Question 4 : Pensez-vous que l’ours puisse nuire à quelqu’un ? Sujet n°14 du Sondage FERUS en Béarn |
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Pensez-vous que l’ours puisse nuire à quelqu’un ?
(Parmi les répondants)
- Oui 62 % (70,46 %)
- Non 24 % (27,28 %)
- Sans opinion 2 % (2,27 %)
- Sans réponse 12 %
Pour les répondants, l’ours peut nuire
- Aux éleveurs 93,55 %
- Aux chasseurs 32,26 %
- Aux touristes 32,26 %
Commentaires et remarques reçus
- Il devrait bouffer les écolos qui nous emmerdent sans cesse et aussi les touristes qui souillent notre territoire que nous entretenons tous les jours.
- Aucun bon berger n’acceptera de se faire croquer des brebis même si elles sont bien indemnisées. La sélection de nos races locales est bien fragile, les brebis qui transhument sont le support de la sélection. Avec de l’argent, on n’achète que des brebis de réforme.
- Aux habitants des vallées autres que ceux qui toucheraient des subventions pour donner leur accord.
- Oui, aux imbéciles au front bas !
- Oui, à tout le monde. C’est un fauve et vous ne pouvez pas gérer son comportement.
- Oui, seules les personnes qui ne vivent pas dans les zones de renforcement pensent le contraire. Eh oui, c’est beau, c’est sauvage un ours. Moi, j’aimerais des calèches, des chevaux, en ville, c’est beau, c’est poétique.
- L’ours ne tue pas les bergers ou plutôt leurs économies. Les responsables sont ailleurs : « marché déstructuré, concurrence déloyale, exode … » L’ours est le bouc émissaire facile, les gens ne sont pas dupes !
- Non, les anciens bergers n’ont jamais parlé de l’ours avec haine. L’ours avait sa place comme tous dans la nature. Ni les chasseurs respectueux de la nature.
- Oui aux éleveurs. Par contre, ceux qui ont nuit le plus à l’ours, ce sont toute cette faune qui gravite autour du X, X etc. … Leurs mensonges et leurs cachotteries ont desservi l’ours. On en veut plus à ces gens là qu’à l’ours.
- Oui, à tous les usagers et à toute la vie locale.
- Oui, aux éleveurs ; C’est évident mais c’est là que la responsabilité des élus, des grands corps de l’Etat et des usagers doit s’exercer pleinement et avec la plus grande justice.
- Oui, aux éleveurs. Les ours slovènes sont trop familiers, et tuent par plaisir, par vice, d’où de gros dégâts, alors que les vrais Ours des Pyrénées tuent ou tuaient uniquement pour se nourrir. Tout le monde y trouvait son compte …
- Les éleveurs savent que l’ours a besoin de manger, un troupeau est vite décimé. Les chasseurs ont besoin de plus en plus de territoire.
- Oui aux éleveurs dans certaines conditions, surtout si les troupeaux ne sont pas gardés.
- Oui, lorsque l’ourse a des petits et se trouve coincée dans un passage dangereux.
- Oui aux éleveurs qui entretiennent la montagne et si eux disparaissent, plus de montagne.
- Non, les pyrénéens, les bergers, les chasseurs ont vécu avec l’ours depuis des siècles. Le mode de fonctionnement du pastoralisme d’aujourd’hui, le développement du territoire sont-ils en adéquation avec la protection de l’ours ?
- Oui, aux éleveurs ; dans ce cas là, n’y t il pas une solution pour la protection des troupeaux ? On dit que des « patous » intimident l’ours ou est-ce une légende ?
- L’ours ne nuit nullement à quiconque.
- Si les chasseurs et les éleveurs avaient décidé de nuire à l’ours, il y a bien longtemps que l’on les aurait oubliés.
- C’est une question difficile : tout dépend de l’état d’esprit dans lequel nous envisageons la réintroduction … Beaucoup de mentalités doivent changer.
- Dans un premier temps, des éleveurs envisageant de laisser leurs bêtes en estive sans surveillance pendant qu’ils s’occupent de leur exploitation peuvent être favorables à l’extermination du prédateur … Mais chien errant ou tout autre prédateur aura vite raison de cette apparente tranquillité … Et de ce mode d’élevage … Et ce, à court terme.
- Les premiers à subir les contraintes seront bien sûr les bergers ; les touristes aussi devront délaisser certains coins et passages.
- Oui aux éleveurs, car c’est un carnivore et il peut effrayer les troupeaux qui peuvent se jeter dans une falaise et les enquêtes sont très longues malgré qu’il y ait peur d’ours donc peur d’attaques. Aussi aux chasseurs et touristes (loisir).
- L’aspect prédateur de l’ours ne doit pas être éludé. Mais l’ours n’est sans doute pas l’unique problème des éleveurs ...
- Oui, les chasseurs ne pourront plus faire de battues au sanglier ; toutes les pelouses de montagne seront retournées. Si on remet des ours, les éleveurs qui ne sont déjà plus ni nombreux ni prospères arrêteront d’aller en montagne, ils auront assez de place dans le Piémont ; la friche regagnera toutes les zones entre les fonds de vallée et la haute montagne. Cette région deviendra un enfer pour les touristes ; la vie d’autrefois disparaîtra, ce sera un pays mort comme les alentours de Marseille, il y aura des incendies graves jusqu’aux pieds des villages. Toutes les granges réaménagées en résidences secondaires seront brûlées, il y aura des morts de pompiers et de touristes.
- Oui, peut-être pas de manière directe mais indirectement, il serait un frein aux activités de montagne (élevage, tourisme) s’il devait être réintroduit en masse.
