Canada - Québec

20 août 2008

La capture d'animaux pour la recherche peut nuire aux ours, selon une étude

EDMONTON — Les biologistes de la faune causent parfois du tort aux animaux qu'ils étudient, à cause de méthodes communément utilisées par les chercheurs, selon une étude qui suscite déjà la polémique au sein des milieux scientifiques.

Capture d'un ours en GrècePhoto : capture d'un ours en Grèce. Photo Callisto.

Des ours capturés, examinés puis relâchés montrent des dommages persistants aux muscles et une diminution de poids qui vont s'aggravant avec la multiplication du nombre de captures, soutient Marc Cattet, un biologiste vétérinaire de l'Université de Saskatchewan, et principal auteur du rapport publié dans le dernier numéro du "Journal of Mammology".

On croit généralement, à tort, que la capture et la manipulation d'animaux ont des effets à court terme, mais peu d'effets à long terme, a affirmé l'universitaire, mardi.

A l'aide des données de deux différents projets d'étude sur les grizzlys et les ours noirs, en Alberta et en Caroline du Nord, M. Cattet a analysé le sang des bêtes pour y évaluer les enzymes qui sont libérés à la suite de dommages musculaires causés par des efforts intenses, le combat ou le stress. Il a notamment constaté qu'environ 70 pour cent des grizzlys capturés par des collets montraient des taux d'enzymes plus élevés que la normale, et que le même phénomène se répétait, à des degrés variables, chez les bêtes capturées par d'autres moyens.

Endoloris et ankylosés, les ours se déplacent moins. Cette perturbation semble avoir des conséquences à long terme. Leur poids diminue sous la normale, un effet encore plus marqué chez les bêtes capturées à plusieurs reprises.

Les captures multiples sont une méthode courante de recherche.

Selon M. Cattet, il est probable que les conclusions de son étude s'appliquent à d'autres mammifères fréquemment étudiés au moyen de captures et de remises en liberté, comme le caribou. M. Cattet a déclaré avoir déjà dû faire face à de la résistance vis-à-vis de ses conclusions - même pour faire publier son étude.

Source : La presse Canadienne

10 novembre 2007

Les ours et les gens

Un guide sur la sécurité et
la conservation sur les sentiers

Parc national du Canada des Lac-Waterton
Information aux visiteurs

Les attaques par les ours sont rares

Les ours et les gens - Un guide sur la sécurité et la conservation sur les sentiers, information pour les rencontres hommes oursLes attaques par les ours sont rares. En général, les animaux sauvages préfèrent éviter les êtres humains, et les ours ne font pas exception à la règle. La plupart des rencontres fâcheuses entre les ours et les êtres humains surviennent lorsque l'ours transforme son comportement naturel, qui consiste à éviter l'être humain, pour devenir agressif, et ce, pour les raisons suivantes :

  • Il a été surpris.
  • Il protège ses petits ou sa nourriture.
  • Il a été attiré par l'odeur de nourriture ou d'autres odeurs semblables.
  • Il a été provoqué par un chien.
  • Il s'est habitué à l'être humain de sorte qu'il en a perdu sa crainte naturelle.

Nous vous présentons ici des lignes directrices sur la sécurité au pays des ours. Il est difficile de prévoir le comportement de l'ours parce qu'il s'agit d'un animal complexe. Les ours sont tous différents, et ils réagiront différemment dans des situations différentes. Les renseignements qui suivent vous permettront de savoir ce qu'il faut faire pour éviter une rencontre fâcheuse avec un ours et comment il faut réagir si une de ces rencontres se produit.

Les mêmes sentiers sont utilisés par les hommes et les ours. 

Vaporisateur à gaz poivré
Parcs Canada recommande de transporter un vaporisateur à gaz poivré en tout temps. Les résultats de recherches indiquent que les vaporisateurs peuvent être efficaces lorsqu'ils sont utilisés adéquatement. Si vous comptez vous munir d'un tel dispositif, sachez que le vent, la distance de l'animal, la pluie et la durée de conservation du produit peuvent tous agir sur son efficacité. Lisez attentivement les instructions de la canette et gardez-la à portée de la main. Le meilleur moyen de vivre en sécurité au pays des ours consiste encore à éviter tout contact avec eux.

1) La meilleure chose à faire, éviter les rencontres

L'activité humaine produit un grand effet de stress sur les ours. Vous pouvez aider à protéger ces animaux en évitant toute rencontre avec eux.

Faites du bruit !
Avertissez les ours de votre présence. Parlez très fort, tapez des mains, chantez - surtout près des cours d'eau, dans des zones de végétation dense, dans les régions où les baies sont abondantes, dans les secteurs venteux et dans les endroits où la visibilité est faible. (Des études révèlent que le bruit des clochettes ne suffit pas à éloigner les ours.)

Soyez à l'affût des signes de la présence récent d'un ours
Soyez à l'affût des empreintes. Des excréments, des mottes de terre retournées, des troncs d'arbre déchiquetés et des roches déplacées sont tous des signes indiquant qu'un ours a traversé un secteur. Quittez le secteur si vous voyez des traces fraîches.

Tenez votre chien en laisse
Cela, en tout temps ou laissez-le à la maison. Les chiens peuvent amener un ours à adopter un comportement de défense.

Déplacez-vous en groupe
Les grands groupes risquent moins d'avoir une rencontre malencontreuse avec un ours. Il est recommandé de se déplacer en groupe serré de quatre personnes ou plus. Ne laissez jamais vos enfants s'éloigner de vous.

  • Empruntez les parcours et les sentiers balisés et déplacez-vous lorsqu'il fait jour seulement.
  • Si vous trouvez sur votre passage des carcasses de gros mammifères, quittez le secteur immédiatement et signalez votre découverte aux gardes de parc.
  • Déposez les déchets de poisson dans des cours d'eau au débit rapide ou dans la partie profonde d'un lac, et non sur la rive.

2) Si vous rencontrez un ours

Ours debout Demeurez calme
Demeurez calme et n'alarmez pas l'ours en criant ou en faisant des mouvements brusques. Votre calme peut le rassurer. Il arrive que les ours se défilent en faisant semblant de charger, pour battre en retraite au dernier instant.

Il se peut aussi qu'ils soient sur la défensive et qu'ils grognent, qu'ils grondent, qu'ils claquent la mâchoire et qu'ils tendent les oreilles vers l'arrière. Si un ours réagit de cette façon, il importe que vous demeuriez calme, même si cela est difficile. Un cri ou un mouvement brusque pourrait l'inciter à attaquer.

Parlez à l'ours
Faites en sorte qu'il entende votre voix - parlez d'une voix calme et ferme pour qu'il sache que vous êtes un être humain et non une proie. Si l'ours se dresse sur ses pattes arrière et quil semble humer l'air, c'est parce qu'il tente de vous identifier.

Éloignez-vous lentement à reculons
Et résistez à l'envie de courir ! En courant, vous pourriez inciter lours à vous poursuivre. L'ours court aussi vite que le cheval, à la montée comme à la descente.

Rendez-vous moins vulnérable
Prenez les petits enfants dans vos bras et demeurez en groupe. Ne déposez pas votre sac à dos à terre. Il pourrait servir à vous protéger. Donnez toujours à l'ours une issue possible.

3) Si un ours vous attaque

La plupart des rencontres entre les êtres humains et les ours se terminent sans blessures. Vous pourriez avoir de meilleures chances de survie en suivant les lignes directrices ci-dessous. En général, deux types d'attaques peuvent se produire :

Défense

  • Comportement de l'ours : Lours se nourrit, protège ses petits ou est surpris par votre présence. Il vous attaque parce qu'il voit en vous une menace.
  • Servez-vous de votre vaporisateur à gaz poivré.
  • Si l'ours entre en contact avec vous : Faites le mort!

Faites le mort
Mettez-vous face contre terre, les jambes écartées et croisez-vous les mains sur la nuque. Vous vous protégerez ainsi le visage, la tête et la nuque, et il sera plus difficile à l'ours de vous retourner. Demeurez immobile jusqu'à ce que vous soyez sûr que lours a quitté le secteur.

Ces attaques durent généralement moins de deux minutes. Si l'attaque se poursuit, il se peut que l'ours ne se défende plus mais qu'il cherche plutôt une proie - défendez-vous !

