BROUEILH Marie-Lise

19 août 2008

Les 3 ourses de Carla Bruni-Sarkosy indisposent les ultrapastoraux

"Interpellée au printemps 2008 par des défenseurs de l'ours afin d'attirer son attention sur l'avenir du plantigrade, Carla Bruni-Sarkozy a renouvelé en termes clairs son soutien à l'ours", a indiqué Alain Reynes, porte-parole de l'association Pays de l'ours-Adet. "L'épouse du président de la République, Carla Bruni-Sarkozy, a écrit à l'association Férus et à Pays de l'ours Adet, pour apporter son soutien à notre action"

Carla Bruni se dévoile La publication de cette lettre dans la presse a créé une vague d'articles. La première dame de France est toujours aussi appréciée médiatiquement.

"Carla Bruni, la nouvelle amie des bêtes... "
"Ne tenant pas spécialement à passer pour un porte-manteau et à se cantonner dans le rôle de nouvelle Jackie Kennedy, Carla Bruni-Sarkozy vient de se trouver une vraie cause à défendre: les ours des Pyrénées " (Purepeople)

"Carla et l'ours..."
"Dans le courrier qu’elle a envoyé le 22 juillet aux associations, elle souligne : "la coexistence est difficile pour tous mais elle doit être possible et nous ne devons jamais nous résigner". Et elle ajoute : "Il ne s'agit pas, dans nos régions, de choisir entre l'ours ou l'homme" Et encore : "Dans l'esprit même du Grenelle de l'environnement, il nous faut trouver une voie équilibrée de coexistence. D'un côté, la présence des ours dans les Pyrénées traduit une volonté de protéger la biodiversité, d'autant qu'elle s'inscrit dans le cadre d'engagements internationaux anciens de la France. D'un autre côté, l'adhésion des populations locales constitue une nécessité incontournable". Elle est contente aussi de savoir que deux oursons sont nés en janvier 2007. (Depuis, on les a baptisé : Pollen et Bambou…) Carla Bruni-Sarkozy rappelle, dans cette lettre, que «c'est par conviction dans le devoir de protection de la biodiversité animale» qu'elle a accepté d'être la marraine de l'ourse slovène Hvala..." (Lepost)

Peut-être serait-il temps de contrôler ce que pensent les populations locales au projet. A quand une consultation des Pyrénéens et pas simplement se contenter de lire dans la presse acquise à leur cause, les titres accrocheurs et sanglants et les communiqués volontairement effrayants de ceux qui refusent  de participer au groupe national ours, allant même jusqu'à regretter "que Chantal Robin-Rodrigo (PRG), qui, après avoir soutenu l’action de l’ADET-Pays de l’ours par un courrier adressé à son Président en 2000, rompt la solidarité pyrénéenne incarnée par les autres élus absents".

[NDLB: sous entendre les boycotteurs du GNO:

  • Augustin Bonrepaux (Président du Conseil Général de l'Ariège),
  • Jean Lassalle (Député des Pyrénées atlantiques, président de l'IPHB),
  • Jean-Michel Anxolabehere (Président de l'Association des chambres d'Agriculture des Pyrénées)
  • Monique Lahitette (Association des Eleveurs transhumants des Trois Vallées)
  • Philippe Lacube (Président de l'ADDIP)
  • Bernard Place (Président de la fédération des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques)]

Accepter de discuter de la cohabitation? Une traitrise! Pourtant Chantal Robin-Rodrigo est une farouche opposante aux prédateurs. C'est sous une pression constante que les ultrapastoraux "tiennent" la population, musèlent l'opinion publique, les politiciens, les bergers "trop tièdes" et tous ceux qui osent "parler" de l'ours. Une chappe de plomb pyrénéenne qui avec son côté milice privée sent le souffre.

"Carla Bruni-Sarkozy soutient les défenseurs de l'ours dans les Pyrénées"
titrent plutôt injustement le Figaro et la Dépêche du Midi, toujours prête à mettre le feu alors qu'il me semble que ce serait plus juste de dire "Carla Bruni-Sarkozy soutient la cohabitation avec l'ours dans les Pyrénées"
Sources : La Dépêche du Midi, Le figaro.

"Il y a quelqu'un qui soutient..." 
(allusion au titre d'une chanson de Carla Bruni).
"De l’Ariège aux Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne aux Pyrénées-Atlantiques, nul doute que le courrier communiqué par les associations Férus et Pays de l’Ours-Adet va faire réagir. Ces deux associations de soutien à la réintroduction des ours dans les Pyrénées ont indiqué avoir reçu un courrier de soutien de la Première Dame de France, Carla Bruni-Sarkozy. Un courrier où elle prône la coexistence entre l’homme et l’ours dans les Pyrénées, qu’elle juge possible tant que les populations ne se résignent pas. (...) Voilà qui permettra de relancer le dossier de l’ours dans les Pyrénées, alors que l’idée de nouvelles réintroductions dans le Haut-Béarn (où il y aurait quatre mâles mais pas de femelles) au printemps prochain n’a pas été écartée par Nathalie Kosciusko-Morizet lors de sa venue à Toulouse, en juin dernier." déclare de son côté Pyrénéesinfo.

"Carla Bruni-Sarkozy apporte son soutien aux défenseurs de l'ours dans les Pyrénées" (Nouvel Obs)

"Carla Bruni, une pro ours"
titre "stars-actu" : "La première dame de France a tenu à redire son soutien a cette cause qui lui tient visiblement à cœur" (Star-actu). "Carla Bruni affirme que la coexistence entre l’ours et l’homme est difficile mais possible"

Les ultras pastoraux renaclent

C'est bien en celà que la position modérée de Carla-Bruni-Sarkozy aggasse les ultras pastoraux qui renâclent...

"On se demande donc, ce qu’elle aurait pu écrire aux opposants… peut-être la même chose" déclare le post.   Et il a raison ce journal, la même lettre aurait pû être envoyée à Philippe Lacube. C'est bien la preuve qu'e Carla-Bruni-Sarkozy tient un discours modéré prônant la cohabitation entre les deux opinions comme entre le pastoralisme et les prédateurs.

"Certains dénoncent déjà le fait que cette réponse ne soit pas une réponse personnelle de Carla Bruni Sarkozy... mais d'un chef de cabinet aux arguments 1000 fois entendu!" écrit Star-actu. Ces arguments sont ceux du plan ours qui cherchent à calmer les esprits et à trouver un juste milieu. Mais les positions médianes déplaisent aux extrémistes ultrapastoraux.

Purepeople, journal dont j'ignore l'existance et l'intérêt, interprète bien mieux cette actualité que les traditionnels journaux pyrénéens quand il déclare "L'irruption de l'épouse du président dans le débat ne pèsera sans doute guère dans l'esprit des anti-ours qui ne verront là que parisianisme et compagnie. En revanche, les associations militant pour la réintroduction des ours trouvent là un appui de taille, compte tenu du poids médiatique représenté aujourd'hui par Carla Bruni."

