ADER Francis

15 août 2007

L'ADDIP demande audience à Nicolas Sarkozy

L'ADDIP, Coordination Pyrénéenne, communique

Foix, le 14 Août 2007
La mort accidentelle de Franska, l'ourse slovène dont nous avions en vain demandé le retrait, donne raison à tous ceux, de plus en plus nombreux, qui pensent que cette ourse et ses congénères n'auraient jamais du être importés de Slovénie. C'est d'abord un peu de répit pour des centaines de familles d'éleveurs éreintés par des mois de veille et d'angoisse la nuit, et de visions d'horreur le jour, ils vont pouvoir simplement vivre, et travailler. La fin prévisible de Franska est surtout une démonstration supplémentaire, cinglante, de l'absurde entêtement à poursuivre ce plan de réintroduction sans aucune justification écologique, utopique, coupé des réalités et grand fossoyeur de fonds publics.

Les dernières propositions de la Secrétaire d'Etat, (qui n'exclut pas d'aller chercher 2 nouveaux volontaires désignés à l'importation en Slovénie !) ne peuvent que provoquer déception et colère : le plan d'action présenté obéit une fois de plus aux 4 volontés des quelques associations encore favorables aux introductions d'ours slovènes, celles-là même qui vivent aux crochets du plan ours : expertises variées, commerce divers autour des chiens patous, commissions en tout genre … tout un chapelet de mesures destinées uniquement à gagner du temps, et dont la facture est comme toujours envoyée aux contribuables !

Le 26 juillet à Toulouse, tous les députés, sénateurs, présidents de conseils généraux, de chambres d'agriculture, l'association nationale des élus de montagne, les responsables professionnels et syndicaux, les associations d'éleveurs et d'usagers de l'espace montagnard *, ont parlé à la ministre d'une même voix. Ils ont défendu le rôle irremplaçable de l'élevage transhumant : sa dynamique économique, son impact positif sur le tourisme, sur la biodiversité, sur l'accès de la montagne à tous, sur la beauté des paysages Pyrénéens. Ils ont dénoncé avec force, unanimement, 10 années d'impossible coexistence sur le terrain entre l'homme et l'ours. Sans être entendus.

Comme ses prédécesseurs, la nouvelle Secrétaire d'Etat semble incapable d'échapper à l'influence désastreuse de cette poignée d'associations, complètement désavouées par le fiasco écologique, humain, social et financier de 10 ans de cohabitation manquée. Parce qu'elles en portent la responsabilité, l'Etat ne doit plus leur concéder le moindre rôle dans le nouveau volet de discussions qui s'ouvre aujourd'hui.

Dans un climat social détestable, où l'aveuglement et l'immobilisme font le lit des réactions les plus radicales, il est urgent d'agir. Des solutions existent. L'ADDIP, Coordination Pyrénéenne**, demande audience au Président de la République pour les envisager de façon claire, concrète et objective.

Quant à la population d'ours, en persistant dans leur utopie de Pyrénées slovènes, couvertes de forêts, sans routes ni activités humaines, sans troupeaux ni bergers, sans touristes ni stations d'hiver et d'été … les intégristes de l'écologie la conduisent eux-mêmes aussi sûrement et radicalement qu'ils l'ont fait pour Franska à une fin proche, et certaine.

* Des 4 départements : Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques.
** Des 4 départements : ASPAP (09), ADIP31, ASPP65 , et FTEM (64).

NDLB: La buvette des alpages est allée en Slovénie au printemps. Vu les conneries racontées ci-dessus par l'ADDIP, une petite galerie de photos est en préparation ! Non la Slovénie n'est pas un pays plat, sans routes, sans habitations ni habitants, sans activités humaines... 

Franska criblée de plombs : AVES FRANCE porte plainte aussi

L’autopsie de Franska nous apprend que l’ourse avait reçu plusieurs dizaines de plombs de petit calibre dans l’arrière train avant de mourir "accidentellement". Devant ces faits, AVES FRANCE, première association à avoir porté plainte contre les organisateurs des battues illégales porte plainte pour tentative de destruction d’espèce protégée...

Quelques jours avant la mort "accidentelle" de Franska, AVES FRANCE avait envoyé une plainte contre les organisateurs des battues illégales d’effarouchement, qui auraient pu conduire l’ourse dans la zone où s’est produit l’accident de la circulation qui lui a été fatal.

