BONREPAUX Augustin

10 juin 2009

Voyage en Ariège au pays des bisons des loups et des boas

L'Ariège est un pays surprenant. L'ours y fait la une de l'actualité quasiment toutes les semaines. Les éleveurs attirent la presse pour chaque brebis perdue. Pourtant l'ours est Tabou ! Les responsables politiques départementaux qui noyautent les pouvoirs veillent à ce qu'il reste dans la rubrique fait divers et bien loin des catalogues touristiques. Exemple de la prose proposée sur le web ...

Ariège : voyage au pays des bisons, des loups et des boas

Au coeur des Pyrénées, l’Ariège invite petits et grands à un séjour riche en découvertes et en épopées. Entrer dans la peau des hommes préhistoriques, approcher les loups au plus près, ou s’amuser dans les thermes romains, les enfants passeront du fou rire à l’émerveillement et toute la famille découvrira une Ariège ludique et surprenante. (..)

L’Ariège vous entraîne avec vos enfants dans le monde merveilleux des animaux. Loups, bisons, boas, iguanes…. vous n’êtes pas au fin fond d’un pays exotique mais au coeur de l’Ariège. C’est dans la réserve d’Orlu qui abrite plus d’un millier d’izards, de marmottes et d’hermines, que vous faites connaissance avec un animal longtemps chassé et persécuté par l’homme, le loup. A la Maison des Loups, découvrez les différentes espèces venant du Canada et de l’Europe. Les plus jeunes peuvent même rencontrer les 3 petits cochons ou la chèvre de monsieur Seguin. C’est dans un charmant petit village, à quelques kilomètres de Foix, la Bastide de Sérou, que vous pouvez approcher en toute sérénité de divers animaux exotiques, du boa au python, du varan à l’iguane. A la Ferme des Reptiles assistez à leur repas et pourquoi pas osez les toucher ! Du contact froid des reptiles, vous passez à la douceur de l’angora, en visitant la Ferme des Moulis, et son élevage de chèvres angora. Encore plus dépaysante, la Ferme aux Bisons, une ferme peu ordinaire qui vous entraîne en tracteur pour une promenade au milieu des bisons, des yacks et des wapitis. Pour le plus grand plaisir des enfants, si vous le souhaitez, c’est en barque que vous rejoignez Foix, en naviguant à 60 mètres sous terre, sur Labouiche, une rivière souterraine, la plus longue d’Europe. A Foix, le Musée de la Chasse et de la Nature vous entraîne à la découverte des techniques de chasse depuis la préhistoire, du comportement des animaux pyrénéens et de la flore dans laquelle ils évoluent.. Pour les enfants des bornes inter-actives leur apprennent à reconnaître un animal par ses empreintes et un fruit par les feuilles de son arbre.

* Forfait 3 jours / 2 nuits + 2 visites – A partir de 41 € par personne. Supplément enfant 7.50 €

Agence de Développement Touristique d'Ariège Pyrénées
Route de Ganac
BP 30 143 - 09000 FOIX

Réservations : Tél : 05 61 02 30 80 - e-mail : loisirs-accueil@ariegepyrenees.com

Et les ours ? Pensez-vous qu'ils pensent à organiser un séjour sur les ours ?

Source

24 décembre 2008

Du Comité Ecologique Ariegeois à Augustin Bonrepaux

Communiqué de "Les VERTS-Ariège" et du "Comité Ecologique Ariégeois" 

Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général a tout à fait le droit d'être hostile au plan de renforcement de la population d'ours dans les Pyrénées, mais, en boycottant le Groupe National Ours, il a pris une fois de plus en otage la démocratie, car toute la population ne partage pas son antipathie envers les ours.

C'était son devoir d'y participer pour faire part des opinions de tous les Ariégeois.

Les « pro-ours » sont  peints comme des écologistes intégristes, anti-chasse et anti-élevage, souhaitant vider les montagnes de leurs habitants, alors qu'ils ne demandent qu'à faire cohabiter  Nature et activités humaines, qui ne devraient pas être considérées comme antagonistes.

Augustin Bonrepaux affirme que le bilan des premières réintroductions est défavorable alors que, en réalité, les ours slovènes se sont extrêmement bien adaptés et qu'ils se reproduisent plutôt  bien.

Augustin Bonrepaux dit aussi que l'élevage a eu à souffrir de prédations. Cela est vrai, Il existe pourtant des mesures efficaces ( emplois de bergers, formations pour l’utilisation des chiens patous, etc) qui non seulement font baisser le nombre d'attaques, mais qui revitalisent aussi formidablement bien les estives et le monde pastoral.

Le Président du Conseil Général sait-il que le nombre d'attaques sur les troupeaux a baissé de moitié par rapport à l'année dernière (152 brebis tuées en 2008 contre 318 en 2007). Et combien tuées par les chiens errants ? 

Augustin Bonrepaux insistera sûrement sur le fait que l'Ariège est le département le plus "touché" par les prédations des ours; mais ses actions visant à inciter des éleveurs à ne pas protéger leurs troupeaux sont peut-être en partie responsable de ces résultats ?

Augustin Bonrepaux aurait dû cette année, au lieu de donner 10000€ de notre argent public à l'ASPAP (association luttant contre l'ours), verser cette somme à une association pour la cohabitation pastorale qui aurait employé des bergers au lieu de souiller les routes de notre département et d'organiser des "Pastoralies" inutiles au Plateau de Beille, où notre patrimoine local (chien de protection montagne des pyrénées) était remplacé par le patrimoine finlandais ( chien d'ours de Carélie, dégustation de pâté d'ours... )

Augustin Bonrepaux souligne la dangerosité des collisions entre ours et véhicules. Et il a raison! En effet la RN 20 n'est pas du tout sécurisée et la faune sauvage (1 ours percuté pour des dizaines de sangliers et de cerfs) ne dispose pas de passages adaptés. L’Etat doit  prendre ses responsabilités car la sécurité des personnes est  en cause, tout comme la survie des ours circulant comme n'importe quel autre animal sur leur territoire.

Le Président du Conseil Général affirme que la présence de l'ours est un frein au tourisme. Cela n'est pas du tout avéré : l'ours brun fuit l'homme et n'attaque que s'il est agressé ou si ses petits sont en danger. Les touristes doivent être plus amplement informés et le Conseil Général peut tout à fait jouer le jeu de l’éco-tourisme en bénéficiant de la très grande popularité de l’ours auprès de la majorité des Français qui voient en l’ours le symbole des Pyrénées ( sondage IFOP de Juillet 2008 ).

Enfin, la crise et la notion de gaspillage de fonds publics sont évoqués. D'une part, il faut rappeler le coût "minime" du plan de renforcement qui a représenté  en 2007 à peine 0.008 % du Budget de l'Etat !!! En 2007 les crédits à l'agriculture en France totalisaient, quant à eux, plus de 30 Milliards d'euros. 