Louis Dollo, porte parole des associations extrémistes pastorales sur le web, râle par l'intermédiaire du site Kairn. Kairn est en principe un site qui parle d'escalade mais bizarrement, il délègue la gestion de sa rubrique "nature" à un correspondant de presse local des journaux Tourbes-Infos et Lourdes-Infos, un anti-ours notoire au discours propagandiste et manipulateur qui ne trompe personne et est vertement critiqué sur les multiples forums où il inonde les messages de liens pour soigner son positionnement de page dans les moteurs de recherche.

La collusion anti-environnementale existe donc bel et bien entre Louis Dollo et la rédaction de Kairn, c'est gens ne sont pas aveugle. Qu'en pensent les alpinistes et pyrénéistes qui bien souvent parcourent ou découvrent le pays de l'ours par les arrêtes et les cimes? Louis Dollo profite du fait que KAIRN est le seul des sites où il écrit qui soit actuellement (encore) accepté comme source d'actualités dans Google actus.

Louis Dollo déclare : "il ne s’agit que d’un non événement. Une prise de position qui n’en est pas une ou, en tout cas, la confirmation de la position de l’Elysée au sujet des introductions d’ours." (...)"si le 17 mai 2006 elle avait agi seule en fonction de son ressenti personnel (NDLB: En acceptant de devenir marraine de l'ours Hvala qui a donné naissance depuis aux deux oursonnes Pollen et Bambou), en juillet 2008, la « Première dame » n’a pas écrit elle-même le courrier mais laissé ce soin au Chef de Cabinet Adjoint du Président de la République après 4 mois de silence". D'autres opposants ont parlé de Samuel Fringant, qui n’est autre que le chef de cabinet adjoint du président de la République comme d'un "sous fifre"!

Pour Louis Dollo, ce délai de 4 mois ainsi que l'appui demandé à son cabinet doivent visiblement être interprétée comme un "manque d'intérêt". Ce qui est une interprétation parfaitement opposée au contenu de la lettre. Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut entendre. Qu'espérait-il ? Que la première dame de France, qui a bien d'autres occupations, on s'en doute, réponde le lendemain de la réception de cette lettre d'un membre des associations par une lettre parfumée accompagnée d'une invitation à un concert ? Ridicule interprétation fumeuse et propagandiste.

Certes, Carla Bruni-Sarkozy a fait écrire une réponse tardive ; mais il est évident qu'elle suit son courrier et au moins elle participe au débat. Ce n'est pas comme ceux qui boycottent toutes les démarches qui ne vont pas parfaitement dans leur sens, celui des extrémistes pastoraux. Après, Louis Dollo part dans un délire paranoïaque sur les raisons pour laquelle cette lettre ne sort publiquement que maintenant. C'est dans la veine de ses délires habituels.

Mais la médiatisation de la réponse de Mme Sarkosy rend les opposants à l'ours furieux : Philippe Lacube «croyait que la peopolisation des ours était terminée.» Et il précise que «ça irrite tout le monde et ne sert à rien. Ce sont des propos stériles et inutiles.» Il s’interroge en se demandant «quelles sont ses compétences pour s’immiscer dans le Plan Ours ?». « Nous ne sommes pas dans une coure royale. Nous respectons Carla Bruni-Sarkozy en tant qu’artiste mais ce n’est pas elle qui fait la politique. J'ose espérer qu'elle s'exprime en nom propre et que ses propos n'engageront pas les décisions de l'État. Visiblement, ces déclarations ne reposent pas sur des arguments de fond. On est effectivement dans le people»

A quelqu'un de moins haut placé, comme les bénévoles de FERUS de l'action "Parôles d'ours" il aurait dit "Mais qui êtes-vous pour nous dire ce que nous avons à faire, vous n'êtes pas d'ici vous!". Mais c'est l'épouse du président de la république, ce qui ne l'empêche pas de l'envoyer sur les roses, pas très diplomatiquement, elle appréciera. L'emploi du "tout le monde" est courant, l'exagération invérifiable leur permet de parler au nom de tous les pyrénéens, alors que l'extrémisme ultrapastoral ne touche qu'une très infime minorité, mais bruyante, de la population pyrénéenne : une partie des éleveurs, de leurs soutiens politiques ou syndicaux du milieu agricole.

Marie-Lyse Broueilh : «J'ai un regard nuancé. Cette lettre a du mal à dissimuler une série de maladresses, mais franchement, on a entendu des choses plus désagréables. De toute façon, maintenant, tout le monde a des avis sur tout, sans être au courant des enjeux réels. Il faut relire plus finement cette lettre. N'importe quel diplomate aurait dit la même chose avec le souci de trouver une voie médiane. Ne parle-t-elle pas de «voie équilibrée de coexistence» entre population et éleveurs ? Ce qui est sûr, c'est que ce courrier ne tombe pas par hasard. Il est mis en ligne à l'heure où la position des partisans de l'ours semble vraiment fragilisée. Ils avaient besoin de cette pub. » Pourquoi? On aimerait qu'elle développe...

Tous les termes utilisés par Carla bruni-Sarkosy font preuve de retenue, de diplomatie et de sens du dialogue. Ce qu'elle prône en fait, c'est la cohabitation contrairement aux titres de certains grands journaux. Mais cohabitation est un mot qui leur donne envie de mettre le feu aux Pyrénées. Et le presse locale qui profite de l'intérêt de l'ours pour gonfler les ventes les accompagne dans cette peoplelisation de la peur de l'ours.

«Peut-être que les « pro-ours » sont à cours d’arguments… et qu’ils n’ont rien d’autre à proposer. » déclare Philippe Lacube. Je l'invite à se plonger d'urgence dans le rapport établi par Stéphane Carbonnaux pour Ferus. Il regorge d'arguments qui "démontent" le discours pseudo-environnemental des partisans de la "biodiversité à visage humain".

Comme le plan Ours, l'Elysée semble prendre la voie de la négociation avec toutes les parties. Maintenant si certains "retiennent leur respiration" et maintiennent leur position de boycott du Groupe National Ours, ils ne devront pas être surpris que les choses avancent sans eux, même si, il est certains qu'ils mettront leur refus de participer sur une prétendue non-concertation, (sur un parisianisme comme dit purepeople qui semble avoir tout compris de leur mode de fonctionnement) comme ils l'ont fait à de multiples reprises.

"En faisant apparaître cette intervention comme étant un soutien à l'ours, les associations environnementalistes pourraient bien essayer de prendre l'Etat en otage par la manipulation et l'interprétation des propos qui sont tenus." déclare Louis Dollo, d'une mauvaise foi crasse. Il ne s'agit nullement d'interprétation mais simplement d’une lecture basique. Petite leçon de lecture pour Monsieur Louis Dollo. Voici donc l'intégralité de le réponse du Chef de Cabinet Adjoint du Président de la République en date du 22 juillet 2008 :

" Cher Monsieur,

Madame Carla SARKOZY a bien reçu la correspondance que vous lui avez adressée conjointement avec Messieurs X et Y (NDLB: noms retirés) concernant le devenir de l'ourse Hvala et la préservation des ours bruns.

Sensible aux sentiments qui ont inspiré votre démarche, l'épouse du Chef de l'Etat tient à vous en remercier.

