BONREPAUX Augustin

08 novembre 2008

Le cacique de l'Ariège

Congrès du PS : "les caciques ariégeois gardent la main" titre Ariègenews ; un vocabulaire judicieux qui permet une lecture à deux niveau. Finement écrit ! L'ariègeois de base suit-il ? Il doit suivre !

Les caciques ariégeois gardent la main

Il y avait incontestablement un parfum de bataille d'Hernani, anciens contre modernes, appareil contre base, dans la lutte fratricide que se sont livrés, ces dernières semaines, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, sous le regard de Martine Aubry aux soutiens hétéroclites, et de Benoit Hamon, héraut de la gauche du parti.

L'Ariège est assez représentative de cette dualité puisque la grande majorité des élus, avec à leur tête Augustin Bonrepaux, Jean-Pierre Bel et Henri Nayrou, avaient appelé à voter pour la motion soutenue par Delanoë, Hollande et Jospin, tandis que celle de l'ex-candidate à la fonction présidentielle était portée par la jeune garde ariégeoise, représentée entre autres, par Michel Teychenné et Kamel Chibli.

Contrairement au plan national qui a vu la vague «Ségolène» balayer le maire de Paris, pourtant favori, les socialistes locaux sont restés fidèles à la ligne incarnée depuis plus de dix ans par François Hollande en plaçant la motion A en tête avec 393 voix, soit un peu plus de 40% du millier de votants ariégeois.

Par contre, si la motion «E» sauve la mise en se plaçant à seulement 71 voix du premier, regroupant 32,89 % de votes, Martine Aubry et Benoit Hamon ne décollent pas vraiment avec respectivement 13,28% et 12,77% des voix.

Comme prévu, «Pôle écologie» et «Utopia» se contentent d'exister avec moins de 1% des voix à eux deux.

A noter la participation, que l'on peut qualifier de massive, des adhérents ariégeois qui ont été 70,93% à participer au vote contre 55% au plan national, prouvant ainsi que la démocratie participative fonctionne particulièrement bien dans le département réputé le plus socialiste de France. (fin de l'article)

le Caciquisme ariègeois

Ubu roi : Augustin Bonrepaux, cacique ariégeois, gestion politique despotique, potentat local, souverain absoluUn cacique, mot emprunté au taïno (ethnie amérindienne qui occupait les grandes Antilles (une réserve d'indiens ? - On cultive bien des bananes aux antilles ?), est le chef d'une tribu des Caraïbes ou d'Amérique centrale.

Par extension, ce mot a été utilisé par les chroniqueurs espagnols du XVIe siècle pour traduire le terme nahuatl «tecuhtli» servant à désigner l'aristocratie aztèque et, d'une manière plus générale, pour désigner les souverains absolus des civilisations précolombiennes.

En politique, le terme renvoie à un mode de gestion politique despotique de notables puissants et potentats locaux. En particulier, le Caciquisme désigne le système politique mis en place en Espagne entre 1874 et 1931.

"Une participation massive, signe d'une démocratie participative qui fonctionne particulièrement bien", c'est la première lecture, apte à plaire au Grand maître de l'Ariège. Je préfère le sens caché : une participation massive signe d'un despotisme extrème. Si tu ne votes pas comme Saint-Augustin, t'es mort, tu perds ton poste, la machine à broyer s'enclenche ! "Augustin le Ballotté, vingt huitième Comte de FOIX", en bon cacique, veille sur ses ouailles (Je ne sais pas si je doit mettre le "sur" avant ou après "veille"...

"Soyez indulgents envers moi :  une obsession peut en cacher une autre" écrit Léon-Pierre Galy-Gasparou en terminant sa note "Attention, un Augustin peut en cacher un autre". Obsession partagée à la buvette et en Ariège, le profond de la France où vit UBU roi.

Cette note a été envoyée à Ariègenews qui s'est empressée de ... ne pas la publier. Silence, il n'y a rien à dire.

Baudouin de Menten

21 août 2008

Bonrepaux et les bretelles de Carla Bruni

Augustin Bonrepaux, président du conseil général de l'Ariège essaie de remonter les bretelles de Carla Bruni. S'il continue, il va se prendre un coup de boule du pensionnaire de l'élysée!

Carla Bruni-Sarkosy: "Il nous faut trouver une voie équilibrée de coexistance... il ne s'agit pas de choisir entre l'ours et l'homme". Une phrase qui fait bondir les anti-ours dont le président du conseil général de l'Ariège.
Augustin Bonrepaux : "Depuis le palais de l'Elysée, il est facile de se prononcer parce que peut-être elle (NDLB: Carla Bruni-Sarkosy) à un nounours sur son canapé. Je ne pense pas qu'elle sache où se trouve l'Ariège. Je ne pense pas qu'elle connaisse les conditions dans lesquelles vivent les éleveurs et les bergers, ceux qui travaillent pour l'exploitation, ceux qui font vivre nos montagnes."

Source : Agoravox

Le discours modéré, prudent, diplomate de Mme Sarkosy n'est pas perçu comme tel. Pour Augustin Bonrepaux, ne pas choisir entre l'homme et l'ours, c'est à dire cohabiter, c'est déjà de trop. L'extrémisme pastoral est bien omniprésent dans l'esprit du président du CG qde l'Ariège qui cumule tous les pouvoirs et les influences dans son fief. L'Ariège, un Etat dans l'Etat. Les montagnes ne lui appartiennent pas à Augustin Bonrepaux et elles sont bien vivantes, avec ou sans un pastoralisme en faillite.

« L'ours, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.» déclare Philippe Lacube. Et qui a-t-il dans le vase à part la goutte de l’ours ? Je vais m'attaquer aux statistiques sur l'élevage ovin...

13 août 2008

Ultrapastoralies

Bonjour, aujourd’hui, réouverture de la buvette après un séjour pyrénéen. Au programme : randonnées en forêt sur les traces de l’ours, séjours en estives, visites pastorales en zones à ours...

Retour d’estives

Les Pyrénées possèdent un pastoralisme unique!

Première estive : Le premier berger rencontré «garde» un troupeau très, mais alors très éclaté. La question que je me pose : N'est ce pas le troupeau qui garde le berger? D’après lui, il manquait ce jour là entre quatre-vingt et cent vingt bêtes. Il les retrouvera s’il a le temps!

C., un de mes compagnons de randonnée, est berger lui aussi et formateur sur un autre massif, il m’assure qu’il n’y a que dans les Pyrénées que l’on rencontre cela. (Ce sera un commentaire constant durant les différentes visites d’estives.) Plusieurs groupes de brebis sont déjà disséminée sur les quartiers d’automne : gestion pour le moins aléatoire des ressources aux derniers jours de juillet. Une brebis crevée abandonnée à moins de 30 m d’un petit ruisseau, normal.

Le soir les brebis sont dispersées, C. ne comprend pas qu’on puisse laisser un troupeau aussi dispersé et qu’on ne le regroupe pas à proximité de la cabane le soir.  Selon lui, c’est tout à fait possible et permettrai de prodiguer le soin aux bêtes malades, d’éviter que l’ours ne s’attaque aux lots isolés et de le dissuader d’agir par la proximité des hommes et des patous.

Après une nuit sous tente 900m sous la cabane, en bordure de forêt, nous montons vers la crête. Nous passons a côté d’une seconde carcasse de brebis.

Selon C., les brebis malades seraient en meilleur état si le troupeau avait pris l’habitude dès la montée en estive d’un regroupement à la cabane le soir : le travail du berger en serait soulagé à moyen terme car il ne s’agirait plus de pallier aux urgences de façon trop tardive mais de prévenir ou du moins, de soigner dès le départ les différentes maladies.

Inutile selon lui de faire partir le troupeau trop tôt le matin : si les brebis se nourrissent mieux et cheminent moins, elles sont plus grasses en fin d’estive et il est plus facile de gérer les différents quartiers d’estive donc de garder de bonnes ressources en herbe jusqu’à l’automne. Inutile de les laisser paître jour et nuit, il en est certain pour en avoir fait l’expérience. De même, laisser paître les bêtes par petits lots où bon leur semble (selon la méthode de « l'escabote » chère à Lacube) ne leur permet pas nécessairement de s'engraisser davantage puisque elles marchent beaucoup. Au contraire, quand c'est possible comme ici, leur donner la « virade » (le parcours à suivre) groupées (de façon quand même assez lâche pour qu'elles puissent manger à leur guise) permet selon son expérience d'obtenir des bêtes bien nourries. Mieux qu'en « escabote » m'a-t-il assuré.

Deuxième estive : Après 36 heures sur place et de longues discussions pour amadouer l’éleveur (qui monte chaque soir), les langues se délient en fin de repas : l’éleveur se plaint des difficultés que produit le nouveau marquage aux oreilles : beaucoup plus difficile d’écouler des agneaux au noir. Il parle de l’excellent marché (noir bien sûr) constitué par les «arabes » pour les moutons de l’aïd ; mais se plaint des contrôles et avoue qu’il mettra cette année une dizaine de brebis fictives «sur le compte de l’ours», mais que ce sera difficile de le faire pour davantage de bêtes, l'ours est tellement discret cette année. Un de mes accompagnateurs connait bien ce berger pour l’avoir vu lors de différentes manifestation de l’ASPAP, notamment à la manif de soutien des 10 inculpés d’Arbas.

C. se demande pourquoi l’éleveur monte chaque soir pour donner les soins aux bêtes alors que le berger pourrait le faire chaque soir et/ou chaque matin s’il regroupait les bêtes. Une bête est morte. C. a été un peu surpris par le manque de ménagement avec lequel l’éleveur enfonce le couteau dans l’abcès à la patte de la brebis malade : l’infection est telle que seule la manière forte semble convenir.

Le soir, C. nous raconte son expérience. Quand les bêtes sont rassemblées chaque soir, elles prennent l’habitude de cheminer ensemble selon un vaste circuit qui facilite le gardiennage par le berger et par les patous. Quand il « tient les choses en main », il habitue ses bêtes au gardiennage.

Une fois cette chose acquise, le travail du berger n’en est que plus reposant. Dans ses formation, C. montre qu’avec un peu de rigueur et d’ambition affichée dès la préparation du séjour en alpages, on peut garder (et non seulement surveiller) son troupeau et ainsi faciliter grandement la cohabitation avec les prédateurs. Mais le tout est de le vouloir réellement : ici, les consignes de laxisme données par l’éleveur à son berger ne facilitent rien en termes de « possibles ». Anti-ours, l’éleveur songe quand même à protéger son troupeau.

Troisième estive - Après une longue montée en forêt et l’observation de poils d’ours et de griffures sur les arbres qui longe le sentier visiblement très peu fréquenté, on profite d’un repas pour mettre plusieurs fois sur la table la question des mesures à prendre pour protéger le troupeau : regroupement nocturne, mise en place d’un parc, utilisation de patous. Cela ne marche pas parait-il. C. explique que pour lui, agir dans l’urgence et le stress des attaques nocturnes ne donne pas toujours de bons résultats. Si le berger anticipe la présence de l’ours, il peut faire monter son troupeau avec des patous dressés, l’adaptation des uns et des autres est alors progressive. Les solutions sont là, encore faut-il se donner le minimum de moyens pour qu’elles fonctionnent.

Quatrième estive - Pas de patous et pas de regroupement nocturne. En soirée, la bergère de regroupe pas ses bêtes et les laisse sans surveillance pour la nuit. A midi, elle avait rencontré les techniciens « porteur d’antenne » qui lui ont annoncé qu’un ours a été localisé à proximité. Pas de patous, pas de regroupement nocturne, pas de parc, le buffet est servi. Un lot de plusieurs dizaines de bêtes est resté du côté le plus exposé aux attaques potentielles. Mais l’ours n’est pas passé se servir cette nuit là.

