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septembre 2006

30 septembre 2006

Trois chiens attaquent un troupeau et tuent 75 moutons

BELGA - Châlus (Haute Vienne) Trois chiens, réputés de compagnie, se sont échappés mardi matin d'une propriété de Châlus (Haute-Vienne) et ont tué 75 moutons, dans un pré voisin, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

Deux bergers allemands et un chien moyen croisé ont enfoncé une partie de la clôture du vaste terrain d'agrément entourant la demeure de leur maître. Ils ont directement atteint un pré où paissaient les moutons d'un des nombreux éleveurs de la région, se livrant à un carnage à grande échelle.

En une seule attaque les trois chiens ont tués autant de moutons que tous les ours des Pyrénées en deux mois et demi. Marrant qu'on en parle dans la presse belge et pas dans la presse française.

Source levif.be 

Cinéma : Les rebelles de la forêt

Les Rebelles de la forêt : Boog, un énorme grizzly domestiqué n'ayant jamais connu la liberté, et Elliot, un élan tout maigrichon, se retrouvent par hasard coincés dans la forêt au moment de l'ouverture de la chasse. Ils vont devoir faire appel aux autres animaux pour former une armée et combattre les chasseurs.

Les rebelles de la forêtHistoire du film "Les Rebelles de la forêt"

Ecrivain et dessinateur à l'origine des Rebelles de la forêt, Steve Moore a eu l'idée de ce récit en lisant des articles et en regardant des reportages portant sur les animaux sauvages qui, vivant à proximité des stations de montagne, n'ont plus peur de se mêler les hommes : "Je me suis demandé ce qu'ils pouvaient bien devenir une fois abandonnés dans la vraie nature. C'est ainsi que l'idée du film est née."

La réalisatrice Jill Culton a été attirée par ce projet en raison de son amour pour la nature. De plus, elle ne voulait pas manquer une opportunité de collaborer avec Steve Moore : "J'ai toujours été attirée par l'humour de Steve. Il nous montre une autre réalité, un monde où les animaux sont plus intelligents que nous et en plus, ils se fichent de nous derrière notre dos !"

Synopsis des Rebelles de la forêt

Depuis la nuit des temps, l'homme a toujours régné sur la forêt, mais cette fois, les choses pourraient bien changer... Dans la petite ville de Timberline, Boog, un ours apprivoisé et heureux de l'être, va voir sa paisible existence bouleversée par sa rencontre avec Elliot, un cerf sauvage aussi maigrichon que bavard.

Elliot arrive à convaincre Boog de quitter sa vie de rêve auprès de Beth, la ranger qui l'a élevé depuis qu'il est ourson, pour aller "vivre en liberté dans la nature"... Mais Boog ignore tout de la vie sauvage, et les choses vont vite déraper. Avec l'ouverture de la chasse et les chasseurs à leurs trousses, Elliot doit absolument aider Boog à réveiller ses instincts pour qu'avec l'aide des autres animaux de la forêt, ils aient une chance de contre-attaquer tous ensemble... Ouie, les rebelles de la forêt vont faire mal.

L.D. (Louis Delaforêt)

L'enfer des ours polaires

Des ours polaires qui se dévorent entre eux. D'autres qui se noient ou qui maigrissent à vue d'oeil. Ces scènes désolantes sont aujourd'hui le lot des régions nordiques, aux prises avec le réchauffement de la planète. La situation est si préoccupante que certains écologistes demandent aux autorités d'ajouter le grand ours blanc à la liste des espèces animales menacées d'extinction.

Les ours polaires menaçés de disparitionCertains ours ont choisi le cannibalisme pour assouvir leur faim, du jamais vu en 24 ans de recherches sur ces animaux.
Photo Martin Chamberland

Au cours des derniers mois, des scientifiques ont sonné l'alarme après avoir observé des ours piégés dans les eaux arctiques en raison de la fonte de la banquise. Voguant ainsi à la dérive, certains meurent d'épuisement, selon le Norwegian Polar Institute (NPI).

Plus frappant encore, certains ours ont choisi le cannibalisme pour assouvir leur faim, du jamais vu en 24 ans de recherches sur ces animaux. Parce que le réchauffement fait fondre leur territoire, les ours peinent à trouver suffisamment de nourriture pour survivre.