C'est par conviction dans le devoir de protection de la biodiversité animale que Madame SARKOZY a accepté, au printemps 2006, d'être la marraine de l'ourse slovène Hvala, qui était alors réintroduite dans les Pyrénées.

Elle s'est également beaucoup réjouie de la naissance en janvier 2007 de deux oursonnes, baptisées depuis Pollen et Bambou. Cela représente, enfin, une bonne nouvelle pour l'avenir de l'ours dans les Pyrénées.

La conviction de l'épouse du Chef de l'Etat demeure entière et s'est même trouvée confortée par les conclusions du Grenelle de l'Environnement qui ont fait de la préservation de la biodiversité un objectif majeur de notre pays.

Dans le même temps, dans l'esprit même du grenelle de l'Environnement, il nous faut trouver une voie équilibrée de coexistence. D'un côté, la présence des ours dans les Pyrénées traduit une volonté de protéger la biodiversité, d'autant qu'elle s'inscrit dans le cadre d'engagements internationaux anciens de la France. D'un autre côté, l'adhésion des populations locales constitue une nécessité incontournable.

La coexistence est difficile pour tous mais elle doit être possible et nous ne devons jamais nous résigner. Il ne s'agit pas, dans nos régions, de choisir entre l'ours ou l'homme.

Le Gouvernement a lancé depuis plusieurs mois un exercice d'études internationales comparées, pour examiner comment se fait justement la coexistence des humains et des ours, dans tous les pays où la situation se présente.

A cet égard, un comité national "ours" doit être installé à Toulouse. Il recevra les rapports demandés qui seront ensuite partagés et débattus. Il appartiendra à ce comité de définir les voies de coexistence pour l'avenir, dans la sérénité et la concertation.

Tels sont les éléments d'information dont dispose Madame SARKOZY. Ils l'amènent à demeurer optimiste quant à l'avenir de sa "filleule" et de ses deux petites, même si elle comprend et partage tout à fait votre vigilance.

En vous priant d'excuser le retard avec lequel vous recevez cette réponse, veuillez agréer, Cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

S. FRINGANT "

Je laisse à Louis Dollo la responsabilité de sa manipulation désespérée de l'opinion publique : "En faisant apparaître cette intervention comme étant un soutien à l'ours, les associations environnementalistes pourraient bien essayer de prendre l'Etat en otage par la manipulation et l'interprétation des propos qui sont tenus."

Il ne s'agit pas d'un soutien à l'ours, mais d'un soutien à la cohabitation.
Un exemple de plus qui montre bien :

  • la position centriste des associations qui avec le FIEP depuis le début et avec le plan ours ont largement soutenu et financé le pastoralisme.
  • La mauvaise volonté et l'aveuglement extrème des opposants à la cohabitation pour qui comme le reconnais Philippe Lacube et Magali Boniface "l'ours n'est qu'une goutte d'eau", tout en continuant de refuser de regarder et de s'occuper du reste du contenu du vase des problèmes du pastoralisme.

De son côté, le Grand Charnier s'enfonce encore un peu plus dans le ridicule : (sic) "Cet ours femelle, d’origine slovène a tué pas moins de 80 brebis en 2007 sur Saint-Lary et Seintein. Cet animal a assuré sa descendance en donnant naissance à deux oursons eux aussi des femelles. Les naturalistes vous diront que c’est la mère qui enseigne aux petits comment se nourrir. Nous voilà assurés d’une bonne descendance à problèmes ! (...) Madame Carla Sarkosy est marraine d’une espèce bien dangereuse, elle devrait à ce titre prendre en charge personnellement les dégâts occasionnés par sa filleule, un conseil cependant : ne pas confondre ours et nounours !"

Comme l'a précisé Pierre-Yves Quenette au Groupe National Ours à propos de FRANSKA : "Les experts contactés concluent, que dans un contexte de troupeaux non gardés, ce niveau de prédation ne permet pas de dire qu'il s'agit d'un ours à problème. Même si l'ours concerné pose des problèmes, il est biologiquement attendu qu'un ours, s'il se trouve en présence de proies faciles, fasse de la prédation." Le Préfet des Pyrénées atlantiques a aussi rappelé que "le protocole d'intervention sur un ours à problème est adapté."

Ce n'est pas l'ours qui est "à problème", c'est le pastoralisme! Pour ma part, je ne me permettrai de conclure que les descendants de ces extrémistes là se comporteront de la même manière. Je garde espoir.

Comme quoi il y a moyen de faire une analyse d'un "non évènement".

18 juin 2008

L'Etat avance vers la négociation et se rapproche des éleveurs

L'Etat siège à nouveau à l'IPHB

« IPHB. Après deux ans d'absence, l'État était présent hier à Oloron au conseil de gestion de l'Institution patrimoniale» titrait en ligne Sud-Ouest le 13 juin. Le retour de l'Etat à la table de l'IPHB.

Après des années de palabres où l'IPHB avait oublié le contenu de sa charte et travaillé à la lente perte de l'ours; après des années, où le béarn a vu fondre sa population résiduelle d'ours; où l'Etat a noyé l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn par ses subventions; après la guerre ouverte entre Jean Lassalle et Nelly Olin, l'Etat revient.

Nathalie Kosciusko-Morizet, a envoyé le sous-préfet d'Oloron-Sainte-Marie pour la représenter au sein du conseil de gestion patrimoniale de l'IPHB. Jean-Luc Tronco, prévenu la veille  par le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Marc Cabane, a tenu un discours d'apaisement et a donné certaines garanties. «Il est nécessaire qu'il y ait un dialogue avec les acteurs locaux : il est important de boucler le budget de l'IPHB mais surtout de réfléchir à une position durable, au-delà des actions de l'exercice 2008». Voilà un geste fort de l'Etat en direction du milieu pastoral. l'Etat va donc à nouveau financer le grand machin qui «gère» les 3 ours mâles restant en Béarn : un très vieux, un adulte âgé et canelito, le jeune pyréno-slovène de Cannelle.

«La tendance est à l'apaisement.» a déclaré la Castafiore béarnaise. «Je ne vais pas mettre mon chapeau sur mon opposition à Natura 2000 ou mes réserves sur le décret du Parc national en tant que député mais en tant que président de l'Institution, je veux pérenniser les relations avec l'État.» On peut lui faire confiance et on connait ses manœuvres médiatiques. L'Etat devra jouer finement pour ne pas se faire avoir, comme par le passé.

«L'Aspois s'était longuement entretenu avec la ministre le 10 janvier dernier, et n'avait pas ménagé ses efforts, en rencontrant également Jean-Louis Borloo, Michel Barnier et la semaine dernière encore, le directeur de cabinet du secrétaire d'État à l'aménagement du territoire, Hubert Falco. Le travail a payé.» déclare Odile Faure à propos de Jean Lassalle dans Sud-ouest. Faut dire sans cela, les moyens financiers de l'IPHB n'aurait pas permis à l'Institution de faire grand chose. 

Nathalie Kosciusko-Morizet fait donc un pas de géant vers les associations qui défendent le pastoralisme. Le 26 juin, elle viendra à Toulouse pour rendre public son rapport à mi parcours sur la politique de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. Sud-Ouest annonce le face à face : «Jean Lassalle sera présent. Une nouvelle épreuve de force s'annonce. À terme, selon Jean-Luc Tronco, l'IPHB devra se positionner».

