Actualités ours des Pyrénées 2007

07 janvier 2008

Lacube et sa souscription

La Dépêche du Midi a annoncé la souscription pastorale lancée par Philippe Lacube, destinée à payer les amendes des casseurs d'Arbas. Les lecteurs réagissent.

Philippe Lacube, le pastoralisme et l'ours des PyrénéesDessin de Marc Large pour la buvette - Philippe Lacube, le pastoralisme et l'extinction de l'ours des Pyrénées.

Quelle honte !
(Marie)
Assumez vos actes Messieurs ! Vous dégradez, vous détruisez... vous payez ! Normal ! Il existe d'autres moyens pour se faire entendre. Quelles valeurs défendez-vous en saccageant ainsi le patrimoine ? Changez donc le nom de votre association (Aspap) ! A bon entendeur... Salut !

Dans la vie il faut assumer ses responsabilités
(zanzibar31)
D'ailleurs l'Etat devrait récupérer les sommes gaspillée par les communes pour réparer les incivilités des uns et des autres.La région Corse devrait se retenir les travaux de plastiquage de ces dernières années et en Ariège comme ailleurs pollueurs et casseurs=payeurs.

Philippe Lacube devrait payer
(yeap31)
Lacube, l'instigateur de ces "incivilités", industriel de l'agriculture avec ces plus de 100 vaches gasconnes, ses gîtes, ses magasins de "produits locaux" à Ax et aux Cabannes, les revenus de ses promenades payantes à Beille avec les 50 gogos par passe à 18 euros par tête de pipe à qui il raconte son métier d'éleveur (lui même ne doit pas trop voir le cul de ses vaches), faudrait mettre la main au porte monnaie, faut tout de même assumer! Il ne suffit pas de faire le beau devant les caméras de M. Yann Arthus-Bertrand et de se balader avec une cloche plus grosse que vous, il faut aussi aider les petits copains que vous avez mis en première ligne pour faire des actions relevant de la justice!

Incitation
(GREG)
c'est étonnant comme comportement, une décision de justice à été rendue, il faut que les coupables assument. Ce que fait l'ASPAP c'est de l'incitation à la violence : cassez et ne vous inquiètez pas les autres paieront . A quand le partage des années de prisons pour les crimes ?

Gonflés !
(Palouma)
Je ne crois pas les associations pro-ours si riches que disent les anti . Et leur argent finance des emplois et non des deplacements pour saccager les biens publics ! Quelle honte cette souscription ! Se poser en victimes, on aura tout vu !

Du culot
(Voyageur)
sacager les biens publics, assassiner des légitimes habitants des lieu,c´est bien vu par certains. Ce n´est pas étonant que le monde soit si bouleverssé avec des attitudes pareilles.Je me pose une question: Quand l´évolution de la civilisation c´est-elle arrêtée ?....

Navrant !
(Marcel)
Tant qu'à faire dans la honteux autant le faire jusqu'au bout.Ces types détruisent le bien public, anéantissent le lien ancestral entre les hommes et la nature et il faudrait que chacun paye pour eux et pourquoi pas les remercie! Etrange et parfaitement scandaleux qu'il puissent s'exhiber au contraire par exemple des casseurs de banlieux ou de radars automatiques. S'attaquer au vivant me parait pourtant plus grave. Etrange hierarchie des décideurs de ce pays.

6.796 euros d'amende pour les anti-ours
(Marieblanque)
Je trouve tout à fait normal que des "casseurs" soient condamnés pour les exactions qu'ils ont faites sur la Commune d'Arbas en 2006. Ces gens refusent tous les moyens mis à leurs dispositions pour la cohabitation homme/ours, leur seul crédo c'est la montagne pour l'élevage intensif sans surveillance et en se débarassant de tout animal sauvage... ils n'ont rien compris à la problématique actuelle !

Source :  La Dépêche du Midi

25 décembre 2007

Ultra solidarité, la honte des Pyrénées

Les ultra pastoraux lancent une souscription pour payer leurs condamnations en justice. A vos poches pigeons chéris!

Nous cassons, vous payez !
Nous ne gardons pas nos brebis, vous nous indemnisez !
Nous travaillons à perte, vous nous subsidiez !
L'Etat consulte, nous boycottons !
L'Etat tient ses engagements et réintroduit des ours, nous les éliminons !
Nous ne respectons pas les lois, nous sommes condamnés, vous payez nos condamnations !
Nous détruisons la faune mais nous nous présentons dans la presse comme les vrais défenseurs de la biodiversité et comme les jardiniers de la montagne. Vous nous croyez !
Elle est pas belle la vie?
Plus c'est gros, plus celà marche !

"Vous pouvez mentir tout le temps à quelqu'un ou quelque temps à tout le monde. Mais vous ne pouvez pas mentir tout le temps à tout le monde!" Le pastoralisme français se fout de tout et se moque des gens.

Une souscription "Pyrénées solidaires" afin de "partager les sanctions financières qui pèsent sur les dix militants ariégeois condamnés en novembre dernier pour dégradation de biens publics lors d'une manifestation anti-ours en 2006", a été lancée lundi par l'ADDIP de Philippe Lacube, le "paysan libre" tel que présenté dans la dernière émission de Yann Arthus Bertrand. Libre quand il s'agit de casser, entretenu, dépendant et larmoyant quand il s'agit de payer les sommes auxquelles ils ont été condamnés.

L'association ASPAP par exemple, largement financée par les deniers du CG de l'Ariège comporte dans ses statuts une clause déchargeant l'association de ses responsabilités pour des actes délictueux commis par ses membres.

Le montant total des souscriptions récoltées (J'espère que cette opération sera un bide complet) sera remis symboliquement lors de l'assemblée générale de "l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées" (ASPAP), le 1er février prochain près de Foix, "par les représentants des vallées, des élus et des responsables associatifs, professionnels, institutionnels et syndicaux de tout le massif". Ah les valléens chers à l'IPHB, cette minorité d'éleveurs et de politiciens extrémistes pour qui la montagne se limite à un tas de brebis mal élevées, mal entretenues et non gardées. Les éleveurs créent des associations de sauvegarde de leurs PRIVILEGES.

Dix éleveurs ont été condamnés par la cour d'appel de Toulouse à 6.796 euros de réparations pour dégradation de biens publics lors d'une manifestation anti-ours en avril 2006 à Arbas (Haute-Garonne). Ces casseurs doivent aussi régler 2.000 euros de frais de justice ainsi que 4.300 euros de dommages et intérêts à la commune d'Arbas. A vos poches citoyens pigeons !

Le message est clair, au moins pour la justice. Si elle désire mettre fin aux pratiques ultra pastorales illégales, il faudra mettre la barre bien plus haut la prochaine fois, augmenter les montants et les accompagner de peines de prison. Peut-être feront-ils alors une demande pour que "les représentants des vallées, les élus et les responsables associatifs, professionnels, institutionnels et syndicaux de tout le massif" aillent dormir a leur place derrière les barreaux.

"Nous sommes loin de disposer des énormes ressources financières des associations pro-ours", a souligné l'association dans un communiqué : et bien assumez vos actes, comme tout un chacun devant la justice : travaillez pour réparer les dommages commis. Les ultras pastoraux ne sont pas au dessus des lois, mais habitués à l'impunité et à une liberté extrême, sans les limites contraignantes des lois qui ne s'appliquent pas dès que le territoire devient pentu. L'ultra pastoralisme en appelle à la charité des français, puisque la justice n'a pas entendu leur appel à la clémence. Payez braves citoyens, pendant ce temps là, nous organisons nos prochaines sorties délictueuses, nos prochaines dégradations car nous sommes à bout, vous savez, car l'Etat ne nous entend pas, nous allons continuer à mettre le feu à la montagne, et vous à payez pour nous, amendes, subsides, indemnisations, voyages culturels...

Je trouve ce procédé dégoutant et espère que la prochaine fois, la justice sera bien plus sévère car il semble que le portefeuille soit l’endroit où cela fait mal.

20 décembre 2007

Le FIEP lance une pétition pour remplacer les ourses Cannelle, Palouma et Franska

Le FIEP, Fonds d'intervention Eco-Pastoral Groupe Ours-Pyrénées lance une pétition «Il faut remplacer les ourses Canelle, Palouma et Franska.»

Cette pétition demande la reprise immédiate du renforcement de la population d’ours pour remplacer les ourses Cannelle, Palouma et Franska. «Nous demandons notamment le renforcement de la population en Béarn afin d’éviter l’extinction de l’espèce dans cette région. L’ours n’a jamais disparu en Béarn, là où il existe depuis toujours une culture du gardiennage des troupeaux et des habitats privilégiés

Après Claude, Mellba, Papillon, Cannelle, Franska, combien d'autres ours (espèce protégée !) devront prendre du plomb dans leur corps pour que cela change enfin ? L'extinction de l'ours est là, sous nos yeux ! Qu'a-t-on fait en Béarn depuis 3 ans ?

Aucun des signataires de la charte de 1994 (communes, chasseurs, éleveurs, Région, Département) qui prévoyait le renforcement si nécessaire n'a vraiment honoré sa signature, malgré un comptage «patrimonial» des femelles en 2004 et la mort de la seule reproductrice, Cannelle, la même année.

Face aux manquements à la parole donnée, l'Etat a essayé de sauvegarder l'ours dans notre région en lâchant une ourse en Hautes Pyrénées pensant qu'elle arriverait jusqu'au noyau occidental existant. Mais ce lâcher, dans un habitat peu favorable où on ne cohabite plus avec l'ours depuis longtemps, n'a pas eu l´effet escompté.