En 1994, des chercheurs de l'Institut géologique de l'Alaska ont ainsi répertorié au moins trois cas d'ours qui en ont mangé d'autres, dont celui d'une mère dévorée peu après avoir mis bas.

L'Institut Goddard de la NASA a ainsi calculé que la population d'ours blancs a baissé de 22 % entre 1989 et 2004, passant de 1200 à 950. D'autres chercheurs ont noté que le poids moyen des femelles adultes a diminué de près d'un quart au cours des 25 dernières années.

C'est pour toutes ces raisons que l'Union mondiale pour la nature, qui prédit que le nombre d'ours continuera certainement à décliner, a ajouté cette année l'ours polaire à la liste des espèces menacées d'extinction.

Cela va dans le sens de l'Arctic Climate Impact Assessment, plus vaste étude jamais réalisée sur une région donnée, qui indiquait en 2004 que l'espèce a «peu de chances de survivre si la banquise disparaît entièrement l'été, ce que certains modèles climatiques prévoient pour la fin de ce siècle».

«Les ours polaires de la baie d'Hudson sont parmi les animaux qui subissent les changements les plus rapides, indique Louis Fortier du groupe de recherche ArcticNet. Mais ce ne sont pas les seuls

D'autres espèces comme le caribou et l'oie des neiges risquent aussi de voir leurs habitudes bouleversées radicalement au cours des prochaines années. Ils devront entre autres modifier leurs routes migratoires et dénicher de nouveaux territoires pour se reproduire et se nourrir.

Un rapport publié il y a trois ans dans la revue scientifique Nature révélait en ce sens que 1700 variétés de plantes, d'espèces d'animaux et d'insectes avaient déjà commencé à migrer vers le Nord à un rythme d'environ 6 km par décennie.

François Cardinal

Sauvons des oursons orphelins

Urgent: Les oursons abandonnés meurent de faim

Ourson_orphelinFonds international pour la protection des animaux (IFAW)

Sauvons des oursons orphelins

En ce moment même, dans une tanière sombre au fond d’une forêt de Russie, un ourson nouveau-né est isolé, aveugle, sourd et affamé.

Dehors, sa mère est morte : sortie de l’hibernation par les aboiements des chiens, puis tuée à coups de fusil par un chasseur au cours de la chasse aux ours annuelle. Cette année, des centaines d’oursons âgés de quelques semaines à peine perdront leur mère, ce qui ne laisse pratiquement aucune chance de survie. Il faut aider ces oursons orphelins.

Si les oursons orphelins ne sont pas sauvés, ils mourront seuls ou finiront comme «animaux de compagnie» ou comme «accessoire» de cirque. Si l’ourson est l'un des plus chanceux, il peut être sauvé et amené au projet «Oursons Orphelins»  tout proche, dirigé par le Dr.Valentin Pazhetnov, biologiste de renommée internationale.

Centre de réhabilitation pour oursons orphelins

Depuis 1995, l'IFAW finance les techniques innovantes utilisées par le docteur Pazhetnov pour élever et réhabiliter les oursons orphelins. Depuis cette époque, plus de 100 oursons orphelins russes ont été remis en liberté avec succès.

Les oursons orphelins sauvés sont nourris au biberon avec un lait maternisé tiède plusieurs fois par jour, massés après chaque tétée et réchauffés par des couvertures spéciales. Les personnes qui s’occupent des oursons ne parlent jamais et le contact humain est maintenu au minimum, ce qui permet de relâcher les oursons dans la nature sans qu'ils aient jamais été apprivoisés.

Voir la vidéo qui montre comment les oursons orphelins sont sauvés.

Plus nous recevons de dons aujourd’hui, plus nous pourrons sauver d’oursons !

Les ours bruns sont une espèce disparue dans de nombreuses régions d’Europe. Les ours qui sont chassés en Russie viennent de la dernière grande population d’ours bruns du monde.

La plupart des oursons orphelins ne pèsent que 500 gr à un kilo au moment de leur sauvetage et ils ne peuvent pas survivre sans leur mère. Cependant, avec votre aide, ces minuscules peluches vont grandir pour devenir des ours en bonne santé et, si tout se passe bien, être relâchés dans les forêts protégées de Russie.

