des sirènes est écouté en Béarn et la Castafiore se sort d'une situation catastrophique dont il a le secret. Lui faudra t-il une nouvelle grève de la faim avant les prochaines élections pour assurer sa survie? Les accidents de camion ont compté pour des crottes de vautours, dont 100 spécimens se baladent en Belgique. Une semaine comme les autres en somme. Tout fout le camp ma bonne dame. Non peut être.

15 mars 2007

La Dépêche : Le saigneur des agneaux est de retour

La Dépêche du midi s'offre un grand article dans le plus pur style pyréniais. Supputations, rumeurs, approximations, conditionnels, un vrai morceau d'anthologie. Le loup est de retour dans les Pyrénées. Accrochez-vous, Le saigneur des agneaux est de retour.

La Dépêche du Midi : Le fait du jour. Alors que l'association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen dénonce l'ours comme menace pour la biodiversité : suspicion d'attaques du loup au Vignemale. (C'est le titre)

Par Guillaume Atchouel (Dépêche du midi du 14 mars)

Le loup aurait-il gagné les Hautes-Pyrénées ? Si pour l'heure, rien ne permet de l'affirmer, l'attaque de trois brebis, en septembre 2006, en vallée d'Oussoue, au pied du Vignemale, conduit à le penser. Pour quelle raison la nouvelle de cette étonnante prédation n'a pas été révélée? «Tout simplement parce que nous avons tout d'abord, cherché à en savoir davantage sur la façon dont attaquent les loups avant d'en parler», explique Marie-lise Broueilh, présidente de l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine pyrénéen et mère de Sylvain, le berger qui a fait les frais de cette "tuerie".

[NDLB : Suspicion, emploi du conditionnel, "rien ne permet de le penser", 6 mois de réflexion... Voilà de biens étranges cadavres que l'ASPP sort de son placard. D'habitude, à la moindre prédation on ameute la presse. Dans ce cas on réfléchit, on consulte les alpins : «Des alpins victimes de prédations du loup pensent qu'il pourrait bien s'agir d'une attaque de ce dernier même si pour l'heure, cela n'est pas confirmé». La prudence du journaliste qui ne vérifie pas ses sources est de rigueur, histoire d'assurer ses arrières au cas où viendrait un démenti plus officiel. Quand on a rien à dire et qu'en plus tout est hypothétique, on ferme sa ... bouche.

Cette méthode de discours, toute en insinuations intentionnelles me rappelle le style d'un pyrénéen spécialiste de la rumeur, Louis Dollo, qui posait au côté de "la présidente" de l’ASPP, un soi-disant éleveur qui, sur son site, avec des titres d'articles non développés mais accusateurs comme : «Du rififi à l'ADET», «Jean Lassalle - IPHB contre un Webmaster belge» ou encore «Franska aurait avorté» nous a habitué à ses articles nauséabonds, sensationnalistes, mensongers et parfois diffamatoires. Il n’y a pas de fumée sans feu. Continuons la lecture de Louis Dollo car voici l’histoire d’une veste en mouton retourné..]

Les brebis ont été retrouvées quasiment (?) dépecées mais pas n'importe comment : «Leur peau était arrachée à la hauteur des reins et retournée jusqu'au cou, poursuit Marie-Lise Broueilh. Elle recouvrait la tête. Exactement comme l'on fait pour un lapin».

Rien à voir, donc avec une attaque de l'ours. D'ailleurs le garde du Parc National des Pyrénées qui s'est rendu sur place, a catégoriquement réfuté que cela puisse lui être imputé. Aucune trace de son passage n'a également été relevée à proximité du "charnier". La piste de chiens errants a tout autant été rapidement écartée.

[ NDLB: Après les prétendues attaques d'ours sur les veaux d'Aston malades de septicémie, les partisans du patrimoine deviennent-ils plus prudent dans leurs diagnostics d'attaques ou inventent-ils une nouvelle stratégie pour rajouter le danger du loup au danger de l'ours et faire pleurer sur les conditions misérables d'un pastoralisme en phase terminale et sur leurs troupeaux ... non protégés ?

Le loup est dans les Pyrénées et les bergers vont regretter le bon vieux temps de l'ours et ses 300 victimes annuelles. Avec le loup, les prédations vont prendre une autre tournure et l’ambitieux programme de l'ASPP pour un pastoralisme nouveau est à la hauteur du danger nouveau : 

  • refus de garde des troupeaux au profit de surveillance de l'ours,
  • refus d'embaucher des bergers ou des gardiens de troupeaux,
  • pas de Patous pour des raisons de sécurité des randonneurs

Voilà un programme qui montre bien l'incohérence et l'irresponsabilité des ultras-pastoraux de l’ASPP, encouragée par la communication de celui qui devient le porte parole de l'ASPP sur le web et dans la presse : Louis Dollo. Allez hop, continuons encore cet article ahurissant...]

