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juin 2007

30 juin 2007

Gérard Caussimont, chevalier dans l'ordre national du Mérite

Ours : l’action associative de protection de la nature honorée

28 juin 2007
Gérard Caussimont, président du FIEP (Fonds d'intervention éco-pastoral) reçoit des mains du préfet Marc Cabane les insignes de chevalier dans l'ordre national du Mérite.

Plaidoyer pour la nature
par Odile Faure

Il aura attendu quinze ans avant qu'un préfet n'accepte de lui remettre les insignes de chevalier de l'ordre national du Mérite, décernés en 1992 par le ministre de l'environnement, Ségolène Royal. «Au départ, j'avais dit que le moment n'était pas très opportun. Nous étions en plein conflit sur les réserves Lalonde (Zones d'interdiction de chasse). Après, on me répondait toujours que ce n'était pas le moment.» explique Gérard Caussimont, fier de cette décoration. «Je voulais qu'à travers cette distinction, ce soit le mouvement d'action de protection de la nature du département qui soit reconnue par l'État.» Gérard Caussimont veut partager cette décoration avec la Sepanso, le WWF France qui aide financièrement le FIEP, le Conservatoire régional des espaces naturels d'Aquitaine, la Ligue de protection des oiseaux, Organbidexka col libre et Saiak.

« Pas des ayatollahs. »

«On nous fait souvent passer pour des ayatollahs de la nature parce que nous voulons remplacer l'ourse Cannelle. Nous n'avons jamais voulu que la protection de l'ours soit au détriment de l'homme. Si j'ai rejoint le fonds d'intervention éco-pastoral (FIEP) de Claude Dendaletche en 1978, c'est que j'ai été séduit par l'idée de préserver l'ours et l'homme. À l'époque, nous sommes allés voir les bergers pour comprendre leurs demandes. En réponse, nous avons proposé le réseau de radiotéléphones dès 1991, une indemnisation des dégâts d'ours pour le berger (prime de dérangement), la création de la marque de fromage Pé Descaous, les clôtures de protection. En 1983, les transports par hélicoptère ont démarré, pris en charge par le Parc national des Pyrénées. Nous avons plus tard demandé à l'État de mettre en place les mesures agri-environnementales pour aider financièrement les éleveurs afin de maintenir la traite en estive, le rassemblement nocturne du troupeau et les chiens patou. L'idée était de préserver le métier de berger tout en protégeant l'ours. Depuis le FIEP n'a pas cessé de continuer sur la même ligne de conduite

Agacé par l'IPHB

Depuis, aussi, l'Institution patrimoniale du haut Béarn s'est constituée et assume depuis 1994, en parallèle ou à sa place, des missions initiées par le FIEP. Une «récupération» que Gérard Caussimont n'a pas contestée tant que le FIEP et la Sepanso siégeaient ensemble au sein de l'institution. Mais depuis la rupture, en janvier 2005, date à laquelle Jean Lassalle, son président, décide de se retirer du plan de restauration de la population d'ours dans les Pyrénées, Gérard Caussimont est très sévère. «Le contrat moral n'est plus rempli. N'oublions pas que toutes les aides de l'État et de l'Europe en faveur du pastoralisme (héliportages, muletages?) sont une compensation pour accepter la présence de l'ours. On comprend bien qu'un berger n'élève pas des brebis pour se les faire manger ! Cela veut dire que s'il n'y a plus d'ours dans les Pyrénées, il n'y aura plus d'actions pour soutenir le pastoralisme !» Le président du FIEP continue à penser qu'il faut renforcer le noyau d'ours béarnais par une femelle «sinon l'espèce disparaîtra, malgré la charte, malgré l'argent dont ont bénéficié le pastoralisme et la forêt

Enfance landaise

Né à Dax en 1952, Gérard Caussimont a été sensibilisé à la nature par son père, féru de balades en forêt. Son grand-père maternel, navarrais espagnol, lui a fait aimer la montagne. Venu à Pau pour ses études, où il obtient un DEA d'espagnol et un doctorat troisième cycle d'études régionales sur les vallées béarnaises, il n'en est jamais reparti. Il dirige depuis 2003, le collège et lycée Saint-Joseph à Oloron-Sainte-Marie et vit à Ogeu-les-Bains. Père de trois grands enfants, il parcourt souvent la montagne à titre personnel ou dans le cadre du suivi de l'ours au sein du réseau ours brun, relevant poils et empreintes. Il dit avoir rencontré l'ours trois fois au cours de sa «carrière » de défenseur de l'environnement. C'était il y a dix ans.

Préserver la biodiversité

Gérard Caussimont (Il est l'auteur de « Plaidoyer pour Cannelle » paru à l'automne 2005 chez Loubatières) n'adhère à aucun parti politique considérant que «la protection de la nature est l'affaire des citoyens de tous bords. Je suis en revanche très heureux de voir la protection de l'environnement figurer dans la Constitution. L'idée du FIEP était de lier l'économie et l'écologie, nous avions trente ans d'avance

La bonne place du ministère de l'écologie au sein du gouvernement Fillon ? «Oui, c'est très bien mais il faudra voir si l'argent dédié à l'environnement sert à corriger les abus de notre société, comme la lutte contre la pollution par exemple, ou bien s'il y a une vraie préoccupation à préserver la biodiversité. Quand je dis biodiversité, je pense à l'être humain et au cadre qu'on léguera à la génération future

Gérard Caussimont se bat pour renforcer la population d'ours en Béarn tout en préservant la vie pastorale. «Je n'ai jamais mis l'ours avant le berger. Pour moi, ils peuvent vivre ensemble

Source : SUD OUEST

Attaque probable de loups sur un troupeau de moutons à Grande-Rivière (Jura)

Dossier de presse (ONCFS)

Les faits

Un parc situé à la limite des communes de Grande-Rivière et Saint-Pierre a subi une attaque dans la nuit du 31 mai au 01 juin 2007. Les éleveurs, M. et Mme Romain Gadiolet, ont déploré la mort de 15 animaux. 27 ont été blessés. Certains sont morts par la suite ou ont été euthanasies. Le ou les animaux responsables de l’attaque ont consommé en grande partie une brebis et un agneau. Les constatations et l’enquête ont été effectuées par la Gendarmerie (BT de Saint-Laurent en Grandvaux) et par les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Le rapport descriptif et ses annexes photographiques ont été soumis à l’expertise du spécialiste du Lynx de l’ONCFS.

L’expertise et ses conclusions

L’expert a relevé un faisceau d’éléments techniques permettant d’orienter le diagnostic :

  • le nombre important de moutons attaqués,
  • toutes les proies ont été exclusivement prises au cou,
  • absence de laine sur le terrain,
  • les perforations sont de taille importante,
  • présence de griffures localisées sur les cuisses ou le début du flanc, mais pas sur le dos,
  • le taux de consommation très important,
  • les viscères abdominales non touchées (panse non consommée),
  • les empreintes mesurent de 9 à 10 cm, ce sont celles d’un canidé.

L’hypothèse d’une attaque de lynx a pu être écartée d’emblée. Les autres hypothèses étaient une attaque de chien en divagation ou une attaque de loup. La distinction entre une attaque de chien et une attaque de loup est souvent difficile, la seule preuve incontestable étant une analyse génétique pratiquée le plus souvent sur des déjections. Aucun indice de ce type n’a pu être recueilli. Toutefois, les éléments techniques relevés plus haut, ainsi que l’absence de signalement de chiens en divagation dans le secteur, conduisent à envisager une probable attaque de loup, avec une incertitude qui ne pourra pas être levée sauf événement nouveau.

Une attaque de loup n’implique pas automatiquement une installation durable de l’espèce, ni a fortiori la colonisation du département; il peut s’agir du passage d’un ou deux individus.

La gestion du dossier par l’État et ses partenaires

1) Anticipation : une instance de veille et de pilotage était déjà en place au moment des faits.

Compte tenu de la présence confirmée, mais semble-t-il temporaire, d’un loup dans le nord du département de l’Ain, une cellule de veille a été mise en place dès juillet 2006. Elle a eu pour objectifs principaux de :

  • dresser une carte des élevages ovins,
  • assurer la liaison et de recueillir des informations auprès des départements déjà concernés par la problématique loup, notamment en ce qui concerne les dispositifs d’indemnisation et de prévention.

2) Réactions

Dès que les résultats de l ’enquête ont été connus, le Préfet accompagné du Président du Conseil général et des principaux services concernés (DDAF, ONCFS, gendarmerie) se sont rendus sur place pour faire un point de situation avec les éleveurs. La première décision prise est de convoquer la cellule de veille élargie dans le courant de la semaine prochaine pour suivre la mise en place des mesures d’indemnisation et de prévention et pour engager une démarche technique auprès des élevages. Elle s’appuiera :

  • sur deux spécialistes de la DIREN Rhône-Alpes et de la DDAF de Haute-Savoie, qui ont vocation à intervenir sur le département du Jura en ce qui concerne le suivi du loup et sur la problématique "pastoralisme et grands prédateurs », et sur trois agents spécialement formés de l’ONCFS du Jura (correspondants loup) et sur le spécialiste lynx loup du même établissement,
  • sur un réseau d’observateurs initialement créé pour le lynx, mais dont la compétence a été élargie au loup. Ce réseau constitué d’agents de l’ONCFS, de la Fédération des Chasseurs, de l’ONF, de la DDAF et de naturalistes, a bénéficié à deux reprises de formations sur le loup.

Une deuxième décision a porté sur la constitution dans les prochains jours par arrêté préfectoral d ’un comité départemental associant les structures concernées par la gestion du loup, élus, organisations professionnelles agricoles, gestionnaires de l’espace et de la faune, associations, experts, usagers des espaces naturels, placé sous la présidence du Préfet et qui se réunira en juillet.

Enfin, il a été décidé d’assurer une information régulière et transparente de nature à contribuer à une gestion sereine de ce dossier en étroite concertation avec les acteurs du monde rural.

Indemniser l’éleveur

Dès lors que l’expertise ne permet pas d’écarter la responsabilité du loup, l’éleveur peut prétendre à une indemnisation sur un fonds géré par l’Office national de la Chasse et de la Faune sauvage. Telle est bien la situation actuelle et l’indemnisation de l’éleveur sera déclenchée dans les jours prochains avec la transmission d’un dossier comportant :

  • le constat signé avec visa de l'expert,
  • la carte géographique du lieu de l'attaque,
  • la décision et le visa de la DDAF,
  • le RIB de l'éleveur,

Le barème d’indemnisation est le suivant (exemples):

  • Ovins de moins de 6 mois : 95 € à 130 €
  • Brebis de 1 à 7 ans, gestante : 160 à 265 €
  • Bélier de plus de 6 mois : 285 à 390 €

Les pertes indirectes peuvent également être compensées. L’indemnisation est versée dans un délai qui est de l’ordre d’une semaine après réception du dossier complet par l’ONCFS.