On peut donc continuer à faire un petit effort pour empêcher la disparition de ce mammifère emblématique de notre biodiversité .Cela bénéficiera au monde pastoral Pyrénéen qui aura de plus en plus besoin de bergers et de présence humaine sur les estives.

Pour conclure nous dirons que ce boycott  du Groupe National Ours nous parait tout à fait irresponsable car il accentue encore davantage des tensions inutiles.

Gageons que la raison l'emportera et qu'Augustin Bonrepaux tiendra compte de nos remarques en représentant l'Ariège au Groupe National Ours du mois de Mai.

Comité Écologique Ariégeois
Lasquères 09420 RIMONT
Tél. : 05 61 96 30 93
Mel : comiteecologiqueariegeois@voila.fr
Internet : http://www.montagne-protection.org

Les Verts Ariège (09)
8 av. de Sibian, 09000 FOIX

08 novembre 2008

Le cacique de l'Ariège

Congrès du PS : "les caciques ariégeois gardent la main" titre Ariègenews ; un vocabulaire judicieux qui permet une lecture à deux niveau. Finement écrit ! L'ariègeois de base suit-il ? Il doit suivre !

Les caciques ariégeois gardent la main

Il y avait incontestablement un parfum de bataille d'Hernani, anciens contre modernes, appareil contre base, dans la lutte fratricide que se sont livrés, ces dernières semaines, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, sous le regard de Martine Aubry aux soutiens hétéroclites, et de Benoit Hamon, héraut de la gauche du parti.

L'Ariège est assez représentative de cette dualité puisque la grande majorité des élus, avec à leur tête Augustin Bonrepaux, Jean-Pierre Bel et Henri Nayrou, avaient appelé à voter pour la motion soutenue par Delanoë, Hollande et Jospin, tandis que celle de l'ex-candidate à la fonction présidentielle était portée par la jeune garde ariégeoise, représentée entre autres, par Michel Teychenné et Kamel Chibli.

Contrairement au plan national qui a vu la vague «Ségolène» balayer le maire de Paris, pourtant favori, les socialistes locaux sont restés fidèles à la ligne incarnée depuis plus de dix ans par François Hollande en plaçant la motion A en tête avec 393 voix, soit un peu plus de 40% du millier de votants ariégeois.

Par contre, si la motion «E» sauve la mise en se plaçant à seulement 71 voix du premier, regroupant 32,89 % de votes, Martine Aubry et Benoit Hamon ne décollent pas vraiment avec respectivement 13,28% et 12,77% des voix.

Comme prévu, «Pôle écologie» et «Utopia» se contentent d'exister avec moins de 1% des voix à eux deux.

A noter la participation, que l'on peut qualifier de massive, des adhérents ariégeois qui ont été 70,93% à participer au vote contre 55% au plan national, prouvant ainsi que la démocratie participative fonctionne particulièrement bien dans le département réputé le plus socialiste de France. (fin de l'article)

le Caciquisme ariègeois

Ubu roi : Augustin Bonrepaux, cacique ariégeois, gestion politique despotique, potentat local, souverain absoluUn cacique, mot emprunté au taïno (ethnie amérindienne qui occupait les grandes Antilles (une réserve d'indiens ? - On cultive bien des bananes aux antilles ?), est le chef d'une tribu des Caraïbes ou d'Amérique centrale.

Par extension, ce mot a été utilisé par les chroniqueurs espagnols du XVIe siècle pour traduire le terme nahuatl «tecuhtli» servant à désigner l'aristocratie aztèque et, d'une manière plus générale, pour désigner les souverains absolus des civilisations précolombiennes.

En politique, le terme renvoie à un mode de gestion politique despotique de notables puissants et potentats locaux. En particulier, le Caciquisme désigne le système politique mis en place en Espagne entre 1874 et 1931.

"Une participation massive, signe d'une démocratie participative qui fonctionne particulièrement bien", c'est la première lecture, apte à plaire au Grand maître de l'Ariège. Je préfère le sens caché : une participation massive signe d'un despotisme extrème. Si tu ne votes pas comme Saint-Augustin, t'es mort, tu perds ton poste, la machine à broyer s'enclenche ! "Augustin le Ballotté, vingt huitième Comte de FOIX", en bon cacique, veille sur ses ouailles (Je ne sais pas si je doit mettre le "sur" avant ou après "veille"...

"Soyez indulgents envers moi :  une obsession peut en cacher une autre" écrit Léon-Pierre Galy-Gasparou en terminant sa note "Attention, un Augustin peut en cacher un autre". Obsession partagée à la buvette et en Ariège, le profond de la France où vit UBU roi.

Cette note a été envoyée à Ariègenews qui s'est empressée de ... ne pas la publier. Silence, il n'y a rien à dire.

Baudouin de Menten

21 août 2008

Bonrepaux et les bretelles de Carla Bruni

Augustin Bonrepaux, président du conseil général de l'Ariège essaie de remonter les bretelles de Carla Bruni. S'il continue, il va se prendre un coup de boule du pensionnaire de l'élysée!

Carla Bruni-Sarkosy: "Il nous faut trouver une voie équilibrée de coexistance... il ne s'agit pas de choisir entre l'ours et l'homme". Une phrase qui fait bondir les anti-ours dont le président du conseil général de l'Ariège.
Augustin Bonrepaux : "Depuis le palais de l'Elysée, il est facile de se prononcer parce que peut-être elle (NDLB: Carla Bruni-Sarkosy) à un nounours sur son canapé. Je ne pense pas qu'elle sache où se trouve l'Ariège. Je ne pense pas qu'elle connaisse les conditions dans lesquelles vivent les éleveurs et les bergers, ceux qui travaillent pour l'exploitation, ceux qui font vivre nos montagnes."

Source : Agoravox

Le discours modéré, prudent, diplomate de Mme Sarkosy n'est pas perçu comme tel. Pour Augustin Bonrepaux, ne pas choisir entre l'homme et l'ours, c'est à dire cohabiter, c'est déjà de trop. L'extrémisme pastoral est bien omniprésent dans l'esprit du président du CG qde l'Ariège qui cumule tous les pouvoirs et les influences dans son fief. L'Ariège, un Etat dans l'Etat. Les montagnes ne lui appartiennent pas à Augustin Bonrepaux et elles sont bien vivantes, avec ou sans un pastoralisme en faillite.

« L'ours, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.» déclare Philippe Lacube. Et qui a-t-il dans le vase à part la goutte de l’ours ? Je vais m'attaquer aux statistiques sur l'élevage ovin...

13 août 2008

Ultrapastoralies

Bonjour, aujourd’hui, réouverture de la buvette après un séjour pyrénéen. Au programme : randonnées en forêt sur les traces de l’ours, séjours en estives, visites pastorales en zones à ours...

Retour d’estives

Les Pyrénées possèdent un pastoralisme unique!

Première estive : Le premier berger rencontré «garde» un troupeau très, mais alors très éclaté. La question que je me pose : N'est ce pas le troupeau qui garde le berger? D’après lui, il manquait ce jour là entre quatre-vingt et cent vingt bêtes. Il les retrouvera s’il a le temps!