A l'occasion de l´anniversaire de la mort de Cannelle, le FIEP Groupe Ours Pyrénées lance un appel pour que, dans l'esprit du Grenelle de l'environnement, se mettent autour d'une table  tous ceux qui veulent faire du développement durable (respectueux de l´environnement) et de la conservation de la biodiversité  concrets, en évitant l'extinction de l´ours (par un renforcement limité) et du berger.

C'est en Béarn qu'il faut relâcher 2 femelles pour remplacer celles qui y ont été abattues. C'est là que des habitats favorables existent et qu'une culture de vie avec l'ours n´a jamais disparu.

La cohabitation ours - berger est une réalité dans les vallées où vivent les ours depuis toujours de façon sédentaire (Aspe-Ossau) : les dommages aux troupeaux sont en général très limités (une quarantaine de brebis/an) ; la grande majorité des bergers cohabite avec l'ours sans problèmes majeurs, bénéficiant de mesures de compensation (héliportages, radiotéléphones, muletage, etc). Certains se sont prononcés publiquement en faveur de la cohabitation.

La mise en place dans notre département, au cours des étés 2006 et 2007, grâce au plan de restauration de l'ours, d'aides en faveur du gardiennage, de bergers salariés, de chiens et de moyens  de protection (35 bénéficiaires), démontrent que sur le terrain on arrive à du concret et qu'ours et berger peuvent cohabiter quoi qu'en disent certains leaders dont le seul projet est de rassembler les gens «contre» quelque chose.

C'est un enjeu d'avenir, qui bien au-delà de l'ours, doit mobiliser dans le Département et la Région pour démontrer que l'on est capables localement de relever les défis d'un développement respectueux de l'environnement qui permette aux hommes et aux espèces sauvages de vivre dans une nature qui est notre «or vert» et notre patrimoine à léguer aux générations futures.

FIEP- Groupe Ours Pyrénées

Renaud de Bellefon : Les limites d’un discours environnementaliste

Le 21 décembre 2007 à 17h30
Conférence proposée par l'Université du Temps Libre d' Aquitaine

«Les limites d'un discours environnementaliste: la Confédération Paysanne et les grands prédateurs»

par M. Renaud de Bellefon, animateur de la Confédération paysanne 65.

Le problème des prédateurs est loin d'être clos. A nos yeux, la Confédération Paysanne, parce qu'elle s'appuie sur des contre vérités (réintroduction artificielle des loups, ours slovènes excessivement prédateurs, cohabitation impossible ?) et une unanimité de façade, ne va pas pouvoir indéfiniment tenir sa position. En interne d'abord, il faudra bien trouver les chemins qui mènent vers une situation de dialogue afin de permettre de faire à la fois le soutien nécessaire aux paysans, de proposer des solutions durables et de conserver la cohérence globale du discours.

Ce problème ne peut pas non plus compromettre le travail d'ouverture vers la société non-agricole qui est une des orientations les plus originales de la Confédération Paysanne. Il faut espérer que les loups et les ours n'empêcheront pas les dialogues avec les partenaires habituelles de la CP. Les prédateurs jouent le rôle de révélateurs de problèmes plus profonds, la situation ainsi créée doit ouvrir à des questionnements sur le sens des engagements, sur les cohérences à chercher entre les discours, sur les différents niveaux d?intervention, sur la globalité du projet syndical, paysan, et tout particulièrement dans sa dimension environnementale.

  • Où ? Amphithéatre 2 de la faculté des lettres - Université de Pau et des Pays d'Adour
    Adresse : Présidence, Av. de l'Université - BP 576 64012 PAU Cedex France
  • Quand ? Le 21 décembre 2007 à 17h30
  • Comment réserver ? Tél. : 05 59 40 70 00 - Fax : 05 59 40 70 01
  • Lien ? Site : www.univ-pau.fr

Lire aussi les Actes du colloque du 21 et 22 mars 2004 Muséum d’Orléans

Renaud de Bellefon

Renaud de Bellefon est géographe, Docteur en Histoire, animateur syndical, salarié de la Confédération Paysanne. Il est aussi le fils d'un célèbre guide pyrénéen et lui-même pratiquant de bon niveau.

Vivre avec l'ours

Pyrénées magazine et le Museum d'histoire naturelle de Toulouse vous invitent. Nature & Découvertes et Terre sauvage présentent dans le cadre des présentations et conférences "Grands témoins de la nature, pour mieux comprendre la nature, des rencontres publiques avec des personnalités et des scientifiques"

Vivre avec l'ours 

  • Avec François Arcangeli, maire d'Arbas et président de l’association Pays de l'ours-ADET
  • Gines Rayé, universitaire, président de la FRAPNA Savoie, spécialiste des grands prédateurs
  • Samuel Baunée, journaliste et éleveur en Ariège
  • Michel Tonelli, réalisateur
  • Farid Benhammou, géographe, doctorant en sciences de l’environnement, ENGREF,
    Ecole nationale du génie rural, des eaux et des forêts

Organisé en partenariat avec Pyrénées Magazine et le muséum d'histoire naturelle de Toulouse.
Samedi 23 février 2008, de 14h30 à 17h, au muséum d'histoire naturelle de Toulouse
35, allées Jules-Guesde à 31000 Toulouse.

"Vivre avec les ours" est un film écrit et réalisé par Michel Tonelli.

Vivre avec l'ours de Michel Tonelli Texte de présentation de la jaquette du DVD "Vivre avec l'ours".
Il était une fois, un autre monde, une autre vie, dans la douceur automnale d’une forêt pyrénéenne. Il était une nature sauvage où vivaient paisibles, une ourse et son ourson. Mais les hommes arrivèrent, et avec eux : leur chiens, leurs fusils et la mort…

En moins de dix années, deux ourses accompagnées de leurs oursons furent tuées lors d’une battue aux sangliers dans les Pyrénées, où vivent les derniers ours français. Et les hommes de ces montagnes, qui jadis se servaient d’eux pour survivre, semblent désormais ne plus pouvoir accepter leur présence, alors, qu’en Europe occidentale, plusieurs pays ont relevé les défis de la protection et de la conservation de l’ours.

Néfaste pour les uns, l’ours est l’espoir des autres.

Ce film est un étonnant voyage dans l’Europe des ours et nous mène des vallées pyrénéennes aux forêts de Slovénie, des sierras espagnoles des Asturies aux montagnes autrichiennes, en passant par les cimes du Trentin Italien. À partir de l’exception française, écoutez ces peuples nous parler des ours, de leurs combats pour les sauver, de leur volonté à les réintroduire pour ne pas perdre cet héritage naturel unique.

Au-delà du témoignage de ces « gens de l’ours » à travers le vieux continent, ce film est aussi une initiation aux secrets de la biologie de cet animal si méconnu. Avec des images exceptionnelles et rares, il nous fait pénétrer dans l’intimité de la vie des ours : de la naissance des oursons dans la chaleur douillette de la tanière, aux différents comportements des ours en totale liberté dans la nature.

Une coproduction Blizzard Productions, France 3 Sud, France 3 Aquitaine avec la participation de France 5 et Planète avec le soutien du Ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement Durables du Centre National de la Cinématographie de la Région Midi-Pyrénées.

Durée 52 min. Ce DVD est en vente sur les sites de FERUS et du Paysdelours et dans les magasins Nature & Découverte. Un double DVD reprend les 2 films "Vivre avec l'Ours " et "L'ours, histoire d'un retour."

Le film événement

Pyrénées magazine Janvier-février 2008
Avec le très beau film Vivre avec les ours, le réalisateur Michel Tonelli explore les rapports complexes entre L'homme et le plantigrade dans les Pyrénées mais aussi à travers L'Europe. À découvrir et à méditer.

«Le temps fort d'un tournage, c'est le moment où je suis seul, dans la forêt, face à un ours. C'est égoïste, car un film se fait en équipe, mais c'est dans ces instants que l'on peut véritablement comprendre le comportement de l'animal.» Michel Tonelli a vu son premier ours en 1973 dans les Pyrénées, tout près de l'étang d'Ayès (09). Il n'était pas encore question de réintroductions. Commingeois de cœur, Michel Tonelli n'a jamais vécu loin des Pyrénées.

Architecte passionné par l'observation de la nature, l'homme s'est rapidement dirigé vers le documentaire. Des charges d'éléphants en Afrique aux conflits rwandais, du chant du tétras aux cimes des Pyrénées, il a parcouru le monde caméra au poing pour la télévision. En 1996, les premières réintroductions d'ours slovènes dans le massif sont l'occasion d'un documentaire très remarqué, L'ours: histoire d'un retour, qui scelle une passion pour le plantigrade née vingt ans plus tôt. Vivre avec les ours, le second volet de l'histoire, semblait donc une évidence.

Ce cinquante-deux minutes, réalisé avec le soutien du ministère du Développement durable, de la Région Midi-Pyrénées et du Centre national de la cinématographie, a nécessité pas moins de seize mois de tournage entre Pyrénées, Slovénie, monts Cantabriques, Autriche et Trentin, les territoires où vivent les derniers ours bruns d'Europe. «J'ai eu la chance d'être en rapport direct avec les professionnels qui gèrent l'ours dans leur pays, et notamment avec les Slovènes. Ce sont des gens extraordinaires qui ont une réelle connaissance de l'espèce

Le résultat de ces rencontres est une mise en perspective de la question de l'ours dans les Pyrénées au regard des expériences de nos voisins européens. Le film débute par une reconstitution, celle de la mort d'une ourse tuée par des chasseurs pyrénéens. Puis, ce sont les images violentes du saccage d'Arbas en avril 2006. Alors que les Pyrénéens semblent ne plus accepter la présence de l'ours, nos voisins européens ont, quant à eux, pris à bras-le-corps sa préservation.