L’autopsie de l’ours Franska, dont le compte rendu a été divulgué par le substitut du procureur de la République, nous apprend que « les clichés radiographiques réalisés préalablement à l’autopsie mettent aussi en évidence la présence de plusieurs dizaines de plombs de petit calibre ayant atteint l’animal sur l’arrière-train, il y a environ un mois selon l’expert ».

Cela prouve, s’il le fallait, que les battues d’effarouchement rapportées par la presse ont bien eu lieu et que les participants n’ont pas seulement essayé d’effrayer l’animal, mais se sont permis de lui tirer dessus.

Cet acte est pour nous une tentative de destruction d’espèce protégée et devant ces actes odieux, nous porterons plainte une nouvelle fois. Pour AVES FRANCE, les auteurs de ces battues sont responsables de la mort prématurée de Franska.

Christophe CORET
Président de l’association AVES FRANCE

Autres réactions

Francis Ader
Association de défense de l'identité pyrénéenne (Adip)

«Des traces de plomb sur l'animal, et alors ? Pour moi, ce n'est pas un événement. Ce qui m'intéresse, c'est le problème de fond, celui de la présence de l'ours.»

Marie-Lise Broueilh
Présidente de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen

«C'est une façon habile de l'État de détourner l'attention sur ses propres responsabilités. Quatre jours avant l'accident, l'ourse avait été observée au même endroit. Elle avait déjà traversé cette route. Qu'ont fait alors les services techniques ? »

Pour elle, parler de l'ourse Franska plombée... « C'est une diversion. Le vrai responsable de la mort de l'ours est le préfet qui a laissé faire cet effarouchement sans rien dire… » « Qu'on me prouve que ces plombs ont été lâchés il y a un mois. Comment peut-on être aussi précis ? »

La dépêche écrit le 14 août: "Excédés par ces dégâts, les éleveurs avaient manifesté devant la préfecture de Tarbes, le 11 juillet, avant d'entreprendre des battues dans la vallée du Nistos. La femelle avait été repoussée à coups de pétards sur le territoire de Montréjeau, non loin de l'autoroute. C'était il y a un mois justement. Les coups de fusil datent-ils de cet épisode ? L'hypothèse n'est pas écartée."

23 août 2006

Sarousse, un cheveu dans la soupe des éleveurs (Baudouin de Menten)

par Baudouin de Menten

Le lâcher de l’ourse Sarousse en août à pris les opposants de vitesse. Sarousse serait-elle arrivée comme un cheveu dans la soupe aux épinards des éleveurs ? Les gros bras de l’ASPAP n’ont pas manqué de monter à la tribune pour montrer leur biceps.

Bernard Moules, secrétaire général de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) Midi-Pyrénées : «Nous avions pris cette pause pour une mesure d'apaisement permettant de faire un bilan.» «Ce nouveau lâcher va  accentuer la colère de nos adhérents et nous ne savons pas comment nous pourrons la contenir.» Cela ne changera pas grand-chose, ils ne se sont jamais contenus. Les débordements prévisibles des membres de l'ASPAP sont inscrits dans les statuts de l’association. «L’association et ses représentants ne pourront pas être tenus pour responsables d’éventuels dommages occasionnés sur le territoire par des personnes par ailleurs adhérentes à l’association.». Voilà un conseil d'avocat qui pourrait servir pour le jugement attendu des casseurs d'Arbas.

Sloganantiours_1Bernard Moules: «Le bilan de la réintroduction est catastrophique.» «De nombreux bergers ont déjà quitté les estives, ce qui, outre les prédations dues à l'ours, va entraîner la réduction de l'activité pastorale et avoir des conséquences environnementales, touristiques et sur la population de la montagne.»

L’ours serait responsable de tous les maux du pastoralisme et de la montagne. Après leur campagne de peur, les éleveurs de l’ASPAP espèrent en recueillir les fruits. Mais qu'est ce qui fait fuir les touristes: la présence de l'ours ou l'étroitesse d'esprit des éleveurs? Voilà une petite photo qui montre deux villages où les éventuels commerces ont du souci à se faire. Toujours cette ridicule conviction que l'ours ferait peur aux touristes. Touristes, passez votre chemin, la méchanceté rôde ici.

