Dans la presse

18 juillet 2008

La vérification de l'information: un oubli fréquent

La vérification de l'information, le cauchemar de la presse (agricole entre autre, mais pas seulement) dans le dossier des grands prédateurs

Encore un journaliste de l'à peu près : le journal Ouest France publie ce 17 juillet un article "Le loup, cauchemar des éleveurs" signé Thierry Creux ou François Lemarchand, la présentation n'est pas claire sur le véritable auteur de cet article où ressort à nouveau la "réintroduction du loup", véritable monstre du Loch Ness des milieux agricoles français.

"La réintroduction du loup pose de nombreux problèmes aux éleveurs. : Thierry Creux" (Est-ce l'auteur ou un interviewé?) Malgré toutes les observations, études et autres analyses scientifiques, revoilà la théorie de la réintroduction du loup. Bien sûr, aucune information ou preuve n'est donnée sur :

  • Qui à réintroduit le loup ? Une ou plusieurs personnes, une association ?
  • Quand et comment ont-ils été capturés?   
  • Où ont-ils été capturés ? Quelles observations sur les meutes existantes soutiennent cette thèse ?
  • Où ont-ils été relâchés ?

Les politiciens alpins opposés au retour naturel du grand prédateur ont toujours soutenu cette thèse agricole, sans avoir jamais apporté le moindre indice de preuve de quoi que ce soit. Même les spécialistes du loup se sont cassés les dents sur la capture des prédateurs :

Et Ouest-France de reprendre une "Une" de la France Agricole : "De 120 à 150 loups colonisent désormais dix départements du Sud. C'est la Une de la France Agricole du 11 juillet : « Loup : le plan de protection montre ses limites. » Réintroduit en France, le loup repeuple, année après année, davantage de provinces. Vingt-cinq zones de présence permanente sont recensées dans dix départements français de Rhône-Alpes, et de Provence-Alpes-Côtes-d'Azur. Il devrait bientôt revenir en Languedoc-Roussillon, en Franche-Comté, en Midi-Pyrénées et en Auvergne. Et ainsi revenir rôder sur le théâtre des actes sanguinaires de ses lointains aïeux, de Haute-Auvergne et Gévaudan.

En reprenant, hors contexte, les écrits de Jean-Marc Moriceau, il est effectivement facile d'essayer de répendre la peur : "revenir rôder sur le théâtre des actes sanguinaires de ses lointains aïeux". L'objectif de l'article est clair : répendre la peur du loup. Comment ce journaliste va t-il prouver ce qu'il avance? Quelles sources confirment cette affirmation ? Comment a-t-il fait son travail de journaliste : vérifier et croiser les sources...

Le retour du loup en France

28 octobre 2007

Qui va à la chasse

Cultures et patrimoines de l'Europe alpine
L'Alpe n°38 - Glénat - Revue trimestrielle

Éditorial

L'Alpe n°38 Glénat Qui va à la chasseLa chasse est une composante essentielle des sociétés alpines, comme en témoignent d’innombrables récits et l’omniprésence, dans l’iconographie alpestre, du chasseur de chamois ou de marmottes. Aujourd’hui, cette pratique toujours bien vivante est pourtant controversée, les opposants objectant qu’elle n’a plus aucune raison d’être et qu’il faut laisser la faune sauvage s’ébattre en paix. Sujet délicat, donc... et d’autant plus intéressant ! Au-delà des querelles partisanes et des idées reçues s’esquissent au fil des articles les diverses facettes d’une activité non dépourvue d’ambiguïtés. Car les choses ne sont pas si simples et le propos ne peut se contenter d’une vision manichéiste. À commencer par une évidence : la chasse se décline au pluriel. Au fil du temps, des lieux, des individus et des mentalités.

Jadis considérée comme une ressource, économique et alimentaire, la chasse possède également une forte signification symbolique par la relation qu’elle induit avec un monde sauvage opposé à l’univers domestique. En pays de montagne sans doute plus qu’en plaine. Loin des clichés, la majorité des chasseurs de l’alpe sont avant tout des amoureux de nature et de fins connaisseurs de leurs territoires. Avaler des dénivelés en terrain scabreux pour débusquer un chamois, un chevreuil ou une perdrix des neiges n’a rien à voir avec le tir aux pigeons...