Ensemble, nous pouvons jouer un rôle réel pour ces oursons et d’autres animaux tout autour du globe. Nous avons déjà plaidé avec succès en faveur d’une interdiction de la chasse en tanière dans trois districts russes, et nous appuyons fortement le vote d’une législation fédérale anti-cruauté au Parlement de Russie.

Quelques euros pour aller loin et sauver ces oursons :

  • 1 mois de soins pour un ourson nourrisson = 25€
  • 1 mois de lait maternisé pour un ourson = 50€
  • 1 semaine de nourriture pour 3 oursons adolescents = 75€

Merci d’aider en ce moment où la survie de ces oursons est la plus critique. Merci pour tout ce que vous faites.

Fred O’Regan
Directeur général IFAW

P.S.: IFAW pourvoit actuellement à 100% des frais de fonctionnement du Centre des ours orphelins, y compris les salaires des biologistes, le matériel de recherche, les fournitures destinés à soigner les ours, les véhicules tous terrains, et la construction de tous les bâtiments. Je vous demande donc d’envoyer votre contribution aujourd’hui, puis de transmettre ce courriel  à des amis concernés, qui veulent aider à sauver ces oursons.

 

28 septembre 2006

Trafic de fourrures : L'AFIPA et l'ASPAS attaquent plusieurs fourreurs en justice !

Paris ­- Les organismes de défense animale, l’ASPAS et l'AFIPA, ont décidé de s'unir pour combattre le traffic de fourrures et faire condamner plusieurs fourreurs français vendant des fourrures d'espèces protégées ou interdites.

D'impressionnants stocks de peaux ont été saisis chez quatre fourreurs suite aux constats d’huissier réalisés par nos associations : loup, lynx, puma, chimpanzé, chien, chats Tous ces animaux sont pourtant soit domestiques, soit strictement protégés par la Convention de Washington (CITES) et par la législation française. Interdite sur le territoire français, la commercialisation de produits issus d'espèces protégées est passible de 9000 euros d'amende et de 6 mois d'emprisonnement.

L'affaire est désormais entre les mains de Mme Monthambault, Vice Procureur de la République. L'ASPAS et l'AFIPA attendent un procès exemplaire qui, espérons-le, incitera le gouvernement à réagir face à l¹ampleur de ce trafic illégal. Car seule la mise en place de règles strictes pour contrôler ce commerce permettra de faire le ménage au sein de cette "profession".

Ceux qui souhaitent toujours acheter de la fourrure doivent être mis en garde : acheter de la fourrure revient non seulement à devenir propriétaire d'un tissu de souffrance, mais devient également un acte périlleux tant le manque de traçabilité fait rage. Si certains fourreurs vendent ouvertement et impunément des chapeaux en léopard, des manteaux de loup ou de lynx, d'autres n'hésitent pas à étiqueter leurs produits sous des appellations parfois fantaisistes : la fourrure de chien devient ainsi "loup de Corée" ou "Dogue de Chine". 

Pour mettre fin à ce genre d'escroquerie, l'AFIPA lance le 28 septembre une grande campagne d¹information sur la fourrure de chat et de chien au niveau européen, mais aussi pour modifier le décret sur l'étiquetage de la fourrure. La mention du nom commercial, du nom scientifique, de la méthode d'abattage et du pays de provenance n'est désormais plus une exigence, mais une demande légitime !

23 septembre 2006

La biodiversité des animaux de ferme : des ressources zoo-génétique

La gestion durable et l'amélioration génétique des races locales sont essentielles si les pays veulent satisfaire leurs besoins vivriers futurs et répondre à l'évolution des environnements de production.

Dans son bureau au siège de la FAO à Rome, Irène Hoffmann met la dernière main à la présentation qu'elle fera en septembre à une conférence sur l'élevage à Antalaya (Turquie). Vingt minutes lui ont été allouées à un atelier sur les ressources génétiques des animaux domestiques, mais sa présentation a déjà atteint plus de 40 diapositives de cartes, graphiques et tableaux. «C'est un problème quand vous avez beaucoup de choses à dire », fait remarquer Hoffmann, chef du Service de production animale de la FAO. « Dans les ressources zoo-génétiques, cela ressemble toujours à une course contre la montre».

