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novembre 2007

30 novembre 2007

L'ADDIP se sent incontournable et légitimée

"Tous les participants au voyage se sont accordé à reconnaître que la restauration de la population d’ours en France a été une suite d’échecs successifs.", rien que celà...

Communiqué de l'ADDIP, de retour des Asturies

ADDIP - Marie Lise Broueilh : "En préambule à ce voyage, nous avons dû négocier une meilleure représentativité au sein de la délégation, obtenant trois membres de l’ADDIP sur 14 participants presque tous pro-ours, ainsi que la possibilité d’une rencontre sur place avec des interlocuteurs locaux alternatifs de ceux imposés par le programme, que les ministères français et asturiens ont d’ailleurs tenté d’empêcher. Nous avons rappelé aux organisateurs que notre participation ne devait pas être interprétée comme une acceptation de la coexistence avec l’ours ou le loup, pas plus que notre adhésion à un quelconque processus de décision.

Notre voyage a conforté tout le bien fondé de nos réserves. Sur place, nous nous sommes attachés à évaluer le plus justement possible l’expérience asturienne, dans sa globalité. Notre vigilance, nos questions nombreuses et ciblées appuyées sur le travail préalable de l’association ont mis à jour, pour nous comme pour les autres membres de la délégation, l’évidence de l’impossible transposition du modèle asturien à nos Pyrénées".

Tous les participants au voyage se sont accordé à reconnaître que la restauration de la population d’ours en France a été une suite d’échecs successifs. Nous jugeons que l’Etat a commis de graves erreurs : d’une part en n’associant pas les habitants et les éleveurs qui ne sont représentés dans aucune des instances de décision. D’autre part en considérant uniquement la question de l’ours par «la lorgnette nature sauvage», ignorant l’impact global des décisions prises et leurs répercussions transversales sur l’ensemble des composantes du massif.

Nous revenons légitimés par le ministère dans le rôle incontournable que nous avons à jouer pour sortir de 10 ans d’une crise préjudiciable à tous, dans lequel notre interlocuteur ne pourra être que l’Etat. Avec cette expérience, le débat s’élève enfin au-delà de la question simpliste «pour ou contre l’ours». Tous les éléments que nous rapportons des Asturies démontrent objectivement comment la «récupération de l’ours», comme on le dit à Somiedo, ne peut s’inscrire que dans le cadre d’un développement durable et global du territoire incluant toutes ses dimensions environnementales, économiques et sociales.

Il nous appartient de faire des propositions concrètes d’avenir pour les Pyrénées qui, s’inscrivant dans ce triple cadre, porteront des projets concrets de développement durable dans les rôles qui ont toujours été les nôtres, adaptés aux spécificités territoriales des Pyrénées mosaïque de situations différentes : production agricole pour nourrir les hommes, - création et maintien de paysage et de biodiversité, - offre de sites et d’activités de loisir pour ceux qui les visitent, - emplois et plaisir de vivre pour ceux qui y habitent.

Source ADDIP

27 novembre 2007

La fonte de la banquise et la mort des ours blancs sont liés

Mourir de faim ou de noyade : l’été arctique est vraiment impitoyable pour les ours polaires. Et comme l’été arctique est de plus en plus long. Pour la première fois, une étude ajoute des données solides à ce qui n’étaient jusqu’ici que des anecdotes : oui, les ours meurent vraiment en plus grand nombre quand les glaces se retirent plus tôt. Les plus jeunes et les plus vieux sont particulièrement touchés.

La fonte de la banquise et la mort des ours blancs Le taux de survie «est directement relié aux dates où la glace se brise», affirme Ian Stirling, biologiste au Service canadien de la faune, à Edmonton, Alberta.

Pour en arriver à cette conclusion, lui et ses collègues canadiens et américains ont réexaminé 20 années de données sur les ours capturés le long des côtes de la Baie d’Hudson (les biologistes en capturent chaque année depuis 1984, leur attribuent une « étiquette » sur l’oreille puis les relâchent).

Parce que la Baie d’Hudson touche aux limites Sud de l’habitat de cet animal, ce qui s’y passe est annonciateur, à quelques années d’intervalles, de ce qui se passe chez les population plus au Nord, là où les glaces durent plus longtemps. Sur deux décennies, on estime que la population aurait décliné de 20%.

Le même Ian Stirling était parmi les signataires d’une étude qui, en 1999, avait observé que les ours polaires devenaient plus maigres.

Car que se passe-t-il quand la banquise fond ? L’ours est un excellent nageur, mais il y a tout de même des limites à sa condition physique. Et s’il se trouve que les glaces fondent une, deux, voire trois semaines plus tôt que d’habitude, sa condition physique est sérieusement menacée. Voilà pourquoi les plus jeunes (moins de 5 ans) et les plus vieux (plus de 19 ans) sont les premiers à mourir.

«Plus tôt la banquise fond, plus faible est le taux de survie», ajoute Eric Regehr, du US Geological Survey à Anchorage, Alaska. L’étude est parue dans l’édition de novembre du Journal of Wildlife Management.

Comme si ce n’était pas déjà assez difficile, une autre étude parue la semaine dernière critique les quotas de chasse canadiens : ceux-ci, selon Peter Molnar, de l’Université de l’Alberta, encourageraient l’abattage de mâles plutôt que de femelles, provoquant un débalancement dans cette population qui n’en a pourtant pas besoin. Jadis, les glaces recouvraient la Baie d’Hudson huit mois par année. Aujourd’hui, on approche les sept mois.

Source : Agence Science-Presse

WWF : L'avenir de l'ours dans les Alpes est incertain

Les ours du massif alpin s’apprêtent à entrer en hibernation. Le bilan que le WWF dresse à leur égard pour 2007 est mitigé. Les ours restent soumis à de fortes pressions. Le massif alpin ne regroupe que 38 ours, une population qui n’est pas suffisante pour leur permettre de survivre à long terme.

Le WWF appelle les autorités et les éleveurs de moutons à profiter de la pause hivernale pour élaborer des mesures dans la perspective de la présence d’ours en 2008.

Cet été, trois jeunes ours ont fait leur apparition en Suisse. Le WWF estime qu’au moins deux d’entre eux hiberneront dans le Bündnerland. L’un d’entre eux, «JJ3», a souvent fait parler de lui durant la belle saison. «JJ3», doté d’un collier émetteur, est devenu un «ours à problèmes». Il a en effet décimé des moutons non protégés et pillé des ruches. A Lenzerheide, dans le canton des Grisons, il a dévalisé des poubelles et des conteneurs.

La spécialiste des ours du WWF, Joanna Schönenberger, commente: «Les responsables du canton des Grisons ont largement contribué à tenir «JJ3» éloigné des zones d’habitation par des opérations de dissuasion très réussies». Il y a quatre semaines, «JJ3» s’est discrètement retiré dans la vallée de l’Albula.

Dans l’ensemble du massif alpin, la situation des 38 plantigrades est extrêmement précaire. Avec des mesures de protection ciblées, le Trentin italien est la seule région qui a su maintenir une population de 25 ours, stable mais pas encore assez nombreuse pour pouvoir survivre à long terme.

Une étude du WWF de juin 2007 montre qu’il existerait suffisamment de zones adaptées pour accueillir des ours en Autriche, en Bavière, en Italie, ainsi que dans certaines régions de Suisse et de Slovénie. «Seule une mobilisation des pays de l’arc alpin pourrait permettre d’éviter une seconde disparition de nos amis les ours», rappelle Joanna Schönenberger. A noter, ces dernières années, la disparition inexpliquée de quatre ours dans le Trentin. Le WWF n’exclut pas l’éventualité de tirs ou d’empoisonnements par des braconniers.

Une condition essentielle pour la bonne santé génétique des populations actuelles d’ours dans le massif alpin est de favoriser l’interconnexion de leurs espaces vitaux. Par ailleurs, il s’agit d’assurer la sécurité des 300 à 700 ours dans les régions de Slovénie situées au sud des Alpes.Le WWF entend donc collaborer avec des protecteurs de la nature, des scientifiques, les autorités et autres parties concernées.

Memorial_ours_brunoPhoto : Le "Mémorial" de l'ourse Bruno. Lire L'ours Bruno a été abattu.

Personnes de contact:

  • Joanna Schönenberger, cheffe de projet grands carnivores, WWF Suisse, tél. portable: 079 377 49 76
  • Pierrette Rey, responsable communication pour la Suisse romande, WWF Suisse, tél. portable: 079 662 47 45

Source : WWF.ch

Cantabrie, les ours des 2 noyaux se rapprochent

Espagne - Monts Cantabriques - Les deux noyaux qui forment la population d'ours des Monts Cantabriques se rapprochent. La présence d'une femelle avec des oursons dans une vallée qui séparent les deux noyaux est donc une opportunité pour la jonction des deux populations. Le passage d'un ours mâle d'une population à l'autre permettra aussi le mélange des gênes entre les deux noyaux encore menacés.

Ferus publie un article intitulé "Espagne, l’ouest à la conquête de l’est" qui reprend une actualité de la Fondation pour la politique des animaux sauvages (Fapas), principal organisme de défense des ours en Asturies.

2 bonnes nouvelles pour les ours de la cordillère cantabrique. Pour rappel, cette population est composée de 2 noyaux, l’un occidental (80-100 ours) et l’autre oriental (25-30 ours). Les 2 noyaux sont séparés depuis le début du XXème siècle et montrent des différences génétiques importantes ; le noyau oriental est extrêmement fragile et a fortement besoin d’un apport génétique nouveau.

Présence d'une mère et d'oursons dans une vallée située entre les 2 noyaux des Monts Cantabriques

Situation des 2 populations d'ours dans les Monts Cantabriques, Espagne Les ours du noyau occidental se sont rapprochés du noyau oriental (montagnes de Palencia). Ils recolonisent en effet la vallée de Trubia et sont de plus en plus proches d’Oviedo, la capitale des Asturies. Une ourse et ses 2 oursons ont été détectés à 8 km des limites administratives de la ville. C’est la première fois depuis 10 ans que des oursons sont détectés dans ce secteur. Depuis 3 ans, on constatait déjà la présence d’individus erratiques. Ce nouveau sous-noyau semble maintenant comprendre au moins 3 femelles reproductrices soit autant que le sous-noyau de Somiedo. Le retour de l’espèce dans la vallée de Trubia est donc une réalité et marque une avancée essentielle dans la reconnection des noyaux occidental et oriental.

