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mai 2007

31 mai 2007

Des lâchers de loups par hélicoptère en Suisse

La Suisse aussi aurait à subir des lâcher de loups par hélicoptère. Des écologistes masqués débarqueraient de camions destinés au transport de porcs immatriculés en Italie des centaines de loups clônés nourris au maïs génétiquement modifié et au purain d'orties. Mais que fait Jean-René Fournier? Le Valais n'est plus ce qu'il était ! Tout fout le camp mon bon Monsieur au pays de l'abricot, du fendant, des bisses et des vaches violettes, sans oublier les comptes numérotés... Délires valaisans dans "Le Matin"

Y a-t-il des lâchers de loups ?

Depuis quelques mois, des loups sont observés en Suisse, notamment dans le Chablais valaisan. Certains, dont le conseiller d'Etat Jean-René Fournier, trouvent «bizarres» ces soudaines apparitions

Christine Savioz - 30/05/2007
Le Matin

L'arrivée des loups en Valais est-elle vraiment naturelle? Certains avouent émettre des doutes; parmi eux, quelques moutonniers et même le conseiller d'Etat Jean-René Fournier. Le chef du Département valaisan de la sécurité nous a en effet avoué trouver «bizarre» cette soudaine apparition de loups en Valais. «Lorsque nous avons eu les problèmes avec le loup du Chablais (ndlr: en septembre 2006, 30 moutons ont été tués), j'ai discuté avec les autorités des pays voisins de notre canton, à savoir la France et l'Italie; elles m'ont signalé qu'elles n'avaient plus vu de dégâts provoqués par le prédateur sur leur territoire depuis des mois! Or, tout d'un coup, des loups se retrouvent en Valais... C'est quand même étrange. Cela voudrait dire que des loups ont traversé des terres pendant des mois sans manger? Il y a quand même des points d'interrogation qui restent ouverts», a souligné Jean-René Fournier.

Le biologiste Jean-Marc Weber, responsable du suivi des loups en Suisse, se dit «habitué à ce genre de rumeurs». Pour lui, cette idée que les prédateurs ont été lâchés par des hommes est totalement improbable. «Nous disposons d'assez de données pour dire que les loups présents chez nous sont venus naturellement. Nous connaissons leur génotype (profil génétique) et nous pouvons les comparer au niveau alpin», explique-t-il. Pour ce spécialiste, le prédateur peut jeûner facilement pendant une dizaine de jours et parcourir au moins 50 kilomètres au quotidien. «Pour un loup, 100 kilomètres, ce n'est rien! La preuve: un loup avait été identifié génétiquement en Lombardie, puis observé en Suisse et retrouvé écrasé par un véhicule en Bavière. Les kilomètres n'effraient pas l'animal!» Même son de cloche auprès d'Eric Marboutin, biologiste chargé du suivi du loup en France. «Un jeune loup peut faire 1000 kilomètres pour s'éloigner de sa meute... On ne sait pas expliquer pourquoi il s'arrêtera à tel ou tel endroit. De plus, sa présence est difficile à détecter s'il se nourrit d'animaux sauvages. Il peut se passer un an sans qu'on s'aperçoive de sa présence», affirme-t-il. «Eh puis, capturer un loup, c'est une sacrée paire de manches! Quant aux loups qui se trouvent dans les zoos, ils sont tous dotés d'une puce, et il n'en manque pas un seul!»

Source : Le matin

La buvette : Le conseiller d'ETAT valaisan Jean-René Fournier s'était déjà fait remarquer en gardant dans son bureau le loup empaillé qu'il avait fait abattre... pour décorer son intérieur? A défaut de forêts primaires, la Suisse a aussi ses politiciens primaires. D'après nos sources, les hélicoptères volent à l'alcool de "dôle" et de "malvoisie" distillé. Au moins les escrolos suisses ont une éthique environnementale, c'est pas comme chez nous. Il me reste une quarantaine de castors à lâcher. Celà intéresse quelqu'un en Suisse?

30 mai 2007

En juin, la buvette est dans Géo ou l'inverse

Magazine Géo juin 2007La buvette dans la presse - Bonne surprise, le magazine "Géo" de juin 2007 est venu faire un petit tour à la buvette des alpages. "Le style est plaisant et les photos formidables." Un grand merci aux clients de la Géothèque. Bienvenue à la buvette des alpages.

Notre sélection Internet : buvettedesalpages.be

"Un site sur les moutons et tout ce qui tourne autour." Le ton est donné. Ce blog, qui milite pour la cohabitation pacifique entre bergers, troupeaux et grands prédateurs, n'est ni "pro-loup" inconditionnel ni "anti-ours" extrême. Même si la plume mordante de Baudouin de Menten, responsable du site n'épargne pas les "ultras du pastoralisme".

La cohabitation entre les hommes et les grands prédateurs ne coulant pas de source dans les montagnes de France, la question est examinée sous tous les angles : historique, juridique, littéraire, social...

Le style est plaisant et les photos formidables.

La rédaction de Géo

29 mai 2007

Un ours, un promeneur, des regrets

3 charges d'intimidations puis l'ours prend la fuite...

Stockholm - Suède - Un promeneur de 73 ans dans une forêt du nord de la Suède a mis en fuite un ours noir qui l'avait chargé à trois reprises, en lui jetant une poignée de graviers sur le museau.

«J'ai eu si peur que j'ai ramassé une poignée de graviers que j'ai jetée en plein sur le museau de l'ours. Cela a fait l'affaire. Il a fait demi-tour et est reparti dans la forêt», raconte Tord Forsberg au quotidien régional Norbottens-Kuriren.

La mésaventure a eu lieu dimanche matin, alors que le retraité se promenait avec son chien. «J'ai aperçu quelque chose qui bougeait (...) j'ai d'abord cru que c'était un gros renard (...) puis j'ai compris ce qui se passait. Quand l'ours m'a vu, il s'est dirigé vers moi en courant», raconte-t-il.

L'animal, qui n'avait pas encore atteint sa taille adulte selon Tord Forsberg, l'a chargé à trois reprises, s'arrêtant à chaque fois à quelques mètres. «C'était effrayant, il était sur ses pattes arrière et hésitait», raconte le promeneur qui dit n'avoir qu'un seul regret: ne pas avoir eu d'appareil photo sur lui.

AFP

Encore une rencontre homme + chien /ours : 3 charges d'intimidations puis l'ours prend la fuite, pas sûr que les graviers y soient pour quelque chose. Pas de blessures mais des regrets. Si ce promeneur avait été un chasseur, vous connaissez la suite...

27 mai 2007

Comment travaille L'Equipe Technique ours ? Une journée avec Etienne Dubarry de l'ETO à Saint-Lary en Ariège.

Suivi des ours: une journée sur la piste de Hvala et de ses oursons avec l'ETO

Etienne Dubarry est réputé pour son flair à l'équipe technique ours. C'est lui qui, le premier, a pu vérifier que Hvala était effectivement suivie par deux petites boules de poils depuis sa sortie de l'hibernation, à Melles, dans le Comminges. Il faut dire que le bonhomme connaît bien le terrain.

Jeudi 24 mai, 10 heures, à Saint-Lary en Ariège. Etienne Dubarry passe dans le village en jetant un œil à gauche, vers la vallée. Il pense que la jeune mère a trouvé refuge par là mais hésite entre le vallon d'Autrech et le vallon de Rouech. Pour en avoir le cœur net, Etienne Dubarry file tout droit dans son Nissan pick-up, direction le col du Portet-d'Aspet, puis emprunte un sentier chaotique jusqu'au point le plus haut des environs.

Là, Etienne Dubarry déplie l'antenne qui lui permet de capter les ondes VHF dégagées par le collier de Hvala.

Bip- bip-bip fait le récepteur. Le signal faiblit derrière la branche édentée du gros sapin à gauche. Etienne regarde sa boussole. Elle indique 130° par rapport au nord. A droite, le signal faiblit à 270°. Conclusion, Etienne Dubarry positionne le nord sur sa carte, et trace une droite sur l'axe des 200°. Seulement voilà, les deux vallons sont dans l'axe.

4 heures de planque

Trois relevés, un pique-nique en altitude et bien des kilomètres plus tard, Etienne Dubarry a acquis une certitude. Les plantigrades sont dans le vallon d'Autrech. Il téléphone à la secrétaire de l'équipe pour qu'elle actualise la localisation sur le répondeur, raccroche, puis regarde sa montre. « C'est à peu près ça, quatre heures pour faire une localisation. Sans compter la route. »

Etienne Dubarry pourrait s'arrêter là et rentrer au bureau, à Villeneuve-de-Rivière, en Haute-Garonne. Mais Etienne aimerait bien vérifier de visu que les deux oursons sont encore vivants. Et pour cause, « il y a 50 à 80 % de mortalité accidentelle chez les petits de moins de 2 ans ». Plutôt gênant quand on cherche à réintroduire une espèce dans un biotope.

15 h 20 - Etienne Dubarry décide de monter en voiture jusqu'à l'estive de l'Herbe Soulette. Là, il prend le temps de dégager un cheval coincé dans une clôture, attrape son matériel d'observation, libère sa chienne Oso, s'aventure sur des pentes qu'aucun randonneur n'oserait emprunter. Et c'est parti pour quatre heures de planque.

Le froid qui lui hérisse les poils n'a pas l'air de l'atteindre. Etienne Dubarry reste le plus souvent silencieux, les jumelles en alerte dès que le bip-bip s'accélère. C'est la preuve que Hvala est bien là, dans une zone qu'il situe entre 300 et 500 mètres autour de lui. Manque de chance, le tonnerre n'encourage pas Hvala à sortir du couvert.

En plus, la maline a du flair elle aussi. Elle peut renifler un homme à 500 m. Nouveau point sur sa montre. Il est 19 heures. Tant pis, Etienne Dubarry reviendra demain pour en avoir le cœur net. Il est temps de prévenir les bergers dans la vallée.

