Evaluation de la population de loups en France
Trois nouvelles zones de présence permanente du loup, pour un effectif en légère hausse.
Le suivi systématique hivernal des zones de présence permanente à été réalisé sur l’ensemble des 13 zones identifiées l’hiver précédent avec une qualité des prospections variable du fait de conditions météorologiques défavorables aussi bien dans les Alpes du nord (fortes chutes de neiges répétées) que dans les Alpes du sud (chutes de neige rare voir absentes). Le suivi Réseau a été maintenu dans les zones avec présence déjà détectée pour la première fois lors de l’hiver 2003/2004 afin d’évaluer leur statut à l’issu de cet hiver.
A la fin de l’hiver 2004 / 2005, la vallée de la Maurienne (Savoie) devient ainsi la 14ème zone de présence permanente et sera dénommée « Thabor-Galibier ». De même, la présence du loup est maintenant confirmée en «Haute Maurienne» (Savoie), qui devient la 15ème zone de présence permanente. Enfin, la présence récurrente d’un loup depuis 2 hivers consécutifs fait entrer le massif du « Devoluy-Fareau-Durbon » (Hautes Alpes) comme 16ème ZPP. Cependant, 2 autres zones montrent une récurrence de la présence du loup en hiver qui n’est renseigné que par très peu d’indices de qualité variable : le massif du Cheiron (06) et le massif du Parpaillon (05-04), ces secteurs doivent faire l’objet d’une surveillance prioritaire.
De nouvelles zones de présence pour l’instant temporaires du loup au regard des éléments récents recueillis, apparaissent au nombre de 4 : la basse vallée du Verdon (04), le Valgaudemar (Ecrins sud-05) et le Haut Var (06). La présence du loup est également confirmée dans le massif des Bornes en Haute Savoie grâce à l’analyse d’excréments trouvés en décembre 2004 et février 2005.
Une légère augmentation des effectifs de loups minimums résidants (EMR) dans les zones de présence permanente est enregistrée, passant de la fourchette de 37-41 loups pour l’hiver 2003/2004 à 39-48 loups pour l’hiver 2004/2005 malgré 3 ZPP supplémentaires (soit, en moyenne, 10 % d’accroissement des EMR entre les deux derniers hivers). La baisse de la pression d’observation, du fait de conditions difficiles de suivi cette année peut avoir contribuée en partie à cette augmentation modérée des EMR, dans la mesure où, par exemple, dans plusieurs sites bien connus avec de la reproduction identifiée cet été, les EMR sont quand même en baisse.
On note également sur les 8 derniers mois, le relevé de 4 cadavres de loups, dont 2 issus du prélèvement autorisé dans le cadre du plan inter-ministériel, un par accident et un peut-être du à un cas de braconnage.
Ajustement des groupes de suivi locaux
Dans le département des Alpes de Haute Provence, l’ONF a pris en charge l’organisation du suivi systématique de la zone de présence permanente des Monges. Un effort particulier de ce service a permis une augmentation significative de la pression d’observation. En Maurienne, le travail commun d’un correspondant AEM et des agents du service départemental de l’ONCFS a permis un bon suivi réseau. De même, en Haute Maurienne, le suivi systématique anticipé
l’année dernière par les agents du PN Vanoise, s’est avéré efficace pour identifier la présence du loup sur ce secteur. De plus, les difficultés de suivi en hiver dans le massif du Cheiron identifiées l’année dernière ont conduit à un renforcement du lien fonctionnel entre les correspondants et les tierces personnes (chasseurs, éleveurs) en tant que potentiels collecteurs de données de terrain. Des réunions d’information sur les procédures de signalement des indices ont été organisées afin d’essayer de palier au faible niveau d’enneigement local qui rend difficile le suivi hivernal.
Hiver 2004 / 2005 : trois nouvelles zones de présence permanente
Les 13 Zones de présence permanente (ZPP) identifiées l’année dernière ont toute été re-confirmées durant l’hiver 2004/05 (Figure 1). Aux ZPP déjà connues s’ajoutent la ZPP dénommée « Thabor-Galibier » dans la vallée de la Maurienne (Savoie) limitrophe avec le département des Hautes Alpes, ainsi que celles dénommées « Haute-Maurienne» (Savoie) et « Dévoluy-Fareau-Durbon » (Hautes Alpes) qui deviennent respectivement les 14ème, 15ème et 16ème zone de présence permanente identifiées en France.
