Baudouin de Menten : Vers des zones de protection intégrale pour les ours ?
Par Baudouin de Menten
AVES France et Génération Ecologie plaident pour les zones de protection intégrale !
Dans « La fin de la guerre des moutons ? », la buvette écrivait ...
«C'est à l'homme de s'adapter, pas à l'ours. Le monde va t-il tourner à l'envers ? Les animaux sauvages dans des parcs et les animaux domestiques abandonnés dans la nature ? Il n’y a pas à choisir entre l’ours et les éleveurs qui acceptent de cohabiter. L’ours et le pastoralisme de bonne foi peuvent vivre sur la même montagne. La buvette propose la création de zones protégées pour les ours où l'habitat serait intégralement préservé. Il est possible de protéger efficacement les troupeaux en périphérie de ces zones. Le pastoralisme serait défendu dans le cadre d'un véritable contrat gagnant/gagnant. »
Sur le même sujet, l’Association AVES FRANCE et Génération Ecologie interpellent le Ministère de l’Ecologie et la Présidence de la République sur l’intérêt de protéger les zones vitales de l’ours dans les Pyrénées. Voici le courrier qu'AVES FRANCE et Génération écologie ont envoyé à Madame Nelly Olin.
"Monsieur le Président de la République, Madame le Ministre de L’Ecologie,
L’année 2004 a été marquée par la mort de Cannelle, abattue par un chasseur dans un secteur où l’ourse avait pourtant été signalée.
Vous n’avez pas manqué de faire part au peuple français de votre émotion sincère. Afin de répondre aux attentes de nos compatriotes (plébiscitant la conservation de l’ours) et des associations de protection de la nature, et d’honorer vos engagements européens, votre gouvernement a décidé de relancer le programme de renforcement des ours dans les Pyrénées, en permettant le lâcher de 5 ours dans nos montagnes en 2006.
Malgré les tentatives d’intimidation d’une poignée d’opposants à la réintroduction, vous avez mené ce dossier à son terme, nous permettant de nouveaux espoirs quant à la survie de l’espèce en France.
Malheureusement, dans un contexte local très tendu, l’ourse Palouma a trouvé la mort au pied d’une barre rocheuse, au mois d’août dernier. Rappelons que de nombreuses exactions ont eu lieu ces derniers mois dans les Pyrénées : saccage de la mairie d’Arbas, perturbation du lâcher de Palouma, battues illégales, dépôt de pots de miel piégés, menaces dans la presse d’en arriver aux armes pour régler la question ours.
Depuis 1994, trois ourses sont mortes suite à des actes de chasse :
- Claude en 1994
- Mellba en 1997
- Cannelle en 2004 (René Marquèze, qui a porté le coup de feu mortel sur la dernière ourse de souche Pyrénéenne n’a d’ailleurs toujours pas été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour répondre de ses actes.)
À cela s’ajoute le rapport d’autopsie de Papillon qui avait révélé la présence de plombs dans son corps, preuve que cet ours a lui aussi été victime d’actes malveillants, même si ceux-ci n’ont pas entraîné sa mort...
La majorité des partenaires associatifs ont salué votre courage dans la gestion du dossier ours. Nous vous prions aujourd’hui de prendre de nouvelles mesures afin que l’histoire ne se répète pas une fois de plus !
Pour AVES France et Génération Ecologie, il semble indispensable aujourd’hui de créer des zones de réserves intégrales sur le domaine vital de l’ours, comme le furent les réserves Lalonde en leur temps.
Ces zones sur lesquelles la chasse doit être prohibée et les activités humaines contrôlées permettront aux populations d’ours de se développer et limiteront les perturbations liées aux hommes.
Cette mesure devrait permettre d’améliorer la cohabitation avec le plantigrade. Il ne s’agit en aucun cas d’interdire la montagne aux hommes. Cependant, nous proposons que seuls les éleveurs responsables, adoptant les mesures de protection encouragées par l’Etat puissent emmener leurs troupeaux en estive dans ces zones protégées.
La mise en place systématique de chiens de protection, de clôtures électrifiées et de gardiennage limitera les prédations de l’ours sur les troupeaux et devrait permettre à l’ours et au pastoralisme de vivre en harmonie sur un même territoire.
L’ours est un animal fragile. Son avenir passe aussi par la protection de son environnement.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, Madame le Ministre, l’expression de notre très haute considération.
Christophe CORET (Président d’ AVES FRANCE)
France GAMERRE (Présidente de Génération Ecologie)
La buvette apporte son soutien à cette démarche, je la signe de suite...
Baudouin de Menten











Bien sûre à vous écoutez monsieur daniel, le pastoralisme serait monobloc et aurait toujours était ce qu'il est actuellement, dans le but nous dit on de maintenir les paysage ouverts....
Or, au sortir de la dernière guerre les éleveurs si ils gardaient leur troupeaux, surtout, en avient qui ne faisaient pas dans les 2000 têtes balancés comme ça sans surveillance (il y avait environ 150000 ovins à cette époue dans les pyrénées, et dans les 600000 maintenant).
Cet évolution n'est pas évidente et "naturelle" elle est le fruit de choix politiques, come la PAC, et d'une agriculture intensive.
A croire qu'avant ces choix la, ils n'y avaient pas de "paysages ouverts".
Qu'est ce qu'il ne faut pas lire comme bêtises....
Rédigé par: monsieur G | le 27 novembre 2006 à 21:00
"Ces zones sur lesquelles la chasse doit être prohibée ..."
Qui peut croire que les ours sauront lire les panneaux et rester dans leur zone?
La mise en place systématique de chiens de protection, de clôtures électrifiées et de gardiennage...
Tiens en voilà encore qui ne savent pas ce qu'est l'élevage en montagne! Ils n'ont qu'à aller garder les troupeaux 24h/24h et apprendre ce que peut y faire un chien
N'oublions pas que l'agriculture de montagne fait vivre la montagne, permet l'accès aux zones et maintient des sentiers, débroussaille.. ce que les "écolos-touristes" ne font pas.
Rédigé par: Daniel | le 10 novembre 2006 à 14:23