Le berger: « Et qui c'est qui va les surveiller nos brebis ? »

19 h 15. Étienne Dubarry redescend de l'estive de l'Herbe Soulette. À la première ferme, il croise René et Carole qui sont en train de rentrer les brebis du groupement de Loubers et de l'Izard. La conversation s'engage.

Etienne Dubarry, poli : « Bonjour, je voulais vous prévenir que Hvala est au vallon d'Autrech. »

Carole, souriante : « Je m'en doutais. Je vous ai vu passer ce matin. »

René, énervé : « Et ça va être cette musique tout l'été ? Et qui c'est qui va les garder les brebis ? Je dois justement les amener à l'estive. Qu'est-ce que je dois faire ? Y coucher ? Ah ça, ne me demandez pas d'être content. Mon avis, il est pas favorable à l'ours. L'autre jour à l'Izard, Balou il a mangé trois brebis, et il y en a une quatrième qui est morte d'épuisement ! » Étienne a l'habitude de ce type de réaction. Il laisse passer l'orage.

Carole, plus diplomate : « Il est là l'ours, qu'est-ce que tu veux y faire ! C'est bon pour le tourisme. Maintenant, il faut trouver des solutions pour pas que ça dégénère. » Puis, vers Étienne : « Il y a moyens d'avoir des subventions pour clôturer ? » René, avant qu'Étienne ait eu le temps de répondre : «Les touristes ils en ont peur de l'ours ! Et si on amène les brebis en montagne, c'est pas pour clôturer !»

Carole : « Je parle de les parquer juste la nuit. » Elle se tourne de nouveau vers Étienne. « Il y a un problème, quand même, avec le répondeur (05 62 00 81 10). L'autre jour, René a appris le lundi que le samedi, il était juste en dessous de l'ours avec les bêtes. C'est pas actualisé. Si ça l'était au moins, on pourrait choisir ! Elle est grande la montagne. Si on sait où il est l'ours, on va ailleurs ! »

Etienne Dubarry : « Le répondeur est actualisé tous les jours en semaine. Le week-end, ça dépend si le gars de permanence est sur le terrain ou pas. Mais vous savez, à terme l'objectif c'est quand même que les ours n'aient plus d'émetteurs. Il faut considérer qu'ils font partie de l'environnement. D'ailleurs, il y a une vingtaine d'ours dans les Pyrénées et la plupart ne sont pas équipés. »

René : « C'est pas contre vous que j'en ai. Au moins, on sait où il est l'ours maintenant. Mais quand même… Bon allez, il faut rentrer les bêtes. Bon soir ! »

Etienne Dubarry : « Bonsoir. Mais avant, je vous donne les portables de tous les membres de l'équipe. Si vous avez besoin, appelez ! Allez… ». Un salut de la main, et chacun repart de son côté. À Aucazein, Etienne Dubarry s'arrête à nouveau pour prévenir un éleveur qui monte souvent à l'estive de l'Herbe Soulette. C'est aussi ça son métier, informer.

Bons et mauvais souvenirs d'Etienne Dubarry

Au rayon des mauvais souvenirs, Etienne Dubarry se rappelle du jour où son petit Pipper a dû atterir en catastrophe alors qu'il était parti faire de la télémétrie en avion. "Une hélice s'est arrêté, le moteur aussi. On s'est posé dans les champs, en vol plané. On a cassé le train. On a fait les champs, les rigoles, les champs... mais heureusement, on est resté sur le ventre. On a rien eu."

Autre mauvais souvenir, quand il a dû aller faire une expertise dommage après une prédation dans un village. Trente éleveurs en colère l'attendaient. Mais il en connaissait certains. Ils ont pu s'expliquer sans casse.

Au rayon des meilleurs souvenirs, il range inévitablement sa rencontre de nuit avec Xiva. "C'était en 98 ou 99. Au départ, j'étais parti avec Pierre-Yves Quenette. On avait bossé comme des fadas dans la voiture du suivi. J'en ai eu marre. J'ai dit "je prends le sac à dos". Le soir, on a attrapé le signal de Xiva sans la localiser. Il y avait le clair de lune. On marchait sans lampe, à près de 2300 mètres d'altitude. On a changé de versant et on a attrapé le récepteur. Le temps qu'il branche l'antenne, je vois une masse marron et je me bloque. Il a compris de suite. Elle était à 35 pas, dans l'axe de marche, en train de fouiller sous un caillou. Le vent nous était favorable. Elle ne nous avait pas senti approcher. Elle s'est levée, elle a crié, et elle est arrivée plein pot vers nous pour protéger ses oursons. Et, à dix pas, elle a plongé dans la pente. On l'a suivie deux heures dans la nuit. A chaque fois qu'on passait sur des névés, il y avait les traces de la mère et des petits. Quand on a fini par poser le sac à dos, je me suis demandé: "j'ai crié ou pas". Je ne sais pas, mais on a pas eu une peur panique. J'ai juste levé le baton quand elle est arrivée et je lui ai parlé; ça a suffi. C'est un souvenir extraordinaire. On ne l'a pas eue à la télémétrie mais à l'expérience. On a bien joué. On était comme des pinsons."

Qui fait quoi dans l'équipe de l'ours ?

Pierre-Yves Quenette, l'ingénieur biologiste, en assume en quelque sorte la responsabilité. C'est un permanent de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), au même titre que Jean-Jacques Camarra, qui exerce la fonction de technicien supérieur, Etienne Dubarry, technicien de l'environnement, et Françoise, la secrétaire.

Tous les quatre reçoivent le renfort de trois CDD ONCFS et de trois techniciens de la Fédération des chasseurs, ou plutôt des fédérations départementales. Tous, hormis la secrétaire, se relaient sur le terrain pour suivre l'avancée des ours sauf mission particulière. La semaine dernière, deux techniciens sont allés dans les Alpes pendant deux jours pour participer à la mise au point des colliers GPS avec l'équipe "loup".

Comment joindre l'équipe technique ours

ETO
Impasse de la Chapelle, F-31800, Villeneuve-de-Rivière.
Téléphone: 05 62 00 81 08.
Fax: 05 62 00 81 09.
Répondeur "localisation ours": 05 62 00 81 10.
Email: stgaudens@oncfs.gouv.fr

B. D.

23 mai 2007

SAIAK, l'association basque de sauvegarde des rapaces s'inquiètent pour les vautours

Si le vautour avait compris qu’il suffisait d’attaquer pour manger, il le ferait constamment

Les vautours sont certes plus réactifs mais leur comportement n’est pas modifié selon Alain Garbay de Saiak. Les accidents de vêlage, les animaux en difficulté, les bêtes malades peuvent attirer la convoitise des vautours mais une attaque en règle sur un animal en pleine santé n’est pas probable pour les membres de Saiak, l’association basque de sauvegarde des rapaces.

Ces derniers jours, plusieurs cas de concentrations de vautours sur du bétail ont été constatés du côté d’Ilharre, de Bergouey et un peu plus tôt en Soule. Les éleveurs avaient fait état de scènes d’agression volontaire des charognards sur des animaux vivants (lire éditions précédentes).

"Nous ne mettons pas la parole des éleveurs en doute. Mais on ne sait pas ce qui s’est passé entre le moment où on a laissé la vache dans le pré et celui où on y a vu les vautours", commente Alain Garbay, responsable de Saiak.

L’association est allée rencontrer les éleveurs concernés. "On nous a parlé d’une vache qui venait de vêler, d’une qui avait un veau crevé", raconte Saiak. Pour l’association, il y a toujours un élément qui explique la venue des rapaces mais en aucun cas le vautour n’agit comme un prédateur.

"Le Grand Corbeau peut par exemple attaquer une vache qui a un oeil percé. La blessure, le sang, attirera les vautours par la suite. Un retournement de matrice (expulsion du placenta) qui peut intervenir jusqu’à une semaine après un vêlage attire aussi les vautours", indique Alain Garbay.

Une chose est sûre, la période actuelle est la plus propice à l’observation de vautours autour du bétail. "C’est la saison des mises bas dans les élevages et c’est aussi celle où les vautours ont les petits au nid et ils ont donc un besoin supplémentaire de nourriture", explique Alain Garbay. Sans compter que la population, dix fois plus nombreuse, résidant au sud des Pyrénées (Navarre et Aragon en particulier) "est affamée". En effet, les lieux où les cadavres d’animaux étaient déposés pour les vautours sont interdits depuis 1996, date des épidémies de vache folle. En outre, l’application formelle l’an passé d’une réglementation européenne sur l’équarrissage du bétail a définitivement fait disparaître la présence de cadavres autour des fermes ou en montagne. La réglementation française n’autorise pas non plus les éleveurs à livrer leurs cadavres à la nature mais la pratique est pour l’instant tolérée.

Ce contexte général couplé au fait que les vautours (580 couples au nord des Pyrénées, près de 5000 couples au sud) peuvent parcourir 200 à 300 kilomètres par jour pour se nourrir, a rendu ces charognards "plus réactifs". Leur population, plus nombreuse qu’il y a 30 ans quand elle était en voie de disparition, fait aussi que l’on a l’habitude de la côtoyer plus souvent, les oiseaux en devenant de moins en moins craintifs pour l’homme.

Aller toutefois jusqu’à évoquer une modification du comportement des rapaces est exclu de l’avis de Saiak. L’association explique que même un phénomène d’adaptation à un environnement différent mettrait au moins une dizaine d’années à intervenir.

"Si le vautour avait compris qu’il suffisait d’attaquer pour manger, il le ferait constamment", affirme Alain Garbay. Presque comme une information qui en deviendrait génétique.