Les Ultrapastoralies

Pastoralies Je ne suis pas passé le 8 août 2008 sur le plateau de Beille aux «Pastoralies», cette organisation largement financée par le conseil Général de l’Ariège d’Augustin Bonrepaux, soit disant "fête de la montagne vivante et bien décidée à le rester" n’allait être qu’un prétexte pour manifester contre l’ours, des "ultrapastoralies" en quelque sorte. Elles aurait pu être une vraie fête comme la fête de la transhumance à Die dans la Drôme, mais l'ASPAP n'a pas les talents d'organisateurs du regretté André Pitte.

D’autres sont passés aux Pastoralies : Des talibans! Ils racontent que de nombreux touristes montés pour voir les troupeaux et pour participer à la fête du pastoralisme sont redescendus déçus et dégoutés. Ils se sont sentis manipulés par les antis ours et sont redescendus fâchés d’avoir apporté par leur présence un soutien relatif à cette manifestation. Trop tard, ils seront comptabilisés par l'ex-comptable Louis Dollo comme de fervents défenseurs de la politique anti ours de l'ASPAP et grandiront le chiffre "des manifestants".

2000 personnes parait-il, dont la moitié de touristes, le reste c'est l'ASPAP. Le plateau de Beille s’est parrait-il vidé rapidement l'après-midi. Les touristes (ceux qui seraient apeurés à l'idée de s'aventurer sur un sentier de montagne de peur de se faire bouffer?) n’auraient-ils pas supporté la lourdeur de la manipulation et de l'idéologie des troupes pastorales financées par le Seigneur de Foix avec l’argent de ses administrés ariègeois?

Avec Eldorando, le Haut-Béarn et Jean Lassalle ont eu leur grande messe anti-ours avec le sous fifre de l'IPHB, Didier Hervé, tout surpris de la résistance issue dans la salle (Qui c'est c'eux-là? D'où viennent-ils? Il n’est pas facile d’abrutir les masses quand elles ont un peu de cervelle). Avec ces pastoralies, le Cardinal Augustin Bonrepaux, pasteur de l'Ariège s’est offert sa première grand messe au frais de l’Ariège, pour convertir les brebis perdues de sa paroisse : "L'ours tu craindras mon fils".

Après l’autosatisfaction complaisante quelques peu stalinienne de Louis Dollo racontant la journée «hénaurme» (le coût sans doute!) publié sur l’aréopage des sites prônant «la biodiversité à visage humain» à grands coups de brebis sanguinolentes, il est intéressant de lire la face cachée de l’information officiellement matraquée par les ultra-pastoraux et par la presse qu'ils touchent (même en Belgique), Ils ont des relations!

  • Louis Dollo est faché avec Yvan Puntous de l'Amopyc. Yvan Puntous raconte la continuation de l’action "parole d’ours" qui se déroule cet été dans les Pyrénées; ce jour là aux Cabannes (voir les infos FR3) Mais avec qui Louis Dollo n’est-il pas fâché ?
  • "Pastoralies, un autre son de cloche" (FERUS) et
  • "Ferus raconte les pastoralies"
  • La haine de Louis Dollo (Menacé de poursuites -encore-, Louis Dollo a un peu épuré ses calomnies) Il s'en prend aux résistants, car en Ariège, montrer que l’on est pour la cohabitation, c’est comme faire un bras d’honneur au président en pleine réunion du Conseil Général de l'Ariège! En Ariège, il faut être pour l’ASPAP! Si vous êtes neutre, indécis ou pire favorable au plantigrade, il faut se taire et se planquer tellement les intimidations sont fortes et les sentiers vertigineux étroits. Aux pastoralies, sur les « forums », le guide de pays Louis Dollo, correspondant de la presse locale (Lourdes-Infos, Tarbes-Infos) est présenté par Philippe Lacube comme journaliste (journaliste et correspondant de presse locale, ce n’est pas la même chose!) et comme scientifique! (Il a fait ses études au Lycée Technique de la Cathédrale à Poitiers), spécialisé du «mensonge sur la toile» (Il faut lui reconnaitre celà !) et de la «biodiversité».
  • Le grand bal de prédateurs par L.P. Gary-Gasparrou, maire de Massat (Une commune de l’ADET, favorable à la cohabitation et située en pleine république bananière Ariègeoise), dont la tête (est-ce l’humour ou de la haine ?) servait de cible à un jeu de fléchettes sur un stand des Pastoralies!

Pas étonnant que les manipulés se sont cassés vite fait de ce 1er congrès du parti ultrapastoral de Saint-Augustin, qui généreux, aurait mis la main au panier en allongeant entre 30000 et 35000 euros pour l'organisation des Pastoralies. Chiffres à vérifier, mais ce n'aurait rien de surprenant après le financement de l'ASPAP, lors de sa création.

Maintenant que l’effet de surprise (pour les touristes innocents qui venaient pour participer à une fête familiale) ne jouera plus, quels touristes retourneront à cette grande messe noire déguisée en vert, comme les célèbres vestes noires et sang de l’ASPAP remplacée pour l’occasion par des t-shirt… verts ? De même, leurs discours extrémistes et sectaires se cachent derrière un pâle verni couleur estive de la «biodiversité à visage humain» et l’intérêt biologique des animaux domestiques !

Les Pastoralies se voulaient un enterrement de l’ours de première classe, ce n’a été qu’une messe basse. Qui se laissera encore avoir par les beaux parleurs Philippe Lacube, Louis Dollo et Bruno Besche-Commenge, à part la presse ariégeoise à la solde de son roi et celle où la rédaction des contenus est confiée à l’activiste de l’ASPP65 Louis Dollo? Quelle famille ira encore faire le plain de haine et se comporter comme des moutons face aux manipulations de la violente clique financée par Augustin Bonrepaux et déguisée en écologistes de montagne ?

Les témoignages des familles descendant dès le début de l’après-midi devraient sonner comme un avertissement envoyé au cercle restreint des proches de Bonrepaux et de ses associations ultras pastorales. Mais faut dire que quand l’Augustin confie le service d’exploitation des sites touristiques de l’Ariège à Pascal Alard (un activiste anti ours, membre de l’ASPAP de la première heure) l’orientation du tourisme ariègeois est priée de suivre la ligne du chef de parti. C’est ainsi que les principaux prospectus touristiques ariégeois (Parc de la préhistoire, Grotte de Niaux, Château de Foix, Grotte du Mas d´Azil, Forges de Pyrène, prospectus généraux sur l'Ariège) sont priés d’éviter la moindre allusion au symbole des Pyrénées : l’ours, sujet tabou et interdit. Le syndrome de Pékin en Ariège ? Le festival Résistances portait bien son nom : pour avoir osé parler de l’Ours, le roi Augustin lui a coupé les vivres.La pensée unique ariégeoise qui étouffe sa population sous la loi du silence comme en Corse.

Ce sera plus dûr l'an prochain pour avoir du monde.

25 juin 2008

Augustin Bonrepaux n'ira pas au GNO

L’Auguste Tintin Bonrepeaux, comme ses protégés  n’iront pas sièger au Groupe National Ours : (GNO ? Celà ressemble à un grognement d'ours). Augustin Bonrepaux, le président du conseil général de l’Ariège écrit au préfet de Région Midi-Pyrénées (Dominique Bur) qui l'a invité au Groupe National Ours.

Bonrepaux : «Le groupe national OURS : une erreur de plus pour un vrai fiasco»

Augustin Bonrepaux n'ira pas au Groupe National Ours, sauf si l'on y amène de force

Je vous remercie de votre invitation à la réunion du Groupe National «Ours» dans les Pyrénées, mais j’ai le regret de vous informer que je n’y participerai pas.

En effet, depuis dix ans, plusieurs groupes de réflexion ont été réunis pour effectuer de prétendus bilans. Mais chaque fois c’est le point de vue de l’Administration et de ses supplétifs, financés à travers quelques associations fictives, qui a été retenu au mépris des acteurs locaux porteurs et gestionnaires du patrimoine pyrénéen qui restent bien minoritaires dans le groupe que vous proposez.

Pendant dix ans, j’ai eu l’occasion de condamner à de multiples reprises ces introductions improvisées et imposées à nos territoires. Depuis, mes rencontres avec les éleveurs dans la vallée, avec les bergers dans les refuges de montagne, les multiples prédations provoquées même à proximité des habitations ne font que conforter cette opposition car la situation ne fait qu’empirer.

Pour l’éleveur, c’est plus de travail et de dépenses, chaque jour plus de surveillance, davantage de chiens Patou, de bergers supplémentaires, sans résultat car il est illusoire de penser et mensonger de faire croire que dans nos montagnes escarpées, avec un élevage extensif traditionnel, il est possible de regrouper les troupeaux chaque soir sans dommage et d’éviter ainsi les prédateurs.

Pour les éleveurs et les bergers, c’est donc «plus de travail pour gagner moins» car les prétendues indemnisations sont bien loin de compenser tous les dégâts et tout le travail supplémentaire. Mais rien ne peut compenser et indemniser le tracas quotidien, les réveils en pleine nuit, le désarroi et le désespoir de ceux qui soignent, élèvent, sélectionnent avec soin leurs animaux et voient tout ce travail anéanti par des décisions absurdes.

L’aggravation de la situation au fil des ans permet d’imaginer l’avenir que certains envisagent pour nos montagnes. L’acharnement des associations de l’environnement à faire condamner, malgré le non-lieu du Procureur, un chasseur accusé d’avoir réussi à défendre sa vie, en dit long. Demain, ce seront tous les chasseurs qui devront céder le terrain devant la présence des prédateurs mais aussi les promeneurs pour la randonnée ou la cueillette.

Au cours de deux voyages en Slovénie et dans les Asturies, j’ai pu en effet constater que les plus grandes précautions étaient prises pour éviter la fréquentation des zones à ours dans des régions où l’élevage et le tourisme restent anecdotiques. J’ai pu ainsi constater que l’espèce ursine n’était pas aussi menacée qu’on le prétend puisqu’on en élimine chaque année plus d’une centaine de spécimens en Slovénie.

Vous m’invitez «intuitu personae» et je constate que les représentants de la population, des communes et des départements ne sont pas invités. Il est vrai qu’ils se sont à plusieurs reprises exprimés pour manifester leur opposition à ces introductions. Pourtant, ils sont mis à contribution régulièrement par l’Etat pour assurer la diffusion des précautions qu’il préconise pour éviter les accidents.

Enfin, au moment où on demande aux collectivités locales de faire des sacrifices pour contribuer au désendettement de l’Etat, je ne peux que dénoncer une fois de plus les énormes gaspillages en dépenses inutiles, l’inflation des auxiliaires d’équipes de suivi, les subventions largement dispensées sans contrôle. Mais ce qui m’inquiète le plus c’est l’avenir que l’on prépare pour nos montagnes, sans tenir le moindre compte de ses instances représentatives.

Dans le même temps, où toutes ces dépenses inutiles sont consacrées à démanteler nos activités traditionnelles et à bouleverser l’équilibre harmonieux de nos montagnes, des réglementations de plus en plus drastiques et des réductions de crédits sont autant de freins pour nos développements.

Ainsi les crédits du FNADT deviennent anecdotiques, ceux du FEDER sont orientés vers la compétitivité des agglomérations, quant aux crédits du Massif sur lesquels nous pouvions fonder quelques espoirs, il leur est interdit, sous des prétextes fallacieux, de financer la neige de culture pour mieux faire fonctionner nos stations.

Toutes ces orientations paraissent tendre à une lente asphyxie des activités et de la vie de nos montagnes avec le secret espoir de pouvoir les livrer aux prédateurs dont la tentative de réintroduction est un cuisant échec.

Pour toutes ces raisons, vous comprendrez que je resterai auprès de ceux qui, par leur travail, sont les véritables gestionnaires de ces territoires qu’ils ont su protéger et entretenir jusqu’à présent et qu’ils défendent avec un acharnement à la hauteur de l’attachement qu’ils leur portent. Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l’assurance de ma considération distinguée.