Prédation

  • Essayez de fuir, de préférence vers un bâtiment, une voiture ou un arbre.
  • Si ce n'est pas possible, Ne faites pas le mort.
  • Vaporisez lours de gaz poivré et défendez-vous!

Défendez-vous
Essayez d'intimider lours : criez, frappez-le à l'aide dune branche ou d'une pierre. Faites tout ce qu'il faut pour que lours comprenne que vous n'êtes pas une proie facile. Ce genre d'attaque est très rare, mais elle peut avoir des conséquences très graves, car elle signifie souvent que l'ours cherche de la nourriture et qu'il veut faire de vous sa proie.

La vérité ? Il est très difficile de prédire la meilleure stratégie à adopter en cas dattaque. C'est pourquoi il est si important de bien réfléchir et de faire tout en son possible pour éviter de rencontrer un ours.

Pour survivre 365 jours par an

Chaque ours a une personnalité différente, au même titre que les membres de votre famille... et chacun a recours à ses propres techniques pour survivre. En montagne, tous doivent relever les mêmes défis au fil des saisons, mais chaque animal réussit à survivre à sa propre façon. Mais que faut-il donc faire pour survivre, d'année en année?

Printemps

Après l'hibernation, les ours émergent de leur tanière émaciés, et les sources de nourriture sont encore rares.
La neige recouvrant encore les hauts sommets, les ours se rassemblent dans le fond des vallées pour trouver des pousses printanières. Les grizzlis optent pour les pentes avalancheuses ensoleillées et exposées pour y extraire avec leurs griffes des racines et des bulbes. Avec un peu de chance, ils y trouveront peut-être la carcasse d'un animal qui a succombé aux rigueurs de l'hiver...un regain d'énergie crucial, surtout pour les femelles qui viennent de mettre bas.

Les mâles se mettent à la recherche d'une compagne. Parfois, il leur faut parcourir de très grandes distances.
L'instinct de reproduction des mâles est fort, mais les femelles ne s'accouplent pas avant l'âge de cinq ou six ans, et il leur faut parfois attendre cinq ou six autres années après la mise bas pour être à nouveau prêtes à s'accoupler. Pour trouver de la nourriture et une compagne, les mâles ont parfois besoin d'un territoire de la superficie du Grand Vancouver. Chez l'ours noir, le taux de reproduction est faible dans les habitats de piètre qualité.

Été

La neige fond peu à peu, et les plantes se mettent à pousser. Les ours errent sur un vaste territoire pour trouver des enclaves de végétation.
Les pentes avalancheuses conservent toute leur importance pour le grizzli. Elles lui procurent un riche éventail de plantes dont il peut se nourrir, tout en lui offrant un abri sûr, à la lisière de la forêt. L'ours noir, qui préfère la forêt, opte plutôt pour le fond des vallées, où il peut trouver de la nourriture et, par la même occasion, se protéger des grizzlis.

Les femelles sont des mères dévouées.
Ici, dans les Rocheuses, les oursons grizzlis peuvent demeurer avec leur mère pendant cinq ans, période pendant laquelle ils apprennent à survivre en montagne. Les femelles défendent farouchement leur progéniture contre les mâles dominants et les autres menaces. Les femelles de l'ours noir enseignent à leurs petits à grimper aux arbres pour se protéger des mâles adultes et des grizzlis.

Automne

Les ours doivent absorber jusqu'à 35 000 calories par jour.
Les ours à la recherche de nourriture se fraient un chemin en creusant, en poussant, en frottant et en arrachant ce qui se trouve sur leur passage. Ils laissent dans leur sillage d'importants indices....de gros trous creusés dans (la terre spermophiles et racines), des pierres et des troncs d'arbre retournés (insectes) et des arbustes complètement dénudés de leurs feuilles et de leurs fruits (jusqu'à 250 000 baies par jour, en saison). Que ce soit dans les clairières longeant la forêt, sur les sentiers, le long des routes ou dans les campings, qu'il fasse jour ou qu'il fasse nuit, peu importe : l'essentiel, c'est de se nourrir.

Hiver

Les ourses mettent bas au milieu de l'hiver....à condition d'être assez grasses.
Les femelles de l'ours noir et du grizzli sont toutes deux capables d'« implantation différée », cest-à-dire que l'oeuf fécondé ne s'attache à la paroi de l'utérus que si la femelle a suffisamment de réserves de graisse pour allaiter ses petits. Minuscules et aveugles, les oursons (il y en a habituellement deux) naissent dans le confort d'une tanière sûre, où ils se nourrissent du lait riche de la maman qui dort.

La survie de l'espèce

Les ours peuvent vivre 25 ans à l'état sauvage. Malheureusement, sous l'action de l'être humain, un grand nombre d'entre eux meurent bien avant cet âge, réduisant ainsi les chances de perpétuation de l'espèce. Pour qu'une population puisse assurer sa survie, les naissances doivent contrebalancer les mortalités. Or, le grizzli a l'un des taux de reproduction les plus faibles de toutes les espèces de mammifères de l'Amérique du Nord.

L'habitat d'aujourd'hui : une course à obstacles

Pendant des millions d'années, l'ours noir et le grizzli se sont progressivement adaptés à leur habitat. Ils sont pourvus d'une intelligence qui leur donne une chance raisonnable de survivre dans ce milieu. Mais les temps changent. Rapidement. Croissance démographique, prolifération des lieux aménagés, activités d'extraction des ressources et activités récréatives... les espaces sauvages sont envahis de toutes parts.

Plus que jamais, les ours ont besoin de l'habitat des parcs nationaux des Rocheuses. Mais leur territoire ressemble aujourd'hui à une course à obstacles. Pour comprendre les difficultés que doivent rencontrer les ours, imaginez-vous en plein coeur de l'été, en train d'errer dans les parcs nationaux de montagne : vous devez tenter d'éviter les foules qui s'assemblent partout sur votre chemin ...dans les villes, dans les campings, sur la route, sur la voie ferrée, sur les sentiers... mais vous devez quand même trouver le moyen d'obtenir suffisamment de nourriture pour survivre.

Même dans nos parcs, les ours ont de plus en plus de difficulté à éviter l'être humain. Or, ces aires protégées forment une grande partie de ce qui subsiste de leur habitat en Amérique du Nord. Les résidents de Jasper cohabitent dans la vallée avec les animaux sauvages du parc national Jasper.

L'air des montagnes est pour nous un véritable tonique. Pour l'ours, c'est une carte géographique invisible, qu'il lit avec habileté. Doté d'un puissant sens de l'odorat, il parcourt son territoire en se laissant guider par l'odeur de la nourriture et en s'éloignant des dangers qui se présentent sur sa route.

Qu'arrive-t-il lorsqu'un ours rencontre des êtres humains ?

La première fois, la deuxième fois, la troisième fois.....

Deux choix et un moyen d'adaptation s'offrent à l'ours.

  1. Il peut modifier son parcours ou abandonner carrément le secteur, ce qui le prive d'un habitat important.
  2. Il peut se montrer agressif : il n'adopte généralement ce comportement que lorsqu'il est surpris de près et qu'il se sent menacé. Lorsqu'il y a affrontement grave, l'unique solution consiste parfois à éliminer la bête, ce qui représente une perte pour l'écosystème.
  3. Il s'accoutume : à force de rencontrer des humains, lours en vient à perdre sa crainte naturelle et se montre de plus en plus audacieux. Il est alors beaucoup plus susceptible de s'introduire dans un camping ou dans des lieux habités, là où il a le plus de chances de trouver de la nourriture ou des déchets qui traînent. Diverses études révèlent que les grizzlis ainsi dénaturés sont trois fois plus susceptibles de mourir de causes liées à l'activité humaine.

Si encore il n'y avait qu'une seule menace ! Les effets cumulatifs de l'activité humaine sur les populations d'ours ressemblent à la longueur de ces lignes...

  • Construction de maisons, de centres de villégiature ou de sports d'hiver
  • Enlèvement et élimination des ours dénaturés
  • Collisions sur les routes et la voie ferrée
  • Croissance démographique faible
  • Extraction des ressources
  • Abattage du bois d'oeuvre
  • Construction de routes
  • Activités récréatives
  • Braconnage
  • Chasse

3 secondes pour décider

Vos décisions sont importantes. Il suffit de trois secondes pour envisager les répercussions de vos actes sur les ours et pour faire un choix qui contribue à protéger l'espèce.

