ASPP 65

13 août 2008

Ultrapastoralies

Bonjour, aujourd’hui, réouverture de la buvette après un séjour pyrénéen. Au programme : randonnées en forêt sur les traces de l’ours, séjours en estives, visites pastorales en zones à ours...

Retour d’estives

Les Pyrénées possèdent un pastoralisme unique!

Première estive : Le premier berger rencontré «garde» un troupeau très, mais alors très éclaté. La question que je me pose : N'est ce pas le troupeau qui garde le berger? D’après lui, il manquait ce jour là entre quatre-vingt et cent vingt bêtes. Il les retrouvera s’il a le temps!

C., un de mes compagnons de randonnée, est berger lui aussi et formateur sur un autre massif, il m’assure qu’il n’y a que dans les Pyrénées que l’on rencontre cela. (Ce sera un commentaire constant durant les différentes visites d’estives.) Plusieurs groupes de brebis sont déjà disséminée sur les quartiers d’automne : gestion pour le moins aléatoire des ressources aux derniers jours de juillet. Une brebis crevée abandonnée à moins de 30 m d’un petit ruisseau, normal.

Le soir les brebis sont dispersées, C. ne comprend pas qu’on puisse laisser un troupeau aussi dispersé et qu’on ne le regroupe pas à proximité de la cabane le soir.  Selon lui, c’est tout à fait possible et permettrai de prodiguer le soin aux bêtes malades, d’éviter que l’ours ne s’attaque aux lots isolés et de le dissuader d’agir par la proximité des hommes et des patous.

Après une nuit sous tente 900m sous la cabane, en bordure de forêt, nous montons vers la crête. Nous passons a côté d’une seconde carcasse de brebis.

Selon C., les brebis malades seraient en meilleur état si le troupeau avait pris l’habitude dès la montée en estive d’un regroupement à la cabane le soir : le travail du berger en serait soulagé à moyen terme car il ne s’agirait plus de pallier aux urgences de façon trop tardive mais de prévenir ou du moins, de soigner dès le départ les différentes maladies.

Inutile selon lui de faire partir le troupeau trop tôt le matin : si les brebis se nourrissent mieux et cheminent moins, elles sont plus grasses en fin d’estive et il est plus facile de gérer les différents quartiers d’estive donc de garder de bonnes ressources en herbe jusqu’à l’automne. Inutile de les laisser paître jour et nuit, il en est certain pour en avoir fait l’expérience. De même, laisser paître les bêtes par petits lots où bon leur semble (selon la méthode de « l'escabote » chère à Lacube) ne leur permet pas nécessairement de s'engraisser davantage puisque elles marchent beaucoup. Au contraire, quand c'est possible comme ici, leur donner la « virade » (le parcours à suivre) groupées (de façon quand même assez lâche pour qu'elles puissent manger à leur guise) permet selon son expérience d'obtenir des bêtes bien nourries. Mieux qu'en « escabote » m'a-t-il assuré.

Deuxième estive : Après 36 heures sur place et de longues discussions pour amadouer l’éleveur (qui monte chaque soir), les langues se délient en fin de repas : l’éleveur se plaint des difficultés que produit le nouveau marquage aux oreilles : beaucoup plus difficile d’écouler des agneaux au noir. Il parle de l’excellent marché (noir bien sûr) constitué par les «arabes » pour les moutons de l’aïd ; mais se plaint des contrôles et avoue qu’il mettra cette année une dizaine de brebis fictives «sur le compte de l’ours», mais que ce sera difficile de le faire pour davantage de bêtes, l'ours est tellement discret cette année. Un de mes accompagnateurs connait bien ce berger pour l’avoir vu lors de différentes manifestation de l’ASPAP, notamment à la manif de soutien des 10 inculpés d’Arbas.

C. se demande pourquoi l’éleveur monte chaque soir pour donner les soins aux bêtes alors que le berger pourrait le faire chaque soir et/ou chaque matin s’il regroupait les bêtes. Une bête est morte. C. a été un peu surpris par le manque de ménagement avec lequel l’éleveur enfonce le couteau dans l’abcès à la patte de la brebis malade : l’infection est telle que seule la manière forte semble convenir.

Le soir, C. nous raconte son expérience. Quand les bêtes sont rassemblées chaque soir, elles prennent l’habitude de cheminer ensemble selon un vaste circuit qui facilite le gardiennage par le berger et par les patous. Quand il « tient les choses en main », il habitue ses bêtes au gardiennage.

Une fois cette chose acquise, le travail du berger n’en est que plus reposant. Dans ses formation, C. montre qu’avec un peu de rigueur et d’ambition affichée dès la préparation du séjour en alpages, on peut garder (et non seulement surveiller) son troupeau et ainsi faciliter grandement la cohabitation avec les prédateurs. Mais le tout est de le vouloir réellement : ici, les consignes de laxisme données par l’éleveur à son berger ne facilitent rien en termes de « possibles ». Anti-ours, l’éleveur songe quand même à protéger son troupeau.

Troisième estive - Après une longue montée en forêt et l’observation de poils d’ours et de griffures sur les arbres qui longe le sentier visiblement très peu fréquenté, on profite d’un repas pour mettre plusieurs fois sur la table la question des mesures à prendre pour protéger le troupeau : regroupement nocturne, mise en place d’un parc, utilisation de patous. Cela ne marche pas parait-il. C. explique que pour lui, agir dans l’urgence et le stress des attaques nocturnes ne donne pas toujours de bons résultats. Si le berger anticipe la présence de l’ours, il peut faire monter son troupeau avec des patous dressés, l’adaptation des uns et des autres est alors progressive. Les solutions sont là, encore faut-il se donner le minimum de moyens pour qu’elles fonctionnent.

Quatrième estive - Pas de patous et pas de regroupement nocturne. En soirée, la bergère de regroupe pas ses bêtes et les laisse sans surveillance pour la nuit. A midi, elle avait rencontré les techniciens « porteur d’antenne » qui lui ont annoncé qu’un ours a été localisé à proximité. Pas de patous, pas de regroupement nocturne, pas de parc, le buffet est servi. Un lot de plusieurs dizaines de bêtes est resté du côté le plus exposé aux attaques potentielles. Mais l’ours n’est pas passé se servir cette nuit là.

Les Ultrapastoralies

Pastoralies Je ne suis pas passé le 8 août 2008 sur le plateau de Beille aux «Pastoralies», cette organisation largement financée par le conseil Général de l’Ariège d’Augustin Bonrepaux, soit disant "fête de la montagne vivante et bien décidée à le rester" n’allait être qu’un prétexte pour manifester contre l’ours, des "ultrapastoralies" en quelque sorte. Elles aurait pu être une vraie fête comme la fête de la transhumance à Die dans la Drôme, mais l'ASPAP n'a pas les talents d'organisateurs du regretté André Pitte.

D’autres sont passés aux Pastoralies : Des talibans! Ils racontent que de nombreux touristes montés pour voir les troupeaux et pour participer à la fête du pastoralisme sont redescendus déçus et dégoutés. Ils se sont sentis manipulés par les antis ours et sont redescendus fâchés d’avoir apporté par leur présence un soutien relatif à cette manifestation. Trop tard, ils seront comptabilisés par l'ex-comptable Louis Dollo comme de fervents défenseurs de la politique anti ours de l'ASPAP et grandiront le chiffre "des manifestants".

2000 personnes parait-il, dont la moitié de touristes, le reste c'est l'ASPAP. Le plateau de Beille s’est parrait-il vidé rapidement l'après-midi. Les touristes (ceux qui seraient apeurés à l'idée de s'aventurer sur un sentier de montagne de peur de se faire bouffer?) n’auraient-ils pas supporté la lourdeur de la manipulation et de l'idéologie des troupes pastorales financées par le Seigneur de Foix avec l’argent de ses administrés ariègeois?

Avec Eldorando, le Haut-Béarn et Jean Lassalle ont eu leur grande messe anti-ours avec le sous fifre de l'IPHB, Didier Hervé, tout surpris de la résistance issue dans la salle (Qui c'est c'eux-là? D'où viennent-ils? Il n’est pas facile d’abrutir les masses quand elles ont un peu de cervelle). Avec ces pastoralies, le Cardinal Augustin Bonrepaux, pasteur de l'Ariège s’est offert sa première grand messe au frais de l’Ariège, pour convertir les brebis perdues de sa paroisse : "L'ours tu craindras mon fils".