Le FAPAS a également souligné l’augmentation de femelles reproductrices dans la vallée de Pigüeña (Somiedo) avec 3 femelles suitées repérées cette année.
Source : Oseznos a ocho kilómetros de Oviedo / La nueva Espana

Nouveau mélange de gênes

Un mâle du noyau occidental a rejoint le noyau oriental. C’est une bonne nouvelle qui permettrait le mélange des gènes entre les 2 noyaux. Pour l’instant, rien n’indique que le mâle ait trouvé une femelle pour s’accoupler. Dans les années 1990, un autre mâle du noyau occidental avait réussi à rejoindre le noyau oriental. Mais, blessé, il mourut rapidement. Afin d’améliorer le patrimoine génétique du noyau oriental, il faudrait, au minimum, une reproduction avec un mâle occidental tous les 10 ans. Espérons que ce nouvel ours, baptisé El Emigrante, tienne toutes ses promesses.

Source : Asturias logra comunicar la fauna osera de oriente y occidente / La Voz des Asturias
Traduction : FERUS

Les éleveurs casseurs d'Arbas condamnés

Les dix éleveurs et membres des associations opposées à la survie de l'ours dans les Pyrénées qui avaient violement manifestés à Arbas le 1er avril 2006 ont été condamnés à 6.796 € pour dégradation de biens publics.

Les éleveurs anti ours condamnés pour dégradation de biens publics à Arbas Dix éleveurs ont été condamnés lundi 26 novembre par la cour d'appel de Toulouse à payer 6.796 euros en réparations des dégradations commises dans la commune d'Arbas (Haute-Garonne), le 1er avril 2006, lors d'une violente manifestation contre le lâcher dans les Pyrénées d'ours slovènes. Les éleveurs condamnés devront également payer 2.000 euros de frais de justice.

Les dix prévenus avaient été condamnés en première instance, en septembre 2006, à verser solidairement 4.300 euros de dommages et intérêts à la commune d'Arbas, dont le maire est François Arcangeli, président de l'ADET, l'association qui a favorisé la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées centrales. Les éleveurs avaient à l'époque déclaré que les associations paieraient les frais et amendes. L'ASPAP est majoritairement financée par un "don" de 20000 € d'Augustin Bonrepaux, président du conseil général de l'Ariège.

Philippe Lacube, porte parole des antis ours de l'ASPAP est satisfait "Pour nous, la somme d'environ 6.700 euros reste importante, mais nous avons la satisfaction de savoir qu'elle ne représente que 10 à 11% des demandes du maire d'Arbas". Philippe Lacube a ajouté que les éleveurs n'engageraient pas de pourvoi en cassation. Il a aussi critiqué l'attitude du maire d'Arbas qui les poursuit en justice et "se répand néanmoins dans la presse pour enterrer la hache de guerre". François Arcangeli réclamait comme en première instance 17.844 euros au titre de réparations des dégradations et 20.000 euros pour le préjudice lié à l'image du village. Pour lui, "c'est un jugement mesuré même si pour eux c'est une somme pas négligeable". "Le premier jugement était très en deçà d'un équilibre et là, on s'y est approché".

Il est surprenant de voir que Monsieur Lacube oublie que le maire d'Arbas a aussi pour mission de représenter les habitants de sa commune qui ont été choqués par les violences et les dégâts causés par l'ASPAP et ses militants. N'ont-ils pas le droit de remettre en état le mobilier urbain détruit, de nettoyer la façade et l'intérieur de la mairie ? François Arcangeli, maire d'Arbas a estimé le montant des dégradations (façade souillée, jardinières piétinées, etc.) à 10% du budget de la commune. Les arbasiens ont donc dû y aller de leur poche, mais justice est rendue.

Tintin en Espagne

La Direction régionale de l’environnement MIDI-PYRENEES (Service sites, paysages et nature) à organisé, dans le cadre de l'évaluation à mi-parcours du "Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009", une "Mission d’inspection générale de l’Environnement" et plus précisément, du 26 au 29 novembre 2007, un voyage d'étude avec une délégation française dans les Asturies, en Espagne.

Ce voyage n'a pas été simple à organiser, les opposants à l'ours ayant dès le départ annoncé que leur participation ne pouvait être interprétée comme "la remise d'un chèque en blanc". Mais pour une fois, à la place du boycott, il sont du voyage, remontés pour critiquer la cohabitation avec l'ours en Espagne.

Composition de la délégation qui est partie en Espagne

  1. Madame Marie-Lise BROUEILH, présidente de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen – Hautes Pyrénées
  2. Madame Sylvie SALAÜN, présidente de l’Association pour la Cohabitation Pastorale
  3. Monsieur François ARCANGELI, maire d’Arbas et président de l’association Pays de l’Ours
  4. Madame Magali BONIFACE, représentante de l’Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées
  5. Monsieur Augustin BONREPAUX, président du Conseil Général de l’Ariège
    Monsieur Sébastien PAULY, représentant de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ariège
  6. Monsieur Jean-Jacques CAMARRA, Équipe Technique Ours – Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
  7. Monsieur Claude CARRIERE, Co-Président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées
  8. Monsieur Rolland CASTELLS, maire de Bagnères de Bigorre et conseiller général des Hautes-Pyrénées,
  9. Monsieur Fernand ESTEREZ, secrétaire général de la Fédération Départementale des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques
  10. Monsieur Thierry GALIBERT,  Adjoint au directeur régional de l’environnement de Midi-Pyrénées
  11. Monsieur  Denis LAURENS, inspecteur général de l’environnement
  12. Monsieur Marcel MINVIELLE, maire d’Etsaut
  13. Monsieur Jérôme OUILHON, directeur du Fonds d’Intervention Eco Pastoral – Groupe Ours Pyrénées
  14. Monsieur Georges RIBIERE, inspecteur général de l’environnement
  15. Monsieur Jean-Luc TRONCO, Sous-Préfet d’Oloron Sainte-Marie

Les antis ont fait pression sur les organisateurs du voyage

Fidèles à leurs habitudes, les associations pastorales opposées à la survie des ours dans les Pyrénées ont "négocié pied à pied" le nombre de leurs représentants jugé "déséquilibré" et ont modifié le programme afin d'avoir la possibilité de rencontrer sur place "des interlocuteurs locaux alternatifs de ceux imposés par le programme."

Programme du voyage dans les Asturies

Lundi 26 novembre 2007

  • Trajet TOULOUSE - MONTREJEAU - TARBES - PAU – PROAZA
  • Déjeuner durant le trajet
  • Hébergement à PROAZA

Mardi 27 novembre 2007

  • 9 h 00 - 12 h 00 : Présentation de la province des Asturies : population, activités économiques. Présentation du plan de restauration : législation sur la faune, répartition des ours, les dommages, la chasse et le tourisme par rapport à l'ours. Discussion.
  • 12 h 00 : Rencontre avec le conseiller à l’Environnement et au Développement Rural, responsable de l'Environnement dans la Communauté Autonome de la Principauté des Asturies. Conférence de presse
  • 12 h 30 - 13 h 00 : Visite du parc des ours.
  • 14 h 00 – 15 h 30 : Déjeuner à PROAZA - Restaurant "le Castañeo du Sabil" Villanueva (Saint Adriano)
  • 15 h 30 - 16 h 00 : Visite de la maison de l'ours à PROAZA et présentation des travaux de la Fondation Ours d'Asturies en matière d’éducation à l’environnement.
  • 16 h 00 : Transfert à POLA DE SOMIEDO.
  • 17 H 15 – 18 h 00 : Présentation du suivi des ours : Province des Asturies, FOP et FAPAS.
  • 18 h 00 – 20 h 30 : Réunion avec les chasseurs, la FOP et la FAPAS
  • 20 h 30 :Dîner à POLA DE SOMIEDO – Restaurant Parrilla-Sidrería "Carión".
    Hébergement à POLA DE SOMIEDO

Mercredi 28 novembre 2007

  • 9 h 30 – 10 h 00 : Visite du centre d'information du parc naturel de POLA DE SOMIEDO.
  • 10 h 00 – 12 h 00 : Réunion avec des représentants d'entreprises du secteur du tourisme de SOMIEDO et de PROAZA
  • 12 h 00 : Transfert à VILLAR DE VILLAS.
  • 13 h 00 – 14 h 00 : Rencontre avec des éleveurs.
  • 14 h 00 – 16 h 00 : Déjeuner à VILLAR DE VILLAS - Restaurant "la Pornacal".
  • 17 h 00 – 20 h 00 : Rencontre avec les maires de SOMIEDO, de PROAZA et d'autres villes et villages, des députés, des représentants du Gouvernement de la Principauté des Asturies.
  • 20 h 00 : Dîner à POLA DE SOMIEDO - Hostal-Restaurante "le Parador". Hébergement à POLA DE SOMIEDO.

Jeudi 29 novembre 2007

  • Trajet POLA DE SOMIEDO - PAU - TARBES - MONTREJEAU – TOULOUSE
    Déjeuner durant le trajet

Voilà du temps passé ensemble et des déjeuners qui pourraient permettre aux avis opposés de se rapprocher. On peut rêver.

Un retour très "Communication" pour les éleveurs

L'ADDIP de Philippe Lacube a ainsi déjà appelé les opposants à venir "nombreux" pour assister à la conférence de presse simultanée qui sera organisée àu retour, invitant "la presse, les adhérents des associations, les éleveurs et usagers de la montagne, les acteurs des territoires, les élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens, les élus des Chambres d'agriculture, les syndicats professionnels, les associations et professionnels de loisirs en montagne, les gestionnaires d'estives, l'Association Nationale des Elus de la Montagne". Tout le banc et l'arrière banc des anti-ours sont donc convoqués le mardi 4 décembre 2007 à 11h simultanément à la chambre d'Agriculture à Foix et à Tarbes. "Une synthèse de nos connaissances et de nos interrogations sur la présence ursine dans les Asturies, ainsi qu'une présentation de notre vision globale du développement durable pour les Pyrénées vous seront adressés avant la conférence de presse."