Bien plus qu'un inventaire de témoignages parfois cocasses, comme celui de cette agricultrice autrichienne venue en vacances dans notre massif et surprise par la peur qu'inspire le plantigrade dans les Pyrénées, ce voyage à travers l'Europe des ours est aussi un moyen de mieux comprendre la biologie de l'animal et donc son comportement. Des images magnifiques et rares, comme celles fournies par une caméra infrarouge filmant la naissance de trois oursons dans la tanière d'une ourse slovène, mais aussi le quotidien d'ours en liberté. Reflet de la difficulté de faire cohabiter l'homme et le sauvage, ce film, volontairement engagé, témoigne que d'autres sentiments que la terreur et la colère sont possibles et existent.

La peur de l'ours, Michel Tonelli ne l'a jamais éprouvée. "Pour le tournage du premier film, j'ai passé quinze jours seul dans la forêt avec une ourse et ses trois petits. Je suis resté trois jours sur un mirador, puis je suis descendu en parlant à l'ourse pour lui signaler ma présence. Je lui ai parlé tous les jours, cela peut sembler idiot mais elle m'a accepté, sans aucune crainte, ni de mon côté ni du sien." Aujourd'hui, de sa maison d'Aventignan, d'où il voit chaque jour les forêts pyrénéennes habitées par le plantigrade, Michel Tonelli, à travers son film, parle aux hommes pour leur dire qui est l'ours.

Vivre avec l'ours est la suite du film  "L'ours, histoire d'un retour" de Michel Tonelli.

L'ours, histoire d'un retour

Après l'avoir chassé et quasi exterminé, la population pyrénéenne tente, depuis 1996, de réintroduire l'ours brun dans son habitat naturel. Récit d'une expérience qui a déchaîné les passions, et fait couler beaucoup d'encre.

Les Pyrénées. Une magnifique chaîne de montagnes dressée entre la France et l'Espagne. c'est ici, au c¿ur des forêts de feuillus et de conifères, que vit depuis la nuit des temps l'ours brun. La cohabitation de cet animal singulier et solitaire avec l'homme a failli conduire à l'extinction de l'espèce. Victime d'une traque sans merci, l'ours a en effet disparu du paysage pyrénéen au fil du temps sans que personne ne s'en aperçoive.

Les chiffres sont pourtant éloquents : 200 animaux en 1930, 70 en 1954, 36 en 1970, à peine une quinzaine en 1980. l'ours est en passe de devenir un vieux souvenir, lorsqu'en 1982 François Mitterrand lance un vibrant appel pour sauver l'espèce. Seule solution : renforcer la population relique par la réintroduction d'animaux venus d'ailleurs. c'est ce que va faire l'Association pour le développement économique et touristique (ADET) créée sous l'impulsion du maire de Melles, l'une des quatre communes associées au projet.

Ennemis d'hier, chasseurs et écologistes travaillent de concert pour accueillir au mieux deux femelles et un mâle, soigneusement choisis en Slovénie. Car pour que les ours s'adaptent à leur nouvel environnement, encore faut-il que celui-ci leur convienne et que les animaux soient génétiquement proches de leurs congénères pyrénéens et en bonne santé.

Lâchés courant 1996, Jiva, Melba et Pyros ont vite trouvé leurs repères. Le printemps suivant, les deux femelles sortent d'ailleurs d'hibernation accompagnées de petits oursons, pour le plus grand bonheur des biologistes.

Mais la présence des ours va perturber l'existence des bergers qui ne tardent pas à manifester leur mécontentement. Il faudra encore des années à l'homme pour réapprendre à partager la montagne avec ces animaux sauvages et libres

13 décembre 2007

Evaluation à mi-parcours du Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées

La Direction régionale de l’environnement MIDI-PYRENEES (Service sites, paysages et nature) organise dans le cadre de l'évaluation à mi-parcours du "Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009", des "Missions d’inspection générale de l’Environnement"

Ours, brebis Pascal Noël la paix

Voyage d'étude dans les Asturies - Espagne du 26 au 29 novembre 2007

D'autres voyages sont prévus en Italie, en Slovénie, aux Etats-Unis...

A suivre donc.
Photo Pascal Noël

Le voyage de Bruno Besche-Commenge dans les Asturies

Retranscription de l'interview vidéo de Bruno-Besche Commenge réalisée par Ariège News.
Les intertitres sont de la buvette.

Le développement durable à partir des races autochtones

Bruno-Besche-Commenge BBCBruno Besche-Commenge : Moi, je suis personnellement en contact avec les asturiens depuis bientôt 2 ans pour des problèmes qui ne concernent pas l'ours ni le loup (parce que pour eux, le gros problème, c'est le loup !) qui au delà de ce problème concerne qu'est ce qu'on peut faire en commun au niveau d'un véritable développement rural, en particulier autour des races locales.

Alors nous, il y a la gasconne en Ariège, la Castillonnaise, la Tarasconnaise, Merens. Eux ont aussi leurs propres races bovines, ovines et caprines. Et on essaie de regarder, on est en train de le mettre sur pied d'ailleurs, comment Asturies, Pyrénées, pourraient essayer de faire quelque chose au niveau du développement durable à partir des races autochtones.

Alors les problèmes de l'ours et du loup arrivent en second par rapport à ça. Ce n’est pas notre problème premier. Notre problème premier, je le répète, c'est qu'est ce qu'on peut faire pour que les gens vivent avec ces races et avec un élevage de type développement durable.

Asturies : un problème de loup

Eux sont confrontés à un problème de loup, qui amènent certaines zones entières des Asturies à ne plus avoir d'ovins ni de caprins, à ne plus pouvoir faire certains fromages parce que les brebis et les chèvres sont mangées par les loups. Ils n'ont pas vraiment de problèmes avec l'ours puisque, pour des raisons historiques, il y a toujours eu des ours dans des zones de réserves particulières, réserves de chasse en particulier, réserves de biosphère ensuite, et zones donc dans lesquelles il y a une dépopulation rurale absolument énorme et où les gens désespérés, un petit peu, utilisent, et on ne peut pas le leur reprocher du tout, l'image de l'ours comme produit touristique pour essayer qu'au moins, il y aie encore des jeunes qui restent un petit peu, ce qui ne se produit pas. Il y a encore un exode rural, il y a encore de grandes difficultés à garder ces populations dans ces vallées. Mais donc, à notre inverse, ils ont l'ours, en particulier dans des zones où il a toujours existé et où, aujourd'hui, ils le considèrent comme leur dernière chance économique. Donc on ne peut pas dire qu'il y a deux situations parallèles.

Des ours pyrénéens gras nourris à la viande

Nous pour l'ours, on se trouve confronté au fait qu'il n'y a plus d'ours pyrénéens; on le sait. L'ancien président du parc National, Etchélécou l'a dit cent fois. La souche pyrénéenne, elle est finie. Alors, on le regrette mais ... y en a plus ! On a été confronté à quelques chose qui sidère les asturiens eux-mêmes : c'est l'importation d'ours slovènes, dont des travaux récents fait par des écologues asturiens lors d'un colloque scientifique qui a eu lieu je crois en 2005; des chercheurs biologistes ont fait un travail sur le nourrissage des ours en Slovénie, dans lequel ils montrent que depuis deux siècles, les ours slovènes sont nourris avec des cadavres d'animaux domestiques : chevaux, bovins etc. A l'origine c'était pour faire des points de fixation pour que les chasseurs fortunés puissent venir tirer les ours. Cela a continué à être fait au niveau du mode de gestion.

Des ours asturiens faméliques qui ont du mal à survivre

Quand on montre cette situation aux éleveurs asturiens qui eux ont des ours qui ne sont pas en très bonne santé physiquement. Ils n'ont pas assez à manger. Ils descendent même aux portes des villes, on en a même vu passer sur les plages (C'est très proche de la montagne, 30 km entre les sommets et les plages), à la recherche de quoi se nourrir. Alors c'est des ours que les copains là bas me décrivent (moi je n'en ai jamais vu hein) comme un peu famélique, un peu maigre, qui ont du mal à survivre, mais c'est vrai que les éleveurs, dans les zones où il y en a n'ont pas de problèmes avec eux. Ils en ont avec les ruches ou accessoirement, mais c'est vrai aussi qu'ils n'y a plus d'élevages ovins ou caprins dans ces zones. A Somiedo, c'est simple, les quelques uns qui ont encore des brebis, c'est comme nous les poules au jardin : 5 brebis pour les quelques élevages où il y en a encore.

Donc on ne peut absolument pas comparer les deux situations. Par rapport à l'ours :

Vallée de Somiedo, désespoir des gens tout à fait compréhensible (c'est des gens remarquables), désespoir des gens par le fait que toutes les forces vives de Somiedo fichent le camp donc l'image de l'ours comme une sorte de bouée de secours auquel on se raccroche et personne ne peut le leur reprocher.

Nous, situation tout à fait différente, on a des brebis, il y a des jeunes qui se réinstallent, plusieurs centaines de milliers de brebis sur la chaîne et des ours carnivores depuis deux siècles qu'on nous importe. Donc c'est vrai que c'est, que sur ce plan là, il y aurait des millions de chose à dire, mais que sur ce plan là, on a des situations qui ne sont pas comparables. Voilà.