Après l’autosatisfaction complaisante quelques peu stalinienne de Louis Dollo racontant la journée «hénaurme» (le coût sans doute!) publié sur l’aréopage des sites prônant «la biodiversité à visage humain» à grands coups de brebis sanguinolentes, il est intéressant de lire la face cachée de l’information officiellement matraquée par les ultra-pastoraux et par la presse qu'ils touchent (même en Belgique), Ils ont des relations!

  • Louis Dollo est faché avec Yvan Puntous de l'Amopyc. Yvan Puntous raconte la continuation de l’action "parole d’ours" qui se déroule cet été dans les Pyrénées; ce jour là aux Cabannes (voir les infos FR3) Mais avec qui Louis Dollo n’est-il pas fâché ?
  • "Pastoralies, un autre son de cloche" (FERUS) et
  • "Ferus raconte les pastoralies"
  • La haine de Louis Dollo (Menacé de poursuites -encore-, Louis Dollo a un peu épuré ses calomnies) Il s'en prend aux résistants, car en Ariège, montrer que l’on est pour la cohabitation, c’est comme faire un bras d’honneur au président en pleine réunion du Conseil Général de l'Ariège! En Ariège, il faut être pour l’ASPAP! Si vous êtes neutre, indécis ou pire favorable au plantigrade, il faut se taire et se planquer tellement les intimidations sont fortes et les sentiers vertigineux étroits. Aux pastoralies, sur les « forums », le guide de pays Louis Dollo, correspondant de la presse locale (Lourdes-Infos, Tarbes-Infos) est présenté par Philippe Lacube comme journaliste (journaliste et correspondant de presse locale, ce n’est pas la même chose!) et comme scientifique! (Il a fait ses études au Lycée Technique de la Cathédrale à Poitiers), spécialisé du «mensonge sur la toile» (Il faut lui reconnaitre celà !) et de la «biodiversité».
  • Le grand bal de prédateurs par L.P. Gary-Gasparrou, maire de Massat (Une commune de l’ADET, favorable à la cohabitation et située en pleine république bananière Ariègeoise), dont la tête (est-ce l’humour ou de la haine ?) servait de cible à un jeu de fléchettes sur un stand des Pastoralies!

Pas étonnant que les manipulés se sont cassés vite fait de ce 1er congrès du parti ultrapastoral de Saint-Augustin, qui généreux, aurait mis la main au panier en allongeant entre 30000 et 35000 euros pour l'organisation des Pastoralies. Chiffres à vérifier, mais ce n'aurait rien de surprenant après le financement de l'ASPAP, lors de sa création.

Maintenant que l’effet de surprise (pour les touristes innocents qui venaient pour participer à une fête familiale) ne jouera plus, quels touristes retourneront à cette grande messe noire déguisée en vert, comme les célèbres vestes noires et sang de l’ASPAP remplacée pour l’occasion par des t-shirt… verts ? De même, leurs discours extrémistes et sectaires se cachent derrière un pâle verni couleur estive de la «biodiversité à visage humain» et l’intérêt biologique des animaux domestiques !

Les Pastoralies se voulaient un enterrement de l’ours de première classe, ce n’a été qu’une messe basse. Qui se laissera encore avoir par les beaux parleurs Philippe Lacube, Louis Dollo et Bruno Besche-Commenge, à part la presse ariégeoise à la solde de son roi et celle où la rédaction des contenus est confiée à l’activiste de l’ASPP65 Louis Dollo? Quelle famille ira encore faire le plain de haine et se comporter comme des moutons face aux manipulations de la violente clique financée par Augustin Bonrepaux et déguisée en écologistes de montagne ?

Les témoignages des familles descendant dès le début de l’après-midi devraient sonner comme un avertissement envoyé au cercle restreint des proches de Bonrepaux et de ses associations ultras pastorales. Mais faut dire que quand l’Augustin confie le service d’exploitation des sites touristiques de l’Ariège à Pascal Alard (un activiste anti ours, membre de l’ASPAP de la première heure) l’orientation du tourisme ariègeois est priée de suivre la ligne du chef de parti. C’est ainsi que les principaux prospectus touristiques ariégeois (Parc de la préhistoire, Grotte de Niaux, Château de Foix, Grotte du Mas d´Azil, Forges de Pyrène, prospectus généraux sur l'Ariège) sont priés d’éviter la moindre allusion au symbole des Pyrénées : l’ours, sujet tabou et interdit. Le syndrome de Pékin en Ariège ? Le festival Résistances portait bien son nom : pour avoir osé parler de l’Ours, le roi Augustin lui a coupé les vivres.La pensée unique ariégeoise qui étouffe sa population sous la loi du silence comme en Corse.

Ce sera plus dûr l'an prochain pour avoir du monde.

17 juin 2008

L'ASPP65, association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen, lance son site Internet

D'après l' ASPP 65, "le constat de l'incroyable folie des hommes" est à l'origine de la création de l'association de sauvegarde du patrimoine pyrénéen. Patrimoine qui se limite au ... pastoralisme : "L'élevage est évidemment l'activité la plus menacée par l'arrivée de ces grands carnivores".

ASPP-65 : Du sang et des fleurs à la Heidi

ASPP65 ou ASPP 65En opposant les Pyrénées "aux activités humaines multiples" aux Pyrénées sauvages avec ses "animaux sauvages, ours et loups importés", l'ASPP65 montre de suite sa politique d'opposition et d'impossible cohabitation. Le pastoralisme serait le garant d'une "biodiversité exemplaire". La segmentation de la biodiversité en "bonne" et en "mauvaise" biodiversité est un des éléments du discours de ces éleveurs qui adoptent la terminoligie de l'air du temsp pour surfer sur la vague verte de protection de l'environnement.

L’ASPP 65, association de type loi 1901, est présidée par Marie-Lise Broueilh. L'ASPP 65 a été créée en septembre 2000. L'association a comme objet de "Préserver, gérer, mettre en valeur et représenter tout ce qui relève du patrimoine montagnard pyrénéen y compris la biodiversité dans le cadre d'un développement durable, pour le transmettre aux générations futures. Le patrimoine peut être aussi bien culturel, social, économique qu'écologique."

En outre, le côté territoire n'est pas absent des objectifs :

  • "Défendre les décisions locales s'appuyant sur les us et coutumes et des règlements de chaque vallée."
  • "S'opposer publiquement à tout ce qui peut l'atteindre, le cas échéant en utilisant les recours devant les tribunaux." Les méchants estrangers qui viendraient parler de LEURS montagnes sont prévenus. No pasaran en pays Toy.

Sur le site de l'ASPP 65 :

  • toute la littérature syndicaliste agricole de leurs partenaires (financeurs?) (Jeunes agriculteurs, FDSEA Fédération Départementale du Syndicat des Exploitants Agricoles, chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées)
  • les textes de la lettre d'information réactionnaire agricole de A&E (Agriculture et environnement) comme "NKM va t'elle relancer la guerre de l'ours" où on retrouve le "journaliste pyrénéen Louis Dollo, fin connaisseur du dossier" (sic).
  • la prose de Bruno-Besche-Commenge avec ses races autochtones : la bonne biodiversité.
  • les textes de l'ADDIP (Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées), de l'ASPAP ou du Grand Charnier.
  • les adresses de "Eth Marcat" pour faire votre marché et acheter des produits labellisés "mort aux ours"

Je vous laisse continuer, l'ouverture et la fermeture des fenêtres par défilement vertical me donne le torticoli.

  • Toutes les notes de la buvette sur l' ASPP 65

08 février 2008

Le public qui visite les Pyrénées a-t-il peur ou pas peur de l’ours ?

Que l’ours soit un produit d’appel touristique réel ou potentiel, c’est une chose. Mais qu’en pense le public visiteur ? Et n’éludons pas la question : a-t-il peur ou non de l’ours ?