L’absence d’indemnisation pour les dégâts au bétail engendrés par les attaques de vautours conduit aussi les éleveurs à prendre ces événements avec plus ou moins d’amertume. "Si la perte d’une vache a des conséquences économiques indéniables, le problème se situe-t-il vraiment à ce niveau ou est-il d’ordre plus politique?", s’interroge Alain Garbay. "Peut-être que la situation difficile dans laquelle se trouve le pastoralisme, sans grande reconnaissance et avec des subventions publiques qui lui préfèrent les cultures céréalières, génère un malaise qui transparaît dans de tels événements. C’est comme un cri d’alarme", s’avance le responsable de Saiak. Lui prône l’alliance entre éleveurs et naturalistes "pour trouver ensemble des solutions et pour peser sur la législation".

"Les discours radicaux de part et d’autre ne font pas avancer les choses", estime-t-il.

Un "délire paranoïaque" selon les Verts

Les Verts du Pays Basque et du Béarn se désolent du "déchaînement médiatique" autour des attaques de vautours. "Télévisions, journaux, radios, c’est à qui en rajoutera le plus en sensationnel et dans le terrifiant", estiment-ils. Selon eux, "le délire autour de l’idée d’une charge de vautours sur une vache se tenant debout tient de l’invention ou de l’hallucination". "Le vautour peut le cas échéant être opportuniste, on peut imaginer qu’à certaines occasions, il puisse s’approcher d’un animal malade ne remuant plus ou presque plus. Mais c’est tout", affirment les écologistes. Ils déclarent que les gardes de l’Office de la Chasse et de la Faune Sauvage "n’ont jamais confirmé une seule de ces allégations". Selon les Verts "une infime minorité d’éleveurs a, elle aussi, comme le vautour, le sens de l’opportunisme".

"Sachant que les assurances ne prennent en compte les cas de mortalité que s’il y a retournement de matrice, on ne s’étonne plus de voir que c’est ce qui est reproché aux Vautours dans la majorité des plaintes", avancent les Verts. Ils estiment enfin que cette question doit être abordée "en la débarrassant de la lourde charge émotionnelle qui existe dans nos sociétés envers les charognards et les grands prédateurs"...

La réouverture des lieux d’alimentation réclamée en Pays Basque sud

En Pays Basque sud aussi, la situation des vautours est d’actualité. Ecologistes et éleveurs s’accordent sur le fait que les vautours ont faim et qu’il faut les nourrir. Ainsi ils critiquent les fermetures des lieux où leur étaient déposés des cadavres il y a quelques années. Les épisodes de la vache folle ont eu raison de ces sites d’alimentation. Une façon de limiter les contaminations potentielles par des animaux malades. L’application depuis un an d’un règlement européen qui impose à tous les élevages d’utiliser un circuit d’équarrissage officiel n’a pas amélioré le sort des vautours.

"Les points d’alimentation habituels des vautours ont été éliminés et cela a contribué à l’augmentation des attaques", explique le syndicat agricole EHNE de Navarre. "Depuis un an et demi, une centaine d’agressions contre des animaux vivants, ovins, bovins ou équins, ont été enregistrées", ajoute-t-il. Selon EHNE, les indemnisations en place n’incitent pas les éleveurs à déclarer les dommages subis. "De plus, l’administration ne reconnaît qu’une partie minime des déclarations. Par exemple, les résultats des analyses des laboratoires certifiant les morts par attaques de vautours restent entre les mains du gouvernement et l’éleveur ne peut y accéder", explique EHNE.

Les éleveurs de la vallée de Karrantza en Biscaye ont aussi fait état de plusieurs attaques sur le bétail. Ils font remarquer que de tels faits n’existaient pas avant l’interdiction des charniers. EHNE estime que les autorités doivent élaborer une étude sur les besoins alimentaires des vautours et s’assurer qu’il y a assez de cadavres pour éviter des attaques.

Source : Euskalherria.com

22 mai 2007

Suisse - Des animaux d'u zoo de Magliano "libérés"

MAGLIASO, Suisse - Un ou des inconnus ont ouvert les cages des animaux d'un petit zoo durant la nuit de mercredi à jeudi à Magliaso, dans le canton suisse du Tessin. Deux lynx, quatre ratons laveurs, deux vautours et un hiboux royal ont pris la clé des champs ou, suivant les cas, la voie des airs.

Tous les animaux ont disparu, sauf un lynx qui a pu être repris et deux vautours qui survolent la région, a précisé jeudi Edith Fehr, responsable de l'information du zoo, qui a lancé une mise en garde: la femelle lynx libérée, même si elle est craintive, peut se montrer agressive si elle cherche de la nourriture.

Les vautours n'ont pas quitté la région: des témoins les ont vu décrire des cercles dans le ciel, mais ils n'ont pas pu être repris. Edith Fehr espère que les rapaces reviendront d'eux-mêmes au zoo. Quant au hibou, il n'y a aucun espoir qu'il rentre dans sa cage car il a certainement trouvé un habitat accueillant dans la région boisée du Malcantone.

Le ou les auteurs de ces actes ont endommagé une partie des cages et brisé des cadenas. Ils n'ont laissé aucune revendication ou explication quant à leurs motivations, a constaté Edith Fehr. C'est la première fois depuis son ouverture en 1973 que le zoo est la cible de vandales ou de présumés défenseurs des animaux.

Au début de l'année, trois véhicules de livraison de boucheries ont été victimes d'incendies criminels au Tessin. Ils ont été revendiqués par le "Front de libération des animaux".

C'est la première fois que le petit zoo de Magliaso, ouvert en 1973, est la cible de vandales. L'existence de la structure est toutefois vivement contestée, depuis quelques années, par l'Association anti-vivisection Atra qui en a demandé la fermeture à plusieurs reprises. Les défenseurs des animaux estiment que le zoo de Magliaso est exigu, vétuste et ne devrait pas accueillir des fauves comme les lions ou les tigres.

Source Romandie.com

17 mai 2007

Un Groupe Tétras France pour sauver le Grand coq de bruyère

Les associations de protection de la Nature qui travaillent pour la protection du Grand Tétras ont décidé de s’organiser au niveau national. Réunies à Lyon le 17 février, elles ont jeté les base d’un Groupe Tétras France qui a déjà un « plan de charge » important. Il faut dire que le statut particulièrement précaire de l’espèce, impose des mesures urgentes et fortes.

Espèce parapluie, le Grand Coq a besoin de milieux naturels de grande qualité, et à forte naturalité. Sa présence dans un massif forestier est garante d’une grande diversité biologique. C’est pourquoi, tout naturellement, Forêts Sauvages fait partie des associations fondatrices de ce groupe d’experts.

Voilà une excellente idée qui pourrait avantageusement être repris par d’autres pays européens. Et pourquoi pas par la France ?…

Source : La lettre de Forêts sauvages - Naturalités n° 2

Robert Hainard Chasseur au crayon de Stéphan Carbonnaux

Par Jean-Claude Génot
La lettre de forêt sauvages - Naturalité n°2

Cette seconde biographie de Robert Hainard (RH), célèbre artiste naturaliste suisse mort en 1999, suit scrupuleusement la chronologie de la vie de cet homme hors du commun. Par rapport à la première biographie rédigée par Roland de Miller qui s’attachait à expliquer la pensée riche de cet amoureux de la nature sauvage au travers de ses ouvrages, celle de Stéphan Carbonnaux s’est appuyé sur de nombreux témoignages inédits ainsi que sur l’extraordinaire correspondance qu’entretenait ce philosophe à la plume aussi vive et précise que son crayon.

Ainsi croyant bien connaître la pensée de Robert Hainard, j’ai découvert de nombreuses facettes inconnues de ce « chasseur au crayon » grâce au travail remarquable de ce jeune naturaliste du Béarn. On ne peut pas résumer en quelques mots une biographie de 300 pages, il faut évidemment la lire pour s’imprégner calmement de ce texte très agréable à lire. En quoi Robert Hainard était si moderne ? S’il fallait sélectionner une des nombreuses phrases de cet adepte du paléolithique dont la vision holistique en faisait un des fondateurs de l’écologie profonde francophone, je choisirai celle-ci : « Dans un monde entièrement utilisé et rationalisé, il n’y aurait plus de liberté ni de choix, donc plus d’amour. Quelle sottise de travailler à la « mise en valeur » intégrale du globe, et de gémir sur le recul des libertés ! ». Ce sentiment de la nature très profond chez Robert Hainard  l’a rendu intransigeant avec bon nombre de naturalistes qui l’ont approché et pensaient qu’il suffisait de mettre des bouts de nature en réserve sans remettre en cause les valeurs de notre société insatiable. Pour RH : « Les protecteurs n’aiment pas assez la nature pour lui sacrifier leurs habitudes de pensée, opinions politiques, philosophiques ou religieuses (…) Un amour vraiment conséquent exige de faire table rase de tout. » Pour nous qui défendons la naturalité, Robert Hainard  est un formidable soutien moral dont il convient de faire vivre la pensée. Ainsi pour Robert Hainard : « A la civilisation aimable du XVIIIe siècle, les bergeries étaient un complément suffisant. A la civilisation du XXe siècle, il faut des aigles, des ours et des forêts vierges ». J’ajouterai qu’à celle du XXIe siècle, il faut plus que jamais des forêts sauvages… Robert Hainard a fréquenté les forêts anciennes de Yougoslavie et de Bulgarie et les coins sauvages de son Jura natal. Pour Robert Hainard, la forêt «primitive» était digne d’un élan religieux, lui qui disait : «La forêt m’accablait de sa beauté sauvage

Robert Hainard, chasseur au crayon est paru en 2006 aux éditions Hesse.

