Nelly Olin, inquiète suspend les réintroductions mais fait preuve d'ouverture
La réintroduction suspendue pour 24 heures
Nelly Olin a suspendu pour 24 heures le plan de réintroduction des ours dans les Pyrénées, dans l'attente d'une décision du Conseil d'Etat, prévue samedi. La ministre de l'Ecologie a par ailleurs fait part de son « extrême inquiétude » face aux débordements des opposants à l'ours.
La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a annoncé vendredi la « suspension » du plan de réintroduction des ours dans les Pyrénées pour 24 heures, en attendant une décision du Conseil d'Etat samedi.
Cette décision « doit normalement intervenir le 6 alors qu'elle a été prévue pour le 12 mai », a annoncé la ministre sur Europe 1. « C'est bien une suspension, ce n'est pas un arrêt. Les captures pourraient reprendre si la décision du Conseil d'Etat nous était favorable », a-t-elle affirmé. Une requête en référé a été déposée par la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne devant le Conseil d'Etat contre la décision gouvernementale d'introduire cinq ours slovènes dans les Pyrénées.
« Extrêmement inquiète »
Lorsque le Conseil d'Etat aura rendu sa décision, la ministre a indiqué qu'elle se reposera « la question par rapport au climat et par rapport aux remontées du terrain ». « Si le Conseil nous est favorable, c'est là où je devrai enclencher une deuxième étape, une phase d'analyse de la situation, mais en tout cas pour moi, il est hors de question de mettre les bêtes en danger », a-t-elle déclaré. Or, Nelly Olin « reste extrêmement inquiète des remontées que j'ai du terrain », faisant référence à la découverte de pots de miel piégés, avec des morceaux de verre (lire : ). « Nous avons porté plainte », a-t-elle indiqué. Elle a également regretté qu'un monument aux morts dans une petite ville à côté de de Massat (Ariège) ait été recouverts de graffitis.
« Je suis là pour le renforcement de la population oursine, et en tout cas surtout pas pour les faire mourir », a poursuivi Nelly Olin. La ministre a indiqué par ailleurs que les deux ourses déjà lâchées dans les Pyrénées, Palouma et Franska, « se portent bien ». Les ourses « resteront, il est hors de question de les reconduire à la frontière », a-t-elle affirmé.
La porte ouverte au dialogue
Nelly Olin marque ainsi que même si des décisions ont déjà été prises, elle est ouverte au dialogue avec les éleveurs et les bergers opposés à la réintroduction et non respectueux des lois. Mais les anti-ours sont-ils aussi ouverts et prêts à faire des concessions ? Les comportements inadmissibles des dernières semaines ne semblent pas indiquer qu’ils ont compris la volonté du gouvernement et des français de sauver l’ours des Pyrénées.
La fin des actions violentes envers les ourses, contre les maires qui ont courageusement acceptés de lâcher un ours sur le territoire de leur commune semblent des préalables indispensables, ainsi que l’acceptation des moyens de protections par les éleveurs. Les français ne comprendraient pas que la ministre cède sous les pressions et les menaces des bergers. Une grande mobilistaion semble indispensable pour contrer ces 200 à 300 extrémistes violents et prêt à n'importe quel débordement pour exterminer les ours des Pyrénées.