Francis Ader: Les conditions de ce lâcher «confirment que l'Etat n'est pas sûr du bien-fondé de cette opération

Durant toute la préparation du projet, l’année de concertation et malgré les multiples manœuvres pour mettre fin aux lâchers, l’Etat et la Ministre de l'Ecologie et du Développement durable ,Nelly Olin ont toujours gardé le cap. L’ASPAP est-elle sûre du bien fondé des opérations violentes qu’elle a mené à de multiples reprises? Le verdict des casseurs d’Arbas est attendu pour bientôt. La certitude et la vantardise de l’ASPAP va peut-être redevenir une simple peur du gendarme et justice sera faite.

Francis ADER élabore une nouvelle théorie qui fait penser à la risible démonstration de Bruno-Besche-Commenge dans son plaidoyer contre l’ours «Où est la biodiversité à préserver ?»: «En termes de biodiversité, l'ours n'est pas l'élément indispensable aux Pyrénées. Bien au contraire, il y a de fortes chances pour qu'il devienne (...) l'élément déstabilisateur de l'environnement.» (Déclaration à l'AFP le 22/08/2006)

Philippe Lacube, cadre de l’ASPAP déclare dans le journal Sud ouest du 23/08/2006 : «La vraie question est: doit-on donner la priorité à de telles opérations, en abandonnant les droits d'usage de la montagne si chèrement acquis par nos anciens, pour les rendre à l'Etat ? C'est lui qui nous dira où nous pouvons lâcher des troupeaux, nous promener et chasser?»  «La montagne est à tout le monde, mais c'est nous qui y vivons, qui y avons une activité, et notre culture vient de loin, affirme-t-il. C'est cela que nous risquons de perdre. L'opération ours n'est qu'un alibi pour que nous soyons rayés de la carte. Déjà des technocrates nous expliquent que lâcher des ours dans des secteurs où il n'y a que deux habitants au kilomètre carré, ce n'est pas très grave.»

Le milieu agropastoral désire régner en seigneur sur ce qu’il considère comme ses terres, la terre de ses ancêtres, sa montagne. Un droit du sol qui leur permet de «faire la montagne propre». Et tout ceux qui ne sont pas du même avis deviennent des étrangers: l’Etat, les parisiens, les fonctionnaires, les touristes, les défenseurs de l'ours (des écolos, ou des escrolos!)

Le patrimoine pyrénéen est bizarrement réduit aux chants de clans, à la transhumance et à la chasse à l’ours, une tradition, un droit chèrement acquis par les ancêtres que les prémices des écolos de salons d’aujourd’hui ont perturbés en faisant de l’ours une espèce protégée et en supprimant les ancestrales prîmes d’abattages.

Tout fout le camp mon pauvre ami. Pour qui faut-il voter ? Vu ces quelques citations, un "de Villiers" devrait leur convenir assez bien. Pendant ces déclarations tapageuses, l’ourse Sarousse découvre les Pyrénées, du côté d’Arbas. Elle n’a pas filé directement en Ariège comme le pronostiquait le même Philippe Lacube lors du lâcher de Palouma.

Baudouin de Menten

18 juillet 2006

ADIP: fausse identité, ASPAP: faux patrimoine (Baudouin de Menten)

L’ours: un patrimoine pyrénéen mal défendu

Toute l’histoire, la toponymie et les légendes montrent que l’ours des Pyrénées est bien une pièce maitresse du patrimoine pyrénéen. Sauver l’ours, c’est sauver ce patrimoine européen.

Les opposants à la survie de l’ours ont choisis pour leurs associations des noms tels que :

  • « Association de défense de l'identité pyrénéenne » (ADIP) ou
  • « Association de sauvegarde du patrimoine Ariège Pyrénées » (ASPAP).

Or curieusement, non seulement l’ours est exclu de la liste des éléments du patrimoine que défendent ces associations, cette fameuse «identité pyrénéenne», mais en plus, les statuts de ces associations indiquent clairement que l’ours est un ennemi à combattre, à faire disparaitre. Une sélection patrimoniale (pas très morale) très sélective en fonction d’intérêts partisans.

Ces associations ne sont pas des groupes cherchant à défendre un «patrimoine pyrénéen commun», mais des groupes dominés par des agriculteurs, des éleveurs,  des chasseurs et des politiciens qui veulent préserver des intérêts privés et sectaires sous le couvert de la protection du pastoralisme et des traditions : transhumance, écobuage, (chasse à l’ours ?), « le bon et vrai patrimoine » alors que tous les éléments gênants des Pyrénées (histoires, pratiques pastorales ancestrales, faune) se retrouvent classés soit «nuisibles» (l'ours), soit «pratiques dépassées» (le gardiennage) ou sont tout bonnement niés, exclus des préoccupations (ours, noms de lieux, représentations et traditions liés à l’ours). Il y a clairement tromperie et manipulation sur les termes de « sauvegarde du patrimoine », histoire de ratisser le plus large possible bien évidement.