Augustin Bonrepaux
Communiqué du 24 juin 2008

Du côté des ultrapastoraux qui affirmaient que "leur seul partenaire" acceptable pour discuter est l'Etat :"Nous refusons d'avoir pour interlocuteurs des associations qui ne représentent qu'elles mêmes et dont l'ours est le fond de commerce " (sic), l’ADDIP a pris la décision, pour des "raisons de fond", de ne pas participer au Groupe National Ours. Trop dangereux pour l'ADDIP peu habituée à négocier. Les bergers ne sont pas des négociateurs, c'est vrai que leur métier consiste à garder les troupeaux, enfin parfois.

S'appuyant ce qu'ils appellent "les trois piliers légitimes" que sont :

  • les élus locaux (petits barons qui soutiennent les éleveurs en niant la crise du secteur ovin qu'ils mettent sur le dos de l'ours),
  • les syndicats agricoles (qui veillent aux intérêts des agriculteurs). Ne représentent-ils pas eux aussi qu'eux même avec les brebis comme fond de commerce; ce qui me semble naturel. et
  • les associations "de défense du patrimoine" : patrimoine soigneusement filtré en fonction de sa compatibilité avec les opinions et les intérêts pastoraux.

Leur référence scientifique, le linguiste Bruno-Besche-Commenge a créé dans le rapport à mi-parcours de l'ADDIP, le nouveau concept de la "biodiversité à visage humain" (La biodiversité a donc un visage !) opposée à la biodiversité toute seule, la vraie celle là, complète avec toutes les espèces végétales et animales, qui serait elle responsable de "l'ensauvagement" de leurs montagnes ! Mais ils veillent. Trompettes : "Montagnards, nous voilà..."

Depuis l'éaube des temps, des milliers d'années pendant lesquelles la biodiversité "sauvage" serait reponsable d'un grand complot de la nature contre l'homme. Heureusement 2008 a vu, grâce à Bruno-Besche-Commenge (Dieu le protège) la naisance de la lumière de la connaissance : la "biodiversité à visage humain"! Une année qui va éclairer le monde d'un nouvel humanisme pastoral, d'une nature où l'on garderait ce qui est financièrement utile au pastoralisme et où on éliminerait tous les empêcheurs d'estiver en liberté. Pourquoi Dieu ne s'en est-il pas renu compte dans la génèse ? Quel étourdi celui-là.

Louis Dollo titre dans Kairn, (qui, par un manque de recul surprenant pour un site qui parle de sports de montagne, gobe et publie tous les textes de ce furieux défenseur des intérêts pastoraux) : "Un front pyrénéen de refus se fédère aujourd’hui autour de l’ADDIP" (Il s'agit en fait d'une parole de Philippe Lacube) : toujours cette exagération grandiloquante pour fédéraliser l'ensemble des pyrénéens autour d' intérêts financiers sectaires de l'élevage ovin en crise.) Le refus, rien que le refus. Rien de changé donc pour les demoiselles pyrénéennes. La méthode du boycott continue au niveau politique comme au niveau des associations ultrapastorales. Pitoyable obstination anti-environnementale! Une république motagnarde fantoche qui rend les Pyrénées de plus en plus plates. "La forêt précède les peuples; le désert les suit." (Chateaubriand, repris comme slogan en mai 1968.) A quoi ressemble la forêt pyrénéenne dans les zones pastorales des Pyrénées atlantiques, sinon à un golf tondu par des miliers de brebis, les arbres ayant été préalablement abattus et les brousailles brulées par vous savez qui.

27 novembre 2007

Tintin en Espagne

La Direction régionale de l’environnement MIDI-PYRENEES (Service sites, paysages et nature) à organisé, dans le cadre de l'évaluation à mi-parcours du "Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009", une "Mission d’inspection générale de l’Environnement" et plus précisément, du 26 au 29 novembre 2007, un voyage d'étude avec une délégation française dans les Asturies, en Espagne.

Ce voyage n'a pas été simple à organiser, les opposants à l'ours ayant dès le départ annoncé que leur participation ne pouvait être interprétée comme "la remise d'un chèque en blanc". Mais pour une fois, à la place du boycott, il sont du voyage, remontés pour critiquer la cohabitation avec l'ours en Espagne.

Composition de la délégation qui est partie en Espagne

  1. Madame Marie-Lise BROUEILH, présidente de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen – Hautes Pyrénées
  2. Madame Sylvie SALAÜN, présidente de l’Association pour la Cohabitation Pastorale
  3. Monsieur François ARCANGELI, maire d’Arbas et président de l’association Pays de l’Ours
  4. Madame Magali BONIFACE, représentante de l’Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées
  5. Monsieur Augustin BONREPAUX, président du Conseil Général de l’Ariège
    Monsieur Sébastien PAULY, représentant de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ariège
  6. Monsieur Jean-Jacques CAMARRA, Équipe Technique Ours – Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
  7. Monsieur Claude CARRIERE, Co-Président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées
  8. Monsieur Rolland CASTELLS, maire de Bagnères de Bigorre et conseiller général des Hautes-Pyrénées,
  9. Monsieur Fernand ESTEREZ, secrétaire général de la Fédération Départementale des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques
  10. Monsieur Thierry GALIBERT,  Adjoint au directeur régional de l’environnement de Midi-Pyrénées
  11. Monsieur  Denis LAURENS, inspecteur général de l’environnement
  12. Monsieur Marcel MINVIELLE, maire d’Etsaut
  13. Monsieur Jérôme OUILHON, directeur du Fonds d’Intervention Eco Pastoral – Groupe Ours Pyrénées
  14. Monsieur Georges RIBIERE, inspecteur général de l’environnement
  15. Monsieur Jean-Luc TRONCO, Sous-Préfet d’Oloron Sainte-Marie

Les antis ont fait pression sur les organisateurs du voyage

Fidèles à leurs habitudes, les associations pastorales opposées à la survie des ours dans les Pyrénées ont "négocié pied à pied" le nombre de leurs représentants jugé "déséquilibré" et ont modifié le programme afin d'avoir la possibilité de rencontrer sur place "des interlocuteurs locaux alternatifs de ceux imposés par le programme."

Programme du voyage dans les Asturies

Lundi 26 novembre 2007

  • Trajet TOULOUSE - MONTREJEAU - TARBES - PAU – PROAZA
  • Déjeuner durant le trajet
  • Hébergement à PROAZA

Mardi 27 novembre 2007

  • 9 h 00 - 12 h 00 : Présentation de la province des Asturies : population, activités économiques. Présentation du plan de restauration : législation sur la faune, répartition des ours, les dommages, la chasse et le tourisme par rapport à l'ours. Discussion.
  • 12 h 00 : Rencontre avec le conseiller à l’Environnement et au Développement Rural, responsable de l'Environnement dans la Communauté Autonome de la Principauté des Asturies. Conférence de presse
  • 12 h 30 - 13 h 00 : Visite du parc des ours.
  • 14 h 00 – 15 h 30 : Déjeuner à PROAZA - Restaurant "le Castañeo du Sabil" Villanueva (Saint Adriano)
  • 15 h 30 - 16 h 00 : Visite de la maison de l'ours à PROAZA et présentation des travaux de la Fondation Ours d'Asturies en matière d’éducation à l’environnement.
  • 16 h 00 : Transfert à POLA DE SOMIEDO.
  • 17 H 15 – 18 h 00 : Présentation du suivi des ours : Province des Asturies, FOP et FAPAS.
  • 18 h 00 – 20 h 30 : Réunion avec les chasseurs, la FOP et la FAPAS
  • 20 h 30 :Dîner à POLA DE SOMIEDO – Restaurant Parrilla-Sidrería "Carión".
    Hébergement à POLA DE SOMIEDO

Mercredi 28 novembre 2007

  • 9 h 30 – 10 h 00 : Visite du centre d'information du parc naturel de POLA DE SOMIEDO.
  • 10 h 00 – 12 h 00 : Réunion avec des représentants d'entreprises du secteur du tourisme de SOMIEDO et de PROAZA
  • 12 h 00 : Transfert à VILLAR DE VILLAS.
  • 13 h 00 – 14 h 00 : Rencontre avec des éleveurs.
  • 14 h 00 – 16 h 00 : Déjeuner à VILLAR DE VILLAS - Restaurant "la Pornacal".
  • 17 h 00 – 20 h 00 : Rencontre avec les maires de SOMIEDO, de PROAZA et d'autres villes et villages, des députés, des représentants du Gouvernement de la Principauté des Asturies.
  • 20 h 00 : Dîner à POLA DE SOMIEDO - Hostal-Restaurante "le Parador". Hébergement à POLA DE SOMIEDO.

Jeudi 29 novembre 2007

  • Trajet POLA DE SOMIEDO - PAU - TARBES - MONTREJEAU – TOULOUSE
    Déjeuner durant le trajet

Voilà du temps passé ensemble et des déjeuners qui pourraient permettre aux avis opposés de se rapprocher. On peut rêver.

Un retour très "Communication" pour les éleveurs

L'ADDIP de Philippe Lacube a ainsi déjà appelé les opposants à venir "nombreux" pour assister à la conférence de presse simultanée qui sera organisée àu retour, invitant "la presse, les adhérents des associations, les éleveurs et usagers de la montagne, les acteurs des territoires, les élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens, les élus des Chambres d'agriculture, les syndicats professionnels, les associations et professionnels de loisirs en montagne, les gestionnaires d'estives, l'Association Nationale des Elus de la Montagne". Tout le banc et l'arrière banc des anti-ours sont donc convoqués le mardi 4 décembre 2007 à 11h simultanément à la chambre d'Agriculture à Foix et à Tarbes. "Une synthèse de nos connaissances et de nos interrogations sur la présence ursine dans les Asturies, ainsi qu'une présentation de notre vision globale du développement durable pour les Pyrénées vous seront adressés avant la conférence de presse."

27 octobre 2007

Congrès de l'ANEM 2007

Congrès de l’ANEM dans le Bas-Rhin

Pour le Dauphiné libéré : "La montagne est prête à faire sa révolution culturelle". Pas si sûr...

Antoine Chandellier (DL) - Et si, en 2012, les stations qui auront fermé leurs portes, faute de neige, se reconvertissaient en centres climatiques d’été pour les personnes âgées fuyant la canicule des villes ? La moyenne montagne aurait une place à prendre sur le marché des séniors au fort pouvoir d’achat.

Fantaisiste ? Non, c’est l’une des 21 propositions rendues publiques par l’association nationale des élus de la montagne, hier lors du 23ème congrès qui se tient à Plaine, joli coin perdu des Vosges. Parfois taxée d’antiécologisme, l’ANEM semble prête à faire sa révolution culturelle, “rendue impérative par les forces naturelles”, selon la formule de son président, le député haut-savoyard, Martial Saddier.

Si certains ne veulent pas verser dans le catastrophisme ambiant, tous sont d’accord sur l’urgence à anticiper l’évolution du climat prophétisée. Et si ce rapport, intitulé “Au-delà du changement climatique, les défis de l’avenir de la montagne”, sortait hier, concomitamment avec les conclusions du Grenelle, le hasard rejoignait le symbole car, voilà déjà un an qu’il était en gestation. Les territoires de montagnes, plus vulnérables face à ce phénomène, leurs élus se devaient d’être forces de propositions.

Repenser la politique du territoire

Ainsi la création d’un observatoire du changement climatique en montagne répond à ce souci d’avoir plus de moyens d’expertise pour réfléchir à la manière de repenser la politique du territoire. Le marché du ski est mature et la montagne l’été en chute libre ? L’ANEM préconise de relancer la demande orientée vers les jeunes, les scolaires dans le cadre de classes découvertes. Sur la question des canons à neige, l’association opte pour la troisième voie pragmatique du ni-ni : ni condamnation ni soutien systématique à ce soin palliatif, avec la nécessité d’une étude environnementale préalable à chaque installation.

L’eau étant une ressource dont le volume retenu en altitude diminue, une gestion concertée avec les acteurs du pastoralisme est préconisée, au moyen des retenues collinaires pour un meilleur stockage. Mais les élus montagnards ne songent pas seulement à s’adapter au changement climatique. Il leur faut contribuer à son enrayement.