« L’Etat est notre seul partenaire »

«L’Etat est notre seul partenaire» a à de multiples reprises martelé Philippe Lacube. Maintenant que l’Etat revient, on va voir comment les associations ultrapastorales vont participer à la négociation qui s’annonce.

Or les apparences ne sont pas à la négociation. Gil Rivière-Wekstein, le fantasque rédacteur de la lettre agriculture et environnement annonce la couleur et est repris en cœur par les différents sites Internet pastoraux : «NKM va-t-elle relancer la guerre de l’ours ?», «Une fois encore, les acteurs locaux ont été mis hors jeu», «Si NKM voulait mettre le feu dans les Pyrénées, elle ne s’y prendrait pas autrement !»  La ministre a déclaré «être consciente que des études sont nécessaires pour démontrer qu’en France aussi, les ours ont un impact positif sur la biodiversité.» leur reste en travers de la gorge. On s’oriente visiblement vers «une meilleure qualification de la zone de présence de l’ours» afin que «ce grand prédateur soit toléré, voire souhaité.» Les associations ultra pastorales vont devoir elles aussi faire un pas vers le compromis. Autre pas en avant de l’Etat : NKM à affirmé aussi vouloir réviser le protocole des «ours à problèmes» mis en place par l’IPHB en 1995 et que «des mesures innovantes soient soumises, notamment autour de l’idée de la création d’un label ou d’une appellation d’origine contrôlée». Le bouquet de la mariée grandit, maintenant on attend la dote.

Des exigences en réserve

On voit bien que les ultrapastoraux ont toujours en réserve d’autres exigences. Il ne suffira pas de demander de nouvelles aides pour le pastoralisme comme la «protection des races locales menacées de disparaître». Puisque l’Etat désire respecter ses engagements et luter contre l’extinction de l’ours des Pyrénées, les associations mettent sur le tapis la notion de "bonne" biodiversité : «Quitte à s’intéresser à la biodiversité, il est en effet plus judicieux de protéger les espèces spécifiques de moutons des Pyrénées que l’ours brun slovène, pas vraiment menacé d’extinction !» Que je sache, la population d’ours slovène se porte bien, l’ours des Pyrénées lui n’en a, au rythme actuel, plus pour longtemps avant de disparaître. C’est comme si les associations disaient qu’il n’est plus nécessaire d’avoir des brebis dans les Pyrénées parce qu’il y en a des millions en Irlande, en Ecosse, en Nouvelle Zélande et en Australie. Ridicule mauvaise foi.

Marie-lise Broueilh, présidente de l’ASPP 65 a d’autres demandes en réserve : «Il est nécessaire de déconnecter les autres aides au pastoralisme de la problématique ours – notamment le renforcement de l’aide à l’élevage –, sans quoi elles ne seront pas acceptées par les éleveurs.» Histoire de recevoir ces aides sans contreparties. Le beurre et l’argent du beurre, encore une fois.

Les voyages et la négociation

Cet hiver et ce printemps, plusieurs voyages dans les pays où l’ours est présent ont permis de se rendre compte de la cohabitation en Italie, en Espagne, en Slovénie. Certains participants aux voyages n’ont même pas ouvert la bouche pour saluer les autres membres de la délégation française. Une belle preuve d’ouverture d’esprit. Pour les éleveurs, ces déplacements n’ont pas rapproché d’un iota les positions des uns et des autres.

Même s’ils ont, à nouveau pratiqué le boycott, je ne suis pas sur que l’Etat soit du même avis, et les négociations commencent le 26 juin avec la venue de Nathalie Kosciusko-Morizet à Toulouse. L'Etat va se positionner et présenter comment il entend avancer dans la négociation qui s'annonce.

17 juin 2008

L'ASPP65, association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen, lance son site Internet

D'après l' ASPP 65, "le constat de l'incroyable folie des hommes" est à l'origine de la création de l'association de sauvegarde du patrimoine pyrénéen. Patrimoine qui se limite au ... pastoralisme : "L'élevage est évidemment l'activité la plus menacée par l'arrivée de ces grands carnivores".

ASPP-65 : Du sang et des fleurs à la Heidi

ASPP65 ou ASPP 65En opposant les Pyrénées "aux activités humaines multiples" aux Pyrénées sauvages avec ses "animaux sauvages, ours et loups importés", l'ASPP65 montre de suite sa politique d'opposition et d'impossible cohabitation. Le pastoralisme serait le garant d'une "biodiversité exemplaire". La segmentation de la biodiversité en "bonne" et en "mauvaise" biodiversité est un des éléments du discours de ces éleveurs qui adoptent la terminoligie de l'air du temsp pour surfer sur la vague verte de protection de l'environnement.

L’ASPP 65, association de type loi 1901, est présidée par Marie-Lise Broueilh. L'ASPP 65 a été créée en septembre 2000. L'association a comme objet de "Préserver, gérer, mettre en valeur et représenter tout ce qui relève du patrimoine montagnard pyrénéen y compris la biodiversité dans le cadre d'un développement durable, pour le transmettre aux générations futures. Le patrimoine peut être aussi bien culturel, social, économique qu'écologique."

En outre, le côté territoire n'est pas absent des objectifs :

  • "Défendre les décisions locales s'appuyant sur les us et coutumes et des règlements de chaque vallée."
  • "S'opposer publiquement à tout ce qui peut l'atteindre, le cas échéant en utilisant les recours devant les tribunaux." Les méchants estrangers qui viendraient parler de LEURS montagnes sont prévenus. No pasaran en pays Toy.

Sur le site de l'ASPP 65 :

  • toute la littérature syndicaliste agricole de leurs partenaires (financeurs?) (Jeunes agriculteurs, FDSEA Fédération Départementale du Syndicat des Exploitants Agricoles, chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées)
  • les textes de la lettre d'information réactionnaire agricole de A&E (Agriculture et environnement) comme "NKM va t'elle relancer la guerre de l'ours" où on retrouve le "journaliste pyrénéen Louis Dollo, fin connaisseur du dossier" (sic).
  • la prose de Bruno-Besche-Commenge avec ses races autochtones : la bonne biodiversité.
  • les textes de l'ADDIP (Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées), de l'ASPAP ou du Grand Charnier.
  • les adresses de "Eth Marcat" pour faire votre marché et acheter des produits labellisés "mort aux ours"

Je vous laisse continuer, l'ouverture et la fermeture des fenêtres par défilement vertical me donne le torticoli.

  • Toutes les notes de la buvette sur l' ASPP 65

30 novembre 2007

L'ADDIP se sent incontournable et légitimée

"Tous les participants au voyage se sont accordé à reconnaître que la restauration de la population d’ours en France a été une suite d’échecs successifs.", rien que celà...