La meilleure décision que vous puissiez prendre est celle de limiter vos contacts avec les ours. Lorsque vous en apercevez un près de la route, songez à la possibilité de ne pas vous arrêter (vous aurez alors le mérite de ne pas contribuer à son accoutumance).

Avant de partir en randonnée, songez à la période de l'année. Imaginez ce que les ours sont probablement en train de faire et ce que vous pouvez faire pour leur donner l'espace dont ils ont besoin. N'empruntez que les sentiers officiels et laissez les pistes d'animaux sauvages à la faune. Respectez les fermetures temporaires et saisonnières : elles ont été décrétées pour donner aux ours la possibilité de fréquenter un secteur critique de leur habitat ou pour garder intacts certains cordons qui relient les différentes parties de leur territoire.

En bref : les ours ont besoin d'un habitat fertile, sûr et prévisible, où ils peuvent errer à l'écart des «surprises» humaines.

La conservation, ce n'est pas une stratégie pour protéger uniquement les ours; c'ets une philosophie destinée à protéger l'écosystème tout entier. les espaces sauvages peuvent survivre, à ondition que nous en devenions les intendants.. et non les consommateurs.

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Source :  Parcs Canada

Canada : L'ours, un trésor culturel

Voilà comment les canadiens voient leurs ours. La France n'est pas en avance. La faute à quoi ? Au respect des traditions et aux associations de défense du "patrimoine" version FNSEA ! La faute à qui ? Au polititiens ruraux qui ne voient en l'ours qu'un mythe pour fédérer un pastoralisme en crise !

Merveilles naturelles et trésors culturels

Empreinte d'ours grizzli au CanadaC'est à la fois captivant et intimidant de découvrir des traces d'ours au cours d'une randonnée dans l'arrière-pays, mais cette expérience nous donne également de l'espoir et de l'inspiration.

Les populations d'ours en santé indiquent qu'il existe probablement suffisamment d'habitats sûrs de haute qualité et de couloirs permettant de préserver des centaines d'autres espèces dont la survie dépend du même écosystème sain.

La plupart des visiteurs de Waterton ne voient jamais d'ours, mais l'ensemble du parc et les aires avoisinantes sont situés au pays des ours. Les ours qui mangent des aliments pour humains ou des déchets ont moins peur des gens et deviennent plus dangereux. Les programmes de gestion des ours visent à maximiser la sécurité des humains tout en préservant les populations d'ours - un équilibre très délicat. Que les visiteurs aient l'intention de faire une randonnée de plusieurs jours ou simplement une excursion de quelques heures, il est important qu'ils prennent le temps de se familiariser avec les précautions à prendre au pays des ours. (Photo : Parcs Canada)

Grizzli (Ursus arctos)

Le grizzli possède une grosse bosse de muscles entre les épaules, un profil facial concave et une large face ronde. Ses griffes de devant sont longues - de six pouces en moyenne - et servent surtout à creuser. Le pelage du grizzli va du noir de jais à une teinte presque blanche.

Les ours sont toujours en quête de nourriture. L'homme consomme en moyenne 2 500 alories par jour, tandis que le grizzli en consomme en moyenne 30 000. C'est l'équivalent d'environ 40 hamburgers et 40 coupes glacées par jour!

Généralement, l'alimentation du grizzli se compose de racines, d'herbes, de baies et d'insectes. La viande n'en constitue que 10 %. Au printemps, grâce aux longues griffes de ses membres antérieurs et aux muscles énormes de ses épaules, le grizzli peut retourner les massifs d'érythomes à grandes fleurs et de claytonies pour prendre les bulbes nutritifs, et il peut sortir de leurs terriers les écureuils terrestres, qui sont bien gras. Au milieu de l'été, les grizzlis se déplacent à proximité des talles de baies, pour s'engraisser en prévision de leur longue hibernation.

En six mois, les grizzlis doivent manger suffisamment de nourriture pour survivre toute l'année. Les femelles donnent naissance à leurs petits dans leur tanière au début de février, et elles doivent attendre encore trois mois avant de pouvoir en sortir et recommencer à s'alimenter. Si elles n'ont pas emmagasiné une quantité adéquate de gras avant la période de mise bas, la conception des oursons n'a pas lieu.

De tous les mammifères de l'Amérique du Nord, les grizzlis ont le taux de reproduction le plus bas. Les grizzlis n'atteignent la maturité sexuelle qu'à l'âge de cinq ans. Les portées sont d'en moyenne deux oursons, mais le taux de mortalité est très élevé. Pour que la mère puisse transmettre ses connaissances du domaine vital à ses petits, trois années s'écoulent entre chaque portée. Vivant en moyenne jusqu'à l'âge de 20 ans, une grizzli femelle pourrait n'avoir que cinq portées d'oursons. Il est donc difficile pour eux de se remettre d'une diminution de population.

Étant donné qu'il a besoin de vastes étendues, le grizzli ne peut survivre uniquement que dans les limites des parcs nationaux. Waterton n'offre même pas un domaine vital entier pour le grizzli. En règles générales, le domaine vital d'un grizzli mâle fait plus de 800 km2, tandis qu'une femelle adulte et ses petits utilisent environ 400 km2. Le nombre d'ours dans le parc varie largement en raison de leurs déplacements et du secteur utilisé, qui changent selon les saisons, de la quantité de nourriture accessible et du nombre d'ours qui se la partagent. Les ours de Waterton font partie d'une grande population régionale qui erre sur une vaste étendue entre la Colombie-Britannique, le Montana et l'Alberta.

La perte d'habitat et l'action de l'être humain sont les plus importants facteurs entraînant la diminution des populations de grizzlis dans la majeure partie de l'ouest de l'Amérique du Nord. L'existence du grizzli repose sur une gestion efficace et sur la coopération entre toutes les personnes qui occupent le territoire, sur l'ensemble de son domaine vital. La façon dont nous gérons le grizzli pourrait tisser le destin de tous les grands carnivores.

Comment pouvons-nous les aider à survivre ?

Nous pourrions :

  • protéger l'habitat de l'ours pour qu'il demeure un habitat de choix;
  • réduire les morts causées par l'action humaine (p.ex. en éliminant les substances attractives et les sources de nourriture telles que les déchets);
  • se sensibiliser et sensibiliser les autres à l'égard des ours;
  • recommander et soutenir activement un aménagement du territoire qui :
    • favorise le développement autour des collectivités existantes, tout en décourageant la division de l'habitat rural en petites parcelles (p. ex. les superficies en acres);
    • préserve d'importants corridors et artères de déplacement permettant à l'ours d'aller d'un bon habitat à un autre;
    • préserve des liens entre les populations d'ours.

La Southwestern Alberta Grizzly Strategy, stratégie visant le grizzli dans le sud-ouest de l'Alberta est un important programme coopératif qui a pour but de sauver le grizzli dans notre région.

Deux études parmi d'autres

Étude des poils de grizzli
L’utilisation de fil barbelé pour recueillir des poils d’ours aux fins d’analyse de l’ADN est répandue depuis presque dix ans et présente des possibilités intéressantes en tant qu’outil de surveillance dans les parcs des Rocheuses.

Ceci permet d’identifier des individus à partir des échantillons de poils, une méthode non invasive pouvant être utilisée pour établir un indice de l’abondance relative et une tendance de la population. Les chercheurs prélèveront des échantillons de poils dans le sud-ouest de l’Alberta et le sud-est de la Colombie-Britannique dans le cadre d’une étude multi-organisations.

Loups, wapitis, trembles, peupliers deltoïdes et oiseaux chanteurs
La présence ou l’absence de prédateurs (p. ex. loups ou ours) peut avoir une incidence considérable sur les populations de proies (p. ex. wapitis) et donc sur la végétation dont se nourrissent les wapitis. Cette recherche se penchera sur l’incidence de divers facteurs tels que le climat, le feu, la neige accumulée, les précipitations, la maladie et les animaux comme le wapiti et le castor, sur les trembles et les peupliers deltoïdes.

La chercheuse analysera ensuite les relations entre les loups, les wapitis, les castors et les peuplements de trembles et de peupliers deltoïdes. Les loups qui chassent les wapitis et les castors ont-ils aussi un impact sur les arbres? Les données obtenues nous permettront de mieux comprendre les relations du réseau trophique dans le parc, et de les comparer à des relations semblables le long d’un transect allant de Waterton à la vallée St. Mary dans le parc national Glacier.

