Fabien Gruhier, apprenti chimiste
Drôle d’époque: on veut plein d’ours (à 76 000 € pièce) dans les Pyrénées, mais plus un seul taureau dans les arènes.
par Fabien Gruhier, journaliste au service "Notre Epoque" du Nouvel Observateur
On nous l’assure, l’ourse Franska – introduite dans les Pyrénées au printemps 2006 avec quatre autres congénères slovaques - est morte «par accident». Percutée par un véhicule automobile, sur une voie rapide proche de Lourdes. Amer miracle: la Vierge Marie n'aime pas les ours? Morte «par accident», cela signifie qu’il s’agit d’un pur manque de pot (d’échappement) - en somme un truc conjoncturel et non pas structurel. Mais que, normalement, les Pyrénées constituent – depuis toujours, et pour toujours, qu’on se le dise! - un terroir propice aux ours. Dans ces conditions, on se demande bien pourquoi les ours pyrénéens autochtones ont disparu. Au point d’obliger les intégristes de la fausse nature immuable à en reconstituer artificiellement la population, avec quelques spécimens arrachés à grands frais aux lieux où ils ont encore la chance de s’épanouir librement.
Si elle a une âme, alors, dans son paradis des ursidés, Franska doit se demander pourquoi on ne l’avait pas laissée tranquille dans sa montagne de Slovénie. Sont-ce vraiment des «amis des bêtes», ces idéologues de la nature bidonnée qui s’en vont capturer au loin des animaux innocents, les anesthésient, leurs collent des antennes satellites et autres affreux colliers GPS, et les transportent par avion jusqu’aux abords d’une voie rapide pyrénéenne? Ceci pour la modeste somme de 76000 euros la tête d’ours: accepterait-on de dépenser le centième d’un tel pactole pour secourir un immigrant humain?
Pourtant, à l’évidence – pour toutes sortes de raisons qu’on a le droit de regretter -, les Pyrénées ne sont plus un terroir où les ours pourraient vivre heureux, en équilibre avec leur milieu. N’empêche, ces intégristes obstinés - aussi vieux dans leur tête que le pape avec sa messe en latin, ou naguère le général De Gaulle avec son retour à l’étalon or – ne veulent rien savoir de la réalité des choses, ni de l’évolution de la nature. Pour eux, il faut à tout prix rétablir le «bon vieux temps».
Tout comme les généticiens nazis, qui dépensèrent des fortunes pour prétendument reconstituer, par sélection inverse, le vieil aurochs des forêts de Charlemagne. Aujourd’hui, suite à la mort «accidentelle» de Franska, les amis des ours pyrénéens exigent le remplacement de tout plantigrade trouvé mort par DEUX spécimens importés de Slovénie. Leur bon vieux temps est toutefois revisité à la carte, en fonction des modes en vigueur: on veut plein d’ours à 76000 € pièce dans les Pyrénées. Mais plus un seul taureau dans les arènes. Drôle d’époque…
Source: Le tube à essais
Réponse de la buvette
Tube à essai. Un titre qui représente bien le degré de finition de cet article de journaliste apprenti chimiste. Avoir un avis, c'est bien. Raconter n'importe quoi par contre..., votre texte est rempli d'erreurs, d'oublis et d'imprécisions :
- "4 congénères slovaques". Slovènes, ils sont de Slovénie. Ces 2 pays ne se touche même pas. On en parle pourtant. Plongez-vous sur une carte d'Europe. C'est intéressant une carte pour un journaliste d'un grand journal national, et utile.
- "(...) les Pyrénées constituent – depuis toujours, et pour toujours, qu’on se le dise! - un terroir propice aux ours. Dans ces conditions, on se demande bien pourquoi les ours pyrénéens autochtones ont disparu." Les ours étaient dans les Pyrénées avant les hommes, puis les hommes sont venus et comme l'ours dérange l'homme et que l'homme qui se veut le sommet de la pyramide n'aime pas qu'on le dérange, alors il élimine. Les ours ont été exterminés presque jusqu'au dernier par les éleveurs et les chasseurs avec la bénédiction des autorités. Le terroir n'y est pour rien. Jusqu'au jour ou l'homme à commencer à réaliser qu'il tuait la terre sur laquelle il vivait (sciait la branche...). Une prise de conscience cela s'appelle, pour certains (à l'esprit jeune). Les éleveurs/chasseurs pyrénéens ont tout fait pour éradiquer l'ours et ils ne sont pas loin de la réussite bête et brutale, sauf qu'un village d'irréductibles gaulois résiste, ARBAS qui relâche des ours.