Le graphique montre l'urgence: sur les plus de 7 600 races de bétail figurant dans la base de données mondiale de la FAO pour les ressources génétiques des animaux de ferme, 190 ont disparues au cours des 15 dernières années et 1 500 autres sont considérées comme à risque d'extinction.

Les rapports nationaux contribuant au premier rapport sur l'État des ressources zoo-génétiques mondiales de la FAO qui paraîtra en 2007, montrent que 60 races de bovins, caprins, porcins, chevaux et volailles ont disparu au cours des cinq dernières années, au rythme moyen d'une race par mois.

A Antalaya, et dans une douzaine d'autres réunions tenues du Brésil à la Belgique en 2006, Hoffmann et d'autres fonctionnaires du Groupe des Ressources zoo-génétiques de la FAO s'efforcent de faire prendre conscience du péril qui menace la diversité des animaux d'élevage et de la nécessité de faire un meilleur usage des races locales. Pour ce faire, ils mobilisent un appui en faveur d'une conférence intergouvernementale l'an prochain qui devrait adopter une stratégie mondiale et un plan d'action pour la gestion des ressources zoo-génétiques.

«La gestion durable et l'amélioration génétique des races locales sont essentielles si les pays veulent satisfaire leurs besoins vivriers futurs et répondre à l'évolution des environnements de production», affirme Hoffmann. «Il est temps de commencer à mettre en place des politiques de protection des ressources naturelles qu'il nous reste - avant de risquer de continuer à les perdre pour toujours

Intrants et rendements élevés. Selon la FAO, le facteur le plus important influant sur la diversité des animaux de ferme est la mondialisation des marchés du bétail. La demande en rapide expansion de produits de l'élevage est satisfaite, pour l'essentiel, par des systèmes de production intensifs basés sur quelques espèces et races d'animaux à haut niveau d'intrants et de rendement. Par exemple, un nombre très limité de races commerciales garantit plus d'un tiers de l'offre mondiale de porc, tandis qu'une poignée de races pondeuses commerciales assurent quelque 85% de la production d'oeufs. Selon certaines estimations, les races bovines laitières à rendement élevé ou leurs croisements représentent les deux tiers de l'offre mondiale de lait.

Si les accroissements de production grâce à un petit nombre de races ont été spectaculaires, les systèmes de production intensifs comportent souvent l'érosion des ressources zoo-génétiques locales. Lorsque la pression exercée sur les ressources en terres augmente et que les techniques d'élevage s'intensifient, les petits agriculteurs ont tendance à choisir des croisements qui offrent une meilleure rentabilité de la main d'oeuvre. Et il devient donc tout simplement peu rentable d'élever des races moins productives.

L'enjeu principal à affronter aujourd'hui, dit Hoffmann, «consiste à expliquer pourquoi les pays et la communauté internationale devraient conserver les races que les agriculteurs ont abandonnées ou qui sont fortement menacées de disparition - la valeur des ressources zoo-génétiques, pour la plupart, est mal comprise, aussi bien par les scientifiques que par les décideurs».

Une évaluation complète de la diversité des animaux de ferme doit comprendre une évaluation de ses valeurs d'utilisation- comme celles qui sont tirées de la nourriture et des fibres et d'autres produits ou services - et de ses valeurs de non utilisation, qui peuvent comprendre la satisfaction que les gens tirent de la simple existence de la diversité. Une autre question fondamentale est la «valeur d'option» - c'est-à-dire garder la flexibilité de s'adapter aux aléas de l'avenir, comme le changement climatique, ou les demandes futures.

Traduire ces relations complexes en un seul indicateur comme le prix du marché est quasiment impossible. Ce qui vient compliquer l'évaluation des ressources zoo-génétiques est le fait que les animaux de ferme présentent des caractéristiques de biens tant privés que publics - l'utilisation d'un animal de reproduction est exclusive, mais le pool génique des populations d'animaux d'élevage appartient aux autres agriculteurs et aux générations futures.

