ADIP: fausse identité, ASPAP: faux patrimoine (Baudouin de Menten)
L’ours: un patrimoine pyrénéen mal défendu
Toute l’histoire, la toponymie et les légendes montrent que l’ours des Pyrénées est bien une pièce maitresse du patrimoine pyrénéen. Sauver l’ours, c’est sauver ce patrimoine européen.
Les opposants à la survie de l’ours ont choisis pour leurs associations des noms tels que :
- « Association de défense de l'identité pyrénéenne » (ADIP) ou
- « Association de sauvegarde du patrimoine Ariège Pyrénées » (ASPAP).
Or curieusement, non seulement l’ours est exclu de la liste des éléments du patrimoine que défendent ces associations, cette fameuse «identité pyrénéenne», mais en plus, les statuts de ces associations indiquent clairement que l’ours est un ennemi à combattre, à faire disparaitre. Une sélection patrimoniale (pas très morale) très sélective en fonction d’intérêts partisans.
Ces associations ne sont pas des groupes cherchant à défendre un «patrimoine pyrénéen commun», mais des groupes dominés par des agriculteurs, des éleveurs, des chasseurs et des politiciens qui veulent préserver des intérêts privés et sectaires sous le couvert de la protection du pastoralisme et des traditions : transhumance, écobuage, (chasse à l’ours ?), « le bon et vrai patrimoine » alors que tous les éléments gênants des Pyrénées (histoires, pratiques pastorales ancestrales, faune) se retrouvent classés soit «nuisibles» (l'ours), soit «pratiques dépassées» (le gardiennage) ou sont tout bonnement niés, exclus des préoccupations (ours, noms de lieux, représentations et traditions liés à l’ours). Il y a clairement tromperie et manipulation sur les termes de « sauvegarde du patrimoine », histoire de ratisser le plus large possible bien évidement.
Identité pyrénéenne sectaire
De la même manière, fait partie de « l’identité pyrénéenne » toute personne qui se situe dans leur camp dans la guerre ouverte qu’ils livrent au plantigrade. Même si vous êtes éleveur ou berger, même si vous êtes pyrénéen depuis des générations, la non adhésion à cet objectif d’éradication de l’ours vous classe dans la caste des :
- « citadins rêveurs»,
- « écolos utopistes»,
- « partisans des Pyrénées sauvages »,
- « fonctionnaires subsidiés » ou
- « intellectuel » , comme l’a déclaré dernièrement un éleveur lors du colloque « Festival Résistance 2006 ». Une injure destinée à un chercheur français d’origine étrangère (en plus) qui défend la cohabitation avec le plantigrade ou
- « mal informé » ou « désinformé » par les forums et les buvettes du net ...
Toutes des injures pour ces bergers ou éleveurs (parfois, pas toujours, certains vivent du tourisme ou de tout autres choses) bien souvent incapable de soutenir un débat contradictoire sans avoir recourt aux cris, aux invectives personnelles ou aux sorties théâtrales ou violentes comme à Arbas, à Massat ou à Foix.
Racisme ambiant
Vous êtes étranger: d’un autre pays, d’une autre région de France ou d’une autre vallée (la limite est parfois très rapprochée) et vous combattez l’ours, alors bienvenue! C’est ainsi qu’on trouve parmi eux des bergers ex-parisiens, un éleveur hollandais, un journaliste du Val de Loire... Mais si vous êtes « pro-ours », alors une vallée suffit à faire de vous des « estrangers » et on va chercher à vous trouver tous les défauts possibles.
Etes-vous dans l’enseignement que vous voilà un fonctionnaire planqué, profitant du système et de 3 mois de vacances. Si votre accent n’est pas du terroir et si votre connaissance des chants pyrénéens est limitée, vous devenez un écolo citadin qui n’a jamais mis les pieds dans les Pyrénées et bien incapable de marcher en montagne. Alors si vous êtes étranger ou slovène, imaginez…
De même les ours slovènes, malgré toutes les études et confirmations scientifiques, bien que les plus proche génétiquement deviennent des étrangers, des fauves à la couleur plus foncée, plus grand que les ours autochtones, plus grands consommateurs de viandes et j'en passe.
La «défense du patrimoine des Pyrénées» de «l'identité pyrénéenne» ou de la «biodiversité» ne se cachent pas derrière des noms d'associations aux objectifs trompeurs mais dans des actes; actes qui sont parfaitement étrangers aux habitudes des membres de ces associations partisanes.
Baudouin de Menten