Bruno Besche-Commenge

Un problème d'hommes, pas d'ours

La biodiversité acceptable se limite pour Bruno Besche-Commenge aux races domestiques qui entretiennent (quand elles sont bien menées) les paysages ouverts. Les ours ce n'est pas la biodiversité, ce ne sont que des ennuis, comme la forêt qui progresse sur des terres défrichées par les ancètres éleveurs.

Il est surprenant de constater que les populations d'ours asturiens "faméliques" progressent et se rapprochent, dans l'acceptation populaire (Lire "Cantabrie, les ours des 2 noyaux se rapprochent") et que par ailleurs, dans les Pyrénées française, la population d'ours gras et carnivores, elle, tend à disparaitre au millieu d'une minorité d'éleveurs agressifs et prêts à tout pour les "aider" un peu.

Chasseurs et bergers sont parfois les mêmes ! René Marquèze est donc en quelque sorte le sauveur qui a fait sauté l'alibi de la sauvegarde de l'ours. Grace à lui, la défense du plantigrade est devenu «un luxe couteux, une lubie d'écolos parisiens et de nostalgiques en manque de sauvage et de retour au sources ». Le discours est bien rôdé.

Et si le problème ne venait pas des ours mais des hommes ?

  • D'un côté, des asturiens qui cohabitent et en tirent profit;
  • De l'autre, des pyrénéens bornés qui refusent la cohabitation, touchent les primes, profitent au maximum des failles du système, suppriment les ours illégalement et cherchent à détruire leurs territoires tout en se présentant comme de grand défenseurs de la nature, à grands coups de "biodiversité" et de "développement durable".

Nous retrouvons ici un cas exemplaire de la rhétorique anti-environnementale parfaitement décrite par Laurent Mermet dans son étude "L’Institution Patrimoniale du Haut Béarn" où le paragraphe " beaucoup de réaction anti environnementale, un peu d'intégration de l'environnement" décrit les méthodes utilisées par les acteurs qui combattent la protection de l’environnement. Plus c'est gros, plus cela marche. Je n'ai effectivement rien contre la protection des races "autochtones", pmais pas sur le dos de l'ours.

Derrière cette interview de Bruno Besche-Commenge, ma foi conciliant et reconnaissant l'acceptation de l'ours en Asturies, se cache aussi le militant de l'ADDIP, celui qui cherche à faire capoter les démarches de conciliation du ministère. Ces voyages d'étude cherchent à rapprocher les points de vues et à dénouer la crise. Mais les ultras pastoraux de l'ADDIP ou Louis Dollo ont d'autres objectifs : la mort définitives des ours sauvages et le refus des contraintes liées à la protection des troupeaux.

La mort des ours ne changera pourtant rien au prix de l'agneau de Nouvelle-Zélande et à la crise du pastoralisme. Mais l'ours est un mythe unificateur qui permet aux éleveurs de se regrouper et de retrouver une énergie que la crise disout lentement.

L'ours n'est qu'un instrument, un animal manipulé par ses détracteurs comme par ses protecteurs d'ailleurs ; c'est bien loin d'être un animal sauvage, il est cantonné, déplacé, surveillé, suivi, pourchassé, empoisonné, plombé.

Si la France ne décide pas de protéger efficacement et rapidement ses derniers ours contre ceux qui cherchent à lui nuire mais aussi la tranquilité et l'étendue de ses territoires, ses lieux et périodes de repos, ses couloirs de passages, ses sources d'alimentation, la population du plus grand des mammifères français n'aura pas d'avenir. "L'ours brun n'est pas en danger, puisqu'il en reste ailleurs". Jolie manière de refiler le problème aux voisins et de se laver les mains pour de petits esprits rétrogrades et manipulateurs. Alors pourquoi chercher à sauver les races autochtones ? Il y a plein de brebis en Ecosse, en Irlande, en Nouvelle-Zélande et en Australie, pas besoin d'en avoir en France. De plus la progression de la forêt dans les territoires de montagne sera un puit d'oxygène pour lutter contre le réchauffement climatique. Nostalgique du bruit des sonnailles ? Il y a des CD en vente chez les disquaires. Les brebis ne sont pas plus précieuses que les ours. Au diable l'intérêt, la fonction et l'usage. A quoi cela sert un ours, une brebis ? A quoi cela sert un berger en déficit chronique ? L'ours, l'homme et les brebis ont le droit de vivre dans leur territoire, la montagne. Et si l'homme changeait ?

Bruno Besche-Commenge : L'Etat nous ont flanqué dans un piège

Bruno Besche Commenge est un "scientifique" qui argumente pour les associations ultra pastorales. Au lendemain du retour de voyage dans les Asturies, une source bien informée et digne de foi a envoyé à la buvette des alpages l'extrait d'un échange entre Bruno Besche-Commenge et quelques responsables d'associations de défense du patrimoine bien connues. Le sujet ? L'Etat, en préparant le voyage dans les Asturies aurait tanté de manipuler les éleveurs.

Le diable est partout ma bonne dame. Les fonctionnaires ne sont plus ce qu'ils étaient. Rappelez-vous les interventions dans les forums de Louis Dollo injuriant les fonctionnaires, les tentatives pour discréditer les responsables de l'Equipe Technique Ours, les veaux d'Aston, les tentatives pour discréditer les personnes chargées des constats de dégâts sur troupeux, Augustin Bonrepaux dénoncant le noyautage du ministère de l'Ecologie par les associations. L'Etat est le seul partenaire, mais il est corompu et contre les éleveurs, la théorie du grand complot continue. Que la FNSEA vienne à votre secours...

A., un des contacts espagnol de Bruno Besche-Commenge lui aurait dit après les dernières évolutions de ses relations téléphoniques avec le ministère asturien : "Una trampa, ils vous ont flanqué dans una trampa", un piège. Bruno Besche-Commenge ajoute "C'est comme si nous ils nous envoyaient à Yellowstone pour voir que tout va bien avec les loups! Heureusement que nos délégués sont affûtés et que A. est très bon !"

Bruno Besche-Commenge a découvert un article de "Nueva Espana" qu'il désire "mettre au chaud" pour le rapport final de l'ADDIP. "Je ne connaissais que la pré-visite de l'ADET or il y a eu aussi une visite de notre Ministère pour bien bétonner." Le linguiste et spécialiste en dialectique pense que deux acteurs sur trois (L'ADET et le Ministère de l'Ecologie) ont participé à la préparation du voyage selon des formes qui les arrangeait en excluant les représentants du monde pastoral qu'il nomme le 3ème partenaire. "Je ne vous dis pas le bordel que ça a été pendant que je faisais James Bond en Asturies pour essayer d'organiser une rencontre avec une autre voix."

Il se propose aussi de raconter aux différents responsables ultrapastoraux dispersés dans les diverses associations les pressions exercées par le ministère asturien de l'environnement et du développement rural (il précise bien "dans cet ordre") sur certains éleveurs pour qu'ils n'interviennent pas et ne témoignent pas lors du voyage de la délagation française dans les Asturies. "J'ai passé 2 jours un peu sauvages et j'ai encore moins dormi que d'habitude, je crois que j'étais un peu énervé!"

Le grand complot devant être dénoncé, Bruno Besche-Commenge ajoute que "cette inégalité dans la préparation devra être vigoureusement soulignée dans le rapport et rendue publique." Ce voyage est, me semble-t-il, organisé par l'Etat qui "invite" des participants. Il est normal que ce voyage aie été préparé. Le reste n'est qu'un délire paranoïaque de persécution. Suspectant la même préparation "orientée" pour les voyages à venir, suivants, Bruno Besche-Commenge invite ses partenaires à surveiller la presse italienne des Abruzzes pour voir "ce qui se mitonne" du côté du Trentin où il pense celà "fonctionne pareil". Il termine en se réjouissant "que le chemin sera long pour transformer les Pyrénées en une sorte de Somiedo".

Paranoïa pastorale ou pastoralisme aveugle ?

Voilà dans quel état d'esprit complètement paranoïaque les "délégués" du milieu pastoral ont fait le déplacement dans les Asturies. Alors que les autres associations prennent la gestion modèle espagnole en exemple, pour eux "Tous les participants au voyage se sont accordé à reconnaître que la restauration de la population d’ours en France a été une suite d’échecs successifs." et "Pour nous comme pour les autres membres de la délégation, l’évidence de l’impossible transposition du modèle asturien à nos Pyrénées".

Je t'aime moi non plus

Ai-je du mal à lire le français ou est-ce un nouvel épisode d'utilisation du langage ipéhachébé, une nouvelle version de "Je t'aime moi non plus" ? Relisons les communiqués respectifs :

Le FIEP dans "Pas d'anti ours dans les Asturies"

  • "Les rencontres avec les interlocuteurs espagnols (élus, éleveurs, chasseurs, associations, administrations, acteurs du tourisme…) ont souligné l'attachement unanime à l'ours dans cette région."
  • "La démonstration a été faite que  dans les Asturies, l'ensemble des acteurs a pris conscience de la richesse de leur patrimoine commun symbolisé par l'ours et de l´intérêt de sa préservation pour l'avenir de leur région."

L'ADET dans "L'ours, la démonstration espagnole"

  • "Pas un seul interlocuteur, pas un seul éleveur, n’a exprimé un début de contestation sur la question de l’ours. Au contraire, les espagnols ont insisté sur la nécessité de protéger cette espèce classée autant par la loi espagnole qu’asturienne comme en «danger d’extinction». Ils ont apporté une preuve supplémentaire, s’il le fallait, que l’existence d’autres populations d’ours bruns dans le monde n’exonère personne de ses obligations en matière de lutte contre l’érosion de la biodiversité."

