Ours Balou

15 octobre 2008

La plainte contre le chasseur qui a blessé Balou classée sans suite

La plainte contre le chasseur qui a tiré sur Balou, en attente de classementSans suite pour le chasseur, puisque l'ours Balou n'est pas mortellement blessé. Si Balou venait à mourir cet hiver, il ne serait pas difficile de nier le cause à effet : les glands de cette année n'étaient pas assez nourissants.

Par chance, 30 mètres devant "l'instinct" se trouvait un ours, pas un homme. Tirer sur un ours n'est pas une infraction, à condition de ne pas le tuer de suite. Tirer sans visibilité n'est pas une infraction, celà dépend de qui se trouve devant.

Ce classement sans suite ne sera pas sans suite pour les ours : la question n'est pas de savoir si un autre chasseur va tirer sur un ours, mais quand ?

Dès cette bonne nouvelle, les "agités du tir d'instinct" peuvent ressortir de leurs abris et boire le pastis avec les "agités de la traque". La chasse à l'ours est ouverte.

Photo : La buvette est entrée dans les bureaux du Tribunal de Grande Instance de Foix et a retrouvé la plainte contre le chasseur qui a tiré sur l'ours Balou. Le document était en attente de classement. Il ne manque pas grand chose pour clouer définitivement l'ours au mur. un clou.

Classement sans suite

Ministère de la Justice
Cour d’Appel de Toulouse
Tribunal de Grande Instance de Foix
Cour d’Assises de l’Ariège
Le procureur de la République

Foix, le 10 octobre 2008

Monsieur le président,

Par courrier-plainte reçu à mon parquet le 11 septembre 2008 vous avez dénoncé les blessures occasionnées à l'ours Balou par un coup de feu tiré par Thierry BERGEAUD lors d'une battue qui se déroulait sur la commune de Prades le 1 septembre 2008.

Dans ce courrier vous énoncez un certain nombre de dispositions pénales susceptibles d'être reprochées au mis en cause.

Cependant, de la procédure établie par les services de la gendarmerie, il apparaît que les blessures causées à Balou à l'occasion de ce tir l'ont été de façon involontaire de la part de Thierry BERGEAUD.
En l'absence d'élément intentionnel il ne saurait être établie l'existence d'une infraction pénale
Je dois rajouter que le fait d'avoir tiré sans identification de la cible ne constitue pas, en soi, une infraction pénale autonome mais caractérise, le cas échéant et en application du second alinéa de l'article L428¬14 du code de l'environnement, une circonstance aggravante des infractions prévues au premier alinéa de ce même article.

J'ai donc ce jour 10 octobre 2008 classé sans suite cette procédure au motif que l'infraction était insuffisamment caractérisée.

Je vous prie de croire, Monsieur le président, en l'expression de mes civilités.

Le procureur de la République
Antoine LEROY

Commentaire

L'ours, une espèce protégée ? Des clous. Le message est clair.

08 octobre 2008

Cyberaction Balou, la buvette participe

ADET-Paysdelours organise une Cyberaction "Balou" en octobre. Les appareils photos automatiques disposé sur les sentiers utilisés par l'ours Balou ont permis de prendre une photo de l'ours Balou.

L'ADET publie la photo de Balou : "On distingue nettement la patte avant droite (blessée) en l'air. Balou ne pose plus la patte avant droite au sol. Des traces l'avaient révélé; une photo, prise par un appareil automatique le confirme. On y voit distinctement la patte levée. La photo ne permet toutefois pas d'évaluer l'état et la gravité de la blessure. Balou semble toutefois être en bon état, ce qui laisse espérer qu'il se remette de sa blessure par balle lors d'une battue au sanglier le 7 septembre dernier à Prades (Ariège)."

Contexte de la cyberaction Balou

Le 7 septembre 2008, l'ours Balou est blessé par un chasseur lors d'une battue au sanglier. Le chasseur a tiré avant d'avoir identifié l'animal et a blessé l'ours Balou à la patte avant droite. Depuis, Balou est suivi à distance grâce à l'émetteur qui lui avait été placé lors de son lâcher, le 2 juin 2006 à Arbas. Il se déplace peu, et évite le contact avec l'homme.

Des appâts ont été disposés à son intention et une capture sera tentée s'il s'y nourrit, afin de le soigner. Pour l'instant, il poursuit ses déplacements, qui restent toutefois limités par rapport à un ours valide. Des ours sont parfois observé avec une patte amputée, par exemple en Espagne où une ourse se déplaçant sur 3 pattes a été vue avec 3 oursons.

Les raisons d'agir

Cet accident nous renvoie à la fragilité de la population d'ours dans les Pyrénées : une vingtaine d'individus. La population progresse (il n'y avait plus que 5 ours dans les Pyrénées en 1995), mais c'est encore insuffisant pour assurer la survie de l'espèce
Il faut :

  1. assurer une meilleure protection des ours et de leur habitat
  2. lâcher de nouveaux ours, notamment des femelles dans les Pyrénées

Agissez avec nous !

Nous vous proposons d'envoyer un mail à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, pour demander une meilleure protection de l'ours dans les Pyrénées et la poursuite du programme de restauration de la population. Pour cela...

Participez à la sauvegarde de l'ours des Pyrénées, remplissez ce formulaire

Adaptez le texte proposé en fonction de votre sensibilité et cliquez sur "Envoyer". Votre message sera automatiquement transmis en votre nom au Ministère de l'Ecologie.

Pensez aussi à diffuser l'adresse de cette page le plus largement autour de vous !
Plus nous serons nombreux, plus nous serons efficaces !
Merci de votre soutien

L'équipe de Pays de l'ours - Adet

Inutile de dire que la buvette soutien et participe à cette cyberaction.

02 octobre 2008

Suivi des ours Balou et Hvala

Sur les traces de l’ours Balou avec les techniciens du suivi

L’ours Balou, 6 ans, 150kg, victime d’un tir de chasseur le 7 septembre dernier sur la commune de Prades, est blessé à la patte avant droite.

Depuis, entre l’Ariège et l’Aude, les spécialistes du suivi ours le pistent pour le capturer et le soigner. Des équipes de quatre fonctionnaires de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage se relaient jour et nuit avec d’étranges antennes multidirectionnelles relayées à des radios pour retrouver la trace du plantigrade.

La puce introduite dans son abdomen indique sa présence, «si le bip s’intensifie, cela signifie que Balou est en activité, indique Sébastien Pauly, et la nuit dernière on peut dire qu’il nous a fait courir, il a parcouru plusieurs kilomètres malgré sa blessure. Il cherche à manger des glands, des châtaignes, des baies. Il ne pose toujours pas la patte avant droite au sol mais il a récupéré de sa vigueur !». Si bien qu’aujourd’hui il n’est plus question de la capturer pour le soigner, ses déplacements s’intensifient, signe que l’ours est en voie de guérison… aussi le dispositif va être allégé à partir de mercredi. «Si nous arrivons à le capturer, indique Etienne Dubarry, technicien à l’ONCSF, la priorité sera d’abord de lui ôter son collier car il ne fonctionne plus, l’émetteur intra-abdominal a une durée de vie plus longue et il est moins gourmand en batterie.

Ensuite le vétérinaire en profitera pour regarder sa blessure et l’état général de l’animal… Nous avons installé un dispositif de piéges destiné à le capturer par une patte à l’aide d’un collet sans le blesser. L’équipe est bien rôdée, chacun sait ce qu’il doit faire et quand il doit le faire»

Depuis des mois les membres de l’équipe font suivre un fusil à fléchettes hypodermiques mais personne n’a réussi à voir Balou de suffisamment près pour l’atteindre: «c’est un ours particulièrement craintif, il évite l’homme et le sent de très loin», ajoute Hervé Nègre.

Il est vrai que l’odorat de l’ours est particulièrement bien développé, lorsqu’il se poste sur ses pattes arrière c’est pour renifler dans le vent. Afin de mettre toutes les chances de leur côté, les techniciens utilisent des chiens d’ours de Carélie, réputés pour être des «tombeurs d’ours», admirablement dressés pour suivre les pistes et au besoin effaroucher les plantigrades.

Dans l’équipe, Miquel, un stagiaire andorran qui se spécialise dans le suivi car les ours, c’est désormais un fait acquis, ne connaissent pas les frontières géographiques…

L’équipe technique ours, sous la houlette de Pierre-Yves Quenette, est basée non loin de Saint-Gaudens et a en charge tout le massif Pyrénéen et les 20 ours qui s’y sont installés. «A la base, il faut aimer la nature, déclare Etienne Dubarry avec plus de 20 ans d’expérience à son actif, car la majeure partie du temps nous évoluons sur le terrain, toute l’année, nous relevons les indices de la présence des ours, cela  va des poils arrachés par l’aspérité d’un tronc d’arbre aux échantillons d’excréments ou aux empreintes dont nous réalisons des moulages […]

Nous travaillons en relation avec des laboratoires génétiques et à partir de ces résultats on peut estimer la population, définir les sexes et les filiations des individus […] selon l’importance des moyens humains, il peut aussi s’agir d’un suivi de télémétrie sur plusieurs kilomètres»

C’est au lieu dit «Le pas de l’ours», le bien nommé, à 1400m d’altitude, dans une zone escarpée que nous conduit Sébastien et son signal sonore. «C’est là que je l’ai perdu tout à l’heure, mais la pente, un abrupt de plus de 800m, est pleine de recoins, on appelle cela des caogno, occasionnant des perturbations au niveau de l’émetteur»…

Coïncidence, c’est dans la forêt, à quelques mètres à peine du refuge de l’équipe que les techniciens relèveront ce matin-là les plus beaux indices de la présence de Balou…

Une vidéo d'Ariègenews à ne pas manquer !