Les mesures de protection des troupeaux

L’exploitation touchée ainsi que celles qui se trouvent à proximité, peuvent faire l’objet, en fonction de leur vulnérabilité, de mesures préventives telles que :

  • la surveillance renforcée des troupeaux,
  • la mise en place de chiens de protection,
  • la pose de clôtures mobiles,
  • la mise en place de moyens d’effarouchement,

Un dispositif de financement de ces mesures est en place dans les départements où la présence du loup est avérée. En ce qui concerne le Jura un financement d’urgence peut être mobilisé rapidement pour répondre aux premiers besoins. Les contacts nécessaires ont d’ores et déjà été pris à cette fin auprès du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche.

29 juin 2007

Bruno Lepore : «Je n’ai rien contre l’ours, mais je ne le veux pas sur mon territoire».

M. Bruno Lepore
maire de Saint-Pé-de-Bigorre et conseiller général

En réaction aux témoignages de quatre maires (Empreinte Ours n°1) qui ont participé à la mise en oeuvre du renforcement, M. Bruno Lepore a souhaité faire entendre son point de vue. Le retour de l’ours inquiète cet élu qui le voit comme une menace pour le pastoralisme et le tourisme.

Comment vivez-vous en tant qu’élu le plan de renforcement de l’ours brun des Pyrénées ?
Bruno Lepore : Pas très bien puisque je ne suis pas favorable à ce plan qui nous a été imposé par l’État. Mais soyons clair, je n’ai rien contre l’ours. Je réagis simplement en tant que gestionnaire d’un espace dont j’ai la responsabilité. Je suis adepte d’une écologie réfléchie et non pas doctrinaire. Je suis maire d’une commune qui a accepté l’application du programme Natura 2000 et qui a adhéré à la réserve naturelle volontaire du massif du Pibeste. C’est dire que je suis favorable à la préservation de l’environnement tout en favorisant l’activité touristique et le pastoralisme. Or l’ours ne paraît pas compatible avec ces démarches
environnementales.

Pourquoi ?
Bruno Lepore : Parce que l’ours remet en question la gestion de l’espace naturel. Aujourd’hui, il perturbe la gestion pastorale sur la commune et je ne vois pas comment sa présence peut être compatible avec celle des troupeaux. L’État affirme que les bergers peuvent disposer de moyens pour une surveillance permanente. Cela paraît impossible et tellement éloigné des pratiques actuelles. Le pastoralisme sur Saint Pé est sérieusement menacé. Or si les pâturages disparaissent, c’est tout l’équilibre du paysage qui se trouve perturbé. A quoi bon, dans ce cas, soutenir des programmes environnementaux ? Quant aux incidences sur le tourisme, elles sont réelles. Les randonneurs se sont faits plus rares quand qu’ils savaient qu’un ours s’était stabilisé dans le secteur.

Quelles sont vos suggestions ?
A mon sens, le retour de l’ours n’était pas indispensable. Après tout, il n’est pas menacé de disparaître en Europe. Maintenant que l’État l’a imposé, il devrait tout faire pour que l’ours soit cantonné aux communes favorables à son retour. Je ne vois pas pourquoi je devrais être contraint de supporter sa présence.

Bruno Lepore
Interview : Claude Faber, journaliste

La conservation et la gestion de l’ours brun en Slovénie

Variant dans ses formes selon les époques, la protection de l’ours brun sur le territoire slovène (en particulier dans le secteur de Visoki Kras) remonte au XIXème siècle. Les premières initiatives sont venues des grands propriétaires fonciers. Principalement motivés par la chasse sur leurs domaines privés, ils exprimaient néanmoins ainsi leur forte orientation vers une chasse durable.

L’ «Ordonnance sur la protection des ours dans le Kocevje, le Crnomelj, le Novo mesto, le Logatec et les territoires de Ljubljana», datant de 1935, a instauré l’interdiction de tirer, de tuer, d’acheter et de vendre des ours, constituant une des premières mesures en faveur de la protection et de la conservation des ours en Europe et la première tentative destinée à maintenir des habitats variés pour les ours sur le territoire de la Slovénie.

Jusqu’en 2004, c’est par la réglementation de la chasse que la protection des ours a été mise en oeuvre en Slovénie. Bien qu’ayant été une espèce chassable jusque-là, l’ours brun a toujours bénéficié d’une protection spéciale. La délivrance des autorisations de prélèvement sur la population d’ours bruns a toujours été planifiée et conforme à une approche globale descendante (État – aire de reproduction du gibier – zone de chasse), reconnaissant et prenant en compte l’écologie spécifique des ours.

En 1966, une décision a défini une «zone à ours spéciale», englobant la majeure partie de l’aire centrale de l’habitat de l’ours en Slovénie. Elle constitue le territoire où l’habitat de l’ours brun est préservé.

En 1993, l’ours brun a été protégé au titre de la législation relative à la conservation de la nature et les décisions concernant la gestion de la population ont été prises en concertation entre les deux ministères compétents (le ministère de l’agriculture, de la forêt et de l’alimentation en ce qui concerne les espèces chassables et le ministère de l’environnement et de l’aménagement du territoire en ce qui concerne les espèces protégées). En 2004, la nouvelle réglementation sur les espèces protégées transposant la Directive « Habitats », a été adoptée (décret sur les espèces animales sauvages protégées). Dès lors, le seul statut de l’ours brun a été celui d’espèce protégée.

Plan de plusieurs circuits touristiques en vélo en pleine zone à ours. Forêt de Masun, SlovéniePlan d'un circuit touristique en vélo en pleine zone à Ours à Masun -Slovénie. Photo Buvette des alpages.

D’un point de vue opérationnel, «la stratégie de Gestion de l’Ours Brun en Slovénie» a été adoptée en 2002 par le gouvernement. Cette politique de gestion des espèces sauvages est basée sur des principes écologiques scientifiquement fondés ainsi que des mesures légales et administratives complémentaires dans les domaines de la culture, de la sociologie et de l’économie afin de préserver l’ours et son habitat naturel.

Cette stratégie est construite sur deux axes :

  1. l’ours brun – un être vivant et une espèce biologique,
  2. la relation entre l’ours brun et l’homme.

Deux objectifs d’égale importance ont été fixés : la conservation à long terme de l’ours brun en Slovénie, y compris de son habitat, et assurer la cohabitation de l’homme et de l’ours. La stratégie tient compte des dispositions de la Convention de Berne, notamment de son plan d’action concernant la population d’ours bruns en Europe et de la Directive « Habitats ».

En 2002, un premier programme d’actions découlant de la stratégie a été mis en place pour la population slovène d’ours bruns. Ce programme prenait en compte et incluait tous les points du plan d’action européen s’appliquant à la Slovénie. Cette même année, un atelier pour la zone Dinarique et du Pinde concernant l’application des points du plan d’action par pays, organisé par LCIE (l’Initiative Européenne pour les Grands Carnivores), s’est tenu au Parc National de Risnjak en Croatie. L’atelier était destiné aux représentants des pays allant de Slovénie à la Grèce, regroupant l’habitat écologique de la population d’ours bruns nommée population des Alpes-Montagnes Dinariques-Pinde. La Slovénie a présenté sa stratégie de gestion aux neuf pays présents. Elle était le seul pays à disposer d’une politique effective et officiellement accepté au niveau de l’État. Durant l’examen de chaque point du plan d’action européen dans son application individuelle à chaque pays, il a été établi que la Slovénie appliquait le plan d’action européen en totalité à l’exception de 3 points. Actuellement, un nouveau programme d’actions est sur le point d’être adopté.

La gestion de la population d’ours bruns en Slovénie est basée sur une approche intégrée. Suivant les objectifs stratégiques, des mesures propres à chaque zone de présence des ours sont prises afin de réguler la population et de réduire au minimum les conflits avec l’homme.

Les prélèvements sur la population d’ours bruns sont décidés par le ministère de l’environnement et de l’aménagement du territoire (responsable de la gestion des populations d’ours bruns), à partir de propositions techniques qui sont soumises à une commission spécifique. Cette commission est un organe consultatif qui se compose de spécialistes indépendants (des Départements de la Forêt, de Biologie et de Zootechnie de la Faculté de Biotechnique de l’Université de Ljubljana, du Museum d’Histoire Naturelle et du Service de la Forêt de Slovénie), de représentants de différents intérêts (chasseurs, ONG, éleveurs et collectivités locales) et de représentants de l’État (le ministère de l’Agriculture, de la Forêt et de l’Alimentation et le ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire et de l’Énergie). A la fin de chaque année civile, le Département de la Faune Sauvage du Service de la Forêt slovène qui est, conformément au décret sur les espèces animales sauvages protégées, responsable de l’organisation globale (prélèvements sur la population d’espèces animales sauvage et habitat), prépare les propositions techniques de prélèvements pour l’année suivante.

Elles sont basées sur la Stratégie de Gestion de l’Ours Brun et sur les résultats du suivi qui repose sur les opérations suivantes :

  • comptage régulier nocturne au clair de lune sur 176 emplacements fixes, 2 à 3 fois par an ;
  • comptage sur d’autres emplacements ;
  • observations ;
  • enregistrement des contacts et des appels d’intervention ;
  • captures et pertes ;
  • télémétrie ;
  • recherche génétique.

Chaque proposition, qui prend en compte toutes les données et méthodes disponibles, est établie en concertation avec les responsables des zones de chasse, qui sont les unités écologiques les plus vastes pour la gestion du gibier en Slovénie. Elle est approuvée avec les personnes qui effectuent les prélèvements sur la base des paramètres suivants :

  • pertes d’ours bruns (tirs, captures ou disparitions) ;
  • dommages sur les récoltes, le bétail, les bâtiments, les véhicules ou autres ;
  • situations de conflit impliquant des ours répertoriées par le groupe d’intervention ours brun (plus de 200 appels pour intervention en 2006) ;
  • données sur les comptages et évaluation du nombre d’ours bruns réalisés deux ou trois fois par an depuis 2000 par le Service de Forêt slovène et l’association de chasseurs de Slovénie ;
  • expérience (théorique et pratique) obtenue les années précédentes par les experts faune travaillant dans le cadre des activités du Service de Forêt slovène.

Localisation dans les zones à ours du domaine vital de chaque ours

Les gardes slovènes expliquent le domaine vital des ours mâles et femelles (points de localisation de couleurs différentes) - Réserve de Kocevje. Slovénie. Photo Buvette des alpages.