Source : Parc national du Canada des Lac-Waterton 

25 octobre 2007

Canada: plan de sauvetage pour les derniers caribous de montagne

Vancouver - Les derniers caribous de montagne de la planète peuvent respirer: la Colombie-Britannique a décidé d'accorder à ces 1900 cervidés un vaste territoire où les activités commerciales seront strictement limitées à partir du printemps prochain.

380 000 hectares de forêt humide tempérée situés au sud-est de la province de la côte pacifique s'ajouteront à une zone déjà protégée de 1,8 million d'hectares, soit une superficie globale représentant deux fois la taille de la Jamaïque.

La récente décision du gouvernement de Colombie-Britannique est intervenue à la suite d'une forte pression de dix organisations écologiques qui ont mobilisé leurs membres corps et âmes pendant trois ans. Le ministre provincial de l'Agriculture et des terres, Pat Bell, a indiqué à l'AFP avoir reçu 15 000 courriels du public plaidant pour la sauvegarde de ce mammifère.

Le caribou des montagnes, dont le nombre a dégringolé d'un quart en 12 ans, ne se déplace pas sur des milliers de kilomètres en quête de nourriture comme peuvent le faire d'autres types de caribous du nord canadien. Ses 12 troupeaux préfèrent grimper et descendre les montagnes selon les saisons. En hiver, il utilise ses larges sabots comme raquette pour se déplacer dans la neige proche du sommet des montagnes, loin des prédateurs affamés. Le caribou se nourrit alors uniquement de lichens et redescend vers les vallées lors de la fonte des neiges.

Mais l'industrie forestière, qui représente 3% du PIB de la province, menace la survie de cet animal rarissime. Non seulement les caribous n'ont plus accès aux lichens pour se nourrir une fois les arbres coupés, mais ils n'ont plus de branches touffues pour se cacher des loups et des pumas.

De plus, les coupes industrielles laissent d'immenses clairières qui attirent des cerfs et des orignaux (élans) et en conséquence davantage de prédateurs. C'est pourquoi la province, qui a négocié aussi bien avec les écologistes qu'avec les groupes industriels, va interdire l'abattage d'arbres et la construction de routes à travers toute la région concernée. «Ceci aura un impact sur notre industrie, mais 95% des forêts appartiennent à l'État. Nous sommes donc tenus de respecter les lois promulguées par le gouvernement», explique Archie MacDonald, du Conseil provincial de l'industrie forestière.

D'autres secteurs sont aussi mis à contribution. Entre autres, les opérateurs de motoneiges ne pourront plus s'aventurer librement dans la forêt protégée. Ils devront suivre des chemins bien précis. Selon des études scientifiques, le bruit de ces engins oblige les caribous femelles à dépenser tellement d'énergie pour s'en éloigner qu'elles en perdent parfois leurs portées.

Enfin, les loups qui menacent d'extinction certains troupeaux pourront être stérilisés ou même chassés pour réduire la taille des meutes. Certains caribous pourront être déplacés vers d'autres troupeaux moins peuplés afin d'en assurer la survie. Le gouvernement va investir trois millions de dollars sur trois ans notamment pour faciliter l'adaptation des nouvelles règles et informer les touristes montagnards de la présence de caribous dans leurs parages.

«Nous soutenons pleinement ce plan d'action car il permettra au caribou de survivre», explique à l'AFP Rob Duncan, spécialiste des forêts à l'organisation écologiste Sierra Club. Il regrette cependant que la province n'ait pas de loi d'ensemble pour protéger ses 1376 espèces en voie de disparition. «Nous ne pouvons pas continuer à nous battre une espèce à la fois», dit-il.

Source : www.cyberpresse.ca
Philippe Moulier
Agence France-Presse

06 janvier 2007

Canada : le temps doux pourrait faire sortir les ours de leurs tanières

Le temps exceptionnellement doux pourrait faire sortir les ours de leur tanière cet hiver. Ces animaux, que l'on retrouve en grand nombre en Outaouais, sont normalement plongés dans un état d'hibernation depuis la fin de l'automne. Toutefois, il ne faudrait pas s'étonner d'en apercevoir quelques-uns dans le parc de la Gatineau.

Selon la guide naturaliste Josée Perron, les ours sont des bêtes faciles à réveiller, car ils sont semi-hibernants. Mais leur réveil est un événement rare dans la région qui a d'habitude un climat assez froid pour leur permettre de dormir tout l'hiver dans leur tanière. Le phénomène a déjà été observé. Les ours devraient par la suite retourner dans leur tanière jusqu'en avril.

Quatre des vingt ours noirs du zoo de Saint-Félicien sont sortis de leur hibernation en raison du temps doux. Josée Perron explique que les ours qui, dans la nature, viennent de se réveiller sont engourdis et ne cherchent pas à se nourrir, car ils ont un bouchon muqueux qui les empêche de déféquer. Elle affirme que les ours devraient retourner se coucher dès que le temps froid sera de retour, et que si le temps chaud persistait, l'absence de nourriture devrait les renvoyer au lit.

Par ailleurs, l'hiver particulièrement clément est bénéfique pour les grands gibiers de la région. Le biologiste Marcel Payé s'attend à ce que le taux de mortalité chez les cerfs de Virginie et les orignaux soit nettement plus bas que la moyenne. Les mères arriveront en meilleure santé au printemps et devraient engendrer des rejetons plus vigoureux.

Source : Radio Canada

04 novembre 2006

Parler et manger avec un ours sauvage

CANADA - Parler aux ours sauvages est d’abord une question d’amour qui s’exprime principalement par la communication non verbale. Les psychologues reconnaissent à l’unanimité qu’une communication se compose de 55% de gestes, de 38% de mimiques faciales et étonnamment que de 7% de mots et d’intonations.

Parler et manger avec un oursRoger Marchand en médaillon accueille et partage un buffet chaud et froid à base de poisson dans sa tente de 8 pieds x 6 pieds. L’invité préfère le menu froid tandis que l’hôte armé d’une caméra et d’une ciné se régale de truite, de doré, de brochet entrelardé d’oignons, d’échalotes et d’ail.

Parler aux ours requiert le plus précieux des talents: «Ne jamais employer deux mots quand un seul suffit tout en laissant vibrer un cœur sans crainte sinon on s’engage dans un dangereux et imprévisible dialogue de sourd avec la bête sauvage», d’admettre notre Grizzly Adams régional, Roger Marchand, résident de Shawinigan-Sud (Canada), célibataire retraité qui a célébré son 73ème anniversaire le 6 octobre 2006.

Comme un piano bien accordé, les rares mots utilisés doivent être prononcés d’une voix calme et ferme et vibrer au même diapason que ses émotions dans l’accueil et tout au long de la rencontre. Le langage homme-ours est une prière d’exception mais il faut se souvenir que sur le terrain l’ours a toujours le dernier mot de cette conversation humano-animale.

C’est à la borne kilométrique 136 d’une route poussiéreuse de gravier, la 10 nord, à moins de 30 kilomètres en aval du barrage Gouin que notre indien blanc Roger Marchand a établi cette année son campement rudimentaire pour son long séjour en forêt vierge du 25 mai au 25 août dernier. Sans ourson en peluche mais par l’observation céleste de la Petite et Grande Ourse, l’ermite Roger dans son abri de toile vit une luxuriante aventure au gré des vents doux et violents, des pluies, du froid et des mouches.

La quiétude d’une saine solitude désirée, le rythme d’une vie anti-stress, le chant des oiseaux, le coassement des grenouilles en chorale, le vol ordonné des outardes, la chasse au petit gibier, la pêche, les promenades en quatre roues dans des sentiers non battus sans omettre les levers et couchers de l’astre solaire sont parmi les rutilantes attractions sans prix de ce millionnaire de l’existence.

Activités de cet anachorète

Loin d’être anti-social, Roger Marchand qui n’a rien d’un cénobite a une journée type qui rapproche de la vie des cloîtrés monastiques. Dans son abbaye de verdure, à l’instar d’un prieuré, Roger laisse une large place à la sieste, à la réflexion, à la méditation et surtout à la contemplation. Voilà son lien de prédilection avec la sagesse providentielle.