Jean-Claude Génot

Source : La lettre de Forêts sauvages - Naturalités n° 2

Lire aussi : Robert Hainard, chasseur au crayon et les autres textes de Stéphan Carbonnaux

Quelques bonnes nouvelles quand la forêt progresse

Par Gilbert Cochet

Quand la forêt progresse, quand la protection commence à porter ses fruits et que les ornithologues assurent une veille naturaliste de tous les instants, des nouvelles réjouissantes proviennent d’un peu partout.

Ainsi, en Suisse, après son installation dans le Jura, où l’espèce continue de s’étendre, le Pic tridactyle s’est reproduit pour la première fois dans le canton de Zurich en 2005, dans une hêtraie sapinière, à 780 m d’altitude.

Le Pic à dos blanc, nouvellement arrivé dans ce pays en 1999, totalise au moins 25 nidifications depuis cette date et jusqu’en 2005 où au moins 5 nichées sont dénombrées. Voilà, sans aucun doute, une espèce qui devrait pouvoir reconquérir ses bastions passés. En effet, l’espèce était présente notamment dans les Vosges et en Chartreuse. Toujours en Suisse, le Gobemouche nain s’est reproduit pour la première fois en 2003.

Au Pays-Bas, c’est le Pygargue qui s’est reproduit pour la première fois en 2006. Un jour peut-être, dans les restes de ripisylve des bords de Loire, verrons-nous s’installer ce géant !

En France, la nidification de l’Aigle pomarin en Franche-Comté restera dans les annales car l’installation spontanée d’une nouvelle espèce de rapace n’est pas fréquente. Enfin, la Chouette chevêchette, véritable lutin de la forêt, après avoir niché à basse altitude dans les Vosges, est apparue dans le Puy de Dôme où un ornithologue de talent en a tiré le portrait.

A tous ces messagers et ambassadeurs des forêts vivantes, « Forêts sauvages » leur souhaite la bienvenue ! Et encore un peu de patience pour la Chouette de l’Oural…

Gilbert Cochet

Source : La lettre de Forêts sauvages - Naturalités n° 2

Carton rouge pour l’ADEME

Il n’est bien sur pas question de remettre en cause le travail considérable que réalise l’ADEME dans le domaine de la maîtrise de l’énergie. Mais ses positions sur la récolte des rémanents forestiers vont à l’inverse de toute gestion raisonnée (raisonnable !) et durable.

Dans son document : « la récolte raisonnée des rémanents en forêt » on peut notamment lire :

  • page 20 : « Sur sol moyennement ou très sensible, la récolte des rémanents peut provoquer un tel déséquilibre, du fait de leur forte concentration en éléments minéraux. Il faudra donc apporter une fertilisation, quantifiée pour chaque élément, pour rééquilibrer le bilan minéral et éviter les conséquences négatives sur la croissance du peuplement. »
  • Puis page 21, après un paragraphe sur les engrais « utilisables » en forêt, on peut lire : « Le recyclage des cendres de chaudières semble également une voie à prospecter pour rapporter en forêts les éléments exportés (à l’exception de l’azote), à l’instar de ce qui se fait en Finlande. Malheureusement, la législation reste floue sur ce point et ne semble pas permettre actuellement une telle valorisation des cendres ».

En fait l’ADEME préconise l’enlèvement des rémanents forestiers et leur remplacement par des intrants divers et variés… On peut craindre le pire. On peut également déplorer que l’ADEME n’ai pas, tout au long des 36 pages de ce documents, fait référence une seule fois à la biodiversité lié au bois mort. C’est donc un carton rouge pour l’ADEME qui nous avait habitué un travail plus sérieux.

L'ADEME

Nom :   ADEME - Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

Statut : Etablissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la tutelle conjointe des ministères en charge de l'Ecologie , du Développement et de l'Aménagement durables et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Missions : Susciter, animer, coordonner, faciliter ou réaliser des opérations ayant pour objet la protection de l'environnement et la maîtrise de l'énergie.
Domaines d'intervention : énergie, air, bruit, déchets, sites et sols pollués, management environnemental.
Effectif : 820 salariés (dont 359 ingénieurs)

Source : La lettre de Forêts sauvages - Naturalités n° 2

16 mai 2007

Chasseurs et destruction des renards

ASPAS - Communiqué de presse,
Le 15 mai 2007,

Représailles contre des protecteurs de la nature: Des chasseurs massacrent huit renards pour intimider des habitants

RenardsParce qu’ils ont eu le courage de dénoncer un acte d’empoisonnement illégal, M. et Mme H., domiciliés à Saint-Ouen-du-Breuil (76), ont retrouvé dans la nuit du 14 au 15 mai 2007, une renarde mutilée et 5 renardeaux ensanglantés devant leur propriété. Une autre renarde et un renardeau avaient déjà été déposés au même endroit deux semaines auparavant.

Passionnés de photographie, M. et Mme H. ont passé des heures à observer ces renards près de chez eux. C’est lors de ces temps d’observations naturalistes, fin mars, qu’ils avaient surpris 2 chasseurs - piégeurs déposants des boulettes de viande dans de multiples terriers. Intrigués, ils avaient fait appel à l’ONCFS. Les agents avaient confirmé la présence d’un poison très dangereux dont l’utilisation est strictement interdite. Interpellés par les agents, les 2 individus repérés par M. et Mme H. avaient reconnu les faits. L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages avait immédiatement porté plainte devant le Tribunal de Grande Instance de Rouen (76).

Le 30 avril, M. et Mme H. avaient retrouvé devant leur barrière une renarde et un renardeau, tous deux tués par dague et mutilés. Choqués, ils avaient fait part à l’ASPAS de ce premier acte de vengeance dont ils ont été victimes. Aujourd’hui, le cauchemar recommence. Cette fois-ci, ce sont une renarde et 5 renardeaux mutilés et ensanglantés qui ont été lâchement déposés devant leur portail.

Le lien entre l’affaire en cours au tribunal de Rouen et ces actes cruels semble évident. Ces barbares tentent vraisemblablement d’impressionner M. et Mme H. en abusant de leur sensibilité et de leur dévouement pour la nature et les animaux sauvages. Cette attitude est scandaleuse. Que cherchent ces personnes ? Comptent-elles ainsi dissuader M. et Mme H. de les poursuivre en justice ? Qu’elles sachent que ces agissements sanctionnés pénalement motivent plus que jamais l’ASPAS à les faire condamner.

L’ASPAS s’étonne que la fédération de chasse de Seine-Maritime ne se soit pas encore portée partie civile dans cette affaire compte tenu de l’image déplorable que donnent ces deux individus au monde de la chasse.

L'IPHB sème la peur: les vautours attaquent!

La presse locale et l'IPHB se défoulent sur les vautours et les présentent comme les nouveaux nuisibles de la montagne. Comment nettoyer la montagne en se débarassant des géneurs pour l'agriculture.

"Des vautours affamés"

Les vautours de plus en plus nombreux selon l'IPHB, seraient en manque d'alimentation notamment du fait de changement des modes d'élimination des déchets animaux dans les abattoirs.

L'étape suivante sera sans doute la demande de "régulation" de la population de ces espèces de rapaces présentées comme nuisibles.

L'incompétence environnementale de l'IPHB

L'IPHB a l'habitude de pondre des notes techniques de grande qualité. Ainsi cette "Contribution à l’analyse de l’annonce de doubler la population pyrénéenne d’ours en 3 ans faite par le Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable du le 13 janvier 2005."

Analyse biologique, technique, financière et Humaine : Point de vue biologique

"L’introduction de 5 ourses à l’automne 2005 signifie la présence de 15 ours de plus au printemps 2006. Les femelles à introduire à l’automne subiront, au moment de la capture, une batterie de tests sanitaires et d’observations, et notamment un test de gestation. Sous réserve que les animaux soient trop jeunes ou présentent des anomalies de reproduction (donc non retenus), les femelles seront gestantes de 2 ou 3 embryons. Au printemps et sauf accident, nous aurons 5 femelles adultes accompagnées d’une dizaine d’oursons !

Sur le plan comportemental, il n’est pas indifférent d’avoir 5 femelles adultes ou 5 femelles adultes suitées sur le territoire :

  1. les femelles suitées auront tendance à se disperser afin d’éviter les rencontres avec leurs congénères (mâles ou femelles) qui représentent une menace pour leurs oursons,
  2. les femelles suitées sont plus prédatrices sur les troupeaux domestiques et potentiellement dangereuses vis-à-vis des humains. (Exemple : Cannelle en 2004, avec 12 attaques de troupeaux sur 26 recensées en Béarn).
  3. A partir de 2007, ces 5 femelles auront généré une dizaine de subadultes qui seront repoussées par leurs mères et se répartiront sur le territoire. La période subadulte est la plus délicate en terme de relation avec les activités humaines."

Or seule Hvala a donné naissance à 2 oursons. On est loin de l'invasion, de la quinzaine d'oursons, des ours qui pulullent mais pour l'IPHB, il est toujours utile de répandre la peur dans la montagne. Les communiqués sur les vautours sont écrits dans le même but : répandre la peur dans l'opinion avec de la désinformation.

TF1 et l'IPHB : La presse dans le caniveau

TF1-LCI : "Les oiseaux" d'Hitchcock, ce n'est peut-être plus de la science-fiction... Si, au Pays basque, on ne parle pas encore de cas d'êtres humains attaqués par des volatiles, ceux d'animaux de ferme tués par des vautours sont en revanche de plus en plus pris au sérieux. Cas le plus impressionnant, celui, vendredi, d'une vache victime de ces rapaces dans le canton de Bidache."

Presque débarassés de l'ours en Béarn, l'IPHB a décidé de voler dans les plumes. Quelle belle Institution, quel beau panier de c..., la presse suit sans sourciller. Les "French Tabloid" veulent-ils aussi la peau des vautours?

