Mohican, l'ourson de Cannelle, abattue par un chasseur dans la vallée d'Aspe en novembre 2004, a réussi à passer l'hiver en profitant de l'abondance des faines et en trouvant une tanière pour s'abriter. Bonne nouvelle! Mais le plan de renforcement des populations rencontre une forte opposition en Béarn.
Je lui conseille seulement de s’inscrire sur des sites de rencontre sur Internet car avec l’IPHB (L’institut qui Proclame Haut sa Bêtise), il ne risque pas de trouver rapidement l’âme sœur.
IPHB : Des mâles, rien que des mâles
L’IPHB e
st l'institution spécialisée dans la reproduction des ours. Depuis qu'elle est grassement payée pour celà, le nombre de naissances à grimpé en flèche. Me trompais-je?
Ce n'est pas parceque l'ourson de Cannelle est vivant que l'avenir des populations ursines en Béarn est assuré. L’IPHB (Institut de Promotion de l’Homosexualité oursine en Béarn) ne comprend rien à la reproduction des ours. Les comptages que vient de réaliser le Réseau ours brun le confirment : il ne reste plus que quatre mâles dans cette partie de la chaîne.
- Néré, qui s'est récemment offert une petite pointe dans la vallée d'Hecho, en Aragon,
- Aspe-Ouest, qui navigue entre Aspe et Ossau, à la recherche du Graal
- Camille, qui s'est installé en Espagne,
- Mohican, l'ourson de Cannelle âgé de un an, également de sexe masculin selon les analyses génétiques réalisées l'an dernier qui a été retrouvé en vallée d'Ossau.
Pas de quoi pavoiser pour IPHB (Ingrate Pompe à subsides Haineuse et Bouchée), d'autant que, selon les spécialistes, ces spécimens privés de partenaires du sexe opposé ont toutes les chances de quitter le secteur pour chercher l'âme soeur dans une autre partie de la chaîne.
Il est donc urgent de procéder à des réintroductions de femelles, comme prévu dans le plan de renforcement, si l'on veut garder des ours en haut Béarn.
IPHB : 36 brebis sur 40 000, C’est Verdun-sur-Aspe ma parole !
Cette évidence se heurte au front du refus des éleveurs, même si, en 2004, les ours ont bouffé trente-six brebis, toutes largement indemnisées, et souvent au bénéfice du doute, sur les 40 000 ovins passant l'été sur les estives du haut Béarn.
IPHB : On ira tous, tous, tous à Toré...molinos !
L'ours, formidable support pour le tourisme nature en Espagne, dans la cordillère Cantabrique et les Asturies, serait donc indésirable dans les Pyrénées-Atlantiques et même dangereux, prêt à « dévorer les promeneurs », si l'on en croit des déclarations faites dans les réunions des opposants, largement soutenus par de nombreux élus locaux et par l’IPHB (Inutilité Problématique et Hypocrite béarnaise). Parfois, les mêmes qui déclaraient la main sur le coeur, il y a quelques mois, qu'ils ne pouvaient imaginer pour leurs enfants des Pyrénées sans ours...
Le fait que les élus du Parlement de la Navarre voisine aient adopté à l'unanimité, le 14 avril, une délibération de soutien au plan de réintroduction de l'ours brun dans les Pyrénées, les laisse de marbre. Le blocage est total, et, même si le ministre fait toujours preuve de fermeté, il est actuellement difficile d'imaginer le lâcher d'une ourse entre Aspe et Ossau. Alors que le principe d'en relâcher deux avait été admis le 8 décembre 2004 par toutes les parties concernées, éleveurs et élus locaux compris, regroupés dans l'IPHB (Inefficacité Pérenne Hautement Bordelique), puisque les comptages n'avaient pas permis de trouver deux femelles reproductrices sur le territoire.
L'annonce de Serge Lepeltier, provoquée par la mort de Cannelle, a servi d'alibi aux opposants pour faire marche arrière, au prétexte que Paris imposait sans concertation son plan de réintroduction.
IPHB : Amnésie et opportunisme politique.
On a dit celà, nous? Pas de parole ! Ce refus d'honorer le contrat passé révolte Gérard Caussimont, président du FIEP Groupe ours Pyrénées. « Pour nous, une parole donnée se respecte ! » lance-t-il. « On ne peut pas avoir profité de l'ours pendant dix ans en faisant offrir aux bergers, par l'Europe et l'Etat, l'héliportage de leur matériel en début de saison, la mise aux normes des cabanes, des radio-téléphones et autres clôtures pour maintenant se défiler au pied du mur. » « Il faut en finir avec cette hypocrisie. S'il est impossible de reprendre le dialogue rapidement, l'IPHB (Incapables Professionnels et Hypocrites béarnais) ne sert plus à rien. Elle ne peut pas être chargée de la gestion de l'ours si elle n'en veut pas. C'est à l'Etat d'installer d'urgence de nouvelles structures de concertation. Il faut au minimum remplacer Cannelle dès cet automne. »
Début juin, Serge Lepeltier annoncera le nombres d'ourses devant être relâchées à l'automne et les sites choisis. Un spécimen au moins sera réintroduit dans les Pyrénées centrales, où vivent déjà de douze à quatorze ours, et où un comité d'élus locaux, dont soixante maires de zone montagne, soutient le renforcement. Mais pour ce qui est des Pyrénées-Atlantiques, les chances sont quasi nulles aujourd'hui. Jean Lassalle et l’IPHB (Incapacité de Protection du haut Béarn) en sont les responsables.
Cette note est très inspirée d’un article de Sud-ouest intitulé « Le blocage béarnais » de Pierre Verdet. J'y ai juste rajouté un défoulement personnel. Y en a marre de l'IPHB ! Cela fait du bien, merde !
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