Réintroduction d'ours
D'après un rapport du Conseil national de la protection de la nature, le dispositif de réintroduction concerne quatre ourses femelles et un ours mâle.
La commission « Faune » est une instance rattachée au ministère de l'écologie où siègent :
- les hauts fonctionnaires concernés,
- plusieurs associations de défense de l'environnement,
- des scientifiques
- des représentants agricoles,
La commission « Faune » du Conseil national de la protection de la nature a examiné, mi-février, le projet de plan de restauration et conservation de l'ours brun, ainsi que la demande d'autorisation de transport d'ours. Le rapport trace
- les objectifs généraux du renforcement,
- les objectifs et les moyens,
- les mesures agro-sylvo-pastorales
- et la mise en oeuvre d'une stratégie globale de cohabitation.
Il rappelle l'origine du projet qui consistait à doubler la population d'ours dans les Pyrénées en trois ans, pour atteindre le chiffre de trente individus en 2008.
L'implantation de quatre femelles et un mâle est prévue au printemps
Nelly Olin, la ministre de l'écologie (Elle doit dévoiler son plan le 13 mars à Paris), a mis un frein à cette ambition dès sa prise de fonction. Il n'est plus question que de cinq ours. L'implantation de quatre femelles et un mâle est prévue au printemps. La commission ne localise pas les territoires d'accueil. Mais le Béarn ne serait pas concerné à ce jour (lire notre édition d'hier). En revanche, est programmée une « évaluation de l'état de la population en 2010 ».
« Inscrire la restauration de la population d'ours dans une perspective de préservation du patrimoine et dans sa dimension de massif transfrontalier », figure parmi les objectifs. Les signataires (seuls les représentants des professions agricoles ont voté contre) du rapport font, par ailleurs, allusion à la concertation menée sur le terrain l'année dernière : « Il est apparu l'importance première de prendre en compte et conforter le pastoralisme et l'exploitation forestière ».
Les aides sont « maintenues voire renforcées »
En ce qui concerne les aides, les agriculteurs s'inquiétaient d'une forme de «chantage » dans l'accès au plan agro-sylvo-pastoral. Il doit désormais « être élaboré pour des raisons économiques, sociales et environnementales, indépendamment du renforcement de la population d'ours ». Il n'en demeure pas moins mentionné au dispositif de réintroduction.
Les aides sont « maintenues voire renforcées » pour :
- le gardiennage permanent,
- le portage du matériel,
- le regroupement des troupeaux,
- le recours à des chiens patous,
- l'utilisation de clôture électrique
- l'appui technique auprès des éleveurs.
Par ailleurs, sept techniciens pastoraux itinérants sont prévus en 2006, contre cinq en 2005. Selon le document, le programme sera financé, cette année, par le ministère de l'écologie. De 2007 à 2013, il est évoqué l'éventuel appui financier de l'Europe et de l'étude d'une mesure spécifique.
Patrice Sanchez