Communiqué de l'ADDIP, de retour des Asturies

ADDIP - Marie Lise Broueilh : "En préambule à ce voyage, nous avons dû négocier une meilleure représentativité au sein de la délégation, obtenant trois membres de l’ADDIP sur 14 participants presque tous pro-ours, ainsi que la possibilité d’une rencontre sur place avec des interlocuteurs locaux alternatifs de ceux imposés par le programme, que les ministères français et asturiens ont d’ailleurs tenté d’empêcher. Nous avons rappelé aux organisateurs que notre participation ne devait pas être interprétée comme une acceptation de la coexistence avec l’ours ou le loup, pas plus que notre adhésion à un quelconque processus de décision.

Notre voyage a conforté tout le bien fondé de nos réserves. Sur place, nous nous sommes attachés à évaluer le plus justement possible l’expérience asturienne, dans sa globalité. Notre vigilance, nos questions nombreuses et ciblées appuyées sur le travail préalable de l’association ont mis à jour, pour nous comme pour les autres membres de la délégation, l’évidence de l’impossible transposition du modèle asturien à nos Pyrénées".

Tous les participants au voyage se sont accordé à reconnaître que la restauration de la population d’ours en France a été une suite d’échecs successifs. Nous jugeons que l’Etat a commis de graves erreurs : d’une part en n’associant pas les habitants et les éleveurs qui ne sont représentés dans aucune des instances de décision. D’autre part en considérant uniquement la question de l’ours par «la lorgnette nature sauvage», ignorant l’impact global des décisions prises et leurs répercussions transversales sur l’ensemble des composantes du massif.

Nous revenons légitimés par le ministère dans le rôle incontournable que nous avons à jouer pour sortir de 10 ans d’une crise préjudiciable à tous, dans lequel notre interlocuteur ne pourra être que l’Etat. Avec cette expérience, le débat s’élève enfin au-delà de la question simpliste «pour ou contre l’ours». Tous les éléments que nous rapportons des Asturies démontrent objectivement comment la «récupération de l’ours», comme on le dit à Somiedo, ne peut s’inscrire que dans le cadre d’un développement durable et global du territoire incluant toutes ses dimensions environnementales, économiques et sociales.

Il nous appartient de faire des propositions concrètes d’avenir pour les Pyrénées qui, s’inscrivant dans ce triple cadre, porteront des projets concrets de développement durable dans les rôles qui ont toujours été les nôtres, adaptés aux spécificités territoriales des Pyrénées mosaïque de situations différentes : production agricole pour nourrir les hommes, - création et maintien de paysage et de biodiversité, - offre de sites et d’activités de loisir pour ceux qui les visitent, - emplois et plaisir de vivre pour ceux qui y habitent.

Source ADDIP

27 novembre 2007

Tintin en Espagne

La Direction régionale de l’environnement MIDI-PYRENEES (Service sites, paysages et nature) à organisé, dans le cadre de l'évaluation à mi-parcours du "Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009", une "Mission d’inspection générale de l’Environnement" et plus précisément, du 26 au 29 novembre 2007, un voyage d'étude avec une délégation française dans les Asturies, en Espagne.

Ce voyage n'a pas été simple à organiser, les opposants à l'ours ayant dès le départ annoncé que leur participation ne pouvait être interprétée comme "la remise d'un chèque en blanc". Mais pour une fois, à la place du boycott, il sont du voyage, remontés pour critiquer la cohabitation avec l'ours en Espagne.

Composition de la délégation qui est partie en Espagne

  1. Madame Marie-Lise BROUEILH, présidente de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen – Hautes Pyrénées
  2. Madame Sylvie SALAÜN, présidente de l’Association pour la Cohabitation Pastorale
  3. Monsieur François ARCANGELI, maire d’Arbas et président de l’association Pays de l’Ours
  4. Madame Magali BONIFACE, représentante de l’Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées
  5. Monsieur Augustin BONREPAUX, président du Conseil Général de l’Ariège
    Monsieur Sébastien PAULY, représentant de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ariège
  6. Monsieur Jean-Jacques CAMARRA, Équipe Technique Ours – Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
  7. Monsieur Claude CARRIERE, Co-Président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées
  8. Monsieur Rolland CASTELLS, maire de Bagnères de Bigorre et conseiller général des Hautes-Pyrénées,
  9. Monsieur Fernand ESTEREZ, secrétaire général de la Fédération Départementale des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques
  10. Monsieur Thierry GALIBERT,  Adjoint au directeur régional de l’environnement de Midi-Pyrénées
  11. Monsieur  Denis LAURENS, inspecteur général de l’environnement
  12. Monsieur Marcel MINVIELLE, maire d’Etsaut
  13. Monsieur Jérôme OUILHON, directeur du Fonds d’Intervention Eco Pastoral – Groupe Ours Pyrénées
  14. Monsieur Georges RIBIERE, inspecteur général de l’environnement
  15. Monsieur Jean-Luc TRONCO, Sous-Préfet d’Oloron Sainte-Marie

Les antis ont fait pression sur les organisateurs du voyage

Fidèles à leurs habitudes, les associations pastorales opposées à la survie des ours dans les Pyrénées ont "négocié pied à pied" le nombre de leurs représentants jugé "déséquilibré" et ont modifié le programme afin d'avoir la possibilité de rencontrer sur place "des interlocuteurs locaux alternatifs de ceux imposés par le programme."

Programme du voyage dans les Asturies

Lundi 26 novembre 2007

  • Trajet TOULOUSE - MONTREJEAU - TARBES - PAU – PROAZA
  • Déjeuner durant le trajet
  • Hébergement à PROAZA

Mardi 27 novembre 2007

  • 9 h 00 - 12 h 00 : Présentation de la province des Asturies : population, activités économiques. Présentation du plan de restauration : législation sur la faune, répartition des ours, les dommages, la chasse et le tourisme par rapport à l'ours. Discussion.
  • 12 h 00 : Rencontre avec le conseiller à l’Environnement et au Développement Rural, responsable de l'Environnement dans la Communauté Autonome de la Principauté des Asturies. Conférence de presse
  • 12 h 30 - 13 h 00 : Visite du parc des ours.
  • 14 h 00 – 15 h 30 : Déjeuner à PROAZA - Restaurant "le Castañeo du Sabil" Villanueva (Saint Adriano)
  • 15 h 30 - 16 h 00 : Visite de la maison de l'ours à PROAZA et présentation des travaux de la Fondation Ours d'Asturies en matière d’éducation à l’environnement.
  • 16 h 00 : Transfert à POLA DE SOMIEDO.
  • 17 H 15 – 18 h 00 : Présentation du suivi des ours : Province des Asturies, FOP et FAPAS.
  • 18 h 00 – 20 h 30 : Réunion avec les chasseurs, la FOP et la FAPAS
  • 20 h 30 :Dîner à POLA DE SOMIEDO – Restaurant Parrilla-Sidrería "Carión".
    Hébergement à POLA DE SOMIEDO

Mercredi 28 novembre 2007

  • 9 h 30 – 10 h 00 : Visite du centre d'information du parc naturel de POLA DE SOMIEDO.
  • 10 h 00 – 12 h 00 : Réunion avec des représentants d'entreprises du secteur du tourisme de SOMIEDO et de PROAZA
  • 12 h 00 : Transfert à VILLAR DE VILLAS.
  • 13 h 00 – 14 h 00 : Rencontre avec des éleveurs.
  • 14 h 00 – 16 h 00 : Déjeuner à VILLAR DE VILLAS - Restaurant "la Pornacal".
  • 17 h 00 – 20 h 00 : Rencontre avec les maires de SOMIEDO, de PROAZA et d'autres villes et villages, des députés, des représentants du Gouvernement de la Principauté des Asturies.
  • 20 h 00 : Dîner à POLA DE SOMIEDO - Hostal-Restaurante "le Parador". Hébergement à POLA DE SOMIEDO.