26 novembre 2007

Ours : vidéo d'une charge intimidation

Charge d'intimidation

Que se passe-t-il quand un homme rencontre une ourse suitée en forêt ? Que se passe t-il lorsque cet homme continue de s'approcher de l'ours ...?  L'ourson monte dans un arbre et l'ourse effectue plusieurs charges d'intimidation, sans attaque.

Cette vidéo d'une charge d'ours nous vient de Suède ou un "chercheur" équipé d'une bombe au poivre expérimente l'approche d'une ourse suitée d'un ourson. Un exemple à ne pas suivre, inutile de le dire. Remarquez que l'ours n'attaque pas l'homme mais effectue plusieurs charges d'intimidation. Si l'homme est un chasseur au sang chaud... c'est la catastrophe.

Tout lire sur les rencontres homme-ours

25 novembre 2007

L'avenir de la Belgique ?

Dans le cas ou la Flandre demande ou prend son indépendance, que va devenir la Belgique ?
Sondage réalisé du 10 au 25 novembre 2007

  • La Wallonie va demander son rattachement à la France : 28%
  • Bruxelles et la Wallonie vont former la niuvelle Belgique : 25,3%
  • La Flandre ne va pas oser mettre fin à la Belgique : 21,3%
  • Bruxelles et la Wallonie vont devenir 2 petits Etats indépendants : 10,7%
  • Sans opinion : 8%
  • La France ne voudra jamais de la Wallonie : 6,7%

Voir les autres sondages de la buvette.

24 novembre 2007

Thomas Gunzig : "Bande de cons !"

Extrait de l'émission radio de la Première (RTBF) "La Semaine Infernale" du samedi 8 novembre 2007
par Thomas Gunzig 

Thomas Gunzig - La semaine infernale, Bande de cons."Bande de cons !
pas vous, cher public !
Les autres, les formateurs, informateurs, explorateurs, chefs de groupe, présidents de partis flamands, présidents de partis francophones, seconds couteaux, troisièmes couteaux, de gauche, de droite, les cathos, les écolos, les franc-maçons, les libéraux...
Bande de cons de Flandre
Bande de cons de Bruxelles
Bande de cons de Wallonie.

D'abord à tous ceux qui croient avoir gagné les élections d'il y a 5 mois, à tous ceux qui avaient un grand sourire, à tous ceux qui avaient les bras en l'air, le temps est venu de vous avouer quelque chose : les gens n'ont pas voté pour vous parce qu'ils vous aimaient. Les gens ont voté pour vous parce qu'ils étaient obligés.

A la veille du onze juin : dans les rues, les maisons, les bureaux les gens hochaient la tête et se demandaient vraiment qui ils allaient pouvoir choisir parmi ce catalogue de nuls, de klettes, de nouilles, d'opportunistes agressifs,
de carriéristes sans charisme,
de mal fringués,
de gros types à l'élocution problématique,
de petits nerveux en pleine tendinite de l'égo,
de semi-hystériques,
de semi-mafieux,
de cyniques,
de je-m'en-foutistes,
de ratés de tout le reste,
de fils à papa,
d'experts comptables en décrochage professionnel
d'entrepreneurs en faillite frauduleuse,
de sinistres,
de pas lavés,
de faux gentils
de vrais méchants...

Les Leterme, De Crem, Reynders, Milquet, Michel, De Wever, Maingain, Wathelet, Bacquelaine...
Cette morbide collection de nevrosés qui nous gouvernent avec leur troubles anxieux, leurs troubles dissociatifs, leurs troubles psychosexuels, leur troubles obsessionels compulsifs.
Et en plus, ils sont tous... si moches.

Cette élection, à tout le monde, ça a un peu fait l'impression d'un de ces mariages forcés que l'on organise dans des pays très loins d'ici. C'est comme si on avait été une jeune fille devant choisir entre le vieux marchand qui pète au lit où l'arrière-cousin qui ne se brosse pas les dents.

Bande de cons, vous n'avez rien gagné du tout.
Si c'était possible, on reprendrait nos voix et on ne les donnerait qu'après les négociations,
à ceux qui auraient su être un peu intelligents, un peu sobres, un peu humains.
Mais non donner c'est donner, reprendre c'est voler.

Vous aviez un chouette petit pays, pas très grand mais bien équipé
de voisins plutôt sympas
bien situé, avec la mer, avec la forêt, avec pas trop de charges.
Vous aviez une chouette petite population, pas parfaite-parfaite, mais en gros, ce n'étaient pas des talibans non plus, c'étaient pas des Contras, c'étaient pas des Tigres Tamouls. Une petite population de fabricants de pralines, de marchands de kayaks, de chanteurs à texte, de comiques parfois drôles, de stylistes un peu punks, de postiers plutôt polis, de sportifs en minijupe, de flics à moustaches, des tas de gens prêts à travailler plus à gagner toujours moins et à ne pas dire grand chose.
Une petite population qui mélange le goût des mandarines à celui des spéculoos.
Une petite population qui n'a rien contre l'Eurovision ni les horodateurs.
Une petite population qui rend visite à ses grands-parents le dimanche pour boire un café après le chicon gratin. Une petite population de buveurs de bière et de joueurs de kicker.
Une petite population qui emmène ses enfants à Plankendael au printemps et à Paradisio en hiver.., comme ça, sans ennuyer le monde, en VW Touran. Une petite population prévoyante qui a quelques euros sur un compte épargne et une concession au cimetière.
Une petite population qui est plutôt toujours d'accord et en gros une petite population qui ne veut pas d'histoires.
Et vous, bande de cons, tout ce que vous trouvez à faire,
ce sont ces petites réunions où l'on tourne encore plus en rond que sur un circuit Märklin
ce sont ces petits comités aussi stériles qu'un champ patates à Tchernobyl
ce sont ces petites réactions à chaud qui me rappellent les crises de mon chat quand il n'aime pas la marque de ses croquettes
ce sont ces airs de petits tribun en solde
ce sont ces grands chevaux sur lesquels vous montez et qui seront toujours comme ces petits poneys tristes de la foire du midi.
Tout ce que vous trouvez à faire, c'est de vous tirer dans les pattes pour gagner une floche qui vous donnera droit à un tour gratuit sur ce manège sinistre que vous appelez "politique".

Bande de nuls !

Alors moi,
J'ai eu une idée,
une grève,
une vraie grève,
une bonne grève
une grève de tout le monde tant que la politique Belge ressemblera à une conserve de rollmops :
les enfants n'iront plus à l'école,
les femmes enceintes n'accoucheront pas, les déménageurs ne déménageront pas.
Navetteurs, ne navettez plus.
Alcooliques, n'alcoolisez plus.
Chauffeurs, ne chauffez plus.
Pilotes, mécaniciens, traiteurs, bouchers, pêcheurs, éboueurs, esthéticiennes, taxidermistes, stripteaseuses, scaphandriers, géomètres experts, fleuristes, tradeurs, opticiens, huissiers, substituts, gourous, préfets, trésoriers, banquiers, infographistes, ajusteurs, analystes-programmeurs, techniciens hotline, proxénètes, dealeurs, animateurs, orthodontistes, urologues, animateurs socioculturels, fossoyeurs...
Et tous les autres...
Total Stand By.
On arrête tout...
Et vous verrez que dans trois jours,
il feront moins les malins."

Thomas Gunzig est né à Bruxelles (1970). Licencié en Sciences Politiques, Thomas Gunzig exerce le métier de  libraire (Tropismes à Bruxelles). Dès la parution de son premier recueil de nouvelles, il se fait remarquer par l'humour cruel avec lequel il entraîne ses lecteurs dans un univers de cauchemar inspiré des pires excès du monde actuel. Ce 8 décembre, il a dit tout haut ce que les belges pensent tout bas. Merci monsieur Gunzig.

19 novembre 2007

Les oursons de Hvala s'appèlent Pollen et Bambou

L'ourse Hvala et ses oursons Pollen et Bambou, les oursons de Hvala ont des noms ! Hvala, l'ourse slovène relâchée le 17 mai 2006 à Arbas a donné naissance cet hiver à 2 oursons. Ce sont les deux premiers oursons nés d'une ourse des lâchers de 2006. Lire "Pyrénées : L'ourse Hvala a donné naissance a deux oursons en 2007".

L'ADET avait organisé un grand concours pour donner un nom à ses deux oursons qui représentent l'avenir de l'ours des Pyrénées. Grâce à l'opération "Baptisez les oursons", l'ADET a recueilli près de 13 000 propositions de noms, parmi lesquels ont été choisis les noms suivant : Pollen et Bambou.

Les analyses génétiques effectuées sur les échantillons de poils et d'excréments n'ont pas encore permis de déterminer le sexe des deux jeunes oursons.

16 novembre 2007

Best of blogs, les Bob's 2007

L'an passé, la buvette des alpages gagnait le prix du public et le prix du jury du concours des BOB's (Best of blogs) organisé par la Deutsche Welle à Berlin. Comme une miss fatiguée par une année de gala, je vais donc transmettre ma couronne aux gagnants du même concours 2007. Je les félicite et j'espère qu'ils en tireront autant de profits et de visiteurs.

Cette année, 2 blogs différents ce partage les prix.

Meilleur blog en français (prix du jury)

Titre : Les Actualités de la république démocratique du Congo
Auteur : Cédric Kalonji
Pays : République démocratique du Congo

Les Actualités de la république démocratique du Congo par Cédric Kalonji "Bien plus qu'un journal de bord, cedric.uing.net expose en quelques lignes et images les réalités de la vie de tous les jours en République démocratique du Congo. Cédric Kalonji, jeune journaliste congolais, y dénonce les disfonctionnements de son pays, dans un style parfois amusé, parfois acide. Appareil photo en main, il capture les détails du quotidien et raconte à ses lecteurs la vie à Kinshasa : problèmes de transports, recette du foufou, état des routes, petits commerces. Son regard reste résolument positif sur la situation : au delà de tout bons sentiments, cedric.uing.net met en avant le courage et la détermination des congolais qui, loin de se décourager, redoublent d'ingéniosité et d'énergie pour améliorer leurs conditions de vie.

