Allemagne

02 septembre 2008

Un ministre veut lier les subventions agricoles européennes au respect de la nature

Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, souhaite qu'à l'avenir les subventions agricoles européennes soient versées à condition qu'elles garantissent une production respectueuse de l'environnement, rapporte le magazine der Spiegel à paraître lundi.

Les plus de 40 milliards d'euros de subventions agricoles que les contribuables européens versent chaque année aux agriculteurs "ne sont encore justifiables que si l'argent ne nuit pas au climat", selon un document interne stratégique du ministère auquel le magazine fait référence.

"Nous avons besoin d'une restructuration radicale des subventions" et les agriculteurs ne devraient en toucher que pour "ce qui a un effet positif sur la nature et le climat", est-il écrit dans ce document.

Le ministre allemand de l'Agriculture, le conservateur Horst Seehofer, a affirmé samedi n'être pas au courant de ce document et ne pas en penser grand-chose. Il fait valoir que l'agriculture moderne agit déjà selon des critères de durabilité sous peine de sanctions.

Par ailleurs, le ministre social-démocrate Gabriel se prononce dans le document interne en faveur d'une baisse à 7% de la taxe sur la valeur ajoutée pour les produits de consommation respectueux de l'environnement. Il préconise aussi d'exonérer d'impôts les investissements d'entreprises qui ménagent la nature et de supprimer les avantages fiscaux pour les propriétaires de voiture de fonction.

La politique agricole commune (PAC) de l'UE absorbe environ 40% du budget annuel européen, soit plus de 40 milliards d'euros. En tête des pays de l'UE, la France perçoit quelque 21% du total, l'Espagne environ 15% et l'Allemagne 14%.

Tous les pays européens vont être dans l'obligation d'ici fin avril 2009 de lever le secret sur les noms des bénéficiaires des subventions agricoles de l'UE.

Source MSN News

06 juin 2008

La réserve intégrale forestière du Wilder See

Jean-Claude Génot

Le Wilder See est un lac situé au nord de la Forêt Noire sur la commune de Seebach dans le land de Baden-Württemberg (Allemagne) à environ 780 m d’altitude. Ce lac est en contrebas d’un plateau culminant à 1 100 m et il est entouré d’une forêt d’épicéas sur forte pente dont une grande partie est aujourd’hui constituée de bois mort car elle a été colonisée par les scolytes. Cette pessière riche en bois mort dans laquelle poussent quelques sapins et comme rares feuillus des sorbiers des oiseleurs et des hêtres est classée en réserve intégrale forestière (Bannwald en allemand) sur 150 ha depuis 1911.

réserve intégrale forestière du Wilder SeeEpicéa après le passage des scolytes.
Photo Jean-Claude Génot.

Dans les années 1800, un incendie a détruit la forêt d’origine, une hêtraie-sapinière sur 2 800 ha. Les forestiers ont alors planté des épicéas pour lutter contre l’érosion. Mais les pratiques sylvicoles du XIXème siècle incluaient également les coupes rases suivies de plantations d’épicéas à la place du sapin et du hêtre pour les besoins de l’industrie de l’époque. C’est cette politique enclenchée il y a un siècle et demi qui marque encore aujourd’hui le paysage forestier de la Forêt Noire. Toutefois l’épicéa est à sa place dans ce massif, mais on ne sait pas dans quelles proportions ni à quelle altitude (Gliemeroth, 1995).

On déplore souvent l’empilement des statuts de protection pour une même zone en France, mais ce site allemand n’a rien à nous envier. La réserve intégrale forestière est incluse dans une réserve naturelle (Naturschutzgebiet en Allemagne), encadrée par deux autres réserves du même type qui forment à elles trois un site Natura 2000, Zone Spéciale de Conservation (pour des habitats tels que les tourbières, les landes montagnardes, les falaises siliceuses) et Zone de Protection Spéciale (pour les oiseaux suivants : grand tétras, gelinotte, chouette de Tengmalm, chouette chevêchette, faucon pèlerin, pic tridactyle).