Contribuer à la diminution de l’effet de serre

La généralisation des transports collectifs dans les sites touristiques serait une contribution légitime à la diminution de l’effet de serre. Pour être entendus à Paris ou Bruxelles, les territoires de montagne doivent faire la preuve de leur esprit de concert. D’où l’idée d’un fonds neige impliquant l’ensemble des prestataires touchés par les variations d’enneigement. En 1985, la loi montagne reconnaissait la spécificité des territoires d’altitude. En 2007, leurs élus élaborent leur propre doctrine pour préparer l’avenir.

Hivers plus humides

Selon Météo France, le site de mesure du col de Porte (Isère), à 1320 m d’altitude, a révélé une déperdition d’enneigement d’un tiers depuis 1960 et une hausse de la température moyenne de1,5°. Les perspectives d’une hausse de température d’1,8° équivaudraient à un mois d’enneigement en moins dans la saison.

Phénomènes récurrents

Si le RTM (Restauration des terrains de montagne) ne redoute pas l’apparition de nouveaux phénomènes liés au climat, en revanche, inondations, glissement de terrains, débordements torrentiels risquent d’avoir une fréquence plus importante.

Source : Le dauphiné libéré.

L’ANEM et l’Ecologie

Ainsi «L’ANEM serait parfois taxée d’anti-écologisme ?». Voilà des termes biens modérés pour qualifier la dialectique anti-environnementale habituelle de l’ANEM. Faut-il rappeler que lors du précédent congrès de l’ANEM à Ax-les-Thermes en octobre 2006, les élus de montagne ont votés «à l'unanimité» une motion contre la réintroduction des prédateurs et ont posé sur une photo officielle avec une «délégation d'opposants» pyrénéens «habillés en demoiselles».

Les élus de l'ANEM posent avec les militants de l'ASPAP déguisés en demoisellesSur la photo, autour d'Augustin Bonrepaux, les militants de l’ASPAP d'où sont issus ceux qui sont aujourd’hui devant les tribunaux pour les exactions et les violences commises à Arbas.

Bonrepaux à la tête de l’ANEM et du Conseil Général de l’Ariège qui finance l’ASPAP

Ce partenariat avec les ultrapastoraux était organisé par Augustin Bonrepaux, député, président du Conseil Général de l’Ariège qui a financé l’Association de "sauvegarde du patrimoine Ariège Pyrénées" à la hauteur de 20 000 € (puisés dans les caisses du CG ?) contre l'avis majoritaire des pyrénéens, favorables à la survie des ours.

FERUS dénonçait en juillet 2006 les liens entre Augustin Bonrepaux et l’ASPAP : «Il est vrai que les statuts de l’ASPAP comprennent en objet (hormis la fonction "s’opposer à toutes les mesures antagonistes au pastoralisme (grands prédateurs entre autres ours, loups, lynx) ") des fonctions qui peuvent correspondre, de loin certes, aux initiatives propres du Conseil Général de l’Ariège.

Compte tenu de l’activité de l’ASPAP ces derniers mois [NDLB: saccage d’Arbas entre autres], on peut à juste titre considérer que cet argent, dans l’hypothèse où vous l’auriez versé à cette association, a servi uniquement à financer des actions contre le plan de renforcement de la population d’ours dans les Pyrénées ; et tant pis pour la majorité des contribuables ariégeois qui aiment les ours (sondage réalisé en février 2005 pour l’association Pays de l’ours-ADET). Le Conseil Général de l’Ariège a cautionné ainsi par avance les agressions portées à la commune d’Arbas. Compte tenu de l’importance de la somme en question, il eut été plus pertinent de construire plutôt que de détruire.» (Source : FERUS)

Outre son soutien moral et financier à l'ASPAP, Augustin Bonrepaux descend aussi dans l’arène. C’est ainsi que, vautré au milieu de la route, il a été embarqué manu-militari lors de l’arrivée de l’ourse Palouma à Arbas. Lors du congrès de l’ANEM 2006 dans sa ville d’eau, Augustin Bonrepaux était revenu sur le côté non démocratique de la réintroduction et sur la chasse à l’ours en Slovénie.

L’ASPAP, un modèle pour la démocratie ?

Ratifiée en 1989, la convention de Berne stipule que l’introduction ne peut être réalisée sans l’acceptation des populations concernées. Augustin Bonrepaux avait parlé devant les éleveurs déguisés en demoiselles «d’apprentissage de la démocratie de proximité». Il n’est pas évident que l’ASPAP soit un modèle de démocratie : refus et boycott de la concertation, rejet des sondages d’opinion défavorables, actions violentes, campagnes de communications basées sur la génération d'un sentiment de peur… Il suffit pour s’en convaincre de lire les statuts de L’ASPAP : «L’association et ses représentants ne pourront pas être tenus pour responsables d’éventuels dommages occasionnés sur le territoire par des personnes par ailleurs adhérentes à l’association», sage précaution pour ce type de «démocrates».

L’ours vadrouilleur devrait être abattu, comme en Slovénie

D’après Bonrepaux, en Slovénie, «Quand l’animal (l’ours) s’éloigne de l’endroit où il est « consigné », il est éliminé et quand il y en a trop, on les supprime.» Bonrepaux n’a pas tord, mais il oublie volontairement de dire que les ours slovènes sont en liberté totale dans un territoire plus petit que les Pyrénées.

En Slovénie, l’ours est particulièrement présent dans le sud du pays, dans une zone rurale agricole où l’élevage ovin domine. Sa densité varie entre 0,28 à 0,98 ours/10km². Si les ours slovènes quittent ces lieux, c’est parce que la densité est telle qu’elle ne permet pas aux jeunes mâles de se trouver un territoire propre. Toutes les zones «où ils sont consignés» [NDLB: par qui ?] sont occupées. La seule possibilité pour les ours subadultes est de conquérir de nouveaux territoires en sortant de la forêt vers les zones plus densément peuplées. C’est là qu’ils sont éliminés.

La situation de l’ours en Slovénie est donc vraiment très différente de celle des Pyrénées. Si la densité était identique, il y aurait entre 150 et 500 ours dans les 5060 km2 des forêts pyrénéennes françaises en zone à ours. Aujourd’hui la densité d’ours est de 0,039 ours/10 km2, 16 fois moins qu’en Slovénie ! (chiffres ONCFS)

La guerre de l’ASPAP contre l’Etat

Philippe Lacube, l’homme sorti du bois lors du lâcher de Palouma à Arbas, avait déclaré lors du colloque de l’ANEM en 2006 (Dépêche du Midi du 28/10/06) : «Nous utilisons aujourd'hui la symbolique de la guerre des Demoiselles (...) : des hommes déguisés en femmes, le visage maquillé, allaient molester voire tuer des techniciens de l'office national des forêts. (...) Disons que la guerre des Demoiselles renaît dans ce département.» Pas étonnant donc de lire les critiques formulées par l’ASPAP envers tous les fonctionnaires de l’Etat, ceux qui sont chargés de suivre les ours, ceux qui sont chargés de l’estimation des dégâts etc.

l’ANEM version 2007 est-elle prête à faire sa révolution culturelle ?

Comment faut-il interpréter ce «certains ne veulent pas verser dans le catastrophisme (climatique) ambiant» ? Comme Claude Allègre ? Certains membres de l’ANEM semblent considérer que le réchauffement climatique est de la foutaise. Ils seront dans le futur en première ligne. «Une hausse de température d’1,8° équivaudrait à un mois d’enneigement en moins dans la saison.» Alors vous imaginez si la hausse est de 2 à 3°, les stations n’auront plus qu’à se reconvertir. Sont-ce les personnes agées qui vont remplir la montagne ? Non bien sûr. Mais l’ANEM ne s’intéresse qu'à leur pouvoir d’achat.

Dans le programme 2007 du 23ème congrès de l’ANEM, on peut lire «En montagne, la vitalité économique et sociale est particulièrement dépendante du tourisme, et fortement marquée par la saisonnalité. La fréquentation touristique connaît une réelle érosion depuis quelques années dont les causes sont diverses : volatilité de la clientèle, coût du séjour, relative désaffection de la clientèle française et étrangère pour la montagne l’été... Dans ce contexte, il est crucial de relancer le tourisme de montagne, tant d’hiver que d’été.» L'obscurantisme et la violence du milieu ultrapastoral n'est-il pas aussi une cause de l'érosion touristique, en Ariège notamment ? A voir les messages de touristes outrés, c'est sûr.

Qu’est ce qui pourrait donner envie aux touristes de redécouvrir la montagne ? Qu’est ce qui va donner aux citadins l’envie de visiter la nature sauvage des Pyrénées et la beauté de la montagne, de ses paysages et de sa faune ? N’y a-t-il pas un symbole fort et naturel, sauvage et historique, rare et précieux qui pourrait faire cela ? J’ai bien une idée… l’ours bien sûr. C'est comme ça que celà se passe en Espagne, en Italie, en Suisse, en Slovénie où les touristes affluent pour découvrir les montagnes aux ours, pour un trace dans la boue, un poil sur un fil barbelé ! L'apercevoir ? Un rêve qui leur fait faire des centaines de kilomètres. L'ours est une poule au oeufs d'or, mais Bonrepaux n'y voit qu'un vecteur de la grippe aviaire.

Il n’est pas étonnant qu’avec de tels visionnaires, l’ANEM n’y ait pas songé. Incompétence politique et conservatisme partisant, fanatisme agricole. Pour l’ANEM et ses dirigeants, comme pour l’ASPAP, le patrimoine pyrénéen c’est le pastoralisme, la biodiversité pyrénéenne c’est la tarasconnaise, les écologistes sont des talibans. L’ours c’est l’ennemi qui empêche d’élever et de produire en rond.

La création d’un observatoire du changement climatique en montagne servirait à repenser la politique du territoire ? Cela me fait penser à l’IPHB qui en Béarn est obsédé par le comptage et le recomptage des ours, 3, 4 ou 5 ours. Il est urgent de ne rien faire.

L’observatoire scientifico-bureaucratique va montrer ce que les glaciers reculent, que l’absence de neige se répète. Le changement de destination des touristes montre que les Pyrénées s’aplatissent et perdent de leur intérêt, sans ours, sans neige, mais pleine de fanatiques en bérêt prêt à chanter avec Jean Lassalle. Et pendant ces gesticulations médiatiques, la neige fond. Pas besoin d’un observatoire, le bon sens suffit, mais il est inégalement réparti chez les responsables politiques de l’ANEM. Si la neige fond, elle se transforme en eau, d’où la recherche de nouvelles compétences pour l’IPHB et le nouvel intérêt pour l’eau de l’ANEM ; pour en faire quoi ? Des stocks pour les canons à neige, je n’en serais pas surpris.

Espoir ?

Pas de demoiselles cette année. Est-ce l'éloignement des Pyrénées et de la zone d'influence d'Augustin Bonrepaux ?  Le discours de l'ANEM ne devient pas vraiment plus vert pour autant "Pas de nouvelles expériences de réintroduction de l’ours et une remise à plat du plan loup avec des outils de régulations efficaces, des zones d’exclusion et un véritable inventaire."

L'avenir nous dira si une "révolution culturelle est en marche. L'ANEM semble se mettre dans le sens du vent du Grenelle de l'environnement et de l'opinion publique. S'agit du même pseudo discours écologiste que celui des associations qui soutiennent la "bonne" biodiversité des espèces domestiques contre la "mauvaise" biodiversité responsable de "l'ensauvagement" des terres que leurs grands parents bergers avaient nettoyés de tous les gêneurs et rendues dociles à l'exploitation pastorale.

Lire aussi

15 octobre 2007

Augustin Bonrepaux n'aime pas le Grenelle

Chronique d'octobre (II)

Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général de l'Ariège et grand financeur de l'ASPAP, n'aime pas le Grenelle de l'Environnement. Qui en doutait?

Augustin Bonrepaux, par e-mail (moi qui croyait que l'ADSL n'était pas arrivé jusque là).