Cedric.uing.net fait parler de lui : Radio France, la chaîne de télévision française, Direct 8 et le journal Le monde ont interviewé Cédric pour en savoir plus sur sa démarche. L'objectif de cedric.uing.net est de changer l'image parfois négative du Congo, véhiculée par des média complaisants. 

Meilleur blog en français (prix du public)

ouVertures.info par Kalvin WhiteoakTitre :ouVertures.info
Auteur : Kalvin Whiteoak
Pays : Suisse

Une autre lecture de l'info. Blog politique d'opinion sur l'actualité de la Suisse et d'ailleurs. Ses contributions sont régulièrement reprises par AgoraVox, Centpapiers et NaturaVox.

Un bloc qui fait signer une pétition pour la défense des brebis blanche ET noire, contre la campagne raciste qui a animé les dernières élections en Suisse, je ne pouvais pas le rater. Bon sang ne peux mentir.

La buvette des alpages, lauréat de ces prix 2006 souhaite bon vent à ces 2 blogueurs heureux.

Baudouin de Menten 

14 novembre 2007

Norvège : La population de loups stable

Les chercheurs norvégiens affirment avoir trouvé les traces de 40 à 50 loups sur le territoire du pays, au cours de l'hiver 2006-2007. Ce résultat indiquerait que la population de loups est stable.

La moitié des animaux répertoriés n'ont pas quitté le pays. L'autre moitié s'est aventurée en Suède. Selon le rapport rédigé par les responsables de Skandulv - un projet de recherche sur les loups - la Norvège, la Suède et la Finlande comptent au minimum 136 loups, et pas plus de 169. Ces conclusions ont été tirées sur la base d'observations effectuées entre le 1er octobre 2006 et le 28 février 2007.

Pendant la même période l'année précédente, les chercheurs avaient établi qu'il y avait entre 141 et 160 loups dans les trois pays. La comparaison des résultats des deux années démontre, selon les chercheurs, que la population de loups est "stable ou en croissance extrêmement limitée".

Sources : Norvege-fr.com

13 novembre 2007

René Marquéze sera jugé

René Marquèze pourra se défendre en correctionnelle

La Cour de cassation a confirmé mardi le renvoi en correctionnelle de René Marquèze, le chasseur responsable de la mort de Cannelle en 2004. Cannelle était la dernière ourse de souche pyrénéenne.

Au mois d'avril, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau avait décidé le renvoi en correctionnelle de René Marquèze, annulant le non-lieu prononcé quelques mois plus tôt par le juge d'instruction de Pau.

Selon Me François Ruffié, l'un des avocats des nombreuses associations parties civiles, M. Marquèze contestait le fait que les débats devant la cour d'appel de Pau aient été publics. Mais mardi, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi. Regrettant avoir "perdu du temps", Me Ruffié s'est tout de même "réjoui de cette décision" et "de ce que M. Marquèze va pouvoir ultimement s'expliquer" en public.

René Marquèze, le chasseur qui a tué l'ourse Cannelle est renvoyé en correctionnelle. Il y aura bien un procès Cannelle !Le 1er novembre 2004 en Vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques), René Marquèze avait fait feu sur Cannelle et l'avait tuée. Le sexagénaire avait alors été mis en examen pour "destruction d'espèce protégée". Il a toujours affirmé n'avoir tiré qu'en dernier recours, après avoir cherché à éviter l'animal à plusieurs reprises, lors d'une partie de chasse en montagne.

Source : AFP

René Marquèze va t-il avoir un procès? La réponse aujourd'hui !

René Marquèze, le chasseur qui a tué l'ourse Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne va savoir aujourd'hui s'il sera renvoyé en correctionnelle. La Cour de cassation tranchera ce mardi 13 novembre sur la tenue d'un procès Marquèze.

L'Ourse Cannelle tuée par le chasseur René Marquèze le 1er novembre 2004Cannelle a été abattue le 1er novembre 2004 en Vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques), laissant les ours du Béarn sans femelle, condamnés à la disparition.

Le 19 janvier 2007, un non-lieu avait été prononcé par un juge d'instruction de Pau en faveur de René Marquèze. La cour d'appel de Pau, saisie par des associations de protection de la nature, avait ordonné en avril son renvoi devant le tribunal correctionnel dans cette affaire. René Marquèze s'était pourvu en cassation.

René Marquèze avait été mis en examen le 7 décembre 2004 pour "destruction d'espèce protégée". Il a toujours affirmé n'avoir tiré qu'en dernier recours, après avoir cherché à éviter l'animal à plusieurs reprises, lors d'une partie de chasse en montagne.

L'État ainsi que 19 associations environnementales s'étaient portées parties civiles dans le dossier.

La mort de Cannelle avait provoqué une vague d'indignation en France, poussant même le gouvernement à mettre en place un plan de renforcement de la population d'ours bruns dans les Pyrénées.

10 novembre 2007

Les ours et les gens

Un guide sur la sécurité et
la conservation sur les sentiers

Parc national du Canada des Lac-Waterton
Information aux visiteurs

Les attaques par les ours sont rares

Les ours et les gens - Un guide sur la sécurité et la conservation sur les sentiers, information pour les rencontres hommes oursLes attaques par les ours sont rares. En général, les animaux sauvages préfèrent éviter les êtres humains, et les ours ne font pas exception à la règle. La plupart des rencontres fâcheuses entre les ours et les êtres humains surviennent lorsque l'ours transforme son comportement naturel, qui consiste à éviter l'être humain, pour devenir agressif, et ce, pour les raisons suivantes :

  • Il a été surpris.
  • Il protège ses petits ou sa nourriture.
  • Il a été attiré par l'odeur de nourriture ou d'autres odeurs semblables.
  • Il a été provoqué par un chien.
  • Il s'est habitué à l'être humain de sorte qu'il en a perdu sa crainte naturelle.

Nous vous présentons ici des lignes directrices sur la sécurité au pays des ours. Il est difficile de prévoir le comportement de l'ours parce qu'il s'agit d'un animal complexe. Les ours sont tous différents, et ils réagiront différemment dans des situations différentes. Les renseignements qui suivent vous permettront de savoir ce qu'il faut faire pour éviter une rencontre fâcheuse avec un ours et comment il faut réagir si une de ces rencontres se produit.

Les mêmes sentiers sont utilisés par les hommes et les ours. 

Vaporisateur à gaz poivré
Parcs Canada recommande de transporter un vaporisateur à gaz poivré en tout temps. Les résultats de recherches indiquent que les vaporisateurs peuvent être efficaces lorsqu'ils sont utilisés adéquatement. Si vous comptez vous munir d'un tel dispositif, sachez que le vent, la distance de l'animal, la pluie et la durée de conservation du produit peuvent tous agir sur son efficacité. Lisez attentivement les instructions de la canette et gardez-la à portée de la main. Le meilleur moyen de vivre en sécurité au pays des ours consiste encore à éviter tout contact avec eux.

1) La meilleure chose à faire, éviter les rencontres

L'activité humaine produit un grand effet de stress sur les ours. Vous pouvez aider à protéger ces animaux en évitant toute rencontre avec eux.

Faites du bruit !
Avertissez les ours de votre présence. Parlez très fort, tapez des mains, chantez - surtout près des cours d'eau, dans des zones de végétation dense, dans les régions où les baies sont abondantes, dans les secteurs venteux et dans les endroits où la visibilité est faible. (Des études révèlent que le bruit des clochettes ne suffit pas à éloigner les ours.)

Soyez à l'affût des signes de la présence récent d'un ours
Soyez à l'affût des empreintes. Des excréments, des mottes de terre retournées, des troncs d'arbre déchiquetés et des roches déplacées sont tous des signes indiquant qu'un ours a traversé un secteur. Quittez le secteur si vous voyez des traces fraîches.

Tenez votre chien en laisse
Cela, en tout temps ou laissez-le à la maison. Les chiens peuvent amener un ours à adopter un comportement de défense.

Déplacez-vous en groupe
Les grands groupes risquent moins d'avoir une rencontre malencontreuse avec un ours. Il est recommandé de se déplacer en groupe serré de quatre personnes ou plus. Ne laissez jamais vos enfants s'éloigner de vous.

  • Empruntez les parcours et les sentiers balisés et déplacez-vous lorsqu'il fait jour seulement.
  • Si vous trouvez sur votre passage des carcasses de gros mammifères, quittez le secteur immédiatement et signalez votre découverte aux gardes de parc.
  • Déposez les déchets de poisson dans des cours d'eau au débit rapide ou dans la partie profonde d'un lac, et non sur la rive.

2) Si vous rencontrez un ours

Ours debout Demeurez calme
Demeurez calme et n'alarmez pas l'ours en criant ou en faisant des mouvements brusques. Votre calme peut le rassurer. Il arrive que les ours se défilent en faisant semblant de charger, pour battre en retraite au dernier instant.

Il se peut aussi qu'ils soient sur la défensive et qu'ils grognent, qu'ils grondent, qu'ils claquent la mâchoire et qu'ils tendent les oreilles vers l'arrière. Si un ours réagit de cette façon, il importe que vous demeuriez calme, même si cela est difficile. Un cri ou un mouvement brusque pourrait l'inciter à attaquer.

Parlez à l'ours
Faites en sorte qu'il entende votre voix - parlez d'une voix calme et ferme pour qu'il sache que vous êtes un être humain et non une proie. Si l'ours se dresse sur ses pattes arrière et quil semble humer l'air, c'est parce qu'il tente de vous identifier.

Éloignez-vous lentement à reculons
Et résistez à l'envie de courir ! En courant, vous pourriez inciter lours à vous poursuivre. L'ours court aussi vite que le cheval, à la montée comme à la descente.