Les visiteurs à longs poils et à longues griffes se manifestent surtout aux crépuscules du matin et du soir. Il pêche, pratique la chasse au petit gibier, récolte des fruits sauvages pour se nourrir. Il se prépare des mets de gourmets car il a encore un copieux appétit. Il fait de la prospection territoriale en VTT, plus de 1300 kilomètres lors de son récent séjour. Quand l’usure fait son œuvre, il pourvoit aux réparations de son véhicule avec l’indispensable broche à tout faire en cas de bris et d’imprévus. Surtout, il filme et photographie tout ce qui bouge. Plus de 15 heures de pellicules par cet habile reporter forestier soliloque.

«Parler seul devant sa caméra n’a rien de maladif mais se répondre deviendrait inquiétant», m’a-t-il avoué avec son plus nourri et noble rire. Ce cinéaste autodidacte m’a synthétisé un visionnement impressionnant de près d’une heure compte tenu des équipements dont il dispose et des sources d’approvisionnement électrique. Le secret de son bonheur demeure sa passion à ne vivre que le moment présent.

Roger Marchand sait mieux que quiconque qu’une vie en forêt sans amour des animaux et de leur habitat est comme une chanson sans musique. En conclusion, Roger Marchand, en bon philosophe et poète, nous fait cette émouvante révélation: «Nos sentiments sont les racines de notre amour pour la nature et les gestes que nous posons pour la protéger en sont les fruits. Il faut tout faire pour causer la ruine de ceux qui ruinent la terre, notre unique résidence planétaire».

Source : André Perreault

14 juin 2006

Premiers cas de cannibalisme chez les ours polaires

Des ours polaires affamés auraient commencé à se manger entre eux

Des scientifiques canadiens et américains croient que les ours polaires au nord de l'Alaska et du Canada ont commencé à se manger entre eux à cause du manque de nourriture.

Il y a deux ans, des chercheurs ont répertorié trois cas de cannibalisme entre ours, dont celui d'une femelle mangée près de sa tanière peu après avoir mis bas.

Les scientifiques expliquent ce comportement par un phénomène déjà documenté: la fonte de la banquise qui empêcherait les bêtes de trouver suffisamment de nourriture animale pour survivre, comme les phoques, entre autres.

L'institut géologique de l'Alaska fait remarquer que les ours polaires se tuent habituellement entre eux pour équilibrer la population, exercer leur dominance ou se procurer des avantages reproductifs. Toutefois, en 24 ans de recherches sur ces animaux, des ours polaires se mangeant entre eux seraient du jamais vu.

Il y a quelques semaines, l'Union mondiale pour la nature a ajouté l'ours polaire à la liste des espèces menacées d'extinction. Leur nombre pourrait diminuer de 30 pour cent d'ici 45 ans en raison du réchauffement climatique et de ses incidences sur la fonte des glaces nordiques.

23 avril 2006

Les ours polaires menacés de disparition

Canada. Les ours polaires auront disparus dans moins de 25 ans en raison du réchauffement climatique qui réduit considérablement la couche de glace dont ils dépendent pour se nourrir et se reproduire.
C'est ce qu'a affirmé le scientifique australien Tim Flannery, en visite à Ottawa.

La couverture de glace de l'Arctique baisse de huit pour cent par année et les ours polaires présentent déjà des signes de stress très importants a expliqué M. Flannery.

Les ours polaires donnaient auparavant naissance à des triplés alors que maintenant ils n'ont qu'un petit, le temps de sevrage est passé de 18 à 12 mois et leur poids moyen a baissé de 15 pour cent, a dit M. Flannery.

Il a aussi mentionné d'autres sources d'inquiétudes, à l'exemple du réchauffement de la rivière Fraser en Colombie-Britannique qui a tué les saumons au cours dernières années; et les forêts de la côte ouest qui ont été décimées par une infestation de coléoptères capable de survivre aux hivers plus doux.

18 octobre 2005

Un ours mangé, des vies en danger

Dix-sept cas de trichinose en France

En septembre 2005, cinq cas de trichinellose sont diagnostiqués à l'hôpital d'Orléans. Une enquête menée par le centre de référence de la trichinellose a permis d'identifier douze autres cas, tous consécutifs à l'ingestion de viande ... d'ours!

L'Ours a été abattu au cours d'une partie de chasse au Canada et quelques morceaux de viande ont été introduits illégalement en France. (Les chasseurs comptaient sur le froid de la soute pour garder au frais les entrecôtes d'ours planquées dans leurs bagages?) Une description des cas est publiée dans le dernier numéro d'« Eurosurveillance ».

Les risques de la chasse à l'ours

Au début septembre, cinq patients hospitalisés à l'hôpital d'Orléans présentent un tableau de trichinellose : fièvre et myalgies (douleurs musculaires) associées à une éosinophilie (maladie du poumon). Tous les cinq se connaissent et ont partagé le même repas deux semaines plus tôt : de la viande d'ours, souvenir d'une partie de chasse dans le nord du Québec. L'InVS (Institut de veille sanitaire) est alerté et prévient dès le lendemain le Centre national de référence de la trichinellose (Cnrt), qui mène l'enquête.

Le Cnrt circonscrit un nombre de 25 personnes, réparties en trois groupes et susceptibles d'avoir été en contact avec l'animal : un premier groupe formé des dix chasseurs qui ont participé à la même partie de chasse ; un deuxième, de 6 personnes, dont trois chasseurs, qui ont consommé au cours du même repas la viande rapportée à Orléans ; un troisième, enfin, constitué de 9 personnes invitées par un autre chasseur à goûter le produit de sa chasse, cette fois à Narbonne.

Au 4 octobre, 17 de ces 25 personnes (13 hommes et 4 femmes, âgés de 31 à 67 ans) avaient présenté des symptômes de trichinose, confirmés ou non par un sérodiagnostic ou une biopsie musculaire. Le taux d'attaque de l'épidémie est élevé : 68 % (87 % pour les hommes et 40 % pour les femmes).

Au menu : viande, pattes, tête et langue d'ours
cru ou cuit, selon les goûts.

Les investigateurs ont pu reconstituer le parcours exact de l'infortuné animal et de ses restes. Le 26 août, un groupe de dix Français venus chasser dans la magnifique toundra dans le nord du Québec, riche terrain de chasse prisé pour ses caribous, ours et autres gibiers, abattent un ours noir (ursus americanus) de 4 ou 5 ans pesant environ 150 kg.

Chasseours L'animal est écorché, vidé et dépecé sur place. La viande, les pattes, la tête et toutes les parties comestibles, y compris la langue, sont rapportées au camp. Les quartiers de viande sont accrochés et suspendus pendant trois à quatre jours...

Du 28 au 30 août, les chasseurs en consomment à plusieurs reprises, sous forme de ragoût, de steaks saignants et peu cuits, et même, pour certains, crue. Au menu d'un des repas, la langue qu'ils ont pris soin de bien cuire.

Le 2 septembre, l'équipée, à l'exception de son guide, quitte le Canada, direction la France. D'eux d'entre eux rapportent des morceaux, en dépit de l'interdiction légale. Le jour même, un repas est organisé à Orléans. Quatre jours plus tard, c'est à Narbonne que les convives dégustent les restes de l'ours conservés au congélateur (- 18 °C). Au moment de l'enquête, toutes les parties de l'animal ont été soit consommées, soit jetées. Aucun examen n'a pu être effectué.

Des biopsies musculaires chez deux personnes (un chasseur et un convive) ont mis en évidence une prolifération larvaire de deux larves par gramme de muscle.
La partie de chasse s'est finalement bien terminée : huit personnes ont été hospitalisées, pendant dix jours, en moyenne, mais aucune n'a été sérieusement malade (pas de complication).

La consommation de viande d'ours est une source fréquente d'épidémie de trichinellose au Canada, mais aussi au Japon, aux Etats-Unis, en Thaïlande et en Russie. Au moment de la partie de chasse, les autorités canadiennes n'ont signalé aucune épidémie. Le Cnrt et la Commission européenne (Direction générale de la santé et de la protection du consommation) vont probablement rédiger un avis à destination des chasseurs pour leur signaler les dangers d'une consommation de viande non cuite, en particulier d'ours, et leur rappeler que l'importation est interdite.