Globalement, les accompagnateurs de montagne répondent que les visiteurs sont plus curieux qu’inquiets. Un constat que confirme globalement Xavier Baséras, président du Club alpin français de Toulouse. « Il ne semble pas y avoir de peur particulière de l'ours, dit-il. La clientèle française, d’Europe du Nord ou d’ailleurs exprime surtout de l’intérêt. »

Mais certains professionnels de la montagne considèrent toutefois qu’il faut établir une différence entre le public amoureux de la montagne et celui plus «vacancier». «On se rend compte que le public des stations de ski est parfois moins rassuré, explique Frantz Breitenbach, professionnel dans les Hautes-Pyrénées. Ils n’ont pas vraiment d’informations. Ils connaissent moins le milieu montagnard. Ils sont aussi encore sous le coup de la forte campagne de médiatisation de 2006. A cette époque qui correspond au lâcher de Francka, l’ours était vraiment présenté comme un animal féroce. Il se disait alors n’importe quoi. » Jean-Pierre Pommies, éleveur et accompagnateur, fait le même constat concernant un avant et un après 2006. En revanche, il considère qu’il faut toujours rassurer les visiteurs. «C’est normal, ils se posent des questions, dit-il. D’ailleurs, le sujet revient à chaque fois dans la discussion. Même si je pense que le public est plus intéressé par la vie en montagne, par le pastoralisme et par le travail du berger que par l’ours en lui-même. »

Source : Empreinte ours n° 4 - Empreinte Ours est la lettre d'information semestrielle de l'Etat français sur le programme de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées.

Note de la buvette

Bernard Moules de l'association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen a déploré lors de l'assemblée générale de l'ASPP65, «les conséquences négatives pour l'agriculture, mais aussi pour le tourisme de la présence des prédateurs.  Le pastoralisme est la base qui permet à toutes les autres activités économiques, et notamment le tourisme de vivre dans les Pyrénées. Et si les éleveurs disparaissent des montagnes, on ne donnera pas cher de toutes les activités autour. La présence de l'ours ne favorise pas le tourisme, il le fait fuir. Les utilisateurs de la montagne demandent d'abord à ne pas rencontrer d'ours. Notre combat est aussi le leur. » On aimerait que cette association apporte des chiffrées ou des témoignages de professionnels pour justifier cette déclaration.

07 septembre 2007

Lettre de FERUS à Madame Nathalie KOSCIUSKO MORIZET (MEDAD)

Lettre de FERUS à Madame Nathalie KOSCIUSKO MORIZET
Secrétaire d'Etat à l'Ecologie
MEDAD - Paris

Madame la Ministre,

Tout d'abord, l'association FERUS vous remercie pour votre demande d'un complément d'enquête sur la mort de l'ourse Franska. Vous trouverez en annexe I une chronologie retraçant le harcèlement dont a été victime cette ourse ; bien évidemment, nous pouvons supposer que d'autres événements du même genre ont eu lieu sans que nous en soyons à ce jour informés.

Dans l'attente des conclusions du bilan à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours dans les Pyrénées Françaises 2006-2009, nous vous demandons de prendre très rapidement des mesures préventives.

L'ourse Franska est morte et l'opposition à l'ours se concentre désormais sur l'ourse Hvala, suitée de deux oursons. Après avoir demandé le déplacement de cette ourse, les anti-ours menacent par voie de presse, La Dépêche du Midi du 25 08 07 : «Si l'Etat ne fait aucun signe d'ici à quinze jours, on va durcir le mouvement», annonce Gérard Dubuc, maire de Saint-Lary. Pour l'ASPAP, «On repart sur le même schéma que pour Franska».

Le communiqué de l'ASPAP du 24 08 07 présente cette ourse comme agressive : «Le comportement agressif de cette ourse qui approche les troupeaux malgré la présence permanente du berger» ; rappelons que Hvala n'a fait aucune attaque sur la commune de Melles où les mesures de protection (bergers / chiens de protection / regroupement nocturne) ont fait leurs preuves ; nous sommes donc de nouveau proche de la désinformation orchestrée contre l'ourse Franska, avec l'issue que nous lui connaissons.

En cette période d'ouverture de la chasse, l'association FERUS craint que l'ourse Hvala soit victime d'un simulacre d'accident de chasse. Nous estimons comme indispensable la mise en oeuvre urgente de deux mesures :

  • l'arrêt de la diffusion des localisations des ours lâchés en 2006 ;
  • la mise en place d'une mesure garantissant qu'aucune battue avec chien n'aura lieu sur le territoire fréquenté par l'ourse Hvala et ses oursons.

En annexe II, vous trouverez un exemple qui montre que les opposants à l'ours utilisent très certainement contre les ours la diffusion des localisations. On peut espérer que les risques de voir les individus malintentionnés reproduire la chaîne des comportements qui a conduit au harcèlement de l'ourse Franska seraient déjà réduits par cette première mesure.

FERUS demande une mesure garantissant qu'aucune battue n'aura lieu sur les lieux fréquentés par Hvala et ses oursons. Des limitations ou des interdictions de chasse – ou plus précisément les battues avec chiens – sur les zones occupées par Hvala et ses oursons sont primordiales ; FERUS fait pleinement confiance à l'Equipe Technique Ours pour trouver une solution, mais cette mesure doit être mise en oeuvre très rapidement pour que l'ourse Hvala ne connaisse pas le sort de l'ourse Mellba. Sinon, compte tenu de la volonté des opposants d'abattre tous les ours l'un après l'autre, on peut tout de suite faire une croix sur cette ourse avec un possible déguisement d'accident de chasse à l'horizon.

Il va de soi que les présidents de sociétés de chasse et d’ACCA qui prendraient l’initiative d’interroger l’Equipe Technique Ours pour savoir s’ils peuvent organiser une battue dans tel ou tel secteur devraient se voir communiquer tous les éléments disponibles hormis la localisation exacte d’animaux. La plupart des ours actuellement présents dans les Pyrénées ne sont pas équipés de dispositifs de repérage et il est donc fondamental que les chasseurs apprennent systématiquement les bons comportements ; la diffusion des localisations n'est pas garante d'une absence de rencontre avec l'ours (voir annexe III).

Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos respects les plus profonds.