Repenser les politiques. Par l'analyse des rapports nationaux reçus sur l'état des ressources zoo-génétiques, la FAO a identifié des domaines d'action principaux au niveau national et international pour la promotion de l'utilisation durable et de la conservation des ressources zoo-génétiques. Le premier consiste à repenser les politiques du secteur de l'élevage qui faussent les règles du jeu pour les races indigènes. Dans de nombreux pays en développement, les politiques favorisent l'utilisation de stocks reproducteurs exotiques d'importation, ce qui permet aux gros producteurs commerciaux de s'emparer d'une grande part des marchés intérieurs. Cette tendance, et des règlements sanitaires plus rigoureux, excluent les petits producteurs qui conservent l'essentiel des ressources zoo-génétiques indigènes. Les agriculteurs sont en outre défavorisés par les subventions à l'alimentation animale, l'insémination artificielle et autres intrants qui tendent à favoriser les races exotiques.

Les recherches sur les coûts et bénéfices nets de ces politiques pour les ressources zoo-génétiques sont limitées - si elles peuvent garantir une offre abordable de produits animaux salubres, elles ont aussi défavorisé les systèmes de production moins intensifs et les agriculteurs à faible revenu. L'atténuation de ces impacts peut requérir des réglementations prenant en compte les externalités négatives de la production animale intensive - par exemple, les frais d'élimination des déchets ou la surveillance des maladies à faire payer aux producteurs, et les mesures d'incitation de la conservation de la biodiversité agricole.

Les pays en développement doivent également procéder à des inventaires complets de l'étendue, de la répartition, des caractéristiques de base, des résultats comparatifs et de la situation actuelle de leurs races indigènes. Rares sont les pays qui disposent de ces données, entravant la capacité des responsables politiques de décider quelles races améliorer ou protéger et comment allouer les fonds limités disponibles pour la conservation. Les ressources zoo-génétiques n'étant pas statiques, un suivi continu est nécessaire pour conjurer les risques d'extinction avant que les agriculteurs, le gouvernement et la communauté internationale ne s'aperçoivent d'une baisse sensible (selon la FAO, le rétrécissement de la base génétique devient un problème de plus en plus sérieux, y compris pour les races commerciales).

Après avoir recensé les races à risque, les gouvernements devraient mettre en oeuvre des mesures efficaces de surveillance et de conservation à bas coût. Toutefois, de nombreuses races sont plus exposées dans les pays en développement qui ont peu de ressources à allouer à des programmes de conservation. De nombreux pays en développement - et plusieurs pays développés - signalent qu'ils ne disposent pas de programme de conservation intégré, ni même de politiques, sur les ressources zoo-génétiques.

Une stratégie porteuse qui semble rencontrer l'agrément des décideurs et des producteurs consiste à subordonner la conservation à l'utilisation. La conservation in situ- l'utilisation continue des animaux dans les opérations à la ferme - aide à accroître les nombres de races pour les porter à des niveaux de sécurité en les associant avec un produit en demande. Au Japon, des marchés de niche ont été créés pour la viande de bovins indigènes qui attire les consommateurs qui paient ainsi pour leur conservation.

Programmes de sélection. La capacité des pays en développement d'utiliser et de développer les ressources zoo-génétiques serait également améliorée, dit la FAO, en intégrant les approches traditionnelles et modernes dans toute la gamme des systèmes de production animale. La sélection animale est le volet le plus important. Les animaux à rendement élevé d'aujourd'hui ont été sélectionnés pendant au moins 20 générations dans des systèmes d'élevage de race pure, qui requièrent des accouplements contrôlés, des tests de performance et des traitements de données sophistiqués. Dans des régions en développement comme l'Afrique de l'Ouest et de grandes parties de l'Asie, il n'existe aucun programme systématique de sélection pour les races indigènes, ce qui est souvent dû au fait que la reproduction dans de nombreux systèmes pastoraux et de production mixte dépend d'échanges informels d'animaux.

La FAO estime que la reproduction pour les systèmes de production à faible coefficient d'intrants demeurera une responsabilité du secteur public, mais pourrait être appuyée par des coopératives de producteurs ou des initiatives communautaires. L'intérêt pour les races locales se multiplie, ainsi que les preuves qu'en associant de meilleures techniques de gestion et en intégrant, dans les évaluations de productivité, des avantages non commerciaux, comme la résistance aux parasites, les races locales peuvent l'emporter sur les bovins exotiques. Par exemple, certains éleveurs commerciaux du Zimbabwe et de Namibie favorisent les races locales en raison de leur productivité plus élevée dans certains environnements.