Une fois de plus, quand l'homme essaie d'influencer ou de modifier un équilibre, il fait pire. La population de vautours survit/se développe sur le nettoyage de la montagne de ses carcasses. Enlever les carcasses, c'est leur retirer la charogne de la bouche pour les affamer. Homme affamé n'a point d'oreille. Le vautour affamé modifie t-il son comportement? Peut-être. Attaque-t-il des bestiaux en pleine forme ? J’en doute. Mais une chose est sure : il n'est pas responsable de la suppression des carcasses. C'est la décision politique qui est à combattre, pas l’oiseau. Rendre le vautour responsable est une nouvelle fois de la désinformation. L’origine de telles rumeurs ou récits est à chercher du côté des milieux agro-pastoraux. Ce qui gêne, il faut s’en débarrasser…

Descendre les carcases en camionnette blanche?

Que feraient les éleveurs sans les vautours pour se débarrasser des animaux morts ? L’obligation de descendre les bêtes mortes pour les remettre dans les lieux adéquats représente souvent une longue route, de long détours à faire plusieurs fois par semaine. La tentation est forte de s’en débarrasser discrètement dans la nature (bosquets, grottes, falaises). Le vautour n’est pas un animal nuisible et sa vitesse d’intervention a en été, beaucoup d’avantages.

Lire l'article (juillet 2006) de JP Choisy sur le traitement des carcasses en France. Voici ce que dit sur le même sujet actualites-news-environnement.com

Attention à l’information à sensation sur les vautours

Chaque année, la question des « attaques » de vautours ressurgit. Hier, quelques médias locaux et nationaux ont repris une information extrêmement accusatrice sans véritable travail d’investigation. La LPO demande un droit de réponse pour expliquer la réalité de la situation des vautours en France.
Un certain nombre de journaux, de radios et une télévision ont publié hier, sans contacter les organismes responsables de la protection des vautours en France (parc national des Pyrénées, LPO, etc.), des titres comme « Les vautours attaquent le Pays basque », sans aucune analyse de la situation ou investigation poussée concernant les faits. Ces informations, livrées brutes et sans recul au grand public, sont dévastatrices pour tout l’effort de conservation de cette espèce rare et menacée mené en France et en Europe depuis plus de trente ans.

Or en Espagne, (Navarre et Gipuzkoa), où les mêmes évènements ont été rapportés, on constate que dans 90 % des cas, les vautours étaient accusés bien trop vite. Dans seulement 10% des cas annoncés, il y avait effectivement eu un dégât sur le bétail mais il s’agissait de cas précis et isolés de bêtes laissées seules en difficulté (malades, coincées ou lors de mises bas difficiles). En effet, la majorité des témoignages fait par les éleveurs concerne des cas de mortalités constatés avec des vautours présents mais les attaques ne sont pas observées directement.

Il existe presque toujours un doute sur ce qu'il s'est réellement passé, en particulier lors des mises bas, même si les éleveurs sont de bonne foi et si leur douleur doit être prise en compte. La présence de vautours, toujours impressionnante visuellement, est la première chose qui saute aux yeux et les vautours sont systématiquement incriminés. L’imaginaire collectif négatif autour de cet animal a tôt fait de ressurgir, et il est accusé systématiquement de tous les méfaits, comme par le passé.

En fait, nous payons en France un changement de réglementation espagnol. La réalité actuelle de la situation en France est qu’il y a eu cet hiver davantage de vautours sur le versant français des Pyrénées, car les vautours espagnols meurent de faim depuis que l'Espagne a changé brutalement de réglementation sanitaire, en particulier en Aragon où toutes les carcasses sont collectées par une entreprise qui les soustrait aux vautours. A noter que cette entreprise effectue un service… payant (et, pour préciser, le directeur de cette entreprise est aussi le conseiller de l’environnement en Aragon !). Mais la situation espagnole devrait évoluer dans le bon sens car éleveurs et amis des vautours se sont alliés contre les administrations afin que les normes sanitaires récentes soient assouplies en faveur des rapaces (dont certaines espèces très menacées). En attendant que l’Espagne ait réglé le problème, la LPO recommande en effet qu'un effort de surveillance soit fait, en particulier sur les mises bas. Il faut savoir qu’il n'y a que 580 couples de vautours dans toutes les Pyrénées françaises, et plus de 5 000 dans les Pyrénées espagnoles. L'état de santé de la population espagnole influe donc beaucoup sur les évènements qui se produisent en France

Ce qu’on dit moins, parce que c’est moins sensationnel, c’est que les vautours génèrent des centaines de milliers d'euros d'économie dans les Pyrénées-Atlantiques (64) tant sur le plan touristique qu’en jouant le rôle d'équarrisseur naturel (700 000 brebis en extensif dans le département) et en nettoyant les montagnes et les collines des carcasses qui sinon poseraient un réel problème sanitaire pour les populations humaines. Et que dire de l’économie de CO² réalisé par l’équarrissage naturel et gratuit effectué par les vautours, en évitant le transport par camion et le brûlage des carcasses en usine ?

A l’heure actuelle, tous les cas sont enregistrés par l'Observatoire des dommages au bétail à la suite des constats réalisés par des gardes. Or les cas dénoncés ne sont pas encore analysés et il n'est donc pas possible de déterminer la part de cas certains, incertains ou douteux concernant ces témoignages. En 2005 et 2006, une trentaine de cas par an au total a été dénoncé. Mais combien d’entre eux concernent un réel accident, puisqu’en Espagne seul 1 cas sur 10 s’avère réel ?

Enfin, il faut noter un fait très important : les assurances agricoles ne remboursent pas les mortalités par retournement de matrice (mise bas se passant mal, avec retournement de l’utérus à l’extérieur du corps), alors qu'il s'agit de la première cause de mortalité des vaches. Et c’est essentiellement dans ces cas que des accusations contre les vautours sont portées. Or ce retournement peut intervenir jusqu'à une semaine après la mise bas ! Lorsqu'il advient, un éleveur peut ou non sauver sa vache, s'il arrive avant les vautours. Dans la plupart des cas, les vaches ne sont pas surveillées : les vautours sont alors découverts sur la vache et accusés de l'avoir tuée, alors qu'elle a pu mourir d'un retournement de matrice. La LPO demande à ce qu’un vrai travail d’investigation soit fait avant d’annoncer de telles informations, dont les conséquences sont dramatiques.

Source : actualités-news-environnement

Alain Juppé pourrait devenir ministre de l'environnement, selon Nicolas Hulot

Le nom d'Alain Juppé, maire de Bordeaux est l'un des plus cités pour entrer dans le prochain gouvernement, où il serait le seul à porter le titre de ministre d'Etat. Son ministère, nouvellement créé par l'agrégation de plusieurs autres, regrouperait l'environnement, le développement durable, l'énergie et les transports.

Nicolas Hulot semble content

C'est en sortant d'une réunion avec Nicolas Sarkozy, lundi 14 mai, que Nicolas Hulot a lâché le nom de l'ancien premier ministre Alain Juppé pour le ministère de l'environnement. "Probablement, je ne peux pas vous le dire avec certitude, mais c'est le nom que j'ai entendu évoquer", a indiqué l'écologiste et animateur de télévision, qui avait renoncé à se lancer dans la course à l'Elysée en janvier.

Nicolas Hulot, qui s'exprimait dans les locaux provisoires de Nicolas Sarkozy, a précisé qu'il s'agirait bien d'un ministre d'Etat, chargé de "coordonner l'action publique sur le critère de développement durable". "J'ai toujours dit qu'à ce poste-là, il faudrait quelqu'un qui a une solide expérience institutionnelle et un poids politique fort. De ce point de vue-là, Alain Juppé requiert à ces qualités-là", a-t-il souligné.

La secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, a critiqué sur la chaîne parlementaire Public Sénat cet éventuel choix, estimant que l'ex-premier ministre de Jacques Chirac, "n'a jamais été un écologiste convaincu".

Des affaires dans les valises d'Alain Juppé?

L'audition de l'ancien Premier ministre Alain Juppé, entendu mardi à Nanterre comme simple témoin par des policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris, a pris fin vers 22H30. Alain Juppé n'a fait aucune déclaration après son audition.

L'affaire des chargés de mission de la ville de Paris est instruite par la juge du pôle financier de Paris Xavière Simeoni. Jacques Chirac, qui quitte officiellement l'Elysée ce matin, pourrait être entendu dans le cadre de ce dossier en tant qu'ancien maire de Paris. Dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris, 20 personnes sont poursuivies. Elles sont soupçonnées d'avoir attribué des emplois de complaisance ou d'en avoir bénéficié dans les années 1980-1990, lorsque Jacques Chirac puis Jean Tiberi étaient maires de la capitale.

Claire Bommelaer a pour sa part déclaré dans le figaro que « L'actuel ministre du commerce extérieur (Christine Lagarde) pourrait aller à l'Agriculture. Une nomination qui serait destinée à faciliter les négociations à l'OMC».

Source : Le monde et Pleinchamps

12 mai 2007

Trop de lynx dans le canton de Vaud, les chasseurs ont horreur de la concurence. Ils veulent réguler!

SUISSE - ALPES VAUDOISES - La prolifération du félin inquiète les spécialistes de la faune et agace les chasseurs. Ces derniers demandent aux autorités de lever l’interdiction de tir protégeant ce concurrent.

Les lynx seraient actuellement trois à quatre fois trop nombreux dans les Alpes vaudoises, selon les chiffres fournis par le KORA (projets de recherches coordonnés pour la conservation et la gestion des carnivores en Suisse). Alors qu’il faudrait idéalement une proportion d’un individu pour 150 km², on en compte aujourd’hui?11?dans cette région, soit 2,5?individus pour 100 km².

Conséquence principale de ce retour en force, une diminution inquiétante du cheptel de chevreuils et de chamois, proies privilégiées du félin (lire encadré). «Dans les années 1980, on recensait environ 250?chevreuils dans le Pays-d’Enhaut. Ils sont une soixantaine aujourd’hui», explique Sébastien Sachot, conservateur de la faune du canton de Vaud.