Po/ le conseil d'administration - le président - J F Darmstaedter

Chronologie d’une mort annoncée
Annexe I

  • Le 28 avril 2006 : Franska, ourse baptisée ainsi par les slovènes en hommage à la France, est lâchée à Bagnères de Bigorre dans les Hautes-Pyrénées. 6 ans, 110 kg, équipée d’un collier émetteur et d’un émetteur intra-abdominal.
  • Le 30 avril 2006 : un premier pot rempli de miel et de morceaux de verre est retrouvé sur les hauteurs de Bagnères de Bigorre par un randonneur.
  • Le 1er mai 2006 : la zone est ratissée par les gendarmes et les gardes ONCFS, 11 autres gobelets marqués «attention, poison anti-ours» sont retrouvés. Franska est repérée sur Gazost puis refoulée lors d’une battue des anti-ours sur la zone de Bagnères.
  • Le 2 mai 2006 : dans la Dépêche du Midi : «Pour nous, le but c’est que l’ours reparte chez lui» ajoute le maire de Betpouey (Hautes-Pyrénées). En guise d’avertissement, il rappelle : «La montagne, c’est notre terrain de jeu
  • Le 13 mai 2006 : manifestation des anti-ours à Bagnères de Bigorre. Slogans : "Ours en liberté, montagne en danger", "Rendons la peau de l'ours avant de l'avoir tué", "Les ours en Slovénie, au zoo Nelly", "Franska retourne en Slovénie".
  • Mai 2006 : Franska a été énormément mobile. Elle est d’abord allée vers l’est (commune de Campan). Puis elle a réalisé un grand déplacement vers l’ouest jusqu’à la limite des Pyrénées-Atlantiques (commune d’Arrens Marsous). Puis elle a effectué une incursion en Aragon. Elle est revenue ensuite plein nord en passant par Cauterets puis vers l’est en passant par Saint Savin où des traces d’ours ont été observées par la population locale, pour aboutir dans la vallée d’Aure vers le 23 mai.
  • Le 2 juin 2006 : le Conseil Général des Hautes-Pyrénées vote une motion se prononçant contre les réintroductions d’ours et demandant l’abandon du plan de renforcement.
  • Le 9 juin 2006 : Franska est arrivée en Béarn depuis quelques jours. Elle s’installe entre la vallée d’Ouzoum (64), le massif de l’Estibète (65) et celui du Pibeste (65), entre Béarn et Bigorre.
  • Le 29 juillet 2006 : Monsieur Pierre Casassus-Lacouzatte au nom de la Fédération Transpyrénéenne des Eleveurs de Montagne, dont le siège est basé à la mairie de Laruns (Pyrénées-Atlantiques) organise une traque d’effarouchement contre l’ourse Franska en coordination avec les éleveurs des Hautes-Pyrénées. Battue et participants très médiatisés.
  • Le 1er août 2006 : point sur les dégâts de Franska : 44 ovins classés «imputables», 26 ovins classés «incertains». Nous sommes loin des chiffres annoncés par voie de presse par les opposants à l’ours.
  • Le 5 août 2006 : une nouvelle battue a lieu contre l’ours Franska.
  • Hiver 2006/2007 : Franska dort, quelque part dans l’ensemble Pibeste-Estibète (65), où elle est cantonnée depuis début juin 2006.
  • Dès le 2 avril 2007 : l’ourse Franska montre les premiers signes d’activités autour de sa tanière. Pas d’ourson.
  • Dès le 16 avril 2007 : alors qu’elle était sédentarisée depuis près de 10 mois, elle file subitement vers l’est, d’abord sur Hautacam, puis Bagnères et la vallée d’Aure (est des Hautes-Pyrénées).
  • Fin avril 2007 : Comme prévu, le collier de localisation GPS de Franska se décroche. Elle est encore suivie par le biais d’un émetteur radio. Elle vadrouille entre Haut-Adour, Nistos et Barousse.
  • Le 9 juillet 2007 : les éleveurs des Hautes-Pyrénées se lancent dans une véritable traque à l’ourse Franska afin de la repousser dans la plaine. Le présentateur du JT de 19/20 sur France 3 Midi-Pyrénées parle de Franska et indique mot pour mot : "Les éleveurs de la Barousse et du Nistos ont annoncé cette après-midi leur intention d'abattre l'ourse Franska. [...] On parlera demain de cette importante décision dans nos éditions locales et régionales."
  • Le 10 juillet : le présentateur du JT du 12/13 sur France 3 Midi-Pyrénées parle de la battue organisée la veille et indique mot pour mot : «Un certain nombre d’éleveurs de la Barousse et du Nistos est exaspéré par les attaques de l’ours sur leurs troupeaux. Hier, ils ont donc annoncé leur intention, je cite, d’éradiquer le problème et pour commencer, ils ont organisé une battue afin d’effrayer le plantigrade».
  • Les 9 et 10 juillet 2007 : La chasse à l’ours est ouverte. Extrait de la Dépêche du Midi du 11 juillet 07 : «Ils ont pris les sentiers de montagne et une dizaine de fusils. Ils ont tiré en l'air dans la forêt où ils pensaient trouver Franska. « Si on voit l'ourse, on tournera le canon vers elle » avertissent 70 éleveurs des Hautes-Pyrénées et du Comminges. Lundi soir et hier, ils ont lancé des battues à l'ours dans la vallée du Nistos, à l'est des Hautes-Pyrénées. Ils ont d'abord voté. À la quasi-unanimité, ils ont décidé de se mettre dans l'illégalité en se débarrassant par eux-mêmes de la prédatrice Franska. (…)L'effarouchement a réussi. Hier à l'aube, Richard Sassus, ouvrier à l'usine d'eau de Ferrére, a suivi l'ourse pendant 200 m sur la route, près de la grotte de Gargas et de la cathédrale Saint-Bertrand de Comminges. Dans la journée, l'animal a été signalé dans un bois près de Montréjeau, à 400 m d'altitude. Hier soir, les éleveurs occupaient ce secteur et repoussaient la bête à coups de pétards vers l'autoroute. (…) Si elle reste en plaine, Franska sera capturée, comme avant elle Balou et Sarousse. Ils ont été relâchés en montagne par la suite. Joëlle Fortassin prévient : « On préfère cette issue à une autre plus définitive. Mais qu'elle ne soit pas relâchée dans les Pyrénées».
  • Le 10 juillet 2007 : sur France 3 (édition des régions) un reportage montre des hommes parcourant la montagne, fusils en main, et tirant en l'air pour "faire peur" à Franska. Le maire de Générest était présent, ainsi qu'un éleveur (M. Campan) qui dit maintenant garder son troupeau nuit et jour avec son fusil...
  • Le 12 juillet 2007 : Le ministère envisage de déplacer l’ourse Franska loin des zones habitées. Des éleveurs mettent sur pied en fin d'après-midi, une traque, avec balles à blanc, dans le secteur de Tuzaguet, proche de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées, où Franska a été repérée.
  • Le 16 juillet 2007 : Franska a finalement retrouvée toute seule le chemin de la montagne. Franska est vue vers 13h près du Bas Nistos (65). Une traque est immédiatement organisée.
  • Le 26 juillet 2007 : Louis Dollo annonce sur son site: «Franska et le plan ours plombés ! ». [NDLB: lire FERUS porte plainte ; Louis Dollo bien informé !]
  • Le 9 août 2007 : Franska est tuée par une voiture près de Lourdes.
  • Le 13 août 2007 : Dépêche AFP: "Les clichés radiographiques réalisés préalablement à l’autopsie mettent aussi en évidence la présence de plusieurs dizaines de plombs de petit calibre ayant atteint l’animal sur l’arrière-train, il y a environ un mois selon l’expert, qui exclut formellement que ces plombs puissent être à l’origine de la mort de l’ourse", ajoute le communiqué.

Danger de la diffusion des localisations d'ours
Annexe II

  • Dimanche 8 juillet : des dégâts ont lieu sur les communes de Seich et d’Ardengost (Actualités Ours 2007 – N°5 – Juillet), dans l’est des Hautes-Pyrénées, en Barousse, bien au sud de la commune de Générest.
  • Le week-end, le répondeur de l’Equipe Technique Ours (ETO) n’est pas mis à jour.
  • Les anti-ours l’ont bien compris : «Pendant le week-end, Franska n’est pas suivie. On ne peut pas savoir où elle risque d’attaquer […]» explique Joëlle Fortassin, représentante des éleveurs à la chambre d’agriculture. (La Dépêche du Midi – 11/07/2007)
  • Lundi 9 juillet, au soir : le répondeur de l'ETO est mis à jour (habituellement, entre 17 et 18h) et indique que Franska se trouve ce jour sur la commune de Générest.
  • Ce même jour, «les éleveurs de la Barousse et du Nistos se sont réunis et ont tenu une conférence de presse en début d'après-midi. Ils avaient à choisir entre plusieurs solutions d'actions pour manifester leur mécontentement face aux prédations de Franska. Ils ont opté pour la solution la plus radicale, à savoir d'engager une "chasse" afin d'éradiquer totalement cette ourse» (Site Lourdes-infos)
  • Les battues commencent le 9 juillet au soir sur la commune de Générest justement (France 3 Midi-Pyrénées – 10/07/2007 et La Dépêche du Midi – 11/07/2007).
  • Alors que les derniers agissements de l'ourse Franska ont eu lieu bien plus au sud de la commune de Générest, les anti-ours ont décidé le 9 au soir d'organiser une battue sur cette commune ; ils ont simplement écouté le répondeur de l’ETO mis à jour en fin d'après-midi qui indiquait la commune exacte où se trouvait Franska.
  • Ceci est confirmé dans un reportage du JT du 10 juillet (édition du 12-13h de France 3 Midi-Pyrénées), où la journaliste indique mot pour mot: «leur but [aux participants de la battue du 9]: arpenter la montagne avec pétards, fusils et cloches et effrayer Franska que le suivi de l’ours a localisé dans le secteur le matin même».
  • La battue du 9 juillet au soir a eu un impact réel sur Franska, puisque dans la nuit du 9 au 10 juillet, elle est aperçue à 3h du matin par un automobiliste (ayant lui-même participé à la battue), à basse altitude, du côté du Tibiran-Jaunac, dans la vallée de la Garonne (La Dépêche du Midi – 11/07/2007).
  • Les battues se sont poursuivies le 10 juillet.
  • A partir du 10 juillet, le répondeur n’est plus mis à jour en ce qui concerne Franska.
  • Mais les anti-ours, qui l’ont repoussée en plaine, arrivent encore à la repérer, à partir des témoignages de personnes l’ayant observée qui se multiplient, vu que l’ourse a été poussée dans des zones beaucoup plus fréquentées.

