Cinq ours slovènes vont arriver dans les Pyrénées d’ici le début de l’été, avec pour mission de renforcer une population menacée de consanguinité et d’extinction, un projet qui divise élus locaux et éleveurs.
Quatre femelles et un mâle vont être capturés dans les montagnes de la Slovénie, où 500 à 700 ours vivent en liberté actuellement. L’opération va débuter le 15 avril dans le sud-est du pays avec le repérage, la surveillance des plantigrades et l’installation des trappes, selon les autorités slovènes.
Mais les choses sérieuses ne vont vraiment commencer qu’à partir de mardi, quand les spécialistes slovènes "vont commencer à pister", a expliqué une porte-parole du ministère de l’Ecologie à Paris. La capture d’un ours "peut prendre une semaine ou plus", a-t-elle fait remarquer. "Il fait encore froid en Slovénie, il faut que les ours sortent de leur hibernation", a-t-elle ajouté. "Dès qu’il y en aura un de pris, on lui fera passer des tests sanitaires et 24 heures après il sera en France", a-t-elle précisé.
Les Slovènes se mettront alors immédiatement à la recherche d’un second ours, puis d’un troisième et ainsi de suite jusqu’à ce que les cinq aient été capturés. L’opération devrait prendre fin d’ici le 1er juillet. Quatre communes des Pyrénées se préparent à accueillir les ours slovènes. Le premier sera relaché sur la commune d’Arbas (Haute-Garonne), les deux suivants à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) et les deux derniers à Burgalay et Bagnères-de-Luchon, en Haute-Garonne.
Le plantigrade voyagera "dans un camion climatisé, aménagé spécialement pour lui, avec toutes les normes de sécurité pour qu’il y soit bien et qu’il ne se cogne pas", assure-t-on au ministère. Il faut compter une vingtaine d’heures de route entre la Slovénie et les Pyrénées françaises. Le lâchage sur le site se fera dans la plus grande discrétion. Chaque ours sera bagué avec une puce électronique qui permettra de le suivre pendant environ un an et demi.
Source : AFP
Photos : Equipe technique ours