C., un de mes compagnons de randonnée, est berger lui aussi et formateur sur un autre massif, il m’assure qu’il n’y a que dans les Pyrénées que l’on rencontre cela. (Ce sera un commentaire constant durant les différentes visites d’estives.) Plusieurs groupes de brebis sont déjà disséminée sur les quartiers d’automne : gestion pour le moins aléatoire des ressources aux derniers jours de juillet. Une brebis crevée abandonnée à moins de 30 m d’un petit ruisseau, normal.

Le soir les brebis sont dispersées, C. ne comprend pas qu’on puisse laisser un troupeau aussi dispersé et qu’on ne le regroupe pas à proximité de la cabane le soir.  Selon lui, c’est tout à fait possible et permettrai de prodiguer le soin aux bêtes malades, d’éviter que l’ours ne s’attaque aux lots isolés et de le dissuader d’agir par la proximité des hommes et des patous.

Après une nuit sous tente 900m sous la cabane, en bordure de forêt, nous montons vers la crête. Nous passons a côté d’une seconde carcasse de brebis.

Selon C., les brebis malades seraient en meilleur état si le troupeau avait pris l’habitude dès la montée en estive d’un regroupement à la cabane le soir : le travail du berger en serait soulagé à moyen terme car il ne s’agirait plus de pallier aux urgences de façon trop tardive mais de prévenir ou du moins, de soigner dès le départ les différentes maladies.

Inutile selon lui de faire partir le troupeau trop tôt le matin : si les brebis se nourrissent mieux et cheminent moins, elles sont plus grasses en fin d’estive et il est plus facile de gérer les différents quartiers d’estive donc de garder de bonnes ressources en herbe jusqu’à l’automne. Inutile de les laisser paître jour et nuit, il en est certain pour en avoir fait l’expérience. De même, laisser paître les bêtes par petits lots où bon leur semble (selon la méthode de « l'escabote » chère à Lacube) ne leur permet pas nécessairement de s'engraisser davantage puisque elles marchent beaucoup. Au contraire, quand c'est possible comme ici, leur donner la « virade » (le parcours à suivre) groupées (de façon quand même assez lâche pour qu'elles puissent manger à leur guise) permet selon son expérience d'obtenir des bêtes bien nourries. Mieux qu'en « escabote » m'a-t-il assuré.

Deuxième estive : Après 36 heures sur place et de longues discussions pour amadouer l’éleveur (qui monte chaque soir), les langues se délient en fin de repas : l’éleveur se plaint des difficultés que produit le nouveau marquage aux oreilles : beaucoup plus difficile d’écouler des agneaux au noir. Il parle de l’excellent marché (noir bien sûr) constitué par les «arabes » pour les moutons de l’aïd ; mais se plaint des contrôles et avoue qu’il mettra cette année une dizaine de brebis fictives «sur le compte de l’ours», mais que ce sera difficile de le faire pour davantage de bêtes, l'ours est tellement discret cette année. Un de mes accompagnateurs connait bien ce berger pour l’avoir vu lors de différentes manifestation de l’ASPAP, notamment à la manif de soutien des 10 inculpés d’Arbas.

C. se demande pourquoi l’éleveur monte chaque soir pour donner les soins aux bêtes alors que le berger pourrait le faire chaque soir et/ou chaque matin s’il regroupait les bêtes. Une bête est morte. C. a été un peu surpris par le manque de ménagement avec lequel l’éleveur enfonce le couteau dans l’abcès à la patte de la brebis malade : l’infection est telle que seule la manière forte semble convenir.

Le soir, C. nous raconte son expérience. Quand les bêtes sont rassemblées chaque soir, elles prennent l’habitude de cheminer ensemble selon un vaste circuit qui facilite le gardiennage par le berger et par les patous. Quand il « tient les choses en main », il habitue ses bêtes au gardiennage.

Une fois cette chose acquise, le travail du berger n’en est que plus reposant. Dans ses formation, C. montre qu’avec un peu de rigueur et d’ambition affichée dès la préparation du séjour en alpages, on peut garder (et non seulement surveiller) son troupeau et ainsi faciliter grandement la cohabitation avec les prédateurs. Mais le tout est de le vouloir réellement : ici, les consignes de laxisme données par l’éleveur à son berger ne facilitent rien en termes de « possibles ». Anti-ours, l’éleveur songe quand même à protéger son troupeau.

Troisième estive - Après une longue montée en forêt et l’observation de poils d’ours et de griffures sur les arbres qui longe le sentier visiblement très peu fréquenté, on profite d’un repas pour mettre plusieurs fois sur la table la question des mesures à prendre pour protéger le troupeau : regroupement nocturne, mise en place d’un parc, utilisation de patous. Cela ne marche pas parait-il. C. explique que pour lui, agir dans l’urgence et le stress des attaques nocturnes ne donne pas toujours de bons résultats. Si le berger anticipe la présence de l’ours, il peut faire monter son troupeau avec des patous dressés, l’adaptation des uns et des autres est alors progressive. Les solutions sont là, encore faut-il se donner le minimum de moyens pour qu’elles fonctionnent.

Quatrième estive - Pas de patous et pas de regroupement nocturne. En soirée, la bergère de regroupe pas ses bêtes et les laisse sans surveillance pour la nuit. A midi, elle avait rencontré les techniciens « porteur d’antenne » qui lui ont annoncé qu’un ours a été localisé à proximité. Pas de patous, pas de regroupement nocturne, pas de parc, le buffet est servi. Un lot de plusieurs dizaines de bêtes est resté du côté le plus exposé aux attaques potentielles. Mais l’ours n’est pas passé se servir cette nuit là.

Les Ultrapastoralies

Pastoralies Je ne suis pas passé le 8 août 2008 sur le plateau de Beille aux «Pastoralies», cette organisation largement financée par le conseil Général de l’Ariège d’Augustin Bonrepaux, soit disant "fête de la montagne vivante et bien décidée à le rester" n’allait être qu’un prétexte pour manifester contre l’ours, des "ultrapastoralies" en quelque sorte. Elles aurait pu être une vraie fête comme la fête de la transhumance à Die dans la Drôme, mais l'ASPAP n'a pas les talents d'organisateurs du regretté André Pitte.

D’autres sont passés aux Pastoralies : Des talibans! Ils racontent que de nombreux touristes montés pour voir les troupeaux et pour participer à la fête du pastoralisme sont redescendus déçus et dégoutés. Ils se sont sentis manipulés par les antis ours et sont redescendus fâchés d’avoir apporté par leur présence un soutien relatif à cette manifestation. Trop tard, ils seront comptabilisés par l'ex-comptable Louis Dollo comme de fervents défenseurs de la politique anti ours de l'ASPAP et grandiront le chiffre "des manifestants".