Le statut de 2 autres zones, le Cheiron-Estéron (06) et le Parpaillon (05-04), reste incertain au regard de la très faible quantité d’indices recueillis. Ces indices sont bien séparés géographiquement des autres ZPP mais leur faible récurrence et niveaux de description technique sont sans doute dû à une pression d’échantillonnage trop faible et/ou aux conditions défavorables de détection d’indices très rares. Ces 2 zones restent donc pour l’instant placées en zone de présence temporaire, dans l’attente de données plus récurrentes et de meilleure qualité.
Figure 1 : Variation du nombre de zones de présence permanente du loup (présence hivernale détectée par le Réseau au cours de deux hivers consécutifs) sur l’arc alpin français.
NB : la ZPP est définie comme une zone de présence récurrente d’un ou plusieurs loups durant 2 hivers consécutifs, zones qui ne correspondent pas forcément toutes à des meutes au sens biologique (1M+1F mature tenant un territoire) (voir Duchamp et al., 2002 et 2003 pour les détails)
Application du suivi systématique du loup et données enregistrées pour l’hiver 2004/2005
Le suivi systématique du loup au travers des séries de transects parcourues chaque hiver permet surtout d’organiser la pression d’observation sur un massif afin de différencier les zones réellement sans loup, des zones sur lesquelles l’absence de loup proviendrait plutôt d’une carence d’effort de prospection. La qualité du suivi systématique cet hiver est globalement en baisse, due en partie à la qualité des conditions météorologiques qui n’ont permis que peu de journées bien exploitables pour la lisibilité des traces. Cette diminution de l’effort dans le suivi systématique (tableau 1) n’a été que partiellement compensée par le « suivi Réseau » aléatoire. Cependant, les relevés de traces et observations visuelles
par corps ont permis d’établir les tailles de groupes pour chacune des ZPP (Tableau 2)
Tableau 1 : Pression d’observation exercée au travers du suivi systématique de l’hiver et résultats en nombre de fiches indices «probables» servant pour évaluer l’effectif minimum résident de loup dans chaque ZPP identifiée. Période : 01/nov - 31/mars. (T) : Traces, (V) : Observation visuelle par corps, (NC) Non connu 1 Les sorties classiques « réseau » ne sont pas incluses dans le nombre de jours-circuit (pression d’observation non contrôlée).
2 Nombre total d’indices trouvés au cours de l’hiver 2004/2005 nov à mars (prospection systématique + sorties réseau)
Tableau 2 : Distribution des traces de loup, observations visuelles et hurlements de loup permettant d’estimer l’effectif minimum d’animaux résidants dans les ZPP (Effectif Minimum Retenu).
Distribution des tailles de groupes de loup et effectifs minimaux en ZPP
Comme pour l’hiver précédent, la distribution des tailles de groupe de loup recueillies montre encore que beaucoup de relevés n’enregistrent pas les plus grandes tailles de groupes soulignant l’importance de recherches répétées des indices de présence.
Les EMR (effectif minimum de loup résidant dans les ZPP) enregistrent des variations à la hausse en Haute-Tinée, dans les Monges, dans le Haut Verdon-Bachelard, dans le Béal -Traversier, et en Vésubie- Tinée, et à la baisse notamment dans le Taillefer, en Moyenne Tinée, dans le Queyras, et en Belledonne, malgré la reproduction positive.
Les zones de présence permanente du loup en France (ZPP)
Loups dans le Var
Malgré l’enneigement réduit sur le secteur de Canjuers, des opérations de suivi ont pu avoir lieu et la présence d’un loup est toujours confirmée.
Loups dans les Alpes Maritimes : Les 4 ZPP historiquement connues dans le Mercantour sont retrouvées. On observe une baisse de la pression d’échantillonnage dans le secteur Vésubie-Roya pour lequel peu d’indices sont récoltés alors que les animaux sont bien présents (relevé de 4 animaux au moins). Un recadrage des sorties est nécessaire sur ce site.