Hvala filmée avec un ourson

De son côté, El Pais publie une vidéo de l'ourse Hvala et d'une de ses deux oursonnes prise par deux caméras automatiques des gardes de la faune du Conselh Generau d'Aran au début du mois de septembre. Le journal parle "des plus belles images d'ours en liberté dans les Pyrénées catalanes".

Hvala avait été aperçue en compagnie d'un gros mâle (probablement Pyros) et sans ses deux oursons ce printemps. Visiblement, le temps du rut passé, l'éducation continue, au moins pour une des deux petites ourses. La séparation devrait être définitive avant l'hiver.

En juillet, une autre vidéo montrait Hvala en train de manger un apat installé devant une caméra automatique. Ils sont fort les espagnols !

Suivi de l'ours Balou, le point au 2 octobre 2008

A la suite du tir par balle sur un ours par un chasseur dimanche 7 septembre lors d’une battue au sanglier sur la commune de Prades en Ariège (à la limite du département de l’Aude), des moyens ont été mobilisés pour retrouver l’animal, déterminer la gravité de ses blessures et intervenir si nécessaire. Des poils et une esquille d’os de 2cm ont été retrouvés sur place. L’examen des poils prélevés sur les lieux de l’accident a confirmé qu’il s’agissait bien d’un ours et les indications de télémétrie ont montré la présence de l’ours Balou aux alentours. L’identité de l’ours blessé a été confirmée le 26 septembre avec le résultat des analyses génétiques des échantillons prélevés sur place. L’ours Balou a été lâché en 2006 dans les Pyrénées dans le cadre de la mise en oeuvre du plan de restauration et de conservation de la population d’Ours brun.

Après une intervention sur place dans les heures qui suivaient, le 8 septembre, une équipe de 10 agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) était sur la commune de Comus dans l’Aude où l’ours Balou avait été localisé à proximité de son gîte : des membres de l’Équipe Technique Ours et des services départementaux ariégeois et audois de l’ONCFS, accompagnés par deux vétérinaires. L’objectif était de localiser précisément l’animal à l’aide de l’émetteur intraabdominal encore actif dont il est équipé, de tenter de l’apercevoir afin de diagnostiquer son état et éventuellement d’effectuer une intervention vétérinaire pour le soigner.

Dans l’après-midi, alors que l’ours avait été localisé précisément, l’équipe a tenté une approche : l’animal détectant cette présence humaine a quitté son gîte avant d’avoir pu être vu. L'observation de la zone n’a pas montré de traces de sang ou d’autres signes manifestes de blessure. Le suivi effectué grâce à son émetteur a indiqué qu’il a effectué alors un déplacement sur un à deux kilomètres.

Compte tenu de ces éléments et après avis des experts présents, il a alors été décidé de ne pas prendre le risque d’une nouvelle approche, qui pouvait se révéler dangereuse pour l’animal, ainsi que pour l’équipe.

Jusqu’à la fin du mois de septembre une équipe de 4 personnes était présente sur le terrain et chargée d’observer l’évolution du comportement spatial de l’animal. L’ours Balou a régulièrement montré des signes d’activité nocturne avec des déplacements parfois conséquents et accompagnés de fortes variations d’altitude dans des terrains accidentés. Son passage sur des terrains meubles a permis de relever ses traces et de confirmer qu'il se déplace en ne posant pas la patte avant-droite.

Des pièges à lacet à patte (inoffensifs) et des appâts ont été installés dans le secteur que Balou fréquente (Comus en Aude, Montségur en Ariège), de façon à essayer de le capturer à la fois pour lui retirer son collier GPS qui a cessé de fonctionner et également pour lui prodiguer des soins, si nécessaire. En cas de capture, une fois ces interventions réalisées, l’animal sera relâché sur place. 3 appareils photos automatiques ont également été installés sur des pistes fréquentées par Balou pour tenter de le photographier et visualiser la patte blessée.

Etant donnée l’abondance de nourriture disponible dans le secteur forestier qu’il occupe (baies, insectes, fruits secs…) et peut-être parce qu’il est devenu très méfiant, cet ours n’a pas été attiré par les appâts positionnés à côté des pièges.

Depuis le 1er octobre, le dispositif de suivi de l’animal est allégé. Deux personnes assurent cette mission sur le terrain. Les pièges ne sont plus tendus mais les appareils photos restent en place. Selon les opportunités, les pièges seront réactivés ou une téléanesthésie de l’animal libre sera tentée.

Source : Le site de l'Etat sur l'ours, ETO 

23 septembre 2008

L'ETO essaie de capturer l'ours Balou

Des pièges inoffensifs pour capturer et soigner Balou, l'ours blessé par un chasseur

FOIX (Ariège) - Des pièges inoffensifs ont été mis en place pour capturer et soigner Balou, l'ours slovène blessé par un chasseur le 10 septembre dernier lors d'une battue au sanglier près de Prades (Ariège) et localisé dans la région, a-t-on appris mardi auprès de l'équipe du suivi de l'ours.

Balou, qui porte un émetteur radio placé dans l'abdomen permettant de le suivre à distance, se déplace chaque nuit toujours dans des zones très escarpées entre Prades, commune voisine de Comus (Aude) et des villages limitrophes, a indiqué Frédéric Decaluwé, un des membres de l'équipe.

Malgré sa blessure à la patte avant droite, "il a un comportement normal, simplement ses déplacements nocturnes à la recherche de nourriture ont désormais une amplitude légèrement inférieure", a-t-il ajouté.

Les pièges, dont le nombre n'a pas été précisé, sont constitués d'un appât et d'un câble en acier relié à une alarme et attaché à un arbre, qui enserre une patte de l'animal et le retient sans le blesser. Ils ont été disposés dans des zones moins escarpées où l'animal risque de venir chercher de la nourriture.

La possibilité d'endormir à distance cet ours dont le poids est estimé entre 100 et 150 kilos a été écartée car il risque de chuter et de se blesser dans ces zones escarpées, le produit anesthésiant faisant effet avec un décalage.

"C'est un animal qui craint la présence de l'homme et qui se repose dans des endroits très retirés dans la journée: il ne présente aucun danger pour l'homme", a indiqué M. Decaluwe.

L'équipe de suivi technique, qui dépend de la Direction régionale de l'environnement (Diren), comprend également des membres de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et deux vétérinaires.

Balou, un mâle de 6 ans, a été lâché le 2 juin 2006 dans les Pyrénées dans le cadre d'un plan d'introduction de cinq ours slovènes contesté par de nombreux éleveurs pyrénéens et des élus locaux.

Source : Romandie

14 septembre 2008

Tir de l'ours Balou en Ariège : AVES porte plainte

Pourquoi l'Association AVES France porte-t-elle plainte ?

par Christophe CORET

A 10h15 le dimanche 7 septembre 2008, à Prades en Ariège, un chasseur (Thierry Bergeaud, 46 ans) a tiré sur un ours, pendant une battue aux sangliers. La battue était organisée par l’association communale de chasse de Prades. Le chasseur, qui a blessé Balou, aurait fait un tir d’instinct. AVES France a décidé de porter plainte.

Il est tout simplement inexcusable d’entendre un chasseur dire qu’il a tiré sur un animal sans l’avoir identifié. Beaucoup de chasseurs ont réagi après l’accident qui a blessé l’ours Balou. Ce nouvel épisode est mauvais pour l’image de la chasse, et c’est pourquoi certains chasseurs se sont positionnés en faveur d’un retrait de permis de chasse.

AVES France a décidé de porter plainte, afin que les responsabilités de chacun soient révélées. Même si Balou n’est pas mort, la jurisprudence nous indique que "Le tir d’un coup de fusil sur des oiseaux appartenant à une espèce protégée constitue un acte de destruction ou de mutilation, même s’il n’est pas suivi d’effet parce que les oiseaux ont été manqués, et ne saurait juridiquement être considéré comme une tentative par commencement d’exécution. (Poitiers, 17 fév. 1983 : Gaz. Pal. 1984. 1. 130, note Alauze."

Les articles qui servent de base à la plainte

L’article L. 411-1 : "Lorsqu’un intérêt scientifique particulier ou que les nécessités de la préservation du patrimoine biologique justifie la conservation d’espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées, sont interdits :

1) La destruction ou l’enlèvement des oeufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d’animaux de ces espèces ou, qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat" (...)

L’article L. 415-3 : "Est puni de six mois d’emprisonnement et de 9 000 € d’amende :
1° (l. n° 2003-591 du 2 juill. 2003, art 31-III) "Le fait, en violation des interdictions prévues par les dispositions de l’article L. 411-1 et par les règlements pris en application de l’article L. 411-2 :

a) De porter atteinte à la conservation d’espèces animales non domestiques, à l’exception des perturbations intentionnelles."

L’article L. 428-15 :
I. Le permis de chasser ou l’autorisation de chasser mentionnée à l’article L. 423-2 peut-être suspendu par l’autorité judiciaire :
2° Lorsqu’a été constatée l’une des infractions suivantes :
d) La destruction des espèces d’animaux protégées.

La Convention de Berne et la Directive Habitats

Selon la jurisprudence, tirer sur une espèce protégée est aussi grave que de la détruire... mais l’ours est-il une espèce protégée dans les Pyrénées ?

Et pour compléter la plainte, un extrait de la buvette des alpages :
"Les chasseurs de cette battue ne savait pas que l’ours avait été localisé le matin même là où ils ont fait la battue. Par contre ils étaient prévenus de la présence de Balou dans la zone, et une réunion avec l’ETO a eu lieu à Belesta (09) le 13 août 2008 pour leur rappeler de bien identifier le sanglier avant de tirer pour être sur de ne pas le confondre avec un ours. Le tireur de Balou était présent à cette réunion..."