Un gros renard tueur de brebisDes randonneurs, mais aussi Louis Dollo, un Lourdais, étaient présents lors de la découverte des bêtes. Louis Dollo rapporte : «Les promeneurs nous ont dit avoir vu un animal ressemblant à un gros renard se promener dans les parages. Avec Sylvain Broueilh, nous avons questionné des Alpins victimes de prédations de loup. La description que nous leur avons fait de ce gros renard et la façon dont étaient dépecées les bêtes leur ont tout de suite fait penser au loup».

[ NDLB: Faut dire qu’il n’y a ni ours, ni gros renards dans les Alpes. Dès qu'il y a des victimes, ils pensent d'office au loup. Entrée en scène de Super Louis Dollo, le "Lourdais" (en fait il est de Tarbes, mais on n'est pas à une approximation près dans cet article) arrive sur le « charnier », les lieux de la « tuerie » après le « carnage » par pur hasard, à moins que ce ne soit la chance. Il n'a pas le temps de terminer de se prendre une veste en mouton retourné que des promeneurs (de grands naturalistes dignes de foi) prennent le loup pour un gros renard. Quelle aventure passionnante ! Et dire qu'il a fallu 6 mois de réflexion pour sortir ce scoop dans la presse. Nous sommes habitués à ses effets de manches dans les forums à ces annonces du style : "On en reparlera", "Vous verrez dans quelques temps" ou "L'avenir nous réserve des surprises", sans plus de détails. Depuis un an, nous avons pris l'habitude de lire les actualités sanglantes d'une certaine presse : "deux brebis dévorées aux portes d'un village", "Qui sera la prochaine victime, un mouton ou un enfant?" Avec le printemps, on attend le retour des porte-paroles des éleveurs à la une des pages spécialisées en faits divers et en croustillants détails macabres destinés à les faire passer pour des victimes innocentes. Ils sont impatients et fébriles.

Alors que les ours féroces autant que slovènes ne pensent qu'à dormir, heureusement que de nouveaux gros renards, sans doute venus d'Espagne (encore des estrangers) viennent réveiller les Pyrénées et que les journalistes républicains des Pyrénées sont là pour nous inonder de rumeurs rédigées au conditionnel. ]

Des «carnages» similaires auraient aussi été constatés dans les Pyrénées Atlantiques. Si là encore l'hypothèse de loups venant d'Espagne est avancée, celle de chacals n'est pas non plus écartée par d'autres sans pouvoir pour autant le confirmer.

[ NDLB : Y a pas à dire, cette phrase c'est du grand art : conditionnels, hypothèses, aucune confirmation... Taisez-vous, vous seriez risibles si vous n'étiez pas des «pro» de l'information. "De gros renards", "des chacals", et pourquoi pas des hyènes moqueuses ministérielles ? Pourquoi Guillaume Atchouel emprunte-t-il le style tout craché de Louis Dollo. Auraient-ils rédigé à trois cet article sur une table de bergerie? Et on continue dans le burlesque ...]

Sans chercher à conclure [On n'oserait pas], en l'absence d'éléments matériels et scientifiques probants [Pas même un indice] , qu'il s'agit du loup, l'éventualité [restons prudents] que ce dernier puisse [peut-être] avoir gagné les Hautes-Pyrénées n'est pas impossible [C’est pas sûr non plus].

La présence de ce prédateur, qui parcourt de grandes distances, a déjà été confirmée dans les Pyrénées-Orientales. Elle vient aussi d'être établie dans le Gard et en Lozère. Cela fait plusieurs années que des personnes (?) se promenant en montagne rapportent avoir vu une bête lui ressemblant étrangement ... [ NDLB : La bête du Gévaudan racontée par l'homme qui a vu l'homme qui a vu le gros renard, ou le chacal, on se sait pas ]. Reste que les agents de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage n'ont jamais constaté qu'il se trouve dans le département. [ NDLB : Sans doute les agents de l'Etat cherchent-ils à cacher la vérité aux bergers (Une théorie habituelle de Louis Dollo, voir ses attaques contre l'ETO ou les noms de fleurs de pavés qu'il a utilisés dans les forums pour qualifier les fonctionnaires). Le grand méchant complot qu'on vous dit. Saloperie d'écolos de salons et d'agents de l'Etat à la solde des associations financées par le lobby écologiste. Il est temps que la cour des comptes, Lassalle et Bonrepaux réunis viennent faire le grand nettoyage dans cette vermine financée par l'argent du contribuable et de réorienter l'argent du MEDD pour soutenir financièrement les pauvres troupeaux non protégés attaqués par tous les carnassiers de la terre, y compris les gros renards espagnols, ces grands fauves voyageurs. Il faut arrêter le Jurançon moelleux, Monsieur, votre discours pitoyable dépasse l'entendement.]