Le prélèvement prévu ne porte pas seulement sur les ours qui doivent être abattus – il inclut aussi les pertes constatées dans la population d’ours qui sont déduites du quota. Cela garantit que la dynamique de population est contrôlée, car le plan de tir seul pourrait mener à un nombre non contrôlé de pertes accidentelles, ce qui semble s’être développé ces dernières années.

La gestion de l’ours brun en Slovénie respecte les réglementations internationales, en accord avec les textes et plans de niveau international. Nous sommes ouverts à toutes les suggestions d’ordre scientifique et invitons à coopérer. Nous estimons que les pays où les grands carnivores ont été exterminés peuvent apprendre et mieux comprendre les problèmes de la cohabitation entre homme et grands carnivores, et partager la connaissance et les responsabilités dans la conservation de ces espèces emblématiques d’Europe.

Grâce à la connaissance et à une gestion de la nature jusqu’alors adaptée à toutes les ressources naturelles, la Slovénie est un des rares pays européens présentant une population d’ours bruns en forte augmentation.

République de Slovénie
Ministère de l’environnement et de l’aménagement du territoire.

La Slovénie veille également à une coopération internationale et particulièrement la oopération
frontalière comme le démontre les actions suivantes :

Convention de Berne

  • exécution du plan d’action
  • atelier d’Osilnica sur la gestion transfrontalière des ours bruns

Projets de renforcement de population

  • en Italie (1999-2002 : 10 ours à destination du parc national d’Adamello Brenta)
  • en Autriche (1993 : 3 ours)
  • en France (1996-97 : 3 ours - 2006 : 5 ours)

Projets LIFE

  • conservation des grands carnivores en Slovénie - phase 1 : Ursus arctos
  • principes pour la formation potentielle d’une métapopulation d’ours dans les Alpes (avec l’Italie et l’Autriche)

Coopération transfrontalière

avec la Croatie, l’Italie et l’Autriche.

Source : Empreinte Ours n°3
Lettre dinformation semestrielle de L'Etat sur le programme de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées. Juin 2007

23 juin 2007

Ours : excès ou désinformation ?

Par Sandrine Andrieux,
Chargée de communication de l'association Férus,
Rédactrice en chef de la "La Gazette des Grands Prédateurs"

La tournure de l'information donnée aux Français sur l'ours est déplorable. Des affirmations inexactes et non vérifiées, ainsi qu'un excès d'informations sur le sujet, semblent vouloir relancer une polémique autour du dossier de l'ours. En quelques jours, des informations erronées ont été données au grand public :

  • l'ourse Cannelle (la dernière femelle de souche pyrénéenne, née en Béarn au début des années 1990 et abattue par un chasseur  en novembre 2004) devient une ourse slovène réintroduite dans les Pyrénées centrales;
  • Pour un journal télévisé d'une chaîne nationale : il n'y a que 5 cinq ours dans les Pyrénées, ceux qui ont été lâchés en 2006 ; oubliés les ours autochtones (tous mâles), les ours déjà présents suite aux réintroductions de 1996 et 1997 et ceux qui sont nés depuis et sont, eux, parfaitement pyrénéens.

Récemment, un ours a causé la mort de 25 brebis : tous les journaux locaux en ont parlé en noircissant l'affaire, qui a même été relayée par le journal télévisé (JT) d'une chaîne nationale. Bien évidemment, pas un mot sur le fait que le troupeau ne bénéficiait d'aucun moyen de protection, alors que chacun sait qu'il est irresponsable de laisser des bêtes sans surveillance en montagne.

La manipulation médiatique n'est pas loin : lorsque 4 brebis sont tuées par un ours, on parle de «carnage», de «film d'horreur», de «cimetière de brebis éventrée ».

l'ours occasionne moins de 0,1 % du total des brebis, caprins et bovins présents dans les Pyrénées

Rappelons que les pertes dues à l'ours représentent moins de 0,1 % du total des brebis, caprins et bovins présents dans les Pyrénées. Les éleveurs reconnaissent perdre en moyenne chaque année 3% de leurs bêtes du fait de maladies, dérochements, prédations autres que l'ours, vol. Avec l'ours, ces pertes s'élèvent donc au grand maximum à 3,1 % au lieu des 3% qui sont supportées et acceptées par la profession.

Les bêtes tuées par l'ours sont bien indemnisées

Rappelons aussi que toutes les bêtes tuées par l'ours sont bien indemnisées (ce qui n'est pas le cas des autres pertes, l'immense majorité des dommages reste à la charge des éleveurs), et que le coût total de ces indemnisations n'atteint pas, en un an, le prix d'un petit rond-point à l'intersection de deux routes secondaires.

L'ours, patrimoine des Pyrénées

L'ours fait partie du patrimoine faunistique de la France comme bien d'autres espèces ; on a beaucoup parlé de biodiversité, notamment quand Nicolas Hulot semblait faire l'unanimité autour de ses propositions. La biodiversité ne se partage pas, d'un côté les bonnes espèces, de l'autre celles qu'on doit éliminer.

La polémique autour de l'ours se nourrit de quelques faits précis, mais est amplifiée et vendue aux médias par un réseau déterminé. Au bénéfice de qui ? Des agriculteurs ? L'ours ne met pas le pastoralisme en péril, tout le prouve mais encore faut-il vouloir en prendre conscience.

Des élus en panne de projets qui utilisent l'ours comme bouc émissaire ? Ou de ceux d'entre eux qui songent à quelques aménagements touristiques supplémentaires et rejettent l'idée d'un peu de nature intacte?

Il ne faut pas nier la réalité mais merci aux médias de ne pas oublier leur devoir de fournir une information impartiale, fiable et complète.

La faune sauvage française comprend heureusement encore quelques prédateurs, des loups, des ours et des lynx. Toutes les enquêtes d'opinion montrent que les Français s'en réjouissent, ils sont les ambassadeurs de la vie sauvage, la preuve que certains de nos milieux naturels sont en bonne santé.

Ces animaux se nourissent très bien de proies naturelles et, pour l'ours, de végétaux. Mais ils tuent aussi et mangent chaque année du bétail, qui est remboursé aux propriétaires. Leurs attaques cumulées sont au nombre de plusieurs centaines, elles n'ont rien d'anormal ni de sensationnel, même si personne ne conteste le mécontentement des éleveurs.

Comme à chaque sortie d'hibernation, quelques brebis destinées à la boucherie sont victimes d'un ours opportuniste, cela mérite-t-il un encart dans tous les journaux locaux et le JT d'une chaîne nationale? Les images des deux oursons de Hvala (ourse lâchée dans les Pyrénées en 2006) nous ont évidemment bien plu, mais nous demandons un traitement équitable pour tous leurs congénères : les oursons grandiront et c'est en apprenant à chasser qu'ils feront le plus de dégâts, ce n'est pas pour autant que les Français les aimeront moins.

En cette période d'élections législatives où des candidats n'hésitent pas à brandir des menaces contre les grands carnivores, toute information sensationnelle montée à partir de faits anodins contribue à réduire l'espérance de survie des plus beaux représentants de la faune sauvage française.

Sandrine Andrieux

22 juin 2007

ASPAP, où quand hypocrisie et mauvaise foi n’ont plus de limites

Témoignage de Jean-Marc

Association pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège Pyrénées, tout un programme. L'ASPAP, cette jeune association, créée en janvier 2006 suite au plan de renforcement de la population ursine dans les Pyrénées, labellisée anti-Ours/Lynx/Loup, a désormais compris que pour avoir le soutien de l’opinion publique, elle lui devait impérativement changer de stratégie de communication.

On connaissait le coté cabochard et peu objectif de certains éleveurs, voici un nouveau trait de caractère aussi peu reluisant qui apparaît au grand jour: l’hypocrisie et la manipulation de l'ASPAP : Association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège Pyrénées.

Une biodiversité estampillée «ASPAP»

En effet, les têtes pensantes de l’ASPAP ont enfin compris que la protection de l’environnement est de plus en plus présente dans les esprits, et qu’il ne fallait surtout pas en faire abstraction. Et voici que, comme par enchantement, l’ASPAP se met à parler d’écologie, de protection de la biodiversité, où elle se place en fervente actrice. Et oui, citoyens Français, ne vous y méprenez pas, si les Pyrénées sont ce qu’elles sont aujourd’hui, riches d’une biodiversité flamboyante, c’est grâce aux éleveurs de l’ASPAP.

Seul Bémol, le mot «biodiversité» prend là une définition toute particulière. En effet, cette biodiversité «made in ASPAP» a une diversité biologique restreinte où les grands prédateurs comme l’ours, le lynx ou encore le loup n’ont pas leur place.  Paradoxal me direz-vous, quand ont sait pertinemment bien que ces espèces font parties intégrantes de la biodiversité, la vraie cette fois ci! Paradoxal pour vous, mais pas pour l’ASPAP, pour qui le droit à la vie de ces animaux sauvages n’est pas légitime. Ainsi, et vous l’aurez compris, l’ASPAP se veut protectrice d’une biodiversité pas vraiment très diverse.

Les arguments de l’ASPAP sont pourtant solides: «la cohabitation ours/pastoralisme est impossible.» Elle n’est pas possible a tel point qu’ils n’ont d’ailleurs jamais essayé de voir si éventuellement elle aurait pu l’être.

Je suis de bien mauvaise foi me rétorquerons les membres de l’ASPAP, car comme ils prétendent, dans l’un de leurs derniers communiqués, «10 ans d'immenses efforts d'adaptation l'ont prouvé». Certes, permettez-moi tout de même d’en douter, surtout lorsque l’on constate qu’en un siècle, la population d’ours bruns dans les Pyrénées est passée de 200 individus environs, à, tenez-vous bien, une vingtaine.

Des efforts «immenses» d’adaptation qui auront conduit également à la disparition de la dernière ourse de pure souche pyrénéenne sans que cela n’émeuve un tant soit peu les éleveurs de l’ASPAP. Si la mauvaise foi était une maladie incurable, il est fort à parier que l’ASPAP ne ferait pas long feu.

Ils nous apprennent même, je cite: «Que la biodiversité que certains veulent nous apprendre à gérer depuis Paris ou Toulouse, est ici préservée et remarquable.» Effectivement, quand on a pour définition de la biodiversité celle de l’ASPAP, celle-ci est il est vrai, parfaitement préservée: plus de loups, une population d’ours qui s’effondre tout comme celle des Grands Tétras, des pistes pastorales qui fleurissent de plus en plus, des écobuages mal gérés qui se propagent en détruisant toute la faune et la flore sur leurs passages, allant même jusqu’à tuer des randonneurs ; un productivisme de plus en plus développé qui grignote petit a petit les espaces. Et oui,  des critiques qui sont difficiles à avaler pour le monde pastoral, mais qui sont pourtant totalement objectives. Mais l’autocritique et la remise en question ne font pas vraiment parties, il faut bien le reconnaître, des nombreuses qualités de l’ASPAP et de ses membres.