- Les ours slovènes n'allaient pas "s'épanouir librement" en Slovénie puisqu'ils ont été retirés d'un plan de chasse.
- Pas des "antennes satellites", mais des émetteurs (GPS et tél portable). Montrez moi une photo d'ours avec une antenne...... J'attends.
- Il ne s'agit pas de rétablir "le bon vieux temps", mais d'empêcher une extinction causée par l'homme.
- "les transportent par avion jusqu’aux abords d’une voie rapide pyrénéenne?" . Les ours ont voyagés dans un container aménagé, dans une camionnette, accompagné d'un vétérinaire.
Est-ce moi qui suis "un nazi" (Un autre journaliste bien connu a parlé de Zylon B à mon propos) ou "vieux dans ma tête" ou est ce vous qui êtes un anti-environnementaliste primaire. Je vous invite à Lire à ce propos les remarquables travaux (bien ficelés, eux) sur la rhétorique anti-environnementale dont vous êtes un spécimen splendide.
Vous êtes journaliste ? De la même école que Louis Dollo de "Lourd d'Infos"? Informez-vous avant d'écrire n'importe quoi, vérifiez vos sources et vous serez moins risible. C'est dingue ce que les personnes qui ne connaissent rien à l'ours, à son histoire, à sa biologie, à son mode de vie ont toujours un avis bien tranché sur la question. C'est vrai que Philippe Lacube aussi est sûr de lui.














Voilà encore un pourfendeur des écologistes intégristes qui prend noblement la plume pour sauver la civilisation en danger . Que d'héroîsme latent qui du nouvel obs à Libé ne demandait qu'à s'exprimer au secours de la démocratie , de la ruralité et de la tauromachie enfin réunis dans une même et noble cause , la tradition immuable revisitée à l'aube d'un siècle naissant . L'esprit nazi faussement protecteur ayant trouvé refuge dans l'intégrisme écologique est définitivement démasqué . Braves gens dormez en paix , on veille sur vous .
Rédigé par: jean claude | le 16 août 2007 à 17:27
Dans la série : "C'est pas parce-qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa g.." c'est à retenir..
Mais il faut reconnaître que la logodiarrhée c'est son métier.
Alors..
Rédigé par: resPYRation | le 15 août 2007 à 20:21
Lâcher des ours ou des loups dans les paturages pour qu'ils se nourissent d'animaux vivants, cela porte un nom:
C'est de la BARBARIE
NDLB: Aucun loup n'a été lâché ! Les ours du renforcement n'ont pas été lâchés "dans les paturages" ni "pour qu'ils se nourissent d'animaux vivants". Ils ont été lâchés en forêt pour sauver de l'extinction la population résiduelle (20) d'ours dans les Pyrénées. Je vous invite à lire "Le mode de mode vie de l'ours brun", http://www.loup-ours-berger.org/2005/03/mode_vie_ours_1.html, vous apprendrez beaucoup sur l'ours, ce qui me semble nécessaire.
Rédigé par: SALIOU | le 15 août 2007 à 15:08
"C'est dingue ce que les personnes qui ne connaissent rien à l'ours, à son histoire, à sa biologie, à son mode de vie ont toujours un avis bien tranché sur la question."
C'est hélas ce que je me dis quotidiennement en lisant la prose fiéleuse et yaka-jesaistoutmoiaumoins sur ce blog...
NDLB: Libre à vous de ne pas y revenir. Ce blog comporte plus de 1500 pages sur le sujet, le pastoralisme, l'ours, son mode de vie, sa reproduction, son alimentation, des articles scientifiques... De quoi vous documenter. Il a d'ailleurs été récompensé 2x en 2006, ne comporte aucune puplicité et ne jouis d'aucun soutien financier. Il est donc indépendant. Je ne suis pas un spécialiste de l'ours, mais j'y travaille, je voyage, je lis et j'écoute. La Buvette a plus de 60 informateurs ou rédacteurs qui l'alimentent. Bonne lecture quand même si vous revenez.
Rédigé par: Bruno | le 15 août 2007 à 10:52