«Il m’arrive de partir à la chasse avec mes chiens en oubliant mon fusil...» me confiait récemment un chasseur d’un village de Chartreuse. Peu importe le gibier pourvu qu’on ait l’ivresse, en somme... Celle de l’affût dans une forêt pentue ou de l’approche sur un pierrier instable. Celle d’une journée intense, dans la solitude de la haute montagne ou la connivence du groupe. Sans oublier le partage d’un repas et d’épiques récits au retour, dans le cercle élargi de festivités villageoises.

Il n’en reste pas moins qu’en appuyant sur la gâchette, on apporte la souffrance, on donne la mort. Comment l’oublier, même si le chasseur se pose désormais en acteur incontournable de la gestion de la faune, voire de l’environnement, sous le contrôle de sévères règlements. Bien d’autres pourtant (et j’en suis...) trouvent un égal bonheur à courir la montagne sur les traces des animaux dans le seul but de les observer ou de leur tirer le portrait. On peut aussi se contenter de chasser les champignons...

Alors, derrière cet amour de la nature et d’un mode de vie ancestral invoqués par les chasseurs, doit-on déceler chez eux un atavisme primordial de prédateur et la jouissance inavouée de faire couler le sang ? Sans tomber dans un sentimentalisme excessif, on serait effectivement en droit de penser, comme Théodore Monod, que la chasse est une pratique anachronique dans nos pays civilisés. Si la nature est cruelle par essence, l’homme occidental n’a plus de raison objective de prendre part à cette cruauté. Mais est-il vraiment plus condamnable de tuer un canard colvert que de gaver une oie, d’abattre un chevreuil en forêt que d’élever des biches en enclos pour le rôti de Noël ?...

Dominique Vulliamy

La buvette dans L'Alpe

A noter que la buvette est pour la 3ème fois reprise dans la rubrique "Le cybercolporteur de L’Alpe" : «La buvette des Alpages: pastoralisme et biodiversité. Promotion de la cohabitation entre bergers, troupeaux et grands prédateursObjet social d'autant plus sympathique que ce web a pour site «frère» ces pages dédiées au «Génie des Alpes», la délicieuse bande dessinée de F'Murrr.

30 mai 2007

En juin, la buvette est dans Géo ou l'inverse

Magazine Géo juin 2007La buvette dans la presse - Bonne surprise, le magazine "Géo" de juin 2007 est venu faire un petit tour à la buvette des alpages. "Le style est plaisant et les photos formidables." Un grand merci aux clients de la Géothèque. Bienvenue à la buvette des alpages.

Notre sélection Internet : buvettedesalpages.be

"Un site sur les moutons et tout ce qui tourne autour." Le ton est donné. Ce blog, qui milite pour la cohabitation pacifique entre bergers, troupeaux et grands prédateurs, n'est ni "pro-loup" inconditionnel ni "anti-ours" extrême. Même si la plume mordante de Baudouin de Menten, responsable du site n'épargne pas les "ultras du pastoralisme".

La cohabitation entre les hommes et les grands prédateurs ne coulant pas de source dans les montagnes de France, la question est examinée sous tous les angles : historique, juridique, littéraire, social...

Le style est plaisant et les photos formidables.

La rédaction de Géo

15 décembre 2006

La voie du Loup (FNE) pose 3 questions à La Buvette des Alpages et à son webmestre Baudouin de Menten

La Mission Loup a eu un énorme coup de cœur pour le site La Buvette des Alpages qui a par ailleurs été couronné du prix du « meilleur blog citoyen 2006 ». Nous avons été séduits par sa grande réactivité, sa richesse, son analyse très pertinente des enjeux et, ce qui ne gâche rien, son humour. Baudouin de Menten (Romuald), son créateur, nous en dit plus sur ses objectifs.

La voie du loup : Votre site se veut un instrument de défense du métier de berger ET de la biodiversité. Autrement dit de la cohabitation entre pastoralisme et grands prédateurs. D’ailleurs, vous ne mâchez pas vos mots pour fustiger, par exemple, les exactions des opposants à l’ours. Expliquez-nous ça...

