Les conditions pour tuer un loup dans le Valais sont remplies
Les conditions pour abattre le loup qui s'est installé dans la vallée de Conches, dans le Valais, depuis le mois d'avril sont désormais remplies.
Le chef du service cantonal de la chasse et l'inspecteur fédéral pour la chasse ont conclu vendredi que les conditions prescrites en juillet 2004 par le concept loup suisse étaient remplies. Les chasseurs attendaient le moment pour annoncer que les jours du loup de la vallée de Conches sont comptés.
Le concept loup précise qu'un loup peut être abattu s'il a tué 35 moutons en quatre mois. Le loup de la vallée de Conches a pour sa part abattu 33 moutons en presque deux mois. Il en manque donc encore deux dans les petits calculs des représentants de la chasse, près à enfiler leurs bottes. Mais le concept loup prévoit aussi que si un loup tue 25 moutons en un mois, son destin est scellé. Or donc, le loup du Valais a fait 26 victimes en juillet. Bingo, le compte est bon : Peter Scheibler, le chef du service cantonal de la chasse n'a pas attendu plus longtemps pour prévenir ses copains porte-flingue. La chasse est ouverte. Un loup suisse vaut 25 brebis à la bourse de Zurich.
En revanche, l'autorisation de tirer le prédateur n'a pas encore été délivrée par le canton. Selon M. Scheibler, fébrile, le canton devrait décider en début de semaine prochaine de la date à laquelle l'autorisation de tir sera délivrée. Il a sans doute déjà pris congé. Il appartiendra ensuite aux gardes-chasse de poursuivre l'animal. Il n'est cependant pas exclu qu'une fois la chasse ouverte, mi-septembre, certains chasseurs puissent se joindre à eux, vous pensez, rajouter un loup dans un carnet de chasse, pour un chasseur, celà ne s'oublie pas ! Chacun s'organise. Il va être dangereux de se promener le long des bisses. Les petits comptes de banquiers étant en règle, les fusils valaisans sont décrochés. Les bourgeois sont de sorties.
Le loup de la vallée de Conches est originaire d'Italie. Il a été vu pour la première fois le 12 avril sur les hauts de Gluringen alors qu'il mangeait une carcasse de faon. Selon une statistique de KORA, le groupement chargé des projets de recherches pour la conservation et la gestion des carnivores, ce serait le quatorzième loup recensé en Suisse depuis 1995. La plupart des prédateurs étaient en Valais. La suise préfère donc ses brebis à la très maigre population de loup en train de s'installer.
L'affiche de la fédération suisse de ski: un skieur suisse vêtu d'une combinaison rouge flanquée d'une croix blanche, entouré d'un aigle, d'un lynx et d'un ours brun, ou encore d'un rhinocéros, d'une baleine et d'un gorille. Le slogan: «Les stars de l'équipe suisse de ski suisse sont une espèce menacée, sauvez-les».
Et si on décidait de tirer les skieurs suisses? Ce loup a intérêt à se montrer discret.
Une autorisation de tir est une chose, le tirer en est une autre. Comment on été fixé ces normes pour le moins aléatoires, mystère. Une histoire de banquiers sans doute. La Suisse, un pays d'accueil.