Source : AVES

12 septembre 2008

Balou sur TF1 ce dimanche 14 septembre à 18:40 dans «Sept à Huit»

L'ours Balou sera au sommaire du magazine « Sept à Huit », qui sera présenté par Harry Roselmack  dimanche 14 septembre à 18:40 sur TF1.

Sauver Balou ! L'ours Balou, 6 ans, victime d'un tir de chasseur dimanche dernier, est blessé. Depuis, dans les départements de l'Aude et de l'Ariège, une équipe de spécialistes du Ministère de l'Environnement le piste pour s'assurer de son état de santé.

Le signal émis par l'émetteur posé sur Balou au moment de sa réintroduction il y a deux ans, a déjà permis aux scientifiques de retrouver des traces de sang et ses  empreintes de pas : il boite et ne peut plus poser sa patte droite par terre. Dans les villages proches du territoire de Balou, le débat est relancé sur la réintroduction et la conservation des ours dans les Pyrénées, opposant à nouveau les éleveurs et les chasseurs qui se plaignent des ours et les écologistes qui les défendent.

Tir de l'ours Balou en Ariège : les chasseurs de l'ACCA de Prades savaient

Un corresponant de presse local proche des éleveurs se répand sur son site pyréniais et sur un forum qui parle de la chasse aux sangliers où il dénonce les manquements de l'Etat et des ses services (DIREN, ETO, ONCFS) qui n'auraient pas informés les chasseurs de l'ACCA de Prades de la présence de l'ours Balou. L'Etat aurait également fauté en oubliant de prévenir les chasseurs qu'un ours pouvait être confondu avec un sanglier.

C'est faux. Ce n'est qu'une manipulation de plus pour ce pseudo-spécialiste de l'ours qui pollue le dossier depuis plusieurs années. La buvette des alpages en apporte la preuve : les chasseurs savaient !

Le chasseur qui a tiré sur Balou était informé par l'ETO

Le 9 septembre, un lecteur de «La Buvette des Alpages», visiblement bien informé postait le message suivant : «Les chasseurs de cette battue ne savait pas que l'ours avait été localisé le matin même là où ils ont fait la battue. Par contre ils étaient prévenus de la présence de Balou dans la zone, et une réunion avec l'ETO a eu lieu à Belesta (09) le 13 août 2008 pour leur rappeler de bien identifier le sanglier avant de tirer pour être sur de ne pas le confondre avec un ours. Le tireur de Balou était présent à cette réunion qui n'a visiblement pas était assez pédagogique. Peut-être faudrait-il un permis de chasser spécial pour zone à ours avec mise en situation. On a maintenant malheureusement assez de cas d'accident de chasse sur ours

J’ai bien évidement sursauté à la lecture de cette info inédite. Comme par ailleurs il m’a donné d’autres informations qui ne sont sorties que deux jours plus tard dans la presse, où elles se sont révélées exactes, j’ai  eu tendance à le croire. Il ne me restait plus qu’à vérifier l’information et à la confirmer par une autre source. J’en ai maintenant la preuve.

La DIREN m’a officiellement confirmé que «Il y a bien une réunion d'info avec les chasseurs où la personne qui a tiré été présente

Le chasseur qui a tiré sur Balou a assisté à une réunion de mise en garde

Après quelques recherches, la buvette des alpages peut affirmer que cette réunion a été organisée par l'ETO à la salle derrière la mairie de Belesta (Ariège) le soir du 13 août 2008 à 20h00.

L'intervenant était Sébastien Pauly de l'ETO (également employé de la Fédération Départementale de la Chasse d'Ariège FDC 09). Il n'a pas était fait un compte-rendu de cette réunion mais l'ETO a une liste des participants. Etaient présent : les présidents d'ACCA de PRADES : Thierry BERGEAUD, BELESTA, FOUGAX ET BARRINEUF, MONTFERRIER, MONTSEGUR étaient présents ainsi qu' André LANNES chasseur de MERENS et administrateur de la Fédération départementale des chasseurs de l'Ariège.

Hier soir 11 septembre, une réunion semblable (tous les chasseurs audois avaient été prévenus oralement avant l'ouverture de la chasse de la presence de l'ours dans la zone, et de faire attention a bien identifier le gibier avant de tirer) a été faite à ESPEZEL (11) filmée par l'équipe de TF1 "Sept à huit". Les journalistes ont également filmé le travail de l'équipe de suivi de l'ours. L'émission sera retransmise dimanche soir à 18H45.

Ainsi donc une Thierry Bergeaud a assisté à une réunion où des membres de l’ETO ont prévenu les chasseurs de la présence de l’ours Balou et les ont mis en garde de ne pas tirer sans avoir préalablement identifié la cible afin de ne pas confondre un ours et un sanglier. Voilà que toute la machination de Louis Dollo et sa crédibilité s’écroule. Ces éléments importants ont été transmis au procureur de la République de Foix pour enquête.

© La Buvette des Alpages

La propagande de Louis Dollo

Dans son dossier sur le Tir de Balou, Louis Dollo n’exerce que très peu ses propres talents de rédacteur, mais quand il le fait, il s’adonne à une propagande de mauvais goût bien maladroite et peu crédible.

Entendre_voir_parlerLes 3 singes de la sagesse

Les chasseurs seraient tous myopes

« l'ADET (…) devient guignolesque (…) en envisageant de porter plainte contre le chasseur. (…) il est facile de confondre ours et sanglier. Le fait de n'avoir rien fait pour éviter cette confusion les rend responsable, au moins moralement si ce n'est pénalement, pour défaut de précaution et d'information, du tir du chasseur. » déclare Louis Dollo.

Il est enfantin de faire croire que confondre un ours et un sanglier est quelque chose de normal, que pour un chasseur, cette identification approximative du gibier représente le quotidien. Les chasseurs comme les autres ont 5 sens et un cerveau. Les chefs de battues donnent souvent des instructions claires. Quand il s’agit de tirez un cerfs de 8 corps, ni 6 ni un 10, ou de ne pas tirer les biches, ils font la distinction. C’est prendre les chasseurs pour des débiles que de laissez croire qu’ils sont tous myopes au point de tirer «à l’instinct» sur quelque chose qui bouge et qu’ils n’identifient pas. Nathalie Kosciusko-Morizet devrait-elles prévoir un poste «ophtalmologie» dans le budget "Ours" pour offrir des lunettes aux chasseurs ?

Son dernier argument consiste à sortir une plaquette espagnole de la FAPAS qui parle de la confusion possible entre un ours et un sanglier. L’Etat français, n’ayant pas diffusé un tel document porterait «une lourde responsabilité  (…) dans le cas spécifique de l’accident de chasse de Prades.» En l’écoutant, il faudrait que l’Etat français publie pour l’ours, des «avertissements de sécurité» comme on le fait aux Etats-Unis dans les manuels d'utilisation des fours à micro-ondes : Ne pas y introduire un animal protégé. 

«Une fois de plus, il est mis en évidence l'amateurisme et l'absence de réflexion en amont de ces introductions d'ours. Il est également mis en évidence les difficultés de cohabitation entre une vie normale des populations locales et la présence de ces grands prédateurs. » C’est bien lui qui parle d’amateurisme et d'absence de réflexion. Gare à l'effet boomerang. Louis Dollo à raison : «L'écologie est une chose trop sérieuse pour qu'on ne la laisse pas entre les mains d'écolos.» Laissons là aux mains des agriculteurs, des industriels, des chasseurs qui tirnet « à l’instinct », des associations de sauvegarde du patrimoine et des guides de pays.

Les chasseurs seraient tous sourds

Dans la Dépêche du 9 septembre, Dominique Delpiroux, en parlant de Balou écrit «L'animal connaît bien le secteur et avait l'habitude d'aller dans la forêt de Prades avant de revenir vers Gargante où se situe son gîte, d'après un éleveur des environs, Thierry Marthouret.» Les éleveurs sont sur le terrain, ils savent où est l’ours. Et c’est bien un sujet sur lequel ils communiquent. Mais les chasseurs, en plus d’être malvoyants seraient sourds pour Louis Dollo. «Alors que l'ADET-Pays de l'ours dispose, avec la DIREN-Midi-Pyrénées et le Ministère de l'Ecologie d'un budget de promotion conséquent (…) le fait de n'avoir rien fait pour éviter cette confusion les rend responsable, au moins moralement si ce n'est pénalement, pour défaut de précaution et d'information, du tir du chasseur.» «Vivement un procès que l'on puisse encore s'amuser et éclaircir la responsabilité de tous ces organismes budgétivores

Le tir aveugle serait légal, mais juste une mauvaise conduite

Le Guide de pays se fait juriste. D’abord Louis Dollo fait dans le politiquement correct «De nombreux chasseurs critiques (sic) le principe du "tir instinctif " au motif que la cible doit être clairement identifiée avant de tirer. C'est une "règle de bonne conduite" parfaitement compréhensible et justifiée… » . C’est qu’il serait dangereux ce correspondant de presse local, une arme entre les mains : confondre «règle de bonne conduite» et  «règle minimum de sécurité». A le suivre, il y aurait chaque semaine des cartons de vaches et de promeneurs. Ce ne serait pas des fautes, juste des chasseurs qui ne se conduisent pas très bien. Il se ridiculise en essayant de plaider pour le chasseur quand il ajoute que cette règle n'est pas : «une règle de droit écrit.» Le chasseur qui a tiré sur Balou ferait mieux de lui demander de se taire, avoir Louis Dollo pour défenseur s’avère catastrophique.