Baudouin de Menten : En tant que parapentiste en Belgique, on m’appelait Romuald, à cause de mes allusions perpétuelles à la BD « Le génie des Alpages » de F’Murrr. Lors de stages dans la Drôme avec mon école belge, j’ai voulu rencontrer l’auteur de la série : F’Murrr, qui créait à l’époque les affiches de la fête de la transhumance à Die . Je me suis lié d’amitié avec André Pitte (malheureusement disparu depuis), l’organisateur de la fête de la transhumance à Die et rédacteur en chef de la revue l’Alpe (Glénat). Il m’a proposé de tenir un stand «La buvette des alpages». Tout seul pour le faire, j’ai refusé, mais j’y ai rencontré les éleveurs de la Drôme.

Sur le site de la BD, je ne pouvais pas parler des vraies brebis et chair et en laine, j’ai donc créé la Buvette des alpages pour parler de la cohabitation.

J’y suis retourné l’année suivante. Etant convaincu que les prédateurs et les troupeaux pouvaient cohabiter (avec de la bonne volonté et des moyens de protection), j’ai été moyennement bien reçu. Ils appréciaient mes articles sur le pastoralisme, moins bien ceux sur le loup. Pas grave, j’ai continué de rédiger la Buvette malgré ma position entre le marteau et l’enclume.

Après des contacts sur le forum du Pays de l’ours, j’ai proposé à Alain Reynes (directeur de l’ADET) mon aide pour la création de la version 2 du site de l’association. Catherine (de l’ADET) créait le graphisme et ArtWhere (la société où je travaille) installait son système de gestion de contenu. J’ai alors redécouvert les Pyrénées, l’état catastrophique de la population d’ours résiduelle, la gestion catastrophique de l’IPHB (Institut patrimonial du Haut-Béarn), le show politique permanent version Jean Lassalle et la mauvaise foi de certains éleveurs pour qui l’agriculture n’est qu’un moyen de domination du milieu et pour qui le seul ours acceptable est l’ours empaillé tué par un Nemrod de passage. J’ai découvert le patrimoine pyrénéen cher à l’ASPAP.

Vu la capacité de progression de la population de loups, son adaptabilité  et ses nombreux défenseurs, j’ai décidé de défendre les derniers ours avec énergie ainsi que les bergers qui acceptent de vivre à ses côtés, même si ce n’est pas facile.

Lors des Automnales du Pays de l’ours, j’ai découvert les exactions des opposants à la survie de l’ours et j’ai changé un peu mon fusil d’épaule. Ma défense du pastoralisme est devenue plus sélective. Je connais le métier de berger, j’ai passé de nombreuses nuits en estive, mais je n’ai pas de sympathie pour les extrémistes, qui d’ailleurs n’en ont plus pour moi. La Buvette reçoit chaque semaine des messages haineux et des injures. J’ai transmis quelques menaces de mort aux autorités françaises.

Beaucoup de personnes de terrain n’ont pas la possibilité de s’exprimer : des agents de parcs nationaux, des bergers trop favorables à l’ours, menacés par des collègues. J’ai maintenant un réseau d’une bonne cinquantaine d’informateurs : bergers, éleveurs, chasseurs, membres d’associations proches de la nature ou du pastoralisme, gardes, guides, journalistes, scientifiques… Autant vous dire que ma boite e-mail est pleine d’articles à publier. Même à distance, j’ai parfois l’impression d’assister aux réunions de l’IPHB, de l’ASPAP ou d’être sur le terrain, ce que je fais dès que j’ai des vacances…

La voie du loup : Vous prenez position contre les “anti” de tous bords... Pensez-vous néanmoins que le débat et les prises de position manquent parfois de radicalité (au sens positif du terme, par exemple, faire preuve de moins de laxisme vis-à-vis des actes de braconnage) ou, tout au moins, de positions courageuses ?

Baudouin de Menten : Les opposants à l’ours ont construit une vraie stratégie, appuyés qu’ils sont par de petits politiciens locaux, véritables intouchables pour qui la fin justifie les moyens. L’ours représente un mythe qui permet au milieu agropastoral de se réconcilier, en pleine période de crise du pastoralisme, contre des ennemis communs : l’ours, l’étranger (une autre vallée, une autre pensée, un autre pays, une autre langue), celui de la plaine, le citadin, l’instituteur, le fonctionnaire parisien ou européen, l’Etat, etc. Un vrai complot international en quelque sorte.