«Celui là, il est clairement opposé au pastoralisme, et il déteste les bergers» diront certains en me lisant, et bien détrompez-vous, j’adore le pastoralisme, mais un pastoralisme respectueux du milieu dans lequel il évolue, tolérant de la faune, toute la faune, qui fait que les Pyrénées ont pu garder encore un peu ce coté sauvage et mystérieux.

Je refuse que l’on cherche à éliminer une espèce animale sous prétexte qu’elle occasionne des dégâts pour l’activité humaine. Je n’accepte pas cette nature aseptisée, modifiée par la main humaine dans un but unique de développement économique. Oui messieurs de l’ASPAP, les Pyrénées que vous souhaitez pour vos enfants, pour nos enfants, n’auront aucun goût, aucune beauté si ce n’est artificielle, plus d’âme. Vous ne vous êtes jamais donné les moyens pour que les pratiques pastorales puissent se développer le plus harmonieusement possible avec la présence des grands prédateurs.

Vous fustigez les associations écologiques alors qu’il aurait été bien plus judicieux de faire marche ensemble, et de demander main dans la main à l’état des moyens supplémentaires pour pouvoir d’une part relancer le métier de berger, gardien de troupeaux, et d’autre part de préserver encore un tant soit peu une vraie biodiversité, dans laquelle l’ours comme le loup ou le lynx font parties intégrantes. Au lieu de cela vous avez décidé de prendre un chemin qui ne mènera, au final, nulle part et ni l’ours, ni le pastoralisme n’en sortiront vainqueur.

L’ASPAP, une vision du pastoralisme dépassée

Alors et pour finir, citoyens français, fins connaisseurs des Pyrénées et du pastoralisme, ou total néophytes, ne tombez pas dans les pièges que vous tend l’ASPAP, avec ses beaux discours démagogiques à souhait. Ne vous y trompez surtout pas: L’ASPAP et ses représentants se moquent bien de la biodiversité, seule la défense de leur activité professionnelle les préoccupe. Protéger à tout prix son gagne pain est tout à fait louable, encore faut-il qu’il soit effectué avec respect et tolérance. L’activité pastorale de nos montagnes doit absolument être protégée et aidée mais ces pratiques doivent évoluer pour lui permettre de vivre en véritable harmonie avec le milieu naturel dans lequel elle s’exerce.

Certains bergers et éleveurs l’ont compris, ils sont malheureusement minoritaires, mais bon nombre d’exemples dans le passé nous ont montré que la majorité n’avait pas toujours raison, et que l’individualisme prenait souvent le dessus sur la raison et l’objectivité.

Le monde pastoral doit accepter que l’ours, le loup ou le lynx aient aussi le droit de vivre dans ces montagnes qui sont leur lieu de vie depuis toujours, bien avant que le premier des hommes n’y pose le pied. Nous nous devons d’être tolérant car c’est bien ce manque de tolérance qui mine notre existence. Accepter la présence de ces grands prédateurs, c’est accepter le droit à la vie tout simplement. N’exterminons pas ces animaux au nom du développement!

Un début de réponse?

Ce qui, a mon sens, mine l’activité pastorale et entretien une relation assez houleuse avec le monde associatif écologiste, est cet excès de fierté chez un bon nombre d’éleveurs, qui n’acceptent pas qu’aujourd’hui, dans cette société où le productivisme à outrance et la surconsommation font loi, que le pastoralisme ne survive qu’en grande partie grâce aux subventions publiques.

C’est au contraire, pour moi, une grande fierté de pouvoir aider indirectement grâce à mes impôts une activité noble et humble qu’est le métier de berger, et qui devrait être porté en exemple. Mais le monde pastoral doit impérativement prendre conscience que les gens, de n’importe quelle origine géographique ou sociale soient-ils, ont aussi le droit d’exiger que ces montagnes pyrénéennes gardent leur véritable identité. Et tous ces grands prédateurs en font partie.

La question ne doit plus être celle d’accepter ou d’éliminer la présence des grands prédateurs dans nos montagnes, mais au contraire celle de mettre en place tout les moyens possibles pour que le berger et l’ours, le loup et le lynx puissent continuer à vivre ensemble.

Jean-Marc,
Pyrénéen

Lire les autres sujets qui traitent de l' ASPAP

19 juin 2007

Meli melo

Deuxième tour des élections législmatives en France : La gauche perd mais gagne, la droite gagne mais perd, le centre survit, les écologistes vont créer un groupe avec les communistes! Quel méli-mélo.

Alain Juppé aura été le « Ministre de l’écologie, des transports et de l’aménagement durable » (sic, lors de l'annonce de sa démission) le plus éphémère : on retiendra juste qu'il a inauguré une gare TGV construite en dûr (aménagement durâble de lapin oblige).

Jean-Louis Borloo arrive au grand Ministère de l’écologie. Michel Barnier (celui qui a signé avec l'ADET la réintroduction des ours) à ... l'agriculture. Les Ministres vont enfin pouvoir s'occuper du pastoralisme à problème, celui qui refuse la protection des troupeaux et la cohabitation.

Jean Lassalle sauve ses c.. et est réélu. Le chant (grave) des sirènes est écouté en Béarn et la Castafiore se sort d'une situation catastrophique dont il a le secret. Lui faudra t-il une nouvelle grève de la faim avant les prochaines élections pour assurer sa survie? Les accidents de camion ont compté pour des crottes de vautours, dont 100 spécimens se baladent en Belgique. Une semaine comme les autres en somme. Tout fout le camp ma bonne dame. Non peut être.

Du porc flamand et une plainte contre la qualité de la viande distribuée aux vautours en Belgique

Ninove : distribution de viande pour les vautours

Une association flamande de protection des oiseaux a placé 200 kilos de viande de porc à destination des Vautours dans une prairie de Ninove. Elle espère ainsi attirer les vautours qui s'y trouvent pour que les rapaces puissent reprendre des forces

Vautours en BelgiqueElle espère ainsi attirer les vautours qui s'y trouvent pour que les rapaces puissent reprendre des forces, a expliqué Jan Rodts, président de l'association Vogelbescherming Vlaanderen, dans une interview à la radio VRT et à l'Agence Belga.

"Le but n'est pas simplement d'attirer les oiseaux mais bien de leur permettre de reprendre des forces", explique Jan Rodts. "Les rapaces doivent en effet dans tous les cas retourner dans les Pyrénées en Espagne où ils résident et où plus de 20.000 de leurs semblables sont installés. Ils ont besoin d'énergie pour entreprendre cette expédition de plus de 2.000 kilomètres".

Les abats servis aux Vautours seront payés par Vogelbescherming Vlaanderen. Le ministre flamand de l'Environnement, Kris Peeters (CD&V) a expliqué à la VRT qu'il avait des doutes sur la légalité de cette action. Il devrait s'entretenir mardi avec les personnes concernées. Vers 8H40 mardi matin, les vautours n'étaient pas encore venus chercher la viande (fraiche il faut dire, celà sent moins fort pour des charognards). Jan Rodts assure que la viande répandue sera retirée si les vautours ne se présentent pas.

Un syndicat agricole flamand porte plainte à l'AFSCA contre la viande donnée aux vautours

La connerie semble également répartie de part et d'autres du Quiévrain : le syndicat général agricole flamand (Algemeen Boerensyndicaat- ABS) va déposer plainte auprès de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) à la suite de la distribution d'abats à Ninove pour les vautours.

Risques sanitaires

"A Ninove, la loi n'a pas été respectée", déclare l'ABS ce mardi. "Donner comme ça de la nourriture à des vautours est totalement irresponsable car il n'y a aucun contrôle des abats avec lesquels les oiseaux s'envolent", déclare l'ABS. (NDLB: Des côtes de porc fraiches, non pannées! Les vautours n'ont pas d'odorat. De la viande peut-être issue d'élevages flamands, dans le passé (?) grands consommateurs d'hormones et exportateurs de jambon de ... Parme!) L'organisation agricole parle de risques sanitaires. Le porte-parole Guy Depraetere renvoie entre autres à de risques de propagation du botulisme. (NDLB: sans parler des autres maladies que les éleveurs pyrénéens essaient d'exporter en Belgique pour faire chuter nos capacités d'exportations de viande, histoire de faire remonter le cours du gigôt 100% élevé sans berger de Gavarnie)

Biotope

Le syndicat explique par ailleurs qu'il est interdit par la loi de nourrir les animaux sauvages car ceux-ci ne peuvent alors pas retourner dans leur biotope naturel, dans ce cas-ci, les Pyrénées. L'action de l'association flamande de protection des oiseaux est décrite comme un "abus". "L'ABS s'oppose à de telles interventions et de telles pratiques basées sur des considérations émotionnelles et attractives", conclut le syndicat.

NDLB: Il faut sans doute s'attendre a une descente de l'IPHB sur place. L'IPHB en Belgique? Et oui, l'IPHB : Institut Provincial d'Hygiène et de Bactériologie, celà ne s'invente pas ! L'IPHB, bien inspiré au vu de la mauvaise réputation de son homonyme français a changé de nom et s'appelle maintenant HVS: Hainaut Vigilance Sanitaire. Le "Modem", Mouvement officiel des emmerdeurs, lui n'existe pas encore ici et la flandre est plate, pas de valléens, ni de montagnes, ni d'ours, sauf si les écolos reviennent de Slovénie en hélicoptère, bien sûr.

Est-ce que les carcasses pyrénéennes abandonnées aux vautours sont de bonne qualité? Vous n'en savez rien? Mais que fait l'IPHB? Le botulisme va retourner dans les Pyrénées avec nos vautours flamands gavés de côtes de porc premier choix. Dure réalité de l'agriculture et du vol libre. Merci les directives européennes.

Une centaine de vautours en Belgique

Plusieurs localités de Belgique ont reçu la visite d'un groupe d'une centaine de vautours fauves. Les rapaces viennent des Pyrénées espagnoles, où ils se sont vu couper les vivres par une nouvelle disposition légale.

Quelque 15 vautours fauves avaient été aperçus à Knesselare en Flandre orientale ce dimanche, mais 97 vautours fauves ont également été dénombrés aux étangs de Virelles.  D'après Dominique Verbelen de Natuurpunt, l'association flamande pour la préservation de la nature, les oiseaux de proie sont à la recherche de nourriture. "Les vautours fauves sont des saprophages. Ils se nourrissent de charognes, mais ils ne trouveront plus de sitôt de cadavre de vache ou de mouton en Belgique."