Rendez-vous moins vulnérable
Prenez les petits enfants dans vos bras et demeurez en groupe. Ne déposez pas votre sac à dos à terre. Il pourrait servir à vous protéger. Donnez toujours à l'ours une issue possible.

3) Si un ours vous attaque

La plupart des rencontres entre les êtres humains et les ours se terminent sans blessures. Vous pourriez avoir de meilleures chances de survie en suivant les lignes directrices ci-dessous. En général, deux types d'attaques peuvent se produire :

Défense

  • Comportement de l'ours : Lours se nourrit, protège ses petits ou est surpris par votre présence. Il vous attaque parce qu'il voit en vous une menace.
  • Servez-vous de votre vaporisateur à gaz poivré.
  • Si l'ours entre en contact avec vous : Faites le mort!

Faites le mort
Mettez-vous face contre terre, les jambes écartées et croisez-vous les mains sur la nuque. Vous vous protégerez ainsi le visage, la tête et la nuque, et il sera plus difficile à l'ours de vous retourner. Demeurez immobile jusqu'à ce que vous soyez sûr que lours a quitté le secteur.

Ces attaques durent généralement moins de deux minutes. Si l'attaque se poursuit, il se peut que l'ours ne se défende plus mais qu'il cherche plutôt une proie - défendez-vous !

Prédation

  • Essayez de fuir, de préférence vers un bâtiment, une voiture ou un arbre.
  • Si ce n'est pas possible, Ne faites pas le mort.
  • Vaporisez lours de gaz poivré et défendez-vous!

Défendez-vous
Essayez d'intimider lours : criez, frappez-le à l'aide dune branche ou d'une pierre. Faites tout ce qu'il faut pour que lours comprenne que vous n'êtes pas une proie facile. Ce genre d'attaque est très rare, mais elle peut avoir des conséquences très graves, car elle signifie souvent que l'ours cherche de la nourriture et qu'il veut faire de vous sa proie.

La vérité ? Il est très difficile de prédire la meilleure stratégie à adopter en cas dattaque. C'est pourquoi il est si important de bien réfléchir et de faire tout en son possible pour éviter de rencontrer un ours.

Pour survivre 365 jours par an

Chaque ours a une personnalité différente, au même titre que les membres de votre famille... et chacun a recours à ses propres techniques pour survivre. En montagne, tous doivent relever les mêmes défis au fil des saisons, mais chaque animal réussit à survivre à sa propre façon. Mais que faut-il donc faire pour survivre, d'année en année?

Printemps

Après l'hibernation, les ours émergent de leur tanière émaciés, et les sources de nourriture sont encore rares.
La neige recouvrant encore les hauts sommets, les ours se rassemblent dans le fond des vallées pour trouver des pousses printanières. Les grizzlis optent pour les pentes avalancheuses ensoleillées et exposées pour y extraire avec leurs griffes des racines et des bulbes. Avec un peu de chance, ils y trouveront peut-être la carcasse d'un animal qui a succombé aux rigueurs de l'hiver...un regain d'énergie crucial, surtout pour les femelles qui viennent de mettre bas.

Les mâles se mettent à la recherche d'une compagne. Parfois, il leur faut parcourir de très grandes distances.
L'instinct de reproduction des mâles est fort, mais les femelles ne s'accouplent pas avant l'âge de cinq ou six ans, et il leur faut parfois attendre cinq ou six autres années après la mise bas pour être à nouveau prêtes à s'accoupler. Pour trouver de la nourriture et une compagne, les mâles ont parfois besoin d'un territoire de la superficie du Grand Vancouver. Chez l'ours noir, le taux de reproduction est faible dans les habitats de piètre qualité.

Été

La neige fond peu à peu, et les plantes se mettent à pousser. Les ours errent sur un vaste territoire pour trouver des enclaves de végétation.
Les pentes avalancheuses conservent toute leur importance pour le grizzli. Elles lui procurent un riche éventail de plantes dont il peut se nourrir, tout en lui offrant un abri sûr, à la lisière de la forêt. L'ours noir, qui préfère la forêt, opte plutôt pour le fond des vallées, où il peut trouver de la nourriture et, par la même occasion, se protéger des grizzlis.

Les femelles sont des mères dévouées.
Ici, dans les Rocheuses, les oursons grizzlis peuvent demeurer avec leur mère pendant cinq ans, période pendant laquelle ils apprennent à survivre en montagne. Les femelles défendent farouchement leur progéniture contre les mâles dominants et les autres menaces. Les femelles de l'ours noir enseignent à leurs petits à grimper aux arbres pour se protéger des mâles adultes et des grizzlis.

Automne

Les ours doivent absorber jusqu'à 35 000 calories par jour.
Les ours à la recherche de nourriture se fraient un chemin en creusant, en poussant, en frottant et en arrachant ce qui se trouve sur leur passage. Ils laissent dans leur sillage d'importants indices....de gros trous creusés dans (la terre spermophiles et racines), des pierres et des troncs d'arbre retournés (insectes) et des arbustes complètement dénudés de leurs feuilles et de leurs fruits (jusqu'à 250 000 baies par jour, en saison). Que ce soit dans les clairières longeant la forêt, sur les sentiers, le long des routes ou dans les campings, qu'il fasse jour ou qu'il fasse nuit, peu importe : l'essentiel, c'est de se nourrir.

Hiver

Les ourses mettent bas au milieu de l'hiver....à condition d'être assez grasses.
Les femelles de l'ours noir et du grizzli sont toutes deux capables d'« implantation différée », cest-à-dire que l'oeuf fécondé ne s'attache à la paroi de l'utérus que si la femelle a suffisamment de réserves de graisse pour allaiter ses petits. Minuscules et aveugles, les oursons (il y en a habituellement deux) naissent dans le confort d'une tanière sûre, où ils se nourrissent du lait riche de la maman qui dort.

La survie de l'espèce

Les ours peuvent vivre 25 ans à l'état sauvage. Malheureusement, sous l'action de l'être humain, un grand nombre d'entre eux meurent bien avant cet âge, réduisant ainsi les chances de perpétuation de l'espèce. Pour qu'une population puisse assurer sa survie, les naissances doivent contrebalancer les mortalités. Or, le grizzli a l'un des taux de reproduction les plus faibles de toutes les espèces de mammifères de l'Amérique du Nord.

L'habitat d'aujourd'hui : une course à obstacles

Pendant des millions d'années, l'ours noir et le grizzli se sont progressivement adaptés à leur habitat. Ils sont pourvus d'une intelligence qui leur donne une chance raisonnable de survivre dans ce milieu. Mais les temps changent. Rapidement. Croissance démographique, prolifération des lieux aménagés, activités d'extraction des ressources et activités récréatives... les espaces sauvages sont envahis de toutes parts.

Plus que jamais, les ours ont besoin de l'habitat des parcs nationaux des Rocheuses. Mais leur territoire ressemble aujourd'hui à une course à obstacles. Pour comprendre les difficultés que doivent rencontrer les ours, imaginez-vous en plein coeur de l'été, en train d'errer dans les parcs nationaux de montagne : vous devez tenter d'éviter les foules qui s'assemblent partout sur votre chemin ...dans les villes, dans les campings, sur la route, sur la voie ferrée, sur les sentiers... mais vous devez quand même trouver le moyen d'obtenir suffisamment de nourriture pour survivre.

Même dans nos parcs, les ours ont de plus en plus de difficulté à éviter l'être humain. Or, ces aires protégées forment une grande partie de ce qui subsiste de leur habitat en Amérique du Nord. Les résidents de Jasper cohabitent dans la vallée avec les animaux sauvages du parc national Jasper.

L'air des montagnes est pour nous un véritable tonique. Pour l'ours, c'est une carte géographique invisible, qu'il lit avec habileté. Doté d'un puissant sens de l'odorat, il parcourt son territoire en se laissant guider par l'odeur de la nourriture et en s'éloignant des dangers qui se présentent sur sa route.

Qu'arrive-t-il lorsqu'un ours rencontre des êtres humains ?

La première fois, la deuxième fois, la troisième fois.....

Deux choix et un moyen d'adaptation s'offrent à l'ours.

  1. Il peut modifier son parcours ou abandonner carrément le secteur, ce qui le prive d'un habitat important.
  2. Il peut se montrer agressif : il n'adopte généralement ce comportement que lorsqu'il est surpris de près et qu'il se sent menacé. Lorsqu'il y a affrontement grave, l'unique solution consiste parfois à éliminer la bête, ce qui représente une perte pour l'écosystème.
  3. Il s'accoutume : à force de rencontrer des humains, lours en vient à perdre sa crainte naturelle et se montre de plus en plus audacieux. Il est alors beaucoup plus susceptible de s'introduire dans un camping ou dans des lieux habités, là où il a le plus de chances de trouver de la nourriture ou des déchets qui traînent. Diverses études révèlent que les grizzlis ainsi dénaturés sont trois fois plus susceptibles de mourir de causes liées à l'activité humaine.

Si encore il n'y avait qu'une seule menace ! Les effets cumulatifs de l'activité humaine sur les populations d'ours ressemblent à la longueur de ces lignes...

  • Construction de maisons, de centres de villégiature ou de sports d'hiver
  • Enlèvement et élimination des ours dénaturés
  • Collisions sur les routes et la voie ferrée
  • Croissance démographique faible
  • Extraction des ressources
  • Abattage du bois d'oeuvre
  • Construction de routes
  • Activités récréatives
  • Braconnage
  • Chasse

3 secondes pour décider

Vos décisions sont importantes. Il suffit de trois secondes pour envisager les répercussions de vos actes sur les ours et pour faire un choix qui contribue à protéger l'espèce.

La meilleure décision que vous puissiez prendre est celle de limiter vos contacts avec les ours. Lorsque vous en apercevez un près de la route, songez à la possibilité de ne pas vous arrêter (vous aurez alors le mérite de ne pas contribuer à son accoutumance).