Alors ils créent un repli identitaire sous-nationaliste et créent des associations sur l’idée de la défense du patrimoine et de l’identité pyrénéenne, le village gaulois entouré de méchants romains.

Ces associations pilotées par les politiciens locaux en quête de voix, Tintin et la Castafiore (on les connaît en Belgique !) utilisent de vraies méthodes de désinformation et de propagande. Une certaine presse papier ou web est à leurs pieds. La solution passera par les urnes. Une fois ceux-là retournés à l’opposition, le dialogue pourra reprendre.

L’Etat doit rétablir la légalité et mettre fin aux républiques bananières montagnardes. Il a commencé mais il reste du travail. Les opposants sont plus nombreux que les ours en vie. Si un éleveur ou un chasseur extrémiste qui dégomme un ours en plaidant la légitime défense est relaxé, ce sera la porte ouverte  aux autres extrémistes. Il suffira de quelques-uns pour qu’ils aient définitivement la peau de l’ours des Pyrénées.

La voie du loup : Supposons que vous soyez ministre de l’Ecologie et que vous ayez pleins pouvoirs (voire même une baguette magique !)... Que feriez-vous pour que la cohabitation se passe plus paisiblement ?

Baudouin de Menten : Je proposerai un contrat gagnant/gagnant pour couper le cercle vicieux des aides. La France ne manque pas de brebis, mais d’ours. Pourquoi un cercle vicieux ?
Les revenus des éleveurs en montagne, le pastoralisme étant en crise, sont composés à plus de 50% de subventions. Un système qui a furieusement tendance à devenir un cercle vicieux :

  • les éleveurs ont besoin des subventions pour vivre
  • l'Etat augmente les subventions pour encourager la cohabitation avec l'ours
  • Certains éleveurs refusent les mesures de protection qui «ne marchent pas», mais ne refusent pas toujours les subventions. Là dessus, rien n'est clair.
  • Les défenseurs du plantigrade reprochent aux éleveurs de profiter de la situation et de prendre l'argent de l'ours sans l'ours.
  • Les opposants descendent dans la rue et manifestent violement pour se faire entendre et... L'Etat augmente les subventions aux éleveurs qui continuent à refuser l'ours.

On tourne en rond... La solution ne serait-elle pas d'assurer enfin justice, soutien au pastoralisme et acceptation de l'ours en proposant un contrat gagnant/gagnant ?
Les éleveurs s'engagent :

  • à adopter en zone à ours les mesures de protection proposées par l'Etat,
  • à gérer leurs troupeaux "en bon père de famille": à pratiquer le pastoralisme avec de vrais bergers présents en estives et qui en assurent la fonction dans des conditions de confort acceptables financées par l'Etat,
  • à ne pas attenter à la vie et à la santé des ours d'une manière directe ou indirecte,
  • à être des gardiens attentifs et à surveiller la tranquillité des zones vitales pour les ours.
  • à promouvoir un pastoralisme respectueux de l'environnement et de la faune.
  • à créer un climat de dialogue et à abandonner les actions violentes et hors la loi.

En échange l'Etat s'engage :

  • à créer de nouveaux emplois de bergers et à payer les salaires des nouveaux responsables de la protection des troupeaux,
  • à améliorer les conditions de vie des bergers : aménagement des cabanes, héliportages ou bâts, liaisons téléphoniques, etc.
  • à encourager l'élevage et le bon conditionnement des patous,
  • à soutenir les bergers en zone à ours en participant au financement des moyens de protection (aides humaines au gardiennage, clôtures, effarouchement, chiens efficaces ...)
  • à  dédommager les dégâts et leurs conséquences d'une manière juste et rapide, à un taux négocié et accepté par les éleveurs,
  • à promouvoir les produits agricoles de qualité issus des élevages participant au contrat (dans ou en dehors des zones à ours)
  • à mettre en place un réel dialogue, la concertation demandée par les éleveurs
  • à amnistier les éleveurs poursuivis qui acceptent de participer au contrat
  • à poursuivre et à punir tout acte qui met en péril la santé ou la survie des ours.

