Marcos Von Braun : La montagne, ça le gagne
Les Pyrénées sous la menace de l’ours !
par Juan Marcos Von Braun, Maurice Panel
C’est sans armes et démunis que les observateurs locaux peuvent constater, incrédules et inquiets, les derniers lâchers d’ours opérés dans nos belles montagnes pyrénéennes. En effet, malgré les multiples manifestations bon enfant, la réintroduction du prédateur féroce se poursuit sur les terres ancestrales de ceux qui depuis des générations nourrissent la France. Et dans quelles conditions !
Il était 22 heures au cœur du village d’Arsouens, quand les quelques habitants qu’un travail harassant n’avait pas déjà plongé au cœur d’un repos salvateur purent observer un spectacle aussi insolite que terrifiant : devant l’école du village une camionnette (de marque étrangère) s’arrête dans un crissement sinistre de freins. Un individu, très maigre et chevelu, bondit et présente à l’arrière du véhicule quelques chiffons puis, sans crier gare, ouvre les portes du fourgon avant de se réfugier précipitamment à l’avant du véhicule.
Immédiatement après, une masse de poils sombre, immense, surgit et s’enfonce dans les ruelles du paisible patelin dans des grognements rauques et puissants. Éructations qui résonnent à chaque porte et jusqu’au clocher de l’église. Pour le véhicule, c’est un démarrage en trombe.
Pour la bête, c’est bientôt la sûreté d’une épaisse forêt. Une fois la stupéfaction passée les plus courageux inspectent le tas de chiffons laissé par le fauve brun ; l’étonnement laisse rapidement place à la stupeur lorsque que le tas de hardes se révèle être des vêtements de randonneurs, et plus horrible encore, ceux de jeunes enfants.
« Pour les précautions voyez Bruxelles ! » nous lance alors un fier montagnard aux yeux embués de colère.
Voilà, l’ourse Katioucha, jadis expulsée du zoo de Berlin pour y avoir dévoré une famille de vélociraptors, est libre. Les habitants ne l’apprendront que le lendemain au passage du cantonnier. Autant vous dire qu’ici, c’est l’incompréhension totale. Et la consternation.
Une caméra de surveillance a surpris Balou, peu de temps avant sa disparition, très intéressé par le système antivol de cette bicyclette. Un cas isolé ? Apparemment non, d’autres témoignages font état d’un lâcher de plantigrade, dimanche matin sur une aire de pique-nique dans des circonstances quasi similaires.
Des nouvelles à mettre en parallèle avec la disparition, les semaines passées, de Balou, autre plantigrade qui, lui, serait parvenu à retirer - avec, peut-être, l’aide d’écureuils complices - son bracelet électronique, échappant désormais totalement à la surveillance des autorités. Ses absences répétées aux rendez-vous fixés par son contrôleur judiciaire, et la fermeture tardive de notre frontière sud rendue poreuse par l’inconséquence des bureaucrates européens, laissent supposer que Balou coule désormais de jours heureux, en toute impunité, chez nos voisins espagnols.
La réintroduction massive de l’ours dans les Pyrénées, s’il est vrai qu’elle recueille la faveur de quelques groupuscules de chômeurs écologistes et drogués, déchets de fourmilières urbaines telles Tarbes ou Pamiers venus trouver dans ces paisibles montagnes un sens à leurs existences broyées par l’assistanat, la débauche et les aliments surgelés, suscite aujourd’hui la révolte et l’indignation de notre terroir.
Et à juste titre !
Pour Raymond Tarzac, maire du village voisin d’Anglas-sur-Fouvoire, cette décision « prise par les technocrates de la capitale » dénote un choix purement idéologique fait au mépris des réalités locales.
Balayées, les années de travail patient des gardes-chasse pyrénéens qui depuis des générations on tout fait pour désoursiser ces coteaux verdoyants où femmes et enfants n’osaient jadis s’aventurer sans la compagnie rassurante des hommes du bourg !
Partis en fumée, les milliers de francs investis en cartouches, mines et accessoires neurotoxiques qui permirent à force de persévérance, de juguler l’expansion rapide d’une population ursidée que l’on décrit ici comme « très portée sur la fornication ».
Quelle mouche a donc piqué Nelly Ollin, femme de bon sens, tombeuse de la municipalité rouge de Garges lès Gonnesses, pour vouloir ainsi exporter à la province l’insécurité et la violence qui gangrènent les grandes villes ? Derrière Raymond Tarzac, c’est toute une vallée qui, par solidarité avec la ville martyre d’Arsouens, se dresse contre l’arbitraire parisien.
De l’ADN d’ours, retrouvé sur un mégot de cigarette découvert à proximité de ce cadavre de brebis, écarte tout doute sur la responsabilité de ce crime odieux.Se peut-il que notre gouvernement, dans un moment d’inattention, ait plié face aux lubies d’une gauche caviar qui, du fond de son loft de Montparnasse, aurait jugé - on se demande bien de quel droit - que, sous prétexte de reconstitution d’un écosystème dont elle ignore tout, les ours devraient de nouveau faire règner la terreur dans nos alpages ? Ces “bobos” prônent-ils également la réintroduction du moustique en Camargue ?