Article de Guillaume Atchouel dans un journal dont le titre ressemble à « Dépèche toi c'est l'heure de l'apéro, va bientôt être midi. »

Louis Dollo se prétend aussi «journaliste» à Lourdes Infos. La crédibilité et l'objectivité ne semble pas être la première de leurs préoccupations. Avec de tels articles, vos explications sur la faune, le pastoralisme, le patrimoine, la cohabitation ou l'écologie deviennent des références. Heureux lecteurs et heureux touristes guidés par de telles lumières. La buvette, soucieuse de toujours bien vous informer vous apporte la vraie réponse, pourtant simple : pourquoi les brebis enlèvent-elles leur peau ? A cause du réchauffement climatique, la preuve en image (c'est une autre hypothèse, rien n'est moins sûr. )

Mon propos n'étant pas ici de dire que ces brebis sont ou ne sont pas victimes du loup. Je n'en sais rien. Le loup est de retour dans les Pyrénées et les éleveurs qui refusent les moyens de protection parce que les adopter c'est "accepter les prédateurs" vont se rendre compte rapidement des conséquences de ce choix politique irresponsable. Par contre cette manière de traiter une information sans aucune recherche ni recoupement est pour le moins orientée et peu pro.
(Musique à écouter: «Les loups-ou, les loups sont entrés dans Paris» de Serge Reggiani)

Baudouin de MentenConséquences du réchauffement climatique sur les moeurs ovines et le pastoralisme

22 février 2007

Louis Dollo: Franska, morte ou vive

Après  "Louis Dollo se vautre dans les rumeurs", Lourdes Infos, par la plume de son "homonyme d’un belge spécialiste en dinosaures" trace dans un article intitulé "Franska, morte ou vive", le programme de l'ASPP 65 (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen) pour les mois à venir.

Ce programme a été dévoilé lors d'une réunion de l'ASPP organisée à Omex. (Lire : Marie Lise Broueilh, Louis Dollo et l'ASPP dans la Dépêche : l'hibernation des ultra-pastoraux est terminée.)

On y apprend que «durant près de trois heures de débat, de nombreuses idées ont été proposées dont celle d'éliminer Franska», les bergers ayant proposé de «l'envoyer en Pays Basque parce que les Basques ont un savoir faire» ou «d'en faire cadeau à l'IPHB puisque l'institution avait, en décembre 2004, donné son accord pour recevoir deux femelles». Sans succès. «Et pourtant, il faut trouver une solution ou abandonner l'élevage de montagne. Trouver une solution en maintenant la transhumance et le pastoralisme, c'est bien le but que se donne l'ASPP 65.»

Des solutions pour éliminer Franska ?

On y apprend que la cabane «du Pré du Roy» est à proximité de la «tute» de l’ourse Franska. Louis Dollo dans son style inimitable prudent et riche en conditionnels y va d’un : «Selon nos informations, il semble qu'une ou des solutions aient, en définitive, été trouvées mais les participants restent discrets sur la méthode ou les méthodes qui pourraient être adoptées selon les secteurs et la complexité des pratiques et surtout des droits exercés sur les terrains par les uns et les autres. L'ASPP 65 serait le «chef d'orchestre » de l'ensemble. Une réunion de travail pour la coordination des actions devrait avoir lieu en comité restreint en fin de semaine. Nous devrions en savoir plus à cette occasion

Que de mystère pour traquer à nouveau Franska, par une voie plus administrative ou terrienne semblerait-il ?

L’ensauvagement serait-il le but des défenseurs de l’ours ?

«L’ensauvagement» est le nouveau terme à la mode des opposants du plantigrade. A rajouter au «viol des Pyrénées» au «blanchiment des consciences» et à «La réintroduction doit être un acte d'amour».

Ainsi Bruno Besches-Commenge dans un par ailleurs intéressant "Montagnes : l’histoire oubliée d’une biodiversité à visage humain" : «Il paraît alors inquiétant, dans les débats actuels autour de la montagne - ils concernent aussi on le sait son ensauvagement par les grands prédateurs- que l’on fasse aussi peu référence à un document essentiel par lequel la France s’est engagée, dans la droite ligne des réflexions que la FAO conduit au niveau planétaire. Il s’agit de la Charte du Bureau des Ressources Génétiques /BRG/ , dont le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement entre autres, furent cosignataires en 1998

Document qui parle de la juste protection des races ovines et bovines rares et bien sûr de l'intérêt de ne pas garder les troupeaux afin de les laisser profiter des terrains difficiles.»

Pour un responsable de l'ASPP 65 «l'abandon du pastoralisme c'est accélérer l'ensauvagement des Pyrénées avec toute les conséquences que cela peut avoir sur l'environnement et même le tourisme (…) Ce serait aussi un problème d'aménagement du territoire, un problème social et un problème économique, c'est-à-dire tous les ingrédients d'un développement durable. A cause de l'ours, les Pyrénées vont-elles perdre le bénéfice de toutes leurs qualités ? »

Voici maintenant que 4 ours relâchés mettraient en danger toutes les qualités des Pyrénées. Mais que font nos responsables politiques ? Que pensent-ils de l'ensauvagement des Pyrénées?