Un tel contrat qui mettrait en place des aides conditionnelles permettrait à chacun de sortir de ce conflit par la grande porte, la tête haute. L'opinion publique qui est favorable autant à la protection et à la survie de la population d'ours des Pyrénées qu'à la défense du pastoralisme et des bienfaits de l'activité sur les paysages pourrait enfin se réconcilier avec les deux parties.

Une réconciliation générale

Le rêve de cohabitation entre éleveurs, chasseurs, bergers, montagnards, touristes, parisiens, acheteurs de fromages et d’agneaux, écologistes (escrolos comme disent certains opposants), naturalistes, loups et ours. Les ours resteraient en vie, les bergers seraient appréciés pour les efforts de cohabitation et pour leurs véritables actions de sauvegarde du patrimoine pyrénéen ou alpin et des paysages.

Pour en arriver là, il faudrait renvoyer Tintin, la Castafiore et quelques autres théoriciens de l’anti-environnement à leurs chères BD. Les élections approchent. Elisez des hommes  ou des femmes politiques responsables, pas des clowns violents ou manipulateurs. Moi, je ne vote pas en France, je suis un touriste estranger. L’écologie n’est pas un parti, c’est un mouvement humain qui a sa place dans tous les partis politiques. C’est le parti des générations futures, de la Terre et de l’homme sur la Terre.

Ceux qui dans les Pyrénées me traitent de terroriste intellectuel écologiste, d’aristo adepte de l’ancien régime, de tenancier aviné et d’étranger (je cumule) ne savent pas que je suis fils et frère d’agriculteur, que je vis en pleine campagne, que je suis un ancien chasseur, un centriste et que mon vote change en fonction de la qualité des hommes ou des femmes que j’ai à élire.

Les attaques personnelles, les menaces de procès ou de mort sont les derniers arguments de ceux qui n’ont plus rien à dire et dont les malversations et les manigances ont été dévoilées au grand jour. Pour eux, la Buvette est un caillou dans leur chaussure, pour d’autres, c’est un endroit lointain où ils peuvent raconter des choses qu’ils ne peuvent pas dire dans leurs montagnes, parce que menacés d’une manière ou d’une autre. Ils me demandent tous : « Mais comment êtes-vous au courant de tout cela ? ». C’est facile, je paie un petit verre et les consciences se délient.

Bienvenue à la Buvette des alpages, le site des brebis et de tout ce qui tourne autour. La Buvette des alpages est située dans un pays de cultures où la seule chaîne de montagne sont les terrils. «Nos petites Alpes en sol mineur» comme dit Olivier Rubbers, le responsable de la réintroduction des castors en Belgique.

Baudouin de Menten

Propos recueillis par Florence Englebert (FNE)

15 novembre 2006

Bobs Awards 2006, la buvette des alpages recoit les prix du "meilleur blog francophone"

Les gagnants des BOBs Awards 2006 sont désignés. Le « Meilleur blog » est américain.

Le jury du concours international de blogs de la Deutsche Welle, les BOBs 2006, a dévoilé ses lauréats dans 15 catégories. La course pour le titre de champion absolu a été remportée par le blog anglophone "Sunlight Foundation". C'est un blog collectif qui s'engage pour plus de transparence au sein du gouvernement et des autorités aux Etats-Unis. Le jury a estimé que « Sunlight Foundation » était un excellent exemple de l’impact des blogs sur la vie citoyenne, parce qu’il incite les internautes à s'engager sur le plan politique, tout en leur offrant des moyens de recherche et d’interaction.

Le "Prix Reporters sans Frontières" a été attribué à deux candidats ex-aequo. Il s'agit de deux blogs en langue farsi: le blog photo "Kosoof" et le blog critique de Hamed Mottaghi "Tanine Sokut".

Un bilan très positif

Plus de 5.500 propositions dans 15 catégories ont été adressées dans la première phase du concours par des internautes du monde entier. Le jury a eu la mission délicate de choisir dix finalistes par catégorie, ce qui n'était pas facile étant donné que le concours se déroulait en dix langues: allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, farsi, français, néerlandais, portugais et russe.