«Le Grenelle de l’Environnement: entre show médiatique et passion aveugle»

"Alors que la préservation de l’environnement constitue l’enjeu majeur de notre société pour ce XXIème siècle, le Gouvernement de Monsieur SARKOZY, fidèle à ses habitudes, le transforme en gadget médiatique présenté à la hussarde. Comment considérer autrement la grande messe organisée le 12 Octobre prochain à Perpignan ? Peut-on raisonnablement considérer que les questions de fond qui sont posées aujourd’hui soient sérieusement abordées et débattues dans les conditions que l’on nous propose ?

Je considère, pour le moins, qu’une telle réflexion doit être menée avec les acteurs d’un même territoire et dans des délais de réflexion et d’échange suffisants. C’est la raison pour laquelle je ne me rendrai pas à Perpignan, en exprimant le souhait que des consultations soient organisées au plus près du département de l’Ariège, de ses contraintes et de ses enjeux".

Augustin Bonrepaux aime le boycott. A la tête des ultras pastoraux, il avait déja prôné le boycott des réunions de concertation avant la prise de décision de la réintroduction. Après le virus H5N1 de l'ours, après avoir coupé les vivres du Festival Résistances 2006, après les attaques contre les associations favorables à la cohabitation, plus personne ne doute de la foi écologique du seigneur de l'Ariège et de son amour pour tout ce qui touche à l'environnement. Alors, le Grenelle, la planète, vous pensez bien qu'il s'en fout. Lui, c'est les Hommes (pastoraux de préférence), les Traditions (pastorales ou cinégétiques de préférence) et le Progrès (pastoral ou électoral de préférence).

26 septembre 2007

Extension de la station de Mijanès: le Grand Tétras peut enfin respirer

Communiqué du Comité Somport des Hauts Plateaux

M. Augustin Bonrepaux ne pourra pas comme il l’envisageait utiliser la trésorerie générale du département (notre argent) pour régler les déficits successifs du projet d’agrandissement de la station de ski de Mijanès, que par ailleurs personne à part quelques élus en mal de gloriole n’avait demandé.

Il a donc perdu l’occasion de poser sur la photo d’une piste de ski de la vallée de la Maure, enneigée artificiellement.

Soulignons au passage que le projet initial ne prévoyait pas de canon à neige, et qu’il s’était ajouté en cours de route, aggravant sensiblement l’impact sur cette vallée, en  ponctionnant la réserve d’eau sur des zones humides abritant des espèces protégées, sans parler de la facture énergétique à régler.

Il ne pourra pas non plus satisfaire les appétits gargantuesques des marchands de stations de ski, qui se frottaient déjà les mains en calculant les bénéfices escomptés, se tapant la panse de rigolade devant l’ineptie du projet.

Un télécorde pour rejoindre la station par une descente qui… montait, des tonnes d’enrochement, des kilomètres de filets de sécurité, une zone dangereuse impossible à surveiller correctement, un gouffre financier annoncé, des stations de ski autrement équipées à quelques encâblures de là, bref, ce projet de tartufe eût été le sujet de prédilection de nos futures causeries cantonales, médisantes comme il se doit: ça allait jaser dans les chaumières ! Et bien non !

Sur leurs chemins semés de gloire, il était dit que les élus du Donezan et le Président du Département  allaient trouver une embûche de taille, à savoir le Comité Écologique Ariégeois, épaulé par Nature Midi Pyrénées et le Comité Somport des Hauts Plateaux. Qui c’est ceux-là ? Quatre écolos qui n’ont pas encore trouvé l’Espagne, depuis 68 ?

Peut-être, et franchement ils exagèrent. Toujours est-il que les voilà partis dans l’information de la population et des médias, ce que s’étaient bien gardés des faire les porteurs du projet.

Et de communiqués en rassemblement (plus d’une centaine de personnes sur le site le 30 juin dernier), en passant par des dépôts de plainte et des distributions de tracts, ne voila t-y pas que le gouvernement, par l’intermédiaire de la Préfecture annonce son intention d’abandonner le projet, en invoquant le Grenelle de l’Environnement.

Il est vrai que prétendre lutter contre le réchauffement climatique et pour le développement durable  tout en massacrant une vallée entière dans un projet voué à l’échec, ressemblait fort à un grand écart digne des meilleurs acteurs de la commedia dell’arte. D’aucuns diront que nous en avons l’habitude, surtout en Ariège …

La deuxième raison invoquée est la protection du grand tétras, et elle mérite un petit temps d’arrêt. En effet, le grand tétras,  espèce réellement menacée est chassée en Ariège, il pourra ainsi cette année être «prélevé» 39 exemplaires de cette marque de luxe (ah, le coq au vin !).

Si on peut se féliciter de l’abandon du projet d’agrandissement de la station de Mijanès qui allait inéluctablement appauvrir l’espèce en Ariège, on peut se demander ce qu’attend le ministère de l’Environnement pour la déclarer espèce protégée, et interdire définitivement sa chasse.

La défense du coq de bruyère doit devenir dans les mois à venir un axe de revendication pour tous ceux qui en ont marre de voir les espèces disparaître les unes après les autres, d’autant lorsque l’origine de leur disparition est identifiée, et peut être facilement enrayée.

Ce n’est qu’un combat, continuons le début ! Allez, à présent tout est permis, abondance de rêve ne nuit pas. Imaginez l’Ariège à l’initiative de la suppression de la chasse au tétras, et pour fêter ça, tous ses habitants réunis dans une vallée d’Ax, pour une gigantesque photo de famille, vue d’avion, épanouie et souriante, quatre volailles à ses pieds, avec sur le côté un peu plus haut une ourse et son petit, et de l’autre côté un peu plus bas, un troupeau de brebis avec des patous,  tout ça un  peu comme un Lelouch en ralenti, et en arrière-plan le slogan, l’énorme slogan qui décoiffe les bérets inclinés:

«NOS MONTAGNES VALENT MIEUX QUE LEURS PROFITS»

Qu’est-ce que vous en dîtes ? Quelle puissance, quel élan pour le tourisme ariégeois ! Mais qu’est-ce qu’on attend ?

Par email, Comité Somport des Hauts Plateaux

12 août 2007

Suède - Attention, les castors attaquent !

Une dizaine de castors a décidé d'investir une plage du bord de la Bottenaa, à 150 km de Stockholm. Ces rongeurs, d'ordinaire pacifiques, ont déjà agressé deux baigneurs. Mais que fait le gouvernement ?

Suède - Une grand-mère a été surprise lors de sa baignade. Elle s'est retrouvée face à face avec un castor, qui lui a lacéré la peau et l'a violemment frappée avec sa queue. Son bain d'eau s'est malheureusement terminé dans une chambre d'hôpital. Un autre baigneur avait été attaqué au même endroit quelques jours plus tôt.

Les autorités qui redoutent d'autres violences de la part des castors ont décidé d'éliminer les nouveaux résidents de la plage suédoise, qui ne semblent désormais plus craindre les êtres humains.

Source : Paris Match

Monsieur Phïl Lerön, secrétaire à vie de L'ASPAP, (L'Association Suédoise des Propriétaires d'Abri de plage) à déclaré : « L'inquiétude monte, nous avons pu le constater l'autre jour, des maisons de repos nous ont contacté pour nous dire que des dames âgées revenaient de plus en plus tard de la plage avec des griffes dans le dos.» « C'est à cause des coups de queues», auraient-elles déclaré en cœur.

Jbörn Lassalle, un député suédois, récemment réélu pour cinq ans, mais un peu en manque d'argent actuellement a décidé de commencer sur le champ une grève de la faim sur la plage par sympathie avec son électorat: « plus de beignets aux pommes, de harengs crus aux oignons et d'aquavit».

Le député Lassalle «s'oppose fermement à la délocalisation de la plage.» et au «viol des forces moins vives du terroir et des zones côtières par des animaux introduits.» Il demande même à ce qu'une «commission d'enquête parlementaire soit nommée pour enquêter sur la manière dont les castors ont été nourris avant leur réintroduction.» «Ces comportements agressifs et atypiques sont la preuve que les castors étrangers ne sont pas adaptées aux plages suédoises» avant de demander «le retrait inconditionnel de la population des animaux à queues plates» et «un moratoire immédiat pour respecter les populations locales outrées par la non concertation de la part du gouvernement à la solde des associations écologistes ... (Bon je le coupe, il est intarissable et va se mettre à chanter «Je suis le chevalier blanc...»)

Auguste Bonnesieste, un seigneur local à la retraite à quant à lui demandé à ce qu'on «vérifie si les rapports bucco-génitaux (une habitude courante entre les castors et plusieurs espèces de canards suédois) ne représentaient pas un danger pour la transmission de la grippe aviaire aux personnes âgées griffées.» L'IPHB (Institut Provincial d'Hygiène et de Bactériologie) a été contacté et fera diligence, s'il reste de l'argent en caisse.

Plusieurs français, des représentants d'une association de chasseurs ariégeois en vacances sur cette plage ont par ailleurs annoncé que « leur loisir ancestral était parfaitement adapté à la situation et aux impératifs de gestion des espèces en accord avec les potentialités des milieux naturels et la présence des activités humaines.» (lire par ailleurs le délire des chasseurs ariégeois)

L'un d'entre eux a même fait remarquer que «les potentialités d’accueil de la plage étaient nulles et que les activités humaines locales (la location de parasols) était en danger». Ils se sont proposés pour l'éradication des castors agressifs :  «Si les castors étrangers (surement nourris à la viande) descendent des vallées de montagnes pour venir agresser les personnes âgées sur les plages, demain ils s'attaqueront à vos enfants jusque dans les villages et viendront faire les poubelles la nuit ». La population suédoise est depuis terrorisée.

Les courageux porte-flingue se sont proposés pour nettoyer le problème en précisant «qu'en France, les chasseurs ont également un rôle prépondérant dans la régulation des espèces, la biodiversité et dans la protection de l’environnement … et qu'on n’en parlait pas suffisamment». Voilà qui est fait.

Sur base d'un fait réel (Les 3 premiers paragraphes seulement). Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement fortuite, bien évidement.

Lire le dossier de la Buvette sur la réintroduction des castors en Belgique et les autres notes insolites.

29 décembre 2006

Paul Géroudet, Augustin Bonrepaux, l'ours, le gypaète et les réintroductions. Cherchez l'erreur

Paul Géroudet

Paul Géroudet est un ornithologue suisse de langue française, né en 1921 et décédé à Genève le 23 novembre 2006 des suites d’une double-pneumonie à l’âge de 89 ans. Paul Géroudet fut le plus grand ornithologue du monde francophone du XXe siècle.

La passion de Paul Géroudet pour la protection de la nature date de son adolescence. Il s’inscrit alors à la ligue suisse pour la protection de la nature ainsi qu’à la société ornithologique romande. Paul Géroudet fréquente assiduement la bibliothèque du Museum d’histoire naturelle de Genève.

Autodidacte dans le domaine de l'ornithologie, il commence à travailler dans l’enseignement comme instituteur et collabore à la revue de la société ornithologique romande «Nos oiseaux». Paul Géroudet en devient le rédacteur en chef en 1939 alors qu’il n’a pas encore 22 ans et aucun diplôme scientifique. Il le restera à la tête de la revue jusqu'en 1994.

Paul Géroudet, naturaliste et écrivain, ornithologue et écologiste est l'auteur de nombreux ouvrages de référence parus aux éditions Delachaux et Niestlé. Tous les naturalistes du monde francophone possèdent chez eux au moins un livre de Paul Géroudet. Son sens de l'écriture donnera à ses ouvrages, en complément du fond scientifique indiscutable, un ton et une expression poétique qui en fait un auteur unique dans la littérature ornithologique.

Militant de la première heure, Paul Géroudet eut une action prépondérante en dehors de son pays, et notamment en France, pour la protection des oiseaux. Son nom est mythique pour des générations d’ornithologues et il est à l'origine de centaines de vocations. Sans doute personne ne savait mieux que lui écrire sur les oiseaux, mêlant rigueur scientifique et poésie.  Paul Géroudet confiait que le devoir de sa vie avait était la protection de la nature. Paul Géroudet se disait être, parce que de nationalité suisse, un «passeur» entre les frontières : passeur de connaissances, passeur de passion et passeur d’espoir. Il s’émerveillait devant la «diversité époustouflante du monde des oiseaux». Paul Géroudet fut le  premier à traduire en français les cris et les chants des oiseaux par des syllabes et des onomatopées.

