Les antis ours Ariégeois ont voté une motion s’opposant aux réintroductions. Cette motion tend à faire penser que l’ours serait dangereux pour l’homme...
Alain Fuziès, le président des chasseurs pyrénéens, l’a affirmé récemment, les ours seraient bel et bien dangereux. De son côté, le conseil général de l’Ariège, présidé par nul autre qu’Augustin Bonrepaux, député-maire PS d’Ax-les-Thermes a voté une motion, bien entendu défavorable à toute idée de renforcement de la population d’Ours. (Pour mémoire, ce bon vieil Augustin fut l’auteur, lors des débats sur la loi chasse de l’année 2000 du célèbre amendement justement dit « Bonrepaux », qui ne visait ni plus ni moins qu’à capturer les ours d’origine slovène pour les envoyer au diable Vauvert).
Augustin Bonrepaux, grand ami des ours, et patron de la puissante fédération socialiste de l’Ariège, a donc fait voter, à la majorité de son conseil général, une motion pleine de tout ce que l’on entend régulièrement de la part des anti-ours, plus un chapitre sur le danger que ferait courir ces animaux. C’est décidément un argument de plus en plus repris par ceux qui ne veulent pas d’ours dans la Nature.
Citation tirée de cette motion : «Considérant que le regrettable accident survenu dans les Pyrénées Atlantiques comme celui de Melles en 1997 mettent en évidence qu’un ours peut être dangereux dans certaines circonstances et que de tels accidents peuvent se reproduire avec des personnes sans défense.»
Action Nature a donc mené l’enquête :
- Cannelle aurait été abattue, selon l'auteur du tir : "en état de légitime défense". Le procès est en cours. Plusieurs témoignagent démontrent que les chasseurs savaient où était Cannelle et son petit (appellé Mohican par certains).
- Melba, en 1997 avait déjà été abattue dans des circonstances identiques aux dires de la victime (sic !).
- L’Ours Claude avait également été abattu par un chasseur, certainement lui aussi attaqué par le vil plantigrade.
- Le cadavre de Papillon, le vieil ours, aura révélé ce printemps à l’autopsie qu’il avait reçu au moins deux coups de fusil. Lui aussi devait être dangereux.
Or, nul besoin d’être bien malin pour comprendre que les ours ne sont pas dangereux pour tout le monde. Ils le seraient seulement pour les chasseurs. En effet, hormis les quatre exemples précédemment cités, il n’y a aucun témoignage de la moindre agressivité des plantigrades vis-à-vis des bergers, des randonneurs, des naturalistes ou des forestiers tous sans défense. Bien au contraire, tous les témoignages des personnes qui ont eu le bonheur de croiser un des rares ours dans les Pyrénées, eux aussi sans défense, vont dans le même sens : aucun signe d’agressivité.
Les ours ne sont donc pas uniquement dangereux, ils sont surtout de vils anti-chasseurs primaires. De vraies sales, bêtes quoi ! Merci, Augustin, d’avoir ainsi contribué à la manifestation de la vérité !
Source : Actionnature