La buvette des alpages primée pour la deuxième fois

Après avoir reçu le prix du meilleur blog citoyen lors des "Premières Rencontres Nationales du Blog Citoyen" à Alençon en juin 2006, la buvette des alpages a remporté le prix du meilleur blog francophone aux Bob's Awards 2006 de la Deutsche Welle.

Le blog qui prône la cohabitation a été élu par le public mais également par le jury, malgré plus de 300 e-mails d'opposants à la cohabitation pastoralisme - prédateurs qui ont fait pression sur le jury afin d'obtenir le retrait de la buvette des alpages de la liste des participants. Le jury a répondu aux e-mails non anonymes qui le méritaient.

Ils en parlent

26 octobre 2006

IPHB.fr annonce qu'il va attaquer IPHB.org en justice

Jean Lassalle annonce que l'IPHB va faire un procès au site satirique belge IPHB.org, qu'il a besoin du pognon des français pour continuer de faire vivre son Institution et qu'il serre les points quand il pense à Nelly Olin.

L'IPHB exsangue cherche une transfusion de pognon

La pompeuse Institution au langage alambiqué (voir parlez-vous ipéhachebé) se débat comme un poisson rouge dans une flaque. « L’IPHB, a décidé d'engager un recours devant le tribunal administratif de Pau pour obtenir l'annulation du désengagement du ministère de l'écologie dans le financement de la charte du développement durable des vallées et de protection de l'ours dont elle a la charge. » annonce le journal Sud-ouest. Nelly Olin, la ministre de l’écologie avait annoncé cet été qu’elle n’avait plus du tout envie d’engager des fonds publics dans une structure qui ne soutenait pas son plan et oubliait la moitié de ses objectifs, pourtant inscrit dans la fameuse charte. La charte de l'IPHB est caduque.

Sans argent pour financer ses actions et arroser le milieu pastoral, Jean Lassalle et Didier Hervé ont arrêté de faire les fanfarons comme durant Eldorando. Le navire prend l’eau. Jean Lassalle et ses collègues élus considèrent que l'état ne respecte pas le contrat passé. Ce que l’Etat refuse à l’IPHB, la région pourrait bien le refuser aussi. Alors le grand machin béarnais n’aurait plus qu’à mettre la clé sous la porte. Les japonais ne sont pas preneur de la vitrine du député chanteur, gréviste anti délocalisation. Faut-dire qu’il cumule les actions médiatiques ridicules.

Lassalle devient procédurier

La parlote ne suffit plus, les grands discours non plus, alors l’IPHB sort l’artillerie lourde : avocat en tête, l’IPHB a décidé de tirer sur tout ce qui bouge, comme les chasseurs. Lundi prochain l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn jouera les vierges effarouchées au tribunal de Pau pour récupérer le pognon que l’écologiste de salon Nelly Olin lui refuse.

D’abord obtenir un référé suspension pour arrêter l’hémorragie et ensuite, essayer, sur le fond de prouver que le méchant Etat parisien est injuste avec la noble Institution Valléenne pleine de mérites et de vide dans la caisse qui sent la brebis. Un appel a été lancé aux politiciens locaux arrosés pour qu’ils ouvrent la bouche en faveur de la moribonde agence de communication de Jean Lassalle. «Tous ceux qui veulent donner leur avis sur l'intérêt de la charte doivent le faire pour démontrer au juge la réalité du terrain. La décision de la ministre est injuste au regard des actions menées».

Le bilan catastrophique et scandaleux de l’Institution est pourtant bien plus riche du côté des dépenses que de celui des succès. Pour parler et se réunir, ils sont bien sûr imbattables.

Les chances de succès de cette action de la dernière chance sont minces : «La juridiction administrative devra non seulement se prononcer sur la recevabilité de la requête exprimée au nom de l'IPHB. Mais aussi sur le caractère urgent de l'intervention. Le ministère de l'écologie a déjà fait savoir que rien n'était pressé puisque l'avenir de l'IPHB n'était pas compromis» rajoute le journal Sud-ouest. Ce chant ci a tout du chant du cygne.