Rencontre entre un chasseur et l'ourse Sarousse
Annexe III

  • Le samedi 2 décembre 2006, Sarousse est localisée sur la commune de Bossost (Espagne), dans le Val d’Aran.
  • Le dimanche 3 décembre 2006, un chasseur la rencontre à une trentaine de mètres lors d’une battue aux sangliers et aux cervidés, sur la commune de Cierp-Gaud (Haute-Garonne), dans le Luchonnais.
  • Les chasseurs se sont déclarés surpris et inquiets de rencontrer Sarousse, alors qu’elle était signalée bien plus au sud la veille.
  • En fait, dans la nuit du 2 au 3 décembre 2006, Sarousse est passée de Bossost à Cierp-Gaud (soit une dizaine de kilomètres).

FERUS
Ours-Loup-Lynx-Conservation
Association loi 1901 sans but lucratif créée en 1993
Agréée au titre de l’art L-141-1 du code de l’environnement
Contact - Tel/FAX :          04 91 05 05 46      

13 août 2007

La prose anti environnementale de Marie-Lise Broueilh

Après la mort de l'ours Franska plombée, loin de chercher l'apaisement, Marie Lise Broueilh,  présidente de l'ASPP 65 (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen) et après avoir annoncé qu'elle allait "mettre le feu à la montagne" si le programme de réintroduction était repris pour remplacer Palouma et Franska, désire maintenant s'en prendre à l'ours Boutxy, que quelques coups de fusil cet hiver n'ont pas réduit au silence, et aux "ultra environnementalistes". Délires et dérive annoncée du pastoralisme et de la prose anti environnementale de Marie-Lise Broueilh.

Franska, une mort annoncée et des problèmes qui restent

Marie-Lise Broueilh - La mort accidentelle de Franska sur la voie rapide entre Lourdes et Agos Vidalos mercredi dernier n’est qu’un accident banal comme nous pouvons en voir avec tout le gros gibier en France et à l’étranger. En Slovénie, le problème se pose également avec les trains. Cette disparition n’est pas un véritable événement en soi.

Pour l’ASPP 65, ce qui est important c’est que les éleveurs puissent retrouver la sérénité et la tranquillité pour exercer librement le métier qu’ils ont choisi. Eleveur/berger dans un village de vallée ou de montagne avec de petites surfaces d’exploitation complétées par les estives.

C’est aussi l’espoir que des estives abandonnées ou partiellement vidées depuis l’introduction des ours slovènes puissent à nouveau retrouver vie et que les bergers et éleveurs puissent en tirer une ressource suffisante de leur exploitation et maintenir la vraie biodiversité de nos montagnes qui s’est construite au fil des siècles voire des millénaires grâce au pâturage.

Franska n’est qu’un élément révélateur des objectifs des ultra environnementalistes qui veulent introduire des ours exogènes dans un milieu ou le développement des activités humaines d’hiver et d’été n’a pas laissé de place à l’ours des Pyrénées.

Leur acharnement pour implanter des ours slovènes met en évidence, une méconnaissance totale des contraintes techniques et économiques des éleveurs, un refus de prendre en compte les conséquences destructrices irréversibles sur un milieu d’une biodiversité à la richesse exceptionnelle et la volonté de classer la seule exploitation durable du milieu naturel comme sans importance.

Ces environnementalistes qui imposent aujourd’hui leur désir sont incapables d’avoir une vision globale de la biodiversité, de l’environnement et du développement durable en s’attachant à une seule espèce emblématique sans jamais approfondir les conséquences d’importations coûteuses d’ours qui auraient sans doute vécu dans de meilleures conditions dans leur pays d’origine malgré l’existence d’un plan de chasse pour réguler leur prolifération.

Franska comme les autres ours importés n’est que le révélateur d’une écologie politique malade de ses dogmes et de son idéologie dépassée tournée contre l’homme et plus spécialement contre ceux qui habitent et travaillent sur les territoires de montagne.

La mort de Franska ne doit pas nous faire oublier que tous les problèmes restent à régler.

  1. les préalables à toutes discussions avec les pouvoirs publics à savoir le retrait de Boutxy et l’arrêt du plan d’introduction d’ours
  2. les problèmes que rencontrent les autres éleveurs / bergers pyrénéens avec d’autres ours, que ce soit en vallée d’Aspe, à Melles, dans le Biros, le haut-Ariège ou chez nos amis espagnols de la Navarre à l’Alt Anéou.
  3. les problèmes de fond liés :
    • à la protection et au développement de la biodiversité y compris des races animales domestiques et au développement durable des villages et des vallées pyrénéennes.
    • Au choix de société entre protection et développement durable dans un cadre de maintien des activités humaines sur un territoire et l’ensauvagement total des montagnes vidées de toutes activités humaines et pastorales bien avant que les 120 à 150 ours Slovènes aient été trasplantés dans les Pyrénées par le plan ours.

La mort de Franska n’efface pas les problèmes de sinistres occasionnés par les vautours à l’occasion desquels des éleveurs / bergers se font outrageusement qualifier de menteurs ou de « chasseurs de primes » par certaines administrations publiques et des associations ultra environnementalistes irresponsables.

La mort de Franska n’est qu’un accident occasionnel lié à la confrontation du monde animal sauvage et du monde moderne vécu par la majorité de la population française. Elle apporte la preuve que les Pyrénées ne sont pas un espace sauvage mais un milieu humanisé où vit de manière régulière et permanente toute une population et où s’exercent des activités humaines à tous les niveaux et à tous les étages montagnards.

Cette mort d’une ourse ne remet pas en question les actions en cours menées par l’ASPP 65 et les syndicats agricoles notamment l’aide et assistance matérielle aux éleveurs victimes d’un sinistre de la part des grands prédateurs (constats, aide juridique, etc…)

Par ailleurs, l’ASPP 65 n’oublie pas et tient aussi à apporter son soutien à ceux qui, dans les Alpes, le Jura et le Massif Central souffrent de la présence du loup et de toutes ses conséquences économiques, sociales et humaines. Elle soutiendra les élus savoyards qui viendront lundi et mardi chercher de l’aide dans les Pyrénées.

Communiqué de presse du 13 août 2007.
Contact presse : Marie-Lise Broueilh : Tel : 06 30 36 97 52

Le schéma type de la rhétorique anti-environnementale

Par Laurent Mermet.

La rhéthorique ou le discours anti-environnemental est articulé autour de quatre volets.

1) Il commence par installer les populations locales dans la position de victimes et les protecteurs de l’environnement en position de persécuteurs, faisant porter à ces derniers toute la responsabilité des problèmes sociaux et économiques rencontrés par les populations rurales. Puis il s'attache à récuser les constats scientifiques et à déconsidérer les experts.

Les victimes...

    • "... ce qui est important c’est que les éleveurs puissent retrouver la sérénité et la tranquillité pour exercer librement le métier qu’ils ont choisi."
    • "... que les bergers et éleveurs puissent en tirer une ressource suffisante de leur exploitation"
    • "...les problèmes que rencontrent les autres éleveurs / bergers pyrénéens avec d’autres ours, que ce soit en vallée d’Aspe, à Melles, dans le Biros, le haut-Ariège ou chez nos amis espagnols de la Navarre à l’Alt Anéou.

Et les boureaux...

