Le PS, Bonrepaux et Arbas : politique politicienne
Le PS a publié une réaction suite au saccage du village d'Arbas le 1 avril par bes bergers de l'ASPAP en présence d'élus socialistes du conseil régional de l'Ariège.
L’ours dans les Pyrénées : Le PS n'a pas lu le dossier !
"Le Parti socialiste dénonce fermement l’attitude des manifestants qui ont dégradé des biens publics sur la commune d’Arbas (Haute-Garonne), le premier avril à l’occasion d’une manifestation anti-ours. Le Parti socialiste regrette la décision du maire d'Arbas de quitter ses rangs et l'invite à prendre le temps de la réflexion. "
[ Il est surprenant que le PS ne parle même pas de la présence d'élus socialistes en écharpe tricolore au milieu des bergers qui ont lancé des bouteilles de sang, saccagé la mairie, le village d'Arbas et blessé un habitant du village dont la chambre a été maculée de sang.]
"Sur le fond, la France se doit de respecter ses engagements internationaux (Convention de Berne et Directive Habitats) quant à la préservation de la biodiversité que les socialistes défendent sans réserve. Cette nécessité est devenue urgente en ce qui concerne les ours, en particulier depuis l’abattage de l’ourse Cannelle.
Pour autant, le maintien de la population d’ours dans les Pyrénées doit être réalisé dans un cadre partenarial avec les populations (citoyens, élus, associations…) et comporter de réelles mesures d’accompagnement, notamment en ce qui concerne les zones de réimplantation.
Or le gouvernement s'est contenté de consulter les parties favorables à la réimplantation des ours, sans associer les opposants au processus."
[Erreur : toutes les parties ont été consultées. Cependant, l'IPHB en Béarn et les bergers anti-ours en Ariège (l'ASPAP) ont refusés de participer aux consultations et ont appelés au boycott de celles-çi. Il est facile après d'accuser le gouvernement de ne pas avoir consulté. Augustin Bonrepaux à été le premier à lancer ce mauvais argument. Il est surprenant de voir ainsi le PS suivre à la lettre l'argumentation du braconnier ariégeois, opposant farouche à l'ours.]
"Par ailleurs, on ne peut qu'être inquiets des faibles moyens financiers déployés par l’Etat et en particulier sur sa capacité à honorer ses engagements compensatoires en 2006. Manque de concertation, mesures d’accompagnement dérisoires, dossier scientifique peu construit : encore une fois le gouvernement fait fausse route sur un dossier écologique."
[Il est évident que le PS joue ici son rôle d'opposition, mais quelqu'un au PS a-t-il lu le document publié par le ministère lors de l'annonce du plan de renforcement de Nelly Olin ? Annoncer des mesures d'accompagnement dérisoires et un dossier scientifique peu construit me semble un manque fondamental d'objectivité.
Comme le Conseil d’Etat vient d’être saisi d’un recours en annulation pour excès de pouvoir de la décision ministérielle de réintroduire prochainement cinq ours slovènes dans les Pyrénées, doublé d'un référé en suspension afin que le dossier soit étudié au plus tôt par la juridiction administrative, nous aurons bien vite un avis sur le fond.
Les opposants à l'ours ont intérêts à avoir de solides arguments pour prouver la "non consultation", la "dangerosité des ours slovènes", les "dangers pour les touristes" etc. Jusque là en effet, leur argumentation reposait sur des opérations médiatiques, sur des communiqués de presse fesant appel à l'émotion et la peur, mais très peu sur des faits ou des arguments scientifiques. Et ce n'est pas le PS qui arrivera avec un dossier mieux ficelé. Le dossier de Nelly Olin est "en béton" et tout laisse à penser que le jugement sur le fond ira dans le même sens que l'appréciation de Jon Swenson, professeur à la Scandinavian Brown Bear Research Project qui avait déclaré : " Je suis impressionné par le travail qui a été effectué pour préparer le renforcement. Je suis convaincu que les recommandations de l'IUCN et du Conseil de l'Europe ont été suivies de façon satisfaisante. "]
Pas un mot sur les élus ariégeois présent à Arbas
François Arcangeli, maire d’Arbas avait déclaré : « Je ne comprend pas la présence d'élus ceints de leur écharpe tricolore, qui ont laissé faire, Notamment des conseillers généraux de l'Ariège, qui se trouvaient aux côtés des manifestants de l'Aspap. Je vais déposer plainte en justice dès aujourd'hui, contre les élus présent à Arbas car cette affaire doit avoir des suites judiciaires et administratives.