Toujours pas de vaccin contre la connerie

Ours_en_libert_vies_en_dan Je pense aux quelques éleveurs en chemises noires de la Fédération Transpyrénéenne des Eleveurs de Montagne assis au premier rang lors du "débat" avec l'Association Cohabitation Pastorale à Arbas qui, lors de leurs menaces contre les ours slovène qui vont être réintroduits en France, se ventaient, sourire aux lèvres "d'en avoir gouté" et que donc, cela pourrait se reproduire.

Lors d'un prochain débat, les défenseurs de l'ours, à l'instar du capitaine Haddock (Le copain de la castafiore), pourront traiter les éleveurs de la Fédération Transpyrénéenne des Eleveurs de Montagne de "myalgiques fiévreux", de "oesinophile" ou de "porteur de la trichinellose en puissance". Toujours de quoi rire un peu!

D'après le quotidien du médecin et un article du Dr LYDIA ARCHIMÈDE

10 octobre 2005

QUEBEC : Cerf de Virginie contre Ours Noir

Le cerf de Virginie aurait mis K.-O. l'ours noir de l'île d'Anticosti

Le ring: Anticosti. Dans le coin gauche: un omnivore indigène, l'ours d'Amérique. Dans le coin droit: un herbivore introduit, le cerf de Virginie. L'enjeu: survivre. Début du combat: 1896, alors que 220 cerfs provenant du continent sont relâchés sur l'île. Dès le début de l'affrontement, le cerf bondit. Sa population dépasse les 50 000 dans les années 1930. Pendant ce temps, l'ours titube et sa population plonge. Le cerf frappe de plus belle. À la fin des années 1960, ses effectifs atteignent entre 60 000 et 120 000 têtes. Pendant ce temps, l'ours, lui, va au tapis pour le compte de dix. Depuis 1998, aucun ours ni aucune manifestation de sa présence n'ont été signalés sur Anticosti. Le poids lourd a été éradiqué de "son" île par un poids léger.

Pareil scénario, où un grand herbivore déloge d'un vaste écosystème une population bien portante d'omnivores, serait sans précédent dans la littérature scientifique, signale Steeve Côté, professeur au Département de biologie et chercheur au Centre d'études nordiques. Que s'est-il donc passé au début des années 1900 pour expliquer pareil revirement? Une chasse à l'ours trop intensive? Peu de chance, répond l'expert. "C'est une grande île et il y avait seulement quelques kilomètres de route lorsque le déclin de l'ours a commencé. L'impact de la chasse a dû se limiter à la région immédiate de Port-Menier." La maladie alors? "On n'en connaît aucune qui aurait pu décimer la population d'ours à ce point", répond-il. Les coupes forestières? "Elles touchaient à peine 5 % de l'île."

Plus de myrtilles !

Steeve Côté a sa petite idée sur ce qui a pu causer cet événement inédit dans le monde des grands mammifères. Sa thèse a été jugée suffisamment sérieuse pour que la revue scientifique Conservation Biology lui ouvre les pages de son dernier numéro. En deux mots, le professeur Côté soutient que le cerf, cette machine à brouter, a décimé la strate herbacée des forêts d'Anticosti, privant ainsi l'ours des petits fruits indispensables à son alimentation automnale.

"Avant l'arrivée du cerf, il n'y avait que deux mammifères qui se nourrissaient de végétaux sur Anticosti: l'ours noir et la souris sylvestre. Les cerfs ont décimé les plantes qui produisent la principale source d'alimentation de l'ours à la fin de l'été et à l'automne." En captivité, un ours de 100 kg à qui on offre des petits fruits à volonté peut en engloutir jusqu'à 35 kg par jour. La consommation de feuillage ne parvient pas à répondre aux besoins énergétiques de cette bête puisqu'elle ne digère pas efficacement les aliments riches en fibres.

Pour appuyer sa thèse, le chercheur, associé à la Chaire CRSNG-Produits forestiers Anticosti, et ses étudiants ont réalisé un vaste inventaire des framboisiers, ronces, gadelliers, bleuets et cornouilliers du Canada trouvés sur l'île en 2004. Selon leurs données, on trouvait alors 0,28 fruits/m2. Or, d'autres études ont montré qu'à des densités inférieures à 66 fruits/m2 les ours ne parviennent pas à accumuler suffisamment de réserves pour passer l'hiver et allaiter leurs petits.

À la lumière de ces données, il serait illusoire de compter sur l'ours pour contrôler la population de cerfs sur Anticosti, même s'il se nourrit de jeunes faons au printemps. "La densité des petits fruits est 235 fois trop faible pour y maintenir une population d'ours, fait valoir Steeve Côté. Dans les conditions actuelles, toute tentative visant à réintroduire cette espèce sur Anticosti est vouée à l'échec."

Source : Université de Laval

16 septembre 2005

Canada : une nouvelle méthode d’inventaire des populations d’ours noirs

Canada : une nouvelle méthode d’inventaire des populations d’ours noirs

Canada - Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, région de l’Outaouais, procédera durant l’été 2005 à l’application d’une nouvelle méthode d’inventaire des populations d’ours noirs dans les secteurs du lac Jim (comté de Pontiac), du lac Pythonga (zec Pontiac), de Ladysmith, de Danford-Lake, de Lac-des-Plages ainsi que dans la réserve faunique de Papineau-Labelle.

Les stations d’échantillonnage seront identifiées par une affiche indiquant qu’il s’agit de travaux scientifiques et le Ministère recommande de ne pas s’approcher de ces installations, car des ours sont plus susceptibles d’y rôder.

Ours_noir_1Au total, 168 stations d’échantillonnage seront installées dans la zone de chasse 10 (partie sud de l’Outaouais), soit 28 stations dans chacun des six secteurs d’inventaire. Chacun des territoires choisis possède une superficie de 500 km2, ce qui représente une aire d’étude globale de 3000 km2. Ces secteurs d’inventaire ont été choisis de façon à couvrir toute la gamme de l’habitat disponible pour l’ours noir ainsi que différents niveaux de pression de prélèvement (chasse et piégeage) supportés par l’espèce dans cette zone.

Des travaux visant à vérifier l’accessibilité au territoire ont actuellement lieu et le montage des stations d’échantillonnage est présentement en cours. Toutefois, aucun appât n’est présentement utilisé. Le montage final des stations est prévu pour la semaine du 4 juillet tandis que la récolte de poils s’effectuera au cours des trois dernières semaines de juillet et de la première semaine d’août. L’équipement et le matériel de signalisation utilisés pour la conception des stations seront récupérés une fois le projet terminé.

Analyse de l’ADN

Les populations de grands gibiers, tels l’orignal et le cerf de Virginie, sont habituellement estimées à l’aide d’inventaires aériens; des parcelles de territoire sont survolées en hiver afin d’y repérer les réseaux de pistes et d’observer les bêtes qui y circulent. Or, cette technique ne peut s’appliquer pour l’ours noir puisqu’il séjourne dans une tanière pendant l’hiver. Durant l’été, l’ours se fait très discret et le feuillage abondant rend les inventaires en aéronef impraticables.

Basée sur la méthode dite de « capture-recapture », la méthode d’inventaire qui sera appliquée consiste à placer des appâts en forêt afin d’attirer les ours vers des stations d’échantillonnage, délimitées par des fils barbelés.

Cette méthode permet d’évaluer le niveau de population d’ours noirs sur de grands territoires sans avoir à capturer et à manipuler des ours vivants. En s’approchant des appâts, les ours se frottent inévitablement sur les barbelés et y laissent quelques poils, le tout sans douleur ou stress pour l’animal.

Les poils sont récupérés et le profil génétique de l’ours peut ensuite être dressé grâce à l’analyse de l’ADN contenu dans les racines des poils. Ainsi, l’animal sera reconnu s’il se présente à nouveau à l’une des stations, ce qui constituera une « recapture ». Par le passé, cette technique a déjà été expérimentée avec succès en Abitibi-Témiscamingue.

L’analyse des résultats des captures réalisées au cours de ces travaux devrait permettre d’obtenir un portrait assez fidèle du niveau de population d’ours noirs sur le territoire de la zone de chasse 10, car les résultats obtenus des aires d’échantillonnage peuvent être extrapolés à l’ensemble de la zone. Les résultats préliminaires de cette étude devraient être disponibles au printemps prochain et permettront d’apporter, au besoin, des ajustements au plan de gestion de l’ours noir dans cette zone.