Le tir aveugle de Prades serait «justifié ou acceptable»

«Par ailleurs, à voir le lieu et les conditions de la battue, ce comportement pourrait être justifié ou du moins acceptable. Les forêts de montagne comme celle de Prades n'ont rien à voir avec le dégagement existant dans une forêt de Sologne. Mais dans ce domaine, laissons les chasseurs, connaisseurs de ce milieu de montagne, faire leur propre analyse pour éventuellement faire évoluer leur pratique

Louis Dollo propose l’autogestion dans le domaine de la chasse. Laissons les faire en quelques sortes, ils connaissent leur sujet. Il est bien connu que tous les chasseurs respectent les dates d’ouvertures, les espèces chassables, les règles de prudences. S’il est un piètre avocat pour le chasseur qui a tiré sur Balou, il l’est tout autant pour la chasse en général. Voici cette brousse inextricable.

Photo du bois où a le chasseur a tiré sur l'ours Balou en AriègeLe bois où le chasseur a tiré sur l'ours Balou en Ariège.

Les ours seraient innombrables

«Ce chiffre officiel et très extensible de "entre 8 et 20 bêtes" qui ne bouge jamais comme s'il n'existait pas de naissance (…) Avec ce type d'informations approximatives il est tout à fait impossible d'avoir une vision sérieuse du nombre d'ours dans les Pyrénées. Si à ceci nous devons rajouter l'incapacité de l'équipe de suivi à localiser régulièrement Balou sauf après des accidents de chasse. » Oui il y a des naissances, mais de la mortalité aussi : Cannelle, Palouma, Franska ...

L'équipe Technique Ours (ETO) de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) a établi pour le numéro 118 de Pyrénées Magazine un arbre généalogique de la population d'ours des Pyrénées. Les connaissances sont parfois très précises (parents, dates de naissances) parfois moins quand de l'ours on a perdu la trace ou quand on le découvre tardivement. En bon ex-comptable, Louis Dollo désire compter les naissances inconnues, mais oublie les mortalités connues ou inconnues (Pour ne citer que le dernier : où a disparu l’ours Kouki ? ) Il est malhonnête de sous-entendre que de nombreux ours inconnus peuplent les Pyrénées. Cette stratégie, utilisée en son temps par l’IPHB, permet aux opposants de dire qu’avant toute réintroduction, il est indispensable de connaître le nombre d’ours et de planifier un recensement de plusieurs mois. Pour eux, des mois de gagnés ; il est urgent de ne rien faire.

Les chasseurs n’auraient pas été informés

«Il est aujourd'hui confirmé que les chasseurs n'avaient pas été informés du secteur où se trouvait Balou ou d'autres ours.» Il est aujourd’hui confirmé… Pouvons-nous savoir par qui ? Quelles sont les sources de Louis Dollo qui reste volontairement bien flou. Pas de chance pour ce manipulateur car il s’avère que dans les chasseurs ont bien été prévenu. (Lire "Tir de l'ours Balou en Ariège : les chasseurs savaient")

Thierry Bergeaud a assisté à une réunion où des membres de l’ETO ont prévenu les chasseurs de la présence de l’ours Balou et les ont mis en garde de ne pas tirer sans avoir préalablement identifié la cible afin de ne pas confondre un ours et un sanglier. Voilà que toute la machination de Louis Dollo et sa crédibilité s’écroule. Ces éléments importants ont été transmis au procureur de la République de Foix pour l'enquête.

L’équipe de suivi (ETO) serait composée d’incapables

«Depuis de nombreux mois, l'équipe de suivi s'est avéré incapable d'assurer ce suivi alors que le Préfet comme les agents de l'ONCFS ne cachaient pas leur intention de le capturer pour la Xème fois afin de lui retirer son collier émetteur qui ne fonctionne plus depuis longtemps. Vu leur incapacité antérieure, il semble, sauf miracle et évolution rapide, peu probable qu'ils y parviennent aujourd'hui sans l'aide des habitants locaux. Certains ne cachaient pas ce soir leur espoir de voir "l'ours mourir dans un coin discret où personne ne pourrait le retrouver afin de régler le problème de l'impossible cohabitation. " D'autant, que, même si le procureur estime qu'il n'y a pas de poursuite à engager tant que l'ours n'est pas mort, compte tenu des plaintes que ne manqueront pas de déposer des associations parfois très lointaines des Pyrénées, le chasseur aura quand même des ennuis comme celui de la vallée d'Aspe

Louis Dollo se permet d’avoir des avis sur tout et critique des personnes bien plus diplômées et expérimentées que lui. Mais nous attendons toujours ses développements qui prouveraient cette soi-disant incompétence. Il a tendance à confondre discrétion et incompétence. Ce n’est pas parce que les membres de l’ETO ne disent pas, qu’ils ne font pas ou ne savent pas.

Sur le forum sangliers.net, notre «journaliste pyrénéen, fin connaisseur du dossier » comme l’appelle Gil Rivière-Wekstein va vomir sa haine de l’ours, de l’équipe technique et son autosatisfaction sans compter les innombrables liens vers son site. Certains chasseurs ne sont pas dupes de ses manipulations, ce qui donne une conversation animée assez intéressante dont vous trouverez quelques extraits dans le bas de cette note.

Les manipulateurs sont parmi nous

Je ne peux m’empêcher de vous donner un extrait du livre «Les manipulateurs sont parmi nous» d'Isabelle Nazare-Aga. Voici les 30 critères qui permettent d’identifier un manipulateur :

  1. Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle
  2. Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes
  3. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions
  4. Il répond très souvent de façon floue
  5. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations
  6. Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes
  7. Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions
  8. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge
  9. Il fait faire ses messages par autrui
  10. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner
  11. Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne
  12. Il ignore les demandes même s'il dit s'en occuper
  13. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins
  14. Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert
  15. Il change carrément de sujet au cours d'une conversation
  16. Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion
  17. Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire en sa supériorité
  18. Il ment
  19. Il prêche le faux pour savoir le vrai
  20. Il est égocentrique
  21. Il peut être jaloux
  22. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences
  23. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres
  24. Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui
  25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé
  26. Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux, se met soudain aux petits soins pour vous
  27. Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté
  28. Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui
  29. Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas fait de notre propre gré
  30. Il fait constamment l'objet des conversations, même lorsqu'il n'est pas là

Sources :

Lire la suite "La propagande de Louis Dollo" »

11 septembre 2008

Tir de l’ours Balou en Ariège : FNE accuse l'Etat

Quand c’est l’État qui est responsable !

Dimanche 7 septembre 2008, près de Prades, lors d’une battue aux sangliers organisée par l’association de chasse locale, un chasseur effectue un «tir d’instinct», sur un animal qu’il pense être un sanglier. Ce n’est qu’une fois la bête touchée que le tireur se rend compte qu’il s’agit d’un ours.

C’est l’ours Balou, relâché en 2006 dans le cadre du plan de restauration et de conservation de l’ours brun, initié par l’État en vue d’assurer la viabilité de l’espèce dans nos Pyrénées, qui est touché.

Sans s’étendre sur le manquement grave aux consignes élémentaires de sécurité que constitue ce tir d’instinct, France Nature Environnement constate qu’une fois encore, la pratique de la chasse en battue dans les secteurs fréquentés par les ours, se solde par une atteinte à une espèce protégée.

Pourtant, par un courrier en date du 7 mai 2008, France Nature Environnement avait invité le Préfet coordinateur du dossier ours, à «mettre en œuvre dans les plus brefs délais des mesures réglementaires permettant d’assurer une protection stricte de l’ours en interdisant la perturbation intentionnelle, et ce en conformité avec les engagements internationaux et nationaux de la France. L’instauration de réserves nationales de chasse pourrait sembler très opportune».

Or à ce jour, aucune réponse n’a été apportée par l’État et aucune mesure n’a été mise en place sur le terrain pour prévenir toute atteinte aux ours. Aussi, face à cette absence de réponse, notre fédération envisage de saisir les juridictions compétentes pour faire constater les manquements de l’Etat français et sa responsabilité face à la disparition des ours en France.

«Trois ours sont morts suite à des battues dans des secteurs fréquentés par les plantigrades, et trois autres ont été pris pour cible», précise Raymond Léost. «Si c’est bien le chasseur qui a appuyé sur la gâchette, c’est en quelque sorte l’État qui tenait le fusil, car il n’a pas le courage d’affronter la question des mesures à mettre en œuvre pour organiser la pratique de la chasse dans les zones à ours !».

Enfin en ce qui concerne l'ours Balou, FNE étudie actuellement les actions en justice possible pour que soit sanctionnée cette atteinte à la conservation d'une espèce protégée.

France Nature Environnement

10 septembre 2008

Mise en place d’un suivi continu de l’ours Balou

Communiqué de presse
Mercredi 10 septembre 2008
Préfecture de Région Midi-Pyrénées

Suite au tir par balle sur un ours par un chasseur dimanche 7 septembre lors d’une battue au sanglier sur la commune de Prades en Ariège, d’importants moyens ont été mobilisés pour retrouver l’ours, déterminer la gravité de ses blessures et intervenir si nécessaire. Dès dimanche, l’examen des poils prélevés sur les lieux de l’accident confirmait qu’il s’agissait d’un ours et les indications de télémétrie montraient la présence de l’ours Balou aux alentours.

Lundi 8 septembre, une équipe de 10 personnes était sur la commune de Comus dans l’Aude où l’ours Balou avait été localisé à proximité de son gîte : des membres de l’Équipe Technique Ours et des services départementaux ariégeois et audois de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, accompagnés par deux vétérinaires. L’objectif était de localiser précisément l’animal à l’aide de l’émetteur dont il est équipé, de tenter de l’apercevoir afin de diagnostiquer son état et éventuellement d’effectuer une intervention vétérinaire pour le soigner.