Faudra-t-il, pour modeler nos paysages à leurs envies décadentes, importer des morses et des pingouins en Bretagne ? Organiser un lâcher d’alligators à l’Aqualand de Bannière de Bigorre ?
Un constat s’impose à partir d’aujourd’hui : la montagne a peur. Le principe de précaution, trop souvent invoqué pour briser l’esprit d’initiative de nos agriculteurs et entrepreneurs, trouverait peut-être mieux à s’appliquer aux couloirs des officines parisiennes et aux jean-foutres qui, chaque jour, y détruisent un peu plus par leurs décisions absurdes la France telle que nous l’aimons.
Dernière minute : maigre consolation, on vient d’apprendre que « Sylvivartanus » la prochaine femelle ourse qui devait être prochainement réintroduite dans les Pyrénées vient d’être abattue par les forces spéciales lors d’un braquage manqué aux abattoirs de Sofia. Quand au mâle « Victorius » il a été écrasé par un bus dimanche matin à la sortie du « Cattle Meeting Club » de Cauterets.
Juan Marcos Von Braun
Juan Marcos Von Braun
Né en 1907 dans un petit village anonyme de Bavière, Johanes Marcus Von Braun est le cousin du célèbre ingénieur en fusées du même nom. Ayant quitté sa terre natale en mars 1945 au terme d’une brève carrière dans la fonction publique allemande, il a ensuite longtemps œuvré comme consultant en sécurité pour le compte des gouvernements argentin puis bolivien. Ses fonctions l’ont conduit à se lier d’amitié des noms illustres de la politique d’Amérique latine, tels Juan Peron ou la famille Somoza, et à développer de réelles compétences en matière de chirurgie dentaire et d’électricité.
Après une rencontre déterminante avec Ernesto « Che » Guevara (sur la toute fin), Juan Marcos Von Braun a fait jouer son important carnet d’adresses pour entrer au département d’Etat américain dans les années 70, où il prodiguait conseils et encouragements au jeune Henry Kissinger.
Aujourd’hui retraité, M. Von Braun vit de la publication d’ouvrages de référence et s’est depuis quelques années attelé à la rédaction de ses mémoires ; il a su garder la forme de ses vingt ans par la pratique régulière du tonfa.
C’est sa connaissance approfondie des entrailles (au sens propre) des groupuscules gauchistes qui a attiré l’attention de la rédaction de Brave Patrie sur ses compétences d’analyste de la vie politique nationale.
Bibliographie : Anthologie de la sculpture sur molaire. (1982) La Baie des Cochons ? No comment. (1985) Essai sur la conductivité du corps humain face au courant triphasé. (1985) Allende ? J’ai un alibi. (1986)
Réactions
Messieurs,
Mon épouse et moi-même formons ce que les sociologues barbus des temps post soixante-huitards appellent un "couple moderne" : nous avons chacun nos petites activités. Pour elle, c’est le bridge ; elle s’y dépense sans compter, s’y jette même "à corps perdu", expression qu’elle emploie avec un petit sourire fort gracieux.
De mon côté, j’en pince pour la chasse, comme tout Bousin de Broille, et d’autant mieux que, par la grâce d’une résolution libérale, éclairée et bi-centenaire, cette passion est à la portée de tous, sans distinction de classe, d’origine, de fortune.
J’y vois donc la parfaite illustration d’une société bien pensée et bien organisée. Aux uns, la sanior pars, une chasse montée, les aboiements de la meute et le son des cuivres ; aux autres, la piétaille, la boue des champs et des plaines ; tous pourtant tendus par le même amour pour notre belle terre de France et sa faune toujours renouvelée. Il ne peut pas en être autrement. Je participais cette semaine aux chasses du comte palatin von Tür und Fenster, dans le Bayerischer Wald. Cet excellent homme, toujours plein d’esprit, me faisait remarquer combien ma meute de fox-terriers à poil dur serait malheureuse dans le jardin étriqué d’une banlieue pavillonnaire à Moisy-le-Sec. C’est une chose qu’on ne peut décemment pas envisager.
Bref, alors qu’aujourd’hui le premier garçon de ferme venu peut aller skier à Garmisch et chasser à Rastenburg, j’en reviens aux valeurs sûres : les eaux, la neige et le gibier à Bagnères-de-Luchon. L’introduction de nouveaux ours dans les Pyrénées est une excellente décision.
Votre toujours généreux,
Baron Bousin de Broille et Madame.
Aigle botté
En état de légitime défense, un berger abat un aigle botté dans le Var
Un aigle botté agonisant a été retrouvé ce week-end par un promeneur varois, annonce la Ligue de protection des oiseaux, qui accuse le ministère de l’Intérieur de fermer les yeux sur des exécutions extra-judiciaires.
Dominique de Villepin s’est défendu de telles intentions, et a rappelé à juste titre que le rétablissement de l’ordre dans les zones de non-droit que sont devenus nos pâturages ne se ferait pas sans le soutien de la population, laquelle connaît mieux que personne les dangers auxquels sont exposées les brebis.
De fait, si l’aigle botté est ornithophage et constitue pour les troupeaux un risque moindre que le loup ou l’ours, il est connu pour ses double kicks vicieux.
Source : Brave patrie















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