Cette réserve intégrale est étonnante à plus d’un titre. D’abord, observer autant d’épicéas secs et blanchis sur un site hautement touristique est une chose rare, déjà constatée à plus grande échelle encore dans le parc national du Bayerischer Wald, mais il faut saluer le courage des forestiers allemands qui restent fidèles à l’esprit de la réserve intégrale. Ensuite, cette forêt a été classée en réserve intégrale alors qu’elle ne correspondait pas au peuplement indigène. Il s’agit donc d’un cas de naturalité future puisque la forêt ayant été modifiée en composition et sans doute en structure, on ne se soucie pas de revenir à l’état initial mais de laisser le milieu en libre évolution. Il n’y a eu aucune tentative des forestiers de vouloir restaurer l’état originel en éliminant l’épicéa au profit du sapin avant de laisser en libre évolution, toutefois force est de constater qu’aujourd’hui la nature corrige elle-même cette artificialisation voulue par les hommes en faisant mourir les épicéas. Il est à noter que les autres forêts font l’objet d’une gestion prenant en compte les oiseaux cités précédemment (chouettes forestières et pics). De plus certaines landes et prairies sommitales sont fauchées ou pâturées pour des insectes et des reptiles et également déboisées pour le grand tétras, de l’écojardinage pour une biodiversité qui côtoie le laisser faire pour la naturalité.

Gliemeroth A. K. 1995. Paläoökologische Untersuchungen über die letzten 22 220 Jahre in Europa. Akademie der Wissenschaften und der Literatur Mainz Gustav Fischer, Verlag-Stuttgart, Jena New York.

Source : Naturalité, la lettre de Forêts sauvages n°4 avril 2008
Maison de la citoyenneté, 9 Rue des Chevalliers St Jean - 43000 Le Puy en Velais

26 août 2007

Un parc national pas comme les autres : le Bayerischer Wald en Allemagne

par Jean-Claude Génot

Les parcs nationaux existent dans de très nombreux pays de la planète, le plus ancien fut créé aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle (le parc national de Yellowstone) et en France, le parc national de la Vanoise a été créé en 1963.

La plupart des parcs nationaux français sont situés en montagne (Ecrins, Vanoise, Mercantour, Pyrénées, Cévennes). Ces espaces sont généralement dédiés à la nature dans leur zone centrale. Est-ce à dire qu’il n’y a aucune activité humaine ? Même si ces parcs ont été établis dans l’esprit d’y interdire l’activité de l’homme, cela n’a jamais été vraiment respecté. En effet, le pâturage est bien présent et y est même encouragé. Les forêts peuvent également faire l’objet d’exploitation car elles ne sont pas sous l’autorité de l’administration du parc. Il existe même des cas où des aménagements touristiques ont été implantés en pleine zone centrale comme ce fut le cas dans les Pyrénées, ce qui valut au parc de perdre le diplôme européen, un label que lui avait décerné le Conseil de l’Europe.

le Bayerischer Wald

Bayericher waldEn Allemagne, il existe un parc national où la nature est en libre évolution sur plus de 70% de sa surface. Il s‘agit du parc national de la forêt bavaroise ou Bayerischer Wald, situé dans le Land de Bavière à la frontière avec la frontière avec la République Tchèque.

D’ailleurs le Bayerischer Wald se prolonge du côté tchèque par le parc national de la forêt de Bohème ou Sumava. Ces massifs forestiers forment ensemble la plus grande zone forestière continue d’Europe centrale. Le Bayerischer Wald fut créé en 1969 et couvre actuellement 24 250 ha. Il est composé d’un massif montagneux formé de granit allant de 700 à 1 450 m d’altitude.

