Nelly Olin fait la sourde oreille
Communiqué de l'ASPAP
Nelly OLLIN ou une étrange idée du dialogue et de la concertation. Notre association a envoyé un courrier à Madame la ministre de l'écologie le mercredi 12 avril, depuis les locaux de la Diren, par l'intermédiaire de son Directeur, Mr Sénégas. Cette lettre a été publiquement lue devant les caméras et les micros des nombreux média présents ce jour-là.
Dans ce courrier, nous demandions un entretien à Madame la ministre, la capture des ours divaguant et attaquant dans nos villages ainsi qu'un moratoire d'un an avant tout lâcher d'ours supplémentaire, ceci afin d'écouter enfin les populations concernées autour d'une vraie concertation.
Nous avons appris aujourd'hui, soit 9 jours plus tard, que ce courrier est resté en attente sur le bureau de Mr Caron (conseiller technique) et que Mr LECUY (chef de cabinet, en charge des demandes de rendez-vous pour Madame la ministre) n'a apparemment jamais vu passer ce courrier.
Scandalisé une fois de plus par cet autisme et ce mépris, nous dénonçons le décalage entre les beaux discours d'ouverture et de dialogue ("je suis prête à vous recevoir à n'importe quel moment" était en substance son message lors de l'annonce du 13 mars des nouveaux lâchers) et, dans la réalité, la politique de la sourde-oreille et du passage en force.
Cette attitude est pour nous bien révélatrice de la manière dont s'est déroulée la concertation préalable. Nous constatons que la ministre reste également sourde aux demandes des préfets qui demandent le retrait des ours jugés dangereux, sourde face au refus du ministre de l'agriculture de financer son plan ours.
Pour les populations confrontées quasiment tous les jours aux attaques des ours dans leur village, ce mépris et ce silence sont ressentis comme une terrible violence. A l'image du CPE, quand toute tentative de discussion est refusée, quelles possibilités d'expression reste-t-il ?
Par email, Stéphane Lessieux, ASPAP
Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées
Justification de la violence de l'ASPAP
Une nouvelle foi, l'ASPAP tente de justifier la violence. Les éleveurs de l'ASPAP ont boycoté la concertation organisée par Nelly Olin et après s'en plaignent.
Quand François Arcangeli maire d'Arbas ou Léon-Pierre Galy-Gasparrou, maire de Massat ont tendu le micro lors des Automnales du Pays de l'Ours à Arbas ou à Massat, les bergers ont répondu par la violence, les exactions et le sabottage des réunions et expositions. Une manière de faire devenu une habitude. On ne dialogue pas avec des terroristes. La violence n'a pas d'excuses. "Ce que tu gagneras par la violence, une violence plus grande te le fera perdre." Gandhi.
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