Par ailleurs, 3 meutes sont identifiées par les équipes italiennes dans les Alpes du sud, dont le territoire est essentiellement en Italie mais qui fréquente, au moins en partie, le versant français du Mercantour. Une autre meute (Bardonecchia) est contiguë avec le massif de la Clarée. Les échanges entre les équipes de terrain des 2 côtés de la frontière estiment au minimum la présence de 13 à 14 animaux supplémentaires répartis sur ces 4 meutes tels que :
ZPP Italiennes (transfrontalières) : EMR (effectif minimum de loups résidents)
Navette-Moy Roua : 2
Val Pesio- Tende : 2
Basse Stura-Moy Tinée : 5 à 6
Bardonecchia : 4
Total : 13 à 14
Tableau 3 : Effectif minimum d’animaux résidents dans les zones de présence permanente transfrontalières Alpes Maritimes/ Italie.(Source : Parc Alpi Maritime , PN Mercantour, Univ. Turin)
Loups dans les Alpes de Haute Provence
Cet hiver, la présence de 2 loups est relevée dans les Monges, alors que, hormis durant l’hiver 1999/2000, un seul animal a toujours été détecté. Sur le secteur du Haut Verdon-Bachelard, d’après les indices collectés, ce groupe de loups identifié comme une meute évolue dans l’Ubaye, et sur la rive gauche du Verdon. Aucun élément ne nous permet de savoir si ce sont ces mêmes individus qui fréquentent la rive droite du Verdon. Les excréments collectés en 2004 sur ces secteurs sont considérés comme prioritaires pour les analyses génétiques.
Loups dans les Hautes Alpes
Les 3 ZPP (Queyras, Béal-Traversier et Clarée) abritent toujours des animaux avec, par rapport à l’hiver précédent, un EMR en baisse dans le Queyras mais en hausse dans le Béal-Traversier. On assiste dans le Béal-Traversier à une présence partagée entre rive droite et rive gauche du Guil. Des observations visuelles sont d’ailleurs faites sur la route départementale. Il est possible que cette fréquentation des loups dans cette partie basse du massif ait pu conduire la meute du Queyras (partie haute du massif) à se déplacer plus à cheval sur la frontière franco-italienne (à confirmer). Les données concernant la Clarée sont faibles, essentiellement localisées sur l’entrée de la vallée. Le statut de cette ZPP pourrait être à relier avec celui de la meute de Bardonecchia (cf tableau 3).
Dans le massif du Dévoluy, la présence d’un loup reste signalée de façon quasi-régulière au cours de cet hiver. Cet animal prospecte sûrement en périphérie du massif sur le versant drômois ainsi que suggéré par l’absence d’information par périodes de 15 jours. Une analyse génétique a établi la présence du loup sur la commune de Lus la Croix Haute (26) en périphérie de ce massif, cet animal retrouvé également sur Treschenu-Creyers (26). L’absence d’autres analyses génétiques sur le Dévoluy ne permet pas de savoir si c’est ce même individu mâle qui fréquente toujours l’intérieur du massif. Ce massif dénommé «Dévoluy-Fareau-Durbon» est la 16ème zone de présence permanente de loups identifiée dans les Alpes.
Loups dans la Drôme
La pression d’observation par le suivi systématique dans le Vercors est toujours élevée, que ce soit sur les hauts plateaux du Vercors ou la partie Ouest du massif du Vercors. Actuellement, les d’indices relevés, tant en suivi systématique qu’en sortie Réseau, ne le sont jamais de façon concomitante sur les deux zones. A contrario, un examen de la présence des animaux individualisés récemment par la génétique met plutôt en évidence l’existence de groupes composés d’animaux différents. Toutefois un cumul d’informations (sur 2 ans) à partir des individualisations génétiques est encore nécessaire pour que cette hypothèse se confirme. Les prochaines opérations de suivi estival 2005 seront reconduites dans cet objectif. L’effectif minimum recensé est identique à celui de l’hiver précédent, soit au minimum 2 à 3 individus.
Le Loup en Isère
Dans le massif du Taillefer–Oisans, les données relevées ne portent que sur un animal, alors qu’en automne (au cours des affûts réalisés pour le prélèvement) la présence de 4 loups était relevée. Une présence plus marquée est notée en rive droite de la Romanche. Dans le massif de Belledonne, une diminution de l’EMR est enregistrée par rapport à l’année précédente (n=5), malgré une reproduction effective l’été dernier et un suivi toujours intensif. En l’absence de données de suivi à plus long terme et de résultats d’analyses génétiques, il est difficile d’échafauder des hypothèses sur la situation actuelle de ces 2 ZPP contiguës pour évaluer l’effet du tir de contrôle réalisé dans le Taillefer notamment.
