Baudouin de Menten: l’ASPAP se présente comme victime
Suite au saccage de la mairie et du village d’Arbas le 1er avril, 10 membres de l’ASPAP (Association de Sauvegarde du Patrimoine Ariège Pyrénées) passeront devant le tribunal correctionnel le 20 juillet. L’ASPAP organise le soutien aux casseurs.
Les anti-ours organisent un samedi de terreur à ARBAS
Retour sur les faits: Le Samedi 1 avril, 2006, des manifestants extrêmement violents ont investi le petit village d’Arbas en réaction à la future réintroduction de 4 ours dans les Pyrénées. Ils ont saccagé tout ce qui leurs tombait sous la main, violenté des habitants, arrosé de sang la façade de la mairie et menacé le maire de mort (voir les images du saccage d'Arbas).
L’intervention de la gendarmerie mobile a été nécessaire pour protéger des voyous, les bâtiments publics et les personnes. Des élus socialistes, bardés de leurs ceintures tricolores ont même assisté à ces exactions. Par dégout, le maire d’Arbas, lui même socialiste avait donné sa démission à ce parti. Cette manifestation avait été « organisée » par l’association dite pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées !
Les 10 casseurs de l’ASPAP qui ont été identifiés passent bientôt devant le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens. Le seul patrimoine que cherche à sauvegarder l’ASPAP est l’impunité de ses membres. C’est ainsi que vous pouvez lire sur AriègeNews, un site internet « d’information » qui semble de plus en plus être la tribune officielle d’Augustin Bonrepaux, un communiqué destiné à soutenir ses membres en jugement.
Un communiqué sournois
Dans ce communiqué, l’ASPAP appelle pudiquement le carnage organisé par Philippe Lacube le 1er juin « une spectaculaire manifestation » et décide « avec l'ensemble des départements pyrénéens de venir soutenir en masse » les casseurs qui deviennent pour l’occasion leurs « collègues ». Ils « reconnaissent et assument avoir utilisé des moyens spectaculaires ». En fait ils en perdent toutes notions de justice et de droit. Les casseurs des banlieues, les brûleurs de voitures utilisent-ils aussi des « moyens spectaculaires » pour s’exprimer? La belle affaire !
Ronronnant comme une chatte, Stéphane Lessieux, le porte parole de l’Association, semble-t-il financée à hauteur de 20.000 € par le Président du Conseil Général de l’Ariège, continue sur un ton mielleux à essayer d’endormir les juges du tribunal et à présenter les casseurs comme des victimes écrasées par une justice qui broie tout sur son passage : « Ces gestes ont été choisis, pour signifier symboliquement des préoccupations douloureuses - le sang des animaux tués par les ours et demain peut-être le sang de la première victime humaine - que nos discours pacifiques et nos démarches auprès des autorités depuis de nombreuses années n'avaient, jusque là, pas réussi à faire entendre».
Répendre la peur
On croit rêver en lisant ces arguments infâmes. Stéphane Lessieux reconnait avoir «choisis les gestes», ce qui veut dire si l’on comprend bien que vous les avez prémédités. Et cette hypothétique «première victime humaine» qui revient dans la boule de cristal des anti-ours comme un épouvantail destiné à répandre la terreur dans l’esprit des français moyens et crédules.
Qui va vous croire, encore ? Vous avez beau agiter vos prévisions aussi ignobles que peu crédibles, les Pyrénées sont traversées en tout sens par des gens qui - sont-ils fous, aveuglés par leur bêtise - n’ont pas plus peur de rencontrer un ours que vous de la justice.
Ainsi, dans la Dépêche du 12 juillet (lire) : Christelle et Thierry, des touristes - inconscients et simple d'esprit - de La Baule en vacances à Luchon déclarent : « La réintroduction de l'ours n'est pas un problème. C'est même plus excitant. Pour le tourisme, cela peut apporter un plus… ». Votre discours négatif et farfelu et ne convainc personne. Vous passez pour de dangereux personnages utilisant la terreur (vous voyez, je contrôle encore mes mots, pour ne pas en utiliser d’autres malheureusement galvaudés et présent dans l’information de tous les jours). J’aurais préféré écrire « rigolos », mais ne me faites pas rire. Faut-il tout casser pour des chimères d’illuminés qui utilisent la haine et la violence comme moyen d’action et la terreur et le mensonge comme langage journalier. Quel beau programme que la « sauvegarde » de ce « patrimoine » là. Il n’y pas eu depuis plus de 150 ans d’accident entre un homme et un ours. En prévision de cela, vous vous saccagez Arbas !