Jeudi 29 novembre 2007

  • Trajet POLA DE SOMIEDO - PAU - TARBES - MONTREJEAU – TOULOUSE
    Déjeuner durant le trajet

Voilà du temps passé ensemble et des déjeuners qui pourraient permettre aux avis opposés de se rapprocher. On peut rêver.

Un retour très "Communication" pour les éleveurs

L'ADDIP de Philippe Lacube a ainsi déjà appelé les opposants à venir "nombreux" pour assister à la conférence de presse simultanée qui sera organisée àu retour, invitant "la presse, les adhérents des associations, les éleveurs et usagers de la montagne, les acteurs des territoires, les élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens, les élus des Chambres d'agriculture, les syndicats professionnels, les associations et professionnels de loisirs en montagne, les gestionnaires d'estives, l'Association Nationale des Elus de la Montagne". Tout le banc et l'arrière banc des anti-ours sont donc convoqués le mardi 4 décembre 2007 à 11h simultanément à la chambre d'Agriculture à Foix et à Tarbes. "Une synthèse de nos connaissances et de nos interrogations sur la présence ursine dans les Asturies, ainsi qu'une présentation de notre vision globale du développement durable pour les Pyrénées vous seront adressés avant la conférence de presse."

25 août 2007

Des vautours vivants ou la sérénité des Pyrénées mortes ?

Dans son numéro de septembre, Pyrénées magazine publie un dossier "Faune, le vautour attaque". Le vautour fauve, pour sa couleur, est-il devenu un vautour fauve, pour son comportement ? Le fauve n'est pas celui qu'on croit.

Extraits de Pyrénées magazine

«A la suite de ces premiers témoignages, l'Observatoire des dommages au bétail a été créé en 2002, dans le but de collecter un maximum d'informations sur les vautours. Réunissant l'Etat, la profession agricole (les éleveurs), le Parc national des Pyrénées et les associations de protection de la nature, cet observatoire à recueilli une trentaine de dossiers en moyenne par an...»

«(...) "L'association pour la sérénité à la campagne" voit le jour pour porter la parole des éleveurs et faire circuler des pétitions demandant de "pouvoir défendre le bétail avec des moyens persuasifs et efficaces" et de "prendre des mesures de gestion et de régulation de l'espèce protégée". Le président de l'association, Alain Laralde prévient "Si l'on ne fait rien, il y aura des personnes attaquées en montagne, j'en suis convaincu."»

La controverse est survenue en pleine période électorale, [NDLB : Jean Lassalle, président de l’IPHB était dans une situation difficile, sa réélection n'étant pas du tout confortable.] quand la tension est maximale, et, à cause du droit de réserve du préfet, aucune réunion de l'observatoire n'a pu être tenue au printemps, ce qui n'a pas apaisé les esprits. L'IPHB a pris les devants en réunissant les éleveurs le 31 mai dernier pour «qu'ils puissent s'exprimer». [NDLB: Après avoir fait disparaitre l'avenir de l'ours en Béarn, Jean Lassalle a saisi l'occasion de montrer que malgré la perte d'influence de l'IPHB et le rabotage de son budget, son grand machin reste indispensable pour défendre le pastoralisme en danger et en crise.]

Avec la perte des subventions liées à l'ours depuis l'an dernier, son directeur, Didier Hervé, s'exaspère: «L'IPHB n'a pas touché un sou depuis un an, et les seuls qu'on appelle pour aller au charbon, c'est nous!». Mais certains rendent son institution responsable du déferlement médiatique lié au vautour, l'accusant de vouloir se rendre de nouveau indispensable pour faire le lien entre les éleveurs et l'État. Le rôle des médias n'est pas négligeable ... «Dans les quarante-huit heures qui ont suivi la diffusion du reportage sur TF1, on a reçu un appel toutes les heures signalant des attaques», affirme Bertrand Eliotout, responsable de la Ligue pour la protection des oiseaux dans les Grands Causses. Le directeur de l'IPHB nie avoir alimenté la polémique : «Il faut apaiser la situation, aller voir les éleveurs et faire observer les vautours». Dans ce contexte tendu, établir avec précision les actes réellement commis par les vautours fauves reste donc une priorité. C'est bien la difficulté majeure du moment.

Des analyses histologiques

«On ne peut pas déterminer avec certitude que le vautour est à l'origine de la mort», concède Jean-Luc Tronco, sous-préfet des Pyrénées-Atlantiques et codirecteur de l'observatoire. Pour trancher la question, il faut donc des outils d'expertise fiables. Un réseau de vétérinaires a ainsi été mis en place début juillet. «Ils procéderont à une autopsie pour déterminer les causes de la mort. Puis, quand ce sera possible, ils effectueront une analyse histologique pour tenter de voir s'il y a des lésions inflammatoires dans les tissus, signe que la bête était vivante au moment des faits», explique Laurent Bonneau, directeur adjoint du parc national des Pyrénées et vétérinaire de formation.

Pour Augustin Médevielle, «il faut des expertises très précises pour écarter les cas douteux. On va ainsi dégonfler le nombre de témoignages. On devra ensuite indemniser les très rares cas que l'on trouvera et ce sera fini, on tuera dans 1 'œuf une polémique stérile». Car, pour le moment, à part quelques cas avérés sur des mises bas difficiles, on ne dispose pas d'éléments objectifs pour valider la transformation du vautour fauve de charognard en prédateur. On ne sait d'ailleurs pas quels vautours cela concerne, d'où ils viennent, ni leur nombre. Quelles que soient les conclusions, cette polémique remet sur la table le problème d'un élevage montagnard qui puisse coexister avec son environnement sauvage.

Réaction de La buvette

Après l'ours, le vautour, une espèce protégée, elle aussi est en danger face aux gesticulations médiatiques du milieu agropastoral. Voici quelques exemples du traitement de l'information :

L'observatoire départemental des dommages du bétail est hébergé dans les locaux de ... l'IPHB à Oloron-Sainte-Marie. Tiens donc, nous retrouvons ici aussi Jean Lassalle et Didier Hervé de l’IPHB qui cherchent à redevenir iremplacables.

Dans ce combat contre les vautours, on retrouve aussi les mêmes associations pastorales :

  • L'association pour la sérénité à la campagne au Pays Basque - un nouveau slogan du genre des Pyrénées tranquilles et vivantes, alors que meurt le pastoralisme ET les ours - situé dans la Maison Tholonie à Ilharre et dont le président est Alain Larralde. Une énième association pastorale proche de ...
  • L'Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées (ADDIP), elle-même coordination de divers groupuscules ultra pastoraux pyrénéens. L’ADDIP est présidée par Marie-Lise Broueilh, celle qui a déclaré : «Si les autorités décident de réintroduire des ours, alors nous mettrons le feu à la montagne».