Dans l’après-midi, alors que l’ours avait été localisé précisément, l’équipe a tenté une approche : l’animal détectant cette présence humaine a quitté son gîte avant d’avoir pu être vu. L'observation de la zone n’a pas montré de traces de sang ou d’autres signes manifestes de blessure. Le suivi effectué grâce à son émetteur a indiqué qu’il a effectué alors un déplacement sur un à deux kilomètres.

Compte tenu de ses éléments et après avis des experts présents, il a alors été décidé de ne pas prendre le risque d’une nouvelle approche.

Depuis, une équipe de cinq personnes reste sur le terrain et est chargée d’observer l’évolution de son comportement ; cette équipe de garde suit l’animal avec attention par télémétrie de proximité en évitant toute perturbation qui pourrait le mettre en danger.

Pendant la nuit de lundi à mardi, son émetteur a montré qu’il était actif.Dans la nuit de mardi à mercredi, l’ours a effectué un circuit d’environ deux kilomètres. Son passage sur une zone de terrain plus meuble a permis de relever ses traces et de confirmer qu'il se déplace en ne posant pas la patte avant-droite.

Ces dernières informations confirment que c'est bien l’ours Balou qui a été touché par un tir et qu'il serait blessé à une patte avant sans que cela ne l'empêche de se mouvoir.

L’ours Balou a été lâché en 2006 dans les Pyrénées dans le cadre de la mise en oeuvre du plan de restauration et de conservation de la population d’Ours brun.

Source 

09 septembre 2008

Dominique Delpiroux : Sur les traces de l'ours Balou

par Dominique Delpiroux
La Dépêche du Midi

Les riverains s'inquiètent. Blessé par une balle de carabine près de Prades, Balou a été localisé hier par une équipe de l'Office national de la chasse au nord de Comus (Aude).

L'ours Balou qui a été touché dimanche matin par le tir d'un chasseur dans la forêt de Prades, au cours d'une battue au sanglier, a été localisé à deux ou trois kilomètres de là dans un massif forestier de la commune de Comus (Aude) près du col de Gargante, au sud du site du Pas de l'Ours…

(NDLB: "Le pas de l'ours", comme quoi, bien que slovène Balou, retrouve les habitudes des ours pyrénéens, même gênes, même territoire, mêmes habitudes.)

Hier, en fin de matinée, tout le secteur était bouclé par la gendarmerie de Belcaire, tandis qu'une équipe de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage cherchait à se rapprocher de l'animal afin de l'endormir pour le soigner. Il semble que le fauve n'ait pas été grièvement atteint, bien que touché, probablement à la patte, par une carabine de fort calibre (7mm Remington magnum).

L'animal connaît bien le secteur et avait l'habitude d'aller dans la forêt de Prades avant de revenir vers Gargante où se situe son gîte, d'après un éleveur des environs, Thierry Marthouret. Hier après -midi l'équipe de suivi de l'animal s'est entourée de toutes sortes de précautions pour approcher l'animal et l'endormir ; on craignait que la bête ne bascule dans un ravin proche après avoir reçu le coup de seringue hypodermique.

(NDLB : Pour l'équipe de suivi, la tâche est difficile. S'il venait à charger un membre de l'équipe, elle aurait peu de temps pour déterminer s'il s'agit d'une charge d'intimidation ou de défense. La destruction de l'animal pourrait être envisagée, mais ce n'est bien sur pas le but de l'opération. Il faut s'approcher, l'observer, et éventuellement décider de l'endormir quand l'ours sera calme. S'il peut être soigné sur place, c'est l'idéal. Ce sera plus difficile s'il doit être évacué, puis passer par un centre de revalidation. Qu'adviendra t-il alors de ce mâle qui avait été réintroduit pour lutter contre la consanguinité de la population d'ours pyrénéenne ? Pourra t-il être relâché dans la nature ou terminera t-il sa vie en captivité ? Bien des incertitudes plannent encore sur la suite de cette opération.)

Hier matin les habitants de Comus, raconte Joseph Pelofi, ont été avertis que l'ours était blessé ; il était donc préférable d'éviter de sortir dans les environs : « J'ai reçu un coup de téléphone d'un conseiller municipal ce matin, mais on aurait pu nous le dire hier soir. Cela aurait évité que des randonneurs partent ce matin (les gorges de la Frau sont classées et attirent du monde) ou encore des exploitants agricoles qui travaillent par là. J'ai téléphoné au cabinet du préfet pour exprimer mon mécontentement. C'est vraiment tout pour l'ours et rien pour les humains ! » Le village était très calme aujourd'hui mais la route du col de Gargante était bien gardée.

«Le chasseur, un garçon posé, pas un excité»

Thierry Bergeaud, le tireur, qui est aussi président de la société de chasse de Prades a rejoint son travail à Toulouse hier matin. Le maire de Prades, Yves Rivière, le décrit comme un «garçon posé, pas un excité». D'après lui Thierry Bergeaud a cru honnêtement tirer sur un sanglier, c'était dans une zone difficile, encaissée. «Cet accident lui a causé un choc, ce matin il était en plein désarroi. Une enquête a été diligentée par le procureur, j'ai assisté hier à la reconstitution. Celle-ci a montré d'où il avait tiré. Le chasseur était seul à son poste, il a entendu du bruit et vu la bête qui allait traverser un sentier, c'est à ce moment qu'il a tiré

(NDLB: Thierry Bergeaud a cru tirer sur un sanglier. Malheureusement, il a eu le mauvais réflexe de tirer sans identifier la cible, "à l'instinct" a t-il déclaré aux enquèteurs. Ce type de comportement a déjà fait des victimes humaines comme ce jeune homme qui a perdu son père dans des conditions analogues : "Le chasseur, qui voulait absolument tirer un sanglier pendant ses vacances, a tiré au jugé." C'est évidement contraire aux règles élémentaires de prudence. Encore heureux que ce n'était qu'un ours.)

«L'ours avait été repéré à 8 heures, la battue démarrait à 9 heures, entre les deux, l'équipe de suivi n'a donné aucune information, on a laissé faire. S'il y avait eu une information il n'y aurait eu danger ni pour l'ours ni pour le chasseur. La commune fait 3 000 hectares dont la moitié en domanial, la battue aurait pu se déplacer aisément si on avait été informé.»

(Un lecteur de la buvette, visiblement bien informé confirme (mais l'information est à vérifier) "que les chasseurs de cette battue ne savait pas que l'ours avait été localisé le matin même là où ils ont fait la battue." Mais par contre, il ajoute "qu'ils étaient prévenus de la présence de Balou dans la zone, qu'une réunion avec l'ETO a eu lieu à Belesta, en Ariège, le 13 août 2008 pour leur rappeler de bien identifier le sanglier avant de tirer pour être sur de ne pas le confondre avec un ours." Thierry Bergeaud, le tireur de Balou était parait-il présent à cette réunion. Il ajoute "que la réunion n'a visiblement pas été assez pédagogique. Peut-être faudrait il un permis de chasser spécial pour zone à ours avec mise en situation. On a maintenant malheureusement assez de cas d'accident de chasse sur ours.")

Chaque année il se tue en moyenne une cinquantaine de sangliers sur le territoire de l'ACCA (société de chasse communale agréée) qui compte une trentaine de chasseurs. Dimanche, ils étaient quinze à la battue dont Jean Bonnet, le trésorier de la société de chasse : «C'était une battue tout à fait classique, mais nous n'avions pas été informés de la présence de l'ours, sinon il est certain qu'on aurait pu éviter de chasser dans cette partie du territoire. L'équipe de suivi était là depuis deux mois, elle aurait pu transmettre. L'endroit est boisé, très escarpé, pas facile d'accès. Il a pu confondre avec un sanglier. Notre président est très axé sur la sécurité et les chasseurs de l'ACCA suivent les règles. On ne s'attendait vraiment pas à ça

Quel sort pour les ours pyrénéens ?

Franska écrasée, Cannelle, Claude et Melba tués d'un coup de fusil, Palouma fracassée au bas d'une falaise… La rubrique nécrologique a tendance à s'allonger fâcheusement chez les ours des Pyrénées. Même si Bambou et Pollen ont déboulé l'an passé dans le carnet rose. Cette hécatombe ne risque-t-elle pas de sceller le sort de ces plantigrades dans les Pyrénées ? Pour être sûr de la survie de l'espèce, il faudrait bien sûr des réintroductions. Mais les anti-ours sont sur le qui-vive, et toute nouvelle patte slovène sur le territoire pyrénéen risque de prendre des allures de déclaration de guerre…

Du reste, le gouvernement se hâte… de ne rien faire. Nathalie Kosciusko-Morizet est venue au mois de juin installer le Groupe Pyrénéen Ours. Mais ce comité censé réunir toutes les parties est boudé par les anti-ours : voilà qui compromet sa mission de pacification. Or il est certain que faute de réintroduction, l'ours pyrénéen rejoindra bientôt le dodo et le mammouth sur la liste des espèces disparues…

"Mais il faut voir les choses du côté positif, assure Alain Reynes du Pays de l'Ours-Adet. Il y avait 5 ours en 1995, ils sont une vingtaine aujourd'hui. Il faut continuer d'avancer, réintroduire un ou deux spécimens par an, jusqu'à avoir une population viable… A ce moment-là, les accidents de chasse ou de circulation feront partie des choses de la vie, comme en Espagne ou en Italie, sans que cela soit préoccupant

En attendant, les ours survivants doivent se sentir de plus en plus seuls.

Comment soigner Balou ?

Comment soigner cet animal blessé ? Sacré casse-tête: «Il sera tout d'abord difficile de l'approcher, estime AlainReynes, du Pays de l'Ours-Adet. Il est toujours délicat d'approcher un animal blessé. Ensuite, si l'on décide de l'anesthésier, il faut évaluer la nature du terrain, voir s'il ne risque pas de chuter ou de se faire mal pendant les quelques minutes où il sera groggy, avant d'être endormi

Une fois l'animal assoupi, il faudra ensuite constater les blessures, évaluer si elles peuvent être soignées sur place, ou si elles nécessitent un transport, une opération, une convalescence...