Le loup en Savoie
Le suivi hivernal avait déjà été anticipé l’année dernière dans le massif du Thabor-Galibier (Savoie) et a permis de relever une trentaine d’indices qui portent sur la présence d’un groupe de 3 à 4 individus. L’hiver précédent, seuls 3 indices avaient été relevés pour la présence d’1 loup. Le secteur devient la 14ème zone de présence permanente. L’hypothèse d’une fréquentation du versant Haut Alpin (Le Monêtier les Bains - Névache) n’est pas à écartée.
En Haute Maurienne – Vanoise, plusieurs indices de loup portant sur la présence d’1 ou 2 individus ont été relevés ces 2 derniers hivers sur ces secteurs situés en amont de la rivière « Arc », bien distincts géographiquement de ceux relevés dans le Thabor-Galibier. Une analyse génétique a confirmé la présence du loup en octobre 2003. Si un contrôle de la pression d’observation engagée entre les 2 massifs semble nécessaire, il est peu probable que sur l’ensemble des 2 hivers, la discrimination soit aussi marquée, simplement du fait d’une hétérogénéité de la pression d’échantillonnage. Les analyses génétiques de 2004 ont été proposées sur ces secteurs en priorité pour distinguer les loups fréquentant l’un et l’autre site. Ce secteur devient la 15ème zone de présence permanente.
Les zones de présence temporaire du loup
Le loups dans les Alpes Maritimes
Cheiron – Esteron : pas de nouvel élément sur la présence hivernale de l’espèce dans le massif du Cheiron Esteron si bien que l’on ne possède pas d’informations pour décrire la composition de ce groupe de loups (ou loup seul) comme tenant un territoire. Ces informations sont les seules susceptibles de classer un site en zone de présence permanente. Toutefois, l’examen d’une photo réalisée par un chasseur en juin 2004, associé aux dommages aux troupeaux toujours présents dans ce secteur, révèle bien la présence de l’espèce sur le massif. Afin de palier à ce manque de données, une journée d’information destinée à relancer la collecte d’information a été réalisée en janvier pour des gardes chasses particuliers et des lieutenants de louveterie.
Dans le Haut Var, les dernières analyses génétiques démontrent que les animaux qui fréquentaient ce secteur en 2002 étaient les mêmes (à cette époque) que ceux identifiés dans la ZPP de la Moyenne-Tinée. Ces mouvements explorateurs observés aux mois de juin, juillet et août 2002 entre le Haut-Var et la Moyenne-Tinée pourraient marquer les prémisses de la formation d’une nouvelle meute. Cette zone sera à surveiller de façon prioritaire. Des analyses génétiques portant sur les excréments collectés dans ces zones en 2003 et 2004 seront réalisées en priorité.
Le loups dans les Alpes de Haute Provence
Bas Verdon : Deux observations portant sur 1 individu, ont été réalisées quasiment au même endroit, et à 3 jours d’intervalle dans la vallée d’Asse (sud de Digne).
Moyen Var : La commune de Castellet les Sausses est celle qui présente le plus d’indices à la fois en été par les dégâts et en hiver par les indices de présence. En l’absence d’autres éléments, on ne peut formuler aucune hypothèse quant à l’origine des animaux qui fréquentent ce secteur. La récolte d’excréments est prioritaire sur ce secteur pour des analyses génétiques.
Le loup dans les Hautes Alpes
Ecrins sud : Un cas de prédation sur un chamois, où la responsabilité du loup n’est pas exclue, associé à une observation visuelle ont été relevés dans le Valgaudemar en avril.
Parpaillon : La confirmation de la présence de l’espèce a été réalisée au cours de l’été 2003 par analyse génétique, suivi d’une observation visuelle à l’hiver 2003 / 2004. Une trace de 2 loups a été observée cet hiver dans le massif du Parpaillon. Le nombre d’indices reste faible sur ce massif, et reste pour l’instant en zone de présence au moins temporaire de l’espèce et pourrait concerner également le versant des Alpes de Haute Provence.