Identité pyrénéenne sectaire

De la même manière, fait partie de « l’identité pyrénéenne » toute personne qui se  situe dans leur camp dans la guerre ouverte qu’ils livrent au plantigrade. Même si vous êtes éleveur ou berger, même si vous êtes pyrénéen depuis des générations, la non adhésion à cet objectif d’éradication de l’ours vous classe dans la caste des :

  • « citadins rêveurs»,
  • « écolos utopistes»,
  • « partisans des Pyrénées sauvages »,
  • « fonctionnaires subsidiés » ou
  • « intellectuel » , comme l’a déclaré dernièrement un éleveur lors du colloque « Festival Résistance 2006 ». Une injure destinée à un chercheur français d’origine étrangère (en plus) qui défend la cohabitation avec le plantigrade ou
  • « mal informé » ou  « désinformé » par les forums et les buvettes du net ...

Toutes des injures pour ces bergers ou éleveurs (parfois, pas toujours, certains vivent du tourisme ou de tout autres choses) bien souvent incapable de soutenir un débat contradictoire sans avoir recourt aux cris, aux invectives personnelles ou aux sorties théâtrales ou violentes comme à Arbas, à Massat ou à Foix.

Racisme ambiant

Vous êtes étranger: d’un autre pays, d’une autre région de France ou d’une autre vallée (la limite est parfois très rapprochée) et vous combattez l’ours, alors bienvenue! C’est ainsi qu’on trouve parmi eux des bergers ex-parisiens,  un éleveur hollandais, un journaliste du Val de Loire... Mais si vous êtes « pro-ours », alors une vallée suffit à faire de vous des « estrangers » et on va chercher à vous trouver tous les défauts possibles.

Etes-vous dans l’enseignement que vous voilà un fonctionnaire planqué, profitant du système et de 3 mois de vacances. Si votre accent n’est pas du terroir et si votre connaissance des chants pyrénéens est limitée, vous devenez un écolo citadin qui n’a jamais mis les pieds dans les Pyrénées et bien incapable de marcher en montagne. Alors si vous êtes étranger ou slovène, imaginez…

De même les ours slovènes, malgré toutes les études et confirmations scientifiques, bien que les plus proche génétiquement deviennent des étrangers, des fauves à la couleur plus foncée, plus grand que les ours autochtones, plus grands consommateurs de viandes et j'en passe.

La «défense du patrimoine des Pyrénées»  de «l'identité pyrénéenne» ou de la «biodiversité»  ne se cachent pas derrière des noms d'associations aux objectifs trompeurs mais dans des actes; actes qui sont parfaitement étrangers aux habitudes des membres de ces associations partisanes.

Baudouin de Menten

14 juillet 2006

Baudouin de Menten: l'ours, Leblanc et le Tour de France

Le Tour de France 2006 comprend l'émotion des éleveurs

Tour de France 2006 et l'ours des Pyrénées : un petit communiqué pour avoir la paix. Le directeur du Tour de France cycliste, Jean-Marie Leblanc, qui organise son dernier tour, a déclaré jeudi comprendre l'émotion des éleveurs à propos de la réintroduction forcée des ours dans les Pyrénées centrales. "C'est un sujet sensible. Je comprends et je partage l'émotion des éleveurs qui voient le territoire géré sans eux", a déclaré à Jean-Marie Leblanc.

"Il est extrêmement malencontreux d'avoir remis l'ours Balou dans les environs de Luchon, deux jours avant le passage du Tour", a estimé également le directeur du Tour. Sur le fond, Jean-Marie Leblanc a regretté que la décision de réintroduire les ours ne soit pas prise en concertation avec les populations et que l'opération se fasse en catimini.

"A titre personnel, je suis d'accord avec eux (les éleveurs)", a-t-il ajouté. Balou, un ours mâle lâché début juin dans les Pyrénées avec quatre autres ours slovènes, a été rééquipé d'un collier émetteur et remis en liberté dans la nuit de lundi à mardi sur les hauteurs de Bagnères-de-Luchon.