«Si l'animal passe un moment en captivité, il sera ensuite délicat de le relâcher dans la nature» prévient Alain Reynes. Bref, il faudra soigner Balou en évitant... le pavé de l'ours.

Dominique Delpiroux

Agissons maintenant !

Suite au nouvel "accident de chasse" et le tir de l'ours par le chasseur Thierry Bergeaud en Ariège, vous avez envie de participer à la défense des ours ? Alors agissez ! Commencez par vous faire connaître en envoyant un e-mail avec vos coordonnées à actionours (at) yahoo.fr

Vous serez tous recontactés rapidement pour participer à des actions concrètes. La première ? Réagir et répondre à la Dépêche du Midi qui ose mettre un ligne un sondage visant l'ADET intitulé "Le programme de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées est-il en danger ?" On pourrait s'attendre à un sonfdage du genre "Faut-il réglementer la chasse en zone à ours ? " Manipulons, manipulons, il en restera toujours quelque chose. La Dépêche est un journal de caniveau !

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Zone_anti_ours2Dessin Marc Large pas content

Ariègenews : mauvaise foi et instrumentalisation de l'ours

La mauvaise foi et l'instrumentalisation de l'ours par AriègenewsL'ours fait les gros titres d'Ariègenews, ce site d'information en ligne qui semble cadenassé par les idées du politicien qui tient le département de l'Ariège sous sa coupe.

«Des nouvelles de Balou…l’ours blessé par un chasseur dans une battue en Ariège» titre à la Une Ariègenews. Hier, toujours à la une, on avait droit à «Ariège, un chasseur tire sur un ours». 2 articles qui appartiennent à la rubrique "Faits divers" généralement placée dans les profondeurs d'un canard.

Le sous-titre d'aujourd'hui est exemplaire de mauvaise foi intéressée : «Alors que depuis dimanche matin la presse nationale semble découvrir le département de l’Ariège à travers un fait divers certes malheureux mais somme toute mineur… qu’en est-il de la santé du plantigrade ?»

Si ce "fait divers", par définition peu important, est «certes malheureux mais somme toute mineur» , pourquoi est-ce que Ariègenews en fait sa "une" deux jours de suite ? Remarquez qu'ils cherchent à diminuer l'importance de l'évènement "le tir d'un ours", car tirer un ours, c'est sans importance, c'est «mineur», mais bien sûr, Ariègenews se doit de garder l'ours à la une, pour vendre pardi. C'est que l'ours rapporte à la presse régionale avide de sensationnel. Elle n’est pas belle l'instrumentation du plantigrade ?

«C’est grâce à sa puce électromagnétique que l’équipe technique arrive à connaître de manière plus ou moins précise, ses déplacements.» Je suis ravi qu'Ariègenews confirme que les techniques de suivi de l'ETO ne marchent pas si mal en fin de compte. C'est exactement l'inverse de ce que déclarent les présidents, vice-présidents, secrétaires et autres membres des associations ultrapastorales interrogés complaisamment par ce même journal en ligne, lors de chaque attaque de brebis ou lors de chaque communiqué de l'ASPAP.

«Après avoir surgi en pleine battue au sanglier, le président de l’ACCA de Prades a tiré sur Balou par accident». Quelle idée aussi de surgir comme cela en pleine battue au sanglier. Ce Balou ne serait-il pas suicidaire, imbécile pour le moins ? L'ours n'a pas commis une erreur, mais une faute ! C'est lui le responsable de ce qui lui arrive.

La faute du chasseur, elle, est passée au bleu par Ariègenews. Il est sans doute anodin de lâcher son coup de fusil (une balle, pas des plombs) à l’instinct, sans avoir identifié si on tirait sur un sanglier, un ours, un promeneur ou sur le président du conseil général à la cueillette de champignons ! (Ah non, pas lui, là Romuald, tu y vas fort quand même). C'est pourtant ce qui est arrivé à ce jeune homme qui pleure son père -lisez les articles récents, sur la droite -, tué par un coup de feu tiré «à l’instinct», exactement comme pour Balou. Silence de mort d’Ariègenews sur ce sujet politiquement incorrect en Ariège (Souvenons-nous d'Augustin Bonrepaux pris en flagrant déli de .. braconnage). Honte à ce journal.

«D’après les morceaux de tendons et d’os retrouvés par les vétérinaires sur place il serait touché à la patte.» Revenons au sensationnel ! Ariègenews étale une petite couche de drame bien sanglante pour satisfaire son lecteur cible.
«Certainement choqué et groggy», surprenant non pour un animal qui se prend un pruneau pour gros gibier ? «l’ours est passé de l’Ariège à l’Aude puis s’est immobilisé jusqu’au lendemain. L’équipe du suivi a pu s’approcher de lui à 1 ou 2 km sans toutefois le voir. Il se serait déplacé dans la journée dans un périmètre situé vers les Gorges de la Frau. Les vétérinaires de l’équipe du suivi privilégient un suivi par télémétrie pendant la nuit et selon l’état de la bête ils décideront comment opérer pour la soigner… » Une info quand même, celle annoncée par le futile «qu’en est-il de la santé du plantigrade ?», un peu comme si on "revenait à nos moutons".

Si «la presse nationale semble découvrir le département de l’Ariège à travers un fait divers», (C'est des nuls la presse nationale, eux chez Ariègenews, c'est des pros)c’est sans doute aussi la faute à la qualité de la presse ariégeoise. Messieurs d’Ariègenews, vous ne faites pas votre boulot d'information convenablement en ne donnant de l’actualité que le son de cloche qui va dans le sens demandé par ceux (celui) qui vous financent. La presse régionale ariégeoise passe pour une presse soumise et tenue par les parties sensibles. Le politicien ariégeois le plus connu passe pour un tiran qui gouverne son Etat dans l'Etat.

Une fois de plus un lamentable article, non signé , il vaut mieux, qui passe à côté de l’essentiel : le comportement irresponsable et dangereux d’un chasseur.

Ariègenews ou Arrièrenews ? Il va sans dire que tous les e-mails que j’ai envoyé à la direction du journal et que tous les commentaires laissés à la suite d’articles de ce genre n’ont jamais été publiés. Celui-ci, que j'envoie à Philippe Bardou, Directeur de la publication et à Laurence Cabrol de l'équipe rédactionnelle pour publication dans la rubrique «tribune libre» subira sans doute le même sort. Si on n'est pas un opposant ferme à l'ours, en Ariège, il faut se taire.

Source : Ariègenews

Baudouin de Menten

Lisez plutôt cet article bien mieux ficelé, de Dominique Delpiroux dans La Dépêche du Midi, pour une fois complet et journalistiquement plus objectif.

08 septembre 2008

Tir de l'ours Balou en Ariège : FERUS porte plainte

Ferus avait mis en garde les autorités

L’ours Balou a été blessé par un chasseur, nous espérons bien sûr qu’il s’en remettra. Qu’on ne s’y trompe pas, ce triste événement est tout sauf un malheureux concours de circonstances.

Après la mort de Cannelle, puis celle de Franska, Ferus avait averti solennellement les pouvoirs publics : puisque les forêts pyrénéennes ne disposent pas de parcs nationaux ou de réserves dignes de ce nom, il convient au minimum d’encadrer les activités les plus perturbantes pour les ours, dont la chasse en battue, et de sanctionner ceux qui les tuent ou même les dérangent volontairement.

Ferus renouvelle toutes ses demandes, que l’affaire Balou rend encore plus pressantes. Il faut d’abord voter une loi qui réprime les tentatives de destruction d’espèce protégée, et qui de plus sanctionne sévèrement les perturbations intentionnelles. Nous allons porter plainte dans cette affaire mais, et c’est un comble, le tireur ne semble pas risquer gros si l’ours n’est que blessé.

Il faut ensuite cesser d’absoudre ceux qui tuent des ours et qui s’en sortent devant des tribunaux peu au fait des réalités de la nature et du monde de la chasse. Nous avions dit au gouvernement que renoncer à faire appel de l’acquittement du tueur de Cannelle, c’était délivrer un permis de chasse à l’ours. Cela n’a pas traîné, et peu importent les détails que nous ne connaissons pas tous à ce jour. Que les chasseurs aient organisé une battue alors que la présence de l’ours était connue serait une circonstance aggravante mais les chasseurs ne sont pas censés être avertis de la présence de chaque représentant de toutes les espèces protégées de France. Leurs dirigeants disent partout que les chasseurs doivent identifier avant de tirer, et dans le doute s’abstenir. L’expression "tir d’instinct" est scandaleuse, elle fait froid dans le dos si l’on songe aux risques d’accident avec des promeneurs. La seule attitude correcte pour un chasseur surpris, c’est de ne pas tirer.

Il faut enfin rétablir des espaces de tranquillité là où les femelles ont l’habitude d’élever leurs jeunes et de passer l’hiver, en interdisant dans ces espaces la chasse en battue avec des chiens courants en automne, avant l’entrée dans les tanières.

Si par malheur Balou ne devait pas survivre, Ferus réclamerait, conformément au programme qu’il a adopté avec ses partenaires associatifs et remis à Nathalie Kosciuzko-Morizet, son remplacement par deux animaux reproducteurs. Et de toute manière Ferus confirme sa demande d’un programme de soutien régulier des populations d’ours pendant des années, jusqu’à ce qu’elles aient atteint le seuil critique qui leur permettra de surmonter ces aléas malheureux.