Avant de partir en randonnée, songez à la période de l'année. Imaginez ce que les ours sont probablement en train de faire et ce que vous pouvez faire pour leur donner l'espace dont ils ont besoin. N'empruntez que les sentiers officiels et laissez les pistes d'animaux sauvages à la faune. Respectez les fermetures temporaires et saisonnières : elles ont été décrétées pour donner aux ours la possibilité de fréquenter un secteur critique de leur habitat ou pour garder intacts certains cordons qui relient les différentes parties de leur territoire.

En bref : les ours ont besoin d'un habitat fertile, sûr et prévisible, où ils peuvent errer à l'écart des «surprises» humaines.

La conservation, ce n'est pas une stratégie pour protéger uniquement les ours; c'ets une philosophie destinée à protéger l'écosystème tout entier. les espaces sauvages peuvent survivre, à ondition que nous en devenions les intendants.. et non les consommateurs.

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Source :  Parcs Canada

Carte d''identité du loup

Description de l'espèce Canis lupus

Morphologie

Carte d'identité du loup, Canis lupusLe loup a l’allure générale d'un grand chien, ce qui s'explique facilement, vu que ce dernier en est le descendant domestique. L'impression générale associe puissance et souplesse. Les mâchoires bien développées contribuent à l'impression de force de la tête. Le poids des animaux adultes varie de 20 à 70 kg selon les régions du monde (loup arctique Canis lupus artic pour les plus gros). Le léger dimorphisme sexuel en faveur des mâles est rarement discernable en nature. En Europe, le poids d'un mâle varie de 20 à 40 kg, celui d'une femelle adulte de 18 à 30 kg.

Confusion possible

Les chiens divaguants sont nombreux en Europe et il n'est pas aisé de distinguer, dans les conditions de terrain, un loup d'un chien d'une race morphologiquement proche, tel que le Berger allemand ou le Berger Malamut, d'autant que les observations sont souvent furtives. L'avant-main du loup est plus puissante, la poitrine plus profonde et la tête plus large et son allure est celle d'un animal "haut sur pattes". Les oreilles sont proportionnellement plus petites que celles d'un chien et plus écartées, la queue généralement plus fournie et plus courte. Il est impossible de distinguer un chien d'un loup à partir d'une seule empreinte laissée dans la boue ou dans la neige. Une piste suivie sur plusieurs centaines de mètres et sur laquelle les individus marchent fréquemment à la queue leu-leu, la longueur du pas ainsi que l'alignement de la voie sont de bons critères convergents de reconnaissance.

Lignée génétique

Le loup présent en France est issu de la lignée italienne. La population de loup présente dans la chaîne des Appenins est isolée des autres populations de l'Est de l'Europe depuis plus de deux siècles. Aussi, par voies de mutations, cette population italienne présente une séquence type sur son ADN mitochondrial qui est retrouvée nulle part ailleurs dans le monde. Sa caractérisation Canis Lupus lignée "Italie" est donc unique.

Caractéristiques biologiques

Reproduction et structure sociale

La cohésion sociale est l'élément structurant la vie du loup. Ces groupes appelés "meutes" sont composés de 3 à 8 individus le plus souvent en Europe occidentale (jusqu'à 12 en Europe de l'Est) avec une hiérarchie marquée entre les membres du groupe. La maturité sexuelle est atteinte à l'âge de 2 ans mais, au sein d'une meute, un seul couple dominant (Alpha) se reproduit (même si des exceptions existent). Les autres femelles du groupe, généralement issues de la descendance propre du couple Alpha (l'intégration d'une meute par un congénère non apparenté est possible) voient leurs chaleurs inhibées par le comportement de la femelle Alpha.

Le rut à lieu en février-mars dans les régions tempérées et les naissances en avril-mai, après une gestation de 63 jours. L'unique portée annuelle comporte en moyenne 3 à 5 jeunes. La louve possède 8 tétines. La mise-bas a lieu dans un abri naturel : terrier récupéré, abri sous roche, buisson épais ou souche renversée. Les jeunes viennent au monde aveugles et sourds. Leur pelage est alors plus foncé que celui de l'adulte. Ils seront sevrés vers 2 mois et nourris ensuite de viande en partie régurgitée, rapportée par les adultes. Les louveteaux chassent avec le reste du groupe à partir de l'automne suivant leur naissance. En moyenne, un jeune sur deux n'atteint pas l'âge de maturité sexuelle.

Occupation de l'espace, dispersion et colonisation de nouveaux territoires :
Les territoires sont exclusifs entre les meutes et leurs bordures sont des zones de forts conflits avec la meute voisine. De ce fait, elles ne sont fréquentées que pour le marquage territorial, essentiellement réalisé par les individus Alpha de chaque meute (laissé majoritairement par le mâle dominant).

Le territoire d'une meute s'étend sur des surfaces allant de 100 à 1000 km2 (de l'ordre de 150 à 300 km2 en France et en Italie) selon l'abondance et la diversité des proies. Les limites de territoires fluctuent entre années selon les pressions induites par les meutes voisines. Chaque meute défend son territoire par des marquages olfactifs (urines, fèces) et sonores (hurlements).

Pendant l'élevage des jeunes, les adultes restent cantonnés sur une partie de leur territoire devant la nécessité de nourrir les jeunes à la tanière, puis sur les "sites de rendez-vous". Certains resteront dans leur meute d'origine (individus béta), les autres (à partir d'un an et demi) la quitteront pour chercher un nouveau territoire pour s'établir. Cette étape du cycle biologique de l'espèce appelée dispersion s'opère sous la pression sociale des autres individus pour l'accès à la reproduction à l'année n + 1.

La dispersion a lieu au printemps (période d'accouplement) et en automne (période d'intégration des jeunes de l'année à la meute) et concerne principalement les individus subadultes (nés l'année précédente), mâles ou femelles. Ces individus en phase de colonisation peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres avant de se fixer et ceci en quelques jours (distance de dispersion variant de 10 à 800 km). Le système de colonisation par "tâches" est caractéristique du loup. Le nouveau territoire est séparé de la meute d'origine par plusieurs dizaines voire centaines de kilomètres laissant des espaces interstitiels qui seront comblés par la suite. Ceci explique certaines observations isolées loin des zones de présence permanentes connues. Ces individus en phase de dispersion peuvent séjourner plusieurs mois dans un secteur avant de la quitter.

Ainsi, les signalements de loups dans une région entre mars et novembre ne signifient pas qu'une meute est définitivement installée. La rapidité du déplacement d'un point à un autre fait que l'espèce peut facilement passer inaperçue le long de son trajet de dispersion, notamment si l'abondance en proie domestique est faible (si par d'attaque, pas de détection).

Taux de multiplication annuel des populations

Il faut distinguer deux phases dans la dynamique des populations de loups : une phase de colonisation, une phase de stabilisation. Dans un contexte de colonisation des espaces vacants, quelques individus par meutes (subadultes en général, mâles et femelles) se dispersent pour fonder un nouveau territoire. La probabilité de rencontre entre deux animaux de sexe opposé est la plus forte contrainte à l'installation d'une meute. Par contre, la combinaison d'une forte fécondité (une portée par an avec 4 à 6 jeunes) et de l'immigration intensive des animaux donne un fort potentiel de croissance (ex. : 35 % aux Etats-Unis, 25,5 % en Scandinavie, 31 % en France).

Les besoins minimaux de connaissance biologique : le suivi de l'aire de répartition par le réseau loup/lynx : La phase de colonisation actuelle de l'espèce nécessite un suivi de l'évolution de son aire de répartition ainsi qu'un suivi exhaustif des dommages aux troupeaux domestiques. Les objectifs du réseau loup/lynx, fusionné en 2000, sont de :

collecter et vérifier l'ensemble des indices recueillis via un système de fiches techniques "indices" qui serviront à mesurer l'évolution de l'aire de répartition (et de statuer sur son état de conservation),
constater les dégâts causés au cheptel domestique via un formulaire de constat afin de permettre leur compensation et évaluer leur volume.
Ces deux objectifs sont réalisés de manière systématique par le réseau « grands prédateurs loup/lynx ». Son fonctionnement est basé sur le multi-partenariat avec un pilotage technique et une animation nationale de l'ONCFS qui assure également la formation des correspondants, et une coordination départementale par les DDAF (chargées d'instruire les constats).

Classification

  • Règne Animal
  • Embranchement : Chordés
  • Sous-embranchement : Vertébrés (animaux à colonne vertébrale)
  • Classe : Mammifères (animaux à sang chaud muni d’un pelage et de glandes mammaires pour l’alimentation des jeunes)
  • Ordre : Carnivores, animaux pourvus de canines permettant de découper des morceaux de viande. Les carnivores sont soit des digitigrades (qui marchent en appuyant sur les doigts par ex. le loup, le lynx) soit des plantigrades (qui marchent sur la plante des pieds, par ex. l’ours).
  • Famille : Canidés (avec 13 genres et 38 espèces)
  • Genre : Canis (chien, 8 espèces)
  • Espèce : lupus (loup)

Signalement

  • Poids : 12-80 kg, en fonction de la sous-espèce et de l’individu
  • Taille : Corps 100-150 cm, queue : 31-51 cm, hauteur au garrot : 60-95 cm
  • Coloration : Le plus souvent un mélange de beige et d’anthracite, mais aussi noir, blanc ou fauve. Poils du dos beiges avec la pointe noire, formant une sorte de légère crinière. On ne trouve pas de poils complètement noirs. En revanche, on observe souvent sur les pattes avant une ligne nettement plus sombre. Poitrine beige.
  • Chromosomes : 76, comme le chien
  • Dentition : 42 dents (32 chez le louveteau, dentition définitive à 7 mois)
  • Régime alimentaire : Carnivore, mais mange aussi des fruits et des insectes
  • Répartition : Europe, Amérique du Nord, Asie, Proche et Moyen-Orient

Reproduction

  • Maturité sexuelle : 2 ans chez les deux sexes
  • Longévité : 5-10 ans, jusqu’à 17 ans en captivité
  • Saison des amours : de janvier à mars selon les régions
  • Gestation : 61-63 jours, 4 paires de mamelles
  • Mise bas : de mars à juin selon les régions
  • Nombre de jeunes : de 3 à 5 par portée
  • Poids à la naissance : 300-500 g

Particularités

  • Pression de la morsure : 150 kg/cm2
  • Déplacement :  jusqu’à 60 km par nuit (record prouvé : 190 km !)
  • Vitesse de pointe : de 45 à 50 km/h
  • Bon nageur
  • Odorat : peut détecter un animal à 270 m contre le vent
  • Angle de vision :  250° (180° chez l’homme)
  • Audition : jusqu’à 40 kHz (20 kHz chez l’homme). Peut entendre d’autres loups hurler jusqu’à une distance de 6,4 - 9,6 km
  • Fréquence des battements cardiaques : 90 pulsations par minute, jusqu’à 200 lors d’efforts importants
  • Fréquence respiratoire : 15-20/minute, jusqu’à 100 lorsque le loup halète

Photos

Sources : chiffres de loup.org

Canada : L'ours, un trésor culturel

Voilà comment les canadiens voient leurs ours. La France n'est pas en avance. La faute à quoi ? Au respect des traditions et aux associations de défense du "patrimoine" version FNSEA ! La faute à qui ? Au polititiens ruraux qui ne voient en l'ours qu'un mythe pour fédérer un pastoralisme en crise !