Culte du prédateur

Dans le monde cynégétique, le ton monte: «On parle de biodiversité mais on assiste plutôt au culte du prédateur, s’emporte Eric Erb, président de la Diana d’Aigle. Les écologistes sont irresponsables. Si on laisse faire, les chevreuils et les chamois auront bientôt disparu de la région

Serge Ansermet, secrétaire du WWF Vaud, nuance: «D’une part, cette diminution est un phénomène local; ceux-ci prolifèrent dans le reste du canton. D’autre part, si le contingent de proies baisse, les prédateurs se feront moins nombreux aussi. C’est une régulation naturelle

Les chasseurs ont horreur de la concurrencePour les disciples de Saint-Hubert, l’argument ne vaut pas: «Premièrement, les observations montrent que les chevreuils ne sont pas plus nombreux dans le Jura. La preuve, le tir d’un seul animal y sera autorisé cette année. Deuxièmement, la loi fédérale stipule que ce sont les chasseurs qui doivent servir de régulateurs, pas les prédateurs», s’insurge Eric Erb. Serge Ansermet contre-attaque: «Si les chasseurs veulent vraiment jouer leur rôle de régulateur de la faune, pourquoi s’obstinent-ils à vouloir tirer des animaux là où le nombre d’individus n’a pas à être contenu? Le problème c’est qu’il y a une grande tradition de la chasse dans le Pays-d’Enhaut

Cheptel normal

Et chacun de chercher des solutions. «Ce que nous demandons, c’est une autorisation de tir de régulation jusqu’à ce que nous revenions à un cheptel normal, lance Eric Erb. Nous n’avons pas l’intention de laisser les prédateurs exterminer la faune de notre région

Pour le Canton, la réponse consiste à déplacer des individus vers des zones moins peuplées. Ainsi trois lynx ont déjà connu ce sort depuis 2006. Pour Jean-Claude Roch, c’est «une bonne première étape. Mais il y a encore quelques cantons qui refusent d’en accueillir; ce n’est pas normal. Et une fois que tout l’arc alpin sera réoccupé, si la situation ne s’améliore pas, il va falloir envisager le tir. Si le Canton ne prend pas les devants, on peut craindre que les habitants ne s’en chargent. Nous n’aurons alors aucun contrôle.» Une crainte partagée par Sébastien Sachot, conservateur de la faune: «Par le passé, il y a effectivement eu des cas d’empoisonnement. Notre stratégie actuelle consiste donc à déplacer des lynx et à diminuer la pression de la chasse en fixant des quotas

Car à l’heure actuelle, mettre un terme à cette activité n’est nullement envisageable. Serge Ansermet en convient: «Nous approuvons l’idée de laisser aux chasseurs tirer un chevreuil par saison plutôt que d’interdire la chasse de cet animal et de voir une recrudescence du braconnage. Si la population des lynx devait vraiment poser problème, au niveau du bétail notamment, le tir pourrait être envisagé.» Une mesure qui avait déjà été autorisée en 2001, selon Sébastien Sachot.

DAVID GENILLARD - 24 heures

Dépêche toi, il est Midi, journal d'un canard (1)

Chronique régulière sur la manière dont l'ours et le pastoralisme sont traités dans la Dépêche du Midi : désinformation, propagande et sensationalisme d'un canard de caniveau,.

Un ours fait un carnage sur un troupeau
La Dépêche du Midi du 11/05 - « Cela ressemblerait presque à un film d'horreur mais il s'agit bien de la réalité (…) L'ours a repris ses instincts de prédateur et a sévi pour la première fois cette année. Il a commis un véritable carnage (…) au-dessus d'Argelès-Gazost. ». « 25 brebis ont été décimées par deux attaques d'ours. »

Il saigne sa brebis agonisante
La Dépêche du Midi du 11/05 – « Le sous-bois pentu de Bayelle ressemblait à un cimetière de brebis éventrées par l'ours ou dévorées par les vautours. C'est comme si les bêtes avaient trouvé le repos éternel à l'ombre de ces arbres. Pascal en a même retrouvé une agonisante, qu'il a été obligé de « saigner » sous les yeux effarés d'un garde du Parc national. ». «  Les grands pontes qui réintroduisent l'ours dans nos montagnes feraient mieux d'abord de réintroduire de l'humain ».

Réaction de « La buvette » : Le troupeau de Pascal Bouyrie à Bun était bien sûr… non gardé, mais la Dépêche n’en parle pas, trop occupée à sa propagande. 3 brebis ont été reconnues tuées par l’ours. Les autres en liberté, sans personne pour s’en occuper ont chuté d'une barre rocheuse.

« Trouver le repos éternel », Ont-elles reçu l’extrême onction de la part du curé d’Estaing ou du pasteur LD de Lourdes ? Toujours cette opposition homme/animal. Partout où l’homme met l’humain en premier (en évitant soigneusement de prendre en compte son environnement et surtout la nature qui l’entoure) que ce soit dans l’agriculture, l’élevage,  l’industrie ou la pêche,  l’appât du gain, la productivité, le progrès, la rentabilité servent de prétexte pour écraser et détruire la nature.

Réaction de G.V. , un lecteur de la Dépêche irrité par le côté sanguinolent et sensationnaliste  de l’article de la Dépêche

L'ours fait partie des « grands carnivores », c'est un fait, seulement son régime est a 70% végétarien, le bétail rentrant pour une part infime de son repas : environ 6 à 8 %. Ces prédations sont dues à des attaques occasionnelles de l'animal, par opportunisme. L'ours n'est pas spécialisé la dedans. Tous les spécialistes de la question peuvent l'attester.

Il faudrait peut être arrêter de faire peur à tout le monde en faisant passer l'ours pour un tueur sanguinaire. Les méthodes de protections existent et nombre d'éleveurs (comme ceux de l'ACP, en Pyrénées centrales) les utilisent et ils n'ont pas à se plaindre de l'ours plus que cela. D'ailleurs les mesures mises en place permettent de sauver des bêtes d'autres morts (prédations de chiens errants par exemple) bien plus nombreuses que celles que cause l'ours.

Ce qui serait intéressant se serait que la Dépêche du Midi aille au delà du simple sensationnalisme, et nous dise, sur tous ces troupeaux, combien utilisaient les moyens de protection financés par le gouvernement (compris dans le plan Ours, qui comportait en outre un supplément de subvention au pastoralisme)?
N'oublions pas que chaque année il y a environ 20 000 brebis qui meurent en montagne de causes diverses, l'ours en prélève environ 300, dont un bon tiers est attribué au bénéfice du doute, pour favoriser et défendre le pastoralisme. Elles sont payées à un prix supérieur au prix du marché.

Hautes-Pyrénées et Ariège. Deux élevages attaqués et une trentaine d’ovins morts.
La Dépêche du Midi du 11/05 – « Dans le Val d'Azun, dans les Hautes Pyrénées, un éleveur qui s'était installé depuis quelques mois doit avoir le cœur gros. En début de semaine, il s'est aperçu que son troupeau avait disparu. Après avoir cherché pendant deux jours et demi, il a fini par retrouver ses bêtes. Trois avaient été tuées directement par le prédateur et 22 autres, prises de panique, se sont tuées en tombant dans un ravin. 11 brebis ont définitivement disparu. Sur un troupeau d'une soixantaine de têtes, il ne reste plus aujourd'hui que dix animaux à cet éleveur. D'après les premières constatations des gardes, il y a de très fortes probabilités pour que ce soit un ours qui ait commis ces prédations, mais pas Franska, localisée ailleurs. »

Réaction de « La buvette » : En ne montant voir ces bêtes qu’une fois par semaine (le reste du temps elles sont laissées à la merci du prédateur), l’éleveur découvre son capital disparu. Abandonner son capital alors qu’on sait pertinemment que l’ours est présent, est-ce une gestion en bon père de famille ? Quel assureur vous remboursera si vous partez en vacances en laissant les portes de votre maison grandes ouvertes avec un panneau « Bienvenue » ? Les bergers eux, sont remboursés avec le budget « ours ». Voilà pourquoi le tendance est de charger l’ours au maximum. La solution ? Pas de moyen de protection : pas de pognons !

Une nouvelle fois, l’animal se manifeste dans le Couserans. L’ours Balou attaque dans le Couserans.
La Dépêche du Midi du 11/05 –« Antras. Le troupeau de Francis Ané, président du groupement pastoral de l'Isard, a été attaqué par l'ours Balou qui semble avoir fait du Couserans son domaine de prédilection. (…) L'attaque a eu lieu dans la nuit du 7 au 8 mai. Francis Ané a aussitôt alerté les autorités et Michel Estrémé, président de «Transhumance en Biros». Michel Estrémé pose la question du devenir du pastoralisme: «Des éleveurs de brebis vendent leur troupeau, estimant que leurs efforts sont inutiles. Si le mouvement s'amplifie, que va devenir la montagne? Et du même coup le tourisme, la randonnée? »

Depeche_2

Réaction de « La buvette » : Le troupeau était non gardé et dispersé la nuit. La table était dressée, une fois de plus.

Le touriste ne vient pas que pour admirer les brebis (puisqu’il n’y a plus de berger), il vient pour l’ensemble de la montagne et aussi pour découvrir le côté sauvage des Pyrénées, ces montagnes moins aménagées que les Alpes et qui conservent des Ours. Si l’ours disparaît, c’est la porte ouverte au goudronnage de la montagne, au développement de mégas stations, qui vont investir alors que la neige se fait de plus en plus rare. Les touristes alors iront découvrir d’autres montagnes sauvages, plus lointaines, moins saccagées. L’ours n’est pas qu’une espèce menacée, qu’un symbole, c’est un outil pour protéger les Pyrénées et pour financer le pastoralisme.