Encore un ours tiré. CA SUFFIT, réaction de Philippe Charlier

Ce dimanche 7 septembre 2008, en fin d’après-midi, un contact ariégeois m’informe qu’un ours a été tiré le matin à Prades (Haute-Ariège) lors d’une battue au sanglier. D’après cette personne, «l’ours tiré serait bien Balou et sa localisation sur le secteur de Prades était connue de tous. Les chasseurs du secteur sont farouchement anti-ours.»

Comme par hasard, il a été tiré le premier jour de l’ouverture de la chasse en battue et selon les dires du chasseur, par un «tir d’instinct» (sic). Porter plainte ne suffit pas, la relaxe du chasseur qui a tué en «état de nécessité» l’ourse Cannelle, la dernière femelle de la souche pyrénéenne, lors d’une battue au sanglier à Urdos (Haut-Béarn), le 1er novembre 2004, est là pour nous le rappeler. Déjà, un jeune chasseur qui avait abattu l’ourse Mellba, lors d’une battue au chevreuil à Bézins-Garraux (Haut-Comminges), en septembre 1997, a bénéficié d’un non-lieu.

Sans suspension de la chasse en battue dans les secteurs de présence de l’ours et mise en place de réserves de chasse et de faune sauvage sur les sites vitaux, il ne reste plus qu’à brûler un cierge à chaque journée de chasse et à écouter avec anxiété les dépêches… Le décompte des ours peut se poursuivre en toute impunité, à quand le prochain… CA SUFFIT.

Je fais partie de ceux qui réclament une réglementation de la pratique de la chasse sur les sites vitaux de l’ours et les zones de présence de femelles suitées en particulier. Comme par hasard, les trois ourses suitées observées versant espagnol ces deux dernières années sont localisées dans des réserves nationales de chasse ou à proximité.

Il s’avère désormais indispensable que les associations de protection de la nature agréées exigent auprès des préfets de l’ensemble du massif pyrénéen la mise en place de mesures de protection immédiate et de zones de tranquillité afin d’éviter tout éventuel dérangement de cette espèce protégée et de prévenir toute nouvelle destruction. Il en va du maintien d’une population d’ours viable dans les Pyrénées. La SEPANSO-Béarn et le FIEP viennent d’obtenir une prise en compte de mesures en faveur de l’ours pour la saison de chasse 2008-2009 pour les Pyrénées-Atlantiques.

Aux dernières nouvelles, l’ours, blessé par le tir du nemrod «maladroit», a été localisé par l’équipe technique de suivi grâce à son émetteur intra-abdominal sur le territoire d’une commune voisine.

Philippe CHARLIER

Paté de marcassin de pays

Vu l'actualité, je trouvais que notre correspondant de presse préféré restait bien sage. Bien trop sage. Un seul petit communiqué sur Kairn ! Mais je me trompais. En voici deux exemples qui ne demandent pas beaucoup de commentaires.

D'abord, sur le forum "sanglier". J'essaie de m'y inscrire, mais actuellement sans succès. Je n'ai pas encore été accepté (à suivre).

Louis Dollo y est encore un "marcassin", un "petit nouveau", malgré ses 46 messages. En voici un bien croustillant :

Louis Dollo sur le forum sanglier"On va encore vers un grand foutoir. Mais il fallait s'y attendre. J'ai été le premier à lancer l'info et tout le monde a pris le relais après. (...)  . Attendons d'avoir des précisions. Mais les écologistes ne vont pas se lasser de répendre leur haine et leurs insultes comme d'habitude. 

Pas grave, ceci prouve une fois de plus que l'ours n'a plus de place dans les Pyrénées qui ne sont plus (si tant est que celà ait été depuis 6 siècles) une grande forêt sauvage où l'on puisse installer un grand zoo pour la satisfaction personnelle de quelques illuminés."

Si l'un d'entre vous a lu "de la haine ou des insultes" dans un seul des communiqués et réactions qui ont suivi le tir de l'ours Balou, qu'il me donne le lien s.v.p. Sans arguments LD ne sait pas trop bien quoi dire. Il semble qu'il craigne l'importance des réactions et de la mobilisation.

C'est bien lui le meilleur "Il a été le premier à lancer l'info". Il avait déjà été le premier pour lancer l'info de l'accident de l'ours et du minibus "Ce matin Kairn.com et notre partenaire Tarbes-Infos ont été les premiers à diffuser cette information grâce à nos correspondants locaux" et pour la mort de Franska puisqu'il l'avait annoncé avant... sa mort. LD est particulièrement bien informé ! Peut-être a-t-il gardé des amis qui communiquent beaucoup vers l'extérieur parmi les gendarmes qui travaillent au peloton de gendarmerie de haute montagne de Pierrefitte-Nestalas (Hautes-Pyrénées) où il est passé de août 1972 à fin mars 1973 ou à la brigade de Barèges de décembre 1972 à fin mars 1973 ? C'est une hypothèse bien sûr. Je n'ose pas en imaginer une autre ; vous non plus j'imagine.

Autre petite perle : LD aimerait faire passer un écolo à la casserole. Alors il veille, il traque jusqu'au moment où il trouve un vert qui fait une connerie, alors il prend son pied semble t-il. LD :

Appel_au_meurte"Un appel au meurtre de la part d'une association écologiste ?

Nous découvrons avec stupéfaction cette page sur le Blog de « Larapède » des Animateurs de la Promotion de l'Ecologie et de la Défense de l'Environnement.

Autre stupéfaction : découvrir que la Présidente d’honneur est Ingrid Bétancourt.

Assez surprenant…
Le fait est que les Gendarmes sont une espèce chassable selon cette association écologiste. Font-ils la différence entre chasseurs et Gendarme ? S’agit-il d’un appel au meutre comme nous en avons déjà connu de la part de ce milieu extrémiste en 2006 ?"

Je lui concède volontiers que c'est de mauvais goût, maladroit, pas bien malin, que la photo retouchée est hors sujet et que les retouches nuisent à la compréhension et déforcent le discours. Je me suis même permis de leur dire.

Mais si je lis bien : "De ces trois espèces, une seule est chassable devinez laquelle ?" Un enfant de 3 ans répondra assez vite... le sanglier ! Par déduction, j'en arrive à la conclusion que le site en question écrit que les deux autres espèces (l'ours et le gendarme, si ont peut parler d'espèce pour un gendarme) ne le sont pas. Vous comprenez cela aussi, mais pas lui. LD s'enfonce dans le paté de marcassin : "Assez surprenant… Le fait est que les Gendarmes sont une espèce chassable selon cette association écologiste." Si LD voulais bien se donner la peine de relire, histoire de ne pas paraître riducule ; et s'il cessait d'employer le "Nous majestatif", c'est pompeux et il est bien le seul à être stupéfait par ce pétard mouillé.

En fait ce qui vous excite, c'est de voir l'adresse de contact de cette association, que je ne connaissais pas d'ailleurs : elle semble "hébergée" à Arbas, à la maison des associations. L'unique but de cette page que LD a appelé "Un appel au meurte ?" (en n'oubliant pas le point d'interrogation, couvrons nous un minimum) est sans doute d'essayer de nuire à l'ADET. Celà ne vous empéchera pas de paraître une fois de plus ridicule. Il parrait que je suis haineux, corrosif me semble plus juste. A vous de voir.

Gilbert Laval : lourd, lourd !

Sous la plume acide de Gilbert LAVAL, avec le sous-titre "écologie" (sic) LibéToulouse titre

Un chasseur tire sur un ours dans l'Ariège, l'ADET demande une poursuite des lâchers

"ÉCOLOGIE. La battue au sanglier organisée ce dimanche matin à Prades dans les limites de l’Aude et de l’Ariège montagnardes s’est conclue par du tir à l’ours.

«L’animal aurait été blessé et aurait quitté la zone, croit savoir l’ADET-Pays de l’Ours d’Alain Reynes qui se bat pour la réintroduction du plantigrade dans les Pyrénées. L'ADET dit toutefois ne pas connaître «l’importance de ses blessures, ni même si l’animal est encore vivant».

Les techniciens de la mission Ours «sont sur place», a fait savoir l’ADET en milieu d’après-midi. L’association en remet du coup une couche sur la nécessité de poursuivre les lâchers de bêtes slovènes.

La population pyrénéenne d’ours reste «fragile», insiste l’ADET. Les deux opérations de lâcher de 1996-1997 et 2006 ont, selon elle montré «la  bonne adaptation des ours au territoire». Depuis, reprend Alain Reynes, «le nombre d’ours dans les Pyrénées ne cesse d’augmenter».

Cette augmentation serait toutefois «trop lente» selon lui. Tout en «réservant» leur réaction sur le tir du jour faute de plus d’informations, les pro-ours renouvellent leur demande à l’Etat d’un véritable  plan de restauration d’une population d’ours viable dans les Pyrénées.   

«Lâcher quelques ours tous les dix ans» ne leur convient plus. C’est une ou deux bêtes chaque année qu’ils voudraient voir réintroduites, «jusqu’à constater la viabilité de la population».

En tout cas, le chasseur fautif a lui-même prévenu la gendarmerie de sa bévue et l'Adet relance le débat sur la réintroduction mais en se gardant de tout propos belliqueux...Ce seul coup de feu relancera-t-il la guerre de l’Ours ou est-ce l'accident qui l'apaisera ?

Source : LibéToulouse - Gilbert LAVAL

Réaction de la buvette

Pourquoi écrire "croit savoir" ? Gilbert Laval cherche à "discréditer" l'ADET. Discréditer les défenseurs de la nature est une des étapes du "schéma type de la rhétorique anti-environnementale des années 90" telle que la expliquée Laurent Mermet dans "Laurent Mermet : L’Institution Patrimoniale du Haut Béarn".