L'intention des ultra-pastoraux est clairement de saboter ces tentatives de dialogue et de concertation et d'établir un vrai dialogue de sourd. D'un côté, exclure les associations pro-ours, de l'autre se présenter comme les seuls interlocuteurs valables :

  • Marie-Lise Broueilh : "Notre seul interlocuteur c'est l'état, nous n'avons rien à voire avec l'ADET ou une autre association environnementaliste."
  • Marie-Lise Broueilh : "Nous revenons légitimés par le ministère dans le rôle incontournable que nous avons à jouer pour sortir de 10 ans d’une crise préjudiciable à tous, dans lequel notre interlocuteur ne pourra être que l’Etat."
  • Louis Dollo : "Décidément, l'ADET n'est pas et ne pourra jamais être un interlocuteur des territoires de montagne tant cette association fait preuve d'un obscurantisme idéologique."

Dans le communiqué de l'ADDIP, il y a bien une lueur d'espoir : "Il nous appartient de faire des propositions concrètes d’avenir pour les Pyrénées qui, s’inscrivant dans ce triple cadre, porteront des projets concrets de développement durable dans les rôles qui ont toujours été les nôtres, adaptés aux spécificités territoriales des Pyrénées mosaïque de situations différentes : production agricole pour nourrir les hommes, - création et maintien de paysage et de biodiversité, - offre de sites et d’activités de loisir pour ceux qui les visitent, - emplois et plaisir de vivre pour ceux qui y habitent."

Mais dans ses perspectives, on ne trouve pas un mot sur la survie des ours, uniquement :

  • "nourrir les hommes" (comprendre vendre des agneaux et des fromages),
  • "maintenir le paysage" (les estives pastorales sont opposées à la forêt envahissante responsable de "l'ensauvagement du territoire")
  • "maintenir la biodiversité" dont l'ours est exclu; la seule bonne biodiversité étant la pastorale et celle des espèces domestiques autochtones chères à Bruno-Besche-Commenge.

Est-il utile de payer des voyages à ces opposants pour qui les mots "concession", "compromis" ou "dialogue" sont inutilisables et pour qui les objectifs consistent simplement à torpiller les démarches et le dialogue organisé par l'Etat, le seul interlocuteur qu'ils supportent encore en poussant des cris de vierges effarouchées.

Que vont être leurs propositions concrètes ? Un parc à ours et des grillages comme à Proaza. Ah, non c'est vrai, le modèle asturien n'est pas exportable dans les Pyrénées. Ouf !

Les ultrapastoraux essaient de miner le dossier Ours des Pyrénées

Pour Louis Dollo : "le seul interlocuteur c'est l'Etat". La stratégie des éleveurs consiste à saboter les voyages d'étude organisé par l'Etat.

Louis DolloDessin gracieux de M.L.

Réactions de Louis Dollo au communiqué de l'ADET de retour du voyage dans les Asturies.

Louis Dollo : "Ce communiqué est la preuve que l'ADET - Pays de l'ours n'a strictement rien compris à la problématique :

  • Déjà, constater que l'activité d'élevage est surtout celle de bovins sans en tirer les conséquences est assez lamentable.
  • Ne pas comprendre que la situation économique et le niveau de tourisme dans les Asturies et dans les Pyrénées n'est pas le même est consternant.
  • Ne pas s'être rendu compte que les Pyrénées n'avaient pas attendus, depuis la fin du XVIII ème siècle est assez consternant.
  • Prétendre que "pas un seul interlocuteur, pas un seul éleveur, n'a exprimé un début de contestation sur la question de l'ours " relève d'une interprétation mensongère des faits qui se sont déroulées sur le terrain. Les divers communiqués et lettre de l'ADDIP, les observations, constats, rapports qui ont été fait prouvent bien le contraire. Enfin, dire que "l'Espagne montre à la France…." est tout simplement humiliant et dégradant pour la population pyrénéenne qui n'a rien à envier aux Asturies.

Décidément, l'ADET n'est pas et ne pourra jamais être un interlocuteur des territoires de montagne tant cette association fait preuve d'un obscurantisme idéologique. Comme le disait Marie-Lise Broueilh dans sa conférence de presse le 4 décembre à Tarbes : "Notre seul interlocuteur c'est l'état, nous n'avons rien à voire avec l'ADET ou une autre association environnementaliste. Les limites sont donc bien fixées."

Louis Dollo, le 4 décembre 2007

Louis Dollo est guide de Pays, il écrit des articles dans la presse favorable aux thèses ultra pastorales (Lourdes-Infos, Tarbes-Infos, Kairn) et est webmaster du site pyréniais Pyrénées-pireneus. Il inonde la toile de liens vers sa prose anti-environnementale. Suite à sa page "Franska et le plan ours plombés ! ", l'Association FERUS met Louis Dollo en cause dans le dossier de la mort de Franska.

Louis Dollo et les associations ultra pastorales trouvent que les prédateurs : les ours, les loups, les lynx gênent, que les vautours gênent aussi, que les associations environnementales empêchent les éleveurs de rendre la montagne propre. Ce qui gêne, il faut s'en débarasser ou réguler. Pour ce faire ils utilisent leurs relations dans la presse locale et nationale et le réseau de politiciens locaux proche du milieu pastoral et de l'agriculture.

Ces voyages d'étudent destinés à mettre fin à la guerre de l'ours gênent aussi. La technique consiste donc à "miner l'ambiance" et à empécher tout rapprochement des points de vues. L'Etat va devoir gérer finement les ultras susceptibles et leur stratégie d'obstruction et d'extinction de la population d'ours dans les Pyrénées au seul profit de la "biodiversité pastorale".

03 décembre 2007

FIEP - Asturies : La cohabitation avec l'ours, c'est une volonté

Communiqué du FIEP

Le Ministère de l´Écologie, du Développement et de l´Aménagement Durables a convié une délégation de pyrénéens à un voyage d´étude dans les Asturies en Espagne afin d´étudier les conditions de gestion de population ursine et de formuler des propositions pour une meilleure cohabitation entre les activités humaines et l´ours dans les Pyrénées.

Cette délégation française était composée d´élus, de représentants de l´État, d´associations d´éleveurs, de protection de la nature et de fédérations de chasseurs, des pros et des anti-ours. Les rencontres avec les interlocuteurs espagnols (élus, éleveurs, chasseurs, associations, administrations, acteurs du tourisme…) ont souligné l'attachement unanime à l'ours dans cette région.

Dans les Asturies, l´ours est un moteur de développement local. Il est l´ambassadeur de la qualité du milieu naturel que viennent rechercher bon nombre de visiteurs. En 1980, Sur la commune de Somiedo, on recensait 7 établissements d´hébergement et de restauration à vocation touristique, en 2007 ils sont prés de 70 ! Le tourisme est basé sur le développement durable avec des entreprises familiales générant la fixation de la population et la restauration du patrimoine. De plus, il a été clairement confirmé que l´ours ne faisait pas peur aux amateurs de randonnées. Celui-ci attire chaque année d´avantage de visiteurs sans qu´il n´y ait d´accidents alors que la densité d´ours est bien supérieure à celle des Pyrénées (130 ours).

Les chasseurs participent activement à la conservation de l´ours et des adaptations de l´activité cynégétique sont pratiquées dans la zone de présence de l´ours afin d´assurer sa tranquillité. Pas un seul éleveur rencontré n´a présenté la moindre opposition à l´ours, au contraire ils ont décrit une cohabitation sans problèmes au quotidien.

La démonstration a été faite que  dans les Asturies l´ensemble des acteurs a pris conscience de la richesse de leur patrimoine commun symbolisé par l´ours et de l´intérêt de sa préservation pour l´avenir de leur région. Cet état d´esprit est résumé dans la déclaration de l´un des maires : "La cohabitation avec l´ours, c´est une volonté. Si l´on entretient le conflit alors effectivement il y aura conflit. Si l´on arrive à conserver et à vivre avec la nature qui nous entoure alors c´est un signe positif pour notre futur."

FIEP - Groupe Ours Pyrénées
Source : Communiqué du FIEP

Pour l'ADET, la gestion de l'ours des Asturies est une démonstration

Communiqué Pays de l’Ours - ADET
Association pour le Développement durable des Pyrénées
Arbas, le 3 décembre 2007

A l’initiative du Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables, une délégation de pyrénéens s’est rendue du 26 au 29 novembre dans les Asturies ( La principauté des Asturies compte 78 communes pour une superficie de 10.000 Km2 et un million d’habitants. Une centaine d’ours est présente sur 19 communes, soit 206.000 ha et 75.000 habitants : une région peuplée et dynamique.) en Espagne.

Le premier succès de cette initiative est incontestablement d’avoir associé pour ce déplacement des personnalités de toutes sensibilités sur la question de l’ours.

Tout au long des visites et des rencontres, nos interlocuteurs élus, professionnels du tourisme, éleveurs et associatifs ont exprimé d’une seule voix :

  • leur attachement à la présence de l’ours ;
  • l’absence de conflit avec l’élevage ;
  • l’absence de conflit avec les activités de chasse ;
  • l’absence de problème de sécurité sur les personnes ;
  • l’importance de la présence de l’ours comme principal outil de développement du tourisme ;
  • et la très bonne acceptation de la présence l’ours dans la population locale.

Pas un seul interlocuteur, pas un seul éleveur, n’a exprimé un début de contestation sur la question de l’ours. Au contraire, les espagnols ont insisté sur la nécessité de protéger cette espèce classée autant par la loi espagnole qu’asturienne comme en «danger d’extinction». Ils ont apporté une preuve supplémentaire, s’il le fallait, que l’existence d’autres populations d’ours bruns dans le monde n’exonère personne de ses obligations en matière de lutte contre l’érosion de la biodiversité.