Paul Géroudet ornithologuePaul Géroudet racontait aussi, comprenant très jeune la nécessité de protéger les oiseaux : «La première des décisions que j’ai prises fut d’adhérer à des associations. Il m’a semblé que c’était un devoir indiscutable.» Il fut, avec Michel et Jean-François Terrasse, l’un des fondateurs du Fonds d’Intervention pour les Rapaces (FIR), qui milita pour faire voter puis appliquer la loi de protection de la nature de 1976.

Quand on lui demandait que faire pour que la protection de la nature devienne une véritable préoccupation pour nos sociétés occidentales, il répondait avec optimisme : «C’est un très long travail et je trouve que nous avons déjà gagné beaucoup de terrain. La seconde partie du xxe siècle a été extraordinaire de ce point de vue : le rythme du progrès dans les lois, dans les esprits ! On a réalisé des protections remarquables. Ce n’est pas suffisant, bien sûr. La fréquence des sujets traités par les médias sur l’environnement augmente d’une façon formidable. Et cette croissance a une certaine influence. Evidemment, on accordera beaucoup plus d’importance à l’élection d’une reine de beauté, mais cela a toujours été ainsi ! Il faut aussi avoir une certaine considération pour le caractère humain, tout simplement, et la diversité des hommes

Photo Laurent Vallotton, Muséum de Genève

Le Gypaète et l'ours : le coup de pouce de l'homme, réparateur de ses propres erreurs

Hommage à Paul Géroudet par Patrick Pappola.

La générosité altruiste  contre la mentalité du « combien ça coute ? »

Paul Géroudet est mort le 2 novembre 2006. Cet instituteur suisse laisse derrière lui un monument de l'ornithologie. Avec Robert Hainard, Maurice Blanchet, Gilbert Amigues, Maurice Blanchet, les frères Terasse et d'autres, is a été le pionnier de l'idée qui consiste à restaurer la nature après des décennies de pillage et de destruction.

Rendons hommage à l'œuvre généreuse et à la pensée de Paul Géroudet qui résume très bien l'état d'esprit de ce mouvement audacieux et optimiste dont nous sommes tous les héritiers. On ne peut s'empêcher de penser à l'ours des Pyrénées et aux bâtons dérisoires que les Bonrepaux et autres Lassalle d'une autre époque, cherchent à leur mettre dans les pattes quand on relit Paul Géroudet a propos des premières phases du programme de réintroduction du gypaète dans les Alpes.

« Pour ma part, j'estime que le rachat d'une erreur humaine n'est jamais trop coûteux, surtout en considération des dépenses exorbitantes affectées à maints engins guerriers et destructeurs. Notre utopie était de rendre aux montagnes le vol silencieux des grands oiseaux. Elle est certes onéreuse, mais si peu à côté de la folie rugissante des avions de combat !

De plus, la réhabilitation du Gypaète dans les Alpes s'avère un extraordinaire exemple de coopération internationale à but non lucratif et c'est aussi une expérience d'un grand intérêt scientifique. Elle nous offre encore une raison de croire en la puissance de la vie dans toute sa diversité. Enfin, n'est-il pas réconfortant que les hommes puissent démentir les prophètes du malheur et de l'échec ?

J'avais pris le parti de l'utopie et j'ai le plaisir exceptionnel de voir mon rêve se réaliser. A tous ceux et celles qui, à mes côtés, à ma suite ou dans la vaste confrérie, ont relevé le défi, j'exprime ma reconnaissance du plus profond de mon coeur. »

Paul Géroudet - Genève, janvier 1992 et Aout 1999 - « Le Phénix renait de ses cendres », extrait de « Le Gypaète barbu » de Jean François Terasse (Delachaux et Niestlé, 2001)

Le parallèle avec le coût de la réintroduction de l’ours

Augustin Bonrepaux et Jean Lassalle ont mis sur pied des commissions d'enquêtes parlementaires pour connaître le coût de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées. Ils découvriront qu'il ne représente que 0,0004 % du budget de notre pays. (Lire « Coût de la réintroduction des ours. Augustin Bonrepaux gesticule dans l'indifférence générale.»)

L'audace des pionniers, notre précieux héritage

Voilà comment Paul Géroudet décrit la force qui a poussé les naturalistes du XXème siècle à agir pour reconstituer la nature que l'homme s'échinait à dévorer pièce après pièce, jour après jour. Là encore, le parallèle saute aux yeux avec les ultrapastoraux et leurs réseaux politiques, médiatiques et syndicaux qui ont cherché à faire échec aux lâchers de 5 ours cet été dans les Pyrénées. Les portraits de certaines tristes figures apparaissent en filigrane...

« En ce temps là, le monde des oiseaux était si méconnu de mon entourage humain que mon goût hérétique s'en exaltait. J'entendais dire : "... une bizarrerie de jeunesse, ça lui passera...". Mais comme je partageais l'hérésie avec quelques amis pas plus honteux que moi, nous cultivions ensemble la ferveur et le respect pour la vie sauvage.

Cette inconvenance nous rendait contestataires à l'égard de notre propre espèce à mesure que, sous nos yeux, les merveilles que nous aimions recevaient des coups : la rivière du martin-pêcheur canalisée, le marais brûlé ou couvert d'ordures, le verger de la chouette arraché... Il était des méfaits plus graves : les hérons, la plupart des rapaces diurnes et la loutre, entre autres "nuisibles", étaient férocement pourchassées.

Nos belles montagnes, célébrées par les chorales de villages avaient perdu l'ours, le lynx, le gypaète, et l'on ne se souvenait plus du castor. Une lueur d'espoir pourtant : le bouquetin, jadis exterminé, commençait à prendre pied, ici ou là, grâce à des réintroductions : une nouveauté ! Le tour des autres espèces pouvait-il venir ? Nous évoquions cette utopie exquise sans beaucoup d'illusions. Toutefois,  nous n'avions pas le pessimisme de certaines augures consacrés qui prédisaient la disparition inéluctable des espèces "à bout de souffle", des animaux impropres à la domestication ou inutiles à l'homme.

La crétinerie délirante de l'anthropocentrisme nous faisait horreur. La réaction se préparait, mais le terrain devait être plus accueillant. D'autres que nous y avaient déjà travaillé. Le mouvement de sauvegarde de la nature (je préfère ce terme à protection et conservation) progressait lentement depuis le début du siècle, arrachant des concessions minimes tout d'abord, à la mesure de sa faiblesse. Au cours des décennies, d'innombrables dévouements ont néanmoins renforcé son audience et son efficacité.

Informer et convaincre le public et ses élus, combattre les inerties, les malveillances et les intérêts matériels ; lutter pour obtenir les meilleures lois, des territoires protégés, sauver des milieux naturels et des animaux proscrits...

Il a fallu progresser petit à petit, avec des moyens modestes, à l'encontre des idées reçues. Sans cette longue persévérance, où en serions-nous aujourd'hui ? Si l'on a pu songer à libérer des gypaètes dans les Alpes, à rendre le castor à des rivières et le vautour fauve à son fief ancestral des Causses, c'est que les conditions d'espérer avaient été créées au prix d'efforts multiples ».

Paul Géroudet - Genève, janvier 1992 et Aout 1999 - « Le Phénix renait de ses cendres », extrait de « Le Gypaète barbu » de Jean François Terasse (Delachaux et Niestlé, 2001)

Pour le retour du Gypaète, mais aussi, du castor, de l'ours, du lynx

Paul Géroudet et les naturalistes pionniers qui composaient son entourage imaginaient le retour de chacun des éléments qui constituaient il y a peu la faune européenne dans son ensemble. Il est significatif de constater que ce sont les mêmes qui ont été à l'origine des principales réintroductions (ou renforcements de population) de ces dernières années ! Nous devons vraiment énormément à ces précurseurs.

« Ici, de nouveau, paraît Robert Hainard. Entre bien d'autres réflexions prophétiques, notre vieil ami s'est fait l'avocat des réintroductions pour que la faune originelle soit restaurée. Il a trempé dans celle du castor, inspiré celles du lynx et du bison, et si l'ours et le loup font hésiter, ce n'est pas de sa faute. Le gypaète qui couronnait jadis la faune alpine, n'a pas manqué de la fasciner.

En Gilbert Amigues, ingénieur des Eaux et Forêts, devenu responsable officiel de la faune en Haute Savoie, l'idée trouva l'écho providentiel, l'initiateur et promoteur du premier projet concret. En 1972, quand Gilbert Amigues sollicita mon concours pour étudier le cas du gypaète, il sut dissiper mes réticences helvétiques et m'engagea dans l'aventure à titre de conseiller. »

Paul Géroudet - Genève, janvier 1992 et Aout 1999 - « Le Phénix renait de ses cendres », extrait de « Le Gypaète barbu » de Jean François Terasse (Delachaux et Niestlé, 2001)

Agir contre vents et marées ou contribuer passivement au déclin

Avant le Gypaète, cette équipe de pionniers, les frères Terrasse cette fois, ont tenté le pari fou pour l'époque du retour du vautour fauve dans les Causses. A travers le récit de cet exploit (toujours sous la plume de Paul Géroudet), on mesure l'importance du sillon qu'ils ont tracé, pour le vautour, mais aussi, pour le gypaète, le lynx ou l'ours ! Et surtout, on mesure à quel point il a été important d'agir, malgré l'adversité et les prophètes de mauvaise augure. L'importance de l'action ! C'est à ce prix que le ciel des Causses a retrouvé une grande part de vie. Toujours à lire en pensant très fort à l'ours...

« A leur tour, Jean François et Michel Terrasse, passionnés de rapaces, bravèrent les critiques pour réintégrer le vautour fauve dans le Massif Central : un défi d'envergure ! Dans les coulisses, les cassandre trouvaient scandaleux d'offrir des cibles aux gâchettes faciles, illusoire de prétendre créer une colonie viable avec des sujets sortis de volière,  leur inexpérience les condamnerait à se perdre en errances lointaines, donc à périr ou à demeurer, tels des volailles, dans la dépendance des nourrissages.

Au surplus, l'espoir de constituer par cet artifice un noyau de population libre et autonome était pratiquement nul, si l'on considérait la période d'immaturité et la lenteur de la reproduction. Avait-on bien mesuré l'énormité d'un effort soutenu sur plus d'une dizaine d'années, la dépense à engloutir dans l'aventure, sans parler de l'opinion publique régionale, jugée hostile ou réfractaire, qu'il fallait nécessairement convertir ?

Malgré toutes les objections et tous les risques qui étaient réels, la fabuleuse entreprise a pris son essor, nous connaissons sa réussite. Aujourd'hui, vingt-deux ans après les modestes débuts de 1970, des vautours fauves planent dans le ciel des Causses ; ils construisent des aires dans leur colonie des gorges du Tarn et de la Jonte, pondent des oeufs, élèvent des jeunes. »

Paul Géroudet - Genève, janvier 1992 et Aout 1999 - « Le Phénix renait de ses cendres », extrait de « Le Gypaète barbu » de Jean François Terasse (Delachaux et Niestlé, 2001)

Des débuts difficiles pour le gypaète dans les Alpes

Ainsi, le succès du vautour fauve pouvait légitimement donner des ailes aux acteurs de la réintroduction du gypaète dans les Alpes. Mais une telle opération ne fut pas aussi simple que prévu et il a fallu beaucoup de persévérance à l'équipée pionnière pour mener à bien un projet dont les premières idées connues remontaient aux années 1920 ! Des difficultés importantes vinrent compromettre les premières tentatives.