2000 personnes parait-il, dont la moitié de touristes, le reste c'est l'ASPAP. Le plateau de Beille s’est parrait-il vidé rapidement l'après-midi. Les touristes (ceux qui seraient apeurés à l'idée de s'aventurer sur un sentier de montagne de peur de se faire bouffer?) n’auraient-ils pas supporté la lourdeur de la manipulation et de l'idéologie des troupes pastorales financées par le Seigneur de Foix avec l’argent de ses administrés ariègeois?

Avec Eldorando, le Haut-Béarn et Jean Lassalle ont eu leur grande messe anti-ours avec le sous fifre de l'IPHB, Didier Hervé, tout surpris de la résistance issue dans la salle (Qui c'est c'eux-là? D'où viennent-ils? Il n’est pas facile d’abrutir les masses quand elles ont un peu de cervelle). Avec ces pastoralies, le Cardinal Augustin Bonrepaux, pasteur de l'Ariège s’est offert sa première grand messe au frais de l’Ariège, pour convertir les brebis perdues de sa paroisse : "L'ours tu craindras mon fils".

Après l’autosatisfaction complaisante quelques peu stalinienne de Louis Dollo racontant la journée «hénaurme» (le coût sans doute!) publié sur l’aréopage des sites prônant «la biodiversité à visage humain» à grands coups de brebis sanguinolentes, il est intéressant de lire la face cachée de l’information officiellement matraquée par les ultra-pastoraux et par la presse qu'ils touchent (même en Belgique), Ils ont des relations!

  • Louis Dollo est faché avec Yvan Puntous de l'Amopyc. Yvan Puntous raconte la continuation de l’action "parole d’ours" qui se déroule cet été dans les Pyrénées; ce jour là aux Cabannes (voir les infos FR3) Mais avec qui Louis Dollo n’est-il pas fâché ?
  • "Pastoralies, un autre son de cloche" (FERUS) et
  • "Ferus raconte les pastoralies"
  • La haine de Louis Dollo (Menacé de poursuites -encore-, Louis Dollo a un peu épuré ses calomnies) Il s'en prend aux résistants, car en Ariège, montrer que l’on est pour la cohabitation, c’est comme faire un bras d’honneur au président en pleine réunion du Conseil Général de l'Ariège! En Ariège, il faut être pour l’ASPAP! Si vous êtes neutre, indécis ou pire favorable au plantigrade, il faut se taire et se planquer tellement les intimidations sont fortes et les sentiers vertigineux étroits. Aux pastoralies, sur les « forums », le guide de pays Louis Dollo, correspondant de la presse locale (Lourdes-Infos, Tarbes-Infos) est présenté par Philippe Lacube comme journaliste (journaliste et correspondant de presse locale, ce n’est pas la même chose!) et comme scientifique! (Il a fait ses études au Lycée Technique de la Cathédrale à Poitiers), spécialisé du «mensonge sur la toile» (Il faut lui reconnaitre celà !) et de la «biodiversité».
  • Le grand bal de prédateurs par L.P. Gary-Gasparrou, maire de Massat (Une commune de l’ADET, favorable à la cohabitation et située en pleine république bananière Ariègeoise), dont la tête (est-ce l’humour ou de la haine ?) servait de cible à un jeu de fléchettes sur un stand des Pastoralies!

Pas étonnant que les manipulés se sont cassés vite fait de ce 1er congrès du parti ultrapastoral de Saint-Augustin, qui généreux, aurait mis la main au panier en allongeant entre 30000 et 35000 euros pour l'organisation des Pastoralies. Chiffres à vérifier, mais ce n'aurait rien de surprenant après le financement de l'ASPAP, lors de sa création.

Maintenant que l’effet de surprise (pour les touristes innocents qui venaient pour participer à une fête familiale) ne jouera plus, quels touristes retourneront à cette grande messe noire déguisée en vert, comme les célèbres vestes noires et sang de l’ASPAP remplacée pour l’occasion par des t-shirt… verts ? De même, leurs discours extrémistes et sectaires se cachent derrière un pâle verni couleur estive de la «biodiversité à visage humain» et l’intérêt biologique des animaux domestiques !

Les Pastoralies se voulaient un enterrement de l’ours de première classe, ce n’a été qu’une messe basse. Qui se laissera encore avoir par les beaux parleurs Philippe Lacube, Louis Dollo et Bruno Besche-Commenge, à part la presse ariégeoise à la solde de son roi et celle où la rédaction des contenus est confiée à l’activiste de l’ASPP65 Louis Dollo? Quelle famille ira encore faire le plain de haine et se comporter comme des moutons face aux manipulations de la violente clique financée par Augustin Bonrepaux et déguisée en écologistes de montagne ?

Les témoignages des familles descendant dès le début de l’après-midi devraient sonner comme un avertissement envoyé au cercle restreint des proches de Bonrepaux et de ses associations ultras pastorales. Mais faut dire que quand l’Augustin confie le service d’exploitation des sites touristiques de l’Ariège à Pascal Alard (un activiste anti ours, membre de l’ASPAP de la première heure) l’orientation du tourisme ariègeois est priée de suivre la ligne du chef de parti. C’est ainsi que les principaux prospectus touristiques ariégeois (Parc de la préhistoire, Grotte de Niaux, Château de Foix, Grotte du Mas d´Azil, Forges de Pyrène, prospectus généraux sur l'Ariège) sont priés d’éviter la moindre allusion au symbole des Pyrénées : l’ours, sujet tabou et interdit. Le syndrome de Pékin en Ariège ? Le festival Résistances portait bien son nom : pour avoir osé parler de l’Ours, le roi Augustin lui a coupé les vivres.La pensée unique ariégeoise qui étouffe sa population sous la loi du silence comme en Corse.

Ce sera plus dûr l'an prochain pour avoir du monde.

25 juin 2008

Augustin Bonrepaux n'ira pas au GNO

L’Auguste Tintin Bonrepeaux, comme ses protégés  n’iront pas sièger au Groupe National Ours : (GNO ? Celà ressemble à un grognement d'ours). Augustin Bonrepaux, le président du conseil général de l’Ariège écrit au préfet de Région Midi-Pyrénées (Dominique Bur) qui l'a invité au Groupe National Ours.

Bonrepaux : «Le groupe national OURS : une erreur de plus pour un vrai fiasco»

Augustin Bonrepaux n'ira pas au Groupe National Ours, sauf si l'on y amène de force

Je vous remercie de votre invitation à la réunion du Groupe National «Ours» dans les Pyrénées, mais j’ai le regret de vous informer que je n’y participerai pas.

En effet, depuis dix ans, plusieurs groupes de réflexion ont été réunis pour effectuer de prétendus bilans. Mais chaque fois c’est le point de vue de l’Administration et de ses supplétifs, financés à travers quelques associations fictives, qui a été retenu au mépris des acteurs locaux porteurs et gestionnaires du patrimoine pyrénéen qui restent bien minoritaires dans le groupe que vous proposez.

Pendant dix ans, j’ai eu l’occasion de condamner à de multiples reprises ces introductions improvisées et imposées à nos territoires. Depuis, mes rencontres avec les éleveurs dans la vallée, avec les bergers dans les refuges de montagne, les multiples prédations provoquées même à proximité des habitations ne font que conforter cette opposition car la situation ne fait qu’empirer.