Le programme de l'ASPP : refus des gardes de troupeaux, des embauches de bergers et des chiens patous

Louis Dollo annonce alors les nouveaux «principes généraux» (très procéduriers) prônés par l’Association de «sauvegarde du patrimoine» quant à la forme de pastoralisme qu’ils souhaitent :

  1. «Refus de garde des troupeaux au profit de surveillance de l'ours : « les éleveurs n'ont rien demandé, à l'Etat d'assumer ses responsabilités et de garder les animaux qu'il importe.
  2. Refus d'embaucher des bergers ou des gardiens de troupeaux pour un motif juridique assez clair: il n'existe pas de cabanes aux normes de la législation sociale, certaines n'ayant même pas de possibilité d'avoir de l'eau.
  3. Pas de Patous pour des raisons de sécurité des randonneurs. Plusieurs procès ont eu lieu dans les Alpes où les éleveurs et bergers ont été condamnés. Certaines communes des Alpes auraient même interdit les Patous et paient directement les dégâts causés par les loups.»

Voilà leurs revendications clairement exprimées face à la présence de Canis lupus dans les Pyrénées. Le réchauffement du printemps s'annonce. Si froid il y a eu ?

L’Equipe Technique Ours et la DIREN, deux cibles fréquentes de Louis Dollo

Louis Dollo revient à nouveau à la charge (Lire Louis Dollo s'en prend à la DIREN dans Plaisir de la chasse») et annonce des «procédures judiciaires» (encore) contre les personnes qui s’occupent d’expertiser les dégâts des ours accusées d’avoir eu des «comportements» anormaux l’an passé ( comprendre d’avoir refusé de mettre sur le dos de l’ours des pertes en estives et d’être «juge et partie».)

Rappelons que les dégâts jugés «douteux» sont comptabilisés comme «dégâts des ours», même s’ils sont douteux ! Des comportements anormaux ... en faveur du pastoralisme, mais pas assez.

L'été 2006 a vécu un véritable feuilleton autour de l'histoire des veaux d’Aston. Episode grotesque qui a vu les éleveurs faire pression sur les autorités pour faire passer ce qui ressemblait plus à des manques de soins pour des dégâts d’ours. (lire les notes ci-dessous)

«Les éleveurs ne laisseront plus faire n'importe quoi par des gens dont la compétence et les méthodes sont pour le moins contestées. Des dispositions devraient  être prises à défaut de voir les services de l'Etat évoluer favorablement.» Pas un mot sur la justesse des diagnostics et la «compétence» des éleveurs et de la fine stratégie de l’ASPAP dans cette affaire délirante des veaux d’Aston soi-disant tués par des ours.

Source : Lourdes-Infos

Le feuilleton des veaux d'Aston

18 février 2007

Rétrospective Ours de Pyrénées 2006

Actualités de l'Ours 2006 - 2006 a été une année chaude pour l'ours des Pyrénées, à cause du réchauffement climatique et surtout à cause de l'actualité : manifestations, vandalisme, menaces, violences et regroupement inter-massif d'un côté, réintroduction, espoirs et déceptions de l'autre. Au menu : polémiques et décisions de justice. Rétrospective de l'année 2006 de l'ours des Pyrénées à la buvette.

01 janvier 2006 : En 2005, 140 000 pages de la buvette des alpages ont été visitées par 45 000 visiteurs. La moyenne hebdomadaire est de 2 695 pages visitées.

9 février 2006 : les opposants à l’ours continuent les actes violents : Saccage des locaux de l’équipe ours de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et vol d'un collier destiné au suivi des ours (Le fameux collier de Balou).

13 mars 2006 : Présentation du plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées françaises par Nelly Olin ministre de l’écologie. Nelly Olin annonce que 5 ours (1 mâle et 4 femelles) seront relâchés, et pas un de plus. Ces lâchers ne seront pas effectués dans les Pyrénées-Atlantiques (qui n’abritent plus que 4 mâles), ni dans l’Ariège (département abritant une population consanguine issue des lâchers de 1996/97), mais dans les Hautes-Pyrénées et en Haute Garonne. Les associations de CAP-Ours demandent la dissolution de l'IPHB.

25 mars 2006 : L'agence française de sécurité alimentaire (AFFSA) publie sa réponse à Augustin Bonrepaux : Non la réintroduction d'ours slovènes ne présente aucun risque pour la diffusion du virus H5N1 de la grippe aviaire!

01 avril 2006 : Philippe Lacube en tête, l'ASPAP saccage le village d’Arbas, qui doit être le premier à accueillir une nouvelle ourse. L'ASPAP fait le siège de la maison de François Arcangeli, maire et Président de l'ADET. Arbas porte plainte et demande la dissolution de l'ASPAP. Philippe Lacube présente le nouveau visage du pastoralisme.

15 avril 2006 : Nelly Olin confirme que le renforcement de la population d'ours ira à son terme, malgré les violences des éleveurs. La capture des ours en Slovénie commence le 22 avril.

26 avril : Des opérations d'éffarouchement de l'ours Boutxy commencent en Ariège.