Encore une fois, l'histoire de la réintroduction du gypaète relativise considérablement les quelques errements des ours lâchés cet été (recapture de l’ours Balou et de l’ourse Sarousse, mort de l’ourse Palouma) : ces difficultés sont somme toute tout à fait naturelles pour ce genre de projets d'envergure et les soucis qu'ont pu poser nos ours lâchés cet été ne sont rien par rapport à ce qui attendait les responsables du retour du gypaète !  Retrouvons la plume de Paul Géroudet.

« Notre première réunion de travail eut lieu le 15 juin 1973 à Chamonix, où quelques intéressés de France, d'Italie et de Suisse confirmèrent leur volonté de tenter l'expérience dans ces trois pays ; la Haute Savoie assumerait la première phase pilote. L'arrivée en octobre de quatre oiseaux achetés au zoo de Kaboul, leur installation en décembre dans une vaste volière proche du Petit-Bornand, un premier décès par aspergillose [un champignon s'attaquant aux voies respiratoires et présent dans la paille des volières ] en février 1974, une évasion en août ... puis d'autres déboires ne nous furent pas épargnés et il semblait pour finir que nous avions échoué. Néanmoins, deux des sujets libérés survécurent plus d'un an, selon des observations provenant de la région de Sixte et de la vallée d'Aoste ; nul ne sait s'ils vivent encore.

Rétrospectivement, je me rends compte que notre connaissance des problèmes était encore insuffisante, que nous n'avions pas choisi la meilleure méthode pour acclimater et libérer les oiseaux, enfin que les gypaètes eux-mêmes et leur santé réservaient à notre inexpérience de cruelles déceptions. Nous avons donc "essuyé les plâtres". Au-delà des critiques, cette déconvenue n'en a pas moins déclenché une dynamique, sur une base beaucoup plus large et fortement organisée.

Le nouveau départ décidé en novembre 1978 lors d'un symposium à Morges, fut un projet de grande envergure, associant notamment l'UICN, le WWF International et la Société zoologique de Francfort. L'adhésion de l'Autriche fut inestimable, car le zoo d'Innsbruck ayant obtenu la reproduction de l'espèce (de même que celui de Le Vaud plus tard), un plan d'élevage était mis en oeuvre à Vienne. Le programme fut donc basé entièrement sur des reproductions en captivité, ce qui impliquait une recherche des adultes captifs un peu partout en Europe, des identifications de sexes, des appariements et des installations adéquates. C'est seulement après cet énorme travail et dès que l'on disposait de jeunes gypaètes en nombre suffisant que des libérations étaient envisagées, en deux lieux sélectionnés et selon une méthode bien mise au point. Tout ceci a duré des années, mobilisant un grand nombre de collaborateurs et diverses institutions, entre autres un centre d'information et de coordination à l'université de Zurich et un bureau d'études écologiques (FORNAT).

Il a donc fallu attendre 1986 pour que les trois premiers juvéniles prennent leur vol dans le Rauristal en Autriche. Tout s'était bien passé, l'opération fut aussi engagée en 1987 dans les préalpes de Haute Savoie (...).»

Paul Géroudet - Genève, janvier 1992 et Aout 1999 - « Le Phénix renait de ses cendres », extrait de « Le Gypaète barbu » de Jean François Terasse (Delachaux et Niestlé, 2001)

Une réussite pour les hommes d'aujourd'hui et de demain

Après les boires et déboires des premières années, l'abnégation, la persévérance et l'action ont fini par payer. Et comme pour chacune des réintroductions ou sauvetages de populations d'espèces menacées, cette œuvre vaut pour le bonheur de tous ceux qui aujourd'hui ou demain croisent et croiseront à nouveau la majestueuse silhouette du gypaète dans les Alpes.

« (...) Aujourd'hui [1992], plusieurs dizaines de casseurs d'os rôdent dans les Alpes,  sans la tutelle des parents, restés en volière pour la procréation, ils se sont adaptés à la liberté, à la montagne et à son climat. Ils savent d'instinct trouver les os et les briser, ils supportent les hivers. On a donc l'espoir qu'ils se fixeront, s'apparieront et donneront naissances à de véritables gypaètes alpins. Cela n'ira pas tout seul car le barbu n'est pas toujours heureux en ménage et ne réussit pas du premier coup sa progéniture. Attendons avec confiance et patience...

J'écrivais ces lignes en janvier 1992, ne sachant alors si les espoirs attachés à ces oiseaux seraient finalement exaucés. Il fallait encore attendre. Le réseau des observateurs disséminés sur tout le massif alpin suivait les errances et les séjours des jeunes gypaètes. Chaque année, plusieurs recrues nées en captivité étaient portées vers leurs premiers vols en liberté.

Où et quand les plus âgés adopteraient-ils un territoire et formeraient-ils des couples aptes à se reproduire ? La première promesse surgit en Haute-Savoie, dans les montagnes où l'essai initial avait été tenté. Cette fois, le succès a couronné notre longue attente : après un début hésitant, les deux gypaètes ont retrouvé les rites ataviques, les savoirs des ancêtres, tout ce qu'exige la perpétuation de leur espèce.

En ce mois d'août 1999, ce couple veille sur le troisième des jeunes qu'il a élevé successivement depuis 1997, dans l'âpre liberté de la montagne. Ailleurs dans le massif alpin, d'autres couples se sont cantonnés et ont niché avec des échecs ou des succès que l'on surveille de près.

Ainsi se trouvent justifiés les espoirs hasardeux des débuts et des années d'efforts persévérants. Nous savons que l'aventure ne s'arrêtera pas là car la création d'une population alpine de gypaètes barbus viable à long terme exigera encore beaucoup. Est-ce vraiment trop cher d'assurer l'avenir d'une espèce aussi fascinante ? »

Paul Géroudet - Genève, janvier 1992 et Aout 1999 - « Le Phénix renait de ses cendres », extrait de « Le Gypaète barbu » de Jean François Terasse (Delachaux et Niestlé, 2001)

Réintroduire le gypaète dans les grands Causses

En 2005 (les données de 2006 ne sont pas encore publiées), l'arc alpin compte 16 territoires occupés par le gypaète, 9 couples reproducteurs et 7 jeunes (dont 4 en France) ont pris leur envol. Tout ceci grâce à la réintroduction.

Bilan sur les deux populations originelles :

  • Les Pyrénées  (françaises) comptent 25 couples (contre 18 en 1995) qui ont donné 9 jeunes à l'envol.
  • La Corse compte 5 couples qui n'ont donné aucun jeune en 2005.

Selon Jean François Terrasse (Rapaces de France N°8 de janvier 2006), « Ces trois noyaux sont encore isolés les uns des autres et il importera dans l'avenir de créer des ponts pour reconstituer des échanges génétiques indispensables. »

L'avenir ? Un projet de réintroduction du gypaète barbu dans les Causses. Selon Michel Terrasse, « Le brassage génétique possible qui suivrait ne pourrait (...) que garantir un peu plus l'avenir de cette espèce dans l'Europe toute entière.» (...) Il ajoute : « Moi qui ai eu la chance de figurer parmi ces cinglés qui rêvaient de revoir les grandes silhouettes tracer leurs paraboles dans ces falaises, j'avoue que j'aurais bien d'autres raisons de rêver au retour du fabuleux casseur d'os. Robert Hainard parlait de plénitude de la nature comme l'un de ses objectifs les plus ardents dans sa quête passionnée du sauvage. Ce monde "plein", qu'il nous a fait redécouvrir et aimer, ne l'est pas tout à fait dans les Grands Causses, tant qu'il y manque la silhouette élancée du gypaète barbu. (...) ».

Chapeau bas aux pionniers !

Patrick PAPPOLA

14 décembre 2006

Coût de la réintroduction des ours. Augustin Bonrepaux gesticule dans l'indifférence générale

Le député de l’Ariège Augustin Bonrepaux, ex-braconnier et farouche opposant à la réintroduction, juge et partie, a présenté son rapport sur le coût de la réintroduction. (Il est président d’une commission qui est censé enquêter objectivement sur le coût des réintroductions d’ours dans les Pyrénées.)

«J'ai demandé un rapport sur ce que coûte vraiment cette opération» a expliqué hier Augustin Bonrepaux. «On n'a pas mesuré les effets indirects de la réintroduction, mais si on fait tous les calculs, les frais sont multipliés par dix ! Ces dernières années, ce sont 12 millions d'euros qui ont été dépensés… »
Fin comptable le Tintin! En dix ans les coûts sont multipliés par… 10. En douze ans, les coûts seront multipliés par ...? Douze, c’est bien, vous suivez.

L'argent de l'ours est dépensé pour l'ours, un scandale

Augustin Bonrepaux regrette que les sommes dépensées pour la sauvegarde des ours ne le soit qu’à un tiers (d’après ses calculs) au profit de… l’élevage !  «Il ne s'agit que d'un tiers des sommes concernées. Le reste est consacré à l'équipe technique Ours, à la promotion et à la communication sur l’ours.»

On comprend mieux son amitié avec Jean Lassalle, Président de l’IPHB Institution Patrimoniale du Haut Béarn qui en douze ans a dépensé des millions  avec sa charte destinée à sauvegarder l’ours en Béarn et où seulement 10 % des sommes étaient réellement destinées à la sauvegarde des ours, le reste étant largement distribué dans le milieu de … l’élevage.

Maintien de l'ordre

Augustin Bonrepaux reprend les mêmes arguments que l’ASPAP, l’association ultra-pastorale qu’il a financé sur le budget du Conseil Général de l’Ariège : «Si l'on calcule le temps passé par les fonctionnaires de l'Agriculture ou de l'Environnement à ce dossier, on peut considérer que c'est l'équivalent de 19 temps plein ! Et d'après ce que la gendarmerie m'explique, l'ours mobilise l'équivalent d'une brigade de 12 hommes sur toute l'année. ». Il oublie de  préciser que l’ASPAP avec ses dégradations musclées (ARBAS, MASSAT..) est à l’origine du déploiement massif des forces de l’ordre cet été.

Augustin Bonrepaux, avec ces discours incendiaires et en finançant l’ASPAP est à l'origine des troubles pour après regretter les dépenses que cela occasionne, le tout, sans rire. Plus c'est gros, plus celà passe. Augustin Bonrepaux veut arrêter les frais? C’est bien, nous aussi. En arrêtant l’ASPAP, on mettra fin au saccages (10 extrémistes de l’ASPAP ont été condamnés), aux discours extrémistes anti nature et aux frais destinés à contenir les hordes d'éleveurs violents et braillards.

Mais pour Augustin Bonrepaux, ce ne sont pas les extrémistes en bérêt qu’il faut contrôler, ce sont les ours qu’il faut parquer dans des réserves pour… lâcher les brebis dans la nature et sans surveillance, bien sûr. Rien que du normal en somme pour les adeptes de la rentabilité: à quoi cela sert un ours? Qu’est ce qu’il vous rapportent les ours ? Tandis que les brebis...

  • L’ours coute 4 centimes d’euro par français. (2,2 millions d’euros)
  • Les dégats des prédateurs coûtent 6 centimes d'euro par an.
  • L’ASPAP a couté 20 centimes d’euro par ariégeois
  • Le refus d’appliquer la directive européenne Natura 2000 (cheval de bataille de Jean Lassalle) coute par français 30 fois plus que la tentative de sauvegarde de la population reliquaire d’ours dans les Pyrénées, soit 60 millions d’euros d’amende.
  • Les subventions agricoles coûtent 188 euros par ans à chaque français.

Se débarasser des ours

Augustin Bonrepaux en fin visionnaire n’exclut pas l’extinction progressive des ours, faut dire qu’avec ses copains éleveurs et chasseurs, ils s’appliquent à y arriver. Il s’agit bien de l'extinction de l'espèce et des engagements de la France à sauver ses ours, soutenue qu’elle est par l’opinion publique, majoritairement favorable à la suvegarde des ours. Croyez-vous qu'il regrette cette disparition? Que neni, c'est son souhait. La position d'Augustin Bonrepaux sur le pacte écologique est claire : les espèces, la planète, il s'en fout.