Néanmoins, nombreux sont les pays qui n'ont aucun cadre juridique pour l'enregistrement des animaux de races autochtones ou pour la création d'associations de production animale. La mise en place de tels programmes, en particulier au sein de communautés n'ayant aucune expérience de reproduction systématique, exige un important renforcement des capacités de même qu'une formation. «Vu la dynamique actuelle des systèmes de production animale et les ressources limitées pour la conservation dans le secteur public, une certaine perte de races locales est inévitable», explique Irène Hoffmann. «Les pays et la communauté internationale devraient prévoir les pertes susceptibles de survenir et se rendre compte de celles qu'ils sont prêts à accepter, et des investissements qui sont nécessaires pour la conservation.»

Une stratégie mondiale

La FAO coordonne la mise au point d'une Stratégie mondiale pour la gestion des ressources génétiques des animaux d'élevage afin d'orienter une action internationale en vue de leur utilisation durable, de leur développement et de leur conservation. Un élément essentiel de la stratégie est le premier rapport sur l'État des ressources zoo-génétiques mondiales, qui offre une vue d'ensemble exhaustive de la biodiversité animale. Le rapport et le projet de stratégie mondiale seront présentés à la première Conférence technique internationale sur les ressources zoo-génétiques (Interlaken, Suisse) en septembre 2007.

Races en péril sur les terres arides 

D'après la FAO, un quart de la diversité mondiale des animaux d'élevage s'est développé ou s'est adapté aux terres arides de la planète. Aujourd'hui, le pastoralisme en tant que système de production, moyen d'existence et source de ressources zoo-génétiques- est menacé dans de nombreuses zones arides par l'empiètement des cultures sur les parcours, le manque d'investissement et de services d'appui, les sécheresses répétées et les conflits armés. Etant donné que la diversité animale dans les terres arides est composée, en grande partie, de races transfrontières, les politiques et le cadres juridiques devraient soutenir l'échange et le commerce de ressources génétiques entre les pays et les régions.

Gérer la diversité animale

La préoccupation liée à la perte de ressources zoo-génétiques a incité certains pays à prendre des mesures correctrices. Par exemple:

  • République islamique d'Iran: un programme de promotion de la volaille indigène comprend une production sélective et la distribution aux familles rurales
  • Indonésie: Les bovins de Bali sont conservés grâce à un programme in situ et à la cryoconservation du liquide séminal
  • Maroc: des restrictions rigoureuses limitent la sélection croisée des ovins locaux avec des animaux d'importation
  • Chine: Après la découverte, grâce à des enquêtes, de 79 races auparavant inconnues, le gouvernement a créé des zones de conservation et des banques de gènes pour la cryoconservation
  • Afrique du Sud: des taureaux indigènes Nguni, bien adaptés aux conditions de production locales, sont fournis aux gardiens de troupeaux dépourvus de ressources.

Source FAO.org

Un faux pretexte pour le pastoralisme pyrénéen

En France Bruno-Besche-Commenge utilise cette juste défense de la biodiversité des races d'animaux d'élevage, non pas pour promouvoir ces races (Je ne suis parvenu à trouver aucun communiqué, aucune fondation, association ou site internet), mais pour dse débarasser de l'ours géneur!

Dans un pamphlet contre l'ours (  «Où est la biodiversité à préserver»), ce linguiste montre qu'il est plus attaché aux causes de la Fédération Transpyrénéenne des éleveurs de Montagne devant le Conseil d’Etat et pour dénoncer le renforcement de la population d'ours des Pyrénées que pour protéger les races à petit effectif.

Son argumentation pseudo-scientifique parfois délirante est reprise comme la parole du Christ par les diverses associations de «défense du patrimoine pyrénéen» qui n'ont pour but que la défense corporatiste du pastoralisme et la disparition de l'ours des Pyrénées. L'argent de Bonrepaux et du Conseil Général de l'Ariège sert à financer l'ASPAP et les voyages touristiques à Arbas, mais nullement à défendre les races bovines ou ovines faiblement représentées et même recensées.

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