25 avril 2006 : Trop médiatisée, la fête organisée pour la première opération de renforcement est perturbée par les opposants à l’ours. Philippe Lacube sort du bois quelques secondes avant le lâcher de Palouma. L’opération n’a finalement pas lieu à Arbas comme prévu. Palouma (4 ans, 83 kg) est lâchée discrètement à Burgalays, dans la nuit du 25 avril 2006.

28 avril 2006 : Echaudé par le lâcher raté d’Arbas, le ministère de l’écologie organise dans la discrétion l’arrivée de Franska (6 ans, 110 kg) à Bagnères-de-Bigorre, le 28 avril 2006.

4 mai 2006 : Découverte de onze récipients avec un mélange de miel et de débris de verre destinés aux ours. Nelly Olin fait preuve d'ouverture : suspension des captures en Slovénie dans l’attente de la décision du Conseil d’État. Le lendemain, un collectif anonyme nommé "Tuons l'ours" envoie des menaces de mort au maire d'Arbas, François Arcangeli. Ils recommenceront le 12 mai avec Claude Téron, maire de Goulier.

6 mai 2006 : Audience publique par le Conseil d’État concernant la demande de suspension de la décision ministérielle d'introduction de cinq ours slovènes dans les Pyrénées.

9 mai 2006 : Le Conseil d'Etat rejette la demande de suspension de la décision ministérielle d'introduction de cinq ours slovènes dans les Pyrénées, demande dont il avait été saisi par des syndicats d'éleveurs, des collectivités territoriales et des associations tous opposés à l’opération. Les lâchers sont légaux. L'ASPAP demande au Président de la République un moratoire d'un an. Bernard Moules, secrétaire régional de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) déclare «Nous entrons en résistance! »

13 mai 2006 : Entre 3000 et 5000 manifestants (suivant les sources) défilent à Bagnères-de-Bigorre. A la fin de la manifestation, des cars repassent par Arbas et provoquent une empoignade sur la place du village. Chacun renvoie les responsabilités sur le camp adverse. Des tracts sont lancés : l'ASPAP remet à l'actualité la guerre des demoiselles.

17 mai : Hvala, la troisième ourse (5 ans, 100kg) est lâchée à Arbas (Haute-Garonne). Les Habitants du petit village ont leur ourse.

31 mai : Une petite cinquantaine d'éleveurs anti-ours s'en prennent à la mairie de Rolland Castells à Bagnères-de-Bigorre.

02 juin 2006 : La buvette des alpages gagne le prix du meilleur blog citoyen français 2006. Plusieurs bloggueurs découvrent la problématique de l'ours des Pyrénées et les pressions et menaces qui l'accompagnent.   

02 juin : Balou, le seul mâle du renforcement est lâché à Arbas (Haute-Garonne). Il a 4 ans et pèse 88 kg. Quelques jours après le lâcher, le signal du collier émetteur est perdu et Balou aussi. La disparition de Balou fait les choux gras des opposants qui crient à l'amateurisme. Balou est équipé d'un ancien collier non équipé d'un téléphone portable (Le collier prévu ayant été volé). La réception par VHS des données GPS n'est possible que si l'on est très proche de lui.

03 juin : Une manifestation en faveur de l'ours est déplacée à Bagnères-de-Luchon à Toulouse "par mesure de sécurité". Il n'y aura que peu de monde.

04 juin : Jean Lassalle déclare dans La République des Pyrénées: « Mme Olin devrait démissionner. Ses méthodes sont indignes du rôle qui devrait être le sien ». «On est en face d'une attitude vichyste qui rappelle le régime policier de la pire période». «C'est un viol et cela devrait être puni comme tel».

06 juin 2006 : Augustin Bonrepaux vient d’être nommé «rapporteur» d’une «Mission d’information sur le coût administratif de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées ». 

08 juin : Nelly Olin laisse un mois à l'IPHB pour rendre des comptes sur la gestion du dossier Ours en Béarn par l'IPHB.

09 juin : Une trentaine de manifestant tentent d'introduire un cadavre de brebis au domicile de Gérard Caussimont, responsable du FIEP Groupe ours Pyrénées et profèrent des menaces de mort. Gérard Caussimont portera plainte.   

15 juin 2006 : Suspension du cinquième lâcher. Nelly Olin se dit "extrêmement inquiète" de la disparition de l'Ours Balou.

20 juin 2006 : La buvette dénonce le parler Ipéhachebé de Jean Lassalle.

22 juin 2006 : Balou est retrouvé. Il était parti en plaine, direction Toulouse avant de faire demi-tour vers l'Ariège. Il est trop tard pour la cinquième ourse, le lâcher aura lieu en automne.

28 juin 2006 : Jean Lassalle contre-attaque et dépose une proposition de résolution «tendant à la création d’une commission d’enquête visant à faire la lumière sur la chaîne de décision ayant abouti à la réintroduction en 2006 de quatre ours dans les Pyrénées et à évaluer le coût et l’efficacité des dispositifs engagés par les pouvoirs publics et les associations de protection de la nature en faveur de l’ours depuis quarante ans».

11 juillet 2006 : Balou est capturé et est équipé d'un nouveau collier avec téléphone portable, GPS et VHF.  Balou a grossi de 6kg.