    • "...révélateur des objectifs des ultra environnementalistes qui veulent introduire des ours exogènes dans un milieu ou le développement des activités humaines d’hiver et d’été n’a pas laissé de place à l’ours des Pyrénées."
    • "Leur acharnement pour implanter des ours slovènes met en évidence, une méconnaissance totale des contraintes techniques et économiques des éleveurs, un refus de prendre en compte les conséquences destructrices irréversibles sur un milieu d’une biodiversité à la richesse exceptionnelle et la volonté de classer la seule exploitation durable du milieu naturel comme sans importance."

    • Franska comme les autres ours importés n’est que le révélateur d’une écologie politique malade de ses dogmes et de son idéologie dépassée tournée contre l’homme et plus spécialement contre ceux qui habitent et travaillent sur les territoires de montagne.

2) Ensuite, il propose un concept «nouveau» de gestion des ressources. Aux Etats-Unis, par exemple, le «partage» (share), qui consiste à partager les espaces protégés avec les acteurs qui veulent les exploiter économiquement, ou l’utilisation rationnelle (wise use), qui revient à ne pas laisser des ressources économiques se perdre pour des motifs de protection de l'environnement. En France: les animaux sauvages doivent être parqués, les animaux domestiques doivent être en liberté, comme à l'état sauvage.

    • "C’est aussi l’espoir que des estives abandonnées ou partiellement vidées depuis l’introduction des ours slovènes puissent à nouveau retrouver vie et que les bergers et éleveurs puissent en tirer une ressource suffisante de leur exploitation et maintenir la vraie biodiversité de nos montagnes qui s’est construite au fil des siècles voire des millénaires grâce au pâturage."

3) Ces concepts sont affichés comme «éclairés» dans la mesure où ils reposent sur un principe auquel il est difficile de s’opposer, et «équilibrés» en ce sens qu’ils considèrent la poursuite de la dégradation de l’écosystème à un rythme raisonnable au profit de l'homme et de ses activités comme le bon compromis entre ceux qui veulent stabiliser la situation de conservation et ceux qui veulent continuer à exploiter ou transformer les écosystèmes concernés.

    • "Ces environnementalistes qui imposent aujourd’hui leur désir sont incapables d’avoir une vision globale de la biodiversité, de l’environnement et du développement durable en s’attachant à une seule espèce emblématique sans jamais approfondir les conséquences d’importations coûteuses d’ours qui auraient sans doute vécu dans de meilleures conditions dans leur pays d’origine malgré l’existence d’un plan de chasse pour réguler leur prolifération."

4) Sur cette base, enfin, les partisans d’une politique claire de conservation, qui rende compte de ses résultats, sont présentés comme des extrémistes auxquels on attribue souvent des visées cachées, marxistes ou mondialistes, par exemple. (d'après A. Rowell).

    • "ultra environnementalistes", "acharnement", "malade de ses dogmes et de son idéologie dépassée", "associations ultra environnementalistes irresponsables"

Pour en savoir plus, lire les travaux scientifiques de Laurent Mermet où il explique le principe de la prose anti environnementale des années 1990. Pour le pastoralisme, rien n'a changé depuis. L'immobilisme est total ! Ils ont simplement adaptés leurs discours pour parler de "développement durable, d'écologie" et noyer leur politique environnementalement exécrable dans un charabia de mots politiquement corrects. Quand ils resistent à l'envie de se laisser aller et ne pètent pas les plombs sous l'effet des rassemblements festifs...

Voir les autres discours anti-environnementaux

Laurent Mermet (Engref)
Après une double formation, en écologie (Ecole Normale Supérieure) et en gestion (doctorat de l’Université de Paris-Dauphine), Laurent MERMET est aujourd’hui Professeur à l’Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts (ENGREF). Laurent MERMET  travaille sur l’analyse stratégique de la gestion environnementale, sur les problèmes de négociation liés à l’environnement, sur les théories et méthodes de la prospective.

16 mars 2007

C'est le retournement complet de la peau des moutons qui interroge

En direct de la tannerie de Peau-de-Mouton (Ariège) - Hier, dans "La Dépêche, le saigneur des agneaux est de retour", j'avais publié la photo au dessus de la légende "C'est le retournement complet de la peau des brebis qui interroge."

Retournementdelabrebis

La photo de la brebis à la peau retournée (dépiautée comme un lapin!) n'étant pas de la Dépêche comme je l'avais imprudemment signalé, mais du photographe reporter LD, celui a exigé par mail que je la retire immédiatement de cette note sous peine de poursuites immédiates. J'ai obtempéré illico, sa tendance procédurière étant renommée mondialement.

Magnanime, je ne désire pas l'empêcher de vendre cette photo de grand intérêt biologique aux plus grandes agences de presse mondiales ainsi qu'aux spécialistes du comportement de Canis lupus ou des peaux de moutons retournées. N'ayant pas de photo de brebis dépiautée, ni même de lapin sous la main, je vous propose à la place un scoop : La buvette aurait retrouvé l'atelier dans lequel les loups stockeraient les peaux de moutons!

L'association de sauvegarde des peaux de moutons pyrénéens

D'après Marie-Louise Brouette, présidente de l'association de sauvegarde des peaux de moutons pyrénéens, ce trafic juteux serait la véritable raison des horribles attaques sanglantes qui déciment les troupeaux non gardés et les transforment en charniers. Pour quelle raison la nouvelle de cette étonnante activité clandestine n'a pas été révélée plus tôt ? «Tout simplement parce que nous avons tout d'abord, cherché à en savoir davantage sur la façon dont attaquent les loups avant d'en parler»

Les peux de moutons AOC serviraient, d'après notre interprétation des propos de Marie-Louise Brouette à la fabrication de manteaux (tailles S, M, L) et de chaussons (du 37 au 44) pour les jeunes louveteaux en hiver.

Trafic de peux de moutons : Le cinquième pouvoir enclenche le seconde

Louis D., un journaliste Lourdais motorisé serait entrain de prendre des contacts auprès des candidats aux prochaines élections présidentielles pour qu'une commission d'enquête parlementaire présidée par le député Auguste Bonnesieste fasse toute la lumière sur une ramification supposée de ce réseau "Ysengrin". En effet, plusieurs vielles paires de pantoufles ont été retrouvées dans des cabanes d'altitudes ariègeoises. L'hasardeuse hypothèse selon laquelle des ursidés étrangers non encore identifiés chercheraient à détourner une partie de la marchandise non taxée pour équiper les tanières pyrénéennes pour l'an prochain n'est pas écartée, quoi que non encore vérifiée.

mouton retournéTout porte à croire que la silhouette à droite pourrait bien être (certains se permettent de le penser), celle d'un célèbre journaliste Lourdais (mais on n'est pas sur, vu qu'il ne lui ressemble pas du tout, il est bien trop grand et il n'a pas son appareil photo dans les mains) enquêtant sur la bande de terroristes intellectuels qui prétendent que cette histoire est de la fumisterie d'écologistes de salon ayant infiltré le ministère de l'habillement.

Les spécialistes se perdent en conjectures sur la situation géographique de cet atelier. Des personnes bien intentionnées auraient laissé sous entendre dans certains forums pentus qu'il pourrait bien être situé à Harbas-sur-gave, petite commune où sont implantées des fabriques de produits à base de peaux de moutons importées de Slovénie. Personne n'a encore osé s'y rendre vu l'odeur nauséabonde qui règne là bas.

Plus d'infos prochainement dans Lourd d'infos sans doute. La buvette vous tiendra au courant de cette actualité brulante.

Je cède avec plaisir les droits exclusifs de ce scoop à "Dépêche toi y va être Midi" et à "Lourd d'infos", vu la qualité régulière de leurs informations.

15 mars 2007

La Dépêche : Le saigneur des agneaux est de retour

La Dépêche du midi s'offre un grand article dans le plus pur style pyréniais. Supputations, rumeurs, approximations, conditionnels, un vrai morceau d'anthologie. Le loup est de retour dans les Pyrénées. Accrochez-vous, Le saigneur des agneaux est de retour.