C'est donc la faim qui les a chassés de leur environnement naturel, explique Dominique Verbelen. "Auparavant, les fermiers espagnols déposaient les cadavres des bestiaux dans leurs champs, les laissant aux vautours. Mais depuis la montée de la maladie de la vache folle, la loi interdit cette pratique. Dans notre pays, ils n'auront pas de succès non plus. Le risque que les vautours mourront de faim, est donc réel. Actuellement, les agriculteurs espagnols insistent auprès de la Commission européenne pour que l'interdiction soit atténuée."

Plusieurs agriculteurs et amis des oiseaux ont décidés de mettre à leur disposition quelques carcasses pour nourrir cette centaine de vautours fauves à la recherche de nourriture.

Vagabondage de Vautours fauves en Belgique   

Par Julien Piette

Les Vautours fauves dont on a fait quelques observations récemment en Belgique sont-ils échappés de captivité ou d'origine sauvage? A l'occasion de deux observations faites ce printemps en Wallonie, cette question reçoit ici quelques éléments de réponse.

Le 2 mai 2001, Jacques Bultot observait au-dessus de Ransart (Charleroi) un Vautour fauve qui, après avoir cerclé quelque temps, prit la direction du nord-est. Le même jour, à 60 km au sud-ouest, un autre Vautour fauve était identifié à La Capelle (département de l'Aisne - France); il y fut recueilli le 6 mai en raison de son trop grand épuisement et est actuellement en centre de soins.

Plus récemment, le 2 juin un groupe de 27 vautours fauves fut observé par Jean-Paul et Anne-Marie Fouarge à Mont-Godinne (commune d'Yvoir) et le 4 juin un autre vautour fut observé dans la même région, à Roly, par Bernard Hanus, Jean-Sébastien Rousseau et Jean-Yves Paquet. Ce même jour et le lendemain, il fut aussi observé à Villers-en-Fagne, où il sema la confusion, lors d'une rencontre de balle-pelote, parmi les joueurs étonnés de voir apparaître un oiseau d'une aussi grande taille.

Les observations de ce rapace majestueux et imposant ont suscité sur le forum aves-contact des avis opposés. Nombreux sont ceux qui émirent, lors de la première observation, l'hypothèse d'un oiseau échappé de captivité. Il est vrai, en effet, que certains spectacles de volerie utilisent de grands rapaces, type aigle ou vautour, dans le cadre de démonstration de "vol libre". Toutefois, l'oiseau recueilli en France portait une bague du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. Si son origine exacte n'est pas encore connue à l'heure où sont écrites ces lignes, il est très probable qu'il provienne de la région des Grands Causses, dans le sud du Massif Central. Il en va peut-être de même pour ceux de Ransart et de Roly.

Les observations de Vautours fauves en Belgique

Les observations de Vautours fauves en Belgique sont rares. Il y a en effet 5 données homologuées totalisant 5 individus, 4 avant 1950 (le premier séjourna plusieurs semaines dans les dunes de Knokke en 1893 avant d'être tiré et collecté dans un état très amaigri), la dernière en octobre-novembre 1986 (un oiseau qui par ailleurs circula probablement de juin à octobre à travers toute la Scandinavie) et trois données non encore examinées par la commission d'homologation : celles de Ransart et de Roly et une en juillet 2000 à Hoogstraten dans la province d'Anvers.

Toutefois, depuis plusieurs années, des observations de plus en plus fréquentes sont réalisées aux Pays-Bas : on ne comptait en effet que 5 données entre 1800 et 1996 (4 isolés et un groupe de 6 oiseaux en octobre 1944 dont trois furent abattus par des soldats anglais !) alors que depuis 1997, l'espèce est observée annuellement, dont au moins deux individus ce 21 mai 2001 et 18 autres durant la première semaine de Juillet 2001.

Le même phénomène est constaté dans la partie septentrionale de la France, où une grande partie des départements ont vu passer des vautours. C'est ainsi que le 27 mai 1997, un vol de 13 Vautours fauves fut observé vers le nord à Rocroi, dans le département des Ardennes !

D'autres grands nécrophages ont également été rencontrés dans la même aire géographique :

un Vautour moine Aegypius monachus relâché dans les gorges de la Jonte (Grands Causses) a été observé à Versigny (département de l'Aisne) en juin 1997;
deux Gypaètes barbus Gypaetus barbatus, ont été notés en mai 1997 aux Pays-Bas; au moins un provenait de France : relâché dans le Mercantour, il séjourna du 12 au 19 mai aux Pays-Bas et fut revu 5 jours plus tard dans le massif des Bauges (Alpes françaises). Le baguage révèle bien souvent le comportement erratique des Vautours fauves, mais aussi leur provenance : un exemplaire bagué poussin dans les gorges de la Jonte le 16 avril 1998, fut observé dans le sud-ouest des Pays-Bas les 1er et 3 juin 1999.

Un autre, bagué poussin à nouveau dans la Jonte en mai 1998, y était encore présent le 7 juin 2000 puis fut observé du 24 juillet au 12 août 2000 en Lettonie, à plus de 2.000 km au nord-est! Bagué au nid en Croatie, un jeune fut retrouvé quelques mois plus tard, le 7 septembre 2000, à plus de 800 km de là, près de Nice.

Un mâle, capturé en septembre 1987 en Italie sur la côte Adriatique, fut gardé en captivité et relâché avec une femelle le 5 février 1992 dans le cadre d'un projet de réintroduction dans les Alpes italiennes (au Nord d'Udine), où ils ont été vus pour la dernière fois le 21 avril 92. La femelle fut tirée le 14 août 1992 dans le Voralberg (Autriche). Le mâle fut observé près d'Amsterdam entre le 28 avril et le 3 mai 1993; il fut tiré le 9 novembre 1995 en Slovénie.

Ces quelques données soulignent donc le caractère naturel de certaines des apparitions loin des colonies de reproduction. Plusieurs éléments expliquent ce phénomène. Tout d'abord, on s'aperçoit que les oiseaux qui effectuent ces déplacements sont majoritairement de jeunes oiseaux. La maturité sexuelle des vautours est, en effet, assez tardive (Vautour fauve : vers 4-5 ans, Vautour moine : 5-6 ans, Gypaète barbu : 5-6 ans), ce qui accroît la période d'errance de ces oiseaux, durant laquelle ils entreprennent des mouvements attribués à du vagabondage.

Grands voiliers, ils n'ont pas de difficultés à parcourir de longues distances. Par contre, ils rencontrent parfois des problèmes pour découvrir de la nourriture, surtout dans les régions où l'élevage extensif des ovins n'est pas pratiqué. Pour cette raison, il est fréquent que des Vautours, malgré leur grande capacité à jeûner, finissent par s'épuiser et soient recueillis, comme ce fut le cas avec l'oiseau du département de l'Aisne. Ces jeunes oiseaux se dispersent sans doute dans toutes les directions, mais leur présence n'attire l'attention que dans les régions où elle est insolite, comme le nord de l'Europe.

Le second élément explicatif est lié à la dynamique des populations de Vautours fauves en France et en Espagne. Menacée de disparition au 20e siècle, l'espèce connaît aujourd'hui une véritable explosion de ses effectifs, notamment à la suite de l'interdiction de l'utilisation d'appâts empoisonnés, à sa protection légale et à sa réintroduction dans certaines zones dont elle avait disparu. Les gorges de la Jonte ont été le premier site où des vautours furent relâchés dans les années 1980.

Aujourd'hui, la colonie abrite 250 individus, auxquels se sont ajoutés une trentaine de Vautours moines. Actuellement, d'autres secteurs sont également concernés par ces réintroductions : les Baronnies (Drôme) et les Alpes du Sud (Verdon et Vercors). Il n'est ainsi pas étonnant de constater que tous les individus errants, identifiés parce que porteurs de bagues, proviennent de ces populations réintroduites.

Espagne :
1978 : 3.240 couples
1989 : 8.000 couples
1999 : 17.089 couples (55 000 individus).

France :
1976 : une soixantaine de couples
1985 : 139 à 159 couples (446-496 individus)
2000 : 593 couples (1.470-1.790 individus)

L'observation de Vautours fauves en Wallonie s'inscrit donc dans le cadre de l'augmentation croissante du nombre de données de ce type dans tout le quart nord-ouest du continent européen, témoignant de l'encourageante dynamique positive des colonies du sud de la France (en partie liée à d'importants efforts de réintroduction) et de la Péninsule Ibérique.

Mes remerciements à René-Marie Lafontaine et Gunter Desmet qui ont fourni les données acceptées par les Commissions d'Homologation belge et hollandaise et à Pierre Leprince pour ses conseils.

Julien Piette

Source : Aves

16 juin 2007

Les anti ours veulent mettre Franska dans un zoo

Après les prédations attribuées justement ou injustement à l'ourse Franska en Baronnies et Haut Adour, au niveau du massif du Pibeste et de l'Estibette. Le maire et conseiller général de La-Barthe-de-Neste,  Maurice Loudet a invité les élus des territoires opposés aux réintroductions ainsi que les éleveurs. Une réunion où 150 personnes, dont quelques conseillers généraux :Maryse Beyrié, Jacques Brun, Henri Forgues et Robert Marquié s'et tenue avec pour objectif de décider d'une action commune afin de soustraire l'ourse Franska des territoires où elle s'est établie depuis déjà une quinzaine de jours.

Marc Chicoula, maire de Campan a proposé d'endormir Franska avec les services d'un vétérinaire. "S'il est interdit de tuer l'ours, il n'est pas interdit de l'endormir, et ensuite de le confier à la maison de l'ours de Saint-Lary."

Les opposants on décidés de faire adopter par les conseils municipaux, une délibération contre la poursuite du programme de réintroduction demandant dans l'urgence le retrait de Franska. Une lettre sera envoyée à Alain Juppé, ministre de l'écologie et de plein d'autres choses! Les participants jugent que le comportement de prédation de cet animal est manifestement anormal, sans autres justifications de leur jugement. Jacques Brune estime "qu'aujourd'hui il n'y a plus de place pour l'ourse Franska".

15 juin 2007

Jean Lassalle perd ses voix

«Jean Lassalle : la voix qui porte commence à nous porter sérieusement sur les nerfs.»

Par Jenofa Cuisset, candidate écologiste dans la de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Député sortant : Jean Lassalle.
Jeudi 14 juin

Ce soir,entre la poire et le fromage, la sonnerie du téléphone a retenti dans nombre de nos demeures basques et béarnaises. A vrai dire, au début, on croit à une blague d'un vieux pote : «Bonsoir Madame, Bonsoir Monsieur, je suis Jean Lassalle, votre député. Je voudrais vous délivrer un message. Si vous êtes d'accord, tapez 1.Si non, tapez 2.» Là, on hésite : euh… c'est une blague de Marcel ou de René ou bien c'est vraiment la Castafiore?