15 juillet : Philippe Lacube et l'ASPAP s'invite au festival Résistances (Ariège) pour défendre les casseurs d'Arbas. Augustin Bonrepaux coupera les ailes à cette organisation pas assez favorable aux éleveurs.

20 juillet 2006 : Saint-Gaudens : Début du procès des militants de l'ASPAP qui ont saccagé le village d'Arbas. Stéphane Lessieux de L'ASPAP invite à manifester devant le tribunal.

24 juillet 2006 : Nelly Olin porte plainte contre Jean Lassalle pour propos diffamatoires (références au régime de Vichy). Saisi par le garde des Sceaux, le procureur de la République de Pau ouvre une enquête.

27 juillet 2006 : Augustin Bonrepaux rentre d'un "voyage de travail" en Slovénie pour effectuer une «enquête financière sur le renforcement de la population d'ours ».

30 juillet 2006 : Vallée d'Ouzoum. Les éleveurs organisent une "traque d'effraiement" (sic), battue illégale à l'ours destinée à faire fuir l'ourse Franska. Ils en organiseront quatre fois. FERUS porte plainte.

4 août 2006 : Nelly Olin annonce que l'Etat arrête le financement de l'IPHB et confie la gestion de l'ours en Béarn à la DIREN Midi-Pyrénées. "Les engagements du ministère pris en 1994 dans le cadre de la charte de l'IPHB sont devenus caduques".

8 août  2006 : Jean Lassalle dépose une question écrite à l'Assemblée Nationale à propos du financement des associations. «Ce document accablant fait apparaître d'innombrables anomalies et irrégularités dans la gestion des dossiers et des subventions versées. Il est également révélateur d'un laxisme et d'une légèreté effrayante dont a fait preuve le ministère de l'écologie ». Il demande « la liste complète des associations subventionnées par le ministère, le montant du financement alloué à chacune d'entre elles et l'utilisation qui en a été faite, la nature détaillée de chaque opération et la situation financière de chaque association». 

11 août 2006 : Jean Lassalle est entendu par la gendarmerie d'Oloron-Sainte-Marie.

22 août 2006 : Sarousse, la cinquième et dernière ourse du plan est lâchée de nuit à Arbas. Les opposants sont pris de vitesse. Ils l'attendaient en automne.

26 août 2006 : La première ourse relâchée, Palouma est retrouvée morte au pied d'une barre rocheuse à Loudenvielle. Les premières investigations menées par les gendarmes concluent à une mort accidentelle mais il reste des questions sur les circonstances de cette mort. Cap-Ours demande son remplacement immédiat. Une rumeur, venant d'un sympathisant des opposants parle d'une lente agonie.

03 septembre 2006 : Nouvelle cible des éleveurs : Franska. Un éleveur cherche à faire indemniser huit jeunes veaux morts en estive. L'ETO déclare que l'ours n'y est pour rien. Les opposants dénoncent l'équipe de suivi, trop "partiale" à leur goût.

06 septembre 2006 : L'ASPAP manifeste le 6 à Foix, devant la préfecture pour obtenir le dédommagement des veaux. La préfecture de l'Ariège annonce qu'il s'agit d'un cas de septicémie, l'ours n'y est pour rien !

07 septembre 2006 : Les dix éleveurs poursuivis pour avoir participé au saccage d’Arbas le 1er avril 2006 ont tous été déclarés coupables aujourd’hui par le Tribunal de Saint Gaudens. Tous les éleveurs sont condamnés notamment à de la prison avec sursis, allant jusqu’à quatre mois, et à une interdiction de manifester pendant 6 mois sur le territoire des communes de lâcher des ours.

16 septembre 2006 : L'ourse Sarousse se débarasse de son collier. Indépendance pyrénéenne ?

30 septembre 2006 : Une ourse accompagnée d'un ourson de l'année ont été observés dans la vallée de Montgari, en Espagne. Au moins une naissance d'ourson en 2006.

25 octobre 2006 : Augustin Bonrepaux écrit au premier ministre, cette lettre est digne de son intervention sur le H5N1, un modèle de mauvaise foi : "Je vous saurais gré de bien vouloir faire étudier par vos services la possibilité de créer un parc à ours de plusieurs milliers d’hectares sur les terrains domaniaux propriété de l’Etat où ils pourraient être suivis par ses services comme en Slovénie et où ils pourraient se reproduire en toute liberté sans perturber la vie des habitants et les différents services de l’Etat et des collectivités locales". La demande de "parcs à ours" est reprise par les associations ultra-pastorales.

26 octobre : Jean Lassalle annonce que l'IPHB va faire un procès au site satirique belge IPHB.org, petit frère de la buvette pour contrefaçon de nom et de marque, atteinte à l'image, diffusion de fausses nouvelles et diffamation. Pas de nouvelles depuis cet effet de manche. Oh toi l'ours belge, ta gueule !