Le président de l'ADDIP (association de défense de l'identité pyrénéenne), Francis Ader, s'était expliqué sur le sujet, dans La Dépêche du Midi, après la remise en liberté de Balou: "Tous les troupeaux sont en haut. On se retrouve avec trois ours les uns sur les autres. C'est débile. Si on réagit à la provocation, cela va atteindre un niveau incontrôlable. À nous de faire preuve de responsabilité."

La onzième étape du Tour passe par Luchon où doit être également donné vendredi le départ de la douzième étape menant à Carcassonne.

La buvette comprend la peur de Leblanc

Pas con Jean-Marie Leblanc. Son truc, c'est le tour, c'est son bébé. Il ne va pas faire du rentre dedans aux éleveurs et foutre en l'air une étape de son dernier tour de France s'il suffit de se fendre d'un petit communiqué de rien du tout à l'AFP pour garder les allumés anti-ours sur les estives avec leurs bêtes en troupeaux au lieu de les avoir en pagaille au départ de l'étape ou au sommet d'un col. Alors Jean-Marie Leblanc baisse sa culotte matelassée de cycliste et lache un petit communiqué orgasmique pour les éleveurs bourrus : "Vous êtes des gentils", "Je suis un gentil aussi", "Nelly et les ours sont des méchants". "Les ours sont dangereux", "Lâcher Balou à Luchon, quelle bétise", "Le tour aime les bergers, pas les ours" ... Ok, vous êtes content, je peux partir, le tour peux continuer? Et voilà, son tour est sauvé.

Une technique qui a deja fait ses preuves sur le thème du dopage : "Le Tour est blanc", "Je ne suis pas au courant", "Si on les trouve, on les vire", "D'ailleurs vous voyez cette année, on les a virés." Etc. Déja que le tour 2006 décapité ne ressemble pas une épreuve majeure. Vous connaissez un des 20 premiers coureurs du classement général, vous? Moi pas. Leblanc se tappe des éleveurs et des autres quémandeurs de communiqués comme de sa première brochette d'agneau.

Tous les mécontants, les grognons, les râleurs de France utilisent le tour, le troisième évènement sportif mondial le plus médiatique après les jeux olympiques et la coupe du monde comme caisse de raisonnance. Faut faire du bruit, faut qu'on parle de nous. C'est nous qu'on est les stars!

Son travail a lui, c'est de l'emmener à Paris vaille que vaille, alors les brebis, la vallée d'Aspe vous savez! Si Bonrepaux s'était couché au milieu de la route, Leblanc aurait pondu un communiqué pour demander la création de L'Institution Patrimoniale de l'Ariège et du Patrimoine à bérêt réunis. Si Jean Lassalle avait refusé de manger son croissant et son café au départ de l'étape, il aurait proposé un vélo gratuit pour tous les travailleurs de Toyal Europe. Si Louis Dollo lui avait annoncé qu'il renonçait à publier un article sur le tour dans Lourdes-Infos, Jean-Marie laurait publié un communiqué regrettant que le plus grand et le plus objectif des journalistes de France ne soit pas encore engagé à TF1.

Jean-Marie Leblanc se tappe royalement de tous les emmerdeurs qui cherchent à se faire mousser sur le dos de son Tour, alors il est prêt à publier des communiqués pour faire plaisîr à tous le monde. Qui se souviendra demain de cette multitude de petits communiqués du directeur d'une organisation sportive sur des sujets qui n'ont rien à voir avec celà. Ils feront la une des gazettes syndicales des éleveurs ou des autres groupes de grognons en manque de reconnaissance; et alors. Le reste de la France s'en fout autant que lui. L'eau continue de couler dans les gaves.

L'ADIP n'a toujours rien compris

Francis Adler s'en va tout ému d'avoir obtenu son petit communiqué. Un an qu'il préparait celà. Quelle réussite médiatique personnelle. Va falloir se remettre directement au travail pour organiser la pression sur le tour de France 2007. Il y aura de toute façon d'autres raisons de grogner puisque les ourses estrangères auront mis au monde une série de petits oursons batards et affamés. Un grand moment dans la carrière de Francis Adler. Une étoile de plus sur son bérêt. L'ADIP n'a rien compris. Minable jeu des pressions du lobbying agropastoral. Deja le Tour de France 2006 n'a pas beaucoup d'intérêt, alors les communiqués de Leblanc pour assurer le calme lors des départs d'étapes, vous pensez. Mais dans les estives, ils vont en parler tout l'été le soir au coin du feu. Elle est pas belle la vie d'anti-ours?