Voyageetudeasturies07 Si l’élevage asturien est principalement bovin, les milliers de moutons transhumants sur ce territoire (qui compte également plusieurs centaines de loups) ne connaissent pas de prédation particulière : les troupeaux y sont toujours gardés par des bergers accompagnés de chiens de protection. Dans le Parc Naturel de Somiedo, dont l’activité agricole est particulièrement importante, on constate même que la zone de plus forte présence de l’ours est également celle où l’élevage est le plus dynamique.

L’ours, emblème des Asturies, est utilisé comme vecteur d’un développement touristique de haute qualité basé sur la richesse du patrimoine naturel. Dans la seule commune de Somiedo, les capacités d’hébergement hôtelier sont passées en quelques années de 50 à 1800 lits ! Plusieurs interlocuteurs, éleveurs compris, ont même affirmé que la disparition de l’ours serait pour ce territoire une «catastrophe économique».

Cette réussite n’est pas le fait du hasard : c’est le fruit d’une volonté et d’un travail partagés par l’ensemble des acteurs pour concilier toutes les activités humaines avec la nécessaire protection du patrimoine naturel. C’est l’expression d’une grande maturité politique dans la gestion du «partage» de l’espace et dans la façon d’aborder les problématiques de manière globale, transversale, cohérente et durable, et non sectorielle et corporatiste comme c’est trop souvent le cas dans les Pyrénées.

Ainsi, l’Espagne montre à la France que le «projet pyrénéen» visant tout à la fois à restaurer une population viable d’ours tout en favorisant son développement n’est pas isolé en Europe. Le prochain déplacement en Italie dans le Trentin devrait en être une illustration supplémentaire.

Contacts presse : François Arcangeli, Président de « Pays de l’ours – Adet »,
Maire d’Arbas – 06 12 48 12 21

30 novembre 2007

L'ADDIP se sent incontournable et légitimée

"Tous les participants au voyage se sont accordé à reconnaître que la restauration de la population d’ours en France a été une suite d’échecs successifs.", rien que celà...

Communiqué de l'ADDIP, de retour des Asturies

ADDIP - Marie Lise Broueilh : "En préambule à ce voyage, nous avons dû négocier une meilleure représentativité au sein de la délégation, obtenant trois membres de l’ADDIP sur 14 participants presque tous pro-ours, ainsi que la possibilité d’une rencontre sur place avec des interlocuteurs locaux alternatifs de ceux imposés par le programme, que les ministères français et asturiens ont d’ailleurs tenté d’empêcher. Nous avons rappelé aux organisateurs que notre participation ne devait pas être interprétée comme une acceptation de la coexistence avec l’ours ou le loup, pas plus que notre adhésion à un quelconque processus de décision.

Notre voyage a conforté tout le bien fondé de nos réserves. Sur place, nous nous sommes attachés à évaluer le plus justement possible l’expérience asturienne, dans sa globalité. Notre vigilance, nos questions nombreuses et ciblées appuyées sur le travail préalable de l’association ont mis à jour, pour nous comme pour les autres membres de la délégation, l’évidence de l’impossible transposition du modèle asturien à nos Pyrénées".

Tous les participants au voyage se sont accordé à reconnaître que la restauration de la population d’ours en France a été une suite d’échecs successifs. Nous jugeons que l’Etat a commis de graves erreurs : d’une part en n’associant pas les habitants et les éleveurs qui ne sont représentés dans aucune des instances de décision. D’autre part en considérant uniquement la question de l’ours par «la lorgnette nature sauvage», ignorant l’impact global des décisions prises et leurs répercussions transversales sur l’ensemble des composantes du massif.

Nous revenons légitimés par le ministère dans le rôle incontournable que nous avons à jouer pour sortir de 10 ans d’une crise préjudiciable à tous, dans lequel notre interlocuteur ne pourra être que l’Etat. Avec cette expérience, le débat s’élève enfin au-delà de la question simpliste «pour ou contre l’ours». Tous les éléments que nous rapportons des Asturies démontrent objectivement comment la «récupération de l’ours», comme on le dit à Somiedo, ne peut s’inscrire que dans le cadre d’un développement durable et global du territoire incluant toutes ses dimensions environnementales, économiques et sociales.

Il nous appartient de faire des propositions concrètes d’avenir pour les Pyrénées qui, s’inscrivant dans ce triple cadre, porteront des projets concrets de développement durable dans les rôles qui ont toujours été les nôtres, adaptés aux spécificités territoriales des Pyrénées mosaïque de situations différentes : production agricole pour nourrir les hommes, - création et maintien de paysage et de biodiversité, - offre de sites et d’activités de loisir pour ceux qui les visitent, - emplois et plaisir de vivre pour ceux qui y habitent.

Source ADDIP

27 novembre 2007

Cantabrie, les ours des 2 noyaux se rapprochent

Espagne - Monts Cantabriques - Les deux noyaux qui forment la population d'ours des Monts Cantabriques se rapprochent. La présence d'une femelle avec des oursons dans une vallée qui séparent les deux noyaux est donc une opportunité pour la jonction des deux populations. Le passage d'un ours mâle d'une population à l'autre permettra aussi le mélange des gênes entre les deux noyaux encore menacés.

Ferus publie un article intitulé "Espagne, l’ouest à la conquête de l’est" qui reprend une actualité de la Fondation pour la politique des animaux sauvages (Fapas), principal organisme de défense des ours en Asturies.

2 bonnes nouvelles pour les ours de la cordillère cantabrique. Pour rappel, cette population est composée de 2 noyaux, l’un occidental (80-100 ours) et l’autre oriental (25-30 ours). Les 2 noyaux sont séparés depuis le début du XXème siècle et montrent des différences génétiques importantes ; le noyau oriental est extrêmement fragile et a fortement besoin d’un apport génétique nouveau.

Présence d'une mère et d'oursons dans une vallée située entre les 2 noyaux des Monts Cantabriques

Situation des 2 populations d'ours dans les Monts Cantabriques, Espagne Les ours du noyau occidental se sont rapprochés du noyau oriental (montagnes de Palencia). Ils recolonisent en effet la vallée de Trubia et sont de plus en plus proches d’Oviedo, la capitale des Asturies. Une ourse et ses 2 oursons ont été détectés à 8 km des limites administratives de la ville. C’est la première fois depuis 10 ans que des oursons sont détectés dans ce secteur. Depuis 3 ans, on constatait déjà la présence d’individus erratiques. Ce nouveau sous-noyau semble maintenant comprendre au moins 3 femelles reproductrices soit autant que le sous-noyau de Somiedo. Le retour de l’espèce dans la vallée de Trubia est donc une réalité et marque une avancée essentielle dans la reconnection des noyaux occidental et oriental.

Le FAPAS a également souligné l’augmentation de femelles reproductrices dans la vallée de Pigüeña (Somiedo) avec 3 femelles suitées repérées cette année.
Source : Oseznos a ocho kilómetros de Oviedo / La nueva Espana

Nouveau mélange de gênes

Un mâle du noyau occidental a rejoint le noyau oriental. C’est une bonne nouvelle qui permettrait le mélange des gènes entre les 2 noyaux. Pour l’instant, rien n’indique que le mâle ait trouvé une femelle pour s’accoupler. Dans les années 1990, un autre mâle du noyau occidental avait réussi à rejoindre le noyau oriental. Mais, blessé, il mourut rapidement. Afin d’améliorer le patrimoine génétique du noyau oriental, il faudrait, au minimum, une reproduction avec un mâle occidental tous les 10 ans. Espérons que ce nouvel ours, baptisé El Emigrante, tienne toutes ses promesses.

Source : Asturias logra comunicar la fauna osera de oriente y occidente / La Voz des Asturias
Traduction : FERUS

Les éleveurs casseurs d'Arbas condamnés

Les dix éleveurs et membres des associations opposées à la survie de l'ours dans les Pyrénées qui avaient violement manifestés à Arbas le 1er avril 2006 ont été condamnés à 6.796 € pour dégradation de biens publics.

Les éleveurs anti ours condamnés pour dégradation de biens publics à Arbas Dix éleveurs ont été condamnés lundi 26 novembre par la cour d'appel de Toulouse à payer 6.796 euros en réparations des dégradations commises dans la commune d'Arbas (Haute-Garonne), le 1er avril 2006, lors d'une violente manifestation contre le lâcher dans les Pyrénées d'ours slovènes. Les éleveurs condamnés devront également payer 2.000 euros de frais de justice.

Les dix prévenus avaient été condamnés en première instance, en septembre 2006, à verser solidairement 4.300 euros de dommages et intérêts à la commune d'Arbas, dont le maire est François Arcangeli, président de l'ADET, l'association qui a favorisé la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées centrales. Les éleveurs avaient à l'époque déclaré que les associations paieraient les frais et amendes. L'ASPAP est majoritairement financée par un "don" de 20000 € d'Augustin Bonrepaux, président du conseil général de l'Ariège.