Les éleveurs sont invités à sortir avec appareils photos, magnétoscopes et téléphones portables pour immortaliser les attaques des fauves (les vautours). C'est ainsi que Louis Dollo, notre irremplacable porte-souris des ultra pastoraux et de "Lourd d'Infos" publie une vidéo sur le oueb pour prouver les attaques. On y voit dans un flou artistique et un montage approximatif une brebis dévaler la pente, poursuivie par des vautours. Il est impossible, vu la qualité désatreuse du film et le zoom à fond, de voir si la brebis est vivante - ce que le texte rajouté en surimpression cherche à induire - ou si elle roule, froide et raide comme une ourse dans un congélateur, jusqu’à un creux où elle s’arrête, pour la curée.

Lire aussi à la buvette

Les ours et les vautours ne sont pour ces associations et politiciens ultra pastoraux que des sales bêtes à exterminer pour rendre la montagne propre, tranquille, vivante, débarassée du patrimoine animal qui les dérange ! Il va y avoir du travail pour le Grenelle de l'Environnement.

15 août 2007

Franska criblée de plombs : AVES FRANCE porte plainte aussi

L’autopsie de Franska nous apprend que l’ourse avait reçu plusieurs dizaines de plombs de petit calibre dans l’arrière train avant de mourir "accidentellement". Devant ces faits, AVES FRANCE, première association à avoir porté plainte contre les organisateurs des battues illégales porte plainte pour tentative de destruction d’espèce protégée...

Quelques jours avant la mort "accidentelle" de Franska, AVES FRANCE avait envoyé une plainte contre les organisateurs des battues illégales d’effarouchement, qui auraient pu conduire l’ourse dans la zone où s’est produit l’accident de la circulation qui lui a été fatal.

L’autopsie de l’ours Franska, dont le compte rendu a été divulgué par le substitut du procureur de la République, nous apprend que « les clichés radiographiques réalisés préalablement à l’autopsie mettent aussi en évidence la présence de plusieurs dizaines de plombs de petit calibre ayant atteint l’animal sur l’arrière-train, il y a environ un mois selon l’expert ».

Cela prouve, s’il le fallait, que les battues d’effarouchement rapportées par la presse ont bien eu lieu et que les participants n’ont pas seulement essayé d’effrayer l’animal, mais se sont permis de lui tirer dessus.

Cet acte est pour nous une tentative de destruction d’espèce protégée et devant ces actes odieux, nous porterons plainte une nouvelle fois. Pour AVES FRANCE, les auteurs de ces battues sont responsables de la mort prématurée de Franska.

Christophe CORET
Président de l’association AVES FRANCE

Autres réactions

Francis Ader
Association de défense de l'identité pyrénéenne (Adip)

«Des traces de plomb sur l'animal, et alors ? Pour moi, ce n'est pas un événement. Ce qui m'intéresse, c'est le problème de fond, celui de la présence de l'ours.»

Marie-Lise Broueilh
Présidente de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen

«C'est une façon habile de l'État de détourner l'attention sur ses propres responsabilités. Quatre jours avant l'accident, l'ourse avait été observée au même endroit. Elle avait déjà traversé cette route. Qu'ont fait alors les services techniques ? »

Pour elle, parler de l'ourse Franska plombée... « C'est une diversion. Le vrai responsable de la mort de l'ours est le préfet qui a laissé faire cet effarouchement sans rien dire… » « Qu'on me prouve que ces plombs ont été lâchés il y a un mois. Comment peut-on être aussi précis ? »

La dépêche écrit le 14 août: "Excédés par ces dégâts, les éleveurs avaient manifesté devant la préfecture de Tarbes, le 11 juillet, avant d'entreprendre des battues dans la vallée du Nistos. La femelle avait été repoussée à coups de pétards sur le territoire de Montréjeau, non loin de l'autoroute. C'était il y a un mois justement. Les coups de fusil datent-ils de cet épisode ? L'hypothèse n'est pas écartée."

13 août 2007

La prose anti environnementale de Marie-Lise Broueilh

Après la mort de l'ours Franska plombée, loin de chercher l'apaisement, Marie Lise Broueilh,  présidente de l'ASPP 65 (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen) et après avoir annoncé qu'elle allait "mettre le feu à la montagne" si le programme de réintroduction était repris pour remplacer Palouma et Franska, désire maintenant s'en prendre à l'ours Boutxy, que quelques coups de fusil cet hiver n'ont pas réduit au silence, et aux "ultra environnementalistes". Délires et dérive annoncée du pastoralisme et de la prose anti environnementale de Marie-Lise Broueilh.

Franska, une mort annoncée et des problèmes qui restent

Marie-Lise Broueilh - La mort accidentelle de Franska sur la voie rapide entre Lourdes et Agos Vidalos mercredi dernier n’est qu’un accident banal comme nous pouvons en voir avec tout le gros gibier en France et à l’étranger. En Slovénie, le problème se pose également avec les trains. Cette disparition n’est pas un véritable événement en soi.

Pour l’ASPP 65, ce qui est important c’est que les éleveurs puissent retrouver la sérénité et la tranquillité pour exercer librement le métier qu’ils ont choisi. Eleveur/berger dans un village de vallée ou de montagne avec de petites surfaces d’exploitation complétées par les estives.

C’est aussi l’espoir que des estives abandonnées ou partiellement vidées depuis l’introduction des ours slovènes puissent à nouveau retrouver vie et que les bergers et éleveurs puissent en tirer une ressource suffisante de leur exploitation et maintenir la vraie biodiversité de nos montagnes qui s’est construite au fil des siècles voire des millénaires grâce au pâturage.

Franska n’est qu’un élément révélateur des objectifs des ultra environnementalistes qui veulent introduire des ours exogènes dans un milieu ou le développement des activités humaines d’hiver et d’été n’a pas laissé de place à l’ours des Pyrénées.

Leur acharnement pour implanter des ours slovènes met en évidence, une méconnaissance totale des contraintes techniques et économiques des éleveurs, un refus de prendre en compte les conséquences destructrices irréversibles sur un milieu d’une biodiversité à la richesse exceptionnelle et la volonté de classer la seule exploitation durable du milieu naturel comme sans importance.

Ces environnementalistes qui imposent aujourd’hui leur désir sont incapables d’avoir une vision globale de la biodiversité, de l’environnement et du développement durable en s’attachant à une seule espèce emblématique sans jamais approfondir les conséquences d’importations coûteuses d’ours qui auraient sans doute vécu dans de meilleures conditions dans leur pays d’origine malgré l’existence d’un plan de chasse pour réguler leur prolifération.

Franska comme les autres ours importés n’est que le révélateur d’une écologie politique malade de ses dogmes et de son idéologie dépassée tournée contre l’homme et plus spécialement contre ceux qui habitent et travaillent sur les territoires de montagne.

La mort de Franska ne doit pas nous faire oublier que tous les problèmes restent à régler.