Augustin Bonrepaux en chef de file des ultras-pastoraux propose en conséquence «Le cantonnement des ours sur des territoires qui leur seraient spécialement dédiés», mais pas dans son jardin où il ne désire que des brebis et laisse sous entendre que tous les pyrénéens sont derrière lui. Manipulons, il en restera toujours quelque chose. "Nous avons gagné la bataille médiatique..." Celà vous rappelle quelque chose?

Relativité

Matthieu Krammer : « D'une manière générale, en France, dès que l'on dépense de l'argent consacré à l'environnement ou la protection de la nature, c'est de l'argent gaspillé. Il faudrait peut-être rappeler que les crédits consacrés à l’ours proviennent essentiellement du budget du ministère de l’Ecologie, qui lui-même ne représente que 0,3 pour MILLE du budget total de l’Etat. Et certain trouve que c'est déjà beaucoup trop...

En France, le cumul annuel des dépenses ours ET loup équivaut à la création d’un kilomètre d’autoroute. Histoire de se faire une idée. Enfin, petite info tirée de l'édito d' « Alpes magazine » n°97 (janvier-février 2006) consacré au loup (mais la transposition dans les Pyrénées est évidente :

« Dernier point, le coût du loup. Il représente une goutte d'eau dans l'océan des subventions agricoles : 11 milliards d'euros par an en France, soit 188 euros par citoyen français, contre 6 centimes d'euros par habitant pour l'indemnisation des dégâts dus aux grands prédateurs, loups et ours réunis.»

Donc oui, les français dépensent 6 centimes d'euros par an pour rembourser les dégâts ours/loup et 4 centimes pour renforcer la population d'ours dans les Pyrénées, mais dans le même temps (et personne n'en parle), nous donnons 188 euros de subventions agricoles. Il est où le vrai gouffre ?

Disons les choses clairement, le coût des mesures de prévention - aide-berger, chien de garde, parc de nuit - n'est ni plus ni moins qu'un soutien à la filière ovine, pour laquelle rien n'avait été fait avant l'arrivée du loup

Philippe Bonhème
rédacteur en chef adjoint d'Alpes Magazine
N° 97 (Janvier-Février 2006)

Tout est relatif, mais la mauvaise foi d'Augustin Bonrepaux, juge et partie est évidente.  Ces gesticulations outrées d'hier ne cassent pas une patte à un canard. Heureusement qu'il reste des journalistes ayant un peu de sens critique. Ainsi Pierre Verdet dans Sud-Ouest

Des ours trop chers ?

Selon Augustin Bonrepaux, député PS de l'Ariège, plus de 12 millions d'euros ont été dépensés en dix ans pour des plantigrades qu'il voudrait enfermer.

C'est un rapport parlementaire sans grande surprise qu'a rendu hier Augustin Bonrepaux, député socialiste de l'Ariège, sur la réintroduction des ours dans les Pyrénées. C'est un peu comme si l'on avait confié à Allain Bougrain-Dubourg la rédaction d'une enquête sur le bien-fondé de la chasse en France, ou une autre à Brigitte Bardot sur le nécessaire massacre des bébés phoques sur la banquise. Augustin Bonrepaux n'a jamais caché sa farouche opposition à la réintroduction de plantigrades dans les Pyrénées. C'est lui qui avait écrit au printemps dernier au Premier ministre pour le mettre en garde sur les risques de transmission de la grippe aviaire par les ours arrivant de Slovénie. C'est encore lui qui s'était couché sur la route aux portes de la commune d'Arbas pour bloquer le véhicule transportant Palouma.

Hier, ce sont les dépenses engagées pour la restauration de la population ursine qu'il a révélées devant la commission des finances de l'Assemblée. Selon lui, plus de 12 millions d'euros auraient été consacrés en dix ans aux diverses opérations de réintroduction, mais aussi de suivi et d'aides aux éleveurs. Avec « un pic de consommation sans précédent à 2,24 millions d'euros pour 2006 pour la réintroduction des cinq ours slovènes », dénonce-t-il.

Trop cher, sauf l'IPHB. Augustin Bonrepaux regrette que « les aides aux éleveurs ne représentent qu'un tiers du volume budgétaire du programme de réintroduction, les deux tiers restants étant consacrés au suivi et à la promotion de l'ours ». Il conteste également « le financement de l'Association pour la cohabitation pastorale, qui avait bénéficié en 2005 d'une subvention de 204 000 euros de la Direction de l'environnement de Midi-Pyrénées pour acheter, dresser et mettre en place les chiens pastous servant à la protection des troupeaux ».

En revanche, il estime exemplaire le travail de l'Institution patrimoniale du haut Béarn (IPHB), qui a perçu 2,57 millions de subventions publiques en dix ans au titre du maintien des populations d'ours dans les Pyrénées, pour s'opposer ensuite aux réintroductions...

Pour le député de l'Ariège, une seule solution est admissible : mettre progressivement le dispositif en sommeil et «cantonner les plantigrades dans des zones délimitées où leur présence est souhaitée», en attendant que l'espèce s'éteigne pour de bon cette fois. Le même Augustin Bonrepaux, soutenu par Jean Lassalle, député UDF des Pyrénées-Atlantiques, avait vainement tenté le mois dernier de réduire de 1 million d'euros le budget consacré au suivi des ours pyrénéens.

Quatre centimes par Français.

A ce rapport financier, les associations favorables à la réintroduction, regroupées dans Pays de l'ours-Adet, répondent par d'autres chiffres. « M. Bonrepaux oublie que le programme ours finance directement 120 emplois en zone de montagne. Et, s'il faut parler d'argent gaspillé, nous n'oublions pas que la France paie chaque année plus de 60 millions d'euros d'amende à l'Union européenne pour non-application de la directive Natura 2000 », lance Alain Reynes, directeur de l'Adet. « M. Bonrepaux ne semble pas choqué par ces dépenses et il préfère s'acharner sur le budget microscopique du programme ours, 2,2 millions d'euros pour 2006, soit 0,0004 % du budget de l'Etat, c'est-à-dire moins de 4 centimes par an et par Français. Nous nous engageons à rembourser cette somme à notre siège, à toute personne jugeant cette dépense trop élevée. »

D'autres chiffres encore officieux devraient relativiser un peu plus le rapport du député de l'Ariège. Selon le Fiep Groupe Ours Pyrénées, présidé par Gérard Caussimont, les dégâts causés aux troupeaux l'été dernier « ne sont pas la catastrophe annoncée par les anti-ours. Le nombre des bêtes donnant lieu à indemnisations sera supérieur à celui de 2005 mais inférieur à celui de 2000, avant le renforcement ».

Le faible impact de l'ours

Alors qu'on prédisait des carnages, avec dix ours de plus qu'en 2000 dont cinq nouveaux arrivés de Slovénie, il n'y aurait eu cet été, sur les estives de l'ensemble de la chaîne pyrénéenne, qu'environ 300 bêtes tuées par les plantigrades, et celles-ci seront largement remboursées. Or, il faut savoir que, de l'avis même des éleveurs pyrénéens, au moins 3 % de leurs bêtes passant la belle saison en montagne meurent chaque année victimes de maladies, de la foudre ou des chiens errants. Ce serait donc plus de 15 000 bêtes qui disparaissent ainsi chaque été et, dans plus de 90 % des cas, sans qu'ils en soient indemnisés. La part de l'ours reste donc dérisoire.

Pierre Verdet

Augustin Bonrepaux: Rapport d'information sur le coût budgétaire de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées Télécharger le Rapport d'Augustin Bonrepaux

30 novembre 2006

Baudouin de Menten : Résistances met Tintin en colère

Baudouin de Menten - Affaire du Festival Résistances. Tintin Bonrepaux d’une mauvaise foi crasse persiste et signe dans un communiqué non signé. Entrons en Résistance avec un grand R

Conseil Général de l'Ariège, Service de la désinformation... Oups, de la communication, celà m'a échappé. Milles excuses plates, Monsieuuur le Prééésident. Reprenons...

Conseil Général de l'Ariège, Service de la communication

Monsieur SARACINO organise volontairement le bûcher du Festival Résistance.
L’Association « Les amis du film en Ariège », organisatrice du Festival «Résistance» connaît des difficultés financières malgré l’appui régulier du Conseil général.

Monsieur SARACINO, président de l’Association, est par ailleurs aussi candidat pour les Verts aux prochaines élections législatives. [NDLB : Bonrepaux, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué n’aime pas le vert, surtout quand il résiste.]

Si vous ajoutez une très fâcheuse tendance du personnage à intervenir toujours de manière subjective, virulente, parfois insultante pendant les débats qu’il organise comme ce fût le cas à propos de la réintroduction des ours dans les Pyrénées lors de la dernière édition, il est facile d’expliquer pourquoi le président de cette association veut faire «exploser en vol la fusée Résistance» pour retenir l’attention, ne serait-ce qu’un instant, sur le candidat Vert qu’il est.
[ NDLB: L’enregistrement de ce débat est en ligne. Ce serait intéressant que le seigneur ariègeois explique à ses fidèles vassaux quels sont les propos « subjectifs, virulents et insultants » qui ont été prononcés lors du fameux débat qui empêche Bonrepaux de dormir.]

Mais Monsieur SARACINO est aussi mauvais artificier que gestionnaire et il sera la première victime du feu d’artifice qu’il allume. [NDLB: Quel humour fin, Monsieur le Président, quel taluentueux communicateur vous-êtes. Tout va bien Monsieur le Président ?] Car, même s’il a pris la décision d’arrêter son Festival, la diffusion culturelle ne s’arrêtera pas en Ariège, je le rassure. D’ailleurs, ses propos, satisfaits et condescendants, auront dû choquer les centaines de personnes qui chaque année oeuvrent pour la vie culturelle de ce département et qui n’ont pas tous à leur disposition, loin s’en faut, les moyens du Festival Résistance. [ NDLB: Que les centaines de personnes outrées parlent et si elles se taisent, qu'on leur coupe la tête.]

Pour les habitués de ce Festival, il est important de savoir que Monsieur SARACINO ne met rien en oeuvre pour le poursuivre :

  • il reste totalement muet pendant quatre mois, après avoir reçu mon courrier du 17 juillet dernier, [NDLB : Le goujat ! Refuser de répondre au tout puissant seigneur de l’Ariège, quelle infamie, quel manque de respect envers le Président Général de bon conseil !]
  • il refuse de s’excuser sur son attitude incorrecte lors du débat sur la réintroduction des ours, [NDLB : Et en plus il refuse de lui cirer les pompes, il résiste, mais où se croit-il, ce Saracino ? D’ailleurs est-ce bien un nom ariègeois ?]
  • il choisit de rendre publique la correspondance privée du 17 juillet et décide, enfin, de largement communiquer par voie de presse sa réponse polémique avant même que je ne la reçoive. [NDLB : le CG09 ferait mieux d’améliorer la distribution du courrier dans le fin fond de la France profonde. Et qu’elle idée de rendre public les dérives médiatiques du noble et puissant courtisant de ce vaillant comté. Quelle impudence ! Qu’on l'écartelle !]

D’autre part, il faudrait savoir s’il a sollicité financièrement le Ministre de l’Environnement, ou des associations proches, plus en harmonie avec certaines de ses idées. [NDLB : Vous savez, celles qui noyautent le ministère, le puissant lobby escrolohulotien qui organise le grand complot environnemental et critique les nobles et justes décision de notre vaillant défenseur des pauvres éleveurs zé orphelins.] En toute hypothèse, il n’a toujours pas saisi le Conseil général pour demander un partenariat. En réalité, c’est Monsieur SARACINO qui supprime le Festival Résistance.

Il est maintenant évident qu’il n’a jamais servi ni le Festival, ni la culture et il s’en débarrasse au moment où cela ne le sert plus. [NDLB : Augustin Bonrepaux sert-il la culture en coupant les vivres du Festival Résistances ? Le monde à l’envers encore une fois] Et ce sont les mêmes principes qu’il voudrait appliquer en politique. [NDLB: Ah, cet opposant tout de même, qu'il prenne exemples sur les principes de démocratie que j'applique moi-même envers mes sujets, enfin, ceux qui me soutiennent.]