Merveilles naturelles et trésors culturels

Empreinte d'ours grizzli au CanadaC'est à la fois captivant et intimidant de découvrir des traces d'ours au cours d'une randonnée dans l'arrière-pays, mais cette expérience nous donne également de l'espoir et de l'inspiration.

Les populations d'ours en santé indiquent qu'il existe probablement suffisamment d'habitats sûrs de haute qualité et de couloirs permettant de préserver des centaines d'autres espèces dont la survie dépend du même écosystème sain.

La plupart des visiteurs de Waterton ne voient jamais d'ours, mais l'ensemble du parc et les aires avoisinantes sont situés au pays des ours. Les ours qui mangent des aliments pour humains ou des déchets ont moins peur des gens et deviennent plus dangereux. Les programmes de gestion des ours visent à maximiser la sécurité des humains tout en préservant les populations d'ours - un équilibre très délicat. Que les visiteurs aient l'intention de faire une randonnée de plusieurs jours ou simplement une excursion de quelques heures, il est important qu'ils prennent le temps de se familiariser avec les précautions à prendre au pays des ours. (Photo : Parcs Canada)

Grizzli (Ursus arctos)

Le grizzli possède une grosse bosse de muscles entre les épaules, un profil facial concave et une large face ronde. Ses griffes de devant sont longues - de six pouces en moyenne - et servent surtout à creuser. Le pelage du grizzli va du noir de jais à une teinte presque blanche.

Les ours sont toujours en quête de nourriture. L'homme consomme en moyenne 2 500 alories par jour, tandis que le grizzli en consomme en moyenne 30 000. C'est l'équivalent d'environ 40 hamburgers et 40 coupes glacées par jour!

Généralement, l'alimentation du grizzli se compose de racines, d'herbes, de baies et d'insectes. La viande n'en constitue que 10 %. Au printemps, grâce aux longues griffes de ses membres antérieurs et aux muscles énormes de ses épaules, le grizzli peut retourner les massifs d'érythomes à grandes fleurs et de claytonies pour prendre les bulbes nutritifs, et il peut sortir de leurs terriers les écureuils terrestres, qui sont bien gras. Au milieu de l'été, les grizzlis se déplacent à proximité des talles de baies, pour s'engraisser en prévision de leur longue hibernation.

En six mois, les grizzlis doivent manger suffisamment de nourriture pour survivre toute l'année. Les femelles donnent naissance à leurs petits dans leur tanière au début de février, et elles doivent attendre encore trois mois avant de pouvoir en sortir et recommencer à s'alimenter. Si elles n'ont pas emmagasiné une quantité adéquate de gras avant la période de mise bas, la conception des oursons n'a pas lieu.

De tous les mammifères de l'Amérique du Nord, les grizzlis ont le taux de reproduction le plus bas. Les grizzlis n'atteignent la maturité sexuelle qu'à l'âge de cinq ans. Les portées sont d'en moyenne deux oursons, mais le taux de mortalité est très élevé. Pour que la mère puisse transmettre ses connaissances du domaine vital à ses petits, trois années s'écoulent entre chaque portée. Vivant en moyenne jusqu'à l'âge de 20 ans, une grizzli femelle pourrait n'avoir que cinq portées d'oursons. Il est donc difficile pour eux de se remettre d'une diminution de population.

Étant donné qu'il a besoin de vastes étendues, le grizzli ne peut survivre uniquement que dans les limites des parcs nationaux. Waterton n'offre même pas un domaine vital entier pour le grizzli. En règles générales, le domaine vital d'un grizzli mâle fait plus de 800 km2, tandis qu'une femelle adulte et ses petits utilisent environ 400 km2. Le nombre d'ours dans le parc varie largement en raison de leurs déplacements et du secteur utilisé, qui changent selon les saisons, de la quantité de nourriture accessible et du nombre d'ours qui se la partagent. Les ours de Waterton font partie d'une grande population régionale qui erre sur une vaste étendue entre la Colombie-Britannique, le Montana et l'Alberta.

La perte d'habitat et l'action de l'être humain sont les plus importants facteurs entraînant la diminution des populations de grizzlis dans la majeure partie de l'ouest de l'Amérique du Nord. L'existence du grizzli repose sur une gestion efficace et sur la coopération entre toutes les personnes qui occupent le territoire, sur l'ensemble de son domaine vital. La façon dont nous gérons le grizzli pourrait tisser le destin de tous les grands carnivores.

Comment pouvons-nous les aider à survivre ?

Nous pourrions :

  • protéger l'habitat de l'ours pour qu'il demeure un habitat de choix;
  • réduire les morts causées par l'action humaine (p.ex. en éliminant les substances attractives et les sources de nourriture telles que les déchets);
  • se sensibiliser et sensibiliser les autres à l'égard des ours;
  • recommander et soutenir activement un aménagement du territoire qui :
    • favorise le développement autour des collectivités existantes, tout en décourageant la division de l'habitat rural en petites parcelles (p. ex. les superficies en acres);
    • préserve d'importants corridors et artères de déplacement permettant à l'ours d'aller d'un bon habitat à un autre;
    • préserve des liens entre les populations d'ours.

La Southwestern Alberta Grizzly Strategy, stratégie visant le grizzli dans le sud-ouest de l'Alberta est un important programme coopératif qui a pour but de sauver le grizzli dans notre région.

Deux études parmi d'autres

Étude des poils de grizzli
L’utilisation de fil barbelé pour recueillir des poils d’ours aux fins d’analyse de l’ADN est répandue depuis presque dix ans et présente des possibilités intéressantes en tant qu’outil de surveillance dans les parcs des Rocheuses.

Ceci permet d’identifier des individus à partir des échantillons de poils, une méthode non invasive pouvant être utilisée pour établir un indice de l’abondance relative et une tendance de la population. Les chercheurs prélèveront des échantillons de poils dans le sud-ouest de l’Alberta et le sud-est de la Colombie-Britannique dans le cadre d’une étude multi-organisations.

Loups, wapitis, trembles, peupliers deltoïdes et oiseaux chanteurs
La présence ou l’absence de prédateurs (p. ex. loups ou ours) peut avoir une incidence considérable sur les populations de proies (p. ex. wapitis) et donc sur la végétation dont se nourrissent les wapitis. Cette recherche se penchera sur l’incidence de divers facteurs tels que le climat, le feu, la neige accumulée, les précipitations, la maladie et les animaux comme le wapiti et le castor, sur les trembles et les peupliers deltoïdes.

La chercheuse analysera ensuite les relations entre les loups, les wapitis, les castors et les peuplements de trembles et de peupliers deltoïdes. Les loups qui chassent les wapitis et les castors ont-ils aussi un impact sur les arbres? Les données obtenues nous permettront de mieux comprendre les relations du réseau trophique dans le parc, et de les comparer à des relations semblables le long d’un transect allant de Waterton à la vallée St. Mary dans le parc national Glacier.

Source : Parc national du Canada des Lac-Waterton 

Avoir peur de l'ours et du loup

Dans un article appelé "12 raisons de ne plus avoir peur de mourir", Isabelle Audet nous parle des peurs et des menaces qui nous empêchent de dormir. Parmi 12 peurs recensées , la peur du loup ou lycanophobie et la peur de l'ours ou arctophobie.

Loups, ours, foudre, abeilles, bombe nucléaire.. Collectivement, nous entretenons la peur de mourir de plusieurs façons inusitées. Quelles sont les probabilités que la Faucheuse se présente dans un écrasement d'avion, sous les dents d'un requin ou lors d'une pandémie? Voici, l'heure juste sur ces possibles menaces.

Peur de l'ours, peur du loup : la fuite

La peur du loup ou lycanophobie

Le grand méchant loup représente-t-il réellement un risque pour l'homme ? À la base, le son d'une meute hurlant dans les bois n'a certainement rien de rassurant. Du calme, tempère Denis Masse, biologiste au Parc de la Mauricie: «La peur du loup n'est pas fondée, croit-il. Nous avons deux meutes dans le Parc et jamais elles ont tenté d'attaquer. Les chiens représentent un plus grand danger

En 2002, une étude d'un groupe de chercheurs norvégiens sur la dangerosité des loups révélait d'ailleurs qu'entre 1900 et 2000, seulement 28 cas d'attaques de loups ont été répertoriées sur tout le territoire canadien. Et ce, même si le Québec à lui seul abrite 7000 loups, dont plusieurs vivent dans des régions habitées.

La peur des ours ou arctophobie

Depuis qu'un ours a mortellement attaqué la biathlonienne Mary-Beth Miller, en 2000, à Valcartier, la peur de ces animaux a grimpé d'un cran au Québec. Soudainement, une simple excursion en forêt devient risquée. D'après Denis Masse, biologiste responsable des conflits avec les ours au Parc de la Mauricie, cette peur collective est exagérée. «Il ne faut évidemment pas oublier que l'on vit au pays des ours et qu'il est possible, en pleine forêt, d'en rencontrer un, mais dans 99% des cas, l'animal va chercher à éviter le contact avec l'homme», explique-t-il.