Voir aussi : L'ours noir du Canada risque de devenir une espèce menacée d'extinction sans une réglementation rigoureuse de son commerce.

Source http://www.rds.ca/

27 août 2005

Un projet touristique autour de l'ours

Le projet baptisé Okwari Aventures va permettre aux visiteurs d'observer en toute sécurité des ours noirs en liberté à partir de miradors récemment construits

Québec- Saguenay Lac Saint Jean
Avec l'appui de Promotion Saguenay, le centre plein air Bec-Scie de l'arrondissement de La Baie va offrir un nouveau produit touristique, afin d'attirer les passagers des bateaux croisières attendus au cours des prochaines années dans ce secteur de la ville de Saguenay.

Canot_rabaskaDes balades en canot Rabaska - des embarcations de 8 mètres de longueur pouvant accueillir 10 personnes - et une visite d'un site autochtone seront également au programme.

Selon le directeur des opérations du projet Okwari Aventures, Jean-Benoît Gagnon,le potentiel touristique est évident: « La clientèle visée est, en premier lieu, la clientèle internationale. Les bateaux qui viendront ici vont nous apporter une clientèle qui va pouvoir faire un voyage dans la nature québécoise qui, je suis sûr, va être apprécié », dit-il.

Ours_noir Autre atout, selon M. Gagnon, « tous nos produits vont être faits en fonction d'une clientèle à mobilité réduite ». Après une visite du site, des grossistes en voyage français et japonais ont déjà fait part de leur intérêt pour ce nouveau produit touristique.

Le projet a nécessité un investissement de 175 000 $, dont une tranche de 30 000 $ en provenance de Promotion Saguenay.

04 juillet 2005

Québec : Conseils aux propriétaires de maison pour éviter les rencontres avec des ours noirs

Ours_poubelle_1 La période comprise entre la fin de juin et le début de juillet est le moment le plus propice de l'année pour apercevoir des ours noirs au Nouveau-Brunswick. Le ministère des Ressources naturelles informe les propriétaires de maison et de chalet de ce qu'il faut faire pour se préparer au cas où on rencontrerait un ours noir.

S'il est vrai que les attaques par des ours sont très rares, les gens doivent se rappeler que ce sont des animaux sauvages qui requièrent notre respect.

La seule espèce d'ours présente au Nouveau-Brunswick est l'ours noir, commun dans toute la partie continentale de la province. Bien que les ours habitent principalement les régions boisées, ils errent parfois dans les villes. Les conflits entre les humains et les ours ont augmenté en raison de la prolifération des banlieues qui empiètent sur l'ancien habitat de l'ours et du nombre croissant de personnes qui utilisent les forêts pour des activités récréatives. Dans les régions rurales, ces conflits augmentent lorsque les ours causent des dommages aux biens personnels, aux ruches, au bétail et aux cultures.

Un ours noir profite de tous les aliments disponibles et il essaiera de manger tout ce qui ressemble à de la nourriture, que ce soit au niveau de l'apparence, de l'odeur ou du goût. Lorsque leurs aliments naturels tels que les noix, les baies, les insectes et la végétation tendre se raréfient, les ours recherchent activement tout ce qui peut se manger. C'est alors que les contacts avec les humains sont les plus fréquents. Lorsque les ours découvrent une source de nourriture, d'habitude, ils y reviennent régulièrement.

La plupart des ours se méfient des humains et s'enfuient généralement lorsqu'ils les rencontrent. Ils peuvent cependant devenir nuisibles lorsqu'ils visitent les maisons, les chalets, les campings et les lieux d'affaires. Les gens doivent toujours être prudents lorsqu'ils sont à proximité des ours, car ceux-ci peuvent réagir de façon imprévisible.

La meilleure façon d'éviter des problèmes avec les ours est, avant tout, de ne pas les attirer.
Les ours sont attirés par les habitations et les camps en raison principalement des déchets et des mangeoires pour oiseaux qui s'y trouvent. La nourriture pour animaux domestiques, les barbecues, les arbres fruitiers et les jardins peuvent aussi attirer les ours. Si un ours a trouvé de la nourriture près de chez vous, il y a de bonnes chances qu'il revienne.

Ne nourissez jamais les ours

ils associeront les gens à la nourriture et pourront devenir un problème. Lorsqu'un ours s'habitue à recevoir de la nourriture de la part des humains, son agressivité peut l'amener à vous causer des blessures corporelles ou à endommager vos biens, et l'animal devra alors être éliminé.
Pour minimiser les problèmes causés par les ours :

  • Réduisez les odeurs de déchets. Rinsez les boîtes de conserve et les emballages avant de les jeter.
  • Transformez vos restes de légumes en compost.
  • Conservez vos restes de viande dans le congélateur jusqu'au jour de la collecte des déchets.
  • Lavez régulièrement vos poubelles et utiliser de la chaux ou du soda à pâte (?) pour en éliminer les odeurs.
  • Conservez vos poubelles dans un contenant résistant ou dans un garage fermé jusqu'au jour de la collecte.
  • Enlevez les mangeoires pour oiseaux (surtout celles contenant du suif) au plus tard au début d'avril. Si vous décidez cependant de les conserver tout au long de l'été, enlevez-les la nuit.
  • Gardez les barbecues et les tables de pique-nique propres.
  • Entourez de clôtures électriques sous tension les ruches, les jardins, les arbres fruitiers et les espaces de baies sauvages pour en éloigner les ours.
  • Les aboiements de chien, les lumières vives et les bruiteurs décourageront parfois les ours de s'avanturer dans un endroit.

Si un ours se trouve dans votre cour :

  • NE PANIQUEZ PAS! NE LE TUEZ PAS! NE L'APPROCHEZ PAS!
  • Apprenez à tolérer les ours. Beaucoup sont tués ou blessés alors qu'ils ne causaient aucun problème. Les ours ne font parfois que passer dans un endroit.
  • La plupart des ours craignent les humains et s'enfuiront s'ils vous voient. Si un ours rugit, claque ses mâchoires, frappe le sol ou les broussailles ou feint une attaque... VOUS ÊTES TROP PRÈS!
  • Reculez doucement.
  • Entrez dans la maison et attendez que l'ours parte.
  • Ne laissez pas votre chien en liberté.

Si un ours refuse de s'en aller :

  • Faites des bruits intenses ou lancez-lui des objets pour l'effrayer.
  • Laissez toujours à l'ours une voie pour s'échapper.

Si un ours se trouve dans un arbre :

  • NE LE DÉRANGEZ PAS! L'ours partira habituellement lorsqu'il se sentira en sécurité.
  • Évacuez les gens de l'endroit.
  • Enlevez votre chien de l'endroit.

Source

02 juin 2005

Québec : La chasse à l'ours noir intéresse les européens

Chasse_ours_noir_quebec De plus en plus d'Européens s'intéressent à la chasse à l'ours noir au Québec, qui est commencée depuis lundi dans la réserve faunique de Portneuf.

Plusieurs chasseurs recherchent ce gibier pour le ramener comme trophée de chasse. Selon Joseph Verni, guide de la réserve faunique de Portneuf, plusieurs étrangers font empailler l'animal comme tapis ou en entier.

Chaque jour de chasse leur coûte 250 $, incluant l'hébergement. Ce voyage coûte environ 3000 $ par personne et les frais de taxidermiste peuvent atteindre jusqu'à 5000 $.

Ours_noir_quebec Malgré la courte durée de la chasse à l'ours noir qui se termine à la fin du mois de juin, la région de Portneuf en tire un revenu intéressant.

On estime à environ 70 000 la population d'ours noirs au Québec. Les chasseurs et les trappeurs en récoltent 4500 chaque année.

Après le tourisme sexuel, le tourisme des trophées; avons-nous d'autres mauvaises raisons pour partir en vacances ? En chiffre d'affaire ou en part de marché, l'écotourisme fait bien pâle figure devant ses concurrents.

29 mai 2005

L'ours monte dans l'arbre

La police et des employés du ministère des Ressources naturelles de l'Ontario ont réussi à capturer un ours noir qui s'était réfugié dans un arbre, dans un parc urbain de Newmarket, une ville au nord de Toronto, dimanche.

