Le conseiller d'Etat valaisan Jean-René Fournier va t-il garder le loup qu'il a fait abattre dans son bureau ?
Oui, je sais, "abattre dans son bureau", facile. J'avais envie ;-)
Les loups morts finissent au musée ou au bureau
Le Valaisan Jean-René Fournier garde une bête empaillée dans son bureau. Les autres animaux décédés en Suisse sont exposés dans les musées.
Non seulement Jean-René Fournier a fait abattre le loup du Valais, mais il l'expose aussi dans son bureau, comme l'a révélé jeudi Le Nouvelliste. Le conseiller d'Etat valaisan Jean-René Fournier a créé la polémique en posant aux côtés du loup tiré le 21 novembre en Valais.
«Lorsqu'un spécimen meurt, il est tout d'abord analysé dans un institut scientifique, précise Christoph Jäggi, responsable du dossier à l'Office fédéral de l'environnement. Mais ensuite, le cadavre est la propriété du canton, qui décide ce qu'il en fera.» Depuis 1998, six autres bêtes sont décédées en Suisse, par accident ou sous le feu des autorités. Alors, descente de lit ou trophée de chasse? Non, la plupart sont exposées au public.
Le Musée d'histoire naturelle, à Sion, est la dernière demeure de trois de ces prédateurs. «Il y en a peu en Suisse, alors nous profitons de ceux que nous avons pour étudier la morphologie, l'état de santé ou encore la coloration, précise le conservateur des lieux, Jean-Claude Praz. Cette population est en voie d'arrivée et ce sera intéressant de suivre son évolution.»
Un exemple ? Un quatrième loup décédé à Eischoll en 1947 est aussi conservé à Sion. Cet aïeul provenait d'Europe centrale et pesait dans les cinquante kilos, alors que l'espèce qui débarque aujourd'hui d'Italie est plus petite.
Jean-Claude Praz le précise: il a encore de la place. Et en cas de surplus, il songe déjà à faire quelques petits échanges avec des collègues. Cela pourrait intéresser le Musée d'histoire naturelle, à Berne, qui expose actuellement les vestiges de la bête écrasée par un train en mars 2006 dans l'Oberland bernois: un crâne et deux pattes. Le malheureux, trop mal en point, n'a pas pu être conservé.
Un ours pour compagnon
Les vacanciers du Val Bregaglia sont plus chanceux. Ils peuvent découvrir le dernier macchabée de cet inventaire au Museo Ciäsa Granda, à Stampa (GR). Le mammifère a été tiré il y a six ans, et Marco Giacometti, le vétérinaire qui s'était chargé du dossier, a gardé contact. «Je vais le voir deux ou trois fois par année», raconte-il avant de préciser qu'il en a quelques photographies dans son ordinateur.
Selon Marco Giacometti, ce spécimen empaillé permet aux visiteurs de mieux comprendre le carnassier. De quoi réaliser qu'il est trop petit pour présenter un gros danger pour l'homme, mais suffisamment grand pour tuer un cerf. Et pour ce repos éternel, la bête peut compter sur la compagnie de chevreuils et autres renards trouvés dans le Val Bregaglia et exposés au musée. Sans oublier un vieil ours mort en 1890.
Sources : 24heures