Bon, on tape 1 ... «Chers amis basques et béarnais, nos cultures et langues basques et béarnaises, bla bla bla, l'élection la plus difficile de ma vie, et bla bla bla, les pièges que l'on me tend, et bla bla bla, je suis comme vous un homme libre et bla bla bla »

Ah non, chère Castafiore ! Vous, je ne sais pas ce que vous êtes exactement, mais moi, je ne suis pas un homme libre, je suis une femme libre. Dites, Monsieur Lassalle, pour en arriver là, vous avez vraiment si peur que ça? La place est vraiment si bonne? Vous allez me faire regretter amèrement mon 1,9% qui ne m'avait pas tant chagrinée que ça jusqu'à cette minute. Pitoyable et pathétique, votre démarche dispendieuse et pétocharde!

Je vous souhaite à vous et votre faux ennemi Hervé Lucbereilh, une bonne veste bien coupée. J'espère l'élection de Monsieur Domecq, candidat de la gauche. Et si mon espoir est déçu, j'entre en résistance encore plus intensément que je n'y suis entrée à ce jour.

Jenofa Cuisset 

Pendant ce temps, dans la même circonscription..

Une pétition demandant le déclassement des Vautours Fauves de la liste des espèces protégées a été affichée dans les salles de votes lors du premier tour des législatives. Les vautours, sont aussi la nouvelle cible de Didier Hervé et de l’IPHB de Jean Lassalle.

Quatorzième accident de camion en vallée d’Aspe. Ce jeudi à la sortie du tunnel du Somport – le deuxième en 8 jours – Un camion transportant du tournesol concassé est tombé 30 mètres en contrebas, dans le gave où le tournesol est allé rejoindre la citerne de lessive qui a tué toute vie sur 5 km de ruisseau. Plus même une truite à appater.

Le sort s’acharne entre ces 2 tours sur le député chanteur en ballotage qui use ses cordes vocales au téléphone pour essayer de sauver son siège de député. Misère de misère, voilà que le sort est insensible aux arguments populistes de ce triste (mâitre)chanteur.

14 juin 2007

Jean Lassalle prêt à toute les manoeuvres pour assurer sa ré-élection

Par Jenofa Cuisset,
candidate écologiste dans la circonscription de Jean Lassalle
.

«Jean Lassalle: la voix qui porte commence à nous porter sérieusement sur les nerfs.»

jeudi 14 juin

Ce soir,entre la poire et le fromage, la sonnerie du téléphone a retenti dans nombre de nos demeures basques et béarnaises. A vrai dire, au début, on croit à une blague d'un vieux pote : «Bonsoir Madame, Bonsoir Monsieur, je suis Jean Lassalle, votre député. Je voudrais vous délivrer un message. Si vous êtes d'accord, tapez 1.Si non, tapez 2.» Là, on hésite : euh… c'est une blague de Marcel ou de René ou bien c'est vraiment la Castafiore?

Bon, on tape 1 «Chers amis basques et béarnais, nos cultures et langues basques et béarnaises, bla bla bla, l'élection la plus difficile de ma vie, et bla bla bla, les pièges que l'on me tend, et bla bla bla, je suis comme vous un homme libre et bla bla bla.»

Ah non, chère Castafiore! Vous, je ne sais pas ce que vous êtes exactement, mais moi, je ne suis pas un homme libre, je suis une femme libre. Dites, Monsieur Lassalle, pour en arriver là, vous avez vraiment si peur que ça? La place est vraiment si bonne? Vous allez me faire regretter amèrement mon 1, 9% qui ne m'avait pas tant chagrinée que ça jusqu'à cette minute. Pitoyable et pathétique, votre démarche dispendieuse et pétocharde!

Je vous souhaite à vous et votre faux ennemi Hervé Lucbereilh, une bonne veste bien coupée. J'espère l'élection de Monsieur Domecq, candidat de la gauche. Et si mon espoir est déçu, j'entre en résistance encore plus intensément que je n'y suis entrée à ce jour.

Jenofa Cuisset 

Pendant ce temps :

  • une pétition demandant le déclassement des Vautours Fauves de la liste des espèces protégées a été affichée dans les salles de votes lors du premier tour des législatives. Les vautours, la nouvelle cible de Didier Hervé et de l’IPHB de Jean Lassalle.
  • Quatorzième accident de camion en vallée d’Aspe.ce jeudi à la sortie du tunnel du Somport – le deuxième en 8 jours – Un camion transportant du tournesol concassé est tombé 30 mètres en contrebas, dans le gave où le tournesol est allé rejoindre la citerne de lessive qui a tué toute vie sur 5km de ruisseau.
    Le sort s’acharne entre ces 2 tours sur le député chanteur en ballotage qui use ses cordes vocales au téléphone pour essayer de sauver son siège de député. Misère de misère, voilà que le sort est insensible arguments populistes de ce clown triste.

12 juin 2007

Jean Lassalle en ballotage

Jean Lassalle n'est pas assuré de retrouver son siège de parlementaire. Le bouillant député béarnais a obtenu 29,54 % dans la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

UMP Hervé LUCBEREILH 31,36 % 17 009 voix
UDFD Jean LASSALLE 29,54 % 16 020 voix 
SOC Jean-Pierre DOMECQ 19,86% 10733 voix

Jean Lassalle se retrouve en ballottage au deuxième tour. En 2002, Jean Lassalle était sorti victorieux d'une triangulaire PS-UMP-UDF, après le désistement du candidat de l'UMP. François Bayrou a obtenu un bon score dans cette circonscription à l'élection présidentielle mais cette fois Jean Lassalle ne devrait pas bénéficier du soutien de l'UMP.

De son côté, le jouet et la boite à outils politiques de Jean Lassalle, l'IPHB a financièrement bien du mal à maintenir la tête hors de l'eau et la préfecture a décidé de mettre son nez dans les comptes de l'institution.

Les vautours du Béarn ont du soucis à se faire, avec l'iphb, ils ont un concurrent vorace. Après les coups de pubs cacaphoniques de Jean Lassalle (chant à l'assemblée, grêve de la faim) et après les camions qui se renversent dans le gave à la sortie de SON tunnel du somport, 2007 pourrait bien être une année horibilis pour Jean Lassalle, la Castafiore du Béarn.

06 juin 2007

Le mythe de l'ours est bien vivant

Ariège - Un éleveur aurait  relevé une prédation d'ours sur une vache de sept ans à Larcat. L’animal présentait des traces de coups sur l’arrière train mais ces traces, si l’on en croit l’équipe de suivi de l’ours rendue sur place,  «relèveraient plus d’une chute que d’une attaque d’ours».

Sébastien Pauly de l’ONCFS n’aurait pas constaté la présence d’empreintes de plantigrade à proximité de l’animal, pas de coups de griffes, de morsures. Selon des sources officieuses «les éleveurs du canton bien remontés, envisageraient de réaliser des opérations d’effarouchement sauvages sur la route des corniches». «On parle d’effarouchement des ours afin de les éloigner des habitations, de cantonnement dans des réserves».

Dans son livre "Plaidoyer pour Cannelle", Gérard Caussimont explique bien le "Mythe de l'Ours"

À l'origine: un fait réel

L’homme de ces vallées, le berger dans la société traditionnelle, vit depuis des millénaires en rapport de force avec la nature. La forêt, l'ours, le loup, le lynx ... sont parmi tant d'autres des contraintes ou des limitants de son activité pastorale. Pour l'ours, le loup, ce sont leurs attaques aux troupeaux qui sont le fait réel, qui sert de base au mythe (...).

L'exagération

L’exagération concerne toujours des détails descriptifs qui cherchent à augmenter la frayeur suscitée par le récit en faisant de l'ours un être terrible, puissant qui s'approche des villages et des fermes (...) Ces descriptions sont la plupart du temps liées au récit de dégâts ou de chasse. Les récits de dégâts ou de rencontres avec l'ours s'accompagnent presque toujours, à une époque où le pastoralisme constituait la principale occupation des montagnards, d'une demande ou d'une justification de la battue, l'acte de chasse collectif.

Le rituel : la chasse en battue

Le mythe de l'ours est bien vivant - Battue à l'ours : La chasse à l'ours en battue, actuellement la traque vue les peines encourues.

Le mythe n'a pas une intention intellectuelle, mais purement pratique. Le mythe va fixer le comportement, les actions des montagnards dans un rituel: la battue à l'ours. (...) L'homme cherche à se justifier lui-même, limité par des lois « étrangères ». L’événement réel, le dégât au troupeau, qui au départ avait justifié ou donné naissance au comportement de l'homme, s'efface devant une sorte de tradition (ou d'habitude) que l'on perçoit dans certaines demandes de battue à l'administration, où, en fait, l'on sent la recherche d'un prétexte pour accomplir ce qui, en réalité, est devenu un véritable rituel: la chasse à l'ours en battue. En réalité ce rituel exprime à quel point le mythe se trouve lié à une tradition ininterrompue, pour le montagnard. 

La battue à l'ours va canaliser l'émotion, les réactions instinctives des bergers et des valléens bien au-delà de la simple vengeance contre le mangeur occasionnel de quelques brebis. Le mythe est un élément stabilisateur qui joue le rôle de « soupape de sûreté» de l'esprit humain dans un système social donné. Dans la société pastorale, c'est la poursuite d'un animal s'attaquant au bétail qui joue ce rôle.

L’acte de chasse collectif va servir de catalyseur du groupe, comme le prouvent les références continues à la solidarité, au désintéressement, à l'esprit d'équipe, à l'unité de tous dans cette action commune. Unité bien difficile à obtenir, d'ailleurs, si ce n'est contre un « ennemi» commun.

Le mythe sert à contrôler la conduite de la société, canalisant l'agressivité et les pulsions des éléments mâles dans un combat dépourvu de tout danger pour la pérennité du système social traditionnel et offrant même l'avantage de renforcer le sentiment communautaire. Peut-être faut-il y voir une première perception inconsciente du danger « d'assimilation» par un autre système de société. L’individualité va donc retrouver un sens dans le groupe au sein duquel vont se révéler une série de valeurs guerrières propres à l'élément mâle.

En quelque sorte, le domaine du mythique compense alors le domaine du vécu, du réel. Afin de «retrouver» toutes ces valeurs guerrières, l'inconscient rajoute à la réalité de la chasse collective toute une série de concepts qui permettent de franchir le pas entre l'acte réel et le rite guerrier communautaire: l'ours est gratifié de tous les caractères, de tous les qualificatifs qui en font l'adversaire le plus difficile à vaincre: un surhomme, sa mort devenant un acte héroïque.

Le mythe de l'ours existe-t-il encore?