Ours petit coeur fait du vélo

Ours Tour de FranceEn attendant, je vous invite à consulter la boutique officielle du Tour de France et à acheter un ou plusieurs des petits ours (5 euros pièce) distribués au profit des enfants atteints de malformations du coeur. 3,50 € est directement reversé à l'association Mécénat Chirurgie cardiaque Enfants du Monde. Grâce à votre soutien, de nombreux enfants pourront être sauvés.

Jean-Marie, heureusement que dans la boutique, on découvre le bon fond de l'organisation du Tour de France, parce que dans les communiqués de presse, c'est parfois difficile et contradictoire. Ils sont très mignons tes petits oursons. J'espère que pour te remercier de ton communiqué, l'ADIP va en acheter un pour chacun de ses membres. 14 euros de plus pour tes oeuvres. Merci Francis. On peut les retourner les maillots au moins? Personne n'a une aspirine?

19 juin 2006

L'affaire du collier de Balou ou comment l'information est manipulée

« S'il manque un ours à l'appel, ils n'avaient qu'à pas le lâcher, ou en tout cas, l'équiper correctement. On nage en plein burlesque », a lancé Francis Ader, président de l'Association de défense de l'identité pyrénéenne. L'anti oublie volontairement de rappeler que les opposants à l'ours sont à l'origine du burlesque : le cambriolage des locaux de l'équipe de suivi et du vol du collier émetteur équipé d'un GPS.

Un nouveau lâcher d'ours est suspendu jusqu'à ce que l'on ait retrouvé Balou, mort ou vivant. « De toute façon, il y aura un cinquième lâcher », a assuré le ministère de l'Ecologie. Saura t-on un jour ce qu'est devenu Balou :

  • Probablement non s'il a été tué et si on a fait disparaître le corps
  • Oui, si on retrouve le corps en cas de mort naturelle ou accidentelle
  • Oui, s'il est simplement hors de vue ou si son émetterur VHS est hors service.

La situation est propice aux rumeurs en tout genre : "C'est le grand calme du côté des opposants, il doit y avoir une raison". "Ils l'ont mis dans une grotte". Comme le dit Eric Fottorino dans le journal Le Monde : " Si Balou n'est plus (NDLB: vivant), cela prouverait une fois encore que l'homme est un loup pour l'ours et qu'il peut aussi être une sale bête."

28 avril 2006

Bagnères-de-Bigorre, Franska est libre et les antis ours font chou blanc!

Bagneres-de-Bigorre, ville des Pyrénées où a été lâchée l'ourse slovène Franska Bagnères-de-Bigorre  : lâcher de Franska, les anti-ours se trompent de camionnette. Franska est libre

Bagnères de Bigorre accueille l'ours pendant que... selon un militant anti-ours de Haute-Garonne, Francis Ader, les éleveurs s'étaient mobilisés pour barrer les accès des différents sites possibles de Haute-Garonne et avaient repéré une remorque susceptible de transporter l'ourse à la gendarmerie de Luchon (Haute-Garonne) peu avant 10h.

Un important dispositif avait été mis en place près de Luchon par les forces de l'ordre, a constaté de son côté un correspondant de l'AFP

Du côté des gendarmes, on se défendait vendredi matin d'avoir mis en place un leurre, le commandant du groupement de gendarmerie de Haute-Garonne Thierry Orosco indiquant simplement : "Nous avions plusieurs options de sites, une fois la décision prise de lâcher Franska à Bagnères-de-Bigorre, le convoi s'est scindé".

Ce midi sur Europe 1 les antis-ours ont annoncés qu'ils pensent qu'il s'agit d'un double lâcher. Ils ont donc décidés de bloquer l'autre camion devant la gendarmerie de Luchon. A suivre. La radio a annonçé aussi que Palouma était passée en Espagne. Elle aime le calme sans doute.

Le plan de renforcement de la population ursine des Pyrénées prévoit de lâcher quatre femelles et un mâle dans quatre communes des Pyrénées centrales volontaires pour les accueillir. Rappel:

  • 25 avril : Palouma est lâchée à Burgalays,
  • 28 avril : Franska est lâchée à Bagnères-de-Bigorre

Bagnères-de-Bigorre et Burgalays éliminées, il reste mois de possibilité pour les antis ours. Qui gardent les brebis pendant qu'ils jouent aux gendarmes et aux voleurs. Personne... A table Boutxy ! Et après ils gueulent.

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