  1. les préalables à toutes discussions avec les pouvoirs publics à savoir le retrait de Boutxy et l’arrêt du plan d’introduction d’ours
  2. les problèmes que rencontrent les autres éleveurs / bergers pyrénéens avec d’autres ours, que ce soit en vallée d’Aspe, à Melles, dans le Biros, le haut-Ariège ou chez nos amis espagnols de la Navarre à l’Alt Anéou.
  3. les problèmes de fond liés :
    • à la protection et au développement de la biodiversité y compris des races animales domestiques et au développement durable des villages et des vallées pyrénéennes.
    • Au choix de société entre protection et développement durable dans un cadre de maintien des activités humaines sur un territoire et l’ensauvagement total des montagnes vidées de toutes activités humaines et pastorales bien avant que les 120 à 150 ours Slovènes aient été trasplantés dans les Pyrénées par le plan ours.

La mort de Franska n’efface pas les problèmes de sinistres occasionnés par les vautours à l’occasion desquels des éleveurs / bergers se font outrageusement qualifier de menteurs ou de « chasseurs de primes » par certaines administrations publiques et des associations ultra environnementalistes irresponsables.

La mort de Franska n’est qu’un accident occasionnel lié à la confrontation du monde animal sauvage et du monde moderne vécu par la majorité de la population française. Elle apporte la preuve que les Pyrénées ne sont pas un espace sauvage mais un milieu humanisé où vit de manière régulière et permanente toute une population et où s’exercent des activités humaines à tous les niveaux et à tous les étages montagnards.

Cette mort d’une ourse ne remet pas en question les actions en cours menées par l’ASPP 65 et les syndicats agricoles notamment l’aide et assistance matérielle aux éleveurs victimes d’un sinistre de la part des grands prédateurs (constats, aide juridique, etc…)

Par ailleurs, l’ASPP 65 n’oublie pas et tient aussi à apporter son soutien à ceux qui, dans les Alpes, le Jura et le Massif Central souffrent de la présence du loup et de toutes ses conséquences économiques, sociales et humaines. Elle soutiendra les élus savoyards qui viendront lundi et mardi chercher de l’aide dans les Pyrénées.

Communiqué de presse du 13 août 2007.
Contact presse : Marie-Lise Broueilh : Tel : 06 30 36 97 52

Le schéma type de la rhétorique anti-environnementale

Par Laurent Mermet.

La rhéthorique ou le discours anti-environnemental est articulé autour de quatre volets.

1) Il commence par installer les populations locales dans la position de victimes et les protecteurs de l’environnement en position de persécuteurs, faisant porter à ces derniers toute la responsabilité des problèmes sociaux et économiques rencontrés par les populations rurales. Puis il s'attache à récuser les constats scientifiques et à déconsidérer les experts.

Les victimes...

    • "... ce qui est important c’est que les éleveurs puissent retrouver la sérénité et la tranquillité pour exercer librement le métier qu’ils ont choisi."
    • "... que les bergers et éleveurs puissent en tirer une ressource suffisante de leur exploitation"
    • "...les problèmes que rencontrent les autres éleveurs / bergers pyrénéens avec d’autres ours, que ce soit en vallée d’Aspe, à Melles, dans le Biros, le haut-Ariège ou chez nos amis espagnols de la Navarre à l’Alt Anéou.

Et les boureaux...

    • "...révélateur des objectifs des ultra environnementalistes qui veulent introduire des ours exogènes dans un milieu ou le développement des activités humaines d’hiver et d’été n’a pas laissé de place à l’ours des Pyrénées."
    • "Leur acharnement pour implanter des ours slovènes met en évidence, une méconnaissance totale des contraintes techniques et économiques des éleveurs, un refus de prendre en compte les conséquences destructrices irréversibles sur un milieu d’une biodiversité à la richesse exceptionnelle et la volonté de classer la seule exploitation durable du milieu naturel comme sans importance."

    • Franska comme les autres ours importés n’est que le révélateur d’une écologie politique malade de ses dogmes et de son idéologie dépassée tournée contre l’homme et plus spécialement contre ceux qui habitent et travaillent sur les territoires de montagne.

2) Ensuite, il propose un concept «nouveau» de gestion des ressources. Aux Etats-Unis, par exemple, le «partage» (share), qui consiste à partager les espaces protégés avec les acteurs qui veulent les exploiter économiquement, ou l’utilisation rationnelle (wise use), qui revient à ne pas laisser des ressources économiques se perdre pour des motifs de protection de l'environnement. En France: les animaux sauvages doivent être parqués, les animaux domestiques doivent être en liberté, comme à l'état sauvage.

    • "C’est aussi l’espoir que des estives abandonnées ou partiellement vidées depuis l’introduction des ours slovènes puissent à nouveau retrouver vie et que les bergers et éleveurs puissent en tirer une ressource suffisante de leur exploitation et maintenir la vraie biodiversité de nos montagnes qui s’est construite au fil des siècles voire des millénaires grâce au pâturage."

3) Ces concepts sont affichés comme «éclairés» dans la mesure où ils reposent sur un principe auquel il est difficile de s’opposer, et «équilibrés» en ce sens qu’ils considèrent la poursuite de la dégradation de l’écosystème à un rythme raisonnable au profit de l'homme et de ses activités comme le bon compromis entre ceux qui veulent stabiliser la situation de conservation et ceux qui veulent continuer à exploiter ou transformer les écosystèmes concernés.

    • "Ces environnementalistes qui imposent aujourd’hui leur désir sont incapables d’avoir une vision globale de la biodiversité, de l’environnement et du développement durable en s’attachant à une seule espèce emblématique sans jamais approfondir les conséquences d’importations coûteuses d’ours qui auraient sans doute vécu dans de meilleures conditions dans leur pays d’origine malgré l’existence d’un plan de chasse pour réguler leur prolifération."

4) Sur cette base, enfin, les partisans d’une politique claire de conservation, qui rende compte de ses résultats, sont présentés comme des extrémistes auxquels on attribue souvent des visées cachées, marxistes ou mondialistes, par exemple. (d'après A. Rowell).

    • "ultra environnementalistes", "acharnement", "malade de ses dogmes et de son idéologie dépassée", "associations ultra environnementalistes irresponsables"

Pour en savoir plus, lire les travaux scientifiques de Laurent Mermet où il explique le principe de la prose anti environnementale des années 1990. Pour le pastoralisme, rien n'a changé depuis. L'immobilisme est total ! Ils ont simplement adaptés leurs discours pour parler de "développement durable, d'écologie" et noyer leur politique environnementalement exécrable dans un charabia de mots politiquement corrects. Quand ils resistent à l'envie de se laisser aller et ne pètent pas les plombs sous l'effet des rassemblements festifs...

Voir les autres discours anti-environnementaux

Laurent Mermet (Engref)
Après une double formation, en écologie (Ecole Normale Supérieure) et en gestion (doctorat de l’Université de Paris-Dauphine), Laurent MERMET est aujourd’hui Professeur à l’Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts (ENGREF). Laurent MERMET  travaille sur l’analyse stratégique de la gestion environnementale, sur les problèmes de négociation liés à l’environnement, sur les théories et méthodes de la prospective.

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