Philippe Lacube, porte parole des antis ours de l'ASPAP est satisfait "Pour nous, la somme d'environ 6.700 euros reste importante, mais nous avons la satisfaction de savoir qu'elle ne représente que 10 à 11% des demandes du maire d'Arbas". Philippe Lacube a ajouté que les éleveurs n'engageraient pas de pourvoi en cassation. Il a aussi critiqué l'attitude du maire d'Arbas qui les poursuit en justice et "se répand néanmoins dans la presse pour enterrer la hache de guerre". François Arcangeli réclamait comme en première instance 17.844 euros au titre de réparations des dégradations et 20.000 euros pour le préjudice lié à l'image du village. Pour lui, "c'est un jugement mesuré même si pour eux c'est une somme pas négligeable". "Le premier jugement était très en deçà d'un équilibre et là, on s'y est approché".

Il est surprenant de voir que Monsieur Lacube oublie que le maire d'Arbas a aussi pour mission de représenter les habitants de sa commune qui ont été choqués par les violences et les dégâts causés par l'ASPAP et ses militants. N'ont-ils pas le droit de remettre en état le mobilier urbain détruit, de nettoyer la façade et l'intérieur de la mairie ? François Arcangeli, maire d'Arbas a estimé le montant des dégradations (façade souillée, jardinières piétinées, etc.) à 10% du budget de la commune. Les arbasiens ont donc dû y aller de leur poche, mais justice est rendue.

Tintin en Espagne

La Direction régionale de l’environnement MIDI-PYRENEES (Service sites, paysages et nature) à organisé, dans le cadre de l'évaluation à mi-parcours du "Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009", une "Mission d’inspection générale de l’Environnement" et plus précisément, du 26 au 29 novembre 2007, un voyage d'étude avec une délégation française dans les Asturies, en Espagne.

Ce voyage n'a pas été simple à organiser, les opposants à l'ours ayant dès le départ annoncé que leur participation ne pouvait être interprétée comme "la remise d'un chèque en blanc". Mais pour une fois, à la place du boycott, il sont du voyage, remontés pour critiquer la cohabitation avec l'ours en Espagne.

Composition de la délégation qui est partie en Espagne

  1. Madame Marie-Lise BROUEILH, présidente de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen – Hautes Pyrénées
  2. Madame Sylvie SALAÜN, présidente de l’Association pour la Cohabitation Pastorale
  3. Monsieur François ARCANGELI, maire d’Arbas et président de l’association Pays de l’Ours
  4. Madame Magali BONIFACE, représentante de l’Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées
  5. Monsieur Augustin BONREPAUX, président du Conseil Général de l’Ariège
    Monsieur Sébastien PAULY, représentant de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ariège
  6. Monsieur Jean-Jacques CAMARRA, Équipe Technique Ours – Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
  7. Monsieur Claude CARRIERE, Co-Président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées
  8. Monsieur Rolland CASTELLS, maire de Bagnères de Bigorre et conseiller général des Hautes-Pyrénées,
  9. Monsieur Fernand ESTEREZ, secrétaire général de la Fédération Départementale des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques
  10. Monsieur Thierry GALIBERT,  Adjoint au directeur régional de l’environnement de Midi-Pyrénées
  11. Monsieur  Denis LAURENS, inspecteur général de l’environnement
  12. Monsieur Marcel MINVIELLE, maire d’Etsaut
  13. Monsieur Jérôme OUILHON, directeur du Fonds d’Intervention Eco Pastoral – Groupe Ours Pyrénées
  14. Monsieur Georges RIBIERE, inspecteur général de l’environnement
  15. Monsieur Jean-Luc TRONCO, Sous-Préfet d’Oloron Sainte-Marie

Les antis ont fait pression sur les organisateurs du voyage

Fidèles à leurs habitudes, les associations pastorales opposées à la survie des ours dans les Pyrénées ont "négocié pied à pied" le nombre de leurs représentants jugé "déséquilibré" et ont modifié le programme afin d'avoir la possibilité de rencontrer sur place "des interlocuteurs locaux alternatifs de ceux imposés par le programme."

Programme du voyage dans les Asturies

Lundi 26 novembre 2007

  • Trajet TOULOUSE - MONTREJEAU - TARBES - PAU – PROAZA
  • Déjeuner durant le trajet
  • Hébergement à PROAZA

Mardi 27 novembre 2007

  • 9 h 00 - 12 h 00 : Présentation de la province des Asturies : population, activités économiques. Présentation du plan de restauration : législation sur la faune, répartition des ours, les dommages, la chasse et le tourisme par rapport à l'ours. Discussion.
  • 12 h 00 : Rencontre avec le conseiller à l’Environnement et au Développement Rural, responsable de l'Environnement dans la Communauté Autonome de la Principauté des Asturies. Conférence de presse
  • 12 h 30 - 13 h 00 : Visite du parc des ours.
  • 14 h 00 – 15 h 30 : Déjeuner à PROAZA - Restaurant "le Castañeo du Sabil" Villanueva (Saint Adriano)
  • 15 h 30 - 16 h 00 : Visite de la maison de l'ours à PROAZA et présentation des travaux de la Fondation Ours d'Asturies en matière d’éducation à l’environnement.
  • 16 h 00 : Transfert à POLA DE SOMIEDO.
  • 17 H 15 – 18 h 00 : Présentation du suivi des ours : Province des Asturies, FOP et FAPAS.
  • 18 h 00 – 20 h 30 : Réunion avec les chasseurs, la FOP et la FAPAS
  • 20 h 30 :Dîner à POLA DE SOMIEDO – Restaurant Parrilla-Sidrería "Carión".
    Hébergement à POLA DE SOMIEDO

Mercredi 28 novembre 2007

  • 9 h 30 – 10 h 00 : Visite du centre d'information du parc naturel de POLA DE SOMIEDO.
  • 10 h 00 – 12 h 00 : Réunion avec des représentants d'entreprises du secteur du tourisme de SOMIEDO et de PROAZA
  • 12 h 00 : Transfert à VILLAR DE VILLAS.
  • 13 h 00 – 14 h 00 : Rencontre avec des éleveurs.
  • 14 h 00 – 16 h 00 : Déjeuner à VILLAR DE VILLAS - Restaurant "la Pornacal".
  • 17 h 00 – 20 h 00 : Rencontre avec les maires de SOMIEDO, de PROAZA et d'autres villes et villages, des députés, des représentants du Gouvernement de la Principauté des Asturies.
  • 20 h 00 : Dîner à POLA DE SOMIEDO - Hostal-Restaurante "le Parador". Hébergement à POLA DE SOMIEDO.

Jeudi 29 novembre 2007

  • Trajet POLA DE SOMIEDO - PAU - TARBES - MONTREJEAU – TOULOUSE
    Déjeuner durant le trajet

Voilà du temps passé ensemble et des déjeuners qui pourraient permettre aux avis opposés de se rapprocher. On peut rêver.

Un retour très "Communication" pour les éleveurs

L'ADDIP de Philippe Lacube a ainsi déjà appelé les opposants à venir "nombreux" pour assister à la conférence de presse simultanée qui sera organisée àu retour, invitant "la presse, les adhérents des associations, les éleveurs et usagers de la montagne, les acteurs des territoires, les élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens, les élus des Chambres d'agriculture, les syndicats professionnels, les associations et professionnels de loisirs en montagne, les gestionnaires d'estives, l'Association Nationale des Elus de la Montagne". Tout le banc et l'arrière banc des anti-ours sont donc convoqués le mardi 4 décembre 2007 à 11h simultanément à la chambre d'Agriculture à Foix et à Tarbes. "Une synthèse de nos connaissances et de nos interrogations sur la présence ursine dans les Asturies, ainsi qu'une présentation de notre vision globale du développement durable pour les Pyrénées vous seront adressés avant la conférence de presse."

19 novembre 2007

Les oursons de Hvala s'appèlent Pollen et Bambou

L'ourse Hvala et ses oursons Pollen et Bambou, les oursons de Hvala ont des noms ! Hvala, l'ourse slovène relâchée le 17 mai 2006 à Arbas a donné naissance cet hiver à 2 oursons. Ce sont les deux premiers oursons nés d'une ourse des lâchers de 2006. Lire "Pyrénées : L'ourse Hvala a donné naissance a deux oursons en 2007".

L'ADET avait organisé un grand concours pour donner un nom à ses deux oursons qui représentent l'avenir de l'ours des Pyrénées. Grâce à l'opération "Baptisez les oursons", l'ADET a recueilli près de 13 000 propositions de noms, parmi lesquels ont été choisis les noms suivant : Pollen et Bambou.

Les analyses génétiques effectuées sur les échantillons de poils et d'excréments n'ont pas encore permis de déterminer le sexe des deux jeunes oursons.

13 novembre 2007

René Marquéze sera jugé

René Marquèze pourra se défendre en correctionnelle

La Cour de cassation a confirmé mardi le renvoi en correctionnelle de René Marquèze, le chasseur responsable de la mort de Cannelle en 2004. Cannelle était la dernière ourse de souche pyrénéenne.

Au mois d'avril, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau avait décidé le renvoi en correctionnelle de René Marquèze, annulant le non-lieu prononcé quelques mois plus tôt par le juge d'instruction de Pau.

Selon Me François Ruffié, l'un des avocats des nombreuses associations parties civiles, M. Marquèze contestait le fait que les débats devant la cour d'appel de Pau aient été publics. Mais mardi, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi. Regrettant avoir "perdu du temps", Me Ruffié s'est tout de même "réjoui de cette décision" et "de ce que M. Marquèze va pouvoir ultimement s'expliquer" en public.

René Marquèze, le chasseur qui a tué l'ourse Cannelle est renvoyé en correctionnelle. Il y aura bien un procès Cannelle !Le 1er novembre 2004 en Vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques), René Marquèze avait fait feu sur Cannelle et l'avait tuée. Le sexagénaire avait alors été mis en examen pour "destruction d'espèce protégée". Il a toujours affirmé n'avoir tiré qu'en dernier recours, après avoir cherché à éviter l'animal à plusieurs reprises, lors d'une partie de chasse en montagne.

