Deux associations écologistes, le WWF-France et le FERUS, ainsi que la Société protectrice des animaux (SPA), ont qualifié jeudi soir de "scandaleux" l'abattage d'une louve dans la Drôme par un agent de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). "On ne peut à la fois, comme le fait le ministre (de l'Ecologie, Serge) Lepeltier, proclamer que le loup est un fleuron de notre patrimoine national (...) et mobiliser des gardes avec des armes ultra-perfectionnées pour le détruire", écrivent les trois associations dans un communiqué. "La politique officielle vis-à-vis du loup n'est plus lisible", accusent-elles. "On le tue là où ses adversaires font beaucoup de bruit même si lui n'a pas fait beaucoup de dégâts, on dépense par ailleurs beaucoup d'argent public pour le protéger et favoriser sa cohabitation avec les troupeaux (...). Arrêtons ce gâchis".
Une louve de 18 mois a été abattue jeudi matin par un agent de l'ONCFS à Bouvante (Drôme), dans le massif du Vercors. L'animal a été tué en application d'un arrêté ministériel qui autorise l'abattage de quatre loups au maximum dans les Alpes jusqu'au 31 décembre.
PARIS, 21 oct 2004 (AFP)