11 mai 2007

Le vautour Percnoptère revient avec le printemps

Le Vautour percnoptère

Le Vautour percnoptère est un rapace migrateur aux ailes blanches bordées de noir qui revient chaque printemps après un long voyage migratoire depuis l’Afrique pour nicher dans les  Pyrénées. Le percnoptère s’installe le plus souvent dans le nid qu’il occupait l’année précédente. Le Vautour percnoptère est un rapace charognard qui concoure à la l’élimination des carcasses en montagne. Il niche dans des falaises de moyenne montagne et a besoin de milieux ouverts pour rechercher son alimentation.

Vautour PercnoptèreEspèce qui a connu au fil des décennies  une chute importante de ses effectifs, Le Vautour percnoptère bénéficie depuis 2003 d’un Plan National de restauration destiné à permettre d’accroître les effectifs et recouvrer son aire de répartition initiale. Actuellement, seule une cinquantaine de couples de percnoptère sont présents sur l’ensemble de la chaîne des Pyrénées.

Les actions mises en œuvre dans le cadre de ce plan sont essentiellement des actions de suivi de la reproduction de l’espèce, l’identification des menaces et la recherche de solutions en concertation avec l’ensemble des acteurs du territoire ainsi que des actions de communication destinées à mieux faire connaître l’espèce.

En effet, il s’agit souvent d’une espèce méconnue. Elle fait pourtant partie du patrimoine pyrénéen. Ainsi, le vautour percnoptèreelle bénéficie tout au long de la chaîne des Pyrénées, de patronymes divers comme la "Marie Blanque", le "Vautour de la lessive", la "Dame Blanche du chemin des vaches" qui témoignent que les pyrénéens de l’époque associaient retour du Vautour percnoptère et retour du printemps !

La LPO coordonne le Plan National de restauration du Vautour percnoptère sur l’ensemble de la chaîne des Pyrénées sous l’égide du Ministère de l’écologie et du développement durable.

Pour mener à bien ce Plan, elle s’est entourée de partenaires techniques comme des  associations naturalistes  (Saîak, LPO Aquitaine, Groupe détudes ornithologiques Béarnais, Nature Midi-Pyrénées, l’Association des Naturalistes de l’Ariège, la LPO Aude et le Groupe ornithologique du Roussillon) ou des structures institutionnelles (l’ONCFS, le Parc National des Pyrénées, la Réserve Naturelle Régionale du massif du Pibeste). L’ensemble de ces structures assure un suivi de l’espèce sur le terrain tout au long de la chaîne des Pyrénées.

La LPO s’est également entourée à travers le masif pyrénéen de partenaires spécialisés en pédagogie de l’environnement comme la Falaise aux Vautours, le CPIE Bigorre, l'ADET, la confédération des réserves Catalanes notamment  pour développer des actions de communication auprès du public.

A l’occasion du retour dans nos vallées du Vautour percnoptère, après une longue migration depuis l’Afrique, la LPO mobilise tous ses partenaires pour proposer des animations gratuites partout dans les Pyrénées. Sorties sur le terrain, soirées thématiques, rencontre, débats, …il y en aura pour tous les goûts ! Bonne découverte ! Consultez le programme joint pour trouver toutes les informations qui se déroulent sur votre territoire ! De belles journées bien remplies en perspectives !

Contact LPO
Plan de restauration du Vautour percnoptère
Gwénaêlle PLET

06 mai 2007

Les résultats du 2ème tour des élections présidentielles 2007 en direct dès 17h30

Pour le deuxième tour des élections présidentielles 2007, vous serez encore très nombreux à venir chercher les résultats des élections présidentielles 2007 en direct dès 17 heures 30. Comme pour le premier tour, je mettrai en ligne les résultats annoncés par la radio et la télévision belge avec un minutage des principaux commentaires.

résultats des élections présidentielles 2007 en direct dès 18 heures Au premier tour des élections présidentielles, les sites Internet de la presse belge et de la télévision ont été assaillis par des français avides d'information.

Les instituts de sondages et les journalistes possèdent des informations privilégiées qu'ils communiquent à l'étranger. La presse étrangère fait donc son travail. La buvette est un blog belge hébergé au Pays-Bas qui respecte les lois auxquelles elle est soumise. Ce blog n’est donc pas soumis à l’interdiction de publier les résultats des élections présidentielles 2007 avant 20 heures.

Rendez-vous au second tour pour savoir qui de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal sera le prochain Président de la France. Qu'on se le dise.

Résultats élections présidentielles 2007

Deuxième tour 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 21h00
Nicolas Sarkozy 53.5% 54.5% 54.2 53.6 53.0 52.7
Ségolène Royal 46.5% 45.5% 45.8 46.4 47.0 47.3
Participation 85% 86% 85.5 85.5 85.5 85.5

21h00
Nouveaux résultats affinés, 52.7% pour le nouveau prédisent contre 47.3% pour la candidate socialiste.

20h00
Estimations définitives, les votes tardifs semblent s'être reportés sur Ségolène Royal. Le résultat définitif est donc de 53% pour Nicolas Sarkozy contre 47% pour Ségolène Royal.

19h30
Les résultats sont de plus en plus précis, plus aucun doute quant à la victoire de Nicolas Sarkozy. On semble s'orienter vers une victoire aux alentours de 54% au profit de Nicolas Sarkozy et 46% pour la candidate socialiste.

19h10
Une seconde vague de bureaux de vote vient de fermer et c'est confirmé: Nicolas Sarkozy va gagner avec minimum 54% soit un record depuis Georges Pompidou! Combiné avec le record de taux de participation, c'est clair: Nicolas Sarkozy a cartonné. Le nouveau président

19h00
Le laïus des partisants de Nicolas Sarkozy : "La France n'était pas prête pour une femme présidente". En attendant, les militants de l'UMP chantent:"Ségo à Poitiers, Sarko à l'Elysée". Quand la mysoginie est plus forte que les idéaux.

18h45
Paris, le parti socialiste vient de confirmer à l'agence de presse suisse ATS la défaite de Ségolène Royal. La fin du combat une heure avant l'heure H?

18h17
De plus en plus de médias annoncent "Sarkozy président". Les médias se pressent dans les centres de campagne de la "France de droite"

18h12
Les écarts se creusent, les dernières estimations s'élèvent à 54.5% pour le candidat UMP contre 45.5% pour sa rivale.

17h58
Les chiffres se précisent, nous serions maintenant à 53.5% pour Nicolas Sarkozy contre 46.5% pour Ségolène Royal

17h45
Les dernières estimations reçues redonnent Sarkozy à 54% et Royal à 46%
La participation s'élèverait à 85% selon l'istitut IFOP et 86% selon IPSOS.


17h39

Les résultats évoluent rapidement, Nicolas Sarkozy l’emporterait sur Ségolène Royal.
Nicolas Sarkozy aurait récolté 53%
des suffrages. Ségolène Royal s’inclinerait avec 47%.


17h30

Toutes premières estimations officieuses, Nicolas Sarkozy remporterait 54% des suffrages selon des sources proches des Renseignements généraux français. Taux de participation estimé à 75.11%.

T-Shirt "Pyrenees Republic"

Pyrenees Republic La Buvette des Alpages : Vous annoncez "Pyrénées Republic est un fabricant de tee-shirt et sweat-shirt résolument engagé en faveur du développement durable et régional au travers d’une démarche de production de vêtement commerce équitable." En quoi est-ce que votre démarche est « durable » et votre fabrication « écologique »? Ou achetez vous le coton et à qui?
Pyrénées Républic: Tout d’abord nous ne pouvons pas prétendre à avoir une démarche écologique, notre coton tissé en France n’est pas bio, par contre nous utilisons le bambou qui lui à titre comparatif, nécessite beaucoup moins d’eau, d’énergie pour sa production que le coton. Je tiens particulièrement au concept de commerce équitable Français dans la mesure ou nous fabriquons localement des produits, les tee-shirts soumis à des importations massives en provenance de pays où les conditions de travail n’ont rien de comparable aux nôtres, nous redynamisons des filières traditionnelles, Pyrénéennes comme la laine, le tissu des Pyrénées en les réinterprétant, car je ne souhaite pas voir mourir des industries faisant partie intégrante de notre patrimoine régional.

Comment ? Tout simplement en respectant nos fournisseurs et sous-traitant, en leur permettant d’avoir des marges pour payer leurs employés, d’investir dans de nouvelles machines. Le fait de vendre par Internet directement aux consommateurs nous le permet.

La Buvette des Alpages : Vous avez choisi l'ours des Pyrénées comme logo. Pourquoi?
Pyrénées Républic: Je suis originaire des Pyrénées Orientales plus précisément d’un village situé dans la vallée du Vallespir, Arles sur Tech. Quand j’étais enfant, parmi toutes les fêtes une me fascinait particulièrement : la fête de l’ours pendant laquelle « les grands », grimés en ours, le visage couvert de suif, nous poursuivaient à travers les ruelles. Outre cette impression d’enfance et la sympathie universelle qu’il dégage, l’ours brun des Pyrénées de part son nom, s’est imposé à moi comme logo de la marque bien avant toutes les polémiques que nous connaissons encore aujourd’hui.