La Dépêche du Midi : Le fait du jour. Alors que l'association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen dénonce l'ours comme menace pour la biodiversité : suspicion d'attaques du loup au Vignemale. (C'est le titre)

Par Guillaume Atchouel (Dépêche du midi du 14 mars)

Le loup aurait-il gagné les Hautes-Pyrénées ? Si pour l'heure, rien ne permet de l'affirmer, l'attaque de trois brebis, en septembre 2006, en vallée d'Oussoue, au pied du Vignemale, conduit à le penser. Pour quelle raison la nouvelle de cette étonnante prédation n'a pas été révélée? «Tout simplement parce que nous avons tout d'abord, cherché à en savoir davantage sur la façon dont attaquent les loups avant d'en parler», explique Marie-lise Broueilh, présidente de l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine pyrénéen et mère de Sylvain, le berger qui a fait les frais de cette "tuerie".

[NDLB : Suspicion, emploi du conditionnel, "rien ne permet de le penser", 6 mois de réflexion... Voilà de biens étranges cadavres que l'ASPP sort de son placard. D'habitude, à la moindre prédation on ameute la presse. Dans ce cas on réfléchit, on consulte les alpins : «Des alpins victimes de prédations du loup pensent qu'il pourrait bien s'agir d'une attaque de ce dernier même si pour l'heure, cela n'est pas confirmé». La prudence du journaliste qui ne vérifie pas ses sources est de rigueur, histoire d'assurer ses arrières au cas où viendrait un démenti plus officiel. Quand on a rien à dire et qu'en plus tout est hypothétique, on ferme sa ... bouche.

Cette méthode de discours, toute en insinuations intentionnelles me rappelle le style d'un pyrénéen spécialiste de la rumeur, Louis Dollo, qui posait au côté de "la présidente" de l’ASPP, un soi-disant éleveur qui, sur son site, avec des titres d'articles non développés mais accusateurs comme : «Du rififi à l'ADET», «Jean Lassalle - IPHB contre un Webmaster belge» ou encore «Franska aurait avorté» nous a habitué à ses articles nauséabonds, sensationnalistes, mensongers et parfois diffamatoires. Il n’y a pas de fumée sans feu. Continuons la lecture de Louis Dollo car voici l’histoire d’une veste en mouton retourné..]

Les brebis ont été retrouvées quasiment (?) dépecées mais pas n'importe comment : «Leur peau était arrachée à la hauteur des reins et retournée jusqu'au cou, poursuit Marie-Lise Broueilh. Elle recouvrait la tête. Exactement comme l'on fait pour un lapin».

Rien à voir, donc avec une attaque de l'ours. D'ailleurs le garde du Parc National des Pyrénées qui s'est rendu sur place, a catégoriquement réfuté que cela puisse lui être imputé. Aucune trace de son passage n'a également été relevée à proximité du "charnier". La piste de chiens errants a tout autant été rapidement écartée.

[ NDLB: Après les prétendues attaques d'ours sur les veaux d'Aston malades de septicémie, les partisans du patrimoine deviennent-ils plus prudent dans leurs diagnostics d'attaques ou inventent-ils une nouvelle stratégie pour rajouter le danger du loup au danger de l'ours et faire pleurer sur les conditions misérables d'un pastoralisme en phase terminale et sur leurs troupeaux ... non protégés ?

Le loup est dans les Pyrénées et les bergers vont regretter le bon vieux temps de l'ours et ses 300 victimes annuelles. Avec le loup, les prédations vont prendre une autre tournure et l’ambitieux programme de l'ASPP pour un pastoralisme nouveau est à la hauteur du danger nouveau : 

  • refus de garde des troupeaux au profit de surveillance de l'ours,
  • refus d'embaucher des bergers ou des gardiens de troupeaux,
  • pas de Patous pour des raisons de sécurité des randonneurs

Voilà un programme qui montre bien l'incohérence et l'irresponsabilité des ultras-pastoraux de l’ASPP, encouragée par la communication de celui qui devient le porte parole de l'ASPP sur le web et dans la presse : Louis Dollo. Allez hop, continuons encore cet article ahurissant...]

Un gros renard tueur de brebisDes randonneurs, mais aussi Louis Dollo, un Lourdais, étaient présents lors de la découverte des bêtes. Louis Dollo rapporte : «Les promeneurs nous ont dit avoir vu un animal ressemblant à un gros renard se promener dans les parages. Avec Sylvain Broueilh, nous avons questionné des Alpins victimes de prédations de loup. La description que nous leur avons fait de ce gros renard et la façon dont étaient dépecées les bêtes leur ont tout de suite fait penser au loup».

[ NDLB: Faut dire qu’il n’y a ni ours, ni gros renards dans les Alpes. Dès qu'il y a des victimes, ils pensent d'office au loup. Entrée en scène de Super Louis Dollo, le "Lourdais" (en fait il est de Tarbes, mais on n'est pas à une approximation près dans cet article) arrive sur le « charnier », les lieux de la « tuerie » après le « carnage » par pur hasard, à moins que ce ne soit la chance. Il n'a pas le temps de terminer de se prendre une veste en mouton retourné que des promeneurs (de grands naturalistes dignes de foi) prennent le loup pour un gros renard. Quelle aventure passionnante ! Et dire qu'il a fallu 6 mois de réflexion pour sortir ce scoop dans la presse. Nous sommes habitués à ses effets de manches dans les forums à ces annonces du style : "On en reparlera", "Vous verrez dans quelques temps" ou "L'avenir nous réserve des surprises", sans plus de détails. Depuis un an, nous avons pris l'habitude de lire les actualités sanglantes d'une certaine presse : "deux brebis dévorées aux portes d'un village", "Qui sera la prochaine victime, un mouton ou un enfant?" Avec le printemps, on attend le retour des porte-paroles des éleveurs à la une des pages spécialisées en faits divers et en croustillants détails macabres destinés à les faire passer pour des victimes innocentes. Ils sont impatients et fébriles.

Alors que les ours féroces autant que slovènes ne pensent qu'à dormir, heureusement que de nouveaux gros renards, sans doute venus d'Espagne (encore des estrangers) viennent réveiller les Pyrénées et que les journalistes républicains des Pyrénées sont là pour nous inonder de rumeurs rédigées au conditionnel. ]

Des «carnages» similaires auraient aussi été constatés dans les Pyrénées Atlantiques. Si là encore l'hypothèse de loups venant d'Espagne est avancée, celle de chacals n'est pas non plus écartée par d'autres sans pouvoir pour autant le confirmer.

[ NDLB : Y a pas à dire, cette phrase c'est du grand art : conditionnels, hypothèses, aucune confirmation... Taisez-vous, vous seriez risibles si vous n'étiez pas des «pro» de l'information. "De gros renards", "des chacals", et pourquoi pas des hyènes moqueuses ministérielles ? Pourquoi Guillaume Atchouel emprunte-t-il le style tout craché de Louis Dollo. Auraient-ils rédigé à trois cet article sur une table de bergerie? Et on continue dans le burlesque ...]

Sans chercher à conclure [On n'oserait pas], en l'absence d'éléments matériels et scientifiques probants [Pas même un indice] , qu'il s'agit du loup, l'éventualité [restons prudents] que ce dernier puisse [peut-être] avoir gagné les Hautes-Pyrénées n'est pas impossible [C’est pas sûr non plus].

La présence de ce prédateur, qui parcourt de grandes distances, a déjà été confirmée dans les Pyrénées-Orientales. Elle vient aussi d'être établie dans le Gard et en Lozère. Cela fait plusieurs années que des personnes (?) se promenant en montagne rapportent avoir vu une bête lui ressemblant étrangement ... [ NDLB : La bête du Gévaudan racontée par l'homme qui a vu l'homme qui a vu le gros renard, ou le chacal, on se sait pas ]. Reste que les agents de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage n'ont jamais constaté qu'il se trouve dans le département. [ NDLB : Sans doute les agents de l'Etat cherchent-ils à cacher la vérité aux bergers (Une théorie habituelle de Louis Dollo, voir ses attaques contre l'ETO ou les noms de fleurs de pavés qu'il a utilisés dans les forums pour qualifier les fonctionnaires). Le grand méchant complot qu'on vous dit. Saloperie d'écolos de salons et d'agents de l'Etat à la solde des associations financées par le lobby écologiste. Il est temps que la cour des comptes, Lassalle et Bonrepaux réunis viennent faire le grand nettoyage dans cette vermine financée par l'argent du contribuable et de réorienter l'argent du MEDD pour soutenir financièrement les pauvres troupeaux non protégés attaqués par tous les carnassiers de la terre, y compris les gros renards espagnols, ces grands fauves voyageurs. Il faut arrêter le Jurançon moelleux, Monsieur, votre discours pitoyable dépasse l'entendement.]