07 novembre 2006 : L'ourse Sarousse qui était (comme Balou) descendue en pleine est capturée, équipée d'un nouveau collier et relâchée à Marignac (Haute-Garonne)

10 novembre 2006 : Projet de budget 2007 de l'Ecologie : Augustin Bonrepaux dépose des amendements pour supprimer environ la moitié des crédits affectés à la surveillance et au déplacement des ours dans les Pyrénées. Les amendements Bonrepaux sont rejetés.

15 novembre : La buvette des alpages le prix du meilleur blog francophone aux Bob's Awards 2006 de Berlin (organisé par la Deutsche Welle). J'en connais qui en mangent leur béret.

30 novembre 2006 : Au début de la période d'hibernation, FERUS dénonce la publication des localisations d'ours et déplore l'utilisation des annonces par les opposants non pas pour protéger leurs troupeaux mais pour organiser des battues. La publication des localisations des ours est stoppée pour l'hiver.

14 décembre 2006 : Augustin Bonrepaux présente son rapport sur le coût de la réintroduction dans l'indifférence générale. Augustin Bonrepaux regrette "que les sommes dépensées pour la sauvegarde des ours ne le soient qu’à un tiers (d’après ses calculs) au profit de… l’élevage !" et dénonce "les dépenses de maintien de l'ordre" occasionnées par les exactions de l'ASPAP qu'il finance par ailleurs. Il ne trouve rien à redire sur la gestion de l'ADET mais dénonce le financement de l'ACP qui s'occupe de la promotion et de l'élevage des chiens de protection de troupeau, donc d'aide au pastoralisme. Allez comprendre.

28 décembre 2006 : l'IPHB organise 28 réunions pour mobiliser les troupes et prêche la bonne parole pour 500 personnes. L'Etat ne financera pas le plan 2007. L'IPHB essaie de s'assurer le financement de la région.

Fin décembre :

  • Tout le monde attend la décision du tribunal de Pau dans l'affaire de la mort de l'ourse Cannelle tuée par René Marquèze à Urdos (Béarn) le 1 novembre 2004 : renvoi de René Marquèze en correctionnelle ou ordonnance de non lieu. La décision sera connue le 19 janvier 2007.
  • Inquiétude concernant l'ours Boutxy. Plus de nouvelles de lui depuis plusieurs mois alors qu'il faisait la une de l'actualité. A-t-il eu le même destin que l'ours Kouky ou va t-il revenir au printemps? Une rumeur de "balle perdue" circule en Ariège. La source de la rumeur est toujours identique...
  • L'hiver est chaud : comme partout dans le monde, l'hibernation des ours est chaotique. Un coup je rentre, un coup je me balade dehors. Cela échauffe les esprits.
  • La fin de l'hibernation est attendue. Y aura-t-il des traces d'oursons?

31 décembre : En 2006, 608 000 pages de la buvette des alpages ont été visitées (+ 468 000 par rapport à 2005 ) par 251 000 visiteurs (+ 207 000). La moyenne hebdomadaire est passée de 2 695 à 11 680 pages visitées par semaine. Merci à vous. Le budget annuel de la Buvette des alpages est de 64 €, payés de ma poche (Pour Augustin Bonrepaux et pour ceux qui me demandent quelles sont les organisations écologistes ou mafieuses qui me financent ;-).

N'oubliez surtout pas d'écouter "Ariège : Zebessetoffeu", de regarder les vidéos de la buvette et de vous plonger dans le dossier du scandale de l'IPHB.

Dernière mise à jour : janvier 2007

17 février 2007

Marie Lise Broueilh, Louis Dollo et l'ASPP dans la Dépêche : l'hibernation des ultra-pastoraux est terminée.

Baudouin de Menten répond à Marie Lise Broueilh, Louis Dollo et  à l'ASPP suite à un article de la Dépêche du Midi : «Réveil de l'ours. Les éleveurs écrivent aux préfets» du 17 février 2007. «Que l’Etat joue le berger.»

Aspp Marie-Louise Broueilh et Louis Dollo dans la Dépêche Delphine Pereira - Franska joue-t-elle encore à la Belle au bois dormant. Il semblerait que la célèbre ourse n’ait hiberné que par intermittence mais c’est plutôt son réveil définitif qui inquiète les éleveurs des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques.

Ils optent aujourd’hui pour l’anticipation autour de Marie-Lise Broueilh, présidente de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen (ASPP) [ Baudouin de Menten : A ne pas confondre avec l’ASPAP, Association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège Pyrénées. Point commun : ils réduisent le patrimoine pyrénéen aux intérêts du pastoralisme et donc à la lutte contre l’ours qui lui bien sûr, n’en fait pas partie. (Lire : Ours patrimoine pyrénéen) ], en alertant les préfets des deux régions concernées mais aussi celui de la région par courrier : «Nous sommes tous concernés nous rappelons les points fondamentaux oubliés par les autorités. D’abord, l’Etat n’est pas propriétaires des terrains, ce sont les communes. Notre système pastoral est le même depuis des générations. Nous leur rappelons aussi que Natura 2000 préconise le développement du pastoralisme dans sa forme actuelle».