Pour l’éleveur, c’est plus de travail et de dépenses, chaque jour plus de surveillance, davantage de chiens Patou, de bergers supplémentaires, sans résultat car il est illusoire de penser et mensonger de faire croire que dans nos montagnes escarpées, avec un élevage extensif traditionnel, il est possible de regrouper les troupeaux chaque soir sans dommage et d’éviter ainsi les prédateurs.

Pour les éleveurs et les bergers, c’est donc «plus de travail pour gagner moins» car les prétendues indemnisations sont bien loin de compenser tous les dégâts et tout le travail supplémentaire. Mais rien ne peut compenser et indemniser le tracas quotidien, les réveils en pleine nuit, le désarroi et le désespoir de ceux qui soignent, élèvent, sélectionnent avec soin leurs animaux et voient tout ce travail anéanti par des décisions absurdes.

L’aggravation de la situation au fil des ans permet d’imaginer l’avenir que certains envisagent pour nos montagnes. L’acharnement des associations de l’environnement à faire condamner, malgré le non-lieu du Procureur, un chasseur accusé d’avoir réussi à défendre sa vie, en dit long. Demain, ce seront tous les chasseurs qui devront céder le terrain devant la présence des prédateurs mais aussi les promeneurs pour la randonnée ou la cueillette.

Au cours de deux voyages en Slovénie et dans les Asturies, j’ai pu en effet constater que les plus grandes précautions étaient prises pour éviter la fréquentation des zones à ours dans des régions où l’élevage et le tourisme restent anecdotiques. J’ai pu ainsi constater que l’espèce ursine n’était pas aussi menacée qu’on le prétend puisqu’on en élimine chaque année plus d’une centaine de spécimens en Slovénie.

Vous m’invitez «intuitu personae» et je constate que les représentants de la population, des communes et des départements ne sont pas invités. Il est vrai qu’ils se sont à plusieurs reprises exprimés pour manifester leur opposition à ces introductions. Pourtant, ils sont mis à contribution régulièrement par l’Etat pour assurer la diffusion des précautions qu’il préconise pour éviter les accidents.

Enfin, au moment où on demande aux collectivités locales de faire des sacrifices pour contribuer au désendettement de l’Etat, je ne peux que dénoncer une fois de plus les énormes gaspillages en dépenses inutiles, l’inflation des auxiliaires d’équipes de suivi, les subventions largement dispensées sans contrôle. Mais ce qui m’inquiète le plus c’est l’avenir que l’on prépare pour nos montagnes, sans tenir le moindre compte de ses instances représentatives.

Dans le même temps, où toutes ces dépenses inutiles sont consacrées à démanteler nos activités traditionnelles et à bouleverser l’équilibre harmonieux de nos montagnes, des réglementations de plus en plus drastiques et des réductions de crédits sont autant de freins pour nos développements.

Ainsi les crédits du FNADT deviennent anecdotiques, ceux du FEDER sont orientés vers la compétitivité des agglomérations, quant aux crédits du Massif sur lesquels nous pouvions fonder quelques espoirs, il leur est interdit, sous des prétextes fallacieux, de financer la neige de culture pour mieux faire fonctionner nos stations.

Toutes ces orientations paraissent tendre à une lente asphyxie des activités et de la vie de nos montagnes avec le secret espoir de pouvoir les livrer aux prédateurs dont la tentative de réintroduction est un cuisant échec.

Pour toutes ces raisons, vous comprendrez que je resterai auprès de ceux qui, par leur travail, sont les véritables gestionnaires de ces territoires qu’ils ont su protéger et entretenir jusqu’à présent et qu’ils défendent avec un acharnement à la hauteur de l’attachement qu’ils leur portent. Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l’assurance de ma considération distinguée.

Augustin Bonrepaux
Communiqué du 24 juin 2008

Du côté des ultrapastoraux qui affirmaient que "leur seul partenaire" acceptable pour discuter est l'Etat :"Nous refusons d'avoir pour interlocuteurs des associations qui ne représentent qu'elles mêmes et dont l'ours est le fond de commerce " (sic), l’ADDIP a pris la décision, pour des "raisons de fond", de ne pas participer au Groupe National Ours. Trop dangereux pour l'ADDIP peu habituée à négocier. Les bergers ne sont pas des négociateurs, c'est vrai que leur métier consiste à garder les troupeaux, enfin parfois.

S'appuyant ce qu'ils appellent "les trois piliers légitimes" que sont :

  • les élus locaux (petits barons qui soutiennent les éleveurs en niant la crise du secteur ovin qu'ils mettent sur le dos de l'ours),
  • les syndicats agricoles (qui veillent aux intérêts des agriculteurs). Ne représentent-ils pas eux aussi qu'eux même avec les brebis comme fond de commerce; ce qui me semble naturel. et
  • les associations "de défense du patrimoine" : patrimoine soigneusement filtré en fonction de sa compatibilité avec les opinions et les intérêts pastoraux.

Leur référence scientifique, le linguiste Bruno-Besche-Commenge a créé dans le rapport à mi-parcours de l'ADDIP, le nouveau concept de la "biodiversité à visage humain" (La biodiversité a donc un visage !) opposée à la biodiversité toute seule, la vraie celle là, complète avec toutes les espèces végétales et animales, qui serait elle responsable de "l'ensauvagement" de leurs montagnes ! Mais ils veillent. Trompettes : "Montagnards, nous voilà..."

Depuis l'éaube des temps, des milliers d'années pendant lesquelles la biodiversité "sauvage" serait reponsable d'un grand complot de la nature contre l'homme. Heureusement 2008 a vu, grâce à Bruno-Besche-Commenge (Dieu le protège) la naisance de la lumière de la connaissance : la "biodiversité à visage humain"! Une année qui va éclairer le monde d'un nouvel humanisme pastoral, d'une nature où l'on garderait ce qui est financièrement utile au pastoralisme et où on éliminerait tous les empêcheurs d'estiver en liberté. Pourquoi Dieu ne s'en est-il pas renu compte dans la génèse ? Quel étourdi celui-là.

Louis Dollo titre dans Kairn, (qui, par un manque de recul surprenant pour un site qui parle de sports de montagne, gobe et publie tous les textes de ce furieux défenseur des intérêts pastoraux) : "Un front pyrénéen de refus se fédère aujourd’hui autour de l’ADDIP" (Il s'agit en fait d'une parole de Philippe Lacube) : toujours cette exagération grandiloquante pour fédéraliser l'ensemble des pyrénéens autour d' intérêts financiers sectaires de l'élevage ovin en crise.) Le refus, rien que le refus. Rien de changé donc pour les demoiselles pyrénéennes. La méthode du boycott continue au niveau politique comme au niveau des associations ultrapastorales. Pitoyable obstination anti-environnementale! Une république motagnarde fantoche qui rend les Pyrénées de plus en plus plates. "La forêt précède les peuples; le désert les suit." (Chateaubriand, repris comme slogan en mai 1968.) A quoi ressemble la forêt pyrénéenne dans les zones pastorales des Pyrénées atlantiques, sinon à un golf tondu par des miliers de brebis, les arbres ayant été préalablement abattus et les brousailles brulées par vous savez qui.