La bête a reçu un dard contenant du tranquilisant et a été descendue de l'arbre avant d'être chargée dans un camion qui l'a emmenée dans le nord de la province.

L'ours a d'abord été aperçu errant dans le centre-ville de Newmarket, une ville de 72 000 habitants, dimanche matin. On croyait initialement avoir affaire à un ourson, mais il s'est avéré qu'il s'agissait d'un adulte, qui mesure sept pieds en position debout sur ses pattes arrières.

Il s'est retrouvé dans un parc urbain boisé, où des policiers armés, appuyés par un hélicoptère de la police, l'ont finalement cerné, jusqu'à ce que la bête grimpe à un arbre.

Ontario, Canada

11 mai 2005

Un groupe anti-fourrure d'ours suit la reine d'Angleterre au Canada

Un groupe de défense des animaux va suivre la reine d'Angleterre durant sa visite au Canada la semaine prochaine pour protester contre l'utilisation de fourrures d'ours pour les chapeaux emblématiques de la garde royale, a déclaré mardi un porte-parole du groupe.

Chapeau_fourrure_ours Un membre du groupe du Peuple pour le Traitement Ethique des Animaux (PETA), portant un costume d'ours et une pancarte "Sauvez ma peau!", sera présent à tous les déplacements d'Elizabeth II au Canada du 17 au 25 mai, a expliqué Andrew Butler, coordinateur de la campagne internationale de PETA.

"Notre ours suivra la reine pour réclamer l'arrêt immédiat de l'utilisation de la fourrure d'ours alors que des peaux d'ours artificielles sont actuellement testées," a déclaré Andrew Butler.

Après plusieurs mois de campagne intensive, PETA a réussi à ouvrir des négociations avec le ministère de la Défense pour tenter d'imposer une fourrure artificielle qui est testée actuellement.

Les célèbres chapeaux de fourrure noire, hauts de près d'un demi-mètre et portés depuis près de deux siècles par le régiment de la garde à pied de la reine, sont réalisés avec de la fourrure d'ours du Canada.

"Les chapeaux en fourrure d'ours sont un symbole national de la Grande-Bretagne, mais la cruauté qui se cache derrière n'est pas aussi internationalement connue", a dénoncé Andrew Butler.

Le ministère de la Défense se défend de tuer les ours pour leur fourrure. "La fourrure provient d'animaux tués par les rangers canadiens ou des chasseurs ayant un permis," a déclaré un porte-parole du ministère.

Le groupe n'en est pas à sa première action de ce type puisque la semaine dernière l'"ours PETA" a tenté de se joindre à la marche de la garde de la reine qui recevait de jeunes Canadiens à Buckingham Palace.

Le site de www.peta.org

Source AFP

17 mars 2005

Québec: traffic de vésicules d'Ours démentelé

A Québec, un haut fonctionnaire du ministère des Affaires autochtones a été condamné pour diverses activités de braconnage liées à l'achat, la vente et la possession illicite de vésicules biliaires d'ours noirs.

Ours_noir_traffic_1 Marc Langlois, 53 ans, résidant de la ville de Lévis (Québec), a plaidé coupable en Cour du Québec, chambre criminelle et pénale, sous 45 chefs d'accusation, pour avoir acheté, vendu et eu en sa possession des vésicules biliaires d'ours noirs dans le but d'en faire le commerce interprovincial. Il a été condamné à payer la somme de 47 500 $ en amendes, incluant les frais de cour. Cette somme représente une des amendes les plus importantes jamais imposées au Canada relativement à la possession de parties d'ours noirs.

Marc Langlois a été reconnu coupable d'actes de braconnage à la suite d'une intervention menée dans le cadre de l'Opération América. Le 20 novembre 2002, les agents de protection de la faune d'Environnement Canada et du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec avaient alors effectué des perquisitions à la résidence de M. Langlois ainsi qu'à son lieu de travail.

Marc Langlois a été inculpé sous 25 chefs d'accusation en vertu de la Loi sur la protection d'espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur commerce international. Entre février 2001 et novembre 2002, l'individu a été reconnu coupable d'avoir été en possession des vésicules biliaires d'ours noirs dans le but d'en faire le trafic. L'homme a également été reconnu coupable, de 20 chefs d'accusation pour achat ou vente de vésicules biliaires d'ours noirs.

L'Opération América

Menée entre 2001 et 2003, l'Opération América visait à mettre fin aux activités de braconnage et au commerce illégal de parties d'ours noirs et autres gibiers. Le 20 novembre 2002, plus de 60 endroits avaient été perquisitionnés au Québec, en Ontario, en Alberta et aux Etats-Unis. Au moins 200 agents du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, d'Environnement Canada (Service canadien de la faune), du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et du United States Fish and Wildlife Service, avaient alors fait partie de l'opération.

A ce jour, quelque 60 individus ont déjà été condamnés à des amendes totalisant 383.000 $. Diverses marchandises, telles que de la viande, des armes et des véhicules, ont aussi été confisquées.

Vésicules biliaires d'ours noirs

L'opération anti-braconnage avait mené à la saisie d'environ 500 vésicules biliaires d'ours noir dont le contenu est très recherché en Asie pour ses propriétés médicinales dans la médecine traditionnelle et comme aphrodisiaques. Chaque vésicule vaut entre 2 000 et 10 000 dollars sur le marché international. Marc Langlois faisait le lien entre les braconniers et un acheteur asiatique basé à Toronto.

Le Canada possède aujourd'hui le plus grand habitat d'ours noirs dans le monde. Le commerce illicite d'éléments constitutifs d'ours noirs exerce donc une pression de plus en plus importante sur la population de cette espèce. Il est important de rappeler que l'ours noir est protégé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Environnement Canada est l'organisme coordonnateur responsable de l'application de la CITES au nom du gouvernement canadien. Au Québec, la gestion et la protection de l'ours et de son habitat sont effectuées par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

Aussi, il est important d'ajouter que le succès de l'Opération América est le résultat d'une étroite collaboration entre les agents de protection de la faune des gouvernements du Canada et du Québec, dans le but de combattre la criminalité et de préserver l'environnement et ses ressources fauniques pour les générations futures. Les citoyens sont invités à poursuivre leur collaboration en signalant tout acte de braconnage ou geste allant à l'encontre de la protection de la faune, de ses habitats ou du milieu naturel.

L'Asie peut se faire de la bile pour ses approvisionnements à partir du Québec.

25 janvier 2005

Insolite, un ours qui n'aime pas l'humidité est sorti de son hibernation

Saint-Félicien

La direction et le personnel du Centre de conservation de la biodiversité boréale (CCBB) de Saint-Félicien, au Saguenay-Lac-Saint-Jean (Québec), ne savent plus où donner de la tête. Depuis la période des Fêtes, un ours noir sorti d'hibernation se gambade allègrement dans les sentiers de la nature.

L'ours, une femelle de trois ans, fut aperçu pour la première fois par les employés du jardin zoologique entre Noël et le jour de l'An. Alors qu'il aurait dû être confortablement blotti à l'intérieur de sa tanière et assoupi depuis déjà deux mois, l'animal éveillé se promenait en forêt et tentait de se creuser une nouvelle demeure.

Sylvie Bouchard, biologiste au CCBB, n'a jamais été témoin d'un tel phénomène. «Nous n'avons aucune idée pourquoi l'ours a décidé de sortir de sa tanière. Normalement, ces animaux choisissent leur propre habitat et s'y installent entre la fin octobre et la mi-novembre. Ils y demeurent normalement jusqu'en avril», relate la spécialiste, ajoutant que la tanière du mammifère fut peut-être victime des intempéries étant donné la pluie tombée au cours de la période des Fêtes.

Bien que l'ours ne court aucun danger à l'extérieur, estime Mme Bouchard, il est cependant contre-indiqué pour ce type d'animal de briser le cycle du sommeil hibernal.

«La période de réveil lui coûte très cher du point de vue du métabolisme. Par contre, l'ours ne semble pas malade et est en bonne chair. Nous le nourrissons depuis sa sortie mais nous songeons à arrêter histoire de voir s'il rentrera chez lui», poursuit-elle. Sylvie Bouchard précise qu'il est impossible de forcer l'animal à regagner son logis. La quinzaine d'ours présents sur le territoire du jardin zoologique de Saint-Félicien dorment pour leur part paisiblement.

Source : Presse Canadienne

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