Le pastoralisme défenseur du patrimoine pyrénéen : une désastreuse image de marque
Qui a encore envie d’acheter de l’agneau pyrénéen ? Qui a envie de faire vivre les ultra pastoraux qui sont prêts a tout pour écraser et détruire ce qui les gêne et ce qui les empêche de ne monter en estive qu’une seule fois par semaine?
L’image de marque du pastoralisme a été saccagée par les éleveurs ultraspastoraux: jet de sang sur les écoles, désinformation dans une certaine presse noyautée par les syndicats agricoles, miel piégé avec du verre brisé, violences répétées, intimidations, destructions, arbres coupés en travers des routes, pneus crevés, menaces, battues illégales, soutien de politiciens locaux. Je continue ? C’est à vomir. Je préfère encore manger de l’agneau néozélandais sans goût ou m’en passer que de donner un euro aux membres des associations dites « de défense du patrimoine pyrénéen ». Les éleveurs scient la branche à moitié pourrie sur laquelle ils sont assis. Et bien qu’ils tombent et que la forêt progresse! Dans certains coins des Pyrénées, cela fera du bien.
Achetons d'une manière sélective
Je vous invite à refuser de soutenir ceux qui refusent de garder leurs troupeaux, ceux qui utilisent l’ours et les dédommagements pour blanchir leurs ventes d’agneaux en noir, ceux qui préfèrent les animaux sauvages en cage et les animaux domestiques en liberté. Choisissez avec soin des agneaux et des fromages d’éleveurs ou de bergers qui cohabitent avec l’ours ou bien manger autre chose!
Le pastoralisme qui avait pourtant une image sympathique dans la population marche à contre courant dans un monde à l'envers, des œillères bien positionnées pour éviter de voir les vrais problèmes pourtant dénoncés par les éleveurs du Tarn. Mais dans les Pyrénées, ont est fier, indépendant, on résiste à seusse de la plaine et des grandes villes et on refuse d'ouvrir les yeux. On chante « Halte là» en criant au "viol des Pyrénées", le béret bien enfoncé, après avoir été berçé un peu trop prêt du mur.
En voyage, je loge dans des communes qui cohabitent, je mange chez ceux qui soutiennet la cohabitation, je regarde où et chez qui je dépense mon budget. En 2007, je suis parti visiter la Slovénie plutôt que l’Ariège et je le fait savoir. Les statistiques touristiques des Pyrénées sont désatreuses, et il y en a qui se demandent pourquoi.
Le pastoralisme, un tueur mourant
Quand il n’y aura plus d’ours, le pastoralisme continuera à se suicider lentement. Je n’ai plus envie de les soutenir ! Pourquoi dédommager des éleveurs qui abandonnent leurs troupeaux ? Pourquoi soutenir des éleveurs qui laissent les brebis sans soins, qui dressent la table de l’ours puis hurlent quand celui-ci se sert, qui traquent des animaux protégés et les chassent vers la plaine jusqu'à ce qu'ils se fassent écraser, accidentellement...?
A quand les dédommagements sélectifs: pas de protections, pas de pognon! Certains sont violents, agressifs, menteurs, manipulateurs, irrespectueux. Et bien il est temps qu’on ferme le robinet des débouchés, qu’on applique le principe « pollueurs payeurs » à ceux qui ne respectent qu’eux et se foutent de tout ce qui les entoure en écoutant le verbiage pompeux et ipéchachebéesque de politiciens grévistes de la faim, grands manipulateurs d’opinions et consommateurs de subsides d’Etat à la pelle, sans aucun résultat. La faillite d'un système archaïque.
Les ultrapastoraux gagnent peut-être la guerre de la communication, mais perdent celle de l’opinion à force de prendre leurs vessies pour des lanternes et les contribuables qui les soutiennent et les perfusent à grands coups de subsides pour des cochons d’écolos parisiens.
Imaginons l’inverse : de la mort au rat répandue dans des tas de sel en estive, des pétards dans les troupeaux perchés au bord des falaises, des portes de bergeries laissées ouvertes, des clôtures non refermées, des meules en cendres. Comment réagiraient ces grands manipulateurs si les excès étaient de l’autre côté, du côté des pro ours. Il n'en est rien. Pourtant les autres, ceux de la plaine et même ceux de la montagne supportent leurs exactions et leurs intimidations. Les ultrapastoraux détruisent leur image de marque et la sympathie de tous ceux qui envient votre liberté.
Le pastoralisme pyrénéen: un comportement atypique à problèmes
Le comportement exécrable des ultra pastoraux, les battues illégales, les annonces réjouies après la mort de Cannelle, de Palouma, de Franska et ceux qui les soutiennent m’écœurent. J’ai de plus en plus l’impression qu’il y a bien trop de brebis et d'éleveurs dans les Pyrénées. Les ultra pastoraux vont sentir le manque à gagner consécutifs à leurs comportements illégaux et violents et à l’arrivée des loups. On ne plaindra plus ceux qui refusent les moyens de protection. Avec eux, les Pyrénées meurent et deviennent plates, un comble ceux pour ceux qui se disent « défenseurs du patrimoine pyrénéen » et utilisent des pseudos scientifiques ou linguistes pour soutenir leurs thèses archaïques.
Je n’ai plus du tout envie de faire de cadeaux à ceux qui refusent la cohabitation et à ceux qui œuvrent à la disparition et à l’extinction de la maigre population d’ours dans les Pyrénées. Je vais donc agir d'une manière non violente et utiliser mon pouvoir de consommateur : je ne donne plus un euro aux égoïstes ultra pastoraux. Basta!
Vous aussi, vous ne désirez plus soutenir les excès du pastoralisme à problèmes? Vous ressentez dégoût et colère, réagissez! Pyrénées, ton patrimoine meurt, tué par tes enfants. Si le pastoralisme ne change pas vite, il mourra aveugle, sans comprendre pourquoi, convaincu que le problème vient des autres, de Paris, de la plaine, de l'Etat, de l'étranger, des écolos. A force de crier "A l'ours", on ne les croit plus.