27 novembre 2007

Tintin en Espagne

La Direction régionale de l’environnement MIDI-PYRENEES (Service sites, paysages et nature) à organisé, dans le cadre de l'évaluation à mi-parcours du "Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009", une "Mission d’inspection générale de l’Environnement" et plus précisément, du 26 au 29 novembre 2007, un voyage d'étude avec une délégation française dans les Asturies, en Espagne.

Ce voyage n'a pas été simple à organiser, les opposants à l'ours ayant dès le départ annoncé que leur participation ne pouvait être interprétée comme "la remise d'un chèque en blanc". Mais pour une fois, à la place du boycott, il sont du voyage, remontés pour critiquer la cohabitation avec l'ours en Espagne.

Composition de la délégation qui est partie en Espagne

  1. Madame Marie-Lise BROUEILH, présidente de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen – Hautes Pyrénées
  2. Madame Sylvie SALAÜN, présidente de l’Association pour la Cohabitation Pastorale
  3. Monsieur François ARCANGELI, maire d’Arbas et président de l’association Pays de l’Ours
  4. Madame Magali BONIFACE, représentante de l’Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées
  5. Monsieur Augustin BONREPAUX, président du Conseil Général de l’Ariège
    Monsieur Sébastien PAULY, représentant de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ariège
  6. Monsieur Jean-Jacques CAMARRA, Équipe Technique Ours – Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
  7. Monsieur Claude CARRIERE, Co-Président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées
  8. Monsieur Rolland CASTELLS, maire de Bagnères de Bigorre et conseiller général des Hautes-Pyrénées,
  9. Monsieur Fernand ESTEREZ, secrétaire général de la Fédération Départementale des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques
  10. Monsieur Thierry GALIBERT,  Adjoint au directeur régional de l’environnement de Midi-Pyrénées
  11. Monsieur  Denis LAURENS, inspecteur général de l’environnement
  12. Monsieur Marcel MINVIELLE, maire d’Etsaut
  13. Monsieur Jérôme OUILHON, directeur du Fonds d’Intervention Eco Pastoral – Groupe Ours Pyrénées
  14. Monsieur Georges RIBIERE, inspecteur général de l’environnement
  15. Monsieur Jean-Luc TRONCO, Sous-Préfet d’Oloron Sainte-Marie

Les antis ont fait pression sur les organisateurs du voyage

Fidèles à leurs habitudes, les associations pastorales opposées à la survie des ours dans les Pyrénées ont "négocié pied à pied" le nombre de leurs représentants jugé "déséquilibré" et ont modifié le programme afin d'avoir la possibilité de rencontrer sur place "des interlocuteurs locaux alternatifs de ceux imposés par le programme."

Programme du voyage dans les Asturies

Lundi 26 novembre 2007

  • Trajet TOULOUSE - MONTREJEAU - TARBES - PAU – PROAZA
  • Déjeuner durant le trajet
  • Hébergement à PROAZA

Mardi 27 novembre 2007

  • 9 h 00 - 12 h 00 : Présentation de la province des Asturies : population, activités économiques. Présentation du plan de restauration : législation sur la faune, répartition des ours, les dommages, la chasse et le tourisme par rapport à l'ours. Discussion.
  • 12 h 00 : Rencontre avec le conseiller à l’Environnement et au Développement Rural, responsable de l'Environnement dans la Communauté Autonome de la Principauté des Asturies. Conférence de presse
  • 12 h 30 - 13 h 00 : Visite du parc des ours.
  • 14 h 00 – 15 h 30 : Déjeuner à PROAZA - Restaurant "le Castañeo du Sabil" Villanueva (Saint Adriano)
  • 15 h 30 - 16 h 00 : Visite de la maison de l'ours à PROAZA et présentation des travaux de la Fondation Ours d'Asturies en matière d’éducation à l’environnement.
  • 16 h 00 : Transfert à POLA DE SOMIEDO.
  • 17 H 15 – 18 h 00 : Présentation du suivi des ours : Province des Asturies, FOP et FAPAS.
  • 18 h 00 – 20 h 30 : Réunion avec les chasseurs, la FOP et la FAPAS
  • 20 h 30 :Dîner à POLA DE SOMIEDO – Restaurant Parrilla-Sidrería "Carión".
    Hébergement à POLA DE SOMIEDO

Mercredi 28 novembre 2007

  • 9 h 30 – 10 h 00 : Visite du centre d'information du parc naturel de POLA DE SOMIEDO.
  • 10 h 00 – 12 h 00 : Réunion avec des représentants d'entreprises du secteur du tourisme de SOMIEDO et de PROAZA
  • 12 h 00 : Transfert à VILLAR DE VILLAS.
  • 13 h 00 – 14 h 00 : Rencontre avec des éleveurs.
  • 14 h 00 – 16 h 00 : Déjeuner à VILLAR DE VILLAS - Restaurant "la Pornacal".
  • 17 h 00 – 20 h 00 : Rencontre avec les maires de SOMIEDO, de PROAZA et d'autres villes et villages, des députés, des représentants du Gouvernement de la Principauté des Asturies.
  • 20 h 00 : Dîner à POLA DE SOMIEDO - Hostal-Restaurante "le Parador". Hébergement à POLA DE SOMIEDO.

Jeudi 29 novembre 2007

  • Trajet POLA DE SOMIEDO - PAU - TARBES - MONTREJEAU – TOULOUSE
    Déjeuner durant le trajet

Voilà du temps passé ensemble et des déjeuners qui pourraient permettre aux avis opposés de se rapprocher. On peut rêver.

Un retour très "Communication" pour les éleveurs

L'ADDIP de Philippe Lacube a ainsi déjà appelé les opposants à venir "nombreux" pour assister à la conférence de presse simultanée qui sera organisée àu retour, invitant "la presse, les adhérents des associations, les éleveurs et usagers de la montagne, les acteurs des territoires, les élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens, les élus des Chambres d'agriculture, les syndicats professionnels, les associations et professionnels de loisirs en montagne, les gestionnaires d'estives, l'Association Nationale des Elus de la Montagne". Tout le banc et l'arrière banc des anti-ours sont donc convoqués le mardi 4 décembre 2007 à 11h simultanément à la chambre d'Agriculture à Foix et à Tarbes. "Une synthèse de nos connaissances et de nos interrogations sur la présence ursine dans les Asturies, ainsi qu'une présentation de notre vision globale du développement durable pour les Pyrénées vous seront adressés avant la conférence de presse."

27 octobre 2007

Congrès de l'ANEM 2007

Congrès de l’ANEM dans le Bas-Rhin

Pour le Dauphiné libéré : "La montagne est prête à faire sa révolution culturelle". Pas si sûr...