Gerard Causimont, Plaidoyer pour CannelleLes conditions matérielles qui créaient un sentiment d'insécurité du berger face aux éléments naturels ont régressé grâce à l'équipement pastoral moderne, à la rupture de l'isolement sous toutes ses formes, mais on peut se demander si le mythe joue toujours le rôle polarisateur des inquiétudes, du manque de sécurité des valléens.

Selon les témoignages recueillis, il semble que oui pour un certain nombre de bergers: dans le sens traditionnel, visant à justifier l'inexpliqué en matières de pertes de bétail, mais aussi dans un sens différent.

Le mythe va canaliser, comme l'on peut apprécier sur les documents, les inquiétudes des bergers vis-à-vis de la perpétuation de l'activité pastorale. L’ours va être rendu responsable de la disparition progressive de l'élevage ovin, de l'abandon des pâturages les plus éloignés.

C'est une façon inconsciente de faire coïncider leur pensée et la réalité (et c'est bien là l'un des caractères du mythe) dans une vision " actuelle de leur vallée qui concilie les nouvelles exigences de manque de main-d' œuvre, de successeur, de confort, de tranquillité, etc., que " l'on ne veut avouer, avec une contrainte, prétexte idéal: l'ours.

Le mythe de l'ours joue donc toujours encore aujourd'hui son rôle polarisateur, même si les inquiétudes sont dirigées vers l'impact de la société urbaine et industrielle sur les mentalités valléennes.

Le vécu actuel du mythe, reflet d'une crise des mentalités

En fait, le mythe continue ainsi à jouer son rôle stabilisateur de la société valléenne, évitant des heurts entre les éleveurs et leurs enfants ne voulant plus continuer, évitant des conflits entre générations, etc., mais il ne masque pas, vu de l'extérieur, la désarticulation de mentalités traditionnelles.

Cet aspect est amplement confirmé par certaines des contradictions et des ambiguïtés relevées dans bon nombre de témoignages avec l'introduction de notions « nouvelles» par rapport au domaine lexical utilisé au cours de l'époque précédente. Des notions comme équilibre naturel, comme faune, comme danger de disparition, vie sauvage, conservation, protection que l'on retrouve dans de nombreuses opinions de valléens actuels sont totalement étrangères à la perception du mythe et contrastent fortement avec les termes employés il y a 20 ou 30 ans. Ceci dénote une perception de l'ours qui, pour la majorité des habitants, n'est plus mythique mais purement biologique et par conséquent raisonnée.

Lire le texte complet du Mythe de l'ours de Gérard Caussimont

05 juin 2007

LEIA appelle à ne pas voter dimanche pour Lassalle, Lucbéreilh et Sicre

L’association a cessé l’occupation du bureau du Conseil général de St-Palais et a nommé ceux qui s’opposent à la transnavarraise.

Les membres de Leia ont quitté le bureau du Conseil général de St-Palais qu’ils occupaient depuis jeudi dernier, satisfaits d’avoir remis le projet de transnavarraise au centre de l’actualité. Ils ont d’ailleurs fait connaître hier les noms des candidats aux législatives de la quatrième circonscription qui « s’opposent fermement » au projet porté par l’exécutif palois.

Leia avait invité les candidats à venir lui rendre visite et à affirmer une position claire sur le brûlant dossier. Tour à tour, Léonie Aguergaray d’Euskal Herria Bai, Jenofa Cuisset des Verts, Jean-Pierre Domecq du Parti Socialiste, Jean Haïra de la LCR et Louis Labadot du Parti Communiste se sont rendus à St-Palais et ont signé le texte proposé par Leia. Ce dernier a même recueilli près de 130 signatures à cet effet lors de l’une de ses réunions publiques. Jean-Marie Puyau pour la France en action et Thierry Richard du Parti des Evidences Concrètes ont aussi signé.

Le texte affirme que le signataire « s’oppose fermement » au projet porté par le Conseil général. « Il est inadmissible que les promoteurs de ce projet poursuivent leurs études et aillent de l’avant, alors que la population locale a montré à plusieurs reprises et d’une manière massive son opposition à la réalisation d’un tel axe », poursuit le texte.

Hervé Lucbéreilh, candidat de l’UMP et Bernard Sicre de CPNT ne se sont pas déplacés mais ont envoyé un courrier aux manifestants. « Hervé Lucbéreilh préconise une voie rapide de Salies à St-Palais et un aménagement de l’existant avec des déviations de bourg de St-Palais à Arnéguy. Nous constatons qu’il propose le même projet que MM.Lasserre et Aguerre qui a conduit à la manifestation de 5000 personnes et à la délibération hostile de 83% des communes traversées », a commenté Christine Meynard de Leia. De son côté, le candidat de CPNT estime que la transnavarraise « est une opportunité de développement et de revitalisation des zones traversées ».

Enfin, un coup de fil du candidat du MoDem est aussi arrivé hier alors que l’occupation allait prendre fin. Jean Lassalle se positionne pour un moratoire sur le sujet vu l’opposition qu’il génère. Le député sortant prône la mise en place d’une Commission Nationale du Débat Public, à l’instar de ce qui s’est fait pour le projet de ligne LGV, pour s’occuper de ce projet.

« Lassalle n’a cessé de vanter et de soutenir le projet de son ami politique Lasserre ces dernières années. L’idée de moratoire nous paraît donc électoraliste et destiné à calmer artificiellement l’opposition » ont estimé les militants.

Leia a donc appelé « à ne pas voter pour les candidats qui n’ont pas signé son texte, soit Hervé Lucbéreilh, Jean Lassalle et Bernard Sicre ». L’association a appelé la population à se mobiliser à l’occasion des réunions publiques des candidats. « Face à ce projet, il n’y a que deux positions, celle de soutenir les promoteurs de la transnavarraise ou celle de respecter la volonté majoritaire et officiellement exprimée de la population et de ses élus pour qu’elle soit abandonnée », a déclaré Leia estimant que « tous les propos intermédiaires sont électoralistes et destinés à nous endormir ».

Les opposants ont enfin appelé à se mobiliser contre les médiateurs nommés par le Conseil général. « Nous avons lu ici des documents attestant que des négociations foncières sont en cours au moins dans la partie béarnaise. Les médiateurs ne sont donc pas là pour recueillir l’avis des gens mais bien pour négocier au cas par cas » selon Leia.

Le journal du Pays basque.

Station de Mijanès-Donezan (Ariège), il faut arrêter le massacre

Mijanès-Donezan Au-dessus de la sympathique station de ski de Mijanès s’étend la vallée de la Maure, magnifique écrin de verdure venant se nicher sous le pic du Tarbésou (2300 m), celui-ci surplombant le col de Pailhères (2000 m), rendu célèbre par les successifs passages du Tour de France, qui l’a classé « hors-catégorie».

En 1998, le SIVOM (ancienne Communauté de Communes) du Donezan, le plus petit canton de France avec ses 350 habitants à l’année, avait projeté de relier sa petite station de ski de Mijanès à celle d’Ascou, située sur l’autre versant du col. Les associations de défense de l’environnement avaient convaincu par leur pugnacité le préfet de région de l’absurdité de ce pharaonique projet, et il avait été rejeté.

Presque 10 ans après, l’actuelle communauté de communes et le nouveau  conseiller général du canton, M. Francis Magdalou, osent ressortir un projet similaire : une extension de la station par un téléski supplémentaire dans la même vallée, parvenant sous le Tarbésou.

Sous la trompeuse apparence d’un simple « aménagement », les nouveaux bétonneurs de la montagne non seulement seraient autorisés à défigurer irrémédiablement la vallée, mais de plus auraient dans quelques années voire l’an prochain la possibilité d’envisager la dernière étape de leur désir secret : la liaison avec le versant d’Ascou, et la création d’un domaine, dont je n’ose imaginer les retombées, ma pauvre dame.

En attendant, le projet actuel a été entériné par le préfet de région, haut fonctionnaire sur les facultés duquel nous nous permettons d’émettre quelques doutes, au vu de l’ampleur des dégâts que prévoit le projet d’UTN (Unité Touristique Nouvelle) : terrassements gigantesques, talus de 8 à 10 mètres de hauteur, bétonnages, enrochements, et autres défigurations inacceptables à l’aide de bulldozers, béton, ferraille, etc.

Là où le ridicule le dispute à l’absurdité, c’est qu’il y a dix ans, le problème du réchauffement climatique n’avait pas revêtu l’acuité qu’on lui connaît aujourd’hui, et à juste titre. Mais aujourd’hui ! Faut-il rappeler le documentaire « Une vérité qui dérange » d’Al Gore, ou les rapports du GIEC qui sont sans appel sur les évolutions climatologiques des années à venir ?

Il est de notre devoir d’interpeller les habitants du canton de Quérigut sur le drame qui est en train de se jouer à leur porte.

Depuis plus de 20 ans, les stations de moyenne et basse altitude sont mises en garde sur les difficultés qui les attendent du point de vue de l’enneigement. Il faut accepter les réalités du climat, et reconnaître que les investissements lourds (ici 2,2 millions d’euros) sont une aberration pour les contribuables qui vont longtemps régler la dette (emprunt d’un million d’euros sur 20 ans), et pour la montagne que l’on va une fois de plus sacrifier, sa dette à elle n’étant certainement pas remboursable.

Ne serait-il pas plus raisonnable de réfléchir à des investissements dans des activités et/ou des structures sportives et de loisirs capables de fonctionner sans attendre les chutes de neige ? Capables également de fonctionner toute l’année ? Surtout à ce prix-là ! Pourquoi un tel entêtement ?

Rappelons que la station de Mijanès n’a ouvert que 2 semaines l’hiver dernier, et que le département et l’Etat vont combler les déficits de toutes les stations de ski. Cela ne suffit-il pas à cesser de croire que l’avenir à nos portes sera meilleur que celui de nos voisins ? En d’autres termes : l’esprit des élus du Donezan est-il condamné à un horizon qui, étrangement, ressemblerait au bout de leur nez ?
Non, nous ne pouvons le croire, et nous demandons au département de l’Ariège de ne pas s’engager dans cette voie, en refusant de financer ce funeste projet qui n’a à vrai dire aucun argument valable pour sa défense.

Économiquement, l’augmentation de la clientèle prévue pour permettre le remboursement de la dette est une gageure. Prévoir 50% de son augmentation, lorsque l’on sait qu’à égale distance (et même moins) les skieurs de Toulouse ou Carcassonne ont à leur disposition des domaines skiables autrement aménagés tels qu’Ax-Bonascre, Les Angles, ou Font-Romeu, relève de la supercherie.