Le loup en Isère
Chartreuse : Un seul indice a été relevé au cours de l’hiver et 1 observation probable durant l’automne ainsi qu’une autre en début d’année 2004 dans la vallée de la Valdaine (Nord ouest de la Chartreuse). Même si ces éléments restent très partiels, s’y ajoutent en mai 2005 des attaques sur des génisses. Les caractéristiques de consommation très typées, associées à des indices de présence de très bonne qualité (obs. visuelles et trace et de 2 animaux) confirment la présence de l’espèce.
Le loup en Savoie
Les Bauges : seule une observation visuelle probable en 2003 et plus récemment (mars 2005) une louve heurtée par un véhicule en limite des massifs de Belledonne et des Bauges sur la commune de Montailleur, permet d’identifier un passage possible. Cet animal a traversé l’Isère et les grandes voies de communication en venant du versant côté Belledonne et se dirigeant vers les Bauges.
Le loup en Haute Savoie
Massif des Bornes : Des indices de présence convergents sur ce massif situé au coeur de la Haute Savoie accréditent la présence d’un loup. Cette dernière est confirmée par des analyses génétiques récentes de 3 excréments Canis lupus lignée italienne. L’arrivée de l’espèce est récente et date de fin 2004 pour les premiers indices récoltés. C’est grâce à la réactivité des correspondants (SD74-ONCFS) qu’en 2005 ont été relevés des indices confirmant la présence d’un loup.
Le loup dans l'Ain
Deux observations visuelles ont été réalisées, l’une en octobre dans le Valromey et l’autre, en hiver au sud du département. Une observation visuelle reste un indice de qualité moindre par rapport au niveau d’information fourni par le relevé d’une trace par exemple. En l’absence d’autres indices (pas de constat non plus en 2004), la présence de plusieurs loups est à confirmer.
Conclusion du suivi hivernal du loup sur l’arc alpin français : hiver 2004 / 2005
La réalisation des suivis systématiques dans les ZPP a connu au cours de cet hiver des difficultés en regard des conditions météorologiques. Cependant sur ces secteurs moins bien suivis en systématique, un bon suivi réseau a permis de compenser en partie le recueil de données.
Trois nouvelles zones de présence permanente apparaissent : le Thabor Galibier et la Haute Maurienne en Savoie ainsi que le Dévoluy Fareau Durbon dans les Hautes-Alpes. L’investissement conséquent des correspondants du réseau pour suivre ces zones cet hiver a été prépondérant dans l’émergence de leur statut. La présence du loup est avérée en Haute Savoie, dans le massif des Bornes, et là encore, la réactivité des correspondants a permis d’obtenir les informations.
Deux autres secteurs sont à surveiller de très près pour le prochain hiver, à savoir le massif du Cheiron Esteron (06) et celui du Parpaillon (04 – 05).
Enfin, l’effectif minimum de loups résidant dans les zones de présence permanente se compose donc de 39 à 48 loups. L’effectif minimum (EMR), malgré l’apparition de 3 nouvelles ZPP, n’est donc qu’en légère hausse par rapport à l’hiver précédent (+ 10%).
Le loup poursuit donc surtout son expansion géographique et semble, sous réserve qu’il ne s’agisse pas d’un artéfact méthodologique lié à l’enneigement (cf. supra), manifester une progression numérique moindre que précédemment observée. Ce type de situation a déjà été observée par le passé (période 1998-2000). Le travail de suivi systématique nécessairement complété par des sorties réseau s’avère riche en terme d’informations recueillies, particulièrement cette année en Savoie et Haute Savoie. D’autres secteurs doivent être investis d’une façon plus intensive.
Remerciements
Les résultats présentés proviennent du travail collectif des correspondants du réseau Loup/Lynx impliqués quotidiennement dans le suivi et le contrôle des indices de présence de l’espèce. Qu’ils en soient ici remerciés.
Yannick LEONARD, Christophe DUCHAMP, Eric MARBOUTIN.
Référence : Réseau Loup/lynx (2005) : Compte rendu du suivi hivernal du loup année 2004/2005 dans l’arc alpin français. Bulletin d’information Quoi de Neuf N°13 – ONCFS (ed)