Ma réaction face aux exactions qui ont été commises, sera extrêmement ferme. Ma démission du PS part ce matin (03/04/2006). Cela fait 20 ans que je suis au parti socialiste, mais je n'accepte pas de faire partie d'une formation politique qui a de tels personnages dans ses rangs ».
Bertrand Auban, sénateur socialiste de Haute-Garonne déclare « Je suis consterné et totalement solidaire avec François Arcangeli. Je trouve inadmissible que des élus ceints de leur écharpe aient accompagné des exactions sur des biens publics et privés.
Pour un élu, tous les combats sont nécessaires, les idées ont le droit d'être différentes ou partagées, mais il est préférable de se battre à la loyale dans un débat qui n'est tout de même pas le plus important de la planète !
J'espère que les pouvoirs publics, en particulier le préfet de région, protégeront désormais les élus et tous ceux qui ne partagent pas l'opinion de ce groupe qui pratique du terrorisme malheureusement plus physique qu'intellectuel De tels agissements portent un coup très dur à l'image de la montagne et de tous ses habitants. La cause des éleveurs mérite d'autres soutiens que ce qui s'est passé samedi à Arbas ».
Bonrepaux au lance flamme
Toujours au PS, mais dans le style incendiaire, fin et délicat qu'il avait déja utilisé lors de la manifestation anti-ours de Toulouse, Augustin Bonrepaux, président PS du conseil général général de l'Ariège est toujours prêt à mettre de l'huile sur le feu pour donner du coeur au ventre à ses amis casseurs de l'ASPAP.
- Bonrepaux avait soutenu l'ASPAP lors de la naissance de l'association et soutient encore le saccage d'Arbas en annoncant déja la suite des actions violentes : « Je suis solidaire des éleveurs que l'on pousse au désespoir. J'ai regretté de n'avoir pu me joindre à cette manifestation, car je suis aussi déterminé que les éleveurs montagnards que l'on pousse au désespoir. Je comprends leur détresse. Si le gouvernement, que nous avons alerté à plusieurs reprises sur la gravité de la situation, ne nous écoute pas, il y aura d'autres incidents, même plus graves. Où en est le plan chiffré de Mme Olin, ministre de l'Environnement, pour compenser le travail supplémentaire donné aux éleveurs ? ».
- Augustin Bonrepaux avait déja accusé l'ours d'être porteur de la grippe aviaire, attaque maladroite et imbécile qui avait reçu une réponse calme et argumentée de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments.
- Augustin Bonrepaux avait questionné Nelly Olin sur les conséquences sécuritaires de la "divagation des animaux féroces et malfaisants" et a reçu une réponse cinglante qui coupe court à ses délires paranoïaques et sécuritaires de protecteur du touriste ariégeois. Mais il remet celà : « Comment sera assurée la sécurité des habitants ? En Ariège, nous votons des crédits pour aider le pastoralisme, pour créer des emplois, pas pour nourrir les ours. Je me bats depuis la loi de 1984 pour faire vivre la montagne. On ne se laissera pas faire ».
Pour les responsables du parti socialiste qui semblent en avoir bien besoin, je leur conseille la lecture du dossier renforcement de Nelly olin.
Le Plan de restauration Ours 2006 de Nelly Olin
Attention : PDF de 148 pages 4 603 Kb