Antoine Chandellier (DL) - Et si, en 2012, les stations qui auront fermé leurs portes, faute de neige, se reconvertissaient en centres climatiques d’été pour les personnes âgées fuyant la canicule des villes ? La moyenne montagne aurait une place à prendre sur le marché des séniors au fort pouvoir d’achat.

Fantaisiste ? Non, c’est l’une des 21 propositions rendues publiques par l’association nationale des élus de la montagne, hier lors du 23ème congrès qui se tient à Plaine, joli coin perdu des Vosges. Parfois taxée d’antiécologisme, l’ANEM semble prête à faire sa révolution culturelle, “rendue impérative par les forces naturelles”, selon la formule de son président, le député haut-savoyard, Martial Saddier.

Si certains ne veulent pas verser dans le catastrophisme ambiant, tous sont d’accord sur l’urgence à anticiper l’évolution du climat prophétisée. Et si ce rapport, intitulé “Au-delà du changement climatique, les défis de l’avenir de la montagne”, sortait hier, concomitamment avec les conclusions du Grenelle, le hasard rejoignait le symbole car, voilà déjà un an qu’il était en gestation. Les territoires de montagnes, plus vulnérables face à ce phénomène, leurs élus se devaient d’être forces de propositions.

Repenser la politique du territoire

Ainsi la création d’un observatoire du changement climatique en montagne répond à ce souci d’avoir plus de moyens d’expertise pour réfléchir à la manière de repenser la politique du territoire. Le marché du ski est mature et la montagne l’été en chute libre ? L’ANEM préconise de relancer la demande orientée vers les jeunes, les scolaires dans le cadre de classes découvertes. Sur la question des canons à neige, l’association opte pour la troisième voie pragmatique du ni-ni : ni condamnation ni soutien systématique à ce soin palliatif, avec la nécessité d’une étude environnementale préalable à chaque installation.

L’eau étant une ressource dont le volume retenu en altitude diminue, une gestion concertée avec les acteurs du pastoralisme est préconisée, au moyen des retenues collinaires pour un meilleur stockage. Mais les élus montagnards ne songent pas seulement à s’adapter au changement climatique. Il leur faut contribuer à son enrayement.

Contribuer à la diminution de l’effet de serre

La généralisation des transports collectifs dans les sites touristiques serait une contribution légitime à la diminution de l’effet de serre. Pour être entendus à Paris ou Bruxelles, les territoires de montagne doivent faire la preuve de leur esprit de concert. D’où l’idée d’un fonds neige impliquant l’ensemble des prestataires touchés par les variations d’enneigement. En 1985, la loi montagne reconnaissait la spécificité des territoires d’altitude. En 2007, leurs élus élaborent leur propre doctrine pour préparer l’avenir.

Hivers plus humides

Selon Météo France, le site de mesure du col de Porte (Isère), à 1320 m d’altitude, a révélé une déperdition d’enneigement d’un tiers depuis 1960 et une hausse de la température moyenne de1,5°. Les perspectives d’une hausse de température d’1,8° équivaudraient à un mois d’enneigement en moins dans la saison.

Phénomènes récurrents

Si le RTM (Restauration des terrains de montagne) ne redoute pas l’apparition de nouveaux phénomènes liés au climat, en revanche, inondations, glissement de terrains, débordements torrentiels risquent d’avoir une fréquence plus importante.

Source : Le dauphiné libéré.

L’ANEM et l’Ecologie

Ainsi «L’ANEM serait parfois taxée d’anti-écologisme ?». Voilà des termes biens modérés pour qualifier la dialectique anti-environnementale habituelle de l’ANEM. Faut-il rappeler que lors du précédent congrès de l’ANEM à Ax-les-Thermes en octobre 2006, les élus de montagne ont votés «à l'unanimité» une motion contre la réintroduction des prédateurs et ont posé sur une photo officielle avec une «délégation d'opposants» pyrénéens «habillés en demoiselles».

Les élus de l'ANEM posent avec les militants de l'ASPAP déguisés en demoisellesSur la photo, autour d'Augustin Bonrepaux, les militants de l’ASPAP d'où sont issus ceux qui sont aujourd’hui devant les tribunaux pour les exactions et les violences commises à Arbas.

Bonrepaux à la tête de l’ANEM et du Conseil Général de l’Ariège qui finance l’ASPAP

Ce partenariat avec les ultrapastoraux était organisé par Augustin Bonrepaux, député, président du Conseil Général de l’Ariège qui a financé l’Association de "sauvegarde du patrimoine Ariège Pyrénées" à la hauteur de 20 000 € (puisés dans les caisses du CG ?) contre l'avis majoritaire des pyrénéens, favorables à la survie des ours.

FERUS dénonçait en juillet 2006 les liens entre Augustin Bonrepaux et l’ASPAP : «Il est vrai que les statuts de l’ASPAP comprennent en objet (hormis la fonction "s’opposer à toutes les mesures antagonistes au pastoralisme (grands prédateurs entre autres ours, loups, lynx) ") des fonctions qui peuvent correspondre, de loin certes, aux initiatives propres du Conseil Général de l’Ariège.

Compte tenu de l’activité de l’ASPAP ces derniers mois [NDLB: saccage d’Arbas entre autres], on peut à juste titre considérer que cet argent, dans l’hypothèse où vous l’auriez versé à cette association, a servi uniquement à financer des actions contre le plan de renforcement de la population d’ours dans les Pyrénées ; et tant pis pour la majorité des contribuables ariégeois qui aiment les ours (sondage réalisé en février 2005 pour l’association Pays de l’ours-ADET). Le Conseil Général de l’Ariège a cautionné ainsi par avance les agressions portées à la commune d’Arbas. Compte tenu de l’importance de la somme en question, il eut été plus pertinent de construire plutôt que de détruire.» (Source : FERUS)

Outre son soutien moral et financier à l'ASPAP, Augustin Bonrepaux descend aussi dans l’arène. C’est ainsi que, vautré au milieu de la route, il a été embarqué manu-militari lors de l’arrivée de l’ourse Palouma à Arbas. Lors du congrès de l’ANEM 2006 dans sa ville d’eau, Augustin Bonrepaux était revenu sur le côté non démocratique de la réintroduction et sur la chasse à l’ours en Slovénie.

L’ASPAP, un modèle pour la démocratie ?

Ratifiée en 1989, la convention de Berne stipule que l’introduction ne peut être réalisée sans l’acceptation des populations concernées. Augustin Bonrepaux avait parlé devant les éleveurs déguisés en demoiselles «d’apprentissage de la démocratie de proximité». Il n’est pas évident que l’ASPAP soit un modèle de démocratie : refus et boycott de la concertation, rejet des sondages d’opinion défavorables, actions violentes, campagnes de communications basées sur la génération d'un sentiment de peur… Il suffit pour s’en convaincre de lire les statuts de L’ASPAP : «L’association et ses représentants ne pourront pas être tenus pour responsables d’éventuels dommages occasionnés sur le territoire par des personnes par ailleurs adhérentes à l’association», sage précaution pour ce type de «démocrates».

