L'ASPAP, la loi et le conseil d'Etat. Les éleveurs sont décidés à foncer
La décision du Conseil d'Etat n'est pas encore tombée que les éleveurs anti-ours avertissent déjà qu'ils ne se rangeront pas pour autant à son avis s'il ne va pas dans leur sens. " Cause toujours tu m'intéresse! "
Les associations anti-ours, syndicats agricoles et élus pyrénéens avaient demandé aux sages du Palais Royal de se prononcer sur la légalité du plan de réintroduction de cinq ours slovènes dans leur montagne. Leur décision, prise dès samedi, sera annoncée dans quelques minutes. Un avis négatif entraînant l'arrêt de ce plan comblerait les opposants. Mais un avis contraire, autorisant la poursuite des opérations ne les empêcherait pas de s'y opposer.
Le Conseil d'Etat ne sert à rien en somme. Il peuvent se gratter, ce sera du pareil au même : « Tout, pour nous, ne dépend pas du Conseil d'Etat. Nous avons saisi aussi le président de la République pour qu'il prononce un moratoire d'un an », explique Stéphane Lessieux, porte-parole de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (l'Aspap), la principale association d'opposants, responsable des manifestations, barrages et autres coups de force des derniers jours. Vive la République libre et bananière des Pyrénées . « Si le Conseil d'Etat devait confirmer ce plan de réintroduction, a lancé le secrétaire régional de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Bernard Moules, nous entrerions en résistance! »
« Nous sommes déjà en résistance, reprend haut et fort Stéphane Lessieux. L'empêchement du lâcher de la première ourse du plan à Arbas, une surveillance permanente autour des quatre sites susceptibles d'accueillir un nouveau lâcher, des manifestations: si après cela, nous n'étions toujours pas entendus, alors nous serions obligés de passer au cran au-dessus ».
On croit rêver : La loi, ils n'en ont rien à faire. Tel un char d'assaut lancé à fond la caisse, ils s'autoproclament empereurs des Pyrénées et ôtez vous de là qu'ils s'y mettent. Après eux le déluge ! Que faire devant de tels personnages que rien ne rebute, même pas le respect basique de la loi ?