Source : AFP

René Marquèze va t-il avoir un procès? La réponse aujourd'hui !

René Marquèze, le chasseur qui a tué l'ourse Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne va savoir aujourd'hui s'il sera renvoyé en correctionnelle. La Cour de cassation tranchera ce mardi 13 novembre sur la tenue d'un procès Marquèze.

L'Ourse Cannelle tuée par le chasseur René Marquèze le 1er novembre 2004Cannelle a été abattue le 1er novembre 2004 en Vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques), laissant les ours du Béarn sans femelle, condamnés à la disparition.

Le 19 janvier 2007, un non-lieu avait été prononcé par un juge d'instruction de Pau en faveur de René Marquèze. La cour d'appel de Pau, saisie par des associations de protection de la nature, avait ordonné en avril son renvoi devant le tribunal correctionnel dans cette affaire. René Marquèze s'était pourvu en cassation.

René Marquèze avait été mis en examen le 7 décembre 2004 pour "destruction d'espèce protégée". Il a toujours affirmé n'avoir tiré qu'en dernier recours, après avoir cherché à éviter l'animal à plusieurs reprises, lors d'une partie de chasse en montagne.

L'État ainsi que 19 associations environnementales s'étaient portées parties civiles dans le dossier.

La mort de Cannelle avait provoqué une vague d'indignation en France, poussant même le gouvernement à mettre en place un plan de renforcement de la population d'ours bruns dans les Pyrénées.

07 novembre 2007

Un ours effectue une charge d'intimidation sur un chasseur

Lleida, Mapi Menén - Val d’Aran - César E., un jeune chasseur de 24 ans de la localité de «Aranesa de Les» (Val d’Aran) a été chargé par un ours lors d’une battue au sanglier. Le chasseur se blesse légèrement dans sa fuite.

Dimanche dernier vers midi une battue au sanglier était organisée à à proximité de Bordeta, sur le canton de la municipalité d'Arres. Les chasseurs s’étaient divisés. Les plus âgés qui avaient déjà tiré six sangliers rentraient, tandis que les jeunes se trouvaient toujours dans la zone de chasse.

Alors que les jeunes étaient entrain de se reposer, un ours déboucha, sans doute dérangé par la chasse, et se retrouva face à César E, juste à quelques mètres de lui. L’ours effectua alors une courte charge d’intimidation. Le chasseur face à ce qu’il prit pour une attaque sauta un talus pour se mettre à l’abri derrière des buissons. Dans sa fuite, il chuta et se blessa légèrement au front et aux jambes.

L'ours «le renifla» puis passa à un mètre d’un des autres chasseurs armé et près à tirer, puis s’enfuit sans demander son reste.

Selon César E. «C’était un ours adulte de près de 300 kg ! Il n’avait pas de collier émetteur», ce qui lui fait dire qu’il ne s’agissait pas d’un des ours relâchés dans les Pyrénées françaises qui fréquentent le Val d’Aran. Il pourrait s’agir d’un descendant des ours réintroduit dans les années 1990. Si c’est le cas, le nombre d’ours dans les Pyrénées pourrait être de 23.

César E. affirma qu'à aucun moment il ne s'était aperçut de la présence de l'ours. Quand il l’a vu se diriger sur eux, l’ours se déplaçait très discrètement. Le jeune chasseur encore effrayé se demande ce qui se serait passé si l'ours l'avait vraiment attaqué.

Les services techniques du «Département de l'environnement» et du «Conseil General» ont soulignés le comportement exemplaire et le sang froid du groupe de chasseurs et César E. en particulier. Le Conseil General a décidé de payer les soins donnés à César E. Ces mêmes services distribuent des brochures expliquatives destinées aux touristes, aux chasseurs et aux agriculteurs expliquant le comportement à adopter lors d’une rencontre avec un ours.

Source : lamanyana.es

NDLB: En Espagne, les chasseurs ont du plomb dans la cervelle, et les ours survivent aux rencontres.

05 novembre 2007

FIEP : Il faut relâcher 2 ourses en Béarn

Mort de Cannelle : 3 ans déjà !

Communiqué du FIEP
Fond d’Intervention Eco-Pastoral Groupe Ours Pyrénées
1er novembre 2007

Va-t–on laisser l’ours brun s’éteindre sous nos yeux ?

Le 1er novembre 2004, l’ourse Cannelle était abattue d’un coup de fusil. L’affaire traîne en longueur dans les méandres de la justice. Quand sera-t-elle jugée ?

Après Claude, Mellba, Papillon, Cannelle, Franska, combien d’autres ours (espèce protégée !) devront prendre du plomb dans leur corps pour que cela change enfin ?

L’extinction de l’ours est là, sous nos yeux ! Qu’a-t-on fait en Béarn depuis 3 ans ?

Aucun des signataires de la charte de 1994 (communes, chasseurs, éleveurs, Région, Département) qui prévoyait le renforcement si nécessaire n’a vraiment honoré sa signature, malgré un comptage «patrimonial» des femelles en 2004 et la mort de la seule reproductrice, Cannelle, la même année.

Face aux manquements à la parole donnée, l’Etat a essayé de sauvegarder l’ours dans notre région en lâchant une ourse en Hautes Pyrénées pensant qu’elle arriverait jusqu’au noyau occidental existant. Mais ce lâcher, dans un habitat peu favorable où on ne cohabite plus avec l’ours depuis longtemps, n’a pas eu l’effet escompté.

A l’occasion de l’anniversaire de la mort de Cannelle, le FIEP Groupe Ours Pyrénées lance un appel pour que, dans l’esprit du Grenelle de l’environnement, se mettent autour d’une table tous ceux qui veulent faire du développement durable (respectueux de l’environnement) et de la conservation de la biodiversité concrets, en évitant l’extinction de l’ours (par un renforcement limité) et du berger.

C’est en Béarn qu’il faut relâcher 2 femelles pour remplacer celles qui y ont été abattues. C’est là que des habitats favorables existent et qu’une culture de vie avec l’ours n’a jamais disparu.

La cohabitation ours - berger est une réalité dans les vallées où vivent les ours depuis toujours de façon sédentaire (Aspe-Ossau) : les dommages aux troupeaux sont en général très limités (une quarantaine de brebis/an) ; la grande majorité des bergers cohabite avec l’ours sans problèmes majeurs, bénéficiant de mesures de compensation (héliportages, radiotéléphones, muletage, etc). Certains se sont prononcés publiquement en faveur de la cohabitation.

La mise en place dans notre département, au cours des étés 2006 et 2007, grâce au plan de restauration de l’ours, d’aides en faveur du gardiennage, de bergers salariés, de chiens et de moyens de protection (35 bénéficiaires), démontrent que sur le terrain on arrive à du concret et qu’ours et berger peuvent cohabiter quoi qu’en disent certains leaders dont le seul projet est de rassembler les gens «contre» quelque chose.

C’est un enjeu d’avenir, qui bien au-delà de l’ours, doit mobiliser dans le Département et la Région pour démontrer que l’on est capables localement de relever les défis d’un développement respectueux de l’environnement qui permette aux hommes et aux espèces sauvages de vivre dans une nature qui est notre «or vert» et notre patrimoine à léguer aux générations futures.

FIEP
Groupe Ours Pyrénées

04 novembre 2007

Saccage de sculptures d'ours en bois à Villeneuve-les-Béziers

Villeneuve-les-Béziers (34). La municipalité avait décidé d’orner un rond point avec une famille d’ours en bois. Un couple d’ours et deux oursons. Les sculptures ont été saccagées.

Sculptures d'ours à Villeneuve-les-BéziersQue pensez-vous qu’il arrive à ceux qui prennent ce genre d’initiative en temps de paix ?

  • Le plus petit des oursons a été volé il y a quelques semaines.
  • La semaine dernière, un des ours adulte a été renversé.
  • Le 25 octobre, ils sont revenus pour «finir» le travail. Deux pattes de l’ours renversé ont été sciées.

Qui peut bien en vouloir ainsi à des œuvres d’art ? Le maire et les habitants de Villeneuve-les-Béziers se le demandent.

C’est la deuxième fois que des vandales s’en prennent à des sculptures d’ours en bois. Le premier «autodafé (1) d'ours» a eu lieu à Arbas le 1er avril 2006. Les éleveurs responsables, militants de l'ASPAP, une association de "sauvegarde du patrimoine pyrénéen" sont passés en justice. La cour d'appel de Toulouse a mis en délibéré son jugement au 26 novembre.

(1) Heinrich Heine a dit : «Là où on brûle des livres, on finit aussi par brûler des hommes.» Par analogie des méthodes, le terme autodafé fut employé pour désigner la destruction par le feu que les nazis appliquèrent aux ouvrages dissidents ou dont les auteurs étaient Juifs. Le premier autodafé nazi eut lieu le 10 mai 1933 à Berlin et fut suivi par d'autres à Brême, à Dresde, à Francfort-sur-le-Main, à Hanovre, à Munich et à Nuremberg. Furent ainsi condamnés au feu les ouvrages, entre autres, de Bertolt Brecht, d'Alfred Döblin, de Lion Feuchtwanger, de Sigmund Freud, d'Erich Kästner, d'Heinrich Mann, de Karl Marx, de Carl von Ossietzky, d'Erich Maria Remarque, de Kurt Tucholsky, de Franz Werfel, d'Arnold Zweig et de Stefan Zweig. (source Wikipédia)