L’avocate de l’IPHB est pourtant bien consciente des excès en tout genre du bouillant gréviste du Palais Bourbon : «Peut-on rompre un contrat unilatéralement à cause des prises de position du président qui ne représente pas l'IPHB à lui seul ?», oubliant que la décision n’a pas été prise à cause des propos déplacé de Lassalle, mais à cause des années de gestion inefficace du dossier ours en Béarn (Le bilan de l'IPHB en une seule image)

C'est pourtant pas l'envie qui manque

Jean Lassalle et Augustin Bonrepaux ont tout essayé pour mettre des bâtons dans les roues des camionnettes amenant des ourses de Slovénie : appel à la guerre avec du vocabulaire militaire, obstructions, grippe aviaire, ours radioactifs, financement des associations ultra-pastorales, attaques personnelles … (le conseil d’Etat a pourtant donné son feu vert à la réintroduction), lettre au premier ministre. Les grandes manoeuvres de l'été contre Nelly Olin et les associations n'ont pas permis de mettre un terme au lâcher d'ours.

Dernière possibilité : «Il n'est pas évident que l'état puisse intervenir sur des territoires privés communaux sans obtenir leur accord. En matière de décentralisation, on fait mieux», dit-il. Pas touche Nelly, le Béarn, c’est son jardin, tu es sur ses terres! «Des questions fondamentales vont maintenant se poser. Il ne s'agit pas de demander la séparation du Béarn au reste du pays. Mais de savoir qui peut faire quoi sur des propriétés privées. L'affaire des ours n'est pas finie puisqu'elle commence juste».

Et puis malgré la caisse vide, le conseil de l’Iphb a parlé des projets, comme si le retour de l’argent de l’Etat était déjà chose acquise. L’IPHB a fait de nouveau plan de châteaux en Espagne en préparant l’espérée prochaine charte 2007-2013. Jean Lassalle prend ses désirs pour des réalités «Comme si la tempête ne faisait que passer» ironise Patrick Sanchez dans Sud-Ouest.

Oh toi le Belge, ta gueule!

Mais qui il est lui le bloggeur belge pour s’attaquer au baron chanteur béarnais ?L'institution Patrimoniale du Haut Béarn a également décidé d'attaquer en justice l'auteur d'un site web basé en Belgique qui a détourné le logo de l'IPHB pour le transformer en «Institut Pas Très Moral du Haut-Béarn». Objet des poursuites : contrefaçon de nom et de marque, atteinte à l'image, diffusion de fausses nouvelles et diffamation…

Me voilà prévenu, IPHB.org et la buvette sont des cailloux dans les bottes militaires de la Castafiore.  L’IPHB va se ridiculiser en attaquant en justice un particulier belge qui se fout de sa poire à défaut de pouvoir l’entarter: Gloup, gloup !

L’IPHB va dépenser ces derniers centimes dans une action en justice contre un belge (un estranger de la plaine, même pas porteur de bérêt) qui écrit dans un site hébergé au Pays-Bas qui parle d’une association française pour contrefaçon de nom et de marque alors que l’IPHB ne vend rien, n’est pas une marque, n’a pas déposé son nom et n’a pas eu l’intelligence d’acheter à 7 euros le nom de domaine iphb.org. Funeste erreur qui a fait le lit d'un site satirique qui lui ronge le foie.

Sa majesté béarnaise n’aime pas qu’on lui résiste et a oublié l’affaire jeboycottedanone…

Venez Monsieur Lassalle vous attaquer aux moulins du plat pays. Vous allez ainsi trainer une nouvelle casserole et me faire de la publicité. Vos méthodes sont connues. Bienvenue à la Buvette des alpages.

02 juin 2006

La Buvette des Alpages gagne le prix du meilleur blog citoyen 2006

Meilleur blog citoyen 2006 - 1ère Rencontres nationales du blog citoyen 2006Alencon - 01/06/2006
La buvette des alpages gagne le prix du meilleur blog citoyen 2006 aux Premières Rencontres nationales du blog citoyen dans la catégorie "Projet local".

Je remercie chaleureusement les votants, le jury, les organisateurs de cette manifestation citoyenne et le maire d'Alancon pour son accueil.

C'est hier 1er juin à Alencon que le jury a remis les 5 prix des meilleurs blogs citoyens 2006. Chaque lauréat a gagné un iPod nano 4 Gb. (pour le podcasting)

Les gagnants des meilleurs blogs citoyens 2006

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