L’ASPAP transforme les victimes en bourreaux
Stéphane Lessieux cherche ensuite à déplacer les écrasantes responsabilités de l’ASPAP sur ceux qui sont à l’origine de la réintroduction : « (…) les faits ont été déformés et grossis par l'ADET qui aime se faire passer pour le très gentil martyre (sic) afin de toujours éviter le débat de fond ». L’ADET responsable du saccage d’ARBAS ? Ridicule.
L’ADET évite t’elle le débat de fond ?
Sur son site, dans son forum, dans ses communiqués, lors des automales, l’ADET n’arrête pas de défendre les réintroductions par des développements construits, des arguments justifiés par des sources scientifiques ou par des faits historiques. Elle vous accepte aux automnales et vous donne la parole. L’ADET publie, distribue des documents.
L'ASPAP et ses oeillères
Par contre les membres de l’ASPAP continuent de considérer l’ours comme LE responsable des difficultés du pastoralisme. L’ours est l’arbre qui cache la forêt. Faut-il encore et toujours rappeler les chiffres des brebis tuées par l’ours et celui des pertes annuelles ? C’est vous éleveurs qui, aveuglés par des politiciens irresponsables, n’arrêtez jamais d’éviter le vrai débat de fond : l’Ours vous finance, l’ours pourrait vous sauver, l'ours est un cache misère, un mythe. Il n’y pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
L’ASPAP est une assemblée de moutons innocents et grégaires
Stéphane Lessieux qui n’a vraiment pas peur du ridicule poursuit tel un tribun romain : « Convoqués à la gendarmerie pour les graves accusations de «participation à un attroupement armé, menaces de mort, violences volontaires», les 10 prévenus en sont ressortis avec des accusations infiniment plus modestes: dégradations de biens publics (façade de la mairie, jardinières, statue en bois) et violences sur personnes dont nous prouverons qu’elles sont inexistantes. » C’est parfait, des avocats vont défendre ces 10 casseurs, et la justice tranchera.
Vous désirez « rétablir la vérité » sur ce qui s'est passé le 1er avril, vous aurez les images contre vous ! « Ces 10-là doivent-ils payer pour tous les affronts que l'Etat a du subir ces derniers mois ? » Non, ils doivent payer pour les actes de violences qu’ils ont commis, pour les menaces formulées et pour les dégradations du 1er avril. Ne transformez pas un procès pour des faits précis en un procès pour une cause. C’est les faits qui seront jugés.
Oui, vos 10 « collègues » casseurs auront, je l’espère, besoin de vous. Vous pourrez bientôt leur apporter des oranges ! Vous êtes bien les seuls à croire que vous formez « un beau rassemblement, pacifique et festif ». Vous prenez vos rêves pour des réalités : « Montrons à nouveau que ce mouvement n'est pas celui de casseurs et de délinquants mais bien celui de citoyens responsables qui ne veulent pas se faire imposer des décisions injustes. Nous souhaitons que cette journée soit l'occasion de faire entendre des chants, des contes, des histoires, des témoignages. Chanteurs, conteurs, musiciens, paysans, pyrénéens, vacanciers... venez faire entendre votre voix ».
Extraits des statuts fondateurs de l’ASPAP « L’association et ses représentants ne pourront pas être tenus pour responsables d’éventuels dommages occasionnés sur le territoire par des personnes par ailleurs adhérentes à l’association. » Prémonitoire, intentionnel et prémédité disais-je.
Pour les détails pratiques de votre petite sauterie amicale :
- 11 h 00 : rendez-vous sur le grand parking de la chambre d'agriculture de Saint-Gaudens.
- 12 h 00 à 13 h 30 : barbecue géant offert aux participants.
- 13 h 30 : démarrage du cortège vers le Palais de Justice.
- 14 h 00 : début du procès.
Départ en car pour ceux qui le souhaitent.
L’ASPAP est une association indéfendable qui mériterait d’être dissoute.
Les citations sont extraites du communiqué de Stéphane Lessieux, porte parole de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Ariège-Pyrénées publié sur Ariègenews