Ecologiquement,  malgré une directive européenne, le grand tétras est pratiquement condamné à disparaître de la région, et sont également concernés le desman, espèce endémique, l’ours, le lagopède. Mais la flore n’est pas en reste : les tourbières visées par les travaux abritent la droséra et une bonne dizaine d’espèces qui passeraient à la trappe des pertes et profits de la civilisation en marche. Rappelons ce que remarquait la DIREN en 1998 :  « le simple constat de la destruction de ces milieux (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Floristique, Faunistique de superficie réduite) est inacceptable.

Nous appelons la population locale à résister, à ne pas laisser les engins pénétrer dans la vallée de la Maure, à manifester son opposition pacifiquement, à l’aide des moyens dont il dispose, pour que le bon sens l’emporte, pour que les plaquettes publicitaires qui vantent le ski « nature » ne deviennent pas des publicités mensongères, pour que la station de Mijanès garde sa vocation de petite station familiale, principalement à destination d’une clientèle locale et régionale.

Nous appelons toutes les bonnes volontés à s’exprimer sur ce sujet en s’adressant aux élus locaux, au président du conseil géneral de l’Ariège, aux administrations concernées (ONF, DIREN).

Nous pensons que plutôt que d’amener des bulldozers, il vaudrait mieux mener un débat sur les besoins de la population, sur les activités et les aménagements à inventer, à imaginer, à créer, et réfléchir ainsi aux enjeux économiques de la collectivité, mais à une seule condition : garder à l’esprit que la montagne doit rester un atout pour l’homme et non une décharge où il jette les jouets dont il ne veut plus . 

Dans les jours et les semaines à venir, nous allons tout faire pour arrêter cette logique destructrice. Rejoignez-nous ! D’ores et déjà, nous appelons tou(te)s les indvidu(e)s à venir constater de visu les conséquences de ce triste projet le 30 juin, rendez-vous à la station de Mijanès.

Comité Écologique Ariégeois
Comité Somport des Hauts Plateaux
Contact : cshp@neuf.fr  -  Tél : 05 61 64 37 68 - Photos Angèle Martin

Ce qui peut être fait entretemps

Remplir les boites aux lettres de's "personna non grata" suivantes à l’aide de protestations, propositions, informations sur les espèces menacées, sur le réchauffement climatique, sur l’utilisation des fonds publics, sur les problèmes de l’enneigement, mais aussi de pps (diaporamas et vidéos power point) pour montrer que parfois il vaut mieux rester devant un écran et rigoler avec du virtuel, plutôt qu’agir en causant d’irrémédiables dégâts :

Catherine Brunet : Que sommes nous devenus, nous paysans, pour affirmer que la cohabitation est impossible

Catherine Brunet de l' Association Cohabitation Pastorale (ACP)
Une association favorable à la cohabitation que les autres associations pastorables favorables à la "défense du patrimoine pyrénéen" et à l'éradication de l'ours veulent réduire au silence parce qu'elle ne comporte qu'un faible nombre de membres (vu les pressions) et reçoit des subsides pour placer des patous (chiens de protection) dans les élevages.

Catherine Brunet - De nouveau l'ours refait parler de lui en Haute Ariège. Hé oui, l'hibernation est terminée depuis plusieurs semaines, ici et là, où il peut, il prédate.

Comme tout bon chasseur, il attend la faille de l'homme pour pouvoir atteindre sa proie, se régale, laissant derrière lui « la polémique ». A Siguer, il est venu plusieurs fois, nous le savons car nos patous (chiens de protections), ont aboyé très souvent depuis 2 mois. Par ailleurs nous avons eu une brebis qui est revenue à la bergerie avec son pi (mamelle) mangé. (Pas morte, elle a été remboursée, car elle est perdue pour la production). Un rucher à eu des dégâts comme tous les ans car n'ayant pas assez de ruches (minimum 10), les propriétaires n'ont pu bénéficier d'aides pour la protection. Ils sont seulement indemnisés. Par contre les 2 autres ruchers plus importants ayant bénéficié des moyens de protection n'ont pas eu de prédation cette année.

Pour le cas de notre exploitation, aucune brebis prédatée en bergerie ou en parc la nuit, car nos patous font leur travail. Seulement, en début de saison, ayant peu d'herbe, les brebis sont gardées plus largement et certaines ne rentrent que le lendemain matin faire téter leurs agneaux. Le boisement étant important, sur et autour de l'exploitation, l'ours à facile à atteindre sa proie, les patous perdant de leur efficacité, dans ces cas là. Jusqu'au 1 er juin, nous nous doutions que c'était l'ours qui faisait aboyer nos patous, mais cela restait une incertitude. Aujourd'hui nous pouvons affirmer sa présence sur notre exploitation, car un de nos garçons, en allant rejoindre ses frères qui gardaient le troupeau, a trouvé de belles traces que nous avons photographiées.

Hier au journal de 20 heures à la télévision, un gros titre « un ours a prédaté dans une bergerie en Haute Ariège ». Attention, le débat se réveille!

Pourtant, quoi d'extraordinaire qu'un prédateur fasse des dégât sur des troupeaux non protégés, que du bétail domestique fasse des dégâts dans des jardins mal clôturés, qu'un renard où un rapace entre dans une cour de ferme pour prendre poulets, canetons, que des ongulés sauvages fassent des dommages dans les champs de céréales non protégés. Les exemples ne manquent pas.

Que sommes nous devenus, nous paysans, pour affirmer que la cohabitation est impossible, être incapable de faire face à ce genre de problèmes et seulement proposer comme solution l'enfermement ou l'éradication de la faune sauvage ?

Catherine BRUNET
conjointe d'éleveur ovin en Haute Ariège

03 juin 2007

L'IPHB est favorable à l'éradication des vautours

IPHB Oloron - Des vétérinaires proposent leur méthode pour établir qu'une bête est morte ou non du fait des vautours : Le test « vautour »

« L'analyse nous dit si l'animal était vivant ou mort quand il a été mordu par les vautours » : Véronique Zénoni, du Groupement technique vétérinaire des Pyrénées-Atlantiques, a détaillé jeudi soir, à la Maison des vallées d'Oloron, à la demande de l'IPHB, le protocole qui permet de répondre à la question cruciale, au centre de la polémique entre éleveurs et environnementalistes, ces derniers soutenant formellement que les vautours ne s'attaquent qu'à des bêtes mortes.

Fiable, cette autopsie in situ l'est sous certaines conditions : « L'idéal est que le vétérinaire intervienne le jour même, sur un cadavre non déplacé et protégé », souligne le Dr Zénoni. Cette méthode proposée depuis deux ans par les « vétos » du Groupement reprend celle utilisée sur les animaux tués par la foudre. Elle fait procéder à une analyse des tissus (examen histologique) : « Il faut bien cerner l'endroit du corps de l'animal que les vautours ont attaqué en premier. Si la bête était encore vivante, on le verra au microscope, car le sang circulait encore à ce moment-là. »

La part du vautour

Le Groupement propose une convention, et sur le plan pratique un numéro d'appel unique : « On pourrait ainsi faire la part de ce qui est réellement dû aux attaques des vautours. » Pour Didier Hervé, directeur de l'IPHB, l'étude de rentabilité est vite faite : « Avec le déplacement du véto, chaque intervention coûterait entre 200 et 250 euros. Ce n'est pas rien, mais quand un éleveur perd une vache ou un veau, il perd 2 500 euros ! » Systématisées aux cas de l'année dernière, ces analyses auraient coûté 5 000 euros, extrapole M. Hervé. Plus: en fonction des attaques avérées (60 à 70 % selon lui) et sur la base du barème d'indemnisation des dégâts d'ours, il aurait fallu payer aux éleveurs 20 000 euros. Serait-ce si cher payé pour la paix des vallées béarnaises et des pacages du Pays basque ? On en est à ce jour à 27 témoignages de dommages en 2007.

«Respecter les témoignages des éleveurs »

« L'inquiétude monte ». Didier Hervé, le directeur de l'Institution patrimoniale du haut Béarn a pu le constater, jeudi soir, à l'occasion de la réunion qu'il organisait à Oloron. On y croisait des agriculteurs, les représentants du centre ovin et d'un groupement de vétérinaires, le président de la Chambre d'agriculture et des élus locaux. Une trentaine d'éleveurs ont des dégâts imputés aux vautours. Le secteur le plus touché se situe entre Saint-Palais, Bidache et Saint-Jean-Pied-de-Port. Les cas sont moins nombreux en zone de montagne.

« Les éleveurs présents souhaitaient des mesures. Et avant tout qu'on respecte leurs témoignages. Puis l'organisation d'une surveillance et la mise en place d'expertises. Ils sont favorables à une gestion de la population. La question est de savoir si le statut de cette espèce protégée depuis 1976 doit être adapté. Mais ils se montrent prudents face aux indemnisations. Nous sommes un peu dans la même problématique que l'ours. »

Source : Thomas Longué, Sud-Ouest

Vautours et IPHB : qui est charognard, qui est prédateur?
L'IPHB est favorable à "l'éradication" des emplumés!

La buvette des Alpages : Que désire faire l'IPHB des ours qui gênent? S'en débarasser. Maintenant qu'il ne reste que 3 pauvres ours mâles solitaires en Béarn et qu'e, sans nouvelles réintroductions de femelles, ils sont condamnés à s'éteindre, l'IPHB a perdu son gagne pain. Alors que faire? Il suffit d'écouter les éleveurs : ils se plaignent des vautours, et bien, il faut donc charger les vautours. L'IPHB s'occupe donc à transformer les oiseaux charognards en prédateurs et se propose pour prendre le dossier "vautours" en main.

L'IOHB va se charger de la population de vautours comme l'IPHB a géré la population d'ours en Béarn. Ca gêne, il faut s'en débarasser, contrôler, réguler, éradiquer. Y a qu'à demander aux éleveurs et aux chasseurs, ils sont d'accord avec l'IPHB (qui cherche toujours à retrouver un financement) pour ses actions "environnementales"...

01 juin 2007

Annuaires

Gralon
Environnement sur BIG-annuaire
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Annuaire Paginus - Animaux
references-web
Environnement
Annuaire Webmaster
Pyrenees sur BIG-annuaire
referencement site
Encemoment.com - Divertissement et loisirs
Annuaire de la Guadeloupe

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Espagne: Le lynx ne prendra pas l'autoroute

Les autorités espagnoles ont renoncé à la construction d'une autoroute de 300 km parce qu'elle aurait menacé le lynx ibère, l'une des espèces animales les plus menacées au monde. L'axe routier, qui aurait relié Tolède à Cordoue, aurait traversé plusieurs zones protégées, dont le dernier refuge de ce félin en voie de disparition, la Sierra Morena.

On estime entre 250 et 350 le nombre de lynx ibères au monde, tous en Espagne. D'autres espèces menacées, comme l'aigle impérial, le loup et la cigogne noire, auraient aussi pâti de l'autoroute, fait remarquer le ministère espagnol de l'Environnement.