La Buvette des Alpages: Les associations pastorales dites «de sauvegarde du patrimoine pyrénéen» ont elles dans leurs statuts la lutte contre l'ours et c'est en fait leur seule raison d'exister. Le patrimoine pyrénéen est-il différent si on est éleveur ou juste pyrénéen. Pourquoi les opposants à l’ours filtrent-ils le patrimoine pyrénéen à leur avantage?
Pyrénées Républic: Le patrimoine Pyrénéen dans son ensemble et sa diversité, est une valeur commune, identitaire qui appartient à tous quelque soit son état, sa condition, ses convictions. Pour être clair et faire référence aux stériles polémiques actuelles, personne n’a le droit de se l’approprier afin d’en faire un outil de propagande. Je ne sais pas pourquoi les opposants à l’ours revendique une forme de pensée unique dans leur approche, peut être n’ont ils pas conscience que le monde bouge, que nos vallées se désespèrent, que la réintroduction de l’ours, qui se doit de tenir compte de leur intérêts réels, représente une formidable opportunité de développement non seulement pour eux mais pour l’ensemble des habitants, amoureux de nos Pyrénées.

La Buvette des Alpages : Comment aider vous les associations et lesquelles?
Pyrénées Républic: Mon approche part du principe que « j’utilise » les Pyrénées pour créer une marque label en utilisant des matières premières comme la laine, son patrimoine, l’ours, il me paraît donc juste de redistribuer une partie de mes futurs revenus nets aux Pyrénées via 2 associations, l’une Pays de l’Ours militant pour la réintroduction éclairé de l’ours et la seconde, que je n’ai pas encore trouvé, avis aux amateurs, qui doit être impliquée dans la conservation, le développement du GR10, autre symbole unique du patrimoine Pyrénéen.

La Buvette des Alpages : Comment voyez-vous l'avenir de l'ours des Pyrénées et l'avenir des relations des éleveurs avec les français utilisateurs de la montagne?
Pyrénées Républic: Je suis convaincu que l’Ours a pleinement sa place dans nos Pyrénées, il fait partie de la culture Pyrénéenne. Si nous le voulons réellement, nous avons aujourd’hui la connaissance pour que la cohabitation se passe pour le mieux.

Comme je le disais plus haut, la prise de conscience de certains groupes d’éleveurs est réelle et en intégrant les contraintes liées à leur métier au formidable élan crée autour de la nature, de la redécouverte des valeurs régionales synonymes d’authenticité, d’équité mais aussi de modernité, il parviendront, avec l’aide de toutes les bonnes volonté, à bâtir un modèle unique porteur d’espoirs et de développement sous toutes ses formes.

La Buvette des Alpages : Qui sont vos clients et comment créez vous les modèles ?
Pyrénées Républic: Nos clients viennent de tous les horizons, les locaux bien sur qui habitent dans cette région, les natifs expatriés sous d’autres cieux et qui se reconnaissent dans les valeurs que nous défendons et ceux qui flashent sur nos logos et notre approche d’un commerce équitable Français. Les modèles sont crées par une jeune artiste de la région qui souhaite revisiter les symboles du patrimoine Pyrénées.

Présentation de "Pyrénées Republic"

Nos régions sont nos passions
La création de la marque « PYRENEES REPUBLIC » provient de la combinaison de plusieurs constats et aspirations. Il est évident que l'Europe de demain sera l'Europe des régions, dans un monde en pleine effervescence où nous sommes tous à la recherche de nos racines. Les nôtres se trouvent de part et d'autre des Pyrénées, de la Catalogne au Pays Basque, de la Méditerranée à l'Océan Atlantique. Cette richesse a donné naissance à un mode de vie unique, convivial, tourné vers la nature, la montagne et les sports riches de sens que sont le rugby, le golf, le nautisme, le surf.

Nos valeurs
La mondialisation et ses effets ne représentent pas une fatalité en soi, et une consommation citoyenne est prête à s'exprimer si elle se retrouve dans une marque porteuse de l'expression de nos valeurs identitaires, réinterprétant sans cesse nos codes culturels. C'est pour cela que nous avons créé «PYRENEES REPUBLIC» plus qu'une marque : un véritable label régional dépassant largement le cadre du: «fabricant de tee shirt » estampillé «produits sud ouest ».

Notre ambassadeur
Comme ambassadeur de la marque, nous avons choisi l'ours des pyrénéen omniprésent dans notre patrimoine et dans notre folklore. Porteur d'une identité unique de part et d'autre des Pyrénées, il est trans-générationnel par la sympathie qu'il dégage, même si son redéploiement doit se faire dans l'harmonie et le respect de tous. Les 10 étoiles correspondent aux départements Français et provinces Espagnoles ayant une « frontière » avec les Pyrénées et l'Andorre, délimitant ainsi le « territoire » de cette nouvelle « Republic ».

Pyrénées-Républic
Jean-Michel Vaills

04 mai 2007

ORSO en Pyrénées occidentales: peu d’indices d’ours

ORSO en Pyrénées occidentales: peu d’indices d’ours

Le réseau ours brun a procédé à une campagne de relevés d’indice la semaine dernière. Peu d’indices

Maigres pistes

« On n’a jamais été aussi pauvre depuis 30 ans ! Depuis que Papillon n’est plus là et que Cannelle a été tuée, on n’a plus d’indices d’ours. » Charles Gerbet, le chef du secteur Ossau, a participé à l’opération de recherche simultanée d’ours (ORSO) organisée chaque printemps depuis 1983 par le réseau ours brun, pilotée par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

La semaine dernière, du 23 au 26 avril, une vingtaine de personnes ont parcouru quatre fois le même itinéraire, simultanément, sur les secteurs d’Aspe, Ossau, Navarre et Aragon. En tout, 75 itinéraires ont été passés au peigne fin, afin de recueillir des poils, des crottes, des empreintes. « La campagne n’a pas été très fructueuse » confirme Jean-Jacques Camarra, technicien à l’ONCFS. « Nous avons cependant relevé des empreintes et des poils. Ces derniers seront analysés dans un laboratoire à Grenoble. »

L’ONCFS, l’office national des forêts, la fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques, le FIEP ont participé à l’opération. Pour la première fois, cette année, l’IPHB était absente. Elle organise sa propre recherche d’indices les 9, 10 et 11 mai.

Quatre ours dont trois certains. Les empreintes relevées permettent tout de même à Jean-Jacques Camarra de noter la présence d’au moins quatre individus dont trois certains. Les ours présents sont sans doute Néré, dont la taille est connue, qui se balade entre Aspe et Aragon ; Camille, de taille moyenne, basé en Navarre. Pour le troisième et le quatrième, le spécialiste penche pour Aspe-Ouest ou le petit de Cannelle qui a maintenant trois ans. « C’est un ours en pleine croissance. On ne peut donc certifier si une empreinte lui appartient. Seules les analyses génétiques des poils seront fiables. » D’autres sorties sur le terrain de recherche d’indices, effectuées une fois par semaine jusqu’à l’été, puis un suivi mensuel, complèteront ces données.

Une crotte de

200 grammes

. Xavier Piro, passionné de l’ours, est le seul à avoir pu photographier l’ourson de Cannelle à l’automne dernier, grâce à ses appareils automatiques. Il y a quelques jours, il a trouvé une crotte de

200 grammes

sur le territoire de la commune d’Accous. Seul regret pour tous les spécialistes et amoureux de l’ours, l’absence de femelle dans le secteur Béarn. Pour Gérard Caussimont, du Fonds d’intervention éco-pastoral : «Franska est repartie dans le Luchonnais. Si rien n’est fait, les ours partiront ou s’éteindront. »

Source : Sud-Ouest, 4 mai 2007

03 mai 2007

L'Alpe n° 36 : Voyages et voyageurs

L'Alpe n° 36 - Glénat - Voyages et voyageurs Chemin faisant, de numéro en numéro, que de voyageurs avons-nous croisés au gré des thèmes traités dans L’Alpe ! Et que de voyages avons-nous faits dans les écrits et les images qu’ils ont parfois laissés ! De quoi susciter le désir de s’attacher aux pas de ces passants d’un temps où les monts recelaient dragons et mystères. De s’interroger sur la curiosité qui a poussé certains d’entre eux, dès la Renaissance, à s’écarter des grandes vallées et des principales voies de passage. De découvrir leur quotidien, la façon dont ils trouvaient leur chemin, dénichaient un gîte, s’équipaient et se déplaçaient. De questionner enfin le regard qu’ils portaient sur des Alpes et des Alpins aussi exotiques qu’étonnants.

Dans un univers désormais cartographié par satellite, balisé et largement sécurisé, livré au tourisme de masse, on ne s’étonnera pas de cette fascination pour de telles « transhumances » au parfum d’exploration et pour tous ces savants, gentilshommes ou autres passionnés qui arpentaient les montagnes afin de repousser les limites du monde. Car la transformation du Grand Tour en tourisme au cours du XIXe siècle semble avoir définitivement tué l’esprit du voyage (de découverte) tel qu’il doit être, aventureux et curieux de tout. Les choses ne sont pourtant pas si simples. Il ne s’agit pas tant d’époque que de mentalité. Combien de voyageurs et de touristes d’autrefois en effet, bien mieux informés qu’on ne pourrait le croire, ne s’écartaient guère des étapes et itinéraires recommandés par les guides, regardant hommes et paysages à travers le prisme des clichés véhiculés par ces manuels.

À l’inverse, l’engouement actuel pour des cheminements comme la Via Alpina, itinéraire au long cours d’un bout à l’autre de l’arc alpin (voir le numéro 23 de L’Alpe), témoigne d’un désir de voyage dans la lenteur et l’étonnement.

Qu’on se rassure, la déambulation émerveillée n’est pas l’apanage d’un lointain passé, même si celui-ci conserve tout son charme. Est-il même nécessaire d’entreprendre de lointains parcours pour voyager et ainsi « réactiver pendant un instant l’usage des yeux : la lecture du monde » comme le formule si bien l’écrivain italien Italo Calvino ? Le portfolio de ce numéro est là pour dire le contraire et rappeler que les Alpes restent un fabuleux réservoir de découvertes d’un ailleurs et d’un autre parfois tout proches. Une incitation, pour chacun, à entreprendre des périples hors des sentiers battus, sans autre bagage que des sens en éveil.

Dominique Vulliamy