En dehors des forêts largement dominantes, le parc abrite quelques tourbières et lacs glaciaires, vestiges visibles de la dernière glaciation il y a 8 000 ans environ. En majorité, le parc est composé de forêts mixtes de montagne avec du sapin, du hêtre et de l’épicéa. Il faut atteindre 1100 m d’altitude pour entrer dans les forêts d’épicéas purs de montagne. C’est là que le climat est le plus rude avec des hivers très enneigés. Seuls l’épicéa et le modeste sorbier des oiseleurs ont su s’adapter depuis des millénaires pour survivre aux rigueurs des longs hivers de Bavière. L’épicéa a d’ailleurs un houppier très étroit dont les branches plongeantes ne conservent pas longtemps la neige abondante. Sur ces montagnes, les sols acides sont couverts de myrtilles, d’airelles, de mousses et de fougères. C’est le domaine du grand tétras, dernière relique des forêts du nord et de l’est de l’Europe. C’est cette couverture vert sombre d’épicéas qui vaut à ce parc d’être appelé «le toit vert» de la Bavière.

Mais les visiteurs qui accèdent aux sommets du parc comme le mont Rachel à 1 453m, découvrent aujourd’hui de vastes zones de forêts «blanches». Que s’est-il passé sur le toit vert de la Bavière ?

D’abord il y a eu des tempêtes dans les années 1990 qui ont renversé de très nombreux arbres et endommagé les racines d’arbres restés debout. Il existe d’ailleurs un sentier aménagé par le parc qui traverse une telle zone d’arbres renversés.

Nationalpark bayerischer wald

Les arbres morts ou cassés sont laissés sur place.

Réalisé à l’aide de passerelles et d’escaliers, ce parcours permet aux visiteurs de voir l’enchevêtrement des arbres, les racines aériennes et quelques années après le coup de vent, la régénération naturelle d’épicéas qui se développent entre les arbres couchés, voire sur le tronc lui-même. Le parc a créé ce sentier pour expliquer au public qu’une forêt renversée n’est pas «détruite » et que la nature reprend spontanément le dessus en faisant pousser de jeunes arbres qui succèdent à ceux que la tempête a couchés.

C’est après ces tempêtes que les insectes appelés scolytes se sont développés. Ils créent un réseau de galeries sous l’écorce pour leurs oeufs et leurs larves, ce qui prive l’épicéa de ses éléments minéraux venant des racines. Celui-ci perd ses aiguilles et meurt. Lors d’une visite effectuée en juillet 2006, il pleuvait des aiguilles dans certaines forêts du parc. Quand l’épicéa est entièrement mort, son écorce devient blanche sous les effets de la pluie et de la neige. Voila pourquoi aujourd’hui, les invasions de scolytes ont fait mourir les épicéas du Bayerischer Wald sur plusieurs milliers d’hectares.

Wildnis: la non intervention

Le parc a eu le courage de ne pas couper les arbres et de ne pas brûler l’écorce pour tenter d’enrayer le développement des scolytes parce que toutes les crêtes du Bayerischer Wald sont en protection intégrale et que le bois mort est une richesse naturelle des forêts sauvages. Il faut du courage pour défendre cette conception de la non intervention dans la nature surtout dans une région traditionnelle de verreries et de charbonniers où le bois a toujours été exploité.

WildnisDe plus, en voyant ces étendues de troncs blanchis de nombreux visiteurs considèrent que la forêt est morte. Il a fallu que le parc fasse preuve de beaucoup de pédagogie pour expliquer le cycle naturel d’une forêt et montre avec le temps que sous les troncs morts, la végétation repousse avec graminées, épilobes, myrtilles, sorbiers, sureaux, framboisiers et jeunes épicéas. Enfin, le parc doit batailler avec son administration de tutelle au Land de Bavière qui estime que «le toit vert doit rester vert» pour continuer à ne pas intervenir contre les scolytes et respecter son concept de nature en libre évolution ou «Wildnis».

Toutefois, ce principe n’est pas absolu eu égard au million de visiteurs du parc. En effet, le parc sécurise les sentiers pédestres en coupant les épicéas sur une distance correspondant à la hauteur des arbres. De plus de ombreux pièges à scolytes sont parsemés dans les forêts et jusqu’à 40 m du sol pour surveiller leur nombre. Pas d’intervention donc mais une surveillance de tous les instants pour voir comment le phénomène va évoluer et une intense communication pour expliquer que la nature peut vivre sans que l’homme intervienne.