Article de Guillaume Atchouel dans un journal dont le titre ressemble à « Dépèche toi c'est l'heure de l'apéro, va bientôt être midi. »

Louis Dollo se prétend aussi «journaliste» à Lourdes Infos. La crédibilité et l'objectivité ne semble pas être la première de leurs préoccupations. Avec de tels articles, vos explications sur la faune, le pastoralisme, le patrimoine, la cohabitation ou l'écologie deviennent des références. Heureux lecteurs et heureux touristes guidés par de telles lumières. La buvette, soucieuse de toujours bien vous informer vous apporte la vraie réponse, pourtant simple : pourquoi les brebis enlèvent-elles leur peau ? A cause du réchauffement climatique, la preuve en image (c'est une autre hypothèse, rien n'est moins sûr. )

Mon propos n'étant pas ici de dire que ces brebis sont ou ne sont pas victimes du loup. Je n'en sais rien. Le loup est de retour dans les Pyrénées et les éleveurs qui refusent les moyens de protection parce que les adopter c'est "accepter les prédateurs" vont se rendre compte rapidement des conséquences de ce choix politique irresponsable. Par contre cette manière de traiter une information sans aucune recherche ni recoupement est pour le moins orientée et peu pro.
(Musique à écouter: «Les loups-ou, les loups sont entrés dans Paris» de Serge Reggiani)

Baudouin de MentenConséquences du réchauffement climatique sur les moeurs ovines et le pastoralisme

22 février 2007

Louis Dollo: Franska, morte ou vive

Après  "Louis Dollo se vautre dans les rumeurs", Lourdes Infos, par la plume de son "homonyme d’un belge spécialiste en dinosaures" trace dans un article intitulé "Franska, morte ou vive", le programme de l'ASPP 65 (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen) pour les mois à venir.

Ce programme a été dévoilé lors d'une réunion de l'ASPP organisée à Omex. (Lire : Marie Lise Broueilh, Louis Dollo et l'ASPP dans la Dépêche : l'hibernation des ultra-pastoraux est terminée.)

On y apprend que «durant près de trois heures de débat, de nombreuses idées ont été proposées dont celle d'éliminer Franska», les bergers ayant proposé de «l'envoyer en Pays Basque parce que les Basques ont un savoir faire» ou «d'en faire cadeau à l'IPHB puisque l'institution avait, en décembre 2004, donné son accord pour recevoir deux femelles». Sans succès. «Et pourtant, il faut trouver une solution ou abandonner l'élevage de montagne. Trouver une solution en maintenant la transhumance et le pastoralisme, c'est bien le but que se donne l'ASPP 65.»

Des solutions pour éliminer Franska ?

On y apprend que la cabane «du Pré du Roy» est à proximité de la «tute» de l’ourse Franska. Louis Dollo dans son style inimitable prudent et riche en conditionnels y va d’un : «Selon nos informations, il semble qu'une ou des solutions aient, en définitive, été trouvées mais les participants restent discrets sur la méthode ou les méthodes qui pourraient être adoptées selon les secteurs et la complexité des pratiques et surtout des droits exercés sur les terrains par les uns et les autres. L'ASPP 65 serait le «chef d'orchestre » de l'ensemble. Une réunion de travail pour la coordination des actions devrait avoir lieu en comité restreint en fin de semaine. Nous devrions en savoir plus à cette occasion

Que de mystère pour traquer à nouveau Franska, par une voie plus administrative ou terrienne semblerait-il ?

L’ensauvagement serait-il le but des défenseurs de l’ours ?

«L’ensauvagement» est le nouveau terme à la mode des opposants du plantigrade. A rajouter au «viol des Pyrénées» au «blanchiment des consciences» et à «La réintroduction doit être un acte d'amour».

Ainsi Bruno Besches-Commenge dans un par ailleurs intéressant "Montagnes : l’histoire oubliée d’une biodiversité à visage humain" : «Il paraît alors inquiétant, dans les débats actuels autour de la montagne - ils concernent aussi on le sait son ensauvagement par les grands prédateurs- que l’on fasse aussi peu référence à un document essentiel par lequel la France s’est engagée, dans la droite ligne des réflexions que la FAO conduit au niveau planétaire. Il s’agit de la Charte du Bureau des Ressources Génétiques /BRG/ , dont le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement entre autres, furent cosignataires en 1998

Document qui parle de la juste protection des races ovines et bovines rares et bien sûr de l'intérêt de ne pas garder les troupeaux afin de les laisser profiter des terrains difficiles.»

Pour un responsable de l'ASPP 65 «l'abandon du pastoralisme c'est accélérer l'ensauvagement des Pyrénées avec toute les conséquences que cela peut avoir sur l'environnement et même le tourisme (…) Ce serait aussi un problème d'aménagement du territoire, un problème social et un problème économique, c'est-à-dire tous les ingrédients d'un développement durable. A cause de l'ours, les Pyrénées vont-elles perdre le bénéfice de toutes leurs qualités ? »

Voici maintenant que 4 ours relâchés mettraient en danger toutes les qualités des Pyrénées. Mais que font nos responsables politiques ? Que pensent-ils de l'ensauvagement des Pyrénées?

Le programme de l'ASPP : refus des gardes de troupeaux, des embauches de bergers et des chiens patous

Louis Dollo annonce alors les nouveaux «principes généraux» (très procéduriers) prônés par l’Association de «sauvegarde du patrimoine» quant à la forme de pastoralisme qu’ils souhaitent :

  1. «Refus de garde des troupeaux au profit de surveillance de l'ours : « les éleveurs n'ont rien demandé, à l'Etat d'assumer ses responsabilités et de garder les animaux qu'il importe.
  2. Refus d'embaucher des bergers ou des gardiens de troupeaux pour un motif juridique assez clair: il n'existe pas de cabanes aux normes de la législation sociale, certaines n'ayant même pas de possibilité d'avoir de l'eau.
  3. Pas de Patous pour des raisons de sécurité des randonneurs. Plusieurs procès ont eu lieu dans les Alpes où les éleveurs et bergers ont été condamnés. Certaines communes des Alpes auraient même interdit les Patous et paient directement les dégâts causés par les loups.»

Voilà leurs revendications clairement exprimées face à la présence de Canis lupus dans les Pyrénées. Le réchauffement du printemps s'annonce. Si froid il y a eu ?

L’Equipe Technique Ours et la DIREN, deux cibles fréquentes de Louis Dollo

Louis Dollo revient à nouveau à la charge (Lire Louis Dollo s'en prend à la DIREN dans Plaisir de la chasse») et annonce des «procédures judiciaires» (encore) contre les personnes qui s’occupent d’expertiser les dégâts des ours accusées d’avoir eu des «comportements» anormaux l’an passé ( comprendre d’avoir refusé de mettre sur le dos de l’ours des pertes en estives et d’être «juge et partie».)

Rappelons que les dégâts jugés «douteux» sont comptabilisés comme «dégâts des ours», même s’ils sont douteux ! Des comportements anormaux ... en faveur du pastoralisme, mais pas assez.

L'été 2006 a vécu un véritable feuilleton autour de l'histoire des veaux d’Aston. Episode grotesque qui a vu les éleveurs faire pression sur les autorités pour faire passer ce qui ressemblait plus à des manques de soins pour des dégâts d’ours. (lire les notes ci-dessous)

«Les éleveurs ne laisseront plus faire n'importe quoi par des gens dont la compétence et les méthodes sont pour le moins contestées. Des dispositions devraient  être prises à défaut de voir les services de l'Etat évoluer favorablement.» Pas un mot sur la justesse des diagnostics et la «compétence» des éleveurs et de la fine stratégie de l’ASPAP dans cette affaire délirante des veaux d’Aston soi-disant tués par des ours.

Source : Lourdes-Infos

Le feuilleton des veaux d'Aston

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