Question de biodiversité

Lors de la réintroduction des ours dans le massif pyrénéen, des moyens de protection des troupeaux avaient été avancés par l’Etat. Mais le gardiennage des troupeaux à renfort de bergers ou encore de patous sont des solutions qui sont loin d’emporter l’adhésion des éleveurs : «Nous avons de trop petits troupeaux, le secteur est très vaste. Il faut rappeler qu’avec l’appellation AOC, nous avons des directives et notamment celle qui prévoit que les troupeaux doivent être laissés en liberté». [ L’INAO s’est complètement fait avoir par les bergers qui ont instrumentalisé le texte de l’Appellation pour pouvoir l’utiliser dans leur combat contre l’ours. Lire « De l'AOC pour les ours pyrénéens. Réactions » ]

Bref, ce que veulent les professionnels du pastoralisme c’est que leurs bêtes puissent paître en paix [Baudouin de Menten : comprendre, sans surveillance] comme l’a rappelé Marie-Louise Broueilh : «Les penseurs écolos en ont plein la bouche du mot biodiversité et nous, c’est notre façon de la protéger, nous avons un département remarquable en terme de biodiversité. La nature on la respecte, elle alimente nos troupeaux car nous avons besoin que, l’été suivant, les animaux puissent revenir sur l’estive. Le respect de la nature, on l’a dans nos gènes». [Marie Louise Broueilh parle bien sûr de la nature qui l’intéresse, l’herbe seulement. La sélection est du même type que pour le patrimoine. Il n’y a qu’à voir les détritus abandonnés au pied des cabanes. Les vautours et les prédateurs ne faisant pas partie de la nature, mais des sales bêtes nuisibles et étrangères maintenant qu’ils ont presque réussi à les faire disparaître. Pastoralisme sélectif, écologie sélective, aides sélectives, patrimoine sélectif. Après eux le déluge.]

Au travers de ce courrier, c’est bien évidemment le retrait de l’ours – et en particulier de Franska, qui semble se sentir particulièrement à l’aise sur le massif du Pibeste – [ Le retrait de l’ourse Franska : nous y voilà. Je croyais que les ourses slovènes n’étaient pas adaptées aux Pyrénées, ou l’inverse. Lire à ce propos « Après la mort de Palouma, Franska, la nouvelle cible ] sans toutefois trop y croire : «On demande qu’on nous l’enlève, c’est à l’Etat de prendre ses responsabilités, on n’a pas de solutions à leur apporter on dit simplement : c’est vous qui avez provoqué la situation, à vous de régler le problème, le temps presse, c’est une question de calendrier».

Effectivement, dès le milieu du mois de mai, les troupeaux de tous poils reprendront le chemin des estives et les ours seront à ce moment-là totalement réveillés. C’est pour cette raison que les trois préfets sont, d’ores et déjà invités sur le secteur de l’ASPP.

Delphine Pereira

[Baudouin de Menten : Les ultra-pastoraux sont sortis d’hibernation. A noter la présence sur la photo qui accompagne l’article de Louis Dollo, qui est guide de pays et non éleveur.]

10 février 2007

L'Ours des Pyrénées : analyse de Baudouin de Menten

La polémique autour du renforcement de la population d'ours des Pyrénées

L’ours brun des Pyrénées (Ursus arctos) pose un grand débat. Depuis l’abattage de Canelle (la dernière ourse femelle de la souche pyrénéenne), la situation est devenue critique pour ces ours qui ne sont plus que quelques-uns aujourd’hui. Si aucune mesure n’avait été prise, l’extinction de ces ours était assurée. Le gouvernement français a réintroduit ( à ce jour) 4 ours en 2006. Un cinquième ourse est prévue pour l'automne. Même avec cette réintroduction, la viabilité de la population d'ours des Pyrénées n'est pas assurée. L'objectif est d'arriver en 2008 à une trentaine d’ours.

La polémique fait rage :

L'ours est un mythe (lire le mythe de l'ours de Gérard Caussimont ou l'article de Libération) et les opposants politiques utilise les prédateurs (ours et loups) dans le cadre de leur politique anti-environnementale (lire: L'institution Patrimoniale du Haut Béarn de Laurent Mermet, Parlez-vous ipéhachebé? ou la rhétorique de Louis Dollo, de Christian Estrosi).

Quelles sont les raisons principales de l'opposition au renforcement de la population d'ours dans les Pyrénées? Voici quelques arguments avancés par les opposants, l'exemple du tract de l'ASPAP

L'ours est un prédateur

L’ours est un prédateur qui cause la mort de 200 à 250 brebis par an.
20000 à 25000 brebis meurent chaque année en estives sur les 250000 brebis présentes. L'ours est à l'origine de dégâts et prédations sur les troupeaux et les ruches: il n'est cependant responsable que de mois de 1% des pertes! Beaucoup de troupeaux ne sont pas gardés.

Pour les extrémistes anti-ours, accepter les aides et les moyens de protection équivaut à accepter l'ours. Il