Urwald

Le parc abrite quelques forêts anciennes, appelées «Urwald» en Allemagne. Ce sont des forêts mélangées de sapins, d’épicéas et de hêtres. L’une d’entre elles est la plus ancienne forêt protégée de Bavière puisqu’elle fut classée pour son charme paysager dès le XVIIème siècle. Sur 76 ha, on peut voir des arbres vieux de 300 à 500 ans, véritables monuments de la nature, ainsi que des arbres morts sur pied ou au sol de plus d’un mètre de diamètre. Véritable réservoir de diversité biologique, cette forêt abrite à elle seule 25 % de tous les coléoptères de Bavière qui en compte 1 500 espèces. En laissant faire les processus naturels dans les forêts du Bayersicher Wald, les responsables du parc travaillent pour les générations futures qui seront bien contentes d’observer des vieilles forêts si rares en Europe occidentale très urbanisée.

Jean-Claude Génot

Source : La lettre de Forêts Sauvages - Naturalité n° 1

27 juin 2006

L'ours Bruno a été abattu

Depuis 170 ans, il n'y avait plus eu d'ours en Allemagne. Le dernier avait été abattu en 1835. Quand il franchit la frontière, Bruno devint aussitôt célèbre. En un mois, il tua deux douzaines de moutons et pilla des poulaillers et des ruches, défonçant enclos et entrées de greniers. Une nuit, on le vit assis à Kochel am See devant un poste de police désert.

Des analyses génétiques de ses poils permirent de l'identifier. Bruno était un adolescent âgé de deux ans. Son numéro d'identification scientifique était JJ1; il était le premier rejeton de Joze, ours mâle né en Slovénie et libéré en 2000 dans le Trentin italien dans le cadre d'un programme de repeuplement, et de la femelle Jurka, arrivée en Italie en 2001. Jurka est une «mauvaise mère», elle a appris deux choses à son fils: aller chercher de la nourriture à proximité des habitations et éviter de retourner sur les lieux de carnage pour ne pas se faire prendre. Certes, Bruno n'a pas directement attaqué des hommes, mais il n'avait pas non plus la timidité naturelle des ours qui restent dans la forêt.

L'arrivée de Bruno déclencha un processus bureaucratique. Le ministre bavarois de l'Environnement, Werner Schnappauf, ordonna aux chasseurs et policiers d'abattre l'ours «problématique», mais il fit rapidement marche arrière devant les protestations de ceux vivant loin des endroits hantés par le quadrupède. Le journal à grand tirage «Bild» confia à Bruno la nationalité allemande en titrant sur six colonnes à la une: «Tir mortel sur l'ours allemand!».

Puis, le ministère bavarois fit appel à une équipe composée de chasseurs finlandais accompagnés de chiens servant à traquer les élans et d'un vétérinaire armé d'un fusil à fléchettes contenant un somnifère. Bruno aurait dû être capturé pour finir ses jours dans un jardin zoologique. Or, vendredi, les Finlandais partirent épuisés par la chaleur; à plusieurs reprises les chiens avaient traqué l'ours, mais la topographie fort accidentée empêcha le vétérinaire d'accourir pour l'endormir. Les autorités de Bavière et du Tyrol autorisèrent dimanche d'abattre l'animal.

« Ours de tous les pays, évitez la Bavière », s'est insurgé Hubert Weinzierl, le président de l'Association allemande de protection de la nature. Pour lui, la « liquidation est la solution la plus imbécile ». Cependant, le World Wildlife Fund approuve l'action, disant que « Bruno était un gros risque, son comportement était déréglé ».

Source : lalibre.be

L'Ours Bruno est mort. Bonjour tristesse. Etait-ce bien nécessaire ?
Ce soir toute la France va penser au foot. Ce soir, je vais penser à ce chasseur qui a tué le seul ours brun allemand en liberté. C'était prévisible au vu des réactions ministérielles, au vu de l'importation de chasseurs finlandais "spécialisés" avec leurs chiens venus de loin. JJ1 a été éliminé. L'allemagne est moins belle. L'homme est toujours aussi bête.