Pourquoi écrire "L’association en remet une couche sur la nécessité de poursuivre les lâchers". Peut-être Monsieur Gilbert LAVAL croit-il que la population actuelle est viable. J'imagine qu'il sait que non et celà le réjouit. Il pourrait lire "Analyse de la viabilité de la population d’ours des Pyrénées", le travail de quatres rigolos : Pierre-Yves Quenette , Guillaume Chapron, Stéphane Legendre et Jean Clobert. Mais ce n'est pas la vérité qui l'intéresse, c'est le sensationnel. En fait, ce qu'il cherche, c'est à vider les Pyrénées de ces ours. Alors imaginez que, suite au tir de Balou en Ariège par le chasseur Thierry Bergeaud, on renforce la population actuelle d'ours dans les Pyrénées, celà retarderait son projet de quelques années !

«Lâcher quelques ours tous les dix ans» ne leur convient plus.» Je pense que Gilbert Laval va devenir malade quand les nouvelles réintroductions auront lieu.

"Les deux opérations de lâcher de 1996-97 et 2006 ont, selon elle montré «la  bonne adaptation des ours au territoire». Un "selon elle" qui en dit long sur l'opinion personelle de Gilbert Laval. Il s'agit ici d'un des arguments préférés des anti-ours : les "bêtes slovènes" comme il dit ne seraient pas adaptées aux Pyrénées!

Faut-il lui ouvrir les yeux ou faut-il lui expliquer à nouveau :

  1. qu'il ne restait que 5 ours avant la première réintroduction et qu'ils sont maintenant une vingtaine, toujours en danger.
  2. que s'ils n'étaient pas adaptés, les ours ne se reproduiraient pas.
  3. que les ours réintroduits utilisent les mêmes sentiers, les mêmes tanières, les mêmes coins de montagne pour hiberner ou pour se nourir.
  4. qu'ils ont la même alimentation, composée en grosse majorité de végétaux.

Où les "bêtes slovènes" ont-ils pu apprendre tout celà ? Durant leur voyage en camionette ? Non, c'est dans leurs gênes, identiques à ceux des ours pyrénéens, et dans leur aptitudes à "analyser et à mémoriser le terrain" qu'ils trouvent les solutions.

Ils vivent de la même manière que les bons vieux ours à baguette et à bérêt. Gilbert Laval lui pense comme ses ancètres chasseurs qui, dans le bon vieux temps, tel André Apiou (13 ours des Pyrénées à son tableau de chasse) cherchaient à faire un carton.

Même chez eux, en Slovénie, les ours slovènes meurent de chutes, d'accidents de circulations et de la chasse. En Slovénie, l'ours fait partie du gibier. Peut-être faudrait-il qu'en France aussi les ours deviennent un gibier. Les chasseurs se battraient pour assurer leur reproduction afin d'avoir quelques bracelets à distribuer. Je n'ai rien contre... quand la France aura 400 ours dans les Pyrénées !

"Ce seul coup de feu relancera-t-il la guerre de l’Ours ou est-ce l'accident qui l'apaisera ? " Qu'espère Gilbert Laval ? Deux ou trois petits incidents de chasse par an, avec une relaxe qui suit, un ou deux petits faits divers routiers, l'une ou l'autre malencontreuse chute d'un ours poursuivi par des éleveurs qui désirent l'admirer et la guerre de l'ours s'apaisera ? Vous rêver monsieur Laval et vous êtes un piètre journaliste. Etes-vous membre de l'ASPAP ou d'une autre association de sauvegarde du pastoralisme pyrénéen ? Celà ne me surprendrait pas.

Tir de l'ours Balou en Ariège : réaction de la ligue ROC

Un ours victime d’un « tir d’instinct » lors d’une chasse au sanglier

Ce sont les chasseurs qui ont alerté la gendarmerie et l’équipe de suivi de l’ours. Les recherches ont été immédiatement entreprises, le préfet alerté s’est rendu sur les lieux et le chasseur entendu par la gendarmerie aurait déclaré avoir effectué un "tir d'instinct".

Que l'ours ait été signalé ou non, la chasse était autorisée. Si l'Etat veut protéger l'ours, il doit mettre en place dans la concertation des règles permettant de concilier présence de l’ours et exercice de la chasse. Cependant, aucune discussion n'a permis d'avancer sur ce dossier qui nécessite, à l'évidence, d'être enfin examiné, la responsabilité de l'Etat étant une fois de plus engagée pour imprévoyance.

Que l'ours ait été signalé ou pas, la Ligue ROC s’insurge contre le "tir d'instinct" : on ne vise pas, on tire, et comme ce doit être rapide, on n'identifie pas. Cette méthode comporte de tels risques que tout tireur devrait se l’interdire. Elle est d’ailleurs refusée par de nombreux responsables et instances cynégétiques.

La chasse du sanglier, plus que d'autres, rappelle de bien douloureux épisodes avec des morts humaines pour non identification de la cible. C’est pourquoi la Ligue ROC regrette l’absence d’un « code légal de sécurité ».

Source : Ligue ROC

Tir de l'ours Balou en Ariège : réaction du FIEP

Nul doute que la relaxe du chasseur qui avait tué Cannelle et le manque de poursuites contre celui qui avait tiré Mellba, incitent certains chasseurs à ne pas changer de comportement et à continuer à tirer «d’instinct» sur ce qui se présente.

Par ailleurs, les chasseurs de cette commune ont-ils été avisés de la présence de cet ours qui aurait été localisé dans le secteur par l’ETO la veille ?

Le FIEP Groupe ours Pyrénées se réserve le droit d’entamer des poursuites au vu des compléments d’information qui seront connus dans les jours qui viennent.

D’ores et déjà, il repose au Ministère de l’Ecologie la question du remplacement des ours lâchés en 2006 et morts (Palouma et Francka) et des ourses tuées en Béarn (Cannelle et Claude) ainsi que celle de l’absence de nouvelles sur l’ours (Boutxy) percuté par un minibus en Ariège il y a quelques semaines.

Le FIEP Groupe ours Pyrénées se félicite de s’être battu et d’avoir obtenu de l’Etat que pour la saison de chasse 2008-2009 soient rétablies des zones sans battues automnales sur un certain nombre de sites vitaux pour l’ours en Béarn. Elles avaient été supprimées en 2005.

Le Plan de restauration doit se poursuivre par des lâchers réguliers destinés à remplacer systématiquement les animaux tués accidentellement ou volontairement afin de dissuader ceux qui voudraient tuer des ours pour faire échouer le Plan de restauration qui pour le moment n’a même pas remplacé les animaux éliminés par l’homme ou accidentés.

On est loin de la reconstitution d’une population viable sur le massif pyrénéen.

Source : FIEP

Tir de l'ours Balou en Ariège : réaction de L.P. Galy Gasparou, maire de Massat

par L P Galy-Gasparou

La battue, organisée alors même que la chasse n'était pas ouverte, regroupait des chasseurs locaux, réputés bien connaitre "leur" territoire et ses occupants. Ces sportifs sont bien armés et compétents, titulaires d'un brevet qui devrait leur permettre de distinguer un ours d'un sanglier ou d'une marmotte. Avaient-ils autant de chances de rencontrer un ours qu'un hippie-communiste ?

Le syndrome poujadiste initié en Haute Ariège par les notables locaux, pousse les paysans à des extrémités lamentables. Bien peu d'entre eux se rendent compte qu'en faisant porter à l'OURS la responsabilité de leur légitime désarroi les élus néo-libéraux dissimulent leur propre impéritie dans la mise en place des politiques européennes et mondialistes qui ruinent l'agriculture en général et celle de montagne en particulier.

Fort de la Jurisprudence "Cannelle", protégés par les rodomontades de puissants notables, certains montagnards se croient tout permis. En réalité ils sont entrain de galvauder leur propre image et celle de nos chères pyrénnnées.

Pour sauver les ours ici il convient d'abord de mettre fin a toutes ces hypocrisies politiciennes.

L.P. GALY-GASPARROU,
Maire de MASSAT, Vice-Président de l'ADET
Source

Balou serait blessé au talon, Thierry Bergeaud, le chasseur, à l'amour propre

D'après Le nouvel Obsvervateur, "Ses membres (NDLB : Les membres de l'Equipe Technique Ours) devraient tenter dès lundi d'approcher l'animal qui serait touché au talon, mais toujours vivant, pour procéder à l'examen de ses blessures."

"Le procureur de la République de Foix, Antoine Leroy, a confirmé qu'il s'agissait bien de l'ours Balou. Il a également précisé que le chasseur avait été entendu par les gendarmes dans la journée "au titre de renseignement" mais qu'aucune enquête judiciaire n'avait encore été ouverte. "Tant que l'on ne sait rien sur l'état de santé de l'ours, il est difficile de parler d'infraction pénale. Si l'on découvrait l'animal mort, une enquête judiciaire pourrait être ouverte pour destruction d'espèce protégée", a poursuivi le procureur de la République."

Le "tir d'instinct" sur une cible non identifiée serait donc légal pour le Nouvel observateur ; surprenant ! Et si a la place de l'Ours, Thierry Bergeaud avait tiré sur un enfant jouant en forêt ou sur un chercheur de champignons ? Que dit l'Association Nationale des chasseurs de grands gibiers ?

Code de l'environnement

L’article L-411-1 du Code de l’environnement qui précise que :

«Sont interdits la destruction ou l’enlèvement des œufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d’animaux de ces espèces ou, qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente et leur achat…. ».

et cela également au regard de l’article L.415.3 du même Code de l’environnement qui indique que :
«Est puni de six mois d’emprisonnement et de 9000 Euros d’amende :
- le fait de porter atteinte à la conservation d’espèces animales non domestiques ou végétales…. ».

et cela également au regard de l’article R.415.1 du