Augustin Bonrepaux en a gros sur l'estomac...
Le brave Augustin Bonrepaux n'a toujours pas digéré la décision de l'Etat de réintroduire des ourses pour essayer de sauver la maigre population oursine pyrénéenne.
Dans un langage administratif, officiel et pompeux dont il a le secret, le sauveur du patrimoine ariégeois, malgré sa tentative avortée de création d'un grand machin genre "Institution Patrimoniale Ariégeoise" essaie de mettre 3 mots les uns derrières les autres pour venir au secours d'une Ariège ravagées par les ours ! Le drame se noue, l'assistance retient ses larmes!
Pas un mot des gentils pasteurs tronçonneurs qui ont saccagé les lignes électriques à Massat. Non, ce ne sont que de pauvres bougres, désespérés par les nouvelles menaces qui pèsent sur leur avenir et la sécurité des touristes.
Pas un mot sur les maigres bergers saccageant les voitures devant la préfecture ! Combien de touristes mangés par les ours? Combien de files de caravanes de touristes européens fuyant les montagnes ariègeoises, fatigués d'être poursuivis par des ours au fort accent étrangers? Combien de guide de pays perdant leur gagne pain?
Un drame se joue en Ariège et personne n'est au courant ! Heureusement que Saint Augustin pérore durant des "conférences de presse". Heureusement que Super Ariégeaois est là et que le Conseil Général aussi pour soutenir le patrimoine de ses électeurs.
L'ours lui, n'est pas en danger de disparition! L'ours lui, ne fait pas partie du patrimoine pyrénéen! L'ours est la cause de tous les maux de l'Ariège! L'ours est l'unique responsable de la mévante des agneaux. L'ours est l'unique responsable des caisses vides de l'Etat. L'ours est le trou de la sécu à lui tout seul. L'ours est le responsable des fermetures d'usines ! L'ours fait partie du patrimoine slovène. Et hop, d'un tour de main, le brave Augustin oublie l'histoire de son pays. Le Brave Bonrepaux sélectionne le patrimoine qui l'intéresse. Un ours, cela ne vote pas ! Augustin, allons, tu as encore besoin de repos, tes gesticulations anti-ours soigneusement déguisées en démarches salvatrices ne visent qu'à assurer... ton avenir ! Ne prend pas tout le monde pour des cons.
Voici le texte officiel de ce dramatique communiqué annonçant la fin du pastoralisme et du patrimoine ariégeois pour après le printemps des ourses !
Attention Augustin reprend sa respiration. Sonnez trompettes. Pleurez, pleureuses. Bêllez brebis ...
Le Conseil Général "soutient le patrimoine Ariège-Pyrénées"
Communiqué de Monsieur Augustin Bonrepaux, Président du Conseil Général de l'Ariège. Motion adoptée par le Conseil Général de l’Ariège, réuni en séance plénière le 13 janvier 2006, par 20 voix pour et 2 abstentions.
Le Conseil Général de l’Ariège informé de la création d’une « Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées » qui a rassemblé près de 400 personnes lors de son assemblée générale constitutive.
Considérant que l’élevage et le pastoralisme font partie du patrimoine auquel les Ariégeois sont fortement attachés, que les ravages des ours introduits provoquent déjà le découragement des éleveurs et l’abandon des estives.
Considérant que l’Ariège est confrontée à des catastrophes industrielles successives sur Péchiney en Vicdessos, le textile en Pays d’Olmes, et que des secteurs comme celui des papeteries en Couserans suscitent de vives inquiétudes.
Considérant que l’Etat, sans apporter la moindre solution concrète à ces graves problèmes, n’est même plus en mesure de financer les projets de développement qui lui sont soumis.
Au moment où les comptes publics sont fortement dégradés, il n’est pas raisonnable d’engager des dépenses inutiles qui vont conduire à des gaspillages alors que l’Etat devrait faire des économies.
Considérant que dans ces conditions, il est vain d’attendre de l’Etat désargenté et d’un budget européen insuffisant un plan de développement qui permettrait à l’élevage et au pastoralisme de surmonter les difficultés liées à de nouvelles introductions de grands prédateurs.
Considérant enfin que toutes les activités traditionnelles de la montagne (élevage, pastoralisme, exploitation forestière, chasse, cueillette, randonnée…) seront perturbées par ces nouvelles introductions qui constituent une menace pour la sécurité et ne manqueront pas d’interdire le libre accès à la montagne.
Le Conseil Général de l’Ariège apporte son entier soutien à l’Association pour la Sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées, demande solennellement à l’Etat de ne pas provoquer délibérément le départ des hommes et donc la disparition de l’économie de la montagne ariégeoise qui possède de nombreux atouts et serait contrariée de manière fatale par des réintroductions de grands prédateurs.
Fin de l'envolée lyrique de Bonrepaux...
Et voilà que les ours dépensiers qui jettent l'argent de l'Etat par les fenêtres sont responsables des catastrophes industrielles ariégeoises.
Ah si les montagnes d'euros engloutis en pure perte dans des lâchers de sales bêtes étaient dépensées pour protéger les chasseurs, les cueilleurs, les exploitants forestiers et les randonneurs, l'Ariège serait un pays de cocagne, une Californie française, avec des bergers nombreux et souriants, de jeunes agneaux bêlant pleins les bras !
Ah, si l'Europe avait la bonne idée de financer un deuxième IPHB, l'IPA dont Bonrepaux serait le président , avec des montagnes d'euros pour quadriller les forêts, boucher toutes les tanières, équiper de catcats flambant neufs les estives pleines de touristes émerveillés et à jamais admiratifs devant tant de clairvoyance politique.
Dire que personne n’avait pensé à dire à Nelly Olin que l’argent de 5 ourses peuvent sauver le pastoralisme ariègeois ravagés par la multitude d’ours affamés et dévastateurs. Ah que la vie est mal faite, mais Augustin est là. Avec moi les enfants : "Augustin ! Augustin !" …
Non Augustin, tout le monde n’a pas des œillères. Non Monsieur Bonrepaux, tout les français n'ont pas l'esprit critique limité comme les électeurs de Djorge Debeliou. L’ours fait partie du patrimoine ariègeois, du patrimoine pyrénéen, du patrimoine français, du patrimoine européen, et les bergers terroristes ne pèsent pas bien lourds dans la balance. Le pastoralisme n'est pas entrain de disparaître à cause de l'ours. L'ours est votre bouc émissaire destiné à cacher les incompétences locales. L'ours est votre cheval de bataille destiné à recueillir des suffrages.
Tant de gesticulations, tant de conneries. Le pastoralisme est en danger, mais ce n’est pas à cause de l’ours, l’Ariège décline, mais ce n’est pas à cause de l’ours, l’Ariège est mal dirigée, mais ce n’est pas à cause de l’ours. Le clientélisme est une politique à courte vue. Votre mauvaise foi va ramasser au printemps cinq ourses dans la figure. Bravo aux 2 abstentionnistes