16 juin 2006

Allemagne : "JJ1", un ours brun réintroduit dans les Alpes italiennes renversé par une voiture

Un ours brun qui errait dans le sud de l'Allemagne et de l'Autriche, après avoir été réintroduit en Italie dans le cadre d'un programme écologique, a été renversé par une voiture mais ne semble pas avoir été gravement blessé, a annoncé jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Un automobiliste a appelé la police mercredi soir vers 22h45 pour prévenir qu'il avait heurté un ours près du lac de Sylvenstein, au sud de Munich, a précisé Jorn Ehlers, porte-parole du WWF en Allemagne.

L'ours s'est enfui dans les fourrés et aucune trace de sang n'a pas été retrouvée sur la voiture, ce qui paraît indiquer que l'animal n'est pas gravement touché.
L'animal, qui répond au nom de code JJ1 (Jean-Jacques 1er ?), vient du nord de l'Italie. Il fait partie d'un programme de réintroduction de l'ours dans les Alpes italienne, où il est tenu responsable de la mort d'un nombre croissant de têtes de bétail.

De l'Italie, JJ1 a gagné l'Allemagne le mois dernier, devenant ainsi le premier ours vu dans ce pays depuis 1835. Le Land de Bavière a autorisé les chasseurs à traquer ou tuer l'animal, en dépit des protestations des défenseurs de la nature.

Les autorités espèrent maintenant capturer le plantigrade vivant. Pour ce faire, un piège à ours a été importé des montagnes Rocheuses, aux Etats-Unis. Des chiens finlandais spécialisés dans la poursuite du gros gibier ont également été appelés à la rescousse en vue d'une neutralisation de l'animal à l'aide de flèches tranquillisantes.

Si l'ours est capturé, il sera relâché dans une réserve naturelle à côté de Munich ou retournera dans le nord de l'Italie.

Source : AP

13 juin 2006

Un ours brun traqué à la fléchette en Allemagne

Un ours brun n'avait plus mis les pattes en Allemagne depuis 170 ans: Bruno, le premier à s'y aventurer, a fait un carnage d'animaux et, pour éviter que le sang continue à couler, la traque est lancée pour capturer le jeune impudent qui pérégrine entre la Bavière et l'Autriche.

Chiens_recherche_oursDepuis dimanche, cinq chiens dépêchés de Finlande sont sur le qui-vive pour repérer Bruno. Il aurait été aperçu dimanche à Vomp près d'Innsbruck, dans le Tyrol. Un témoin affirme l'avoir vu de loin décapiter un lièvre.

Le bilan est lourd. Depuis qu'il a fui début mai le parc naturel Adamello-Brenta dans le Trentin italien, Bruno, qui mesure plus de deux mètres et pèse au moins ses cent kilogrammes, a décimé deux douzaines de moutons et fait régulièrement des rafles dans les basses-cours.

" C'est un jeune, il se cherche un territoire ", a expliqué à l'AFP Jörn Ehrlers, de l'association de défense des animaux WWF-Allemagne. " Il n'y a donc rien d'anormal à ce qu'il fasse vingt, trente kilomètres par jour ", précise l'auto-proclamé "avocat de l'ours", qui participe lui aussi à la traque.

Une analyse génétique a montré que Bruno appartient à la dizaine de spécimens slovènes récemment introduits en Italie. Mais le problème est que Bruno, alias "JJ1", ne craint pas de s'aventurer dans les zones habitées par l'homme, un comportement plutôt inhabituel pour son espèce généralement craintive. "JJ2", le frère de "JJ1", avait pour les mêmes raisons défrayé la chronique l'an dernier en Suisse. Il a depuis complètement disparu.

Fleche_anesthesiante_oursLe ministère bavarois de l'Environnement assure que Bruno ne représente pas de danger pour l'homme, aussi longtemps qu'il ne se sent pas menacé. Un randonneur, que l'ours repérerait de loin grâce à son ouïe subtile, n'a pas de souci à se faire, alors qu'un éleveur qui ferait brusquement irruption dans un enclos où il est en train de décimer des moutons pourrait subir le même sort que ses animaux.