L’ours vadrouilleur devrait être abattu, comme en Slovénie

D’après Bonrepaux, en Slovénie, «Quand l’animal (l’ours) s’éloigne de l’endroit où il est « consigné », il est éliminé et quand il y en a trop, on les supprime.» Bonrepaux n’a pas tord, mais il oublie volontairement de dire que les ours slovènes sont en liberté totale dans un territoire plus petit que les Pyrénées.

En Slovénie, l’ours est particulièrement présent dans le sud du pays, dans une zone rurale agricole où l’élevage ovin domine. Sa densité varie entre 0,28 à 0,98 ours/10km². Si les ours slovènes quittent ces lieux, c’est parce que la densité est telle qu’elle ne permet pas aux jeunes mâles de se trouver un territoire propre. Toutes les zones «où ils sont consignés» [NDLB: par qui ?] sont occupées. La seule possibilité pour les ours subadultes est de conquérir de nouveaux territoires en sortant de la forêt vers les zones plus densément peuplées. C’est là qu’ils sont éliminés.

La situation de l’ours en Slovénie est donc vraiment très différente de celle des Pyrénées. Si la densité était identique, il y aurait entre 150 et 500 ours dans les 5060 km2 des forêts pyrénéennes françaises en zone à ours. Aujourd’hui la densité d’ours est de 0,039 ours/10 km2, 16 fois moins qu’en Slovénie ! (chiffres ONCFS)

La guerre de l’ASPAP contre l’Etat

Philippe Lacube, l’homme sorti du bois lors du lâcher de Palouma à Arbas, avait déclaré lors du colloque de l’ANEM en 2006 (Dépêche du Midi du 28/10/06) : «Nous utilisons aujourd'hui la symbolique de la guerre des Demoiselles (...) : des hommes déguisés en femmes, le visage maquillé, allaient molester voire tuer des techniciens de l'office national des forêts. (...) Disons que la guerre des Demoiselles renaît dans ce département.» Pas étonnant donc de lire les critiques formulées par l’ASPAP envers tous les fonctionnaires de l’Etat, ceux qui sont chargés de suivre les ours, ceux qui sont chargés de l’estimation des dégâts etc.

l’ANEM version 2007 est-elle prête à faire sa révolution culturelle ?

Comment faut-il interpréter ce «certains ne veulent pas verser dans le catastrophisme (climatique) ambiant» ? Comme Claude Allègre ? Certains membres de l’ANEM semblent considérer que le réchauffement climatique est de la foutaise. Ils seront dans le futur en première ligne. «Une hausse de température d’1,8° équivaudrait à un mois d’enneigement en moins dans la saison.» Alors vous imaginez si la hausse est de 2 à 3°, les stations n’auront plus qu’à se reconvertir. Sont-ce les personnes agées qui vont remplir la montagne ? Non bien sûr. Mais l’ANEM ne s’intéresse qu'à leur pouvoir d’achat.

Dans le programme 2007 du 23ème congrès de l’ANEM, on peut lire «En montagne, la vitalité économique et sociale est particulièrement dépendante du tourisme, et fortement marquée par la saisonnalité. La fréquentation touristique connaît une réelle érosion depuis quelques années dont les causes sont diverses : volatilité de la clientèle, coût du séjour, relative désaffection de la clientèle française et étrangère pour la montagne l’été... Dans ce contexte, il est crucial de relancer le tourisme de montagne, tant d’hiver que d’été.» L'obscurantisme et la violence du milieu ultrapastoral n'est-il pas aussi une cause de l'érosion touristique, en Ariège notamment ? A voir les messages de touristes outrés, c'est sûr.

Qu’est ce qui pourrait donner envie aux touristes de redécouvrir la montagne ? Qu’est ce qui va donner aux citadins l’envie de visiter la nature sauvage des Pyrénées et la beauté de la montagne, de ses paysages et de sa faune ? N’y a-t-il pas un symbole fort et naturel, sauvage et historique, rare et précieux qui pourrait faire cela ? J’ai bien une idée… l’ours bien sûr. C'est comme ça que celà se passe en Espagne, en Italie, en Suisse, en Slovénie où les touristes affluent pour découvrir les montagnes aux ours, pour un trace dans la boue, un poil sur un fil barbelé ! L'apercevoir ? Un rêve qui leur fait faire des centaines de kilomètres. L'ours est une poule au oeufs d'or, mais Bonrepaux n'y voit qu'un vecteur de la grippe aviaire.

Il n’est pas étonnant qu’avec de tels visionnaires, l’ANEM n’y ait pas songé. Incompétence politique et conservatisme partisant, fanatisme agricole. Pour l’ANEM et ses dirigeants, comme pour l’ASPAP, le patrimoine pyrénéen c’est le pastoralisme, la biodiversité pyrénéenne c’est la tarasconnaise, les écologistes sont des talibans. L’ours c’est l’ennemi qui empêche d’élever et de produire en rond.

La création d’un observatoire du changement climatique en montagne servirait à repenser la politique du territoire ? Cela me fait penser à l’IPHB qui en Béarn est obsédé par le comptage et le recomptage des ours, 3, 4 ou 5 ours. Il est urgent de ne rien faire.

L’observatoire scientifico-bureaucratique va montrer ce que les glaciers reculent, que l’absence de neige se répète. Le changement de destination des touristes montre que les Pyrénées s’aplatissent et perdent de leur intérêt, sans ours, sans neige, mais pleine de fanatiques en bérêt prêt à chanter avec Jean Lassalle. Et pendant ces gesticulations médiatiques, la neige fond. Pas besoin d’un observatoire, le bon sens suffit, mais il est inégalement réparti chez les responsables politiques de l’ANEM. Si la neige fond, elle se transforme en eau, d’où la recherche de nouvelles compétences pour l’IPHB et le nouvel intérêt pour l’eau de l’ANEM ; pour en faire quoi ? Des stocks pour les canons à neige, je n’en serais pas surpris.

Espoir ?

Pas de demoiselles cette année. Est-ce l'éloignement des Pyrénées et de la zone d'influence d'Augustin Bonrepaux ?  Le discours de l'ANEM ne devient pas vraiment plus vert pour autant "Pas de nouvelles expériences de réintroduction de l’ours et une remise à plat du plan loup avec des outils de régulations efficaces, des zones d’exclusion et un véritable inventaire."

L'avenir nous dira si une "révolution culturelle est en marche. L'ANEM semble se mettre dans le sens du vent du Grenelle de l'environnement et de l'opinion publique. S'agit du même pseudo discours écologiste que celui des associations qui soutiennent la "bonne" biodiversité des espèces domestiques contre la "mauvaise" biodiversité responsable de "l'ensauvagement" des terres que leurs grands parents bergers avaient nettoyés de tous les gêneurs et rendues dociles à l'exploitation pastorale.

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