Au Parc de la Mauricie, 125 ours partagent leur territoire avec 300 000 visiteurs chaque année. Ils sont parfois tombés face à face avec des campeurs, mais aucun n'est encore passé à l'attaque. Malgré tout, la direction du parc prie les campeurs de prendre toutes les précautions pour éviter un tragique face à face. «Les ours sont imprévisibles et il se peut qu'un d'entre eux interprète mal les signes que lui envoie un homme, et l'attaque», prévient-il.

Pour les peurs suivantes, consultez Cyberpresse.ca

  • La peur des requins - squalophobie
  • La peur des avions - l'aérodromophobie
  • La peur de la foudre - straphobie
  • La peur des ascenseurs - ascensumophobie
  • La peur des serpents - erpétophobie / ophiophobie
  • La peur d'une pandémie - épidémophobie
  • La peur d'une maladie inconnue - pathophobie
  • La peur des abeilles tueuses - apiphobie
  • L'apnée du sommeil - hypnophobie
  • La peur des sables mouvants

L'arganier en danger au Maroc : sécheresse et surpâturage

Une localisation méconnue de l’Arganier, ou quand l’arbre de fer est forgé par le surpâturage.

Un arganier abrouti par le pastoralisme au MarocUn arganier abrouti par le surpaturage au Maroc.

Dénommé l’arbre de fer, ou encore l’arbre des femmes, l’arganier est une espèce xéro-thermophile qui appartient à la famille tropicale des Sapotacées, dont elle est, au Maroc, la seule représentante septentrionale dans la région méditerranéenne. (...)

Refoulé consécutivement aux glaciations du Quaternaire dans le Sud-Ouest de la Berbérie, à l’extrême Nord-Ouest du continent africain, l’arganier couvrait originellement un territoire nettement plus vaste. Il en demeure encore quelques témoins subfossiles permettant d’en comprendre la chorologie. Ils semblent non seulement n’intéresser personne, mais qui plus est être victimes d’un lamentable acharnement. (...)

À la frontière de l’aride et écran vert en marge du Sahara, cet écosystème original a subi depuis une centaine d’années une perte de la moitié de sa surface (d’un million et demi d’hectares au début du XXe siècle, il n’en reste que 800 000 aujourd’hui), sous des effets cumulés à la fois anthropiques (surpâturage et déboisement) et climatiques (sécheresse, désertification). On doit à l’arganier la célèbre huile d’argan aux qualités intrinsèques, objet d’une récente valorisation sur laquelle il y aurait beaucoup à dire. Comme l’arganier s’avère être tout autant victime de l’érosion des sols que son meilleur remède, la problématique consiste à en ralentir l’éradication. (...)

Les écosystèmes du monde arabe sont tous anéantis par un pastoralisme ravageur et abusif, et les pâturages d’alfa n’y font pas exception. Il y a 3 millions d’hectares de nappe alfatière au Maroc et ces quelques hectares peuplés du rarissime arganier doivent donc aussi être saccagés par un parcours sédentaire et répétitif du cheptel riverain ?

Otages d’une filière ovine de rente, les bergers sont de plus en plus gardiens d’une surcharge pastorale sans commune mesure avec la capacité locale de régénération et vivent dans l’urgence. Il n’est certes pas de notre propos d’accuser de cécité écologique des gens responsables mais non coupables de la dégradation des écosystèmes. Mais les autorités de tutelle en charge et qui se réclament désormais vertueusement d’un souci de durabilité dans leur gouvernance devraient se préoccuper de mettre sous cloche de telles formations biopatrimoniales et remarquables.

Il serait grand temps de vénérer les beaux restes, y compris dans les pays émergents. En cas contraire, nous aurions comme l’impression que les magots budgétaires apportés par la communauté internationale au nom d’une lutte planétaire contre la désertification sont engloutis dans les frasques d’une fonction pas seulement publique. Mais ce n’est, sans doute, que l’injuste invective d’un naturaliste outré par le peu de respect porté à la Nature !

Michel Tarrier
Source : Tele-botanica.org

Eco-résistance au Maroc, la levée de boucliers

Un pays qui s'écologise est un pays qui devient plus humain

Inscription au Groupe Alerte-Nature-Maroc : il ne manque plus que vous !

Amis Marocains directement concernés, amis du Maroc ou simplement Terriens d’ailleurs, au fait des interdépendances, et donc persuadés que le destin des uns est lié à celui des autres : rejoignez-nous sans plus attendre !

Un Maroc se meurt, celui d’une Nature si riche par le passé, celui du sol, de l’eau et des ressources naturelles. Les écosystèmes marocains sont parmi les plus remarquables du zonobiome méditerranéen, en nombre d’espèces et en endémismes. Mais la biodiversité marocaine est inéluctablement en marche vers son extinction massive et la désertification concerne, à divers degrés, 93% du territoire. Ce sont des faits avérés que prouvent les plus récentes expertises.

La mainmise d’une agriculture de rente s’imposant partout aux dépends de celle vivrière, un pastoralisme spéculatif et ravageur abusant des droits d'usage séculiers, la banalisation des grands écosystèmes et la dévastation des paysages, l'éviction et l'extermination des espèces, le surpompage des nappes phréatiques et la privatisation des eaux de sources , les pollutions les plus redoutables, l'envahissement incommensurable du poubellien, le bétonnage des plus beaux sites littoraux bradés à des promoteurs sans scrupule, figurent parmi les causes majeures de cette catastrophe.

Emporté dans l’effroyable destin du jardin planétaire, le Maroc est en proie à une crispation écologique sans précédent qui induit préjudices, maltraitances et iniquités sociales.

Dans le sillage d'une démocratisation encore trop hésitante, un grand mouvement civil s'est cependant dégagé et l'on assiste à une levée de boucliers de plus en plus véhémente pour défendre avec ardeur les valeurs écologiques et environnementales du pays . Des milliers d'associations écologistes ont vu le jour et sont sur la brèche, de mieux en mieux relayées par les médias. La confrontation citoyenne avec les pouvoirs publics est profitable : le déni administratif perd pied, la corruption est ouvertement dénoncée, on note d'incontestables efforts de certain gestionnaires, notamment du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification, par l'entremise de sa Direction de la Conservation. Les joutes sont évidemment inévitables dans la défense de tels enjeux : faire que le nécessaire développement humain soit supportable pour le milieu n'est pas une mince affaire, d'autant plus qu'après tant de décennies de cécité écologique et d'abus d'usages, la notion de construire sans trop détruire s'avère nouvelle.

Un nouveau Maroc bouge et tente de résister. Marocains et non Marocains, nous nous devons de soutenir cette écoconscience émergente. Rejoignez encore plus nombreux le Groupe Alerte-Nature-Maroc.

Parce qu'il n'existait rien de semblable, le Groupe Alerte-Nature-Maroc a été fondé par Michel Tarrier et Jean Delacre, deux naturalistes passionnés par le Maroc.

08 novembre 2007

Retour du loup dans les Pyrénées

Annoncé régulièrement, le retour du loup dans les Pyrénées catalanes est maintenant avéré.

Officialisée depuis 1999, la présence du loup dans les Pyrénées catalanes se confirme. Les dernières analyses, réalisées sur des poils et des excréments recueillis dans le massif du Carlit en mars dernier, viennent de tomber: il s'agit bel et bien de deux mâles de type "Italie/Mercantour"; dont un adulte venu directement du Mercantour et déjà répertorié dans cette région.

Dès cet hiver, le suivi reprendra et sera assuré par le réseau loup nouvellement créé dans les Pyrénées-Orientales, l’Aude et l’Ariège. Il est composé :

  • d'agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS),
  • des réserves naturelles,
  • de l'Office national des forêts,
  • des fédérations de chasse,
  • d'accompagnateurs en montagne
  • d'associations de protection de la nature.

Soixante-dix personnes ont été formées au sein du réseau pour repérer la présence du loup. "Depuis 1999, et quasiment maque année, excepté en 2000, nous avons repéré la présence de six loups de passage, notamment dans le Madres, sur le Carlit et le Canigou", précise Alain Bataille, agent technique de l'environnement à l'ONCFS des Pyrénées-Orientales et coordinateur du réseau. "Nous avons constaté une présence continue, mais, pour l'instant, pas de reproduction", poursuit-il. Des loups venus de l’Arc alpin ont été également repérés en Catalogne, dans la sierra de Cadi.

Pour Alain Bataille, rien d'étonnant à ce retour: "Le loup est naturellement très colonisateur, il peut parcourir des distances de 700 km pour trouver un territoire. Aujourd'hui les conditions dans nos montagnes sont favorables à ce retour: présence d'un grand nombre d'ongulés, espaces abandonnés par l'humain et mesures de protection de l'espèce". Cette année, aucun dégât dû au loup n'a été à déplorer sur les ovins. Il y en avait eu un seul en 2006.

Source : Pyrénées Magazine 11/12 2007

Vautour fauve: début des expertises vétérinaires

Dernièrement, la buvette réagissait à un article de Pyrénées magazine paru dans le numéro de septembre : "Des vautours vivants ou la sérénité des Pyrénées mortes ?"

Pendant ce temps, en Béarn, l'IPHB lancait son propre observatoire afin de se réorienter vers d'autres cibles que l'ours. C'était là un os à ronger pour un certain journaliste vautour prêt à fondre sur ces oiseaux plannants comme sur un bout de gras. Tout l'été, ce rapace a cherché à regrouper tous les témoignages sanglants et puants afin de mettre les vautours à son menu. Triste repas de presse sanguinaire. Tristes articles à l'haleine fétide. Pyrénées Magazine de novembre nous informe de la suite...

Vautour fauve: début des expertises vétérinaires

A la suite de la polémique mettant en cause les vautours fauves dans des attaques de bétail, le parc national des Pyrénées et l'observatoire des dommages causés au bétail ont mis en place un réseau de vétérinaires cet été. Le but est de procéder à des expertises pour déterminer le rôle des vautours accusés d'être à l'origine des décès.

Les résultats montrent que les vautours sont capables de toucher à des an