Quand Bruno sera repéré, le spécialiste des "darts" autrichien Chris Walzer, expert reconnu internationalement dans la capture du rhinocéros en Asie et en Afrique, veut s'appliquer à lui lancer [ à la main ? ] une seringue remplie d'anesthésiant. [ Faut pas le manquer, ni boire comme la dame de Montclar-de-Quercy ]. Le mammifère devra ensuite être orienté dans une trappe [ orienté ? C'est par là, cher Monsieur ] , puis sera vraisemblablement transporté dans le parc naturel de Poing, en Bavière. "Cette réserve serait la meilleure solution, car l'ours ne changera plus ses habitudes maintenant", reconnaît M. Ehrlers du WWF.

Voilà une bonne idée pour lâcher la cinquième ourse, lachons là directement dans la partie centrale du Parc des Pyrénées. Comme celà, inutile de faire tout ce cirque avec des chiens et des "spécialistes finlandais". Faudra en reparler du parc des Pyrénées...

Source : www.7sur7.be

07 juin 2006

Allemagne : L'ours brun JJ1 de retour en Bavière

L'ours brun baptisé "JJ1", qui va et vient à la frontière austro-allemande depuis un mois, a tué trois moutons dans la nuit de dimanche à lundi. Il en avait déjà croqué trois la nuit précédente, ont indiqué les autorités bavaroises.

"Les traces de l'ours ont été identifiées sans ambiguïté", a indiqué un porte-parole du ministère bavarois de l'Environnement, précisant que le plantigrade ne présentait pas de risque pour les randonneurs ou les touristes. En revanche, l'animal pourrait se montrer agressif face à un éleveur en cas d'attaque contre un mouton.

L'ours a sévi dans la nuit aux abords de Mittenwald, dans la région de Garmisch-Partenkirchen, pénétrant dans un enclos et tuant les moutons de coups de griffes. Il a en blessé trois autres. Venu du Tirol italien, "JJ1", le premier ours signalé en Allemagne depuis 1835, a tué jusqu'à présent au moins une douzaine de moutons et trois chèvres en Bavière et au Tirol.

Une équipe de chasseurs d'ours finlandais accompagnés de chiens doit cette semaine venir localiser l'animal pour le capturer avec l'aide d'une équipe de vétérinaires autrichiens chargés de l'anesthésier, précise le ministère de l'Environnement.

Le gouvernement de l'Etat régional de Bavière, qui avait autorisé son abattage le 22 mai en considérant le mammifère comme "incontrôlable" et donc dangereux pour l'homme, opte ainsi désormais pour la devise "mieux vaut attraper que tuer".

L'ours, s'il est capturé un jour, pourrait rejoindre un parc régional près de Munich ou retourner chez lui, dans le parc naturel d'Adamello-Brenta dans le nord de l'Italie, selon le ministère.

Source : Romandie

22 mai 2006

Le retour d'un ours brun en allemagne

Un ours brun signalé en Allemagne pour la première fois depuis 1835
BERLIN - Un ours brun a été signalé en Allemagne pour la première fois depuis 1835, après la découverte de sept cadavres de brebis près de Garmisch-Partenkirchen dans les Alpes bavaroises. Le plantigrade, venant d'Autriche, avait été repéré une première fois jeudi.

Il avait alors dévasté un rucher à proximité de la frontière austro-allemande. Le ministre régional de l'Environnement a mis en place des équipes de recherches pour repérer le plantigrade, qui sera brièvement anésthésié, identifié, puis remis en liberté.

Le ministre, affirmant que "l'ours est le bienvenu en Bavière", a appelé la population à ne pas craindre l'ours. Selon les experts autrichiens qui suivaient l'ours depuis plusieurs jours, il est très improbable qu'il s'approche des humains.

La fédération bavaroise des chasseurs a estimé "positive" la présence de l'ours, pointant néanmoins les conséquences possibles pour l'agriculture. La Bavière compte une cinquantaine d'aigles